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Société

2ème session ordinaire du CDCC du Borgou : Les maires du Borgou sensibilisés sur le RAVIP

decentralisation

Les maires des différentes communes du Borgou de même que leurs adjoints ont été sensibilisés sur le Recensement Administratif à Vocation d'Identification des Populations (RAVIP). C’était le vendredi dernier, à l’occasion de la deuxième session ordinaire du Conseil Départemental de Concertation et de Coordination (CDCC) du Borgou, une session présidée par le préfet  Djibril Mama Cissé. Jean Aholou, président du comité technique de pilotage du RAVIP a expliqué aux membres du CDCC, le processus et les avantages de la mise en œuvre du RAVIP, qui est un véritable instrument de planification du développement qui va simplifier la vie aux populations béninoises. Il a sollicité l’accompagnement des élus communaux dans la sensibilisation des populations à la base.  Les autres points qui ont été débattus au cours de cette session sont relatifs : au point de la rentrée scolaire 2017-2018; la situation des écoliers sans actes de naissance et ceux victimes de mariage précoce; échanges sur les difficultés liées au recouvrement des taxes de développement local dans les communes du Borgou; les conflits de limites territoriales entre les communes : approches de solutions pour une cohabitation pacifique et les préoccupations diverses.

Albérique HOUNDJO (Br/Borgou – Alibori)

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Forum Afrique grenier du monde (Fagem 2017) : Révolutionner l’agro-industrie par des solutions digitales

Fagem-2017

Le Forum Afrique grenier du monde (Fagem) se tiendra le 31 octobre 2017 à Azalai hôtel de Cotonou. Initié par le Think Tank Afrique grenier du monde en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin, le présent forum permettra d’échanger sur les bonnes pratiques en matière d’innovation digitale entre décideurs de haut niveau pour une véritable promotion de l’agro-industrie au Bénin. Face à la presse hier, lundi, 16 octobre 2017, l’initiatrice a appelé à une forte mobilisation autour de l’évènement.

Perçu comme le carrefour de l’innovation agro-digitale africaine au service d’une Afrique qui se nourrit et qui aspire à nourrir le monde, le Forum Afrique grenier du monde (Fagem 2017) se veut être un instrument de référence du secteur privé pour la transformation digitale de l’agro-industrie. Ceci, dans l’optique d’impulser une véritable dynamique favorable à l’investissement sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole. En témoigne d’ailleurs le thème du Forume « l’innovation digitale au service de l’agro-industrie ». Il s’agira donc, à travers le Fagem, de promouvoir l’agro-industrie avec des solutions agro-industries et renforcer les partenariats publics-privés pour l’adoption de mesures structurelles favorables à la transformation digitale des entreprises agro-industrielles. « L’objectif sera aussi de promouvoir les mécanismes de financement innovants, y compris digitaux, comme instruments majeurs pour le défi agro-industriel face à la frilosité du secteur bancaire traditionnel qui ne répond qu’à 3% des besoins du secteur en terme de financement ; favoriser l’investissement agro-digital grâce à l’innovation, à la formation et à l’implication cruciale des femmes et des jeunes, échanger sur les bonnes pratiques entre décideurs de haut niveau » a clarifié Charlotte Libog, fondatrice du Think Tank Afrique grenier du monde. A l’en croire, la politique, la finance, le numérique, l’autonomisation des femmes et l’emploi des jeunes font partie des leviers majeurs à activer pour une réelle promotion de l’Agrobusiness. Quant au secrétaire général de l’institution consulaire, Yao Tossavi a déploré le fait que malgré ses potentialités agricoles, l’Afrique consacre plus de 35 milliards de dollars à l’importation d’aliments par an. Une charge qui empêche la stabilité macroéconomique et fiscale des pays africains. « Or, en réalité, l’Afrique n’a pas besoin de ces importations alimentaires, elle a tellement de potentialités agricoles, des terres disponibles. Elle détient même 65% des terres arables non exploitées du monde. C’est l’Afrique qui devrait nourrir le monde, pas l’inverse » a-t-il martelé. Un appel est donc lancé en vue d’une forte mobilisation des acteurs du secteur agricole autour du Fagem 2017.

Aziz BADAROU

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Le maire de Pèrèrè, Mariétou Tamba au sujet de la motion de destitutin : « Cela n’a pas de sens, les accusations ne sont pas fondées »

Marietou-Tamba

Le vent de destitution des maires qui souffle sur le Bénin depuis l’avènement de la Rupture semble gagner la commune de Pèrèrè dans le département du Borgou. La crise de confiance s’étant installée, neuf conseillers frondeurs ont déposé une motion de destitution ce lundi, 16 octobre 2017 pour exiger la convocation d’une séance pour le vote de défiance. L’une des deux femmes-maires au Bénin est sur la braise, selon certains. Mais le maire de Pèrèrè, MariétouTamba balaie du revers de la main, les accusations et clarifie. En effet, les conseillers frondeurs reprochent au maire de ne pas résider dans la commune de Pèrèrè depuis son installation en juillet 2015 tout en percevant illégalement des primes et indemnités y afférents. Ce qui n’est pas fondé d’après MariétouTamba, l’autorité communale. « J’ai accouché et je suis en congé de maternité. Et c’est ce matin (lundi matin) que j’ai pris connaissance de la motion. Tout ce qui y a été formulé comme reproches ne sont pas fondées. Cela n’a même pas de sens » a-t-elle confié à votre journal. Selon ses dires, ce sont obligations de maternité qui l’ont un peu éloigné de sa commune. Mais cela ne l’a pas éloigné de ses administrés et des réalités qu’ils vivent. Les conseillers signataires de la motion accusent également le maire de se réfugier derrière une gestion hasardeuse, solitaire et opaque des affaires communales. Ici encore, la première autorité de Pèrèrè ne comprend pas l’origine de la reproche et estime que cela est insensé. Le comble est que ces derniers ont reconnu que les assises du Conseil communal se tiennent conformément aux lois sur la décentralisation. Ce qui suppose donc que le Conseil a l’opportunité de se prononcer sur la gestion des affaires communales et d’y participer. C’est alors une aberration de traiter un Conseil communal auquel on appartient d’un Conseil sans boussole. Des accusations relatives à des décisions prises unilatéralement à celles liées au bradage des parcelles loties dans la ville de Pèrèrè, l’autorité communale, Mariétou Tamba ne semble pas surprise de cette machination visant simplement à lui chiper son fauteuil. « Depuis que j’ai été élue, il y a un groupe de cinq conseillers qui étaient contre moi. Donc c’est parmi eux que tout est parti » a tenté de justifier la femme-maire. Bien que l’hypothèse d’une main invisible manipulatrice ne soit pas à écarter, il convient de se demander si l’une des rares femmes ayant réussi à se faire élire maire dans le septentrion n’est pas victime de l’approche genre. « Ce n’est pas facile et il faut avoir le courage pour s’engager en politique. Parce qu’en politique beaucoup de choses se disent. Il y a surtout des choses qui n’existent mais qu’on propage dans l’opinion ne serait-ce que pour diffamer et dénigrer » avait-elle déjà déclaré dans un récent entretien accordé à votre journal. De toute façon, elle se dit sereine et déterminée à toujours œuvrer pour le mieux-vivre et le bien-être de ses administrés. Ce n’est que le début du feuilleton à Pèrèrè. Affaire à suivre donc !!!

Aziz BADAROU

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Gouvernance sous la Rupture : Ebullition sur plusieurs fronts

contestations

Çà grogne dans tous les secteurs et les menaces de paralysie ou de mouvement d’humeur deviennent de plus en plus persistantes. Le dialogue social en berne, les partenaires sociaux recourent à la grève pour se faire entendre et obtenir gain de cause. De la justice à la santé sans oublier le secteur de l’enseignement et autres domaines, des bruits de bottes se font entendre. Est-ce un signe d’abandon du gouvernement de la Rupture ou une volonté d’entretenir un faux dialogue social ?

Hier, lundi 16 octobre 2017, les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales sont montés au créneau pour dénoncer les dérives de la gouvernance du régime Talon. Vendredi dernier, c’est par un géant meeting à la Bourse du travail que les forces syndicales, de l’opposition, des victimes de la politique de licenciement abusif et de déguerpissement sauvage ont exprimé leur mécontentement et dénoncé une mauvaise gestion au sommet de l’Etat. Si les agents de santé ont déclenché un mouvement de paralysie de 72heures depuis le 30 août 2017 pour s’opposer aux réformes engagées dans le secteur, les travailleurs du secteur de la justice annonce une grève dès demain, mercredi 18 octobre 2017. Pendant ce temps, les forestiers restent toujours menaçants suite à la mise aux arrêts de rigueur de façon arbitraire de leur responsable syndical, Patrice Trèpko. Le basculement de l’ancien ministre de la défense, Candide Azannai dans l’opposition ne fait point l’affaire du régime Talon.

L’administration judiciaire paralysée dès demain…

Le ton est désormais à la révolte dans le rang des travailleurs du secteur de la justice. Réunis au sein du Syntrajab, du Syntra-Justice, du Syngojub, de l’Unogec, du Snape-Justice et de l’Unp-Justice, ces derniers ont décidé d’un arrêt collectif de travail de 48 heures du mercredi 18 au jeudi, 19 octobre 2017 à 00 heures. Ceci, pour dénoncer le mutisme du Garde des sceaux face à leurs  légitimes revendications restées sans suite malgré les multiples démarches de négociation entreprises pour obtenir gain de cause avant la rentrée judiciaire 2017-2018.

Au total, 29 points de revendication sont inscrits dans la motion de grève des syndicats de la Justice. Il s’agit entre autres de l’abrogation pure et simple du décret n° 2017-388 du 4 août 2017 ; de l’arrêté n° 2017-074 du 11 septembre 2017 ; de la reprise des nominations conformément aux textes en vigueur, la prise d’une note de service organisant la mutation des personnels des services judiciaires et administratives, la signature de l’arrêté interministériel portant prime de vacances au profit des personnels des corps des services judiciaires et ceux administratifs officiant dans les juridictions, l’abandon définitif du processus de délocalisation d’une partie du ministère de la justice et de la législation à Porto-Novo et la construction d’un siège unique pour le ministère ; l’organisation des concours professionnels au profit des personnels des services judiciaires, administratifs communs et des greffiers.
              
Santé : la grève se poursuit avec la menace de durcissement de ton…

La paralysie des hôpitaux se poursuit sur toute l’étendue du territoire national. Le mouvement de paralysie des formations sanitaires déclenché par le Collectif des syndicats de santé depuis le 30 Août 2017 est encore loin de connaitre son épilogue. Et ceci, en raison de l’absence d’un dialogue franc entre les agents de santé et le gouvernement, selon le porte-parole du Collectif, Adolphe Houssou. D’une grève d’avertissement de 48heures à un durcissement de ton avec la grève de 72heures avec service minimum et par tacite reconduction, les hôpitaux sont toujours paralysés. Et il n’est point question de fléchir sans avoir satisfaction de leurs revendications, a confié le porte-parole du Collectif des syndicats de la santé et secrétaire général de l’Intersyndicale des ressources humaines en santé (Irhs), Adolphe Houssou.  Faut-il le rappeler, ces derniers désapprouvent le rapport de la Commission technique des réformes dans le secteur sanitaire. Après la prise des décrets autorisant, la mise en œuvre desdites réformes, les responsables syndicaux du secteur de la santé ont estimé avoir été victimes d’un marché de dupe et s’opposent à la politique de privatisation des hôpitaux. D’un autre côté, ces manifestants exigent la mise sur pied d’un comité regroupant les représentants des acteurs sociaux et les différents corps en vue d’étudier à fond le rapport de la commission des réformes et faire des propositions subséquentes. Très remontés contre le gouvernement, ces travailleurs menacent de durcir le ton à nouveau et de passer à 72heures de grève sans service minimum dans les hôpitaux.

Des enseignants en grève jeudi et vendredi prochain…

Les activités académiques seront perturbées dans les collèges et lycées du Bénin par un mouvement de grève de 48 heures à compter du jeudi, 19 octobre 2017. Les enseignants, réunis au sein de huit fédérations de syndicats à savoir la Cset, la Fesen-Cstb, la Fenasyet, la Feset, l’Uset, la Fetren-Unsit et la Fe-Cntt, brandissent la menace de grève pour contraindre le gouvernement à revoir à la hausse la Pife à hauteur de 50% du salaire comme l'indique le statut général de la fonction publique. Ils exigent également le règlement du problème des cotisations à la Cnss, l'organisation d'un concours uniquement pour recruter les enseignants vacataires du primaire et du secondaire (avec diplômes requis Cap 1er degré ou Bac pour le primaire, licence, CAP CEG pour le 1er cycle et maîtrise ou master pour le second cycle). Les syndicats demandent également la subvention des enseignants du confessionnel et l'adoption du statut particulier amendé.

Les forestiers menacent également…

Les agents forestiers, réunis au sein de leurs syndicats à savoir le Synforb et le Syna-Efc avec le soutien des syndicats du ministère du Cadre de vie et du développement et de celui de toutes les centrales et confédérations syndicales exigent la libération inconditionnelle du Camarade Trékpo Patrice prisonnier d’opinion, illégalement mis aux arrêts de rigueur et gardé dans les locaux de l’Etat-major et mettent en garde leur hiérarchie contre toutes tentatives d’intimidation ou de prise de mesures coercitives contre les militants. Tout en dénonçant la procédure de mise aux arrêts du capitaine Trékpo Patrice dans les locaux de l’Etat-major depuis le 05 septembre 2017 au lendemain de son intervention sur Golfe Tv en sa qualité de Sg du Syndicat national des agents des eaux, forêts et chasse (Syna-Efc), les forestiers menacent de recourir à la grève et autres mouvements d’humeur.

Le courroux des forces syndicales, de l’opposition et déçus du régime Talon…

Ils étaient nombreux à répondre au meeting Front pour le sursaut patriotique vendredi dernier à la Bourse du travail de Cotonou. Elus du peuple, syndicats et autres forces vives de la nation ont dénoncé la gouvernance du Chef de l’Etat Patrice Talon et ont exigé par la même occasion, la tenue des états généraux en vue d’un gouvernement patriotique et de probité. Une vingtaine de députés dont Simplice Dossou Codjo, Yaya Garba, Valentin Djènontin, Idrissou Bako, Atao Hinnouho et autres, des responsables syndicaux anciens comme nouveaux , hommes et femmes de toutes conditions sociales, ont tenu à exprimer leur désarroi face  à « l’aggravation de la misère et un horizon assombri pour les travailleurs et le peuple ». La situation est  grave, très grave, s’est alarmé Jean Kokou Zounon. « Quand le pouvoir déraisonne, le peuple l’emprisonne », a clamé Laurent Mètognon de la Fésyntra Finance face à ce tableau sombre. Eugène Azatassou des Fcbe, lui dénonce la ruse et la rage du gouvernement aggravées par l’humiliation du Bénin au plan international : « Ils ont déchiré la conférence nationale », se désole-t-il. Pour sa part, Gilbert Kouéssi,  du Parti communiste du Bénin, appelle le peuple à la mobilisation face aux dérives du pouvoir. L’heure est très grave s’est inquiété Léonce Houngbaji, du Parti de la libération du peuple, pour qui Talon est venu détruire l’économie du pays. Voilà qui annonce des heures chaudes pour le gouvernement de la Rupture. Une marche des six centrales syndicales est projetée pour vendredi prochain.

Aziz BADAROU

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Après de longs mois de crise au Syntra-CAA : Isdeen Idrissou élu Sg à l’unanimité

Isdeen-Idrissou

(Les capacités de médiation d’Anselme Amoussou donnent de la grandeur à la Csa-Bénin)
Le soleil de l’union, de la paix et de la renaissance luit enfin au sein du Syndicat des travailleurs de la Caisse autonome d’amortissement (Syntra-Caa). Et ceci, après plus de vingt (20) mois de crise. Grâce à la médiation conduite par le secrétaire général de la Csa-Bénin, Anselme Amoussou, les protagonistes ont accepté remettre leur mandat en jeu. Ainsi, à la faveur d’un Congrès extraordinaire ce vendredi, 13 octobre 2017, Isdeen Idrissou a été élu secrétaire général du Syntra-Caa à l’unanimité.

C’est par un score retentissant de 68 voix sur 68 votants soit 100% de suffrages exprimés que le jeune responsable syndical, Isdeen Idrissou a été porté à la tête du Syndicat des travailleurs de la Caisse autonome d’amortissement (Syntra-Caa). Et la forte mobilisation du personnel autour du Congrès extraordinaire présage simplement la fin d’une crise qui a assez duré et qui n’a guère favorisé les partenaires sociaux de la structure. D’ailleurs le thème du Congrès extraordinaire en dit long. « Ensemble, marchons vers l’avenir », c’est le thème évocateur qui semble sonner déjà la fin de la guéguerre. Pour le Président du comité d’organisation et du comité de relecture des textes, Yavoedji Robert, il s’agit d’un moment historique dans la vie de l’organisation syndicale en ce sens que le présent Congrès marque définitivement la fin de la crise. A l’en croire, les deux protagonistes à savoir Edouard Adégokè et Isdeen Idrissou ont démontré leur maturité et leur engagement à œuvrer à un climat apaisé en acceptant remettre en jeu leur mandat malgré les décisions de justice rendues dans ce dossier et autres. « Ce sont des gens mûrs et la Csa-Bénin  est une confédération de référence » a-t-il martelé  pour retracer l’humilité dont ont fait preuve les deux camps durant la médiation conduite par le bureau confédéral de la Csa-Bénin, confédération à laquelle est affiliée le syntra-Caa. Quant au représentant de l’Amicale des retraités de la Caa, Benjamin Comlanvi, il s’est réjoui de voir enfin le vent de la renaissance souffler sur l’organisation syndicale dont la création remonte au 18 octobre 1975. En actualisant conséquemment les textes de l’organisation, les travailleurs ont compris la nécessité de renaitre sur de nouvelles bases afin d’éviter que de pareilles situations se reproduisent à l’avenir. Bien que l’Amicale ait fait une analyse objective pour déterminer l’origine et les raisons de la persistance de la crise, elle s’est refusée de donner sa position pour des raisons diverses. Cependant, il a invité les travailleurs à fonder leurs choix sur la connaissance du postulant, sa compétence, la confiance et sa capacité d’écoute des mandants. Il a, par ailleurs, salué les efforts fructueux de réconciliation du Sg/Csa-Bénin, Anselme Amoussou et de l’ex Sg Dieudonné Lokossou. « Vous ne pouvez plus reculer. Avancez, avancez, avancez, votre avenir est dans vos mains » a-t-il lancé.

Un nouveau départ au sein du Syndicat

Présent à la cérémonie d’ouverture du Congrès Extraordinaire, le Directeur général par intérim de la Caisse autonome d’amortissement, Yankalla Ismael a invité les travailleurs à œuvrer de sorte à aplaner toutes les divergences afin de regarder ensemble l’avenir dans un élan solidaire. Il a également rassuré que la Direction générale accordera une attention particulière aux résolutions dudit congrès avant de réitérer l’engagement de toujours prendre en compte les aspirations des partenaires sociaux. Même son de cloche du côté du représentant du Ministre de l’économie et des finances, Taba Kassim qui salue la capacité du syndicat à transcender ses divergences pour se projeter dans un avenir meilleur. Pour lui, au regard du rôle stratégique que joue la Caa dans l’économie nationale, il requiert qu’un climat social apaisé règne au sein des travailleurs. « Les ailes empêchent un syndicat de mieux défendre les intérêts des travailleurs…tout ce que nous avons fait, nous l’avons fait dans l’intérêt général. Nous avons résisté à tout dans la gestion de cette crise. Nous disons toute notre admiration pour la tenue de ce congrès » a déclaré Anselme Amoussou, Sg/Csa-Bénin. A l’en croire, il fallait concilier à tout prix. « Que d’occasions gâchées pour engranger d’acquis. Pourquoi oublier l’essentiel qu’est de défendre les travailleurs pour se fourvoyer dans une guéguerre sans fin ? Le syndicalisme stérile doit céder place au syndicalisme d’anticipation », a-t-il poursuivi avant de lancer « plus jamais ça à la Caa ». Les capacités de médiations du Sg Anselme Amoussou ont été d’ailleurs reconnues et saluées par tous. Au terme des travaux du Congrès, un bureau de treize (13) membres a été élu avec à sa tête, Isdeen Idrissou. Le Syntra-Caa renait donc de ses cendres.


Aziz BADAROU

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Consommation des produits made in Bénin : Zoom agro interpelle les dirigeants

agriculture

(Il apporte son soutien à Joachim Saïzonou)
La répétition est pédagogique dit-on. Le fait a été de tout temps  fustigé et l'espoir que les sourds finissent par entendre anime toujours les esprits. Surtout que nous sommes à l'ère d'un ”Bénin qui doit se révéler”. En effet, 57 ans après son indépendance, on s'étonne que la balance commerciale de celui-ci reste en permanence déficitaire. Et l'une des principales causes de cette maldonne reste l'importation massive des denrées pourtant produites ici et dont les qualités sont avérées. Tenez, depuis plus de 10 ans, le riz a cessé d'être une urgence. Nos braves paysans en produisent de façon continue et mieux, ils sont en mesure de constituer des réserves exportables. Aussi, les produits carnés dont par exemple les poulets, sont maîtrisés par des éleveurs qui estiment qu'ils peuvent, si les conditions sont réunies, dégager des surplus également exportables. D'autres exemples sont patents.  On peut donc, dans ce contexte, comprendre les membres du forum "Bénin infos agri" qui ont décidé de  lancer une pétition. Pour eux, le laisser-aller des différents gouvernements qui, au lieu de trouver une thérapie afin de changer la donne,  continuent d'encourager l'importation de ces produits pourtant fabriqués au Bénin laisse à désirer. Le but de cette action, aux dires de Joachim Saïzonou, son initiateur, est, à défaut d'obtenir l'interdiction pure et simple de l'importation des produits concernés, de faire en sorte que l'argent du contribuable béninois n'achète plus des produits qui concurrencent la production locale. Zoom agro, annuaire spécialisé en agro-marketing, interpelle à cet effet le gouvernement et invite la population à signer ladite pétition.

Ci-dessous, le lien de la pétition:

https://www.change.org/p/assembl%C3%A9e-nationale-priorit%C3%A9-aux-produits-du-benin

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Commune d’Akpro-Missérété : Le culte Oro interdit jusqu’à nouvel ordre

Michel-Bahoun

À la dernière session ordinaire du conseil communal d’Akpro-Missérété tenue les 27 et 28 septembre 2017, il a été décidé de l’interdiction jusqu’à nouvel ordre du culte Oro sur le territoire de la commune d’Akpro-Missérété. Cette décision fait suite aux violences et rançonnements, brefs les mauvais comportements des adeptes lors de la dernière fête du culte Oro. Ceci a déjà valu la prison à 7 personnes et 5 sont encore recherchées par la justice. Ainsi, afin de permettre de mieux comprendre la décision pour bien la rapporter, le Maire de la commune d’Akpro-Missérété Michel Bahoun a tenu, mercredi 11 octobre 2017, une séance avec les différents dignitaires du culte Oro appelé «Adjanan» de sa commune à la Maison des jeunes.

Cette décision de suspension a été prise par le conseil communal et mise en exécution par arrêté du maire de la commune Michel Bahoun. La raison profonde de cette suspension se trouve dans les actes de violence posés dans la commune surtout dans l’arrondissement de Katagon. « La dernière fête du culte Oro qui s’est déroulée à Akpro-Missérété a été une fête de règlement de comptes politiques », dénonce le maire Michel Bahou. Il en veut pour preuve le comportement d’un groupe d’adeptes qui s’est rendu au domicile du chef de village de Tchian pour réclamer sa tête pour aller construire une forêt sacrée.

Ces adeptes ont essayé de porter atteinte à la vie de certains citoyens de la commune par leur conception barbare de la fête de leur divinité. Comme exemple, l’autorité communale évoque le cas d’une femme en travail très avancé qui se rendait dans une maternité pour accoucher mais qui s’est vue bloquer le passage pendant plus de deux heures d’horloge en dépit de ses supplications et douleurs. Elle n’a été autorisée à poursuivre son trajet qu’après l’intervention des éléments de la gendarmerie.

L’autre cas de de violence mentionné est celui d’un pasteur qui a été bastonné chez lui. Aussi, des femmes d’autrui ont-elles été kidnappées et obligées de quitter leur foyer parce qu’accusées d’avoir commis l’adultère.

Fort de tout cela, le conseil communal d’Akpro-Missérété a décidé de l’interdiction des cérémonies du culte Oro jusqu’à nouvel ordre.
Il est à noter que le président du culte vodoun, Akplogan de la commune d’Akpro-Missérété était aussi de la partie.

Kola Paqui

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Journée internationale de la jeune fille : Angelique Kidjo furieuse contre les pratiques de mariages précoces

Angelique-Kidjo

A l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la jeune fille ce mercredi 11 octobre 2017, l’ambassadrice volontaire de l’Unicef Angélique Kidjo s’est rendue à So-Ava, dans le département de l’Atlantique. Accompagnée des représentants de l’Unicef au Bénin, elle a apporté son soutien aux filles victimes de mariage forcé et précoce dans cette localité. L’artiste béninoise, Angélique Kidjo a rendu visite aux responsables du centre de promotion sociale (Cps), de So-Ava, pour exprimer son soutien aux enfants victimes de harcèlement sexuel. Elle s’est entretenue avec quelques filles victimes du viol, du mariage forcé et précoce. 26 cas de mariages forcés et 12 cas de viol en 2016, et pour le premier semestre 2017, déjà 27 unions forcées et 9 viols. Telles sont les statistiques fournies, ce mercredi 11 octobre à l’hôtel de ville de la commune par Flora Hounkpè, chef centre de promotion sociale de Sô-Ava. Elle nuance que ces chiffres n’incluent nullement ceux couverts par le mur du silence. L’ambassadrice de l’Unicef a déploré ce phénomène qui menace dangereusement l’avenir des enfants. « Mais c’est quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce qui fait que certains hommes de ce pays ne peuvent trouver leurs plaisirs qu’en abusant des petites filles ? Ça ne nous fait pas honneur>>, se désole l’ambassadrice qui invite les responsables des centres sociaux à dénoncer publiquement ces mauvaises pratiques et la justice à sanctionner convenablement les auteurs. « Des traditions qui font du mal à nos enfants, mettons-les de côté et avançons, le monde évolue », a-t-elle précisé. Géneviève Kakessou, représentante des filles a remercié le gouvernement, l’Unicef et l’Artiste, pour les efforts consentis dans la lutte contre le mariage des enfants.  « Nous sommes certaines et convaincues qu’à partir d’aujourd’hui, nous nous engageons à vos côtés pour dire non aux violences faites aux filles, non aux grossesses précoces et aux mariages forcés>>, a-t-elle assuré.

A.B

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Exécution du Mca-Bénin II : Les opportunités d’affaires présentées au public

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Les opérateurs économiques ont pu s’imprégner des opportunités d’affaires offertes par le 2ème compact du Millennium challenge account-Bénin (Mca-Bénin II).  Ils ont pris part à une rencontre initiée par ledit programme le jeudi 12 octobre 2017 à Cotonou.

Mca-Bénin II  s’ouvre au monde des affaires. Des dirigeants d’entreprise et plusieurs Conseillers économiques des représentations diplomatiques ont découvert les grandes composantes du vaste programme axé sur le développement de l’énergie électrique sous la supervision du Directeur Résident du Millennium challenge corporation (Mcc), Christopher Broughton et le Coordonnateur national du Mca-Bénin II, Gabriel Dégbègni. Il a en effet été rappelé  aux participants que l’accord de don  portant  sur le financement du 2ème programme du Mca-Bénin est entré en vigueur depuis le 22 juin  2017. Son objectif, a souligné, Gabriel Dégbégni, est de stimuler l’investissement dans la production. Le programme établi sur cinq (05) ans permettra de renforcer le sous-secteur de l’énergie électrique et  de créer les conditions favorables pour assurer l’autonomie du Bénin en énergie. Mca-Bénin II est fait de 375 millions de dollars Us représentant le don du gouvernement américain et de 28 millions de dollars Us, la contribution de l’Etat béninois. Ce qui fait au total 403 millions de dollars Us. Le programme énergétique du Bénin, ont souligné les responsables de Mca-Bénin II, comprend quatre projets : Réformes des politiques et renforcement institutionnel, production d’électricité, distribution d’électricité et l’accès à l’électricité hors réseau. Au cours des prochains mois, Mca-Bénin II s’évertuera entre autres à auditer des unités énergétiques, à  construire des centrales solaires, un centre de téléconduite, de mini-réseaux électriques utilisant les énergies renouvelables et à renforcer le réseau de distribution (Cotonou-Porto-Novo et régions). Hier, les acteurs du secteur privé ont pu comprendre qu’il faudra minimiser les risques de pollution de l’environnement dans l’élaboration de leurs offres. Ils doivent par ailleurs intégrer le genre  dans l’organisation de leurs structures pour maximiser leurs chances. « L’exercice d’aujourd’hui (ce jeudi, Ndlr), nous permet de partager avec le secteur privé des opportunités afin de les aider  à s’organiser  en conséquence pour postuler  aux offres soit seul, soit en s’associant  avec d’autres structures compétentes », a déclaré le Directeur de passations des marchés de Mca-Bénin II, Macaire Agassounon. A l’entendre, les opportunités d’affaires ou avis de passation de marché sont publiés tous les six (06) mois  sur le site du programme. Les appels d’offres qui sont ouverts, a-t-il martelé, aux entreprises locales mais aussi aux structures étrangères compétentes, sont conduits en toute transparence. « Il n’y aura pas de favoritisme dans la sélection des entreprises», a rassuré Macaire Agassounon.    

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Opération don de sang à l’Ants Ouémé-Plateau : Des clubs Lions s’associent pour sauver des vies

Lions-Club

Membres du Lions club international, des clubs Lions dont Porto-Novo Cailcédrat, Cotonou Orchidée et Porto-Novo Fontaine se sont associés pour une opération don de sang à l’Agence nationale de transfusion sanguine (Ants), section Ouémé/Plateau. Cette activité qui a eu lieu jeudi 12 octobre 2017, entre dans le cadre du Mois du service lions, organisé dans la droite ligne de la Journée  du service lions,  le 8 octobre de chaque année. Et en se déplaçant au lieu indiqué, sis juste en face du siège de la Croix Rouge à Djassin (Porto-Novo), les lions ne sont pas allés les mains vides. Au-delà des poches de sang qui seront issues de cette action, ils ont aussi fait don d’un pack de boissons gazeuses (sucreries), de coton, de bidons de désinfectants (eau de javel), bref le matériel nécessaire pour un bon prélèvement. « (…) nous faisons des œuvres. Spécialement quand on parle du service Lions, c’est le Lions même qui se donne. Pour les autres œuvres, nous allons  vers des donateurs, des sponsors, nous recueillons des dons pour en donner aux populations démunies, à ceux qui sont dans le besoin. (…) Le don de sang rentre dans le cadre du service Lions. La journée du service Lions c’est le 8 octobre. Quand on doit le faire pour rester dans le délai, il faut le faire maximum 10 jours à partir de la date fixée (…) Pour nous Lions, on ne peut pas être heureux seul. On ne peut pas voir des gens en train de mourir parce qu’ils meurent du manque de sang… », a insisté la présidente Lions club Cotonou Orchidée, Flora Kiki, expliquant le bien-fondé de l’action. Pour Jean AdandéTokpessi, président Lions club Porto-Novo Cailcédrat,  l’importance du sang dans la vie n’est plus à démontrer. C’est pourquoi il a tenu à saluer l’équipe de l’Ants qui s’est mobilisée pour la réussite de l’opération en dépit de la grève sans service minimum en cours dans les centres de santé publics. Il s’est aussi réjoui de la promptitude avec laquelle les lions ont répondu présents à cette action sociale.

« La récompense est derrière le service et tous les services ne sont pas numéraires. Ce que nous sommes en train de faire c’est avec le cœur et je crois que ça vous servira », a lancé M. Tokpessi qui ajoute ensuite : « prenez ces petits cadeaux là. On a vu que le vrai centre (sis dans l’enceinte de la Croix Rouge Ndlr) est en chantier. Nous allons nous concerter pour voir quel serait notre apport ». Devant ce geste de générosité, le médecin transfusionniste et chef antenne Ouémé-Plateau de l’Ants, s’est confondue en remerciements. « Cela nous apporte de l’aide pour la prise en charge de nos donneurs », a applaudi Odile Ahognissè. Et, c’est à juste titre quand on sait qu’elle a vécu une triste histoire liée au sang.« Je vous donne un exemple. J'avais une dame qui avait deux enfants et c’est par manque de sang du groupe A qu’elle a perdu ses deux enfants (...) L’ainé avait 5 ans et la petite, 3 », a-t-elle conté avant de reconnaître qu’il y a un travail de  sensibilisation et de mobilisation de la population à faire « parce que beaucoup ne comprennent pas qu’il faut apprêter le sang (…) Quand ça manque, le temps qu’on aille chercher pour mettre à la disposition du patient, on perd beaucoup de patients… ». Madame Ahognissè a enfin plaidé pour la pérennisation de l’opération. « Je crois que dans les années à venir, on fera mieux », a rassuré Bilikissou Johnson Salami, présidente Lions club Porto-Novo Fontaine.

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