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Société

Audition du 28 juillet 2017 : Les réponses du maire Léhady Soglo au préfet Toboula

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Votre journal, Matin Libre publie ici les réponses du maire révoqué de Cotonou, Léhady Soglo à la séance d’audition conduite par le préfet du Littoral, Modeste Toboula. Cétait vendredi 28 juillet 2017 à la Préfecture de Cotonou.

QUESTION N° 1

En vertu de quelles dispositions légales et réglementaires vous vous octroyez à vous seul des primes de  maintien d’ordre alors que les mêmes charges de maintien d’ordre et de sécurité sont attribuées aux chefs d’arrondissement et aux chefs de village et de quartier de ville (cf. articles 26, 51, 76, 86 et 108 de la loi 2013-05 du 27 mai 2013 ?
 
REPONSE :  

Il ne s’agit pas d’indemnités ni de prime mais, des frais généraux classiques octroyés à l’autorité pour assurer certaines dépenses spécifiques de souveraineté : ces frais se payaient depuis le temps de la Circonscription Urbaine. C’est une indemnité classique octroyée déjà au temps de la Circonscription Urbaine de Cotonou.

A l’avènement de la décentralisation, les charges de maintien d’ordre et de sécurité sont prévues par la nomenclature des comptes par nature des communes de janvier 2003 (Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation ; Ministère des Finances et de l’Economie) au compte 6585. Dès lors, sur la base de cette nomenclature, l’indemnité payée au profit du Maire lui permet d’assurer le maintien d’ordre sur son territoire. Il est utile de rappeler que ces frais de maintien d’ordre se payaient au Maire avant le vote de la loi n°2013-05 du 27 mai 2013 qui dispose que les Chefs d’Arrondissement assurent également le maintien d’ordre sur leur territoire. Toutefois, il y a lieu de souligner qu’au Bénin il n’existe qu’un seul niveau de décentralisation. Au demeurant, la loi n°2013-05 du 27 mai 2013 relative aux unités administratives n’a pas fait l’objet de décret de mise en application.

Cette charge ne fait pas partie des actes à soumettre à l’approbation de la tutelle avant son exécution. (cf. Art 144 de la loi 97-029 du 15 décembre 1999).  

Le budget étant examiné, voté par le Conseil et approuvé par l’autorité de tutelle.  
La prise en charge des Adjoints au Maire Directs et Chefs d’Arrondissement peut faire l’objet d’une réflexion avec votre accompagnement.  

QUESTION N° 2

Quelles sont les raisons qui motivent ou justifient l’augmentation de plus de 100% des frais de représentation qui passent de 2 000 000 à 10 000 000 de F CFA pour l’année 2017 et ce, sans délibération spécifique du conseil communal ?  

REPONSE :  

Je me permets de vous rappeler que le processus d’élaboration du budget obéit à la démarche ci-après :  
Proposition de crédits par le Maire ;
Examen et vote de crédits par le conseil municipal ;
Approbation du budget ainsi voté par l’autorité de tutelle.

Le montant de 10 000 000 F CFA inscrit au budget de l’exercice 2017, voté par le conseil municipal  et approuvé par l’autorité de tutelle  ne saurait être ma seule responsabilité. Mieux, malgré le vote et l’approbation de ce relèvement des frais de représentation, aucun acte n’a été pris par mes soins pour son application et ces frais n’ont jamais été payés en 2017.

QUESTION N° 3

Veuillez  justifier les raisons de la vente non conforme au prix référentiel (5000  FCFA  le m2) de la servitude du lot 366 du quartier Zongo Nord de 70 m2, objet de l’arrêté municipal 2016 N°24/MCOT/PAM/SG/DSEF/DAD/SOLR du 24/03/2016 portant attribution du délaissé  de parcelles entre les parcelles D et L du lot 366 qui relève du domaine public artificiel de l’Etat et non du domaine public de la Commune de Cotonou ;  ladite vente ayant été faite en violation des articles 6, 7, 8, 10, 13 et 30 du décret 2015-016 du 29 janvier 2015 portant conditions et modalités d’occupation du domaine public et articles 264,  265, 273, 277, 281, 282, 492, 493 et 500 du Code Foncier et Domanial.
 
REPONSE

Le domaine  en cause, contrairement à ce qui est dit relève plutôt d’un domaine privé de l’Etat, TF  N°438 de la Ville de Cotonou.
S’agissant de la vente d’un domaine du genre, la procédure est réglementée par le décret N° 2015-011 du 29/01/2015.
En effet, à la suite des travaux de lotissement de la Zone, il a été constaté des délaissés de parcelles entre plusieurs immeubles.

La non occupation de ces délaissés constitue des sources d’insécurité pour les riverains de ces immeubles. Ainsi, suivant la jurisprudence lorsque ceux-ci en manifestent le besoin, l’octroi leur est accordé  moyennant paiement.

Dans le cas espèce, la servitude est située entre les parcelles D et E de l’ilot 366 du lotissement de Cotonou Nord, quartier Zongo 5ème Arrondissement appartenant à Monsieur KIKISAGBE. L’intéressé a introduit une demande d’acquisition qui a été examinée par les services des Affaires Domaniales placés sous l’autorité directe du 1er Adjoint au Maire à qui j’ai délégué cette compétence. Cet examen a été sanctionné par une note à mon attention, signée du 1er Adjoint au Maire avec un avis favorable à adresser au requérant.

Le prix de cession appliqué à cet effet, a pour base référentiel la délibération N° 2012/018/MCOT/SG/SCM du 30/11/2012 du Conseil Municipal de Cotonou, le prix de cession des parcelles et chutes de parcelles  au mètre carré est de 5000 F CFA en terre ferme et 3000 F CFA en zone humide.

Il s’en est suivi la prise de l’Arrêté municipal Année 2016 N° 024/MCOT/PAM/SG/DSEF/DAD/SOLR du 24/03/2016, approuvé par l’Autorité de tutelle suivant Arrêté Préfectoral Année 2016 N°02/0141/DEP-ATL-LITT/SG/STCCD du 29/04/2016.

L’application du prix de cession est intervenue avant la mise en vigueur en juillet 2016 de la loi des Finances rectificatives, gestion 2016 instaurant un référentiel de prix de cession des parcelles conformément aux nouvelles dispositions du Code Foncier et Domanial en République du Bénin.

QUESTION N° 4

Veuillez justifier les raisons qui motivent l’attribution abusive d’une voie publique à Midombo dans la 3ème Arrondissement par l’arrêté municipal 2016 N° 043/MCOT/PAM/SG/DSEF/DAD/SOLR du 09/05/2016 aux fins d’habitation, sans avis du Conseil Municipal  et en violation des dispositions des articles 2 à 9  et 11 à 14 du décret 2015-011 du 29 janvier 2015 portant modalités de cession à titre onéreux, d’aliénation à titre gratuit, de location de terres et biens immobiliers du domaine privé de l’Etat et des Collectivités.

REPONSE

En exécution de la décision du Conseil Municipal suivant délibération N° 2014/013/MCOT/SGM/SCM du 1er octobre 2014 relative à l’affectation d’un domaine au Ministère de la Santé pour abriter la Zone sanitaire de l’Ex-Cotonou 2, l’ex  Maire avait attribué à titre gracieux  le domaine constitué du lot 602 du lotissement de Midombo.

Par la suite, ledit domaine a été revendiqué par la collectivité AVLESSI GOUNOU ;  laquelle  a déféré le dossier au Tribunal de 1ère Instance de Cotonou pour faire valoir ses droits sur la Commune de Cotonou.

Dans une démarche de règlement amiable, le dossier a été réexaminé par la Commission Permanente des Affaires Domaniales et Environnementales du Conseil Municipal de Cotonou qui a suggéré  que la ruelle jouxtant le domaine et occupé par des garagistes squatters soit déclassée et attribuée à la  collectivité AVLESSI GOUNOU pour compenser partiellement leur superficie en attendant toute éventualité.

Cette décision de la Commission Permanente des Affaires Domaniales et Environnementales du Conseil Municipal de Cotonou a fait l’objet de la délibération  N° 2014/012/MCOT/SGM/SCM du 1er/10/2014 relative au déclassement de rues dans la Ville de Cotonou, approuvée par l’Autorité de tutelle suivant Arrêté Préfectoral Année 2014 N° 02/0363/DEP-ATL-LITT/SG/STCCD du 12 novembre 2014 portant approbation de la délibération citée supra.

Ces différents actes pris sont antérieurs à ma prise de fonction.

L’arrêté municipal Année 2016 N°043/MCOT/PAM/SG/DSEF/DAD/SOLR du 09/05/2016 portant déclassement et attribution de portion de voie   pour le compte de ladite collectivité a été soumis à ma signature en application  de la délibération du Conseil Municipal et de l’Arrêté Préfectoral d’approbation sus indiqués  suivant le principe de la continuité du Service public.

QUESTION N° 5

Expliquez les raisons qui motivent l’engagement de dépenses en dehors de la procédure des marchés publics. En effet, certaines dépenses qui auraient dû faire l’objet d’une demande de cotation, selon l’article 30 de la loi 2009-02 du 7 août 2009 portant Code des Marchés Publics et des Délégations de service public en République du Bénin, ont été engagées par consultation directe (mécanisme non prévu par la loi 2009-02 du 7 août 2009) sans avoir recours à la cotation.

REPONSE :  

Exécuter les dépenses par consultation directe n’est pas interdit. Car le décret portant modalités de mise en œuvre de la procédure de demande de cotation n’est pas encore pris.

Ainsi chaque année, les instructions et modalités d’exécution qui accompagnent les budgets de l’Etat rappellent toujours ces dispositions. Le  rappel fait au titre de l’exercice 2016, figure aux pages 56 et 57 que je vous prie de trouver ci-joint.  

QUESTION N° 6

Donnez les raisons pour lesquelles vous avez nommé Madame SINTONDJI épouse YAYA Blandine Nicole au poste de Secrétaire Générale Adjointe en violation de l’article 26 du décret N°021-412 du 15 octobre 2001 portant statut du Secrétaire Général de Mairie et les raisons pour lesquelles vous vous êtes entêté à maintenir l’intéressée au poste malgré la prise de l’arrêté Année 2017 N°08/0075/DEP-LITT/SG/STCCD/SA du 19 juin 2017 portant constat de nullité de l’arrêté municipal  N° 046/MCOT/SG/DRH du 09 mai 2017 portant nomination de la Secrétaire Générale Adjointe.

REPONSE

De bonne foi, j’ai nommé Madame SINTONDJI épouse YAYA Blandine Nicole au poste de Secrétaire Générale Adjointe et fait amorcer aussitôt la procédure de finalisation d’un contrat au profit de l’intéressée.

Après l’annulation de l’acte par vos soins, j’ai instruit le 1er Adjoint au Maire pour amorcer ensemble avec le Secrétaire Général de la Mairie de Cotonou, des consultations au sein du personnel en vue de me faire une nouvelle proposition. Le résultat du groupe restreint a abouti à la proposition Madame AZA-GNANDJI Sèigbénan Danielle Ginette que j’ai nommé par arrêté municipal N° 069/MCOT/SG/SP du 26/07/2017 dont copie ci-jointe.

QUESTION N° 7

Vous voudrez bien donner les raisons qui motivent le gaspillage des ressources financières de la commune dans le cadre des tours de ville que vous effectuez au moyen de locations de véhicules alors que la mairie dispose suffisamment de moyens roulants pouvant assurer le déplacement des personnes impliquées.    

REPONSE :  
 
Qu’il vous souvienne qu’en réponse à l’une de vos préoccupations relatives à la lettre  n°8/0142/DEP-LIT/SG/SP du 14 février 2017, les réponses ont été en son temps données par la correspondance ci-jointe n°0422/MCOT/SG/IGSM/DSEF du 28 février 2017.

Cependant, je me permets d’apporter quelques clarifications complémentaires :

Sur l’existence de moyens roulants à cette période, je pus vous assurer qu’à ce jour, les services techniques notamment la Direction des Services Techniques, la Police municipale ne disposent pas de matériel roulant pour assurer le transport des équipes commises aux diverses opérations de contrôle au quotidien des prestations fournies par les entreprises. Il en est de même pour le Service de Recouvrement des Recettes Non Fiscales et la Cellule de Communication ;  

Sur la période indiquée par votre question, il convient de souligner qu’en ce moment, même les Adjoints au Maire n’étaient pas encore dotés de véhicules de fonction. c’est le cas du Directeur de Cabinet et du  Secrétaire Général ;  

Sur le montant élevé des frais de location, je tiens à préciser qu’il s’agit de location sur toute une période pour le premier cas, objet de la lettre de commande n°20592/16/MCOT/SG/DSEF/DSF/SBC-DEB du 29 janvier 2016, période du 1er février au 1er mars 2016 et du 5 au 6 mars 2016  pour le deuxième cas, objet de la lettre de commande n°20591/16/MCOT/SG/DSEF/DSF/SBC-DEB du 24 mars 2016, période du 25 avril au 25 mai 2016. Ces locations ont permis, comme indiqué plus haut, aux services de la DST d’assurer les contrôles, mais également à la Cellule de Communication pour ses missions quotidiennes.

Tenant compte de vos observations, j’ai sensiblement diminué la location de véhicules.

Désormais, ces opérations sont placées sous la supervision du Deuxième Adjoint au Maire qui organise et réquisitionne en tant que de besoin des véhicules de service si nécessaire.

QUESTION N° 8
 
Justifiez la prise de la note de service n°0037/MCOT/CAB/DC/DAC-SP du 20 juillet 2017, portant mission d’une délégation de la Mairie de Cotonou à Genève eu égard à l’arrêté préfectoral n°8/101/DEP-LIT/SG/STCCD/SA du 17 juillet 2017, portant refus d’approbation de la participation du Maire de la Municipalité de Cotonou à la Co-célébration de la fête du 1er août du Bénin et de la Suisse (édition 2017) à Genève.

REPONSE :

Suite à votre refus d’approbation de ma demande de voyage, j’ai après consultation avec le Directeur Europe du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, soumis à nouveau à votre appréciation les éléments justificatifs de mon voyage suivant la correspondance n°1642/MCOT/SG/SP du 19 juillet 2017, que je vous ai envoyée et que je vous prie de trouver à nouveau, ci-joint.
 
Espérant que ces éléments vous amèneraient à reconsidérer votre position et tenant compte de l’envergure du Projet (Co-Célébration de la Fête Nationale par les deux Etats : BENIN et SUISSE), j’ai pris une Note de Service interne pour faciliter les formalités administratives. Cette Note de service n’est pas créatrice de droit, mais juste à titre d’information.

Encore une fois, je me permets de vous rappeler que ce projet de voyage n’est pas une initiative personnelle, mais plutôt celle des autorités béninoises.

QUESTION N° 9

Comment expliquez-vous les collisions qu’on observe dans la gestion des Marchés communaux qui font état de ce que quatre (04) différentes soumissions d’offres sont déposées par une seule personne ?
 
REPONSE

Le principe général : l’Autorité contractante municipale utilise pour ses dossiers les DAO types rédigés par l’ARMP et prescrits par le décret n°2012/305 du 28 août 2012 portant approbation des dossiers types d’appel d’offres en République du Bénin. Dès lors, la mairie, en fonction de la nature du marché à passer se réfère aux modèles types.

Par ailleurs, chaque DAO type indique les pièces que doit fournir chaque soumissionnaire et les modalités d’appréciation de ces pièces.  

Comme pièces pour les travaux par exemple nous avons :
 
L'original ou la photocopie légalisée de l'attestation de non faillite datant de moins de trois (3) mois à la date de dépôt des offres et délivrée par un tribunal de première instance (pièce éliminatoire) ;

Une attestation des IMPOTS en original, comprenant PATENTE-BIC (bénéfices industriels ou commerciaux) - TVA - IPTS (l’Impôt Progressif sur les Traitements et Salaires), prouvant que le soumissionnaire a satisfait à ses obligations fiscales à la date de dépôt des offres (pièce éliminatoire) ;

Une attestation de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) en original prouvant que le soumissionnaire est à jour vis-à-vis de la sécurité sociale à la date de dépôt des offres ; (pièce éliminatoire) ;

Une copie certifiée conforme du registre de commerce et des statuts définissant la forme juridique de l'Entreprise ainsi qu'une copie certifiée conforme de son numéro IFU (en original ou en photocopie légalisée dans l'offre originale) (seul l’IFU est éliminatoire) ;  

Déclaration du code d’éthique et de moralisation dans les marchés publics et les délégations de services publics en République du Bénin (pièce non éliminatoire) ;

L’original ou la photocopie du Relevé d’Identité Bancaire (pièce non éliminatoire) ;  

La liste des prestations similaires déjà exécutées pour les anciennes entreprises suivie des attestations de bonne fin d’exécution ou des procès-verbaux de réception, signées par les maîtres d’ouvrage ou leurs représentants (administration publique, société ou offices d’état ou mixtes, représentations ou organisations internationales au Bénin) pour les trois (03) dernières années ou la liste des qualifications et des références professionnelles du personnel d’encadrement pour les entreprises naissantes (3 ans d’expérience,) ( pièces non éliminatoire);
les états financiers des trois dernières années présentés par un comptable employé de l’entreprise ou attestés par un membre de l’Ordre des Experts Comptables et Comptables Agréés et portant la mention DGID et pour les entreprises naissantes, les justificatifs requis de leurs capacités financières (bilan d’ouverture) ; la page de certification du membre de l’OECCA du Bénin et celle portant la mention de la DGID doivent être en original ou en copie légalisée. Les entreprises naissantes et celles qui n’ont pas encore trois années d’existence devront fournir leur bilan d’ouverture et leurs états financiers de leurs années d’existence (pièce non éliminatoire) ou une attestation d’une banque agréée en République du Bénin certifiant que le soumissionnaire peut bénéficier de crédits bancaires (pièce non éliminatoire).

La méthodologie et le planning d’exécution des travaux,
Garantie de soumission délivrée par une institution financière agréée,
Le bordereau des prix unitaires,
Le devis quantitatif et estimatif,
La liste des matériels (le candidat doit fournir la preuve de propriété des matériels qu’il propose. les matériels loués doivent être justifiés par des attestations de promesse de mise a disposition ou de location). C’est suivant ces normes que les DAO sont élaborés et mises en concurrence.  

A l’étape d’examen des offres, les membres de la commission de passation s’assurent de la présence et des mentions obligatoires sur ces pièces pour valider leur recevabilité.

Le marché est attribué au soumissionnaire dont l’offre technique est conforme pour l’essentiel et l’offre financière est la moins disante.
Les différents contrôles, vérifications et approbations s’exécutent dans un planning serré défini dans le décret n°2014-551 du 24 septembre 2014 fixant les délais impartis aux organes de passation des marchés publics et des délégations de service public.

Les dossiers d’appel a concurrence ne vise pas le groupes d’entreprises mais des sociétés.

Les entreprises, dans la perspective de se voir attribuer un lot dans un appel d’offres de plusieurs lots soumissionnent à plusieurs lots et de faire leur proposition de prix en conséquence dès lors que le DAO leur offre la possibilité.

QUESTION N° 10

Au nom de quel principe vous avez autorisé la destruction et l’incinération des valeurs inactives non placées effaçant ainsi les traces de certaines opérations irrégulières jusqu’en 2013 alors que la durée minimale des archives dans l’administration publique est de dix (10) ans ?
 
REPONSE

L’opération d’incinération de valeurs inactives non placées ne relève pas de la compétence du Maire de Cotonou.
En effet, la gestion des valeurs inactives relève des compétences du Receveur-Percepteur, comptable de la Mairie, agent du Trésor Public, nommé par le Ministère en Charge de l’Economie et des Finances et placé sous la hiérarchie directe du Directeur Général du Trésor  et de la Comptabilité Publique.

En conséquence, le Receveur-Percepteur est le seul qui juge de l’opportunité et de la nécessité d’incinérer les valeurs inactives non placées sur une période indiquée.

Je vous prie de trouver ci-joint les pièces justificatives de l’opération d’incinération objet de votre question.
Par ailleurs, je vous fais parvenir à toutes fins utiles, quelques documents relatifs aux incinérations antérieures.

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Mise aux arrêts de rigueur du Sg/Synapolice pour légèreté dans l’affaire Léhady Soglo : La Csa-Bénin condamne et menace

anselme amoussou

Déclaration de la CSA-Bénin

La Confédération des Syndicats Autonomes du Bénin, a appris avec une grande surprise, la mesure de mise aux arrêts infligée au camarade AKIYE Clément Secrétaire Général du Syndicat National de la Police du Bénin. Il lui serait reproché une léthargie et une légèreté dans l’exécution de la mission de surveillance du domicile de l’ex maire de la ville Cotonou, Léhady SOGLO. Certes, un agent de l’Etat, qui plus est agent de police, dans l’exercice de sa mission, peut subir les rigueurs des textes qui fondent la profession de policier. La CSA-Bénin a toujours œuvré pour l’application stricte des textes de la République et ne saurait donc se rendre complice d’une quelconque pratique d’impunité. Mais le camarade AKIYE Clément compte une vingtaine d’années de service actif au sein de la Police Nationale et a une réputation de professionnalisme et de sérieux attestée largement par la hiérarchie policière au plus haut niveau. Une délégation confédérale a d’ailleurs rencontré, au mois de mars dernier, le DGPN en personne, qui a témoigné de la compétence et du savoir-faire de son collaborateur secrétaire général du SYNAPOLICE. Ce jour jeudi 03 août 2017, une délégation de la CSA-Bénin a rencontré et écouté le camarade AKIYE Clément qui est membre du Bureau Exécutif National Confédéral depuis le mois de décembre 2016. La délégation a noté la sérénité et la pondération avec lesquelles le camarade accueille la situation qu’il vit depuis la journée du 02 août 2017 où il est privé de sa liberté. La CSA-Bénin ne peut s’empêcher, au vu des explications qu’elle a reçues, d’exprimer sa perplexité face à ce qui est reproché au secrétaire général du SYNAPOLICE. Qu’il vous souvienne que cette situation survient juste après une série d’actions syndicales initiées en vue de la satisfaction des revendications des agents de Police. Ces actions ont d’ailleurs abouti au règlement d’un certain nombre de préoccupations en suspens depuis plusieurs mois et qui concernent la majorité des agents de Police. La CSA-Bénin attire ici l’attention de l’opinion publique sur cette curieuse coïncidence. Qu’il vous souvienne aussi que quelques jours après les sorties médiatiques du Secrétaire Général du SYNAPOLICE pour dénoncer la discrimination dont sont victimes la plupart des policiers en service dans les commissariats de police, la commission des réformes a proposé au gouvernement la suppression du droit syndical au nouveau corps dénommé police républicaine. La CSA-Bénin se refuse de tirer des conclusions trop hâtives mais ne peut s’empêcher d’exprimer son inquiétude face à ce qui apparaît comme une mesure de représailles contre un responsable syndical toujours intransigeant sur les questions de principe et qui a eu à dénoncer récemment encore des nominations irrégulières et des sanctions sélectives. Des déclarations mêmes du garde des sceaux, la descente policière au domicile de monsieur LEHADY SOGLO, n'avait pas pour but de l'appréhender. Comment comprendre alors l'accusation portée contre le camarade AKIYE. S'il n'a pas réussi à arrêter un individu qu'on ne lui a pas ordonné de mettre aux arrêts, où se situe donc la faute professionnelle? La confédération n'est pas dupe de cette manœuvre destinée à décapiter une force sociale devenue la voix des sans voix de la police. La CSA-Bénin tient à mettre en garde contre toute forme de manipulations pour salir la réputation d’un agent rompu à la tâche, toujours respectueux de la hiérarchie et dont la compétence ne fait pas de doute à tous les postes qu’il a occupés. La CSA-Bénin exige le respect de la procédure et la vérité des faits sur ce qui est reproché au camarade AKIYE Clément. Elle se réserve le droit d’user de toutes les armes syndicales pour protéger son militant et pour dénoncer les abus dont il est et sera victime. La confédération a déjà saisi le ministre de l'intérieur pour attirer son attention sur les risques de cristallisation de la tension au sein d'un corps qui a besoin de sérénité plus que jamais pour sa mission. Il est temps que la Police béninoise dite républicaine, redevienne un espace d’épanouissement des agents valeureux qui œuvrent jour et nuit pour la sécurité des citoyens.

Pour le BEN/CSA-Bénin
Le Secrétaire Général
Anselme AMOUSSOU

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Adoption du rapport et mise en œuvre des réformes dans le secteur de la santé : «…s’il faut vendre jusqu’aux hôpitaux, nous ne sommes pas d’accord » dixit le Sg de l’Intersyndicale

adolphe-houssou

(Menace de paralysie de tous les hôpitaux dans un délai de deux semaines)
Le Collectif des syndicats des travailleurs de la santé n’approuve pas le rapport de la Commission technique des réformes dans le secteur sanitaire et menace de paralyser dans un délai de deux semaines, tous les hôpitaux du pays. Dans un entretien accordé à votre journal, le porte-parole du Collectif et secrétaire général de l’Intersyndicale des ressources humaines en santé (Irhs), Adolphe Houssou dénonce des manigances et exige la publication du rapport. Il estime que les acteurs du secteur ont été victimes d’un marché de dupe et s’oppose à la politique de privatisation des hôpitaux. Pour lui, le gouvernement a entretenu jusque-là un faux dialogue social avec les partenaires sociaux. (Lire l’interview)

Après plusieurs mois d’accalmie, vous revoilà en train de brandir une nouvelle menace de paralysie après l’adoption du rapport de la Commission des réformes dans le secteur de la santé. Que dénoncez-vous concrètement, Sg ?

Ce sont des réformes que nous avons tous accueillies de bon cœur, mais nous avons constaté qu’il y a une manigance derrière. Tout d’abord, au début, on a constaté que cette commission qu’on a mise en place n’était pas acceptée par tout le monde vu la composition qui ne tient pas compte des différents corps du secteur de la santé et qui ne tient pas compte des vrais acteurs, les paramédicaux. Nous avions décrié la chose et ils ont fini par accepter un des nôtres, un paramédical au sein de la commission. Alors qu’ils sont près de douze personnes. On ajoute le paramédical, nous avons accepté. Ils ont commencé le travail. Neuf (09) mois après, ils nous ont présenté les résultats. A travers les résultats, nous constatons que les réalités ne sont pas celles du Bénin. Ils n’ont pas tenu compte de certaines choses dans le secteur de la santé. La réforme s’est concentrée au niveau central. Les zones sanitaires, la Direction des ressources humaines ne se retrouvent pas dans ces réformes. Donc, on constate que les vrais problèmes du secteur qui sont par exemple, le financement du domaine de la santé, la disponibilité des soins dans les périphéries, la motivation du personnel n’ont pas été pris en compte dans ces réformes. Nous avons décrié cela et ils nous ont promis d’intégrer nos observations ou recommandations avant d’adopter, avec l’engagement de nous associer. A notre grande surprise, le mercredi dernier (mercredi, 26 juillet 2017), le Conseil des Ministres a adopté cette réforme et nous avons estimé qu’il s’agit d’un marché de dupe. Ils ont restitué les résultats mais nos recommandations n’ont pas été prises en compte. Nous n’allons pas accepter, du moment où ils ont adopté en même temps, un décret de mise en place d’un comité pour la mise en œuvre desdites réformes. Le compte-rendu du Conseil l’a dit et nous avons dit que nous n’allons pas nous taire. Parce que dedans, nous constatons qu’il y aura la privatisation des hôpitaux, ce n’est pas normal. Quel sera le rôle régalien de l’Etat ? Nous avons compris que l’objectif du gouvernement, c’est de pouvoir vendre tout. Sur ce point, nous ne sommes pas d’accord, s’il faut vendre jusqu’aux hôpitaux alors que les soins restent un droit pour le peuple béninois. Nous allons aider le gouvernement à pouvoir mettre les soins à la disposition des citoyens mais pas par la privatisation.

Dites-nous, Sg, vous aviez été quand même représenté dans la commission qui a conduit les travaux puisque vous l’avez dit vous-même. Il y a eu un paramédical au sein de la commission. N’avait-t-il pas tenu compte de vos observations pour qu’aujourd’hui, vous désapprouviez les résultats de la commission ?

Il n’a pas été écouté. Au milieu de tous ces médecins, le paramédical pose des problèmes mais il n’est pas écouté. Et nous lui avions dit lorsque la Commission nous a présenté le rapport qu’il ne doit pas apposer sa signature car cela pourrait nous contredire. Donc, nous avons réagi et nous avons constaté qu’il n’a pas été écouté. C’est tout le problème.

Votre représentant a-t-il finalement apposé sa signature sur le rapport de la Commission des réformes ?

Nous n’avons même pas vu le rapport. Qu’est-ce qu’ils veulent faire de bon et ils cachent le rapport. Le rapport est caché jusqu’à la date d’aujourd’hui. Ils ont gardé cela en secret. Pourquoi ? Ce qui va impacter la vie de tout un peuple, on cache cela pour appliquer. Mais ce qu’on te cache, cela ne peut être que le poignard.

Vous avez brandi une menace de paralysie du secteur de la santé dans un délai de deux semaines. Ceci, au cours de votre sortie médiatique. Dites-nous, à quoi faut-il s’atteindre ? Faut-il craindre le pire ?

Ça, c’est clair et net. Nous avons demandé d’abord au gouvernement de mettre le rapport à notre disposition et d’abroger, ensuite cette décision de mise sur pied de comité de mise en œuvre des réformes dans le secteur de la santé. Et nous exigeons la satisfaction de toutes nos revendications en instance dans un délai de deux semaines. Sinon, dans deux semaines, nous allons paralyser tout le pays. Et le pire, c’est que ce que les gens n’ont jamais vu, c’est ça qu’ils verront. Parce que le Collectif des praticiens hospitaliers (Cph), c’est-à-dire les médecins, le Syntrasesh, l’Intersyndicale c’est-à-dire tous les syndicats du secteur seront en grève. Car il n’y a aura aucun syndicat qui restera en marge.

Des revendications existaient tout de même avant l’avènement de la Rupture. Vous avez suspendu toutes les motions de grève au motif que le gouvernement actuel vous aurait donné un début de satisfaction. Où en sommes-nous aujourd’hui par rapport à cette plateforme revendicative ?

Tout d’abord avant de suspendre les mouvements ils nous avaient promis qu’une commission de base doit faire le travail. Justement, ils ont mis en place le comité par un arrêté, ce qui nous a permis de suspendre le mouvement. Et le comité a travaillé. Ils ont dit un délai de vingt-et-un (21) jours. Je puis vous dire, de janvier jusqu’à aujourd’hui, ils n’ont pas encore fini leur 21 jours. La Commission a déposé son rapport et ce rapport n’a même pas été présenté en Conseil des ministres. Et c’est pour cela d’ailleurs que les Confédérations syndicales nous ont amené voir le ministre des finances. Et lui-même disait que dans vingt-quatre (24) heures, il va rendre compte aux Confédérations par rapport à notre rapport qui est déposé sur sa table. Jusqu’à aujourd’hui, il n’est pas encore 24h. Vous voyez comment ils font du dilatoire, comment ils sont en train de faire du faux dialogue social avec nous ? C’est ça, le problème.

Un mot de la fin, monsieur le secrétaire général de l’Intersyndicale des ressources humaines en santé (Irhs) ?

D’abord, je voudrais vous remercier, vous qui êtes journalistes  et qui faites ce travail. Ce sacerdoce est important et je dirai au gouvernement que nous sommes prêts à la négociation. Nous avons dit de mettre le rapport à notre disposition et mettre en place un autre comité qui implique tout le monde pour qu’on lise à fond ce rapport pour voir à quoi cela retourne. Parce que nous avons constaté avec ce gouvernement que c’est la liquidation, le renvoi des agents de l’Etat, la mise au chômage. Je voudrais dire à tous les militants qu’ils doivent être prêts parce que nous ne comprenons plus le gouvernement. Ils veulent nous amener à l’abattoir et nous n’allons pas accepter.

Propos recueillis par Aziz BADAROU

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S’inspirant de la sanction contre le maire de Cotonou : Des voix interpellent déjà sur le cas de Zagnanado

decentralisation

« Décentralisation à l’ère de la Ruputure : A qui le tour ? », placardait votre journal, Matin Libre, en manchette de sa parution d’hier jeudi 3 août 2017. En effet, à travers ce titre, la gazette de Bar Tito à Cotonou s’interrogeait sur le prochain maire à déchoir. Etant donné que c’est le cas de Cotonou qui fait l’actualité avec cette audition de LéhadySoglo par le préfet de tutelle ; audition qui s’est achevée par la révocation de l’édile de Cotonou après sa suspension par le ministre de la Décentralisation, il se susurre déjà que le préfet du Zou, Firmin Kouthondoit emboiter le pas à son collègue du Littoral, Modeste Toboula. En quoi faisant ? En s’intéressant au cas de la mairie de Zagnanado.

Selon les informations qui nous parviennent, les griefs de « vente ou aliénation abusive de biens domaniaux, violation des règles de déontologie administrative, perception de prime sans autorisation du conseil municipal ou de l’autorité de tutelle, engagement de dépenses en dehors de la procédure des marchés publics, distorsion de ressources financières, organisation de simulacre de consultations en matière de marché public, etc… »,bref, ces actes de mauvaise gestion reprochés au maire révoqué de Cotonou ne sont pas étrangers au maire Symphorien Misségbétché de la commune de Zagnanado. .   

Il est clairement dit que depuis son accession en 2011 à la tête de ce conseil communal dans le département du Zou, le marie est accablé par les différents rapports d’audits commandité sur sa gestion. Le cas le plus connu et qui défraie la chronique est le rapport Fadec 2012, 2013 et 2014 en particulier qui a révélé plus de 250.000.000 de franc Cfa dilapidé par le maire. De plus, une étude financière sur la gestion des carrières de sable fluviales et de pierre concassées dans  la commune ont démontré une gestion peu orthodoxe de cette ressource de la commune. La gestion de la transhumance, la gestion administrative et les procédures dans les passations des marchés sont foulés aux pieds au sein de cette administration que dirige le maire Symphorien Misségbétché. Des dénonciations, il ressort qu’aucun contrat ne lie les exploitants desouvrages publics, des boutiques et magasins et des domaines public avec la mairie.

Le préfet du département du Zou, Firmin Kouthonqui, visiblement, ne se préoccupe pas des nombreuses dénonciations notamment celles émises souvent à ses sorties par le Collectif Sauvons Zagnanado, malgré les multiples courriers à lui adressés, est interpellé. En effet, depuis environ un an, le collectif Sauvons Zagnanado crie à la mauvaise gestion au niveau de cette commune et a saisi en dehors du préfet, le ministre de la Décentralisation et le chef de l’Etat en particulier à propos de la gestion des carrières ds carrieres dans la commune de Zagnanado. En réponse, plusieurs commissions d’audit auraient été diligentées pour contrôler la gestion de cette administration communale. Mais, depuis que la restitution des rapports de  ces audits  ont été faite au conseil communal de Zagnanado, la population se dit impatiente de la réaction dupréfet du Zou.C’est ainsi que s’inspirant de la procédure d’audition du maire révoqué, une procédure conduite par le préfet du Littoral, des voix s’élèvent déjà ici et là pour inviter celui du Zou à convoquer le maire en conseil départemental de coordination afin de vérifier les faits dans le respect des textes.  

Ces apôtres de la bonne gouvernance dans l’administration locale invite donc le préfet Kouthon à prendre ses responsabilités en enclenchant la procédure devant constaterla faute lourde contre le maire Symphorien Misségbétché.  Avec cette interpellation, la commune de Zagnanado risque d’être le point de convergence des projecteurs les semaines à venir.

M.M

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Après l’ère Léhady Soglo à Cotonou : Le type de maire que veut Toboula

modeste-toboula

(Un valet aux ordres de la Rupture)
Le gouvernement veut à la tête de Cotonou un Maire soumis. Le Préfet du Littoral, Modeste Toboula a donné le profil du successeur de Léhady Soglo le lundi 31 juillet 2017 lors de la prise de fonctions de Isidore Gnonlonfoun, le Maire intérimaire.

Le successeur de LéhadySoglo doit être un Maire godillot. C’est du moins la description que Modeste Toboula a  faite en début de semaine dans les locaux de la Mairie de Cotonou. « … Dans la vie, il faut savoir tirer les leçons que Dieu vous donne, et ne pas tirer tout le temps le diable par la queue. Un gouvernement, c’est un gouvernement. Une autorité est une autorité. L’Etat, c’est l’Etat. J’ai envie que vous m’appeliez matin, midi et soir, à 00h, n’importe quelle heure pour me dire M. le Préfet, j’ai une difficulté, je veux que vous m’accompagnez à rencontrer un bailleur de fonds qui veut travailler pour la ville de Cotonou…», a déclaré le Préfet du Littoral en s’adressant au Maire intérimaire Isidore Gnonlonfoun. Il insistera : « (…) Je veux entendre ça maintenant. J’en avais soif. Je veux ça maintenant. Donnez-moi la chance de gouter à ça avant de quitter ». Au-delà de la personne du Maire intérimaire, c’est le successeur de LéhadySoglo qui est ainsi mis en garde.  Modeste Toboula entend être associé à la gestion de la Mairie de Cotonou. Il veut être considéré comme un vrai gouverneur. Le Préfet du Littoral se montre comme un Chef  qui a droit aux salamalecs du Maire de Cotonou chaque matin. Cela montre à suffisance que LéhadySoglo a été chassé de la tête de la Mairie parce qu’il a refusé de satisfaire les caprices d’un homme. Il n’a pas voulu être le laquet d’un régime de plus en plus impopulaire. Et la sanction ne s’est pas fait attendre. Modeste Toboula aura démontré par cette déclaration, la décadence dans laquelle tombe le gouvernement de Patrice Talon. C’est un régime qui est  réfractaire aux critiques, et capable de broyer de tous ses opposants pour faire triompher ses idées, même les plus saugrenues. LéhadySoglo n’est pas irréprochable certes. Mais il a été victime de son intransigeance face à un régime de plus en plus brutal.

Cotonou aura certainement dans quelques jours son nouveau Maire. Les prétendants au poste sont suffisamment avertis.

Mike MAHOUNA  

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Reddition de compte dans la commune de Tori : Robert Tolègbon pour une transparence dans la gestion du foncier

Robert-Tolegbon

Le maire de commune de Tori, Robert VitonouTolègbon, soucieux du respect des  lois régissant la décentralisation et fidèle à son engagement vis-à-vis de la population, s’est livré à l’exercice de la reddition de compte lundi 31 juillet 2017. Une opération qui a suscité l’engouement et la satisfaction de la population qui a effectué un déplacement massif.

Le maire de la commune de Tori, Robert Tolègbon est soucieuxdu respect des textes de la République et de la transparence dans la gestion du foncier sur son territoire. C’est ainsi qu’il a sacrifié à la tradition devant un parterre de populations en procédant à la reddition de compte. Sous le thème : « La gestion du foncier dans la commune de Tori : Avancées et perspectives » l’exercice a permis au maire de faire le point de l’évolution des opérations de lotissement dans la commune de Tori et d’exprimer sa nouvelle vision pour le développement de sa commune. Un exercice qui répond à l’en croire, à l’article 2 de la loi 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin. L’activité était également conforme à la vision de la Ponadecmais également à la charte sur la reddition descollectivités locales, signée par tous les maires du Bénin en 2016. Robert Tolègbon est égalementsoucieux de son engagement personnel pris devant la population réunie le 30 octobre 2015, de lui rendre compte de façon périodique. Le maire a dans sa présentation exprimé sans volonté de procéder à la relance des opérations de lotissement dans la commune de Tori, car selon ses propos en octobre 2016,  une décision du conseil des ministres a porté suspension des opérations delotissement et de remembrement, le temps de permettre au gouvernement de réaliser le cadastre. Cependant, à l’en croire, plusieurs communes ont relancé lesdites opérations. La commune de Tori s’inscritégalement dans cette perspective, du fait de la forte installation de la populationen raison du passage de la voie bitumée et surtout de l’annonce du démarrage imminent des travaux de constructionde l’aéroport de GloDjigbé. « Il va falloir que nous soyons responsables quant à l’organisation et la structuration de l’espace communal pour empêcher la population de s’installer de façon anarchique » a fait savoir le maire. Selon ses explications, le lotissementdela communede Tori, concerne les opérationsen cours depuis 1997 et quidevraientcouvrir 701 ha, en phase de recasement, une portion de l’espace communal de 1026 ha, confiée à l’Agétipdepuis 2011 et dont les travaux d’état des lieux n’ontmême pas encore connu leur démarrage et les opérations en cours dans tous les arrondissementset dont les contrats ont été suspendus. Le conseil a décidé le 28 juin de relancer lesditesopérations. Pour l’autorité communale, il urge de conformer ces opérations au nouveau code domanial,au Schémadirecteur d’aménagement du territoire communal et aux règles minimales relatives au Plan directeur d’urbanisme, malgré son absence.Selon le point établi par le maire de la communeTori, Robert Tolègbon, les transactions foncières et affirmations d’actes et les services rendus dans la vente ou l’achat des parcelles ont généré en 2016, en l’espace de 8 mois, 135 millions et aupremiersemestre 2017, un total de 113 millions.

Des perspectives

La mairie de Tori rêve d’une commune phare dans l’Atlantique et au Bénin, avec un espace bien organisé, bien structuré, de l’eau potable pour toute lapopulation et des routes et pistes rurales praticables en toute saison. Robert Tolègbonentend également doter chaque village d’une école primaire bien équipée et de l’énergie. Il promet enfin de remettre de l’ordre dans l’état civil et de faciliter l’accès des populations aux soins de santé.

Thomas AZANMASSO

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Organisation en vue de l’examen de Licence et Mater : Le professeur Baloubi désapprouve et propose

desire-baloubi

« …qu’on soumette les universités à des examens (…), c'est une grande surprise »
22 ans déjà qu’il officie aux Etats-Unis d’Amérique. Et comme à ses habitudes, l’expert en éducation Désiré Baloubi rentre au bercail chaque Eté. Au cours de son séjour, cette éminence grise, s’est prêtée à nos questions sur l’actualité au Bénin. Lisez plutôt ce que ce professeur Titulaire de Chaire en Anglais et Linguistique Appliquée, actuel Chef de Département d’Anglais et Langues étrangères à Norfolk State University Norfolk, en Virginia aux Usa,pense de l’organisation, fin août 2017, de l’examen national en Licence et Master par le gouvernement, et ce uniquement pour les Etablissements privés d’enseignement supérieur (Epes). Au cours de cette interview, dont nous avions passé un extrait sur sa lecture de la gouvernance du pays par le gouvernement de la Rupture (voir parution du 31 juillet 2017), Désiré Baloubi s’est aussi brièvement prononcé sur les résultats des examens de fin d’année et la formation dans le primaire et le secondaire.   

Professeur, au pays, il y a une polémique. Le gouvernement a décidé d'organiser un examen national notamment en Licence et Master pour réorganiser un peu l'enseignement supérieur surtout au niveau du privé. En tant qu’universitaire, comment vous avez accueilli la nouvelle?

C'était un choc, une très grande surprise pour moi parce que nulle part ailleurs où la démocratie fonctionne, nulle part ailleurs où l'éducation est effectivement libérale, elle est vraiment presque autonome, cela ne se passe. Mais l'État, nous pensons, définit une politique globale de l'éducation. Je le répète toujours, l’éducation ne  doit pas être politisée. Le souci du gouvernement je peux comprendre, je crois que tout le monde partage ce souci c'est la qualité. Nous estimons que c'est à cela qu'il faut s’en tenir, tout le monde doit se soucier de la qualité de l'éducation ou de l'enseignement que nous dispensons dans toutes nos écoles depuis la maternelle jusqu'à l'université. Il y a des écoles publiques, il y a des écoles privées. Les écoles publiques sont celles qui sont supportées ou soutenues fortement par l'État. A ma connaissance il y a bienlongtemps, aucune école privée n'a été subventionnée et même si ces écoles étaient subventionnées je crois qu'elles devaient être laissées libres d'opérer, bien sûr dans la légalité. L'école étant laïque du côté public mais de l'autre côté ça peut être catholique, ça peut-être protestant. Il y a des normes qui sont minimales et ces normes, c’est cela la politique de l'État.  C’est lui qui définit les grandes lignes, mais qu’on soumette les universités à des examens et que ces examens soient dictés par l'État, c'est une grande surprise ; c'est un choc pour en tout cas nous qui sommes de la diaspora et  je peux parler de mon expérience du Bénin jusqu'aux États-Unis.  J'ai fait 18 ans au Bénin et 22 ans aux États-Unis ; ça fait 40 ans dans le système éducatif du Bénin aux États-Unis, donc je sais de quoi je parle. Moi j'estime que nous devons mieux éclairer la lanterne du gouvernement. Le gouvernement a besoin d’experts, deconseillers pour qu’on puisse définir cette politique et qu'on mette sur place une stratégie de contrôle de la qualité de l'éducation dansnotre pays, parce qu'il y va de la renommée de notre pays. Ça je suis d'accord. On peut, par rapport aux universités, tracer des normeset dire par exemple voici ce que le Cames exige. Si ces universités sont dans le cadre et remplissent les critères du Cames, c'est déjà très important. Mais si nous voulons avoir, et on peut d’ailleurs avoir le Cames béninois, c'est ça le corps de contrôle ; et quand je discorps de contrôle, ici je ne parle pas des inspecteurs. Je crois que le gouvernement a proposé quelque chose que je salue au passage : c'est le Conseil national de l'éducation (Cne-Nouvelle génération Ndlr). Voilà une belle idée. Nous devons la soutenirpour que tous nos établissements, depuis la maternelle jusqu'à l'université, puissent être passés à La loupe par rapport à la qualité de l'enseignement dispensé parce qu'il y va de l'avenir de ce pays, l'avenir de la jeunesse. C’est la jeunesse qui est donc l’avenir du pays, et moi je suis foncièrement contre le dicta d’un gouvernement au regard donc de la situation qui prévaut par rapport aux examens. À l'université,nul n'a le droit d'imposer des examens.

Professeur vous avez parlé de qualité de l'enseignement mais il se fait que dans le secteur, il y a comme un désordre au niveau de ces établissements privés, surtout parlant de norme Cames. Dans le recrutement des enseignants et dans les programmes par exemple, il y a énormément de problème. LeNigéria nous accuse même de détruire son économie par la qualité du système éducatif qu’on dispense à ces enfants ici.

Combien de Nigerians sont formés au Bénin  dans nos universités ? Je ne connais  pas les statistiques dans l'année ici mais ça doit être une minorité. Je crois que cette accusation de Nigeria,  laissons cela de côté. Je crois que tout le monde se soucie de la qualité, je suis d'accord. Mais que veut le gouvernement ? Quelle est la finalité ? Le gouvernement à peur de recruter des gens malformés, mais tout le monde n’ira pas à la fonction publique et là le gouvernement est dans son rôle d'exiger les conditions à partir desquellesil peut recruter des gens formés dans ces universités, que ces universités soient autorisées ou non. La qualité des enseignements,c’est le rôle du Conseil national de l'éducation, c'est la proposition que j'ai voulu faire au gouvernement, et j'ai voulu éclairer les gens expliquer qu’ un Conseil national de l'éducation est une très bonne chose mais ça ne doit pas être monopolisé par le gouvernement. Quant au contrôle de la qualité, ce n'est pas seulement la qualité de l'enseignement c'est la qualité aussi des infrastructures, c’est la qualité de l'emplacement, des diplômes de ceux qui enseignent, c'est la gestion même des revenus, la gestion des ressources humaines parce que ça existe aux États-Unis ; et c'est indépendant, ce n'est pas le gouvernement qui impose mais le gouvernement ditsi vous ne remplissez pas les critères, nous ne vous apportons pas notre subvention et ça s'arrête là. Quand on crée une telle structure, les gens vont prendreconscience parce que leurs pairs seront désignés, proviendront des écoles ; ça peut-être tous les deux ans, tous les trois ans ou ça peut-être tous les cinq ans et on vérifie quand vous dites que les enfants ont eu telles moyennes d'accord ce n'est pas de la moyenne qu'il s’agit qu'est-ce que les étudiants savent faire et quelle est la preuve. Vous devez documenter tout cela et quand cette commission arrive, c'est ce qu'elle vérifie. Et si vous ne passez pas cet examen et bien on vous met en veilleuse et vous êtes suspendu ou bien on vous donne un temps pour vous rattraper pour vous justifier. Voilà comment ça se fait.

Mais en attendant la mise en place du conseil national de l’éducation, il faut quand même assainir l’environnement? Ce que le gouvernement est en train de vouloir faire en proposant les examens de Licence et de Master sur trois ans simplement.

Le bât blesse quelque part, parce que si on veut faire des examens et examens nationaux au niveau de l’université, c’est aberrant. Mais si nous voulons consommer la chose, il faut que ce soit fait de façon uniforme. Il ne faut pas qu’il y ait de discrimination. Il ne faut pas qu’on  soumette les universités privées seulement à ces examens et que les universités publiques soient exemptées. Qu’est ce qu’on reproche aux privées et qui ne se fait pas dans les universités publiques? Je voudrais bien savoir. Moi j’ai interrogé des étudiants qui sont dans le public et qui ont dénoncé pas mal de chose que l’on n’entend peut-être pas à la radio, qu’on ne fait pas écrire dans la presse. On donne même la liste de professeurs qui donnent, qui vendent ou bien rançonnent, qui écrivent les mémoires des étudiants. Il y a des cours qu’on doit dispenser pendant 16 semaines et qu’on condense en deux semaines. Ça se fait dans le public. Nous n’avons pas de preuve que tout est blanc et que tout est beau là-bas. Alors, s’il il faut un examen national alors il faut qu’il soit national sinon le privé va se sentir léser. Bien sûr que nous ne voulons pas cautionner le médiocre. C’est pourquoi à long terme voila ce qui se fait. A cout terme, voici ce que le gouvernement peut faire. Le gouvernement peut dire dans cet espace si les gens ne s’organisent pas pour nous prouver qu’il y a du sérieux aussi bien du côté privé que du côté public et donc nous ne recruterons personne que ces collèges ou ces instituts auraient formé. Mais les universités ne forment pas uniquement pour le gouvernement et pour le public. Ces gens peuvent avoir leurs diplômes et aller travailler au Ghana, en Gambie, aux Etats Unis, n’importe où. Mais là, on vérifie l’authenticité du diplôme. Si le diplôme est authentique, s’il est signé et approuvé par le collectif des enseignants de l’institut ou de l’université, le conseil d’administration a approuvé, le président ou le Recteur de l’université a signé, l’Etat ne signe aucun diplôme.

Où mettez vous alors les soupçons de corruption?

Si la corruption existe ici au Bénin, aucun secteur n’est épargné. Ni le public, ni le privé.Alors, je pense que la question de la qualité pas ce n’est pas de dire une chose, ce n’est pas signé, ce n’est pas de passer un examen. Beaucoup sont allés au Bac et ont échoué.  Mais cela ne veut pas dire qu’ils sont des cancres. On doit tenir compte de cela. C’est la formation continue, c’est le contrôle continu au niveau supérieur. Encore que dans certains pays, surtout les plus avancés, les diplômes tels que le  le Bepc, le Bac et tout ça, c’est le contrôle continu. Quand on va à l’examen, il faut qu’on réfléchisse à la chose et que l’on modifie et dire que le Bepc si c’est un examen national, le jour où ils vont composer, les cinq jours où ils composent, ce qu’ils ont comme résultat doit donner une fraction, un pourcentage de tout ce qu’ils ont fait toute l’année; la même chose au Bac. C’est ce qui se fait aux Etats Unis et vous allez vous asseoir en face de celui qui a fait un contrôle continu en croyant que vous avez fait un examen et que vous êtes très fort, il va vous battre.

Vous avez suivi les délibérations des différents examens au niveau primaire comme secondaire. Le cep qui l'année dernière a donné 39 % est passé cette année à 65 % ; le Bepc de 16 % à 50 % pratiquement le triple et puis le bac de 30% à 41% . Professeur, votre appréciation.
 
 Je crois j'ai suivi une émission à la télé, j'ai suivi le débat et je dis ça sent toujours politique pour moi. Et puis la question de l'évaluation je crois que nous ne la maîtrisons pas du tout. Pour nous, l'évaluation c'est des examens c'est-à-dire le Bepc, c’est le Bac c'est le Bts. L’évaluation c'est du départ si on est en classe terminale depuis la première journée jusqu'à l'examen et cet examen comme je l'ai dit n'est qu'un pourcentage qui doit s’ajouter aux autres examens, mini examens de composition et tout cela. Vous savez, les choses de l’éducation sont tellement politisées qu'on attribue soit les mauvais résultats  à la mauvaise gestion d'une équipe politique ou  gouvernementale et quand c'est bien dit voilà. Personne ne peut m'apporter la preuve que de l'an dernier à cette année que des résultats aient triplé, dans certains cas doublé. Ça c'est le miracle ; ça veut dire alors quelque part il y a un sabotage ou qu'on a fait échoué des gens exprès les années antérieures.
 
On a dit que les enseignants ont pris conscience cette année parce que le gouvernement a envoyé les subventions à temps, qu’on a recruté des enseignants, et la rigueur aussi a payé, ajouté au fort taux d’échec, et donc de redoublants, de l’année dernière on devrait s’attendre a un fort taux de réussite.
 
Vous vous rappelez que l’année dernière on a dit  voilà ça reflète exactement le niveau des enfants le taux était très bas, voilà le vrai visage de l'éducation. Maintenant en neuf mois ou en 12 mois ça a triplé. Qu'est-ce qui a été injecté? Je pense que l'attitude ou le professionnalisme des enseignants seul ne suffit pas à donner ce résultat. Par contre, je dois saluer les efforts que déploie l’Office du baccalauréat.  Au niveau de l'office du baccalauréat je crois que le collègue da Silva  et son équipe sont en train de faire du sérieux.  La conscience des enseignants ne suffit pas pour tripler les résultats ca veut dire que nous avons eu entre temps des enseignants criminels parce qu'ils ont saboté la travail. C’est pourtant leurs  petits frères, leur, petits-fils, leur, propre, enfant, il n'aurait pas fait cela pour rien au monde. Je pense qu'il y a à repenser notre système éducatif, l'améliorer de façon sincère sans  que ça ne soit politisé et on doit confier la gestion aux techniciens, aux experts, mais l'État ne prend pas les devants pour dicter ce qu'il faut faire.  Si nous faisons comme ça, ce sera la ruine la fin de notre système éducatif, ça va dégringoler complètement.

Propos recueillis par J.B

 

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Ecole Normale Supérieure de l'Enseignement Technique (Enset Lokossa) : Des enseignants vacataires titulaires du Bapet et du Capet

Aristide-Houngan

Des enseignants vacataires recrutés par l'État pour le compte de la fonction publique viennent de se faire délivrer les diplômes du Brevet d'aptitude au professorat de l'enseignement technique(Bapet) et le Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement technique (Capet). Ceci, au terme des soutenances de fin de formation à l'Ecole Normale Supérieure de l'Enseignement Technique (Enset Lokossa). C’était ce vendredi, 28 juillet 2017 dans les locaux de l’Ecole en présence des parents, autorités et enseignants. Les étudiants ont planché dans plusieurs domaines de l'enseignement technique notamment l'électronique, l'hôtellerie, la restauration, le génie civil, la mécanique automobile, la production végétale, la production animale, la comptabilité, l’économie etc. Très ravi du parcours des impétrants, le Directeur de l'Enset, Dr Aristide Houngan a rassuré des compétences de ces enseignants à relever les défis du domaine de l’enseignement technique du Bénin. Selon ses dires, des enseignants qualifiés ont été mobilisés pour mieux outiller et donner les rudiments nécessaires à ces enseignants qui, désormais sont détenteurs des diplômes professionnels tels que Brevet d'aptitude au professorat de l'enseignement technique(Bapet) et du Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement technique (Capet). Quant aux enseignants, ils ont reconnu que le parcours n’a pas été aisé mais se réjouissent d’avoir fini leur formation et se voir délivrer leur parchemin. L’Etat béninois peut donc compter sur ces enseignants pour le développement du sous-secteur de l’enseignement technique au Bénin surtout avec la réforme relative à l’adéquation formation-emploi.

Aziz BADAROU

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Département du Borgou : Parakou a sacrifié à la tradition

Djibril-Mama-Cisse

La cité des Koburus n’est pas restée en marge des festivités de la célébration de la fête du 1er Août 2017. A l’instar de la capitale économique qui a abrité les manifestations officielles, la commune de Parakou a célébré avec faste la fête de l’indépendance avec la présence massive des conseillers municipaux aux côtés du préfet du Borgou Djibril Mama Cissé, du maire Charles Toko, des députés de la 8ème circonscription électorale et des autorités politico administratives.

C’est la place Bio Guéra de Parakou qui a servi de cadre aux manifestations officielles entrant dans le cadre de la commémoration du 57ème anniversaire de l’accession à la souveraineté nationale et internationale dans la commune de Parakou. Les autorités politico administratives ont eu droit au défilé militaire et civil, après le dépôt de gerbes à la place Hubert Maga à l’entrée sud de la ville par le préfet Djibril Mama Cissé en compagnie du maire Charles Toko et le recueillement au mausolée du père de l’indépendance du Bénin, Hubert Maga. Arrivé sur les lieux du défilé aux environs de 9h50 mn, le préfet toujours en compagnie du maire a procédé à la revue de la troupe pour installer le défilé militaire. Le défilé militaire a été marqué par le défilé pédestre, équestre et motorisé des forces de sécurité et de défense sous l’œil vigilant du chef de Bataillon NobertAlotin, commandant du 2ème BIA de Parakou.

Après le défilé militaire, les officiels et les populations qui ont effectué le déplacement oneu droit à un léger défilé civil assuré par les majorettes et les scouts de la commune de Parakou.

En somme, les populations de Parakou ont eu droit à une belle fête de l’indépendance pour le compte de 2017, parce qu’il faut le rappeler la commune abrite la 10ème édition de la foire de l’indépendance qui bat son plein en mettant la ville sous les feux de la rampe. A cela, il faut ajouter le géant spectacle de la nuit de l’indépendance offert gracieusement par le Chef de l’Etat, Patrice Talon la veille du 1er août au stade municipal de la commune.

Albérique HOUNDJO (Br Borgou-Alibori)

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Commémoration de la fête du 1er août à Allada : Le Maire Acléhinto appelle à l’union de ses concitoyens

Michel-Aclehinto

(Allada, le cœur des évènements officiels de l’Atlantique)
Les populations d’Allada ont aussi célébré les 57 ans d’indépendance  du Bénin.   Dans la cité des Adjahouto, le Conseil communal et la Préfecture de l’Atlantique ont offert entre autres aux populations une nuit d’indépendance riche en animations culturelles ; une nuit au cours de laquelle, le talent des artistes a été célébré. Une retraite aux flambeaux a été organisée et fortement soutenue par le Conseil communal et la Préfecture. Les militaires et les civils ont en effet, dans une ambiance chaleureuse, défilé avec les "flambeaux". Ils ont offert une animation à la place Toussaint Louverture. Une initiative qui participe de la consolidation des liens entre les militaires et les civils. La commémoration des 57 ans d’indépendance du Bénin a surtout été pour le Maire d’Allada, l’occasion de s’adresser une fois encore à ses concitoyens. Pour Michel Acléhinto, le 1er août  qui « est un puissant symbole, celui d’un Bénin uni, où les filles et fils se donnent la main pour bâtir une Nation dans la paix et la justice » est aussi la fête de « la vaillante jeunesse et des braves femmes d’Allada ». « La jeunesse porte, en fait, nos espoirs de lendemains meilleurs et les femmes, l’avenir de notre ville. Nous rappelons donc que les programmes de formation pour les femmes et l’emploi pour les jeunes restent au cœur de nos préoccupations», a précisé le Maire Acléhinto dans un discours délivré le 31 juillet 2017. A l’entendre, Allada  ne peut se construire par la seule volonté du Conseil communal. Il a d’ailleurs  demandé aux populations de s’unir. « Je lance un appel à plus d’amour envers cette Commune, à l’éthique, à la morale, à l’amour de la patrie et au sens élevé du devoir », a-t-il souligné. Et d’ajouter : « Que nos dissensions  politiques  se taisent au profit de l’union pour le développement de notre chère commune ». Hier 1er août,  la Commune d’Allada, Chef-lieu du département de l’Atlantique,  abritait également les manifestations départementales. Les 8 communes du département étaient présentes. Sous l’autorité du Préfet Jean-Claude Codjia, les populations ont eu droit à un défilé militaire très applaudi. Les militaires s’en sont en effet donnés à cœur joie. Les nombreuses mystifications ayant caractérisé le défilé civil avec notamment le passage des «Zangbéto», ont encore permis aux populations de se délecter.

Ce mardi, après avoir énuméré les nombreuses réalisations du régime de la Rupture, le Préfet de l’Atlantique a montré que les réformes entreprises porteront incessamment leurs fruits.

M.M                                  

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