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Société

Inauguration de nouveaux ouvrages de fourniture d’eau : La Soneb augmente ses capacités de captage et de fourniture d’’eau potable

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La Société nationale des eaux du Bénin a procédé à la mise en service de nouveaux ouvrages devant permettre aux populations d’accéder plus facilement à l’eau potable.  Lesdits ouvrages de la Soneb, qui augmentent ses capacités de fourniture d’eau potable, ont été inaugurés en présence du Chef de l’Etat et des partenaires techniques et financiers.  

Ces infrastructures ont été mise en place dans le cadre de la deuxième phase du “Projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable de la ville de Cotonou et de ses agglomérations’’. Ceci permet à, la Soneb d’atteindre un taux de 82% de desserte en milieu urbain. Les capacités des champs de captage et de fourniture d’eau de la Soneb augmentent ainsi en passant  de 66.000 m3/jour à 118000m3 par jour avec une réserve suffisante de 50 litres d’eau par habitant. La capacité de fourniture d’eau est améliorée par un apport additionnel d’environ 52 m3 par jour avec la construction de 16 forages à Ouèdo avec une augmentation de sa capacité de stockage grâce à la construction d’un château d’eau de 1750 m3 à Cococodji et d’une bâche de rétention d’eau. Le réseau de conduite d’eau a été augmenté de 105 km. Ces infrastructures permettront  d’impacter plus de 2.000.000 de foyers à travers les villes d’Abomey-Calavi, de Cotonou et de Sèmè-Podji. D’un coût Global de vingt-sept milliards (27.000.000.000) de francs Cfa, cette phase a été cofinancée par la Banque européenne d’investissement, l’Union européenne, par l’Allemagne, les Pays-Bas et la Soneb. A en croire le directeur général de la Soneb, David Babalola, ce projet permettra  d’atteindre les Omd dans le secteur de l’eau. Quant au ministre Barthélémy Kassa, il a rappelé que l’adduction d’eau potable des agglomérations fait partie intégrante du Plan stratégique de lutte contre la pauvreté et la politique de développement  du gouvernement béninois. Aux dires du ministre, ce projet est donc d’une importance capitale dans la mesure où il permettra de faire une utilisation optimale de l’eau. Pour le représentant de l’Union européenne, porte-parole des Partenaires techniques et financiers, Joseph Coll, c’est une conjonction d’efforts qui a permis d’obtenir aujourd’hui un produit de qualité satisfaisante. Il s’est par la suite dit honoré de pouvoir rapporter à ses pairs le fruit de leurs efforts dans un domaine incontournable tout en rassurant que les Ptf travailleront pour rééditer leurs efforts dans d’autres domaines. Pour le chef de l’Etat, ce projet répond parfaitement aux besoins des populations béninoises. Il a rassuré les Ptf du bon usage qui sera fait de ces infrastructures. Il en a profité pour annoncer le démarrage imminent la troisième phase du projet dont les études sont déjà en cours au niveau de la Banque européenne d’investissement.

A. B

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Meilleur accès à l’électricité : La France et l’Ue mettent 38 milliards FCfa au profit du Bénin

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La France, l'Union européenne et la Banque européenne d'investissement s’engagent pour un montant de 58 millions d’euros, soit environ  38 milliards de FCfa, aux côtés du Bénin pour un meilleur accès à l’électricité.  Vendredi 23 janvier 2015, l’Ambassadrice de France au Bénin, Aline Kuster-Ménager, la Directrice de l’Agence française de développement (Afd) au Bénin, Catherine Bonnaud et l’Argentier national, ministre de l’Economie, des finances et des programmes de dénationalisation, Komi Koutché (photo) ont procédé à la signature de deux (2) conventions de financement concernant le projet de modernisation des réseaux de la Sbee et d'électrification du Département de l'Atlantique.

L’un des facteurs qui entravent la croissance et la réduction de la pauvreté au Bénin, c’est le déficit du pays en énergie électrique et le faible taux d’accès à l’électricité. En effet, le Bénin connaît un déséquilibre croissant entre le développement rapide des zones urbaines et la situation socio-économique des zones rurales. Les infrastructures sociales élémentaires ne sont pas équipées de façon adéquate en matière d’accès à l’énergie et ne sont ainsi pas en mesure de fournir des services de qualité aux populations de façon équitable. Prenant la mesure de l’enjeu, les trois partenaires du Bénin ont bien voulu l’aider à relever ce défi.

Le renforcement des infrastructures d’accès à l’énergie s’inscrit dans la droite ligne des interventions de la France au Bénin en faveur d’un développement durable. Pour le cas d’espèce, la modernisation et le renforcement du réseau électrique induira une forte diminution des pertes techniques sur les installations de la société distributrice de l’électricité (Sbee), le redressement financier de la société, la réalisation d’économies d’énergie grâce à la réduction du fonctionnement des groupes électrogènes. En clair, le projet contribuera à l’amélioration de la quantité et de la qualité de l’électricité fournie par la Sbee. Dans le département de l’Atlantique, 81 nouvelles localités  dont une localité lacustre seront connectées au réseau électrique. 55 000 ménages bénéficieront de l’électricité en milieu urbain, péri-urbain et en zone rurale soit environ 450 000 personnes bénéficiaires. « C'est en effet une matérialisation concrète de notre vision européenne en terme de développement et de coopération telle que portée par l'Agenda pour le Changement, qui fait la promotion des instruments financiers innovants tels que le mixage – c’est-à-dire une combinaison de subventions et de prêts concessionnels – dans des secteurs productifs prioritaires tels que l'énergie. Ce montage permet en effet de limiter le niveau d'endettement des pays bénéficiaires, tout en mettant en avant les aspects sociaux du projet grâce à la partie "en dons" », a expliqué Josep Coll, Ambassadeur, Chef de Délégation de l'Union européenne au Bénin à la cérémonie de signature. Il ajoute par ailleurs «  que ce projet est l'un des tous premiers en Afrique à bénéficier de la nouvelle fenêtre créée par l'Union européenne sur le Fonds Fiduciaire UE-Afrique pour les Infrastructures afin de soutenir l'initiative des Nations unies communément appelée en anglais "Sustainable Energy for All" ». Tout en se réjouissant d’une part des avancées dans le secteur, et d’autre part de la prise en compte d’autres actions à réaliser par le Bénin dans le budget général de l’Etat exercice 2015, M. Coll a réitéré l’engagement des différents partenaires techniques et financiers pour la concrétisation du projet. A l’Argentier national, Komi Koutché de saluer les Ptf pour leur contribution et de les rassurer ensuite de ce que le Bénin jouera également sa partition dans le projet pour le bonheur des populations.

D’autres détails

Le projet s’élève à 58 millions d’euros, avec une contribution de l’Agence française de développement sous forme d’un prêt concessionnel de 20 millions d’euros, assorti d’une subvention de l’Union européenne de 20 millions d’euros du Fonds fiduciaire Union européenne-Afrique pour les infrastructures, volet "Sustainable Energy For All" soit un total de 40 millions d’euros (environ 26,3 milliards de FCFA).  Il est également cofinancé par la Banque Européenne d’Investissement (BEI) dont la contribution sous forme de prêt concessionnel s’élève à 18 millions d’euros.  

MM

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Pour ses actions en faveur de la jeunesse : Akon fait Officier de l’ordre du mérite du Bénin

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(La ministre Sranon salue les œuvres de l’artiste)
Après son court passage au Bénin en novembre dernier, l’artiste compositeur américain ‘’Akon’’ est de nouveau au Bénin. Ce deuxième séjour en l’espace de quelques mois, restera gravé dans sa mémoire. En effet, il a été décoré hier jeudi 22janvier 2015 par le gouvernement. Aliaune Badara Thiam de son vrai nom, a été reçu dans l’Ordre national du Bénin au grade d’Officier. Ce sont les nombreuses actions de l’artiste Sénégalo américain en faveur de la jeunesse africaine et particulièrement celle du Bénin qui viennent d’être ainsi récompensées. A la ministre de la microfinance, Marie-Laurence Sranon Sossou, porte parole du gouvernement pour l’occasion, d’ajouter que c’est aussi la réponse de ses luttes contre la pauvreté à travers le projet ‘’Akon Lighting for Africa’ ;  l’octroi de bourses à la jeunesse. Pour Marie Laurence Sranon Sossou, si seulement le dixième de la diaspora africaine peut suivre les pas de ‘’Akon’’, l’Afrique sortira de l’ornière pour enclencher sa véritable marche vers le développement. C’est pourquoi, la ministre a invité la jeunesse béninoise à suivre le modèle que constitue Akon pour l’entreprenariat et l’investissement.  La représentante de la grande chancelière Mamatou Meba Bio Djossou a ensuite procédé à la réception dans l’Ordre de l’artiste.

M.M

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Couffo : David Gbahoungba promeut la formation de 130 jeunes

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(Les bénéficiaires expriment leur reconnaissance au député)
Soucieux de l’amélioration des conditions de vie des populations, mais aussi et surtout de l’avenir des jeunes du Bénin, l’Honorable David Gbahoungba a inscrit 130 jeunes dans un centre de formation professionnelle et de perfectionnement. En reconnaissance de ce geste de haute portée sociale, les jeunes bénéficiaires ont organisé une cérémonie de présentation de voeux pour leur bienfaiteur. C’était samedi 17 janvier 2015 à Kpoha dans la commune de Dogbo.

« Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne ». L’Honorable David Gbahoungba a compris cette assertion du célèbre écrivain Victor Hugo en inscrivant cent trente (130) jeunes dans les différentes sections de formation professionnelle que sont : la coupe-couture, l’électricité bâtiment, la menuiserie, la maçonnerie, la coiffure et la soudure. « Nous rendons grâce à Dieu pour nous avoir permis de rentrer dans la nouvelle année » a affirmé la porte-parole des bénéficiaires, Marthe Agbéléssessi. A l’en croire, l’événement revêt un double caractère de présentation de voeux de nouvel an de la jeunesse du Couffo pour son leader charismatique, mais également de remerciement à l’endroit d’un bienfaiteur et sauveur, l’Honorable David Gbahoungba. « Vous avez décidé de vous investir dans l’éducation et la formation professionnelle des jeunes du Couffo, ainsi, vous avez décidé de faire gagner au département du Couffo, et au Bénin en général, des Hommes », a-t-elle reconnu. Pour Marthe Agbéléssessi, l’initiative de financer l’éducation et surtout la formation professionnelle des jeunes met la jeunesse à l’abri de l’oisiveté, du vol et de la délinquance. C’est pourquoi poursuit-elle « Je voudrais ici publiquement, au nom de tous les cent trente jeunes de la première promotion des bénéficiaires et en mon nom personnel, vous présenter nos vifs et chaleureux remerciements pour avoir remis notre vie sur le chemin de l’avenir ». La porte parole-parole a saisi l’heureuse opportunité pour formuler au nom de ses pairs, les voeux de santé, de prospérité, de bonheur, de paix et de brillant succès pour l’Honorable ainsi que pour sa famille. Elle n’a pas manqué de formuler le voeu que cette initiative se pérennise malgré son coût exorbitant. Très ému par cette noble initiative pleine de reconnaissance, l’Honorable David Gbahoungba a invité les jeunes à maintenir et à renforcer leur soutien indéfectible au chef de l’Etat Docteur Yayi Boni, un homme de vison, grand acteur de développement. Il n’en veut pour preuve que les mesures prises pour l’électrification de tous les arrondissements du Couffo et partant de tout le Bénin, grâce au partenariat avec l’Inde. Pour David Gbahoungba, aucune oeuvre de développement n’est possible au Bénin sans le concours du Docteur Yayi Boni. La cérémonie a connu la présence de la Directrice générale du Cncb, Nadine Dako Tamadaho, du Directeur du Centre régional de promotion agricole (Cerpa) Mono-Couffo, du Directeur départemental des enseignements secondaires de la formation technique et professionnelle Mono- Couffo et de la Présidente des femmes leaders de la majorité présidentielle du Mono-Couffo, Rosalie Sognon.

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M.M

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Commune d’Adjohoun : Les populations destituent le maire Adounsiba en prison

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(Lire leur motion)

Motion de destitution du Maire d’Ajohoun Monsieur Adounsiba Gérard et de suspension de son Conseil Communal

Nous, populations de la Commune d’Adjohoun, réunies en Assemblée Générale ce jour mercredi 21 Janvier 2015, au sujet de la gestion de notre Commune et, après une analyse approfondie de l’état de sa gouvernance, constatons avec amertume et indignation que Monsieur ADOUNSIBA Gérard actuellement en prison, en a fait une gestion privée ponctuée de divers scandales. Ainsi se sont succédé les affaires telles que : vol de sacs de riz destinés aux populations d’Adjohoun, vol de parcelles ou de domaines publics, détournements de fonds, gestion des affaires de la commune depuis la prison, etc.… Tenant compte de ces faits, nous avons décidé :

1) de destituer Monsieur ADOUNSIBA Gérard de ses fonctions de maire de notre commune et de le remplacer par un maire provisoire en la personne de Monsieur AIMASSE A. Joseph car nous n’acceptons et n’accepterons plus jamais que des voleurs et des repris de justice viennent nous gouverner.

2) pour la même occasion, nous constatons que face aux divers scandales qui ont jalonné le mandat de Monsieur ADOUNSIBA Gérard, aucun de ses conseillers n’a jamais levé le moindre petit doigt en signe de protestation ou de désolidarisation. Ils se sont alors faits complices des actes de l’ex-maire Monsieur ADOUNSIBA Gérard, à la tête de notre commune.

En conséquence, l’Assemblée Générale suspend tout l’actuel Conseil Communal jusqu’à nouvel ordre, le temps d’établir le niveau de responsabilité de chacun des conseillers dans la gestion chaotique des affaires de la commune. L’actuel conseil est donc remplacé par un Conseil Communal transitoire de onze (11) membres sous la direction du nouveau maire, Monsieur

AIMASSE A. Joseph.
Fait à Adjohoun, le 21 janvier 2015
L’Assemblée Générale.

Notification :
- Commandant Brigade Gendarmerie d’Adjohoun ……01
- Personnel de la Mairie d’Adjohoun ……..01
- Arrondissement ……08
- Préfet de l’Ouémé-Plateau …..01
- Archives………..01

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Reconsidération des revendications des enseignants: La question des 1,25 de retour

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(Vers une grève généralisée dans le secteur éducatif)
Les écoles maternelles et primaires du pays étaient paralysées mardi et mercredi dernier. Ceci suite à la grève d’avertissement de 48 heures lancée par le collectif des enseignants de la maternelle et du primaire et la marche de protestation menée par ces derniers sur le ministère de l’enseignement supérieur. Chose curieuse, de sources proches du ministère des enseignements maternel et primaire, la revendication relative au coefficient de revalorisation des indices de traitement des agents de l’Etat serait convertie au retour de l’allocation d’incitation à la fonction enseignante...

De sources fiables, les responsables syndicaux auraient été convaincus à reconsidérer leurs revendications. De commun accord avec le ministre de l’enseignement supérieur et celui des enseignements maternel et primaire, ils seraient parvenus à des consensus. Ainsi, le décret N°2011-505 du 05 Aout 2011 portant institution d’un coefficient de revalorisation des indices de traitement des agents de l’Etat aurait été converti au retour de l’allocation d’incitation à la fonction enseignante. Mais il convient de se demander si cette mesure est vraiment acceptée par tous les partenaires sociaux du secteur éducatif en raison du prix qu’accordent les enseignants à la question des 1,25 qui, selon des centrales syndicales, est un acquis qui ne saurait jamais être arraché ni mué. L’autre chose est qu’il aurait fallu que les enseignants de la maternelle et du primaire donnent l’alerte, à travers une marche et une grève de 48heures, pour que les ministres de tutelle se décident. Si le collectif des enseignants a déploré seulement mardi dernier, le fait que le gouvernement s’oppose à tout dialogue, il y a également lieu de se demander avec quels responsables syndicaux, les négociations ont été faites afin d’aboutir à une telle mesure jugée salutaire déjà par certains. La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) étant la centrale syndicale regroupant le plus grand nombre de syndicats des enseignants, la mesure aurait été prise à son insu. Au regard de tout ceci, il y a lieu de craindre un retour de la grève généralisée dans le secteur éducatif car plusieurs responsables syndicaux seront, à priori, loin de se plier si facilement à ladite mesure. Rappelons tout de même que les enseignements menacent toujours d’aller en grève pour exiger le rétablissement de l’allocation d’incitation à la fonction enseignante, le rétablissement des primes spécifiques et de rendement aux enseignants en poste sédentaire, supprimée depuis 2011, l’amélioration des conditions de vie des éducateurs et éducatrices restés sans un copeck depuis 8 ans.

Aziz BADAROU

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L’Etat face aux souffrances des travailleurs : Impuissance et ou Surdité ?

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Dérapage, lapsus ou reniement, l'aveu de l'impuissance publique en matière économique, concédé un lundi par Lionel Jospin, avait pris la France à rebrousse-poil. «Il ne faut pas tout attendre de l'Etat», avait expliqué le Premier ministre d’alors sur France 2 à propos de l'annonce de 7 500 licenciements par Michelin, ajoutant: «Je ne crois pas qu'on puisse administrer désormais l'économie. Ce n'est pas par la loi, les textes, qu'on régule l'économie.»

«Nous ne pouvons pas rester les bras croisés devant des entreprises qui jettent à la rue des travailleurs. Il n'y a pas de solution miracle, mais nous devons tout essayer!» avaient automatiquement renchéri les syndicats.

Cette détermination est partagée par plusieurs chercheurs et économistes. «Nous non plus, nous ne sommes pas pour l'étatisme et le dirigisme. Mais l'Etat intervient, c'est le cas avec les fusions d'entreprises ou les privatisations. Ce serait donc seulement contre les licenciements et les décisions du marché qu'on s'interdirait d'intervenir!», s'indigne Thomas Piketty, l’économiste phare du moment, dans son best seller planétaire « Le Capital au XXIème Siècle ».

L'Etat ne doit pas se substituer aux entreprises mais à côté d'une pure logique actionnariale, il faut donner davantage de droits aux salariés. Tout ceci fait partie des armes d’une démocratie économique moderne.

En 2016, les 1% les plus riches possèderont en patrimoine cumulé plus que les 99% restants de la population mondiale. Une «insatiable» quête de richesse, sur fond d’explosion des inégalités, qu’un rapport d’Oxfam entend dénoncer à la veille du Forum Economique Mondial de Davos, qui se tient du 21 au 25 janvier 2015 en Suisse.

C’est dans cet esprit de recherche d’un point d’équilibre pour l’Etat dans son triple exercice de stratège économique, de guichetier administratif et de régulateur sociale, que nous nous sommes intéressés à une mise en perspective factuelle de la théorie au regard de la situation qui prévaut à Bell Benin Communication S.A. et dans nombre d’entreprises au Bénin.

Comment l'État réglemente-t-il et régule-t-il l'activité économique?

• L'État organise juridiquement les relations entre les acteurs économiques pour que ces relations soient équilibrées et sûres et ne tournent pas abusivement à l'avantage de certains acteurs au détriment des autres. C’est précisément ce dont il s’agit dans ce dossier, avec l’abus de position dominante de l’employeur face au salarié déjà fragilisé par la précarité de sa situation économique.

• Ainsi, l'État crée le cadre juridique des échanges à travers le droit de la concurrence, pour éviter la domination de certaines entreprises sur certains secteurs de l'économie. Il interdit, par exemple, les situations de monopole ou les ententes entre producteurs qui placeraient les consommateurs en situation d'infériorité (par exemple les ententes sur le prix de vente qui annuleraient les effets de la libre concurrence). L’entente est un phénomène purulent qui saigne la poche du consommateur béninois, notamment dans le secteur des télécoms ou chaque initiative du régulateur se heurte au lobbying intensif des opérateurs. L’on arrive à téléphoner vers certaines destinations locales, à des tarifs plus onéreux qu’une communication internationale.

• Dans un autre domaine, l'État intervient sur le droit de la consommation. Il s'agit de protéger les consommateurs contre des pratiques abusives qui pourraient porter atteinte à leur sécurité (normes sanitaires par exemple) ou les priver de l'information nécessaire à leurs achats (étiquetage, composition des produits, conditions du service après-vente…). Un autre pan de la régulation ou le champ est laissé libre comme le boulevard Saint-Michel, aux entreprises privées.

• Enfin l'État réglemente également les relations entre employeurs et salariés à travers le droit du travail, qui encadre le contrat de travail et définit les devoirs et les droits de chaque partenaire. Il fixe par exemple la durée maximale du travail, la durée minimale des congés payés, le taux de rémunération « plancher » (le SMIG), les conditions de l'embauche et du licenciement, les règles de sécurité sur le lieu de travail etc.
Son rôle est renforcé par la théorie économique de la régulation des licenciements défendue par Jean Tirole, laquelle indique que le laisser-faire ne saurait que constituer un danger pour la confiance, la croissance et la stabilité sociale, notamment dans des secteurs d’activité à fort impact économique, financier, social voire culturel et symbolique.

Dans le cas de BBCOM, au regard des faits relatés par le quotidien «Matin Libre» suite aux investigations de ses journalistes, il nous paraît impérieux que le gouvernement du Bénin réagisse, ne fusse qu’à but de clarification. Il est difficilement concevable que dans un secteur tel que celui-ci, réglementé et donc protégé de la concurrence sauvage, tout ne puisse être fait pour éviter que des emplois soient détruits et que les investissements nécessaires à la compétitivité et la croissance de notre économie soient remis en cause ou retardés par des méthodes de gestion peu amènes ou des pratiques sociales non orthodoxes.

Les Ministres en charge des Télécommunications, du Commerce et surtout de l’Emploi devraient se concerter afin d'évoquer avec les grandes entreprises en général et celles privées opérant dans les services en particulier, les moyens du retour à un modèle de croissance, au bénéfice de l'emploi, tant au sein des opérateurs que chez leurs sous-traitants et fournisseurs.

Car loin de vouloir crucifier Bell Benin, il faut indiquer que de grandes institutions, des banques et compagnies multinationales, excellent dans l’exploitation de l’homme par la structure économique, en violation des lois et réglements. Investir au Bénin oui, investir dans le mieux être du Béninois surtout.

Lionel Kpenou Chobli
Associé-Gérant
Optimum Consulting InterAfrica
Public-Privé-Investissement

 

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BB COM en cessation de payement ?

bbcom

L’opérateur Gsm BB COM a de plus en plus du mal à  tenir ses engagements. C’est le constat qui est fait suite aux plaintes qui proviennent aussi bien de ses employés que de ses prestataires de service. Ce qui fait dire à des observateurs avertis que les caisses de BB COM sont rouges.

BB COM va très mal. Avec ses  5% de la part du marché des Gsm au Bénin et 2% de part de valeur, c’est-à-dire du chiffre d’affaire qu’il réalise, il ne peut en être autrement. Parce qu’avec ses chiffres, BB COM ne peut pas tenir les gros investissements dont a besoin le secteur qui est d’ailleurs très dynamique. Les premières victimes de cette situation que vit l’entreprise sont les nombreux employés Béninois qui travaillent à Bell Bénin et les prestataires locaux (Béninois).

Le droit foulé au pied

De nos investigations, il ressort que des employés ne perçoivent plus régulièrement leurs salaires. Certains auraient même 10 mois d’arriérés de salaire. Quant aux prestataires de service, ils ne seraient plus payés depuis des lustres. Le comble est qu’aux dernières nouvelles, certains d’entre-eux  se feraient payer leurs salaires par des cartes de recharge. Ce qui est aux antipodes du Code de travail en son Titre V : Du salaire, Chapitre 3 : Payement du salaire, article 220 alinéa 3. (voir encadré) D’autres encore, se voient proposer après plusieurs mois d’arriérés de salaire, une démission  pure et simple avant solde de leur dû. Même des prestataires de services se font payer aussi par des cartes de recharge. Chez ceux-ci, le rythme de payement est très faible,   afin qu’ils ne deviennent pas des concurrents ou ne bousculent pas les masters distributeurs.

L’Etat a démissionné ?

Le silence assourdissant de l’Etat étonne. Parce que cette  situation de BB Com, celle de ses employés et de ses prestataires de services est depuis longtemps un secret de polichinelle. les pouvoirs publics ne peuvent pas dire qu’ils ne sont pas informés. L’expérience ayant montré que les entreprises nationales n’ont pas les moyens de bien gérer  les sociétés de Gsm, l’Etat doit vite prendre ses responsabilités. Il  ne doit pas laisser mourir Bell Bénin avant de réagir. Il doit s’intéresser davantage à la maison BB Com afin de sauver les centaines d’emploi de jeunes Béninois. De toutes les façons, il urge que l’Etat travaille à un plan de carrière plus structuré pour tous les travailleurs de BB Com car l’entreprise est essoufflée.

Mike MAHOUNA

Chapitre 3 - Du paiement du salaire

Art.220.- Le salaire doit être payé en monnaie ayant cours légal nonobstant toute stipulation contraire.
Le paiement de tout ou partie du salaire en alcool, boissons alcoolisées, drogues est formellement interdit.
Le paiement de tout ou partie du salaire en nature est également interdit sous réserve des dispositions du présent code.
Aucun employeur ne peut restreindre la liberté du travailleur de disposer de son salaire à son gré.

(Extrait Bénin Code du Travail Loi n°-98-004 du 27 janvier 1998)

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Mouvement de paralysie dans le secteur éducatif : Les enseignants du maternel et primaire en grève depuis hier

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Le collectif des enseignants de la maternelle et du primaire a déclenché des mouvements de débrayages de 48heures depuis hier, mardi, 20 janvier 2015 pour exiger la satisfaction de certains points de revendications. Ils ont manifesté leur mécontentement à travers une marche de protestation sur le ministère de l’enseignement supérieur.

Les activités académiques sont paralysées dans les écoles maternelles et primaires depuis hier. Le collectif des enseignants de la maternelle et du primaire observeune grève d’avertissement de 48 heures pour exiger du gouvernement la satisfaction de certains points de revendications restés en suspens  notamment le rétablissement de l’allocation d’incitation à la fonction enseignante, le rétablissement des primes spécifiques et de rendement aux enseignants en poste sédentaire, supprimée depuis 2011, l’amélioration des conditions de vie des éducateurs et éducatrices restés sans un copeck depuis 8 ans. Pour les 58 syndicats ayant signé la motion de paralysie, il est inadmissible que le gouvernement se réfugie dans un silence inquiétant et s’oppose à tout dialogue. Pour manifester leur mécontentement, ils ont mené une marche de protestation sur le Ministère de l’enseignement supérieur. Partis de l’étoile rouge, les manifestants ont rallié le rond point de Vèdoko, l’échangeur de Houéyiho avant d’échouer au lieu indiqué. Pour le Porte-parole des organisations syndicales du ministère des enseignements maternels et primaire Maxime Agossouvè,qui a déploré le mutisme des autorités face à ces révendications, il n’y a aucune concession à faire autour du rétablissement de l’allocation d’incitation à la fonction enseignante. A en croire ce dernier, la question dépasse les compétences de leur ministre de tutelle. Il menaçe donc de lancer une paralysie générale du secteur éducatif dans les jours à venir au cas où les autorités resteraient campées sur leur position. «S’ils veulent qu’on les accompagne à tuer le système éducatif, nous le ferons volontiers », a-t-il martelé.

A. B.

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