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Société

Prix des droits de l’homme de la République Française : Ceradis, une Ong de référence, distinguée !

Ceradis

Le Centre de réflexions et d’actions pour le développement intégré et la solidarité (Ceradis), une Ong béninoise de référence en matière de lutte pour la promotion des droits humains appliqués à la santé sexuelle et reproductive, a été distingué hier, mardi, 08 mai 2018 à l’Ambassade de France. Une “Mention spéciale“ a été décernée à l’organisation pour sa participation au Prix des droits de l’homme de la République Française. L’occasion pour l’Ambassadrice de la France près le Bénin, Véronique Brumeaux de reconnaitre le mérite de Ceradis-Ong et de se réjouir de l’impact des actions menées…

“Démarginaliser les filles en situation de vulnérabilité par la promotion de leurs droits sexuels et reproductifs dans la commune de Ouidah au Bénin“, c’est l’intitulé de l’initiative de Ceradis-Ong qui a séduit la Commission nationale consultative des droits de l’homme, initiatrice dudit Prix. A travers ce projet, Ceradis-Ong entend contribuer à l’effort national en matière de promotion des droits sexuels et reproductifs des jeunes filles. Il s’agit pour l’organisation de renforcer les pouvoirs, la participation, les capacités de négociations et d’autonomie des jeunes filles à travers la mise en place participative et consensuelle d’interventions intégrées avec les communautés du milieu rural afin d’apporter des réponses aux problèmes liés à l’accès des jeunes filles aux services de santé sexuelle et de la procréation. Autant d’actions pertinentes et cohérentes à fort impact communautaire qui font de cette initiative, l’un des meilleurs projets recueillis au titre de l’édition 2017 du Prix des droits de l’homme de la République Française. D’où la mention spéciale décernée à Ceradis-Ong. Prenant la parole, l’Ambassadrice de la France près le Bénin, Véronique Brumeaux s’est dit séduite par cette initiative et surtout les défis relevés par l’organisation depuis vingt ans d’existence. « C’est vous que nous célébrons, nous célébrons votre travail » a-t-elle déclaré pour saluer les efforts consentis jusqu’ici pour la promotion et la protection des droits humains au Bénin. Elle a, par ailleurs, encouragé l’équipe de Ceradis à poursuivre les actions en faveur des personnes vulnérables dans l’optique de contribuer à l’avènement d’un monde de justice et d’équité. « Selon nous, la Commission nationale consultative des droits de l’homme, en décidant de retenir notre candidature au Prix des droits de l’homme de la République française “Liberté-égalité-fraternité“ au titre de “Mention spéciale“ voudrait encourager Ceradis à poursuivre ses actions en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’homme  dans les domaines de la santé sexuelle et de la reproduction » a déclaré, très ravi, le Directeur exécutif de Ceradis-Ong, Nourou Adjibadé. Si pour lui, cette distinction vient couronner de longues années d’actions menées avec abnégation, elle s’annonce comme un catalyseur de bonnes performances pour l’organisation et l’Alliance droits et santé, à laquelle Ceradis est affilié. La présente distinction, selon ses dires, apparait comme une source d’inspiration pour continuer le combat aux côtés des autres organisations de la société civile pour rendre davantage concrets les droits sexuels et reproductifs qui sont à la fois facteurs et marqueurs de développement. « Cette distinction est une source de motivation et d’encouragement pour le personnel » a renchéri Nourou Adjibadé. Après avoir évoqué les principales actions à fort impact communautaire contenues dans le plan stratégique 2016-2020 de l’organisation, il n’a pas manqué de saluer les efforts consentis par la République française dans l’affirmation de son leadership mondial en matière de défense des droits humains. Le plus important, à en croire Nourou Adjibadé, est de rester vigilants afin qu’à aucun moment, les droits de l’homme notamment ceux des femmes ne soit jamais remis en question. Si le Président du Conseil d’administration de Ceradis, Dr Loukman Agbo-Ola reconnait que le combat n’est point facile en raison des facteurs culturels et autres, l’ancienne ministre Flore Gangbo exhorte l’équipe dirigeante de l’Ong à poursuivre ses actions tout en se disant convaincue que les défis seront relevés…

Aziz BADAROU

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Liberté de presse et la situation du journaliste : Le regard de Moukaram Badarou

Moukaram-BADAROU

COTONOU, le 04 Mai 2018

Mesdames et Messieurs de la presse,

Je voudrais saluer avec beaucoup de considération les initiateurs des Journées des Médias du Bénin (JMB), particulièrement sa Présidente Madame Gislaine Adimi Agbozo .Tout ce qui a une portée historique est une valeur et votre initiative, qui est à sa troisième édition, a plus qu’une portée historique et c’est avec enthousiasme, que je vous dis toutes mes félicitations.

Je voudrais ensuite saluer et féliciter l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB) et son Président Monsieur, Franck Kpochémè ainsi que le Conseil national de la presse et de l’audiovisuel (CNPA) et son Président, Monsieur Basile Tchibozo. A travers ces deux Associations corporatistes, C’est l’ensemble des acteurs de la presse béninoise que je salue chaleureusement et avec respect.

Je voudrais enfin remercier et féliciter le gouvernement de la République pour avoir accepté et accompagné l’initiative des journées des medias du Bénin.

Mesdames et Messieurs,

Le thème que j’ai le plaisir de partager avec vous est intitulé : « Liberté de presse et la situation du journalisme au Bénin : le regard d’un homme politique ». Homme politique, je le suis mais je voudrais aussi signaler à l’assistance, du moins pour ceux qui le savent pas, qu’homme de la presse, je le suis également pour avoir été promoteur et pendant plusieurs années, Directeur de publication du Journal Bénin Espoir. C’est dire, que j’ai une idée des difficultés de la profession mais aussi et surtout une forte idée de l’importance et de la noblesse de la presse. Laquelle presse est vue par beaucoup comme le quatrième pouvoir et dont j’affirme souvent qu’elle a plus de galons qu’on ne le pense. Elle peut faire et défaire les autres pouvoirs ; elle peut sauver ou faire sombrer tout un peuple ; elle peut détruire un pays comme elle l’hisser au firmament. La presse a donc une arme, elle est une arme. C’est une bombe atomique pacifique.

Il faut savoir donc la manipuler pour qu’elle sert la juste cause pour laquelle elle est et devrait être. Comme toute arme redoutable, elle ne doit pas se retrouver dans les mains de n’importe qui. Elle devient sérieusement dangereuse une fois à disposition du profane ou de celui qui n’en sait rien ; ou alors de celui qui est de mauvaise foi et peu soucieux du vivre ensemble, du bon vivre ensemble. Sony Labou Tansi a enseigné que : « quand vous parlez, ayez pitié de celui qui vous écoute ». A sa suite, je dis quand vous écrivez, ayez pitié de celui qui veut vous lire.

Mesdames et Messieurs

Bien avant la tenue de l’historique conférence nationale de fevrier 1990, un nouveau vent souffle sur le Bénin en ce qui concerne la liberté de la presse. En effet, à l’essoufflement du régime militaro marxiste du Général Mathieu Kérékou, le gouvernement militaire révolutionnaire a pris la courageuse décision de démonopolitiser l’espace médiatique béninois. C’est le lieu pour moi, de rendre un vibrant hommage à Monsieur Ismaël Soumanou et à Monsieur Denis Hodonnou qui ont eu l’audace de créer respectivement la Gazette du Golf en 1988 et Tam-Tam Express en 1989. A travers ces deux promoteurs et journalistes, mes hommages mérités à tous les autres promoteurs et journalistes de cette mémorable époque qui ont joué d’importants rôles pour l’avènement effectif de la liberté de presse au Bénin. Un clin d’œil particulier aux journalistes des médias du service public de ce moment là, je veux parler du journal Ehuzu, de la radio et télévision nationale qui ont bravé toute intimidation pour s’adapter à la nouvelle situation. Dans une bonne couverture des activités de la grande messe politique qui accoucha le renouveau démocratique, ils ont contribué énormément à redorer le blason de notre chère patrie, le Bénin. De part leur bravoure, ils ont réussi à forcer la main aux tenants du pouvoir de l’époque et réussi de ce fait à faire changer le cours de l’histoire du Bénin et nous voici en plein dans le renouveau démocratique avec toutes ses conséquences.

La constitution du 11 décembre 1990 en son article 24 stipule que: « la liberté de la presse est reconnue et garantie par l’Etat. Elle est protégée par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication dans les conditions fixées par une loi organique ». En droite ligne de cette disposition constitutionnelle, les différents régimes qui se succèdent à la tête du pays jouent leur partition pour garantir cette liberté de presse. On a même connu des périodes de gloire parce que, en 2002, le rapport des Reporters sans frontières (RSF) a classé le Bénin 21ème dans le monde et 1er en Afrique comme pays où la liberté de presse est effective. Malheureusement, la même ONG internationale publie le 25 avril 2018  dans son rapport de 2017, que le Bénin occupe désormais la 84ème place sur le plan mondial contre 76 l’année précédente. Pourtant la liberté de presse est bien constituée au Bénin et ceci est bien reconnu par le rapport des RSF. On peut se réjouir de ce qu’au Bénin, il n’y a pas de journalistes arrêtés de manière abusive ou de journalistes tués dans l’exercice de son métier. Pourquoi alors cette descente aux enfers ? Nous sommes tous interpellés et nous devons faire le nécessaire pour corriger le tir. Sans presse et sans la bonne presse, point de démocratie et donc point de développement.

Mesdames et Messieurs,

L’image que présente aujourd’hui notre presse n’est pas les plus enviables. On ne peut pas et on ne doit pas venir à la presse parce qu’on a échoué ailleurs. On doit y être par vocation et par conviction. Il est malheureux de constater dans plusieurs journaux les mêmes titres  en manchette avec les mêmes articles signés de personnes différentes alors qu’on n’est pas en présence de publireportage ; les micros et caméras ne peuvent être tenus par ceux qui ne s’y connaissent pas du tout. Le respect de la plume et la plume du respect a déserté le forum et ça devient de plus en plus inquiétant. Le journaliste qui invite un responsable sur un plateau doit lui-même fouiller, se documenter et se renseigner afin de ne pas laisser son invité servir  du n’importe quoi à l’opinion publique. Comme l’a dit feu Président Emile Derlin Zinsou « un journaliste ne doit pas être distrait ». Les acteurs de la presse doivent faire violence sur eux  mêmes pour espérer que les personnes externes au métier revoient la copie vis-à-vis de la corporation. La charité bien ordonnée commence par soit même.

Quant à la HAAC, elle doit retrouver impérativement les gènes de sa création et de son existence. Elle doit jouer qualitativement le rôle qui lui est dévolu. Ce n’est pas l’impression qui se dégage en ce moment. Si non, comment comprendre que des ondes de certaines radios de la place soient brouillées et piratées sans que les clarifications nécessaires ne soient pas portées à temps  à l’opinion publique ? Qu’une chaine de télévision ne soit plus visible au Bénin et que l’opinion ne soit pas située sur les tenants et aboutissants de cet état de choses ? Comment comprendre que les réseaux sociaux continuent de dicter leurs lois sans que rien ne bouge véritablement pour discipliner les hors la loi qui en profitent pour intoxiquer les paisibles populations ? L’Article 142 de la constitution dispose que « La Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication a pour mission de garantir et d'assurer la liberté et la protection de la presse, ainsi que de tous les moyens de communication de masse dans le respect de la loi. Elle veille au respect de la déontologie en matière d'information et à l'accès équitable des partis politiques, des associations et des citoyens aux moyens officiels d'information et de communication ». Comme on le constate, la HAAC dispose de l’arme nécessaire pour réguler. Elle doit reprendre la plénitude de ses fonctions.

A l’endroit du gouvernement, je voudrais plaider pour :
-    un redoublement d’effort pour plus de facilité à l’accès aux sources publiques de l’information ;
-    La vulgarisation du code de l’information et de la communication ;
-    La dépénalisation des délits de presse ;
-    Le renforcement et l’amélioration des conditions d’exercice du métier de journaliste ;
-    le renforcement des aides aux médias. Ce qui se fait actuellement est insignifiant.

Mesdames et Messieurs,

Le salut de la presse béninoise viendra du ressaisissement des acteurs eux-mêmes conjugué avec l’exercice réel, avec beaucoup de responsabilité, du rôle régalien de la HAAC plus les dispositions que le gouvernement entend prendre pour accompagner la corporation. Cet effort collectif permettra à coup sûr de faire retrouver à notre presse, toute sa lettre de noblesse. La démocratie et le développement sont une quête permanente, il faut y travailler sans relâche. Je veux bien compter sur chacun d’entre nous pour jouer sa partition afin d’aider à relever les défis qui s’imposent à notre presse. Il y va de la survie de notre démocratie.

Je vous remercie pour votre aimable attention

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Entrepreneuriat Social : Les Entrepreneurs béninois initiés

formation

COTONOU— 02 Mai 2018 : La Spécialiste Américaine en entrepreneuriat social Cynthia HellenAguilar, a ouvert un atelier de formation à l’Institut Van Duyse de Formation en Leadership Entrepreneurial (VELI).  Cette formation de deux jours initiée par l’Ambassade des Etats-Unis près le Bénin était adressée aux étudiants et entrepreneurs intéressés par le concept de l’entrepreneuriat social.  

Cynthia Hellen Aguilar est la fondatrice de SMPLCT Lab, une entreprise qui établit des liens de collaboration interculturelle entre les communautés, et qui fournit des solutions à faible coût pour les plus défavorisés. Elle entend, à travers les formations et les échanges qu’elle anime à travers le monde amener les communautés à la base à trouver des solutions adaptées à leurs réalités sur le long terme.

Madame Aguilar a expliqué qu’elle n’est pas la porteuse de solutions mais que son rôle consiste plutôt à amener les entrepreneurs à gagner confiance en leurs capacités à trouver ces solutions.  « Beaucoup de pays font face aux mêmes défis :  manque d’infrastructures, d’accès à l’eau potable et à l’électricité, » a expliqué Aguilar. « Les communautés ont juste besoin de la confiance en soi et des connaissances nécessaires pour accomplir des changements positifs et durables. C’est là que j’interviens, » a-t-elle ajouté.

Pendant deux semaines, au Bénin et au Togo, la spécialiste en entrepreneuriat social, qui consiste à placer l’efficacité économique au service de l’intérêt général, ira à la rencontre de plusieurs entrepreneurs et aspirants entrepreneurs afin de leur prodiguer des conseils sur la démarche à suivre pour mener leurs activités avec succès. Cynthia Hellen Aguilar abordera divers aspects allant du développement d’une idée, au moyen d’obtenir du soutien de la part d’institutions de financement privées ou gouvernementales, en passant par le moyen de communiquer efficacement et d’établir de bons partenariats.  

Madame Aguilar visitera également les entreprises d’entrepreneurs sociaux du Bénin, actifs dans le domaine depuis un certain nombre d’années.  

A travers la visite de la fondatrice deSMPLCT Lab au Bénin, l’Ambassade des Etats-Unis entend encourager l’entrepreneuriat social de façon durable au Bénin tout en assurant l’autonomisation des femmes et des jeunes désireux de se lancer dans une activité économique à impact social.  

Source/Amb/Usa

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Suspension sans grande satisfaction des revendications : La ruse a eu raison des Secrétaires généraux

syndicats

(Un véritable pied de nez)
Ils ont fini par jeter l’éponge eux aussi. Les derniers remparts de la lutte syndicale ont fini par lever la motion de grève qui paralysait l’administration publique et particulièrement l’école béninoise depuis le mois de janvier. L’Unstb, La Cosi et la Cstb ont rejoint finalement la Cgtb, la Csa-Bénin et la Cspib. Ils n’avaient plus d’ailleurs le choix, le mouvement ayant déjà perdu d’ampleur depuis la division intervenue dans leur rang. Rester campés sur leur position finirait par les faire passer aux yeux de l’opinion comme des jusqu’au-boutistes, peu soucieux de l’avenir des apprenants. Il fallait donc savoir s’arrêter. Et c’est ce qu’ont fait Emmanuel Zounon, Noël Chadaré et le bouillant Kassa Mampo. La raison évoquée, 11 départements sur 12 acquis à la cause de la suspension. Même vraie, elle sonne pourtant comme un prétexte pour éviter la désapprobation générale qui pointait à l’horizon. Et quand on sait que rien de concret n’a été obtenu après près de 5 mois de grève, on se demande tout ça, pour en arriver là ? Sur toute la ligne, les secrétaires généraux se sont faits fourvoyés. Seul le gouvernement de la Rupture est sorti gagnant de ce bras de fer. Et cela pose désormais le problème de la pertinence des mouvements de débrayage face à un pouvoir sourd aux revendications des travailleurs, à l’amélioration de leurs conditions. Les centrales et confédérations syndicales sortent de ce premier véritable bras de fer avec le pouvoir plus que jamais affaiblies. L’arme fatale de la grève, l’ultime recours qu’ils ont pour se faire entendre ne rencontre plus le même intérêt au niveau des nouveaux dirigeants contrairement  à ceux d’hier. 5 mois de grève pour rien avec en prime une défalcation sur salaire sans que la moindre revendication ne soit satisfaite. Il y a de quoi réfléchir par deux fois avant de déclencher prochainement une motion de grève. Et puis la base risque de ne plus suivre leurs responsables syndicaux qui sont accusés  à tort ou à raison de pactiser avec le gouvernement et de lever la motion quand cela les arrange. Dorénavant, la grève ne sera plus considérée comme l’instrument qui fait plier tout pouvoir.  Une brèche qui ne sera pas sans conséquence dans la conduite et le suivi des mouvements syndicaux à venir.

B.H

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Crise sociale au Bénin : La Cosi, l’Unstb et la Cstb suspendent leur motion de grève

grogne

Les trois centrales et confédérations syndicales toujours en grève, ont finalement déposé les armes. La Cosi-Bénin, l’Unstb, et la Cstb ont officiellement suspendu leur motion de grève hier, lundi, 07 mai 2018. Ceci, à la faveur d’une conférence de presse conjointement animée par les Secrétaires généraux desdites confédérations syndicales. A en croire les Sg Noël Chadaré, Kassa Mampo, la suspension de cette motion de grève a été décidé lors d’une assemblée générale qui s’est déroulée simultanément dans les 12 départements du pays. Onze départements sur 12 se sont prononcés en faveur de l’abandon de la grève. Les Secrétaires généraux invitent donc leurs militants à reprendre le travail. Cependant, ils invitent le gouvernement à recourir à un dialogue sincère et fécond afin que les revendications des travailleurs connaissent une issue favorable. Les confédérations syndicales menacent de reprendre le flambeau de la lutte au cas où rien ne sera fait par les autorités béninoises pour leur donner gain de cause.

A.B

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Insalubrité inquiétante dans la capitale économique : Cotonou végète dans une souillure ostentatoire !

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Le gouvernement de la Rupture a-t-il renoncé à sa vision de faire de la ville de Cotonou, une ville attractive, moderne, un pôle d’attraction des investissements extérieurs, et un levier pour l’activité économique nationale ? En tout cas, un tour dans plusieurs quartiers de la vitrine du Bénin, la cité cosmopolite et vous vous rendez à l’évidence que Cotonou ne fait pas plaisir à voir. La capitale économique du Bénin mérite tout qualificatif sauf “attrayante“, “propre“ ou encore “belle“. Cotonou végète toujours dans l’insalubrité totale et ceci, visiblement, dans une indifférence stupéfiante des autorités préfectorale, communale, voire du gouvernement.

Si certains quartiers de Cotonou maintiennent toujours leur statut de localités d’immondices, d’autres, se situant pourtant en plein cœur de la ville ne sont point épargnés des tas d’ordures. Au quartier Sègbeya, à quelques mètres seulement de la pharmacie, une image déplorable capte l’attention. En plein carrefour, se trouvent entassées, des ordures ménagères notamment des sachets, nourritures pourries, objets en plastique usés, bouteilles, des amas de feuilles mortes, des monceaux de toiles cirées, des oripeaux puants de déments, etc. Cet espace réservé aux hommes en uniforme chargés de la régulation de la circulation prend malheureusement l’aspect scabreux d’un dépotoir sauvage. Qu’attend alors le “super préfet“, Modeste Toboula pour déloger les ordures de la ville de Cotonou comme il a su le faire avec zèle avec les occupants des espaces publics, déguerpis de force ?

Où est passé le préfet “révélé“ ? …

Si l’autorité préfectorale a chanté sur tous les toits, la nécessité de repositionner la ville de Cotonou dans le concert des villes les plus attrayantes de la sous-région, on s’attendait à ce que la flamme de salubrité soit maintenue. Des bulldozers qui ont servi à déloger les pauvres commerçants sans aucune mesure d’accompagnement seraient davantage utiles si l’autorité préfectorale les mettait à disposition pour la collecte des ordures. De Sègbeya à Saint Michel, dans les environs du marché, l’air n’est point respirable. Même sur moto ou dans le véhicule, c’est une odeur nauséabonde qui accueille les usagers. Ici, l’eau de ruissellement qui circule dans les canaux d’écoulement offre à l’odorat une émanation fétide. Encore plus loin à Fifadji, en plein cœur de Cotonou,précisément au niveau du pont de Zézoumè, tout végète dans une souillure ostentatoire. Sachets et sacs d’ordures le long des voies, eaux usées et restes de repas çà et là ; des chaussées ou trottoirs transformés en tas d’ordures, d’immondices. Des emballages de yaourt et entrailles de volailles, épluchures de légumes et fruits ruissellent un peu partout. Le tout dégageant une odeur nauséabonde. C’est tout un véritable bazar dans cette localité de la ville de Cotonou qui croule toujours sous le poids des ordures. Plusieurs autres quartiers de la capitale sont toujours dans l’insalubrité totale. Pendant ce temps, les initiatives de salubrité prises par l’autorité préfectorale sont désormais aux oubliettes. L’engagement semble déjà s’estomper ! De toute façon, cela fait désormais des mois qu’on ne voit plus le préfet “révélé“, Modeste Toboula avec sa traditionnelle campagne de salubrité, de nettoyage de la ville de Cotonou. La salubrité est mise en veilleuse à Cotonou. Que devient l’asphaltage qui concerne la réhabilitation et l’extension de la voirie urbaine, la gestion des déchets solides, et la mise en œuvre du Plan Directeur d’Assainissement ? La question reste toute posée. En attendant, Cotonou a toujours besoin de coups de balai !!!

Aziz BADAROU

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Direction des impôts : La promotion Ace 2014 crie à l'injustice

grogne

Ça murmure à la Direction des impôts. Ça grogne de jour en jour. Pour cause, les agents contractuels de l’Etat de la promotion 2014/Direction des impôts, sont sans aucun avantage depuis plus de trois ans. Pis, ils sont menacés de radiation dès qu'ils ont tendance à réclamer leurs droits. Pendant ce temps, il y a certains agents qui marchent tous les matins pour aller au boulot par faute de moyens. La promotion Ace 2014 de la Direction des impôts crie donc à l'injustice. Pour elle, les Ace 2014 des autres Ministères perçoivent régulièrement et normalement leurs avantages depuis leur recrutement. Face à cette maldonne, les ‘’infortunés’’ crient leur ras-le-bol. Désormais, ils se tournent vers leur Ministre de tutelle Romuald Wadagni. Ils sont, en effet, convaincus qu’il est le seul à pouvoir les faire sortir de l’impasse. Les Ace 2014 de la Direction des impôts lancent également un appel au Président de la République, Patrice Talon. Ce dernier est convié  à leur venir en aide pour qu’une solution soit trouvée à leur situation.

M.M

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Justice/Affaire Atao : L’Unamab dénonce une immixtion flagrante de l’Exécutif

justice

COMMUNIQUE

L’Union Nationale des Magistrats du Bénin (UNAMAB) s’est réunie en Assemblée Générale Extraordinaire ce jour vendredi 04 mai 2018. À l'occasion, l'un des points examinés est relatif aux propos du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et de la Législation, tenus sur Frissons Radio en marge de la présentation du compte rendu du conseil des ministres du mercredi 02 mai 2018, mettant en cause l'attitude du juge d instruction et du juge des libertés et de la détention relativement à l'exécution de mandat d'arrêt décerné contre l'honorable AtaoMouhamed. Après analyse, l’Assemblée Générale constate que ses déclarations constituent non seulement une interprétation inexacte des dispositions du code de procédure pénale mais également une atteinte grave à l'office du juge et à l'indépendance de la justice. Elle fustige avec gravité cette immixtion flagrante de l'exécutif dans la conduite de certaines affaires en cours. Cette attitude du Garde des Sceaux, dont le chef est le Président de la République, garant au demeurant de l'indépendance de la Justice et Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, vise à intimider voire terroriser les magistrats et partant caporaliser le pouvoir judiciaire. L'UNAMAB tient à rappeler au gouvernement notamment au Ministre de la Justice, le principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs qui constitue le socle de l'État de droit et de la démocratie. Il n'est pas des prérogatives de l'exécutif de juger encore moins livrer aux gémonies les actes des acteurs judiciaires. L’UNAMAB prend à témoin la communauté nationale et internationale de l'option de vassalisation du pouvoir judiciaire faite par le gouvernement.

Fait à Cotonou, le 04 Mai 2018.
Pour l'Assemblée Générale,
Le Président du BE/UNAMAB
Marc Robert DADAGLO

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Cstb, Cosi Bénin, Unstb : La tendance à la suspension de la grève

Emmanuel-Zounon

Les trois centrales et confédérations syndicales ont organisé vendredi, comme prévu, des Assemblées générales pour faire le point de la situation avec leurs bases.  Après près de 4 mois de débrayage dans le secteur de l'éducation, fallait.il poursuivre ou arrêter le mouvement ? À l'issue des discussions tenues dans tous les départements du pays,  la tendance est à la suspension. En effet ; sur les 12 départements, 11 sont favorables à la suspension contre 1 (le département du Mono)  qui veut que le cap soit maintenu. Les centrales et confédérations concernées vont se prononcer officiellement aujourd'hui après cette consultation de la base. Mais, on peut déjà imaginer, sauf cataclysme, le type de fumée qui sortira de la Bourse du travail ce jour lundi, notamment dans le rang du trio syndical.

Il faut rappeler que sur les 7centrales et confédérations qui ont déclenché conjointement le mouvement de grève en janvier dernier, 4 (Cgtb, Csa, Csub, Cspib,) ainsi que le Front des trois ordres de l'enseignement ont déjà levé leur motion. Il ne restait donc que l'Unstb, la Cosi et la Cstb. Avec cette suspension qui interviendra dans la journée, la reprise des cours qui était jusque-là timide, pourra être effective sur toute l’étendue du territoire national.

Le mot du Sg/Unstb

Camarades combattants de la liberté et de la dignité, je voudrais solennellement vous féliciter pour la ténacité et la détermination dont vous avez fait montre durant cette période de crise. Malgré les défections et les complots venus de toute part pour faire chanceler votre fougue, vous avez tenu bon et imposé le respect et l'admiration du peuple tout entier. Ces mouvements nous ont permis de comprendre deux choses:

1-    la base réaffirme qu'elle détient le pouvoir et peut passer outre les mots d'ordre de suspension lancés frauduleusement

2-    nous avons parmi nous des loups habillés en bergers dont le seul but est de mercantiliser l'espoir et la capacité de mobilisation du peuple travailleur.

Nous prendrons donc nos responsabilités pour séparer le bon grain de l'ivraie soyez en rassuré*. Je vous félicite également pour avoir répondu massivement aux AG convoquées par les trois centrales syndicales encore en lutte. Nous avons eu le retour de vos différentes décisions a l'issue de ces Ag et vous promettons de nous prononcer sur la suite à donner, le lundi 7 mai prochain à la Bourse du travail. Force foi et détermination doivent toujours vous caractériser. Merci pour tout et merci de garder la flamme du combat toujours allumée a travers le renforcement et la consolidation des coordinations départementales de luttes mises  en place. Demeurez en état d’alertes maxi camarades.

Le Sg Emmanuel Zounon

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Bénéficiaire du programme de Master Abe initiative 2015 de la JICA-Bénin : Ariel Kamoyedji parle de ses expériences au Japon

Ariel-Kamoyedji

Le Gouvernement du Japon, dans l’optique d’apporter un soutien aux jeunes qui ont le potentiel de contribuer au développement des industries en Afrique, a lancé le programme “African Business Education“ ou ABE initiative depuis 2015 au Bénin et prévu pour impacter 900 jeunes africains. Ariel Kamoyedji, jeune béninois a été bénéficiaire dudit programme de Master en 2015. Après avoir fait ses études au Bénin et titulaire d’un Bachelor en réseau informatique et télécommunications, il a poursuivi ses études au Japon. Deux ans et demi après, il nous parle de ses expériences au Pays du soleil levant. Lisez plutôt !

Bénéficiaire du programme de Master ABE initiative 2015 de la Jica-Bénin, vous venez de séjourner pendant deux ans et demi au Japon ou encore au «Pays du soleil levant ». Dites-nous pourquoi avoir choisi de postuler à ce programme et de poursuivre vos études au Japon plutôt que dans un autre pays ?

Cela fait un bout de temps que je m’intéresse au Japon en raison des opportunités qu’il offre étant donné que je suis informaticien. Nous savons que le Japon, c’est le pays de la technologie. Je suivais aussi de temps à autre, des cours de japonais. J’avais à l’esprit qu’un jour j’allais rejoindre le Japon pour y poursuivre mes études. Pour ce programme de la JICA, j’ai été informé par le biais d’un ami. J’ai tenté ma chance et j’ai été retenu.

La vie au Japon n’est pas forcément similaire à celle au Bénin. L’intégration dans la société japonaise, comment ça s’est passée ?

Pour ma part, elle n’a pas été très compliquée parce que les japonais sont des gens très sympathiques et simples. Si je parlais mieux japonais, je suis sûr que j’aurais été intégré encore plus facilement. Je n’ai pas été confronté au racisme ou à quelque attitude discriminatoire tout au long de mon séjour. Si tu es bon, on te dit que tu es bon. Donc, l’intégration a été très facile et la vie y a été paisible.

Parlez-nous à présent de votre séjour en terre japonaise notamment la ville qui vous a accueilli, les conditions de vie, la prise en charge… Vos impressions durant le séjour ?

J’ai séjourné dans la ville d’Ashikaga, une ville qui n’est pas très loin de la capitale Tokyo. C’est une ville très propice aux études. De plus, vu la façon dont on a été pris en charge, tout a été très bien organisé. Çà, c’est typique des japonais : l’organisation. A notre arrivée, tout a été mis à notre disposition pour que nous nous y sentions le plus à l’aise possible. On ne s’est même pas senti à l’étranger. L’université qui nous a accueillis également a vraiment fait le nécessaire pour nous faciliter la vie. En effet, elle a mis en place une section dédiée aux étudiants étrangers où il y a des gens qui parlent plusieurs langues. Ils nous ont vraiment aidés à chaque fois que nous les avons sollicités et je suis reconnaissant par rapport à cela. Mes impressions sont donc globalement très bonnes.

Vos impressions sur le Japon avant d’y aller et après en être revenu, ont-elles changé ?

On a tous autant qu’on est, des impressions sur un pays aussi particulier que le Japon, notamment des impressions de développement. Au Japon, le fait d’avoir vu et vécu les choses, vu les ponts construits, les autoroutes et autres, cela m’a profondément marqué et j’ai compris que quand on parle de développement, il y a des standards. Et les japonais travaillent vraiment beaucoup pour maintenir ces standards. Cela a renforcé ma conviction que le Japon, c’est vraiment un pays à part, un pays particulier et çà m’a aussi permis de vivre certaines réalités et de comprendre que ce n’est qu’en travaillant qu’on peut obtenir ce qu'on veut. Mes impressions sont donc demeurées les mêmes si non qu'elles ont été renforcées, je dirai.

Y a-t-il eu des aspects négatifs durant votre séjour ?

D’abord la barrière de la langue. Tant que vous n’apprenez pas la langue japonaise, ce sera difficile surtout dans les affaires car les japonais sont très attachés à leur langue. Ensuite au Japon, il y a une certaine tendance à l’individualisme. Bien sûr si vous avez besoin de quelque chose, ils vous aideront mais pas plus. C’est-à-dire que j’ai mes problèmes, je les garde pour moi et je m’en occupe au lieu d’aller me plaindre de cela à quelqu’un d’autre. Ici on a des amis avec qui on traine tout le temps et à qui on parle de nos problèmes.  Là-bas, ils ont horreur de çà. Je pense que c’est lié à leur culture, une question de pudeur sans doute.

Revenons alors à l’objet de votre séjour au Japon, dites-nous sur quoi a porté votre thème de recherche ?

Comme je l’ai dit, je suis ingénieur informaticien. Donc, j’ai travaillé sur un système basé sur le GPSet l'intelligence artificielle dont le but est de faciliter les échanges commerciaux en Afrique. Il s’agit, pour être plus précis,  d’une application Android qui sortira d’ici là.

De retour au bercail, quelles sont vos perspectives ?

J’ai toujours voulu mettre en place ma propre structure et d’ailleurs, j’avais déjà commencé avant de quitter et le séjour au Japon m’a permis de rencontrer des gens, d’autres africains qui ont aussi envie de mettre en place des entreprises pas nécessairement dans le domaine informatique. En effet, je ne me limite pas au domaine informatique. J’ai même rencontré des investisseurs qui veulent investir ici au Bénin mais qui cherchent des gens pour les orienter; ce sont des possibilités que je veux bien exploiter dans un partenariat gagnant-gagnant.

Et qu’est-ce qui vous a marqué positivement le plus au Japon ?

Je dirai que c’est la personnalité des japonais. J'ai fini par comprendre que lorsqu’on prendra ces mêmes japonais et qu’on les enverra travailler ici au Bénin, au bout de quinze ou vingt ans, le Bénin aura assurément fait un grand bond vers le développement. Le plus important, ce n’est pas ce qu’il y a dans un pays mais ceux qui y vivent. Les japonais aiment profondément leur pays; le pays passe avant tout pour eux. Quand ils veulent faire quelque chose, ils le font et ils sont très déterminés. Ils ont la chance d’avoir un pays où la plupart des gens ont des personnalités et des valeurs similaires. Quand on prend un seul japonais, il ne vaut pas grand-chosemais quand on prend tout le peuple japonais, ils font toutes ces merveilles que nous voyons. Ce sont des gens qui ne sont pas spécialement costauds et qui ne sont pas plus intelligents que nous; mais ils ont compris l'importance de l'unité et de l'organisation. J'ai pu voir de mes propres yeux au Japon que l'union fait la force. C’est une vraie leçon de vie…

Un message à l’endroit de ceux qui sont intéressés par les bourses et programmes de formation du Japon…

D’abord ce qui m’a intéressé au niveau des bourses japonaises, c’est que ce sont les japonais eux-mêmes qui font leur sélection, ce qui n’est pas le cas ailleurs. Pour ceux qui croient qu’ils ont les aptitudes nécessaires, ils peuvent venir directement postuler, il n’y aura pas de problèmes. Il faut noter qu’il s’agit également d’une question d’endurance; ces bourses, c’est des trucs qui vous pompent, c’est un processus qui est très long et il faut être très déterminé. Si au moins 10% des béninois avaient déjà visité le Japon, le Bénin aurait décollé autrement déjà. J’aurais donc souhaité qu’il y ait plus de béninois au japon. Il faut noter qu'il y a à peine soixante dix béninois dans tout le Japon.

Pour plus d’informations sur : Le programme ABE Initiative

http://www.education-japan.org/africa/Les bourses d’études et de recherche du Gouvernement du Japon http://www.bj.emb-japan.go.jp/education.html

Propos recueillis par Aziz BADAROU

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