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Société

Fête musulmane : La tabaski 2O14 sur fond d’Ebola

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Encore quelques semaines et la communauté musulmane célèbrera la fête de la tabaski. Une fête qui veut que les musulmans immolent des moutons. Mais avec la mesure prise par le gouvernement contre le virus Ebola, notamment la suspension provisoire de l’importation d’animaux sauvages au Bénin, le convoyage habituel des moutons  (qui sont des animaux domestiques) des pays voisins pour la tabaski aura-t-il du plomb dans l’aile? Ou le gouvernement sera-t-il contraint de céder?
La tabaski s’annonce déjà et la communauté musulmane s’apprête activement à célébrer l’événement. Pour rester en adéquation avec les prescriptions de la religion, les musulmans ayant les moyens financiers pour s’acheter un ovin ou un caprin, doivent en immoler en sacrifice pour remercier Allah, pour ses bienfaits. Depuis des décennies, des commerçants étrangers convoient depuis le Burkina Faso, le Niger, le Mali et même de la Libye, des moutons pour les vendre aux musulmans béninois. Ainsi, chaque année, la communauté musulmane du Bénin n’attend que ces ovins et caprins importés pour sacrifier à la tradition. Seulement pour faire face aux ravages du virus Ebola, le gouvernement a pris plusieurs mesures. Au nombre de ces mesures, figure la suspension provisoire de l’importation d’animaux sauvages au Bénin. Mais avec l’imminence de la fête de la tabaski, le gouvernement se trouve, à coup sûr dans un grand dilemme. Que faire ? Maintenir la décision de ne pas importer des animaux sauvages ou prendre le risque en cédant? La question reste tout de même posée. Envisageons toutes les éventualités. Il est important de rappeler tout d’abord que cette mesure prise par le gouvernement est indispensable en matière de prévention contre le virus Ebola. Mais il faut également reconnaitre que le gouvernement ne doit pas priver les musulmans béninois de moutons pour la tabaski. Face au dilemme, le gouvernement béninois doit prendre très tôt une décision pour ne pas être surpris par le temps et par les événements. L’autre facteur qu’il complique la situation, c’est que beaucoup de moutons prennent par le Nigéria pour atterrir au Bénin et des Nigérians préfèrent également venir s’acheter ces animaux au Bénin, car disent-ils, les moutons sont moins chers à Cotonou. Or, le virus Ebola sévit au Nigéria. Même avec le renforcement de la sécurité au niveau des frontières, il faut rappeler qu’il faudra beaucoup de temps pour contrôler ces ovins et caprins   importés chaque année au Bénin pour la Tabaski. Doit-on suspendre l’importation des animaux et empêcher les musulmans béninois d’être en phase avec la prescription de l’Islam ou prendre le risque de laisser passer Ebola en annulant la mesure au niveau des frontières béninoises? C’est une interrogation qui mérite  une réponse appropriée.

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Menaces sur la rentrée scolaire : Les centrales syndicales exigent la reprise des négociations

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La rentrée des classes risque à nouveau de connaitre des perturbations. C’est ce qui ressort de la sortie médiatique des secrétaires généraux des centrales syndicales, ce mercredi, 27 août 2014. Ces derniers invitent le gouvernement à entamer les négociations avant le démarrage des cours.
Aziz BADAROU


Des menaces pèsent déjà sur la prochaine rentrée des classes. Les centrales syndicales n’entendent plus se laisser faire sans qu’il n’y ait pas une satisfaction totale de leurs revendications. En effet, les sécrétaires généraux des centrales syndicales notamment de la Cgtb, de la Csa-Bénin, de la Cosi et de la Cspib étaient montés au créneau, hier, pour mettre en garde le gouvernement contre une  éventuelle paralysie des activités académiques. Pour le Sg/Cgtb, Pascal Todjinou a rappelé que les négociations entamées depuis peu par le gouvernement n’ont pu conduit à un aboutissement heureux. Des revendications sont toujours restées insatisfaites, aux dires de ce dernier qui prend d’ailleurs l’opinion publique à témoin quant aux perturbations que pourraient connaitre la prochaine rentrée des classes. Quant au Sg/Cosi, Noèl Chadaré, le gouvernement semble prendre à la légère, les revendications des travailleurs. Il a souligné qu’il est important que les négociations se poursuivent dans l’immédiat avant la reprise des classes dans la perspective d’une rentrée académique apaisée. Le Sg/Csa-Bénin, Dieudonné Lokossou a, quant à lui, invité le gouvernement à ne pas se cacher derrière mais à s’y mettre pour une satisfaction totale des revendications. Il a également fait savoir la bonne foi des syndicalistes de ne pas mettre en péril à nouveau, l’éducation au Bénin. Rappelons que les centrales syndicales exigent la rétrocession des défalcations opérées sur les salaires des grévistes, le relèvement du Smig à hauteur de 60 OOOf cfa, le reversement des contractels locaux et la sédentarisation des vacataires. Vivement que les deux parties parviennent à un consensus pour le bien des apprenants béninois.

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Destruction des postes fictifs de contrôle sur l’axe Cotonou-Sèmè Kraké : La lutte contre les déviances policières enclenchée (La Cosycotrab peut désormais laisser tomber sa menace)

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Le comité national de facilitation des transports et des transits routiers a enfin entamé depuis ce mardi, 26 août 2014, la destruction des postes fictifs de contrôles érigés sur l’axe routier Cotonou-Sème Kraké. Cette mesure semble intervenir suite à la menace de la Confédération Syndicale des Conducteurs et Transporteurs du Bénin de marcher pour dénoncer les déviances policières sur les axes routiers.
C’est désormais chose faite, la lutte contre les tracasseries policières, notamment contre le rançonnement  a été enclenchée par le comité national de facilitation et des transits routiers et ceci au grand bonheur des conducteurs et transporteurs béninois. En effet, le Directeur des Transports Terrestres (DTT) et Dg/ Comité de facilitation et des transits routiers, Venance Gandaho, a effectué une descente avec son équipe à Sèmè-Kraké, ce mardi, pour non seulement rencontrer les transporteurs mais également procéder à la destruction des postes fictifs de contrôle érigés sur l’axe routier Cotonou-Sèmè-kraké. Ainsi, après avoir expliqué aux conducteurs et transporteurs, le contenu du décret et de l’arrêté ministériel relatifs à la règlementation des postes de contrôles sur les corridors en République du Bénin. Ledit décret stipulant qu’il ne peut y avoir plus de trois postes de contrôle conjoints routiers aux 100 km par corridor. Rappelant que le contrôle d’un véhicule ne peut excéder plus de cinq minutes sauf en cas de fraude, il a fait savoir que tout contrôle syndical et toute perception de taxes syndicales sur les corridors sont interdits par ledit décret. Ce n’est qu’après cette phase d’explication que des postes fictifs ont été simplement bannis de l’axe routier reliant Cotonou à Sèmè Kraké. Un geste pour lutter contre les rançonnements sur nos routes. Rappelons qu’il y a de cela quelques jours seulement, les transporteurs et conducteurs du Bénin réunis au sein du Cosycotrab,  avaient  déclaré insupportables les tracasseries, les rançonnements, les faux frais et les escroqueries savamment organisées par les forces de sécurité sur les axes routiers tout en promettant mener une grande marche pour dénoncer ces déviances de la police nationale. Le cri de détresse de ces derniers semble réveiller le comité de facilitation et des transits routiers de son sommeil qui a donc pris les mesures qui s’imposent pour calmer les esprits. Notons que conformément aux revendications de la Cosycotrab, les axes routiers de Godomey-PK10 et Dantokpa-Ouidah doivent également subir le même sort. Le rançonnement des CRS, RED,  BPLP a été déploré par la Cosycotrab .La destruction de ces postes fictifs est le signe d’une bataille gagnée pour Claude Quenum, le président national du Cosycotrab- Bénin et son équipe.


La scène se déroulait, ce mercredi, 27 août 2014, aux environs de deux heures du matin dans le village de Kpakpakanmè à Agblangandan. En effet, six policiers à la poursuite d’un véhicule depuis le carrefour Dégakon (Tundé Motors) se sont retrouvés dans le fief du culte « oro » à Agblangandan. Ces policiers, pourchassant avec des motos de marque « Haojue » ont malheureusement perdu la trace de «leur proie», le véhicule soi disant en infraction. Ainsi, ils ont décidé de longer la voie  dans l’espoir retrouver ce dernier ,quand ils se sont vus encerclés par des adeptes du culte « oro » dans le village de Kpakpakanmè. Après avoir essayé d’intimider les adeptes, ces policiers ont pris peur lorsqu’ils ont entendu le cri habituel de ce fétiche. A peine les adeptes ont commencé par chanter des louanges de leur fétiche que les policiers ont détalé à toute vitesse et ont failli heurter  un mur dans leur folle course. Cette scène laisse perplexe quant à l’efficacité de nos forces de l’ordre.

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Pour ses belles performances à la Sobémap : Le révérend Adéogoun et l’église céleste prient pour Soumanou Toléba

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Les fidèles de l’église du christianisme céleste ont organisé une séance de prière, ce mercredi à leur siège à Porto Novo, pour invoquer la protection divine sur le Directeur général de la Sobemap, Soumanou Toléba. Pour le révérend Adéogoun, les performances du secteur portuaire sont déterminantes pour le développement économique du pays.
C’est à la faveur d’une prière organisée, ce mercredi, à l’intention du Dg/Sobemap que le révérend Adéogoun, président mondial de l’église du christianisme céleste et ses fidèles ont reconnu et salué les nombreuses performances réalisées par le Dg  Soumanou Toléba. Très ravi du bilan élogieux dressé par le Dg/Sobemap, lors de la célébration du 45ème anniversaire de cette structure, le révérend Adéogoun a jugé bien de confier ce cadre indispensable à l’émergence économique du pays, dans les mains du Tout puissant, le Dieu suprême. Pour le révérend, c’est le leadership et les qualités managériales de Soumanou Toléba qui permet aujourd’hui à la Sobemap de résister face à la rude concurrence observée sur le commerce maritime international. Le révérend Adéogoun a également déclaré que celui qui cultive l’amour du prochain doit bénéficier de l’amour divin, souhaitant ainsi que le Dg/Sobemap jouisse des grâces divines aussi longtemps que possible. Tout en souhaitant son maintien à la tête de cette structure afin qu’il permette à la Sobemap de retrouver ses lettres de noblesses, il a imploré le Tout-Puissant afin qu’il accorde la protection divine, le bonheur, la paix et la prospérité au Dg Toléba et à son entourage.

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Deuxième semaine du mouvement de grève des paramédicaux : L’intersyndicale impute la responsabilité au gouvernement

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Le mouvement de paralysie lancé la semaine dernière par les paramédicaux se poursuit dans le secteur de la santé cette semaine. Les hôpitaux seront à nouveau paralysés trois jours durant. Mais cette fois-ci, l’intersyndicale attribue la responsabilité au gouvernement et non au ministère de la santé.
C’est parti encore pour 72heures de grèves cette semaine dans les hôpitaux. Lancé depuis la semaine dernière pour non satisfaction des revendications, le mouvement de grève des paramédicaux se poursuit dans le secteur de la santé. Le calvaire des patients va encore perdurer. À l’hôpital de la mère et de l’enfant(Homel) de Cotonou, les patients ne sont pas encore au bout de leur peine en ce sens qu’ils ont affaire désormais à un  personnel très réduit qui ne dispense qu’un service minimum. Approché, le secrétaire général du syndicat des travailleurs de cet hôpital, Roger Adjibi a confié que le service minimum observé au niveau des différents services de l’hôpital est le fruit d’une organisation interne. Il a également fait savoir que le service minimum est observé pour alléger les peines des patients hospitalisés et notamment celles des enfants. Selon les témoignages d’une patiente rencontrée sur les lieux, le service de la pédiatrie travaille normalement. Notons que cette motion de grève de 72heures reconduite par tacite reconduction chaque semaine a été lancée  dans le but d’obtenir une satisfaction des plates formes revendicatives, qui selon les paramédicaux, sont traitées avec légèreté.

Imputation de la responsabilité au gouvernement…
Le ministère de la santé n’est plus désormais responsable des mouvements de grève des paramédicaux. Selon les propos du coordonnateur de l’intersyndicale des ressources humaines de la santé, le ministère de tutelle aurait déjà joué sa participation en transmettant les différents points de revendications au gouvernement en vue de leur satisfaction. Pour lui, il revient désormais au gouvernement de donner son aval pour que les activités reprennent leur cours normal dans les hôpitaux. Rappelons que les paramédicaux revendiquent entre autres la signature de l’arrêté devant favoriser  l’octroi des indemnités de logement aux agents, le paiement des arriérées de salaires, la correction de la disparité concernant l’indemnité de logement aux personnels administratifs et paramédicaux, le paiement de la prime de motivation et la poursuite des travaux de reversement dans le secteur de la santé. Ils promettent durcir le ton dans les prochains jours en menant des actions précises et déterminantes allant même à une grève sans service minimum.

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Promesses pour une amélioration des conditions de 3000 policiers - Simplice Dossou Codjo : leurre ou lueur ?

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Aussitôt après sa prise de service officielle vendredi 22 août 2014, le tout nouveau ministre de l’Intérieur, de la sécurité publique et des cultes a effectué en début de semaine, une visite de prise de contact avec la Police nationale.  Tellement les conditions de vie et de travail des flics préoccupent Simplice Dossou Codjo que visiblement, cette première sortie s’impose. Seulement, ce qu’il convient de se demander au lendemain de cette rencontre, c’est de savoir si les nombreuses promesses et assurances faites à ces agents de sécurité seront concrétisées ou ce ne sont que des illusions.  
Ça ne va pas à la Police nationale notamment au niveau des gardiens de la paix. L’image que projettent ces jeunes recrues dans la ville, à des carrefours, est simplement ahurissante. Beaucoup en trépassent même tragiquement sous les projectiles des chenapans. Le dire ainsi n’est pas encore hyperbolique, car c’est une lapalissade que ces flics sont souvent mal habillés, mal équipés pour la mission qui est la leur. Le comble, ce que dénoncent d’ailleurs les populations, c’est  le rançonnement parce que mal rémunérés. Et si ces mêmes constats sont faits et divulgués par le ministre de tutelle, à la suite du Synapolice, le syndicat maison, c’est que cela est d’autant plus vrai. Eh oui ! A la séance de prise de contact, Simplice Dossou Codjo n’a pas eu honte de l’affirmer urbi et orbi. Morceau choisi : « Mais tant qu’il reste à faire, rien n’est fait ! C’est donc le lieu de rassurer le Contrôleur général de Police Louis Phillipe Sessi Houndégnon, Directeur général de la Police nationale et toute la troupe que les doléances de la Police feront l’objet d’une attention particulière de ma part. L’une de mes missions prioritaires sera donc de vous donner les moyens en diversifiant les sources de financement. Je voudrais mettre un accent particulier sur le partenariat public-privé et la diplomatie sécuritaire pour accroître les ressources de la Police nationale. Pour ce qui concerne le projet de loi portant statut particulier du personnel de la Police nationale, il fait de ma part l’objet d’une attention particulière. 3000 policiers payés à moins de 40 000 francs par mois au 21ème siècle sera alors un lointain souvenir pour la corporation. C’est d’ailleurs le premier dossier sur lequel je me suis penché dès le vendredi après la cérémonie de prise de fonction. Mes premières investigations localisent le dossier à la Cour suprême. Le chef de l’Etat en personne, de même que le ministre de l’Intérieur, de la sécurité publique et des cultes que je suis, nous suivons avec une attention particulière ce dossier.
Je voudrais également rassurer les uns et les autres dans la maison Police que les diligences en fonction des ressources disponibles seront faites pour que les forces de Police soient équipées en matériels de protection (gilet pare-balles, casque…), en tenue, en lunettes à visé nocturne, en armes de pointe et tout ce qu’il faut pour vous permettre de faire face aux nouvelles menaces d’ordre sécuritaire. Le policier ne sera plus un chien à abattre par de vils individus. » C’est clair. L’autorité a parlé !

Discours ou paroles d’évangile?
 
Si cette déclaration du ministre de l’Intérieur avait été faite quelques années en arrière, on la situerait dans un contexte politique puisque Simplice Dossou Codjo serait ni plus ni moins dans sa vraie posture d’homme politique notamment de deuxième adjoint au maire de la Commune de Dangbo qu’il était. Devant ses mandants, ces propos seront taxés de politiques, d’électoralistes et n’engageraient que ceux qui vont y croire. Dans le cas d’espèce il semble qu’on soit bien loin de ce scénario puisque les vis-à-vis du ministre sont des mandants pas comme les autres. Mais est-ce une raison pour ne pas s’interroger sur le message du ministre Simplice Dossou en direction des flics ? C’est un discours qui fait rêver. Quel jeune policier ne veut voir ses conditions de vie et de travail s’améliorer ? C’est sûr même que pendant que le ministre rassurait, certains dans les rangs s’imaginaient déjà  le bâton magique qui pourrait changer sur place, et ceci de façon radicale les choses. Mais il va falloir encore patienter. Et peut-être longtemps parce que si le ministre a la volonté, la décision finale se prend soit par le chef de l’Etat ou à la limite en conseil des ministres. Sinon, pourquoi les différents ministres qui se sont succédé à la tête de ce département ministériel depuis 2006 n’ont pu refaire ce mauvais tableau qu’a peint Simplice Dossou Codjo ? A défaut, de relever les salaires, ils pouvaient tout au moins acquérir beaucoup de gilets pare-balles, des armes de pointe, etc., si c’était si simple que ça. Sur quoi compte l’actuel ministre des flics pour bouger les montagnes ? Si l’actuel patron des policiers a de belles intentions et veut aller loin et vite, il n’en demeure pas moins qu’il y a beaucoup d’incertitudes qui peuvent freiner son élan.  

Ce qu’il faut déjà relever

Est-ce parce que Simplice Dossou Codjo a pris la mesure des choses que dans son discours il se dédouane par anticipation ? Tenez. Dans ses propos, le ministre a bel et bien dit qu’il va diversifier les sources de financement en insistant sur le partenariat public-privé. Et ce partenariat étant ce qu’il est, Simplice Dossou Codjo prévient que lui ne mettra les moyens nécessaires qu’en fonction des ressources disponibles. A bon entendeur…

L’autre probable frein

Relever les salaires de 3000 policiers et peut-être plus, les recrutements se poursuivant, n’est forcément pas chose aisée. C’est une grosse incidence sur le Budget national. Et quand l’on se souvient que le chef de l’Etat dans un passé récent a affirmé que le Bénin, en terme de ratio masse salariale, est un mauvais élève dans l’espace Uemoa, il y a de quoi s’inquiéter. Au regard de tout ce qui précède, on peut se demander si le ministre Dossou Codjo est allé vendre du vent à la troupe policière ou si ses propos tenus sont sincères. De toutes les façons, l’essentiel est qu’il y ait la collaboration mutuelle pour que règne la sécurité.

Depuis son installation, le Médiateur de la République fait partie des institutions qui ne sont pas connues des populations. Pourtant son rôle est important dans la résolution des conflits qui opposent les citoyens à l’administration publique en général. Au nombre des raisons qui justifient cet état de choses, il faut noter la méfiance des Béninois mais surtout le manque de communications.
La descente  de  la 4è promotion des commissaires principaux de police en formation à l’Ecole nationale supérieure de la police pour l’obtention du Diplôme d’études supérieures appliquées de police (Desap) au siège du Médiateur de la République hier mardi 26 août 2014 pose à nouveau la problématique de la nécessité de l’institution dirigée par Joseph Gnonlonfoun, un poulain du professeur Albert Tévoédjrè. Sans pouvoir exagérer  ou  être trop pessimiste, nombre de Béninois se demandent encore à quoi sert le Médiateur de la République. Ou encore ses attributions et son fonctionnement. Face à cette pile d’interrogations, que ce soit l’immense professeur  Albert Tévoédjrè dont l’ombre plane encore sur l’institution ou encore son successeur Joseph Gnonlonfoun, aucun d’eux n’a réussi à graver le Médiateur de la République dans la mémoire des Béninois. Peut- être que le projet de révision de la constitution  qui fait monter la tension, reléguera, une fois accepté,  le Médiateur de la République au rang des institutions fortes à l’image de l’Exécutif, du Législatif, de la Cour constitutionnelle, de la Cour suprême, du Conseil économique et social (CES). En plus de ce qu’il n’est pas un  pouvoir coercitif, pour saisir le Médiateur de la République, il faut écrire et venir jusqu’à son siège à Porto-Novo. Beaucoup de Béninois ne pourront pas s’offrir ce luxe. Seule l’annexe de Parakou est opérationnelle pour desservir la partie septentrionale. Pour le moment, des clins d’œil sont faits pour bénéficier de la magnanimité financière du président  Yayi Boni  afin d’ouvrir d’autres annexes, à en croire Joseph Gnonlonfoun face aux cadres de la police. En réalité, le Médiateur de la République souffre de deux maux majeurs. Il s’agit de la méfiance des Béninois vis-à-vis du géniteur de l’institution en la personne du professeur Albert Tévoédjrè d’une part et d’autre part du manque de moyens pour mieux communiquer autour de l’institution.

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Remise du 11ème don hors projet : Le Japon octroie plus de 13 000 tonnes de matériels de construction au Bénin

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Le Bénin vient de bénéficier pour la onzième fois, du don hors projet offert par le gouvernement japonais. Au cours de la cérémonie de remise du don, l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Daini Tsukahara a remis plus de 13 000 tonnes de matériels de construction au ministre des affaires étrangères, Nassirou Arifari-Bako.
Un milliard de yen japonais soit environ 6 milliards de FCFA, c’est le coût global des matériels de constructions offerts au Bénin par le gouvernement japonais. Constitués de 11.650 tonnes de fer à béton et de 2000 tonnes de feuilles de tôle, ces matériels de construction ont été offerts  dans le cadre du 11ème don hors projet de l’année fiscale 2012. Notons que la décision d’octroyer ce don est l’un des fruits de la visite au Japon du Chef de l’Etat. Prenant la parole,  l’Ambassadeur Daini Tsukahara a rappelé que beaucoup de réalisations ont été faites par le don hors projet dans le passé. Se justifiant, il a confié que le 10ème don de l’année fiscale 2009 pour un montant de cinq cent millions de yen japonais soit environ 3 milliards de FCfa, a aidé le Bénin dans l’acquisition des matériels roulants et autres équipements pour le renforcement des capacités techniques afin de  faire face aux catastrophes naturelles. Poursuivant, il affirme que les 8ème et 9ème dons de l’année fiscale 2007 et 2008 ont permis d’acquérir des matériels constitués respectivement des engrais pour un montant de cinq cent millions de yen japonais soit environ 3 milliards de FCfa pour soutenir la production agricole, et des fers à béton pour un montant également de cinq cent millions de yen japonais soit environ 3 milliards de FCfa pour encourager la réalisation des infrastructures dans le pays. Après avoir rappelé que le présent don du Japon a un double objectif dans la mesure où il a permis au Gouvernement béninois non seulement de se doter des matériels de construction répondant aux besoins des populations mais également de pouvoir réaliser des projets de développement socio-économique grâce à un fonds de contrepartie qui sera constitué à partir des ventes de ces matériels. « ce dont permettra aussi la réalisation du projet d’approvisionnement en eau potable dans les départements de l’Atacora et de la Donga pour un coût global de plus de 3 milliards de FCfa » a-t-il déclaré.
A sa suite, le ministre des affaires étrangères, Nassirou Bako-Arifari, a remercié très chaleureusement le peuple japonais puis confié que ce projet permettra de faire fonctionner l’économie béninoise en aidant le secteur privé à mener des activités de vente des matériels octroyés. Pour finir il a promis que le gouvernement du Bénin fera un bon usage de ce don.

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Affrontements entre des brigands et les populations de Zongo : Les musulmans exigent la destruction des ghettos

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Scène déplorable, ce dimanche en face de la mosquée centrale de Zongo. Des individus mal intentionnés  et les populations environnantes se sont affrontés face au refus des brigands de se retirer des alentours de ladite mosquée. On dénombre des blessés dans les deux camps.
Les populations de Zongo sont finalement sorties de leur gong, ce dimanche pour exprimer leur real-le-bol et leur mécontentement face au refus des brigands de déguerpir des contours de la mosquée centrale de Zongo. En effet, selon des sources proches de la communauté musulmane de Zongo, il y a de cela quelques mois, le groupe Bolloré a dù cassé une bonne partie de la clôture de ladite mosquée afin de s’installer. Mais depuis lors, des brigands ont pris d’assaut les contours de la mosquée qui leur servait de refuge pour mener leurs opérations de braquage, de vol et autres. Selon les mêmes sources, une plainte aurait été déposée au Commissariat Central de Cotonou, depuis bientôt deux semaines, dans le but de solliciter l’appui des forces de l’ordre pour renvoyer ces cambrioleurs des alentours de la mosquée. Mais rien n’y fit. La plainte serait restée sans issue favorable. C’est ainsi, que ce dimanche matin, les populations lassées de subir les affronts de ces brigands, ont simplement décidé de se rendre justice en contraignant ces derniers à plier bagages. La situation aurait ainsi dégénéré et conduit à un affrontement qui a duré des heures. Des blessés ont été enregistrés dans les deux camps. Face à la situation, la communauté musulmane de Zongo lance son cri de détresse face au silence coupable des éléments du Commissariat Central de Cotonou. Elle exige à tout prix, le déguerpissement des ghettos installés aux alentours de la mosquée centrale de Zongo. Il est vivement souhaitable que les forces de l’ordre interviennent pour trancher la situation afin que ce lieu de prière des musulmans ne soit perçu comme un nid des brigands.

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Braquage d’un véhicule de transfert de fonds du Cdpa hier : Jean-Baptiste Satchivi sacrifie son personnel

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Un véhicule de transfert de fonds de la société Comptoir de distribution des produits agroalimentaires (Cdpa) a fait l’objet d’un sanglant braquage hier jeudi 21 août 2014 à Cotonou. On y a dénombré des morts. Et tout bien pesé, la responsabilité du patron de cette société est bien établie. Il a fait preuve de légèreté dans la sécurisation de son entreprise selon bien des observateurs.
Les gangsters ont agi sans état d’âme comme à l’accoutumée. Ils n’ont pas fait de cadeau au Caissier principal du Cdpa. Ils ont plombé son corps. Les images étaient macabres. Insoutenables. Hier, le spectacle était vraiment horrible. Les populations témoins de la scène croyaient vivre un rêve. Mais c’était bien un braquage. Certainement savamment orchestré. Selon les témoignages recueillis, le crime a été perpétré hier matin.  Des malfrats informés de l’opération bancaire que devrait réaliser une équipe de Cdpa, ont anticipé. Ils ont filé en moto le véhicule de convoyage de fonds qui avait quitté la Direction générale du Cdpa. Arrivés au niveau de l’Ecole primaire publique de Scoa-Gbéto, ils ouvert le feu sur leur objectif.  Le véhicule a essuyé les tirs nourris des deux hors-la-loi. Dans la voiture, le Caissier principal du Cdpa a été mortellement touché, d’autres individus ont été blessés. Dans la panique créée par l’attaque, les deux malfrats ont réussi à s’emparer des numéraires transportés par les malheureux agents du Cdpa. Des sources non confirmées, il s’agit de plusieurs millions de francs Cfa. On apprend que jusqu’au moment où nous mettons sous presse les auteurs du vol à main armée sont introuvables. Ce braquage, faut-il noter, rappelle un autre perpétré contre la même société en octobre 2012. A l’époque, l’Agence Cdpa Agrisatch sise au quartier Akpakpa habitat avait été dévalisé. Des individus surarmés avaient tenu en respect l’agent de sécurité en faction sur les lieux avant de s’emparer d’importantes sommes d’argent. Aujourd’hui, le plan des braqueurs a coûté la vie à un citoyen. C’est déplorable. Et certains trouvent que les responsables du Cdpa font peu pour protéger leur personnel.

L’incapacité de Jean-Baptiste Satchivi
Bien des observateurs ne contredisent pas la lecture que font de simples citoyens sur la gestion du Cdpa. Pour eux, la Direction de ladite entreprise a choisi délibérément d’exposer son personnel à la mort. Faire travailler des gens dans une société de la taille de Cdpa Agrisatch sans mesures de sécurité, c’est criminel, ont-ils réagi. Selon eux, la responsabilité du patron dudit groupe, Jean-Baptiste Satchivi qui plus est, président de la Chambre de commerce et  d’industrie du Bénin (Ccib), est bien établie. Et tout le monde peut être d’accord avec ces observateurs pour reconnaître que laisser son personnel se balader à Cotonou, ville à hauts risques, avec de la fortune sans sécurité renforcée est un drame. Car c’est les condamner à une mort certaine. Cela dénote même d’un manque d’anticipation, de légèreté ou encore d’amateurisme dans la gestion d’une entreprise aujourd’hui. Et beaucoup de citoyens n’hésitent pas à souligner que Jean-Baptiste Satchivi n’a cure de la sécurité de son personnel. Son seul souci, pour eux, c’est le goût du profit. L’expression de la sauvagerie du capitalisme débridé.

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La piteuse stratégie…
Hier, pour répondre aux dénonciations des populations, la Direction générale du Cdpa s’est fendue d’un communiqué de presse laconique dans la soirée. C’est un message qui a confirmé la mort du malheureux Caissier sans d’autres précisions. «La Direction générale du Groupe Cdpa, s’engage à faciliter toute information liée à ce malheureux évènement», ont négligemment écrit les responsables du Cdpa  abandonnant la famille du défunt dans l’accablement et l’incertitude.

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Pèlerinage marial de Dassa-Zoumè : Les dispositions du Clergé contre le virus Ebola

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Les chrétiens catholiques effectueront leur pèlerinage annuel à Dassa-Zoumè, le dimanche 24 août prochain. C’est dans ce cadre que le clergé catholique béninois est monté au créneau, ce mardi 19 août, pour rassurer les pèlerins que toutes les dispositions sont prises contre le virus Ebola durant ledit pèlerinage. « Toutes les dispositions sont prises pour assurer la sécurité des pèlerins », a déclaré Monseigneur Antoine Ganyè, archevêque de Cotonou. Pour lui, il ne serait pas responsable que le clergé ne se prononce pas sur le virus Ebola, vu les ravages que cause cette maladie à travers l’Afrique. A ce titre, il a invité tous les Béninois à respecter les mesures d’hygiènes recommandées. Pour finir, il a exhorté les fidèles catholiques à toujours recourir à la prière dans n’importe quelle circonstance.


Lire l’intégralité de la déclaration

Message de Mgr Antoine Ganye, Archevêque de Cotonou sur le virus Ebola
Chers frères et sœurs en Christ, la paix de notre Seigneur Jésus-Christ soit toujours avec vous. A la suite du pape François, des évêques dans notre sous-région ont déjà instruit les fidèles du Christ face à la tragédie de la maladie à virus Ebola.
Par la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ et l’amour de Dieu le Père, je viens aussi vous inviter à rendre plus actives et plus priantes notre communion et notre solidarité avec nos frères et soeurs de l’Eglise famille de Dieu en Afrique de l’Ouest, victimes de ce virus dangereux. Le drame qui se joue non loin de nous est d’une telle gravité que nous n’avons pas le droit de rester indifférents ou insensibles. Avant de nous inquiéter pour nous-mêmes, nous devons nous faire proches de notre prochain. Les citoyens, les membres du corps médical, les chrétiens, les religieuses et les prêtres qui ont perdu leur vie à cause de ce virus dangereux sont tous nos frères et sœurs. Chacun d’entre eux est notre prochain.
Ne tournons pas la tête, ne fermons pas nos yeux, nos oreilles et nos cœurs comme le prêtre et le lévite dans la parabole du Bon samaritain (Luc 10, 25-37). Organisons-nous pour rester mieux informés, pour prier davantage et pour rendre notre solidarité chrétienne plus agissante envers notre prochain.
Quant aux précautions que nous devons prendre chez nous, l’expérience douloureuse des pays frères et des Eglises sœurs frappés par cette épidémie nous instruit assez pour que nous fassions montre d’un grand sens de prudence et d’anticipation. Si nous attendons la confirmation de la présence du virus sur notre sol avant d’intensifier la sensibilisation et la mobilisation, ce ne serait pas responsable de notre part. Pour éviter la panique et la désinformation, je voudrais vous inviter à informer et à former les communautés chrétiennes et les familles sur l’existence du virus Ebola, sur ses modes de propagation et sur les précautions à prendre pour se protéger contre son extension. J’exhorte expressément tous les chrétiens à devenir artisans et messagers de la prévention selon les recommandations des autorités médicales. Même sans de grands moyens financiers et techniques, la prévention est possible. C’est d’abord une question de volonté et d’organisation. Et c’est la réponse la plus efficace à ce jour.
A l’occasion des célébrations eucharistiques, je demande, jusqu’à nouvel ordre, que le célébrant omette le rite optionnel du signe de la paix et donne de préférence la communion dans la main avec toute la vigilance et le respect exigés. Sur les paroisses, dans les communautés et les institutions d’Eglise, je demande que les règles d’hygiène soient renforcées de la manière la plus responsable et la plus pédagogique possible tout en évitant la stigmatisation et l’affolement.
Toutes les dispositions son prises pour assurer la sécurité des pèlerins à la grotte mariale de Dassa Zoumé. Certains de nos frères étrangers tels que les pèlerins venus du Nigéria on préféré rester en union de prière avec nous. Dans la foi et la ferveur, intensifions nos prières pour l’éradication de ce virus de fièvre et d’hémorragie. Prions pour les malades, pour les agents de la santé et pour les autorités en charge de la Santé publique. « N’ayez pas peur » (Jean 6,20), nous dit Jésus-Christ. Ce n’est donc pas le moment de paniquer mais plutôt d’apprendre dans la foi à « ne pas attendre des autres ce que nous pouvons faire de nous-mêmes » (Saint Jean-Paul II). Avec la bénédiction du Seigneur, restons confiants et responsables.

Cotonou, le 19 Août 2014

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