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Société

Municipalité de Parakou : Le contrat de mise en valeur de la place Tabéra résilié

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Les conseillers municipaux de la 3ème ville à statut particulier, Parakou, étaient en session ordinaire hier, jeudi 15 Juin 2015. Plusieurs communications relatives aux questions de développement de la ville, ont été examinées et adoptées par le conseil municipal dont l’autorisation donnée au maire Charles Toko pour procéder à la résiliation de la convention de mise en valeur de la place Tabéra.

Vingt-trois sur les vingt-cinq conseillers municipaux de Parakou ont répondu présents à la convocation du maire Charles Toko pour la tenue de la deuxième  session ordinaire du conseil municipal. C’est la salle des fêtes de la mairie qui a abrité les travaux, au cours desquels, les conseillers municipaux ont autorisé le maire de la ville à engager la procédure de résiliation de la convention relative à la mise en valeur de la place Tabéra. Les conseillers sont arrivés à cette conclusion, parce qu’il a été constaté avec beaucoup de regrets que, depuis 2013, le bénéficiaire du contrat n’a pas pu ériger les infrastructures marchandes contenues dans ledit contrat.Mieux, il a même déjà encaissé d’importants numéraires auprès des commerçants, acquéreurs des infrastructures pour des activités commerciales, alors que la mise en valeur de la place n’est pas encore une réalité jusqu’à présent.  En clair, il sera mis fin à cette convention et il sera procédé au recrutement d’un nouvel entrepreneur pour la finition des travaux de mise en valeur de cette place, où repose la dépouille mortelle de l’illustre Abdoulaye Issa.  

En dehors de la communication relative à l’appui financier annuel à accorder au comité des sages et notables et à l’association de développement Tembi de Parakou dont le retrait a été préconisé par les conseillers municipaux, après un débat vif au cours duquel, certains conseillers municipaux ont estimé que la mairie devrait laisser lesdites organisations voler de leurs propres ailes, et qu’il n’était pas indiqué de leur accorder une subvention annuelle, tous les autres points inscrits à l’ordre du jour de la session ordinaire ont été adoptés à l’unanimité des conseillers municipaux.

Les points inscrits à l’ordre du jour sont : adoption du compte rendu de la session extraordinaire du 22 Mai 2017 ; adoption du rapport d’activités du Maire pour la période du 23 Mars au 06 Juin 2017 ; adoption du compte rendu du forum des villes secondaires en Côte d’ivoire et du principe d’asseoir un partenariat de coopération décentralisée entre la ville d’Odienné et la commune de Parakou ; résiliation de la convention relative à la mise en valeur de la place Tabéra ; examen de la situation relative à la gestion du parking de Kikparé ; une communication au sujet de la participation de l’Union des femmes élues conseillères des départements de l’Alibori, du Borgou et des Collines (Ufec ABC) pour la participation à un appel à projet pour l’équipement des écoles maternelles nouvellement créées ; appui au comité des sages et notables et à l’association de développement Tembi ; location d’un bâtiment pour abriter certaines directions et la commission de gestion foncière de Parakou et Divers.

Albérique HOUNDJO (Br/Borgou-Alibori)

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Inondations dans la commune Pobè : Des sans-abris et dégâts matériels enregistrés

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Le village d’Itchèdè–Odjoumon dans l’arrondissement d’Issaba, commune de Pobè a enregistré d’énormes dégâts matériels et des sans-abris suite à la forte pluie matinale qui a arrosé plusieurs heures durant les villes du département du Plateau.La quasi-totalité des habitations est envahie par l’eau de ruissellement, des champs de maïs ont été détruits, quelques animaux domestiques ont péri et une bonne partie de la production agricole de la campagne en cours ainsi que d’autres biens matériels ont subi la furie de l’eau. La situation a amené les populations par dizaines, à fuir leur demeure pour s’installer aux abords des voies publiques.Aucune perte en vie humaine n’est à déplorer dans cette catastrophe.

A.B

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Erosion côtière à Grand-Popo : Quatre villages engloutis par la mer

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La furie de la mer a surtout touché les villages de Gbèkon, de Zogbédji, d’Agouè Plage et d’Hillacondji. Les dégâts matériels sont énormes mais aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. L’inondation a surpris les populations qui n’ont reçu aucune alerte préalable, comme c’était généralement le cas. Le village de Gbèkon a été sérieusement touché, vu les dégâts causés par les eaux marines sur le terrain. Moins de 40m de terre résiste encore à la disparition, pris en sandwich par l’érosion fluviale d’un côté et l’érosion côtière de l’autre. Si rien n’est fait pour arrêter la création d’une embouchure à Gbèkon, les 16% d’espace constructible dont dispose la commune de Grand-Popo pourraient finir sous les eaux, avec pour conséquence l’isolement des villages d’Avlo, Agonninkanmè et Alongo en îlot. La place du 10 janvier qui est déjà répertoriée comme un patrimoine de l’Unesco est aussi menacée de disparition. Se rendant au chevet des sinistrés, le préfet du Mono, Zinsou Komlan Sedzro a souligné qu’il était impérieux de faire un état des lieux afin que les mesures idoines soient prises en urgence.

Aziz BADAROU

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Enseignements maternel et primaire : A quand les examens professionnels des instituteurs ?

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C’est tout un cafouillage total qui s’observe au Ministère des enseignements maternel et primaire depuis peu. Prévus pour se tenir normalement en pleine année scolaire, les examens professionnels des instituteurs ne sont toujours pas organisés jusqu’à ce jour. L’autorité ministérielle, Salimane Karimou ne cesse de faire la sourde oreille aux préoccupations et propositions des instituteurs concernés ainsi que des responsables syndicaux du secteur éducatif du 1er degré. Frustrés par les multiples alibis souvent évoqués par le ministre pour justifier ce retard, les responsables syndicaux accusent l’autorité de vouloir procéder à une organisation hasardeuse frisant un vrai règlement de comptes. En effet, le ministre Salimane Karimou entend imposer le tirage au sort aux candidats classiques devant passer les examens professionnels de cette année dans le secteur éducatif du 1er degré. La programmation qui avait été faite dans le cadre du bon déroulement desdits examens a été rejetée. Ce processus est rejeté par la grande majorité des enseignants dans tous les départements. « Soit le ministère permet d'utiliser les conseillers pédagogiques ayant intégré le Corps des inspecteurs comme président de jury pour faire passer les examens à tous les candidats ou il reporte tout pour l'année prochaine », a confié un responsable syndical. Et pourtant les propositions du corps enseignant ne souffrent d'aucune ambiguïté. Les responsables syndicaux proposent, aux dires de Christian Lokossou, l'adjoint d'Anselme Amoussou, au niveau du SYNER-Bénin, que le ministre de façon exceptionnelle fasse dérogation aux conseillers pédagogiques ayant intégré le corps des inspecteurs pour présider des commissions et que les directeurs de catégorie A3 qui sont conseillers pédagogiques par intégration soit vices- présidents. Ce qui aura pour avantages d'ouvrir de larges possibilités de multiplications des commissions et permettra qu'un président patronne deux commissions, deux examens par jour. La proposition n’a toujours pas reçu l’aval de l’autorité ministérielle. Il urge à présent de se demander à quand le déroulement des examens professionnels des instituteurs étant donné que les vacances scolaires sont pour quelques jours. C’est une nouvelle crise en gestation au Memp.

Aziz BADAROU

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Grève au Port autonome de Cotonou : Arrestation manquée du Sg/Syntrapac, des briseurs de grève au poste

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(Les travailleurs en Assemblée générale ce jour au Cncb)
Les syndicats des travailleurs de la plate-forme portuaire observent depuis mercredi, 14 juin 2017, un arrêt collectif de travail de 48 h sans service minimum avec tacite reconduction pour exiger le retrait pur et simple de l’Avis d’Appel Public à Candidature pour le recrutement d’un mandataire pour la gestion du Port de Cotonou. Même l’arrestation manquée du secrétaire général du Syntrapac, Urbain Kanlinsou n’a pu faire fléchir les agents en grève. De sources proches des responsables syndicaux, le Sg Kanlinsou serait recherché par les forces de l’ordre qui, dans la journée du mercredi, s’étaient rendus dans son bureau pour l’arrêter. Mais il n’y était pas. Se disant conscients de la légalité et de la légitimité de leur lutte, les travailleurs n’entendent pas lâcher prise jusqu’à ce que le gouvernement abandonne son projet de privatiser la plateforme portuaire de Cotonou. Fortement mobilisés pour contrer la volonté du gouvernement de tout privatiser, les travailleurs du Port Autonome de Cotonou (PAC), de la Cobenam, de la Sobemap du Cncb, de l’Asecna et du TTP ont suivi le mouvement d’ordre malgré les tentatives d’intimidations. Cependant, malgré la fermeté dans le rang des travailleurs, quelques briseurs de grève sont restés à leur poste pour faire échec au mouvement. Une Assemblée générale des travailleurs est prévue pour ce jour, vendredi, 16 juin 2017 pour décider de la suite du mouvement déclenché. Vont-ils durcir le ton ou fléchir ? On le saura bien à l’issue de ladite Assemblée générale. De toute façon, ils se disent ouverts au dialogue franc et constructif.

Les travailleurs résistent…

Ils n’entendent pas accéder aux velléités d’explications tendant à leur faire renoncer au mouvement de débrayage. Ils se disent déterminés à mener le combat jusqu’au bout, jusqu’à ce que le gouvernement rapporte sa décision de confier la gestion de la plateforme portuaire à un mandataire. Pour preuve, les syndicats ont boycotté le dernier appel au dialogue du ministre Hervé Hêhomey et même jugé inopportune et infructueuse, la récente séance tenue avec l’autorité portuaire. Le mouvement de grève étant déclenché par tacite reconduction, les activités seront donc paralysées à nouveau, du mercredi 21 juin au jeudi 22 juin 2017, sur la plateforme portuaire de Cotonou. Un mouvement de paralysie qui ne reste pas sans répercussions sur l’économie nationale. Pour ces travailleurs, la société ne connait pas de difficultés particulières pour avoir honoré ses engagements vis-à-vis des institutions financières, et réalisé sur fonds propres les travaux confortatifs. Aussi, le Port a-t-il participé à l’emprunt obligataire lancé par le gouvernement, en plus de payer 5 milliards tous les ans, selon Urbain Philippe Kanlinsou.« Nous allons continuer notre mouvement de grève jusqu’à satisfaction si le gouvernement ne retire pas cet appel d’offres », martèle-t-il.

Des revendications…

Les partenaires sociaux de la plateforme portuaire n’entendent pas laisser le Port de Cotonou ni les sociétés d’Etat sous tutelle du Ministère des infrastructures et des transports être gérés comme la baraque, subir le même le sort que la Sonapra, selon les responsables syndicaux. Ils exigent entre autres, l’annulation pure et simple de toutes les procédures tendant à la privatisation du Port de Cotonou ; la reprise immédiate des opérations d’empotage et de dépotage par la SOBEMAP sur son parc à l’instar de Bénin Terminal ; l’annulation sans délai des arrêtés signés non ventilés par le Ministre des Infrastructures et des Transports portant octroi d’agréments de manutentions aux sociétés ATRAL et PIK NET WORK au Port de Cotonou le retour du BESC au Conseil National des Chargeurs du Bénin (CNCB) aux fins d’assurer l’équilibre d’exploitation de l’entreprise.

Aziz BADAROU

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Lutte contre la criminalité faunique : Le Tpi d’Abomey prend une décision non dissuasive

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La bataille contre la criminalité faunique bat- elle de l’aile au Bénin? La lutte est engagée, mais certaines décisions poussent à réfléchir. En effet, le jeudi 15 juin 2017, le Tribunal de première instance (Tpi) d’Abomey à condamné à trois (3) mois d'emprisonnement assorti de sursis, 20.000 F Cfa  d'amende chacun, et solidairement au paiement de 50.000 F Cfa à titre de dommages-intérêts au profit de l'inspection forestière des Collines deux trafiquants d’espèce protégée. Il s’agit de deux des trois trafiquants de pangolins vivants et de patas, arrêtés à Dassa-Zoumè le mercredi 26 avril 2017. L’un a été purement et simplement relaxé au bénéfice du doute. Mais la sanction infligée aux deux condamnés n’est pas assez dissuasive selon certains observateurs. En réalité, les éléments de l'Inspection forestière, et ceux du Commissariat central de Dassa- Zounmè, avec l’appui technique du Programme "Appui à l'application des lois sur la faune et la flore au Benin" (Aalf-Bénin), ont fait cette     arrestation le 26 avril dernier parce que le pangolin est une espèce animale fortement menacée. Cette espèce est inscrite en annexe I de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, dans la catégorie A des animaux intégralement protégés. L’article 154 de cette loi punit d’une amende de 300 000 à 800 000 F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. L’article 166 châtie les complices comme les auteurs principaux et les condamne solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions. Malgré ces dispositions juridiques, le juge a opté pour une condamnation assortie de sursis. Une décision qui ne protège nullement les espèces massacrées et menacées d’extinction comme le pangolin.   Il faut aussi rappeler que plusieurs décisions prises au plan international protègent cette espèce. A la 17ème Conférence des Parties (COP 17) de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction (Cites) qui s'est tenue fin septembre 2016 au 05 octobre 2016 à Johannesburg en Afrique du Sud, les huit espèces de pangolins de l'Appendice II c’est-à-dire partiellement protégées sont reclassées à l'Appendice I des espèces intégralement protégées ; interdisant ainsi tout commerce international des pangolins. Suite à cette décision, il est demandé aux pays Parties à la Cites de se mobiliser pour que cette décision  soit rigoureusement appliquée. Cette décision de la Cop 17 cumulée avec les dispositions de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin, devrait permettre au juge d’appliquer la loi comme cela se doit. Mais tel n’est pas le cas. On pourrait croire que les pangolins sont livrés à eux-mêmes bien qu’ils soient protégés par la loi.

M.M

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Mise en œuvre du projet «EMPOWER II » : Wildaf-Bénin fait l’état des lieux du mariage précoce/forcé

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L’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID) et le Réseau WILDAF/BENIN étendent la lutte contre les violences basées sur le genre aux victimes du mariage précoce. Ceci, à travers une étude réalisée dans le cadre de la mise en œuvre  du projet«EMPOWER II » et dont l’objectif global est de contribuer d’une part à la réduction des cas de mariage des enfants en particulier des filles,  et d’autre part à étendre la prise en charge intégrée des victimes de Violences Basées sur le Genre (VBG) aux enfants victimes de mariage précoce ou vivant en union ainsi qu’aux personnes handicapées. A la faveur d’un atelier de dissémination hier, mardi 13 juin 2017, au Bénin Royal Hôtel de Cotonou, les résultats de cette étude sociojuridique de référence sur le mariage précoce / forcé ont été rendus publics. Ceci a permis de disposer d’un état des lieux sur l’ampleur du phénomène dans les  douze  (12) départements du Bénin, de dresser le cadre légal de protection des victimes, et de faire le point sur les contraintes et défis liés à l’application des textes, ainsi que sur les besoins d’interventions spécifiques pouvant permettre d’éradiquer ce fléau.En prélude à la commémoration de la Journée Internationale de l’Enfant Africain,  il paraît important d’illustrer la réalité sur le terrain de la pratique du mariage précoce/ forcé. Un fléau qui hypothèque l’avenir de nombreuses filles en réduisant voire en éliminant leurs chances de jouir d’une bonne santé physiologique et psychologique, et de recevoir une éducation et une formation professionnelle susceptibles de leur garantir plus tard l’accès à un travail décent et à des revenus suffisants pour assurer le bien-être de leur famille, selon les responsables de Wildaf-Bénin. La présente séance s’est déroulée en présence de la Ministre de du Travail, de la Fonction Publique et des Affaires Sociales Adidjatou Mathys, de représentants des ministères sectoriels, d’institutions étatiques et non étatiques, de Partenaires Techniques et Financiers, et d’Organisations de la Société Civile.

A.B

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Le grimper de corde au sport au Cep : Attention pour la vie des enfants

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Les candidats à l’examen du Certificat d’études primaires (Cep 2017) plancheront du 26 au 29 juin 2017. Après les épreuves écrites, ces derniers prendront part aux épreuves sportives dont le grimper, tiré au choix cette année. Mais le hic est que non seulement très peu d’écoles disposent de matériels pour ce sport mais aussi les candidats n’ont pu durant toute l’année s’exercer au grimper. Ce n’est malheureusement que dans la journée d’hier, mercredi, 14 juin 2017, que le ministre des enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou a tenté de partager avec quelques écoliers candidats, des notions de grimper. C’est vraiment plus qu’inquiétant lorsqu’on sait qu’il ne reste que quelques jours pour que l’examen démarre officiellement sur toute l’étendue du territoire national. D’ailleurs, ce sport souvent recommandé au cours secondaire n’a jamais été facile à pratiquer même avec les candidats au Bepc. Si les candidats au Bac, malgré leur maturité et expériences, s’en sortent difficilement avec ce sport, il urge de se demander à quelle sauce veut-on manger nos chers enfants candidats au Cep, encore frêles et physiquement toujours en constitution. Seulement avec la grosseur de la corde, on se demande s’ils arriveraient même à s’y agripper et quitter le sol. Et pour ceux qui auraient tenté de décoller, il faudra craindre de graves incidents. A-t-on prévu des services de secours ? Les candidats doivent-ils finir l’examen avec des côtes cassées ? Autant de questions qui méritent bien d’être posées au regard des risques encourus par ces candidats dont l’âge varie souvent entre 08 et 12 ans.

Aziz BADAROU

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Motion d’avertissement du syndicat de l’ORTB : Les clarifications de la direction générale

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(Le Syntrab appelé à plus de responsabilité)

Par une correspondance datée du  08 juin 2017, le Syndicat National des Travailleurs de l’Audiovisuel du Bénin a adressé une motion d’avertissement au Directeur Général de l’ORTB pour exiger la satisfaction de certaines revendications au profit du personnel. En réponse à cette motion, la Direction Générale de l’Office a apporté assez de clarifications censées désormais situer les responsables du syndicat et le personnel en général.

Les revendications du personnel de l’ORTB  selon la motion adressée par le SYNTRAB concernent entre autres, le paiement des salaires liés aux avancements de 2010 à 2015, le paiement des rappels découlant de ces avancements, le paiement de divers rappels aux Agents permanents de l’Etat en poste dans l’Office, l’implication du personnel dans le processus de création de la société de diffusion qui sera issue de la transformation de l’ORTB, le paiement des primes liées relatives à l’élection présidentielle de 2016 aux agents de centres émetteurs, l’attribution de dotation pour l’entretien des centres émetteurs, le reversement des arriérés de cotisation dues à la CNSS depuis 2012.   Pour le SYNTRAB, les négociations pour la satisfaction de ces revendications durent depuis huit mois. Il exige de ce fait leur satisfaction au plus tard le 15 juin 2017.

En réponse à cette motion, Joël HOUNDOLO, le Directeur Général a apporté des éléments de clarification. Dans une correspondance en date du 12 Juin 2017, le premier responsable de l’Office a indiqué que les agents sont actuellement payés sur la base des indices de 2010 pour ceux qui évoluent en année paires et 2011 pour ceux qui sont dans les années impaires contrairement au contenu de la motion.  Pour ce qui est donc des indices de 2012 à 2015,  Joël HOUNDOLO a clairement signifié que les subventions salariales accordées par l’Etat ne peuvent pas permettre en ce moment de prendre en charge leur incidence. S’agissant des rappels, le Directeur Général a rappelé aux responsables du SYNTRAB que les calculs arrêtés au 30 Avril 2017, ont été déjà faits et les démarches en cours avec le gouvernement pour leur satisfaction.  Il en est de même pour les arriérés de la CNSS.  Pour ce qui concerne les APE, toutes les incidences financières liées à leurs avancements sont pris en charge par le budget national et  une bonne partie a été déjà payée aux ayants droit.  Le reste, selon le Directeur Général suit son cours et fait l’objet d’un suivi rigoureux. Sur la question de la dotation directe des centres émetteurs en moyens pour leur entretien, il faut dire que l’expérience  a été faite par le passé mais a laissé place à une mauvaise gestion des fonds. Pour raison d’orthodoxie financière, l’organisation de leur entretien est désormais assurée directement par la direction technique de l’Office.  Les agents en service dans ces centres sont par ailleurs invités à patienter pour ce qui concerne le paiement de leurs primes légitimes relatives à la dernières présidentielle.  L’état actuel peu reluisant de la trésorerie dont les responsables syndicaux en l’occurrence le Secrétaire Général, ont connaissance ne permet pas pour le moment d’y faire face. Par ailleurs, pour ce qui concerne l’implication du personnel  dans le processus de création de la société éditrice, le Directeur Général a rappelé que cette implication est effective depuis fort longtemps. En témoigne la présence des représentants du syndicat dans plusieurs commissions s’occupant de ce dossier. La dernière en date est celle présidée par le Chargé de Mission Monsieur Célestin MARA dont le Secrétaire Général du SYNTRAB est membre. Deux ans plus tôt soit en 2015, les chefs services, les chefs et les représentants du syndicat ont pris part à un séminaire pour comprendre le processus et faire des propositions.  Mieux, récemment, le SYNDICAT  a été mis à contribution pour des propositions de dénomination et le statut juridique de la société éditrice.  Toute chose qui prouve que le personnel est bel et bien impliqué dans le processus.

Selon des informations recoupées,  Il faut dire que les revendications du personnel ainsi que d’autres problèmes de l’Office ont été portés déjà au chef de l’Etat qui a même reçu les responsables syndicaux en audience. Le Président Patrice TALON, à l’occasion, a pris l’engagement de les résorber et  a même instruit certains de ses collaborateurs aux fins de s’en occuper.  D’ailleurs, la motion d’avertissement du syndicat stipule bien qu’il y a eu des discussions avec le Président de la république. Au demeurant, il serait responsable de poursuivre les discussions pour le règlement de ces revendications légitimes.  En plus, il s’agit des situations dont l’actuel directeur général en poste il y a quelques mois seulement a hérités. Certes, l’administration est une continuité mais cela ne peut lui être imputé. Joël HOUNDOLO, très attaché à la bonne gestion de l’entreprise s’attèle actuellement à stabiliser sa  situation financière afin qu’il fasse mieux vivre pour les agents.  Un bras de fer ne serait donc pas profitable à l’office et cela risque de faire penser à des manœuvres pour perturber le bon fonctionnement de l’Office.

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Porto-Novo : La population demande la réouverture du parc d’attraction

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Tout est parti d’une vidéo d’un citoyen de la ville capitale sur les réseaux sociaux au sujet de la fermeture du parc d’attraction de Porto-Novo. Des allégations faites par l’intéressé imputaient la responsabilité de la fermeture du parc au président de l’Assemblée nationale Adrien Houngbédji qui, de sa résidence en face de l’infrastructure, aurait besoin de quiétude. La mairie de la ville de Porto-Novo a alors publié un communiqué pour démentir ces allégations. De quoi est-il question au juste et qu’en pensent les Porto-noviens ?

Une première dans l’histoire de la ville de Porto-Novo, le  parc d’attraction « Moucharaf Gbadamassi » a été inauguré le samedi 7 mars 2015 par le chef de l’Etat d’alors, le président Boni Yayi en présence du président de la Boad, Christian Adovèlandé, du préfet de l’Ouémé-Plateau, Moukaram Badarou, du maire de la ville de Porto-Novo, du conducteur des travaux de Cari-Design, sans oublier les membres du Conseil municipal de Porto-Novo. Il s’agit d’un joyau réalisé sur environ 1ha et qui a coûté 440,6 millions Fcfa entièrement financés par la Boad sur initiative du Conseil municipal défunt de la ville de Porto-Novo dirigé par le maire Moukaram Océni. Ce rêve de l’équipe municipale, partagé par les populations de Porto-Novo est devenu une réalité malgré la crise née du fait que certaines personnes auraient souhaité le déplacement de l’infrastructure sur un autre site. C’est dans cette ambiance que le président Boni Yayi a inauguré cette infrastructure en promettant la construction d’une autre sur le site voulu par les contestataires afin de taire les querelles.

A titre expérimental, la gestion du parc d’attraction a été confiée au groupe Bono Sarl. Les Porto-Noviens avaient finalement un endroit où ils peuvent se détendre et s’adonner à des jeux sains. Malheureusement, ça n’a pas duré longtemps. Contre toute attente, la nouvelle équipe municipale, avec à sa tête le maire Emmanuel Zossou, a résilié le contrat avec l’entrepreneur au motif de pollution sonore. Ainsi, depuis Août 2016 le parc d’attraction Moucharaf Gbadamassi est fermé au public.
 
Une brousse en pleine capitale

Depuis Août 2016 à ce jour, le parc d’attraction Moucharaf Gbadamassi est dans un état d’abandon total. Envahi par de hautes herbes, il est devenu un nid de reptiles et des animaux de tout genres. Le bâtiment construit au sein du parc pour servir de restauration est devenu l’abri des hors la loi. La devanture du joyau est transformée en point de vente stratégique d’essence de la contrebande. Quand on pense aux millions engloutis dans la construction de cette infrastructure, ce spectacle n’honore guère aucun Porto-novien. Mais qu’est-ce qui peut être à la base de cette situation ?

Les faits

C’est par une correspondance en date du 30 août 2016 et signée du maire de la ville de Porto-Novo que Emmanuel Zossou a fait injonction au fermier de rendre les clés des locaux sous 24 heures au prétexte d’une fermeture provisoire du Parc. « Je viens par la présente, ordonner l’arrêt de toutes activités jusqu’à nouvel ordre dans l’enceinte dudit Parc », peut-on lire dans la correspondance N°5696/SG/DST/SEUAU du mardi 30 août 2016 adressée au gérant de la Société  du Groupe Bono Sarl. Dans sa lettre, l’édile de la ville de Porto-Novo a évoqué le non-respect des recommandations faites au Groupe Bono Sarl au sujet de la pollution sonore engendrée par ses activités.

Que reproche la mairie au fermier ?

Dans une discussion à bâtons rompus, le deuxième adjoint au maire de la ville de Porto-Novo François Ahlonsou a relaté les raisons ayant conduit le conseil municipal à la résiliation du contrat d’affermage avec le Groupe Bono Sarl en ce qui concerne la gestion du parc d’attraction Moucharaf Gbadamassi. Selon ce dernier, toutes les décisions prises par le maire Emmanuel Zossou et qui ont conduit à la fermeture du parc ont fait objet de consultation et d’approbation du conseil municipal. Ainsi, il y a eu des plaintes de pollution sonore et le promoteur a été plusieurs fois mis en garde. Malheureusement, il n’y a pas eu de changement de comportement. Suite à de nouvelles plaintes, la mairie a dépêché dans la nuit du dimanche 28 août 2016 ses services compétents et des unités de la Police sanitaire pour faire par elle-même le constat. Il y a en plus, selon François Ahlonsou, les heures tardives de fermeture du Parc qui ne n’étaient pas conformes au statut d'un parc d'attraction pour enfants. Le promoteur ne respecterait pas les clauses financières du bail d'exploitation et devait plusieurs mois d'arriérés. Le maire a donc pris la résolution de sursoir dès le mercredi 31 août 2016 aux activités du Groupe Bono Sarl en contrat d’affermage avec la mairie en ce qui concerne la gestion du parc d’attraction  Moucharaf Gbadamassi  en attendant que des mesures adéquates soient prises pour une reprise des activités sur le Parc. Un dossier d'Appel d'offres serait en train d'être fait au niveau de la Direction des Services Techniques de la Mairie  pour les appels de gestion.

Mesure conservatoire ou acharnement ?

A la première lecture de la correspondance du maire de la ville de Porto-Novo au gérant du « Groupe Bono Sarl », l’on est amené à penser à une mesure conservatoire de la première autorité de la ville préoccupée par l’intégrité et la quiétude de ses administrés. Toutefois, il convient de remarquer, qu’au-delà de protéger les populations riveraines de la pollution sonore à laquelle les exposerait le Parc d’attraction, on se demande s’il n’y a pas d’autres motivations. A moins de s’être laissé trahir par sa démarche quelque peu confuse, des faits portent à le croire. En effet, dans une correspondance en date du 24 août 2016, le maire de Porto-Novo notifiait déjà au Groupe Bono Sarl la fin de son contrat d’exploitation à compter du 30 août 2016. Dans le même courrier, le maire demandait au Groupe Bono Sarl de prendre les dispositions adéquates afin de libérer le parc à fin novembre. Au regard de tout ceci, la marie ne pouvait-elle pas attendre l’échéance énoncée ? Qu’est-ce qui presse bien au point de trouver un nouveau motif pour exiger d’un opérateur économique un déguerpissement sans délai ? Au terme du contrat d’exploitation liant les deux parties, il est disposé expressément que « toute modification de ce contrat par l’une des parties, doit être notifiée par écrit à l’autre partie trois (03) mois avant ». Quelle interprétation fait donc la mairie de l’article 11 du contrat lorsqu’elle notifie 06 jours avant l’échéance, la fin d’un contrat à son vis-à-vis et lui fait injonction de vider les lieux sous 24 heures ? Les thèses de mains invisibles ne trouveraient-elles pas leur justification dans cette manière de procéder ?

Qu’en dit le Groupe Bono Sarl ?

Pour Serge Ehouinsou, assistant du directeur du Groupe Bono Sarl, il est impensable  qu’on parle de pollution sonore d’autant plus que du lundi au lundi, même les week-ends, pendant l’année scolaire, c’était toujours un calme plat au niveau du parc. Il soutient que c’est dans la période des vacances qu’il a été décidé d’organiser des mini-concerts en matinée pour les élèves et étudiants afin qu’ils viennent s’égayer sur le parc. « Si c’est cela qu’ils ont appelé pollution sonore, je ne sais pas qui on dérange. Même la population riveraine est heureuse car les mouvements initiés sur le parc ont eu un impact positif sur l’économie de la ville de Porto-Novo en général et celle des populations riveraines en particulier. A qui on fait mal en fermant le parc ? En tout cas, ce n’est pas à Monsieur Bokilo le promoteur. Ce parc a généré 50 emplois directs et une multitude d’emplois indirects. Ce sont des initiatives normalement qu’il faut encourager dans une ville. Nous ne sommes pas encore arrivés à la fin du contrat avant que le maire ne décide de la fermeture sans délai du parc. Aucun article du contrat n’a interdit de jouer de la musique sur le parc et il ne faut pas se voiler la face. On ne peut pas aller dans un parc d’attraction qui ressemble à un cimetière. Un parc d’attraction, ce sont les jeux, la restauration, l’animation, bref, c’est un peu de tout. Je n’ai jamais vu un parc d’attraction dans le monde sans une petite animation » a-t-il conclu.
 
La promotion de l’initiative privée au détriment de celle publique ?

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, d’autres jardins et centres attractifs ont vu le jour au lendemain de la fermeture du Parc d’attraction de la ville Porto-Novo. Ainsi, juste de chaque côté du parc d’attraction Moucharaf Gbadamassi sur le bord lagunaire du Boulevard extérieur, il est né deux centres d’attraction de la jeunesse. Celui de la droite appartiendrait à un proche du sage Karim da-Silva et occupe d’ailleurs son ancien site de dragage de sable lagunaire. L’autre, situé à la gauche du parc Moucharaf Gbadamassi, est la propriété de la directrice de l’hôtel en face de la résidence du président Adrien Houngbédji qui, d’ailleurs, est l’un des leaders politiques du Parti du renouveau démocratique (Prd) dans le troisième arrondissement de la ville de Porto-Novo. Ce  sont ces deux centres qui aujourd’hui battent le record en matière d’affluence. L’intérêt public a-t-il été mis en mal au profit de celui privé ? Depuis près d’un an que le parc d’attraction est fermé, aucun conseiller n’a donné de la voix pour que le processus de cession ou de location gérance du parc Moucharaf Gbadamassi soit accéléré au grand bonheur des populations de la ville de  Porto-Novo.
 L’appel des populations

Romuald Démavo, professeur

« On pouvait faire autrement »
«  Il faut reconnaître que la mairie de Porto-Novo a mal pensé en mettant sous verrous les portes de ce parc d’attraction. On pouvait faire autrement. Si le promoteur était un béninois et du parti politique du maire, pensez-vous que les choses allaient se dérouler de la même façon ? Je ne pense pas. On a l’impression que le maire en voulait au fermier. Malheureusement en procédant de la sorte, il a fait du tort à nous autres citoyens de la ville. Le maire  Zossou Emmanuel est aujourd’hui grand père et à ce que je sache, ses enfants ne sont pas ici donc il a raison de fermer le parc.


Aurelie Azagba, maîtresse coiffeuse

« J’ai été très touchée »
« J’ai été vraiment très touchée quand j’ai appris la fermeture du parc d’attraction de Porto-Novo. Cela est devenu une question d’habitude pour nous car mon mari, mes enfants et moi y étions tous les dimanches pour changer d’air. Le spectacle est beau car sur les lieux on retrouvait parfois les collègues,  des parents et amis. Vivement que les autorités pensent vite à rouvrir ce parc surtout que les vacances sont là.


Idouane Moucha Adjibi, géomètre

« C’est malheureux… »
« Il faut que, dans le bref délai, le Maire Zossou pense à la réouverture de ce parc. Nous ne sommes pas dans un pays qui se respecte si non, il devrait être sanctionné. Un lieu très apprécié et aimé par ta population, tu le fermes pour satisfaire on ne sait qui. C’est malheureux, nous n’avons par un maire. Moi j’y vais souvent pour observer la joie de vivre de mes compatriotes. J’ai constaté que les gens ne louaient plus les salles de fêtes pour les cérémonies. Le parc était devenu en même temps un lieu pour les cérémonies également. Il y avait toujours des anniversaires qui y étaient organisés. Il faut que les autorités pensent à rouvrir les portes de ce parc.   

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