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Société

Conflit territorial entre Porto-Novo et Akpro-Missérété : Le préfet Joachim Akpity siffle la fin

Emmanuel-Zossou-et-Michel-Bahoun

Mardi 14 février 2017, le préfet du département de l’Ouémé Joachim Akpity, après avoir écouté les différents protagonistes animateurs du conflit territorial, a fini par trancher en ramenant la paix au sein des populations des communes de Porto-Novo et celle d'Akpro-Missérété.

En effet, le maire de Porto-Novo,  Emmanuel  Zossou et son homologue d’Akpro-Missérété, Michel Bahoun entretiennent un différend sur le dossier concernant  les limites de leurs communes. Les deux autorités disputaient une partie du territoire du quartier Danto, la localité de « Danto Les palmiers ». Cette localité partage la même frontière avec le quartier Akonaboè situé dans le cinquième arrondissement de Porto-Novo. Cette portion de terre fait l’objet de litige entre les mairies de Porto-Novo et d’Akpro-Missérété. La tension est montée d’un cran, mercredi 7 février dernier. Tout est partie de l’opération d’adressage des maisons entreprise par la mairie de Porto-Novo. La commune d’Akpro-Missérété a réagi parceque voyant plusieurs maisons de son territoire passées dans le giron de la commune de Porto-Novo. N’eut été la présence des forces de l’ordre sur le terrain, les deux populations allaient en venir aux mains.

Mardi dernier, le préfet Joachim Akpity a reçu les deux maires accompagnés des agents de leurs services techniques, dans ses bureaux afin de trancher la situation de crise qui prévaut. Après plusieurs heures de huis clos, les deux parties sont sorties heureuses. La paix est revenue entre les peuples puisque les maires ont pu accorder leurs violons devant l’autorité préfectorale.

Kola Paqui 

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Conférence administrative départementale de l’Alibori : Pollution sonore et sécurité des personnes et des biens au menu des échanges

gouvernance

Les travaux de la Conférence administrative départementale (Cad) de l’Alibori se sont déroulés sous l’égide de Razack Bako, secrétaire général de la préfecture de l’Alibori.La pollution sonore : conséquences et sanctions et l’état sécuritaire des six derniers mois dans le département de l’Alibori, étaient, les points inscrits à l’ordre du jour des échanges entre les membres de la Conférence administrative du département de l’Alibori.

Présentés respectivement par le directeur départemental du cadre de vie, Orou Pibou Sanni et le directeur départemental de la police nationale de l’Alibori, Koto Yérima Yarou Gbaguidi, appuyés du commandant de la compagnie de gendarmerie, ces deux thèmes ont focalisé  l’attention des participants.

Au terme des différents exposés, il est à retenir que des efforts sont faits par le gouvernement, notamment dans le domaine de la sécurité et du cadre de vie pour l’épanouissement et le bien-être des populations à la base.

Max CODJO

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Ces femmes qui font des métiers d’hommes : Dans l’univers des footballeuses béninoises !

joueuses

Elles commencent désormais à investir des métiers jusqu’ici exclusivement masculins et s’y imposent. Dans le présent numéro de votre rubrique préférée « Ces femmes qui font des métiers d’hommes », nous accostons à l’univers des pratiquantes du football ou footballeuses. Contrairement à ce que l’on a toujours cru, il existe bel et bien de très bonnes manieuses du cuir rond au Bénin. Malgré les contraintes et réalités de la société béninoise, elles s’imposent dans ce sport autrefois exercé uniquement par leurs congénères masculins. Est-ce par passion qu’elles pratiquent la discipline ou juste le désir de faire comme les hommes ? Le regard de la société ? Amortir la balle, les seins, un souci ? Leur vie affective… A cœur ouvert, elles se confient…

Sur le terrain comme dans l’armée, la femme doit pouvoir mettre sa vie personnelle entre parenthèses pour faire comme les hommes, nous fera comprendre Adélakoun Ida, capitaine de Tigresse, sélectionnée à deux reprises pour l’équipe nationale. Effilée et plus ou moins trapue, Ida a  découvert sa passion pour le foot depuis son jeune âge. Son père étant footballeur de la Sobebra à l’époque, les premiers pas de la footballeuse ont été gouvernés sur le terrain par ses frères. Sur le terrain, le ballon est rond pour tous, selon elle. Comme elle, Gbadamassi Nawal, sociétaire de Thonica As Faucon est allée à la pratique du football par passion alors qu’elle n’avait que huit ans. « Je voyais les garçons jouer au foot et cela m’a plu et surtout que je voyais les filles jouer à la télé », fit savoir cette dernière. « C’est la passion, j’aime bien le football, depuis que j’étais plus jeune je prenais du plaisir à pratiquer le foot avec mes frères si bien qu’il est devenu ma seule distraction »,nous a également confié Ahouiya Esther du même club. Par contre, pour Rhode Agonglovi des “Rouges vainqueurs“, seule la passion n’explique pas son choix de devenir footballeuse. « A vrai dire je l'aime bien, le football et mon rêve est de jouer comme un homme. Donc je suis venue à la pratique par passion et le désir de le faire comme un homme », a déclaré toute souriante, cette détentrice d’une licence en droit privé à l'Université d'Abomey-Calavi. Si Adelakoun Ida et Gbadamassi Nawal ainsi que Rhode bénéficient du soutien des parents et proches, ce n’est pas le cas chez Esther, deuxième capitaine de Thonica As Faucon. « Ma maman s’est toujours opposée à ce que je joue au football. Elle n’aimait pas me voir prendre le ballon et aller au terrain. Mais l’année dernière, mon frère m’a fait intégrer le club As Faucon, j’ai remporté des trophées et j’en suis fière », se réjouit-elle. « Une femme peut tout faire. Il suffit juste de se contrôler », affirme Rhode tandis que Ida pense que le football n’est pas seulement l’affaire des hommes…

Le regard de la société…

« J’étais en train de jouer un soir avec les garçons de mon quartier quand un homme m’a lancé ceci : une femme ne joue pas au football, vas écraser les condiments. Une femme qui joue au foot ne fait pas bien la cuisine», raconte Esther. Et à Nawal d’ajouter « Des gens m’insultent, me critiquent à l’école que je m’adonne à une discipline des hommes ». Chose curieuse, c’est tout le contraire avec Rhode qui ne reçoit plutôt que des encouragements de part et d'autres. «Les gens ont leurs idées sur les footballeuses, nous faisons avec parce qu’après tout, nous sommes des femmes.  C’est plutôt nous-même qui devront donner le bon exemple et prouver que cette image qu’on nous colle ne nous ressemble pas. Pratiquer du foot n’est pas synonyme de dépravation. Des choses se chuchotent dans les coulisses sur nous… », prodigue Ida. Au-delà de la fierté qu’elles éprouvent dans la pratique du football, ces filles ne sont toujours pas acceptées comme il se doit dans la société béninoise. Si certains parents refusent à leurs enfants, leur compagnie pour question d’éducation, d’autres pensent qu’elles sont de mœurs légères. « On me critique, on me demande de retourner à la cuisine mais moi je n’y taille pas trop d’attention. Cela nous arrive à tout moment mais ma passion est bien au-delà des préjugés. Je rêve toujours de devenir une star »,se rassure Esther.

Amortir la balle, les seins, un souci ?

« Çà c’est un jeu d’enfant, il suffit que tu te dises que je veux le faire et tu fais la pratique, c’est vraiment facile. Ce n’est pas un handicap, le truc ce n’est pas les seins, c’est au milieu, le thorax mais il y a des filles qui ont peur », « Les seins ne constituent pas un handicap, j’amortis bien la balle », « Des filles ou je dirai des femmes qui amortissent une balle comme pas possible… Donc aucun souci », ont défendu respectivement Adelakoun Ida de Tigresse, Esther de As Faucon et Rhode des Rouges vainqueurs. Voilà qui vient répondre à la curiosité de plein d’observateurs pour qui, les seins constitueraient un souci à l’amortissement de la balle.

Elles ont aussi une vie amoureuse…

Les relations des footballeuses ont été pour la plupart du temps secouées par des mésententes, déceptions, trahison et autres. C’est le cas de Ida qui a failli à un moment donné perdre son amour. « Cela a fait que j’ai eu de problème et jusqu’à ce jour je suis dedans et c’est à cause de ça ! Bon il n’était pas trop d’accord que je joue. Et il me dit qu’après avoir joué tout ce temps, j’en ai gagné quoi et je lui trouvé raison. Mais il m’a compris finalement, il est toujours là. C’est pour ça je ne veux plus croire tellement au foot. Mais pour lui faire plaisir, Il faut que je lui consacre un peu de temps », raconte, souriante, cette dernière qui semble perdre espoir quant à une carrière de footballeuse.  Cependant, c’est la lune de miel du côté de Rhode et Nawal. « Hum il n'y a aucune conséquence à ce niveau surtout que mon fiancé m'encourage aussi dans le domaine. Il aime bien aussi le football. Et il est heureux quand je lui dis que je vais au terrain pour jouer. Je n'ai pas d'enfant (rire) c'est pour bientôt quand-même », martèle Rhode.

Un appel à lancer ?

« Le foot n’est pas seulement l’affaire des hommes, les femmes aussi sont capables de faire quelque chose. Il faut des initiatives pour canaliser le peu de joueuses dont dispose le Bénin… Malheureusement dans notre pays, même quand tu sais jouer avec des dents, il est difficile de gravir des échelons. Il y a de la volonté mais aucune initiative pour accompagner la volonté. Il faut qu’on prenne ces filles au sérieux. Ce ne sont pas forcément les moyens qu’il faut mais il faut pouvoir leur donner envie de jouer et je suis sûre qu’avec les anciennes joueuses, une équipe nationale compétitive peut naitre !Moi j’y crois plus trop, mon rêve semble déjà brisée ; il faut motiver les autres filles à ne pas laisser les crampons », lancera Ida Adelakoun. Rhode, Esther et Nawal encouragent également les filles à se faire plaisir à travers le football. Etre une femme dans un sport ”masculin“ n’est pas encore chose facile au  Bénin mais ceci n’émousse point l’ardeur, la détermination des footballeuses à se frayer leur chemin dans ce monde.

Aziz BADAROU

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Relogement des sinistrés du déguerpissement : Les femmes reconnaissantes à Léhady Soglo

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Encore un exploit pour la Mairie de Cotonou. Après le relogement des sinistrés de l’opération de libération des espaces publics dans le marché de Houénoussou et dans d’autres marchés secondaires de la ville, c’est au tour des femmes déplacées du marché Dantokpa Caniveau de bénéficier de cette mesure initiée par le Maire Léhady Vinagnon Soglo Estimées à plus de 1000, les sinistrés enregistrés par les bureaux d’écoute pour le compte du marché Dantokpa Caniveau ont tous pris possession de leur emplacement respectif sur le nouveau site spécialement aménagé pour elles à Gbèdjromèdé Sud dans le 6ème arrondissement de Cotonou. C’est dans une liesse populaire que ces femmes ont été installées dans ce nouveau marché spécialisé de fruits et légumes. La joie, l’allégresse le sourire et surtout le soulagement se lisaient sur tous les visages de ces femmes qui se réjouissent de trouver un emplacement pour la poursuite de leurs activités marchandes. La cérémonie officielle s’est déroulée en présence des conseillers municipaux, locaux, chefs d’arrondissement et chefs de quartiers de la ville de Cotonou, sans oublier les sages, notables et têtes couronnées de l’arrondissement. A travers chants, danses et slogans, les femmes du site de Gbédjromèdé baptisé « marché Doudédji » n’ont pas tari de mots pour apprécier le geste du Maire Léhady Soglo.  Ce grand jour marque désormais la fin du calvaire de ces femmes victimes des opérations de libération des domaines publics menées par le gouvernement. Par la voix de leur présidente Mme Victorine Aziaka, ces sinistrés se réjouissent de trouver soulagement grâce au sens d’humanisme, de solidarité et de pragmatisme du premier responsable de la capitale économique du Bénin.

Dans son message d’ouverture officielle du marché des fruits et légumes de Gbèdjromèdé Sud, le Maire Léhady Soglo a d’abord tenu à rappeler l’objectif des mesures sociales initiées par son administration afin de soulager les peines des sinistrés surtout par ces temps d’épreuves. L’autorité municipale n’a pas manqué de saluer tous les partenaires qui ont contribué à l’aménagement de ce site dont les travaux donneront lieu dans un avenir proche à une grande infrastructure marchande spécialisée dans la vente des fruits et légumes. Ce geste concret posé par le Maire de Cotonou n’a pas manqué de susciter des tonnerres d’applaudissements de la part des sinistrés, signe de leur adhésion à la vision et aux actions de l’autorité municipale de Cotonou. Pour finir, l’édile de Cotonou a exhorté les sinistrés à maintenir ces lieux dans un état de propreté sans faille à travers l’abonnement aux entreprises de pré-collecte des ordures. Très émues et très contentes d’avoir retrouvé leurs activités interrompues depuis le début des opérations de libération des espaces publics, les sinistrés ont fait un geste au Maire de Cotonou qu’elles considèrent comme leur sauveur surtout par ces moments de détresse. Les têtes couronnées n’ont pas aussi manqué de bénir le Maire Léhady Soglo pour son leadership visionnaire à la tête de la ville vitrine du Bénin. En initiant cette mesure de relogement, le Maire de Cotonou entend alléger la souffrance aux sinistrés principalement aux femmes qui, à travers leurs activités génératrices de revenus, constituent les piliers économiques de leurs familles respectives.

M.M

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Déguerpissement des occupants illégaux des espaces publics : 81% approuvent, seulement 38% satisfaits

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C’est désormais une tradition avec votre quotidien Matin Libre, le journal le plus actuellement au Bénin ; le seul à s’investir dans les sondages d’opinion. Actualité nationale oblige, Matin Libre, une fois encore, s’est appuyé sur son cabinet partenaire, Plus Value Research and Marketing (Pvrm Sarl), pour un sondage d’opinion sur le déguerpissement des occupants illégaux des espaces publics. Pour cette opération du gouvernement, effective depuis début janvier 2017 dans les principales villes du pays, votre journal et son consultant se sont focalisés sur le cas Cotonou. Un questionnaire a été élaboré et administré à la cible, dans les 13 arrondissements de la municipalité, et ce suivant une méthodologie bien rigoureuse (consultez le tableau synthèse ci-après).   

Analyse des résultats

Il faut préciser que 7 questions ont été administrées au total. En effet, il s’est agi pour la cible d’apprécier la décision de déguerpissement, d’opiner sur l’exécution de l’opération, d’en ressortir les avantages et inconvénients,  d’établir le rapport déguerpissement et religion, d’opiner sur la mise en valeur des espaces libérés, le rôle du maire Léhady Soglo, son attitude et ses actions dans le déguerpissement. Enfin, les enquêtés (voir leur profil ci-après) avaient à faire des suggestions à la mairie dans le cadre de l’opération.

Il se dégage des résultats que 81% des populations de Cotonou approuvent ou sont favorables à l’initiative de déguerpissement pendant que seulement 38% en sont satisfaites. En effet, si 81% épousent l’initiative, c’est parce qu’elle vise, selon leurs dires,  à embellir la ville, élargir les voies, faciliter la circulation aux piétons, réduire les accidents, amorcer le développement… (Voir tableau sur les raisons favorables).  Au nombre des avis non favorables, les raisons évoquées sont l’absence d’une politique de relogement, l’accroissement du chômage, l’augmentation de la morosité économique, absence de dédommagement, les boutiques exposées aux intempéries (Voir tableau sur les raisons non favorables). A priori, on pourrait conclure que les Cotonoises et Cotonois donnent carte blanche au gouvernement quant au déguerpissement. Mais à y voir de près, cela pourrait être un piège tendu au gouvernement. Ces populations semblent jouer leur partition en attendant le gouvernement au tournant ; c’est-à-dire à la phase post opération qui n’est rien d’autre que la matérialisation des « beaux » projets à réaliser. En un mot, la main à la tempe, ces populations observent le gouvernement faire.

Quant à la façon même dont le déguerpissement est exécuté ou conduit, 38 % seulement se disent satisfaits, contre 47% de mitigés ou indécis et 15% d’insatisfaits très critiques.  Le gouvernement doit aussi savoir lire entre les lignes à ce niveau précis, car si certains n’ont pu directement afficher leur satisfaction, c’est qu’ils tendent vers les insatisfaits. Tout ceci, ajouté au 15% de radicaux, pourrait davantage saler la note. De toutes les façons, si la moitié n’est pas satisfaite, c’est que quelque part l’exécutant, qu’est ici le préfet, est directement mis en index. Modeste Toboula, maitre d’ouvrage délégué, doit donc se remettre en cause. Les statistiques sont plus qu’édifiantes.

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Sondage3

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Grève dans l’enseignement secondaire : Un mouvement pas très suivi

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Le mouvement de grève déclenché depuis mardi, 07 février 2017 par des enseignants du secondaire réunis au sein de la Fédération des syndicats de l’éducation nationale (Fesen/Cstb) n’est pas très suivi dans la plupart des collèges. Du ceg le Littoral au CegGbegamey en passant par le CegSuru-Léré et Akpakpa-centre, le constat est qu’il n’y a point de perturbation des activités académiques. Des échos nous parvenant des autres départements notamment dans le septentrion, le mouvement est loin d’être suivi dans les différents collèges. Si pour la plupart des enseignants, le message n’est passé, beaucoup pense la grève n’était plus la bienvenue puisque les négociations gouvernement/ centrales et confédérations syndicales ont repris. Les enseignants et élèves sont bel et bien dans les salles de classes. Pendant que certains professeurs procèdent déjà aux calculs de moyennes de fin du premier semestre, d’autres déroulent normalement les situations d’apprentissage. Rappelons ces enseignants réunis au sein de la Fédération des syndicats de l’éducation nationale (Fesen/Cstb), revendiquent entre autres la suppression immédiate et sans condition de l’arrêté ministériel portant insertion à la fonction publique des inspecteurs retraités et leur nomination à la tête des administrations scolaires ; le retour au poste souhaité des enseignants victimes des affectations pour activisme syndical ; la parution des avenants notamment pour les contractuels locaux reversés en Agents contractuels de l’Etat depuis 2008 maintenus au même salaire ; l’abrogation de tous les arrêtés fixant arbitrairement le taux de réussite à obtenir par les directeurs d’écoles pour être maintenus à leur poste et la réhabilitation des 618 directeurs d’écoles limogés ; le paiement des 5% impayés des 25% d’augmentation des salaires conformément au décret 2011-505 du 05 août 2011 et le rappel des mois impayés.

Aziz BADAROU

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Interdiction d’accès à l’Uac aux étudiants exclus : Des responsables étudiants entendent braver la décision

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Les vingt-et-un étudiants exclus il y a quelques mois de l’Université d’Abomey-Calavi pour cinq (05) ans sont désormais interdits d’accès au campus. C’est ce que l’on peut retenir de la nouvelle décision prise par le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, le professeur Brice Sinsin, à travers la note de service n°2017/467/UAC/SG/AC/SHR du 9 février 2017 portant interdiction de présence de tout étudiant exclu d’un établissement de l’Uac. L’objectif de cette mesure est de maintenir la sécurité des personnes et des biens. Selon, certains usagers de ce lieu du savoir, cette décision est la suite de l’incident de fusillade qui a opposé devant les tribunaux, Habib Ahandessi un des étudiants exclus, et Marius Hounsi le chargé de mission du recteur. Une affaire s’est soldée par la condamnation des deux plaignants à quatre mois d’emprisonnement assortis de sursis et d’une amende de 100.000 FCFA chacun et 40.000 FCFA à payer par l’accusé pour aider la victime à se soigner. Une décision qu’entendent déjà braver les responsables des organisations estudiantines à caractère syndical à savoir l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb), l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb) et la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb). «  Les Universités publiques sont fréquentables à tous les habitants du Bénin. En conséquence, Moi j'irai à l'UAC tous les jours pour *accorder des audiences aux étudiants, pour m'enquérir des difficultés des camarades, pour signer des documents, pour rencontrer des professeurs, pour suivre la demande de mes diplômes… Il en sera ainsi jusqu'à l'élection d'un nouveau Président de l'Union Nationale des Scolaires et Étudiants du Bénin, titre que je porte jusqu'à nouvel ordre. Même après, je vais continuer de me rendre à l'Université. La pilule qu'il veut nous faire ingurgiter ne passera pas. Je vais désobéir à cette décision saugrenue à la limite insolente» poste Prince Boris AKE, président de l’Unseb. Il est soutenu par ses pairs de l’Uneb et de la Fneb qui annoncent d’ailleurs un géant meeting des étudiants pour vendredi prochain. Notons que des sanctions disciplinaires avaient été prononcées à l’encontre des 21 étudiants pour des mouvements d’incitation au boycott des compositions, l’instauration d’un climat de trouble en salles d’examens, de violence préméditée et d’incitation à la violence, au terrorisme et à agression caractérisée. Les faits à eux reprochés remontent à fin juin 2016 quand, en protestation contre la décision de suppression de la session de rattrapage à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (FLASH), à compter de l’année académique en cours, les étudiants ont décidé de boycotter les compositions des semestres impairs.

Aziz BADAROU

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Accessibilité aux bureaux de vote des personnes handicapées : Le plaidoyer de Rifonga-Bénin à l’endroit de la Céna

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Le Réseau pour l'Intégration des Femmes, des Organisations non Gouvernementales et Associations Africaines du Bénin (RIFONGA-Bénin) fait de la lutte pour le respect des droits des personnes handicapées en période électorale son cheval de bataille. Avec le projet « Accès des Personnes Handicapées aux Elections à travers un changement de Comportement des Populations » (ADEPT) Rifonga-Bénin a mené une série d’actions lors de la présidentielle de 2016 pour rendre accessibles aux personnes handicapées des centres de vote.
 Lire la lettre ouverte envoyée au président de la Céna

LETTRE OUVERTE
A
MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA COMMISSION ELECTORALE NATIONALE AUTONOME (CENA)

Objet : Plaidoyer pour l’obtention de reformes légales en faveur des personnes handicapées du Bénin

Monsieur le Président,

Le Réseau pour l'Intégration des Femmes, des Organisations non Gouvernementales et Associations Africaines du Bénin (RIFONGA-Bénin) et les Organisations des Personnes Handicapées du Bénin engagées sur le projet « Accès des Personnes Handicapées aux Elections à travers un changement de Comportement des Populations » (ADEPT), viennent par la présente, solliciter le soutien de votre institution dans le cadre de son plaidoyer en vue de l’obtention de réformes légales en faveur des personnes handicapées du Bénin.

En effet, dans le cadre de la mise en œuvre du projet ADEPT, un projet de l’USAID entièrement financé par le Peuple Américain et mis en œuvre au Bénin dans les départements du Zou, des Collines, de l’Atlantique et du Littoral, le RIFONGA-Bénin a initié des plaidoyers en direction de plusieurs institutions en vue de favoriser le plein épanouissement des personnes en situation de handicap dans notre pays à travers notamment, la mise en place d’un environnement juridique favorable et la prise de mesures susceptibles de favoriser la pleine participation de cette couche vulnérable au développement de notre pays.

C’est d’ailleurs dans ce cadre que nous avions eu l’insigne honneur d’être reçus par votre prestigieuse institution le vendredi 06 janvier 2017 pour une séance de travail dont les conclusions sont porteuses d’espoir pour une meilleure accessibilité des personnes handicapées aux bureaux de vote lors des prochaines consultations électorales.

La disponibilité marquée à cette occasion par la CENA dont vous avez la charge, de concevoir au cas où les moyens le permettraient, des bulletins de vote portant l’écriture braille, ainsi que la traduction des messages électoraux en langue des signes à travers l’intégration systématique de la traduction de toutes les activités de la CENA,conforte outre mesure le RIFONGA-Bénin et ses partenaires dans leur combat pour l’édification d’une société inclusive au Bénin.

A cet effet, nous plaidons, Monsieur le Président, auprès de votre institution afin que soient opérés divers aménagements matériels au niveau des bureaux et centres de vote. En outre, la conception de bulletins de vote portant l’écriture braille constitue une alternative pour permettre aux citoyens handicapés visuels d’exprimer sans intermédiaire leur droit de vote.

Quoique sachant que ces questions relèvent de la volonté et de l’engagement politique des décideurs, nous saluons le fait que votre institution reconnaisse la faisabilité inhérente à la confection de bulletins portant l’écriture en braille pour les prochaines consultations électorales.

Nous gardons à l’esprit ces propos mémorables de Madame Geneviève BOKO NADJO, Vice-Présidente de la CENA, au cours de la séance de travail du vendredi 06 janvier 2017 : « Ce n’est pas la volonté qui manque, mais ce sont les moyens. Car ce sera à l’honneur de l’Etat de droit et de la démocratie ». Cette assertion qui vaut détermination, adhésion et engagement, nous vaut l’honneur d’espérer un lendemain radieux pour les personnes handicapées.Ce faisant, nous prenons la mesure de votre dévouement à accompagner les personnes handicapées à conquérir leurs droits civiques et politiques, et souhaiterions un accompagnement du Gouvernement dans nos nobles objectifs.

Sans toutefois omettre la cruciale question de l’accessibilité des lieux d’inscription et de vote aux personnes handicapées d’ici les prochaines élections au Bénin, le RIFONGA-Bénin, la Fédération des Associations de Personnes Handicapées du Bénin (FAPHB) et les réseaux départementaux sollicitent votre implication personnelle en vue de briser les barrières à l’épanouissement légal des personnes handicapées.

Dans l’espoir d’une suite favorable, veuillez recevoir, Monsieur le Président de la CENA, l’expression de nos considérations distinguées.
La Présidente du RIFONGA-Bénin,

Léontine KONOU IDOHOU

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Tonnage de coton pour la campagne 2016-2017 : Des doutes sur la sincérité des chiffres

coton

Il sera certainement difficile pour le Bénin d’atteindre les 350 000 tonnes de coton annoncées pour la saison 2016-2017.Contrairement à la trop grande assurance donnée par le gouvernement, la campagne cotonnière en cours n’est pas  faite que de bonnes actions.

En octobre 2016, le gouvernement faisait part de ses prétentions à propos de la production du coton. Il avait donné une estimation de 350 000 tonnes. Pour l’équipe de la Rupture ce devrait être un petit défi puisqu’il devrait faire mieux que la dernière campagne (260 000 tonnes).Cette année, de gros doutes planent sur les prévisions. Il est presque impossible pour l’équipe de la Rupture d’atteindre ses objectifs. Des négligences et des micmacs ont jonché toute la campagne 2016- 2017 au point que certains observateurs soulignent que beaucoup pourraient ne pas croire aux chiffres qui seront publiés par l’Association interprofessionnelle du coton (Aic). En un mois, des incendies ont consumé des milliers de tonnes de coton.Après Gogonou en janvier dernier où plus de 7000 tonnes de coton ont été détruites par le feu, c’est la Commune de Kalalé qui a été touchée le week-end écoulé. L’incendie y a avalé également plusieurs milliers de tonnes d’or blanc. Les efforts d’une année de labeur de plusieurs cotonculteurs sont ainsi bousillés. C’est donc une grosse perte pour ces producteurs et l’Etat. Ces incendies successifs établissent la légèreté avec laquelle l’Aic gère la filière coton. Elle n’a pu offrir de réelles et rassurantes conditions de sécurité pour le coton cette année. Pourtant, l’équipe dirigeante de l’Aic est présentée comme de vrais professionnels qui auraient  montré leur savoir-faire pendant longtemps. Elle ne fait, en tout cas, pas de gros efforts pour donner raison à Patrice Talon qui a rétabli l’accord-cadre entre l’Etat et l’Aic suspendu en 2012 par l’ancien président Yayi Boni. «Cette mesure profite à tous les Béninois, y compris à moi-même, et permet une meilleure gestion de la filière par les acteurs eux-mêmes», avait déclaré le Chef de l’Etat dans une interview accordée au Monde en mai 2016 pour justifier la réhabilitation de l’Aic. «L’Etat – qui a nationalisé la filière en 2012 – a montré ses limites et gaspillé des milliards de francs Cfa. Aucun ministre ni président ni haut fonctionnaire ne peut gérer aussi bien la filière que les producteurs ou ceux qui vivent de l’égrenage. Ce secteur sera plus compétitif s’il est entre les mains du privé. Et c’est ça qui m’obsède. Je veux du résultat», avait-il par ailleurs martelé. Pour le moment, Patrice Talon doit se contenter des nombreuses négligences des membres de l’Aic.

Mike MAHOUNA

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Mairie de Cotonou : Léhady Soglo installe sa machine de développement

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Cela se susurrait depuis quelques temps. C’est fait désormais ! Le maire de la ville de Cotonou Léhady Vinagnon Soglo vient de renforcer son cabinet par une vague de nominations. Des personnes au profil et au parcours élogieux ont rejoint l’équipe municipale pour mener avec le maire le combat du développement de la capitale économique. Au regard des noms des nouveaux promus à divers postes de responsabilité tels que le juriste Nourou-Dine Saka Saley, Amour Gbovi, le magistrat Gilles Sodonon et bien d’autres, une constance se dégage. Le maire Léhady Soglo a opéré un choix judicieux. Il n’a pas tenu compte de l’appartenance politique de tel ou tel. Un seul critère a prévalu, la compétence. En même temps, il a confirmé à leurs postes de responsabilité des personnes de confiance telles que le Secrétaire général de la mairie Raoul Faladé, le Directeur des ressources humaines Jules Christian Azankpo et le Directeur des services économiques et financiers Mouftaou Alidou.

Nourou-Dine Saka Saley, ancien conseiller aux affaires juridiques du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané est désormais le Chargé de missions au développement institutionnel et économique du maire de Cotonou. Léhady Soglo a frappé fort en pêchant ce gros poisson dont la cote de popularité de cesse de monter auprès de la jeunesse eu égard à ces points de vue pertinents et surtout non partisans. Nourou-Dine Saka Saley aura, entre autres, pour tâche la prospection, la conception, la modélisation, l’’analyse et le suivi de l’exécution des dossiers relatifs aux partenariats et investissements. En somme, il est par délégation, la personne en charge des partenariats public et privé à la mairie de Cotonou. Comme lui, un autre jeune pas moins talentueux Amour de Dieu Gbovi connu dans le milieu de la littérature et de la communication a fait son entrée dans l’équipe du maire Léhady Soglo en qualité de Chargé de missions à la promotion de l’entreprenariat du maire de Cotonou. Il aura en charge la gestion de la communication web de la mairie et assurer l’autonomisation de l’emploi des jeunes. Le magistrat à la retraite Gille Sodonon est le nouveau Conseiller technique aux affaires juridiques du maire Léhady Soglo. Cet émérite homme de droit aura pour mission de vérifier la conformité avec la loi des décisions qui seront prises par le maire Léhady Soglo. Un autre jeune talent dans le domaine de l’informatique a fait son entrée dans l’équipe municipale. Il s’agit de l’ingénieur en génie logiciel et systèmes d’information Sènankpon Perel Carthes Kounou. Désormais Chargé de missions au numérique et aux systèmes d’information, il devra assurer le développement de l’économie numérique et la promotion des projets structurants de la filière numérique.
D’autres noms connus dans l’entourage du maire sont également promus ou confortés à leur poste dans cette vague de nominations. L’honorable Francis Loko est nommé au poste de Directeur de cabinet du maire, fonction qu’il assumait déjà en partie. Timothée Joël Godonou est promu Directeur adjoint de cabinet, Ayadji Bignon Abdias est le nouveau chef de protocole et l’ancien ministre Bernard Lali Davo est promu au poste de Conseiller technique aux affaires sociales et au suivi des arrondissements.

Les hommes de confiance de Léhady Soglo

Ils sont  inamovibles dans le dispositif du maire de la ville de Cotonou. Entre eux et Léhady Soglo, c’est une histoire de confiance, de fidélité dans l’action et de compétence à leurs postes respectifs. Quoi de plus normal, que le maire les conforte dans ces différents décrets de nomination. Parmi eux, on peut citer le secrétaire général de la mairie Silvérius Raoul Faladé,  le Directeur des ressources humaines Jules Christian Coffi Azankpo et le Directeur des services économiques et financiers Mouftaou Alidou, tous administrateurs de formation. Les décrets qui les conforte à leurs postes sont une prime au travail bien fait et à leur engagement derrière Léhady Soglo pour une ville moderne et solidaire.

Léhady Soglo nourrit de grandes ambitions pour la ville de Cotonou. Il l’a clairement exprimé dans le Pact Cotonou 2020. Par cette vague de nomination, il confirme tout le bien qu’on pensait déjà de lui à travers les nombreuses initiatives à son actif comme le wifi gratuit au niveau de certains espaces publics de la ville et le recasement des sinistrés du déguerpissement. Les Cotonois peuvent compter sur leur maire pour une ville qui reflète l’image des plus grandes capitales africaines.

Worou BORO

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