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Société

Education : Bientôt un document sur la fonction enseignante

education

Du mardi 03 au mercredi 04 juillet 2018, s’est tenu à Cotonou, l’atelier national de lancement du processus de développement de la politique nationale sur la profession enseignante au Bénin. Avec l’appui financier et technique de l’Unesco, le Bénin disposera bientôt, soit dans un délai de six mois, d’un document de politique holistique nationale de la fonction enseignante. Le lancement du processus d’élaboration dudit document a été ouvert à la faveur d’un atelier d’adoption de la méthodologie de développement de la politique holistique nationale sur la profession enseignante. Conformément à la cible 4 des Odd qui stipule « D’ici à 2030, accroître nettement le nombre d’enseignants qualifiés notamment au moyen de la coopération internationale pour la formation d’enseignants dans les pays en développement, surtout dans les pays les moins avancés et les petits Etats insulaires en développement », l’Unesco entend appuyer le Bénin en vue de faire face aux nouveaux enjeux du système éducatif liés à la profession enseignante. Selon Rouhaya Fall Diawara, spécialiste de l’éducation au Bureau régional de l’Unesco à Abuja, le processus sera constitué de plusieurs consultations nationales avec les enseignants, les Ptf, les autorités et les parents d’élèves. A sa suite, la Secrétaire générale de la Commission béninoise de l’Unesco, Adélaïde Fassinou Allagbada, a indiqué que la rencontre répond au suivi des recommandations récentes du Pace-Nairobi selon lesquelles le Bénin va élaborer un document sur la fonction enseignante. Le Ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou a, quant à lui, déclaré que cette réunion vise à partager les informations contenues dans le Rapport mondial sur le suivi de l’éducation au Bénin. Elle a aussi pour objectif, de présenter et de contextualiser le guide méthodologique de développement de la politique holistique enseignante.

A.B

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Projet de loi sur la révision de la Constitution : Le Mflp organise un sit-in pacifique dès ce jour

Therese-Wahounwa

(“Les Forces vives de la nation“ seront également de la partie)
Le Mouvement des femmes pour la liberté et le progrès (Mflp), présidé par Thérèse Waounwa, tient un géant sit-in pacifique à compter de ce jour, jeudi 05 juillet 2018, sur l’esplanade de l’Assemblée nationale. Ce mouvement d’humeur qui est prévu pour se dérouler durant deux jours notamment du jeudi à 08 heures du matin au vendredi, 06 juillet 2018 à 13heures, a pour but “de protester contre le vote par l’Assemblée nationale de plusieurs lois scélérates contre le peuple et contre la démocratie, selon la présidente du mouvement. « Le sit-in vise aussi le rejet du projet de loi de révision de la Constitution de la République du Bénin qui fait partie des points inscrits à l’ordre du jour de la plénière à l’Assemblée nationale du jeudi, 05 juillet 2018 », lit-on dans la correspondance adressée par Thérèse  Waounwa au Président du parlement béninois. Elle a, par ailleurs, souhaité que la motion de protestation soit lue et transmise au Président de l’Assemblée nationale en mains propres. L’accalmie ne sera donc pas garantie au palais des gouverneurs notamment en raison du dossier de révision de la Constitution qui revient sur tapis malgré son rejet il y a quelques mois seulement. Et déjà, les acteurs de la société civile se mobilisent pour faire échec au projet. Réussiront-ils à nouveau ce défi ? La question reste posée. Mais le Mouvement des femmes pour la liberté et le progrès ne sera pas seul dans cette manifestation pacifique. “Les forces vives de la nation“ entendent également hausser le ton pour protester contre une nouvelle tentative de révision “expéditive“ de la loi fondamentale. « Le 4 avril 2017, en écho à l'appel de notre peuple mobilisé sur l'esplanade du Palais des Gouverneurs, il a été fait échec au projet de révision rocambolesque de notre Constitution. Quinze mois après, un nouveau texte de révision initié par les députés soutenant le Chef de l'État se trouve sur la table de l'Assemblée et son examen en plénière est déjà prévu pour les jeudi 05 et vendredi 06 juillet 2018. Pour faire échec à cette énième tentative de caporalisation de notre État de droit, enjolivée de prétextes saugrenus, les Forces Vives de la Nation, invitent les Béninoises et Béninois à se mobiliser pour un sit-in qui va courir du jeudi 5 juillet à 7h au vendredi 06 juillet, afin de porter leur message de protestation contre le forfait qui est sur le point de se perpétrer » lit-on dans leur communiqué, relayé sur les réseaux sociaux.

Aziz BADAROU

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Conditions difficiles d’exercice de métier : Les bouchers béninois expriment leur désarroi

Bouchers

Les bouchers du Bénin donnent de la voix. C’est à travers une conférence de presse tenue, mardi 3 juillet 2018, à la Bourse du travail de Cotonou.  Soutenue par la présidente du Comité national des revendeurs et revendeuses pour la liberté et le pain, Thérèse Wahounwa, l’Association des bouchers du Bénin dénonce les mauvaises conditions faites aux bouchers dans l’exercice de leur métier et en appelle à la réaction du gouvernement.

Les bouchers béninois souffrent le martyr dans l’exercice de leur métier. Ils ont tenu à le faire savoir à travers la voix de leur porte-parole, Magloire Tchango. En effet, selon ses propos, compte tenu de l’enjeu lié à la préservation de la vie humaine, la vente de la viande exige des conditions particulières, une hygiène particulière liée notamment à la propreté du lieu de vente, la conservation de la viande, sa qualité... Mais, affirme t-il, cela ne peut être réalisé que dans une boucherie moderne. Son absence entraine donc au Bénin, la vente  dans des conditions qui ne répondent pas souvent aux exigences du métier. Ce qui expose le consommateur à un danger permanent. Or  l’Association des bouchers du Bénin, dès sa naissance, s'est évertuée à attirer l’attention des pouvoirs publics sur l’importance de la construction de boucheries modernes dans les marchés du Bénin pour d'une part, protéger les consommateurs et d'autres part assurer de meilleures conditions de vie aux bouchers.  Mais rien n'y fit, se désole t-il. Et à en croire son explication, le  manque de boucheries modernes à Cotonou a, par exemple, amené  les autorités de la Sogema, à autoriser l’installation des bouchers pour la plupart étrangers,  sous le 2e  pont à Dantokpa, où la viande est vendue dans des conditions inacceptables. C'est également le défaut de suivi de cette activité par les autorités compétentes qui est à l’origine de la vente ambulante de viande de qualité douteuse, de surcroît,  exposée à l'air, au soleil, à la poussière …  Dans les abattoirs, fait-il remarquer, la viande est soit endommagée par la coupure d'électricité, soit exposée à la congélation. Or la viande, pour conserver sa qualité nutritionnelle, doit être simplement gardée au frais et non congelée.

Conditions pénibles d'achat des bêtes

Selon les propos de l’orateur, par le passé, les bêtes  étaient vendues aux bouchers à la pesée, mais cette pratique a disparu faisant place à la vente sur pied, le bœuf en particulier, avec des intermédiaires incontournables entre le boucher et l'éleveur. Ce qui ne permet pas une bonne  évaluation du poids de l'animal, donc son prix exact, d'où des pertes pour le boucher. Ainsi, la plupart des bouchers se retrouvent dans l’incapacité de rembourser les dettes contractées auprès des institutions  financières.  Par ailleurs, l'Association des bouchers du Bénin ne bénéficie d'aucune subvention de l'Etat. Mieux les bouchers  sont accablés par des impôts et taxes divers, certains cumulent plusieurs arriérés de loyer faute de place. La mévente s'est encore accentuée du fait de la prolifération des vendeurs ambulants et de ceux qui s’installent tout azimuts sans aucune formalités et parfois sans connaissance du métier. Une situation préjudiciable aux éleveurs eux-aussi. L‘Association des bouchers du Benin dénonce donc l'attitude complaisante du gouvernement face à tous ces problèmes auxquels les bouchers sont confrontés, demande au gouvernement,  la construction de boucherie moderne dans tous les marchés du Bénin; la prise d'une décision de vente à la pesée et la fixation du prix du kilogramme de viande valable sur toute l'étendue du territoire national de commun accord avec l'Association des Bouchers. Les bouchers exigent par ailleurs, la vente par pesée de la viande c'est-à-dire au kilogramme et la suppression des vendeurs ambulants de viande.  L'Association des Bouchers du Bénin rend le gouvernement et toutes les autorités chargées du secteur responsables de toutes les déconvenues qu’engendrera la non-satisfaction de ces revendications.      

Thomas AZANMASSO

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Bénin : Quand la dot s’invite de moins en moins dans les unions

Dot

Dans la plupart des régions d'Afrique au sud du Sahara et au Bénin en particulier, une pratique légalisait les relations entre conjoints auprès des parents. C’est l'acceptation de la dot après la connaissance des parents de la femme. Mais depuis peu, l'eau a coulé sous le pont. La complémentarité entre la connaissance des parents et la cérémonie de dot n’est plus la norme. Beaucoup d’hommes préfèrent s’arrêter à la simple connaissance des parents. Quand on sait tout le symbole que représente la dot dans la tradition africaine, quels pourraient être les tenants et aboutissants de cette mutation générationnelle? Enquête...

Au Bénin, les réalités sociétales exigent que ça soit l'homme qui dote la femme. C'est une  pratique qui consiste  tout simplement à un versement d'apports par celui-ci, au profit de sa future belle famille élargie. Mais avant, il devra se rendre dans la belle-famille, afin de prendre connaissance, de se familiariser avec elle et de profiter pour avoir une idée des conditions dans lesquelles, se fera la dot : cette étape qui précède la cérémonie de dot n’est rien d’autre que la connaissance de la famille. Le jour de la dot, c'est à une cérémonie de communion et de réjouissance  qu'on assiste entre les familles des tourtereaux. Ceci, pour que l'homme   en toute liberté officialise sa relation avec sa conjointe pour signifier à qui veut l'entendre et le voir,  qu'il est enfin  prêt à  changer de statut. Madeleine Djossou, cinquantenaire dont l’époux a respecté les deux étapes, rencontrée ce samedi 19 mai 2018 fait savoir que ce procédé est le moyen le plus recommandé pour une vie de couple sans vice. << En mon temps, tu ne pouvais même pas squatter chez ton copain sans la cérémonie de dot. C'était la finalité et la plus importante. Sans ça, tu ne peux pas avoir le toupet de rejoindre ton homme. C'est le lendemain de la cérémonie de dot que j'ai pu le rejoindre >>, a-t-elle déclaré, très nostalgique. En plus d'être bien vu par toute sa belle famille, la connaissance de la famille et la dot jouent le rôle de protecteur du futur ménage. Pour Géogratte Sagbohan vendeuse de divers à Ekpè, la dot est un grand signe de respect de l'homme, aux yeux de sa belle famille.  Elle explique que ça limite les brouilles et conflits entre membres de la belle-famille car, tout le monde trouve pour son compte dans ces apports, dit-elle. << Mes tantes, mes oncles et mes géniteurs ont tous reçu leur part dans ma dot. Cela permet jusqu'à aujourd'hui à mon mari d'être bien accueilli et bien vu par mes parents>>, se réjouit la jeune dame. Si le fait de doter son épouse répond aux bonnes mœurs, la loi ne la trouve guère péremptoire, comme l'explique le juriste Wassi do Rego. Pour lui, l'article 142 du code béninois des personnes et des biens confère un caractère symbolique à la dot. Nonobstant son caractère légalement  symbolique, d'autres trouvent  qu'elle est devenue très coûteuse et par ricochet, un moyen de rançonnement. C'est le cas du jeune déclarant en douanes Raymond Yetongnon, qui associe la pratique de la dot au plus offrant. Il trouve d'ailleurs qu'il faut de nos jours réunir un pactole avant de se lancer dans les préparatifs de la dot. L'alternative qu'il a trouvée pour demander la main de sa femme est juste de se limiter à la connaissance de sa belle  famille.

La Connaissance des parents désormais prisée

Cette connaissance qui veut juste que l'homme fasse  des démarches en toute sobriété, à l'endroit du landerneau restreint de sa partenaire est désormais en vogue.  Ceci, avec des apports de son choix et dont la valeur peut être négligeable.  A l'instar de Raymond Yetongnon qui l'a fait à l'endroit de sa belle famille, d'autres jeunes n'y sont pas du reste, comme le témoignage Aimé Hazoumè, chauffeur rencontré au soir du dimanche 20 mai 2018 à Sèkandji. <<Le monde a évolué. En plus, les temps sont durs.  Avec 10.000fca, on peut se contenter juste de la connaissance et passer à autres choses. Mais pour doter... (Rires). Il faut t'attendre à  des dépenses excessives suivies des exigences de la belle famille. L'essentiel, c'est que le papa, la maman et les frères et sœurs de ton épouse t'acceptent>>, martèle-t-il. À l'opposé, Kêmy Elary Adjangan géomètre typographe, trouve que la simple connaissance de la belle famille n'est point chose rassurante. Elle est laconique et fade.  Pour la jeune célibataire, son futur époux ne doit pas se contenter seulement de la connaissance pour pouvoir l'espérer à ses côtés. « Il devra impérativement après la connaissance de ma famille, me doter. Il sait bien que sans ces deux étapes, en tout cas, il ne m’aura pas », lâche-t-elle d’un ton ferme.

…de la ‘’banalisation’’ de la dot… et conséquences

Si chez certains conjoints la volonté de doter leur future épouse est manifeste au départ, il faut faire remarquer que cette volonté s’émousse parfois à cause de certaines considérations. << Des parents ont tendance à considérer leur fille comme une marchandise, et c’est au plus offrant que l’on préfère l’offrir. Raison pour laquelle la dot est délaissée ou banalisée. A cette réalité, s’ajoute le nombre de plus en plus croissant de filles. Ce qui manque donc, ce n’est plus la femme même si l’on peut discuter sur la qualité >>, a confié le  sociologue Émile Adambadji. Selon ses explications, le caractère symbolique de la dot est de plus en plus mis de côté par la belle famille. Quant à la limitation à la connaissance des parents, le sociologue déplore la manière dont elle est désormais faite et pointe du doigt la modernisation et la mondialisation. << Dans ces conditions, seuls les jeunes conscients connaissent, ne serait-ce que les parents directs de leurs futures épouses avant leur union, si ce n’est la grossesse qui les y contraint. Cette connaissance est  faite par le jeune accompagné de quelques membres de sa famille. Mais parfois ils y vont seuls, signe de négligence, d’ignorance du caractère sacré de la connaissance. L’autre pan qu’il ne faut pas négliger, c’est l’entremêlement des cultures. Une fille non dotée, dans certaines régions du  Bénin ne peut amener son mari à une cérémonie familiale. La famille de la femme est en mesure de refuser ses éventuelles cotisations si elle est éplorée par exemple. Tout simplement parce l'époux n'est pas reconnu en tant que tel>>, informe le sociologue. Il relève pour finir, que la connaissance de la famille devrait, a priori, être un préalable, avant la cérémonie en bonne et due forme de dot, ce qui restaure la complémentarité parfaite entre les deux pratiques. Si pour certains il n’y a guère dot sans connaissance de la famille, pour d’autres, la complémentarité entre les deux pratiques n’est plus une contrainte dans certains milieux.

Janvier Gbedo (Stag)

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Retrait du droit de grève et augmentation des frais de péages : L’Unstb appelle à la mobilisation générale

syndicalisme

(Lire la déclaration rendue publique à cet effet)

DECLARATION DU SECRETAIRE GENERAL DE L’UNSTB SUR LE RETRAIT DE L’EXERCICE DU DROIT DE GREVE A CERTAINS TRAVAILLEURS ET SUR LES NOUVEAUX TAUX DE PEAGE

Depuis le 27 juin 2018 notre pays, la République du Bénin est en proie à de graves inquiétudes avec la décision de la Cour Constitutionnelle présidée par le professeur DJOGBENOU d’interdire l’exercice du droit de grève aux magistrats, aux agents de santé et autres, en lieu et place du respect du droit de grève pour tous mais de façon encadrée comme en a décidé la Cour Constitutionnelle présidée par le professeur HOLO. Ce faisant, la Cour Constitutionnelle présidée par le professeur DJOGBENOU a violé le principe de l’autorité de la chose jugée en validant la loi modificatrice des dispositions du statut général de la fonction publique relatives à l’exercice du droit de grève. Ce choix de la Cour Constitutionnelle met ainsi en danger la paix sociale dans notre pays.

Consciente de ses responsabilités et se fondant sur les dispositions de l’article 34 de la Constitution qui stipule que « Tout citoyen béninois, civil ou militaire a le devoir sacré de respecter, en toutes circonstances la Constitution et l’ordre Constitutionnel établi ainsi que les lois et règlements de la République » d’une part, et d’autre part sur l’alinéa 2 de l’article 19 de la Constitution qui dit :  «Tout individu, tout agent de l’Etat est délié du devoir d’obéissance lorsque l’ordre reçu constitue une atteinte grave et manifeste au respect des droits de l’homme et des libertés publiques », l’UNSTB dénonce avec véhémence la décision de la Cour Constitutionnelle interdisant l’exercice du droit de grève et rend responsable les auteurs des conséquences sociales qui en découleraient. Elle en appelle à la mobilisation générale pour faire halte à de telles pratiques sataniques au niveau de la haute juridiction.

Par ailleurs, au moment où la population béninoise fait difficilement face à la morosité des affaires économiques et à la cherté de la vie, les taux de péage ont été pratiquement augmentés de 100% et ce, sans que le gouvernement ait cherché à consulter au préalable les partenaires sociaux comme lui-même s’est engagé à le faire pour toute réforme conformément à l’article 6 de la Charte Nationale du Dialogue Social.

Une fois encore le gouvernement a manqué à ses engagements. Face à cela, l’UNSTB s’engage à œuvrer pour combattre avec la dernière rigueur cette décision. Elle invite les militants et militantes à se tenir prêts pour répondre aux mots d’ordre qui seront lancés.

Elle est prête à se désengager de tous les organes du dialogue social.

Enfin, l’UNSTB appelle à l’union sacrée de toutes les forces sociales pour la sauvegarde des acquis sociaux et démocratiques pour que :                         

Vive la classe ouvrière
Vive la démocratie
Vive l’UNSTB
Vive la République du Bénin.
Fait à Cotonou, le 02 juillet 2018

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Commune de Parakou : Le compte administratif gestion 2017 adopté

decentralisation

Le conseil municipal de Parakou était en session extraordinaire le vendredi dernier. Entre autres points inscrits à l’ordre, il y a le compte administratif gestion 2017 de la commune qui a été adopté à l’unanimité des conseillers présents ou représentés.

Vingt-trois voix pour, zéro contre et zéro abstention. C’est le verdict qui a sanctionné le vote du compte administratif gestion 2017par le conseil municipal de Parakou. Ce vote positif a été opéré après examen minutieux du document par les conseillers municipaux. Un examen du document qui suscite de nombreuses interrogations sur des aspects précis, sur lesquelles, des explications et clarifications idoines ont été apportées tant par le maire Charles Toko et Félix N’Pocha, le secrétaire général de la mairie. En effet, le compte administratif est ce document qui retrace l’exécution du budget pour un exercice donné. Celui qui a été voté par les conseillers municipaux retrace l’exécution du budget municipal pour le compte de l’exercice 2017. Le budget a été exécuté à près de 62% en fonctionnement et 36% en investissement. Ce qui explique une gestion budgétaire déficitaire de 574.892.562 F.

Pour le maire de la commune de Parakou, Charles Toko, ce déficit constaté au niveau de la gestion budgétaire de 2017, se justifie par deux contraintes majeures auxquelles, la commune a été confrontée. Il s’agit de l’entrée en vigueur du nouveau code foncier et domanial et la baisse drastique des subventions du Fonds d’Appui au Développement des communes (FADeC). Mais, il rassure de ce que les dispositions sont en train d’être prises pour corriger le tir, notamment les réformes en cours et la relance des lotissements dans la commune.  Plusieurs points ont été abordés au niveau des divers. Les conseillers ont souhaité des sensibilisations par le centre national de sécurité routière et la police républicaine à l’endroit des populations sur le mode de fonctionnement des nouveaux feux tricolores installés par l’entreprise Sinohydro le long de la traversée et du contournement de la ville. L’assainissement de certaines voies dans plusieurs quartiers de ville afin de faciliter la libre circulation des personnes et des biens à l’intérieur desdits quartiers. Un plaidoyer a été également fait pour le soutien financier de la mairie aux activités sportives dans la ville pendant ces vacances.

Albérique HOUNDJO (Br/Borgou-Alibori)

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Echos du Septentrion

Riliwanou-Arouna

BASSILA
Vers une collaboration tradithérapeutes et médecine moderne

La commune de Bassila a abrité, vendredi dernier, une séance de restitution de l’étude sur la collaboration entre les structures de santé et  les tradithérapeutes dans la zone sanitaire de Bassila. C’était en présence des acteurs des deux ordres  de santé, des  enseignants-chercheurs.

L’objectif de cette étude menée par Dr Emmanuel N. Sambiéni, Enseignant-Chercheur à la Faculté des lettres, arts et sciences humaines à l’Université de Parakou (FLASH/UP) est de définir ensemble une feuille de route qui serait une porte de sortie et une référence sur le plan  national pour asseoir la collaboration entre la médecine traditionnelle et moderne. Il a été question de relever à quel niveau se situe la collaboration entre les deux ordres de médecine et comment faire pour formaliser et renforcer cette collaboration afin que les populations puissent en bénéficier au maximum.

Pour Dr Elysée Somassè, Consultant technique international du Programme d’appui au secteur de la santé (PASS SOUROU), il y a des choses intéressantes dans la médecine traditionnelle qu’on peut valoriser davantage, faire connaitre et soigner dans la médecine moderne. C’est pourquoi, il est important de renforcer cette collaboration qui doit exister entre les praticiens de la médecine traditionnelle et les agents de santé dans les différentes formations sanitaires.

Dr Mahamoud Zongo, directeur départemental de la santé (DDS) du département de la Donga, Frédéric Yéfounri et Séidou Amidou respectivement directeur de l’hôpital de zone de Bassila et chef d’arrondissement de Bassila ont salué cette initiative de PASS SOUROU et souhaité une franche collaboration entre les tradithérapeutes et la médecine moderne.

NATITINGOU
AIC galvanise les cotonculteurs de l’Atacora pour un rendement record

Mathieu Adjovi, le président de l’Association interprofessionnelle du coton à la tête d’une délégation de sa structure a tenu une séance dans la commune de Natitingou avec les producteurs  des neuf communes de l’Atacora. L’objectif de cette descente est de saluer la performance des producteurs du coton de l’Atacora pour la campagne 2017-2018 qui est de 105.661,81 tonnes contre 94.559 tonnes la campagne précédente. Il n’a pas manqué de dire la fierté du Chef de l’Etat à leur endroit pour des efforts consentis pour relever le niveau de la production nationale depuis le retour de l’AIC dans le secteur.

Il a exhorté à décupler les productions avec le ferme engagement de mettre à leur disposition à temps des intrants de qualité et en quantité. Car l’objectif à la fin de cette nouvelle campagne qui a démarré avec les semis, est de 700.000 tonnes, afin de hisser le Bénin au rang des meilleurs producteurs du continent.

Les producteurs ont salué l’intérêt que porte le gouvernement à la filière coton et ont pris l’engagement de l’accompagner dans cette vision pour l’atteinte des objectifs, tout en faisant des doléances relatives à la réfection à temps de l’espace linéaire des pistes de coton afin de faciliter l’évacuation du coton et la révision à la hausse du taux des prestations sur commercialisation pour renforcer leur autonomie financière.

KANDI
Le 1er Août 2018 célébré à Kassakou

C’est le village de Kassakou situé à l’entrée Sud de la commune de Kandi qui a été retenu par le conseil communal pour abriter les manifestations officielles de la célébration du 58ème anniversaire de l’indépendance de notre pays. Cette décision a été prise au cours de la deuxième session ordinaire du conseil communal.

Les conseillers communaux de Kandi ont, également adopté le compte administratif  de gestion 2017 du maire Alidou Démonlé Moko avec un solde excédentaire en fonctionnement de 4.170.250 Francs Cfa. Alors qu’en 2016, ce compte, a eu un déficit de 5.085.300 Francs Cfa et en investissement un résultat excédentaire de 138.518.549 soit un résultat définitif de 303. 496.925. Avec un taux d’exécution budgétaire au cours du 1er semestre de 41,81%. C’est ce qu’il convient de retenir à l’issue des travaux de la deuxième session ordinaire de l'année 2018.

Le conseil a autorisé la création d’un champ de foire permanent de la commune et dont la promotion et la gestion seront faite dans le cadre d’un partenariat Public-Privé, la création d’un service santé et affaires sociales de la mairie, du voyage au cours du 3ème trimestre de l’année 2018, d’une délégation conduite par le maire de Kandi à Villefranche-sur-Saône (France) et Alphen-Chaam (Pays-Bas) pour respectivement, la signature du protocole d’accord 2018 et la définition des actions prioritaires.

Le maire Alidou Démonlé Moko, a remercié les 18 conseillers pour l’esprit d’ouverture et la parfaite cohésion qui règne en leur sein, avant  de les convier à focaliser leur attention sur la mobilisation des ressources propres pour la réalisation des infrastructures de développement.

NIKKI
La mairie dote l’hôpital SounonSéro de matériels médicaux

Une table d’examen gynécologique, 25 lits d’hospitalisation, 6 chariots de soins, 40 matelas, 5 réfrigérateurs, 39 potences, 2 Oxymètres de pouls, une machine à laver et un codificateur de matériels. Tel est composé le matériel médical offert par la mairie de Nikki à l’hôpital SounonSéro.  

D’une valeur de plus de 10 millions de Fcfa, ce don est l’expression du respect de la parole donnée. Car, le conseil communal du maire Oumarou Lafia avait fait la promesse de renforcer le plateau technique de l’hôpital. Amadou Sylla, premier adjoint au maire procédant à la remise du don, a rappelé que, c’est la contribution du conseil communal au bien-être de la population. Il n’a pas manqué d’exhorter le personnel de l’hôpital à faire un bon usage du matériel.
Winin Lafia Séidou et Réné Darathe respectivement représentant de l’association de développement SuTiiDéra et directeur de l’hôpital SounonSéro ont témoigné leur gratitude au conseil communal pour avoir honoré leur parole.

MALANVILLE
1519 candidats à l'assaut du certificat d'études primaires2018

Ils sont 1519 candidats, dont 850 garçons et 669 filles qui vont à l'assaut du certificat d’études primaires dans la commune de Malanville pour le compte de l’année 2018.
C’est  Moussa  Nouhoun, deuxième adjoint au maire de la commune de Malanville,  qui a procédé lundi dernier, au lancement des épreuves du certificat d’études primaires (CEP) pour le compte de l’année 2018 au centre de composition du village de Garou.

Le centre de composition qui a abrité cette cérémonie officielle de lancement, a été créée cette année avec 223 candidats dont 148 garçons et 75 filles répartis dans 6 salles.

Boycott de la 2ème session ordinaire par les conseillers frondeurs

Les conseillers communaux qui ne sont plus en odeur de sainteté avec le maire InoussaDandakoe et qui veulent le voir partir de la tête de la commune, ont, à l’occasion de la 2ème session ordinaire du conseil communal, rejeté tous les points inscrits à l’ordre du jour. C’est en effet, la formule trouvée par ces derniers pour se faire entendre. Car, ils ont exigé par une déclaration, la convocation d’une session extraordinaire devant conduire à la destitution du maire InoussaDandakoe, qui selon ces derniers ne méritent plus de diriger la commune.

BANIKOARA
Vers la modernisation du service de l’état civil

Une équipe de la mairie de Banikoara a effectué une descente dans certains bureaux d’arrondissements de la commune. L’objectif de cette descente est la modernisation et la dynamisation du service de l’état civil à travers des réformes à mettre en œuvre dans les tout prochains jours au niveau de la commune. Il a été question de faire un certain nombre de constats sur la tenue des registres d’actes d’état civil, s’enquérir des difficultés des secrétaires d’arrondissements. L’état civil, la documentation et les services des archives de la mairie seront impactés par cette réforme qui va se traduire par l’informatisation complète de ces différents services de l’administration communale. Ce qui va assurer une bonne sécurisation des données des populations de la commune de Banikoara.

Réalisation : Albérique HOUNDJO (BrBorgou-Alibori)

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Projet des services décentralisés conduit par les communautés : la meilleure approche de lutte contre la pauvreté !

PSDCC

(Projecteur sur les indicateurs déclencheurs de la phase 2 du Projet)
Le Bénin amorce depuis quelques décennies, la marche vers un véritable développement durable à travers des politiques conçues en lien avec les réalités du pays et surtout à la hauteur des défis à relever. Mais l’efficacité de la lutte contre la pauvreté sera davantage prouvée avec l’introduction au Bénin de l’approche du Développement conduit par les communautés (Dcc). Une approche expérimentée et généralisée à travers le Projet des services décentralisés conduits par les communautés (Psdcc) dont les résultats au terme de la première phase de mise en œuvre attestent qu’il s’agit bien de la meilleure approche en matière de lutte contre la pauvreté. Des indicateurs déclencheurs de la deuxième phase du projet aux réalisations physiques sur l’étendue du territoire national, le Psdcc phase 1 aura été un succès…

Financé par la Banque mondiale dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (SCRP-3) et de la politique nationale de décentralisation et de déconcentration (Ponadec), le Projet des services décentralisés conduits par les communautés (Psdcc)vise l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base décentralisés au travers de l’intégration de l’approche Développement Conduit par les Communautés (DCC) à la fourniture de ces services par les communes. L’approche Dcc qui a été déterminante dans l’atteinte des objectifs fixés au terme de la première phase de mise en œuvre du projet est désormais perçue comme la meilleure approche de lutte contre la pauvreté. Spécialiste en formation et chargé de l’élaboration des documents de base pour le rapport d’application de l’approche Dcc au niveau du Psdcc, Ousmane Togoun témoigne des performances inégalées de cette approche introduite au Bénin pourtant depuis 2005. Elle sera expérimentée, adaptée avant d’être généralisée à travers le Psdcc seulement à partir de mars 2013 bien que l’accord de financement ait été signé en juin 2012 (en raison des difficultés liées soit à la non existence ou la non exploitation des outils de gestion mis en place et l’accès impossible aux archives du Pndcc). Il s’agit, en effet, d’une approche basée sur la participation inclusive des bénéficiaires, la prise en compte de leurs besoins réels, l’amélioration du taux de consommation financière des subventions mises à la disposition des pays pour l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base et enfin, l’appropriation des outils du cycle de gestion des projets. « Cette approche a contribué également à la mise en œuvre de la politique nationale de décentralisation et de la déconcentration. Tout ceci, pour promouvoir le développement local. C’est la meilleure approche actuellement», a reconnu Ousmane Togoun.

Que de résultats satisfaisants enregistrés au terme de la phase 1…

Prévu pour être mis en œuvre durant douze (12) années sur trois (03) phases de quatre (04) ans chacune, le Psdcc phase 1 a déjà livré des résultats plus que satisfaisants dans les quatre composantes du projet. Au terme de la mise en œuvre de la première phase à la date du 31 décembre 2017, au titre de la composante 1relative aux subventions aux communes pour la fourniture des services de base, 1291 sous-projets ont été réalisés dans la sous-composante 1.2 et comprennent les 1000 sous-projets initiaux (230 pour la cohorte 1 ; 470 pour la cohorte 2 et 300 pour la cohorte 3) et 291 sous-projets de 2ème génération (Sous-projets de moindre envergure financés par les reliquats des subventions). Si, ici, le taux de réalisation est de 97,99% au 31 décembre 2017 (avec possibilité de poursuivre l’achèvement des sous-projets grâce à un délai de grâce accordé), il l’est à 100% au niveau de la sous-composante 1.1 avec un total de 237 sous-projets multi villageois réalisés. Quant à la composante 2 notamment le Programme pilote des filets sociaux qui a permis de tester une approche de protection sociale à travers un mécanisme de transferts monétaires inconditionnels et conditionnels à treize mille (13000) ménages pauvres dans 12 communes du Bénin à raison d’une commune par département et 125 villages, il a été enregistré un décaissement global de trois milliards cinquante-trois millions sept-cent soixante-trois mille neuf cent vingt-cinq (3. 053. 763. 925) francs Cfa. 84, 11% des fonds décaissés soit deux milliards cinq cent soixante-huit millions sept-cent dix-huit mille quatre cents (2.568.718.400) francs Cfa ont servi au paiement des transferts monétaires conditionnels et inconditionnels. Le reste aura servi à l’exécution des Travaux mobilisateurs d’intérêt collectif (TMIC) dans 125 villages. Au titre la composante 3 relative à l’assistance technique et renforcement de capacités, les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du Psdcc ont été davantage aguerris en vue d’une meilleure appropriation de l’approche Dcc. « En terme de renforcement du capital humain, le Psdcc a contribué à renforcer  les compétences des acteurs notamment au niveau du ministère en charge de la décentralisation, de la Commission nationale des finances locales (Conafil), au niveau des préfectures à travers les services de planification et d’aménagement du territoire, à travers les communes notamment les services techniques des mairies et même au niveau des communautés où elles ont été outillées sur comment promouvoir le développement local, comment identifier un besoin pouvant faire reculer la pauvreté, comment réaliser ses besoins, comment gérer au mieux, les ressources publiques mises à disposition en respectant les normes de la déontologie qui sous-tendent la gestion des fonds publics » a clarifié Ousmane Togoun de l’équipe de mise en œuvre du Psdcc. Le comble est qu’ici aussi, le taux d’exécution du plan de renforcement des capacités des communes en passation de marchés est de 100%. « La Formation en gestion à la base (Fgb) est le programme spécifique de renforcement des capacités des milles (1000) communautés bénéficiaires du Psdcc. Au 31 décembre 2017, le programme a impacté un total de 12 007 personnes physiques dont 49,75% de femmes pour les sessions de formation en salle et a connu une participation d’un total agrégé (formation en salle et séances de restitutions/démultiplication) de 213 758 personnes physiques dont 49,26% de femmes pour un total de 100 000 personnes physiques prévues » lit-on dans le rapport de synthèse de mise en œuvre de la Phase 1 du Psdcc. Enfin, la composante 4 liée à la gestion du projet a connu un taux d’exécution financière de 100,08% au 31 décembre 2017. « Ce qui a fondamentalement été très positif reste l’amélioration du niveau de participation. Avant l’avènement du Dcc dans notre pays, les bénéficiaires s’intéressent très peu aux réalisations qui touchent leur quotidien, aujourd’hui, dans les localités, les villages et autres qui ont pratiqué cette approche, on note une amélioration du niveau de la participation physique, intellectuelle, psychologique, morale, et même pour garantir la durabilité des réalisations faites », s’est réjoui le chargé à l’élaboration des documents de base pour le rapport d’application de l’approche Dcc. Autant de résultats probants enregistrés bien au-delà des prévisions grâce à l’approche Développement conduit par les communautés. Très fasciné des paliers franchis en matière de lutte contre la pauvreté, Ousmane Togoun du Psdcc plaide simplement pour la généralisation de l’approche à tous les secteurs.

Quid des indicateurs déclencheurs de la phase 2 du Psdcc…

Loin des infrastructures sociocommunautaires érigées sur toute l’étendue du territoire national, les facteurs déterminants de la reconduction du Projet des services décentralisés conduits par les communautés sont bien ailleurs. En effet, le passage d’une phase à une autre est conditionné par la satisfaction des indicateurs dits déclencheurs, des considérations purement scientifiqueset techniques. Ainsi, en ce qui concerne la première phase du projet qui a été d’ailleurs un succès, le Bénin et la Banque mondiale se sont entendus sur cinq indicateurs déclencheurs. Il s’agit notamment du pourcentage des communes disposant d’audits financiers à jour et de plans de mise en œuvre des recommandations en 2015. « Au démarrage du Psdcc, aucune commune ne disposait d’audit financier à jour. Les communes n’étaient pas auditées. Des efforts ont été donc accomplis par l’Etat béninois pour auditer désormais tous les ans les communes et à la date d’aujourd’hui, 100% des communes sont auditées sur la gestion financière. Toutes les 77 communes sont auditées tous les ans pour rendre traçable, la gestion des fonds publics » rassure Ousmane Togoun. Le second indicateur concerne le pourcentage des recettes intérieures du Budget général de l’Etat transférées par le gouvernement aux communes par l’intermédiaire du Fadec. « Au démarrage du Psdcc, nous étions à une valeur de 2,6% du budget général. Il a été donné comme mandat au Psdcc de tout faire pour atteindre 3,1%. A la fin de la première phase au 31 décembre 2017, le Psdcc a pu l’améliorer à hauteur de 4,62% » se réjouit-il. Quant au troisième indicateur lié au nombre moyen de jours d’écart par rapport au calendrier des transferts affichés (transferts du Fadec aux communes effectués dans les délais requis), il a été prévu que le délai soit réduit de 16 à 15 jours au regard des manuels de procédure du Trésor public. Mais, au terme du Psdcc phase 1, le délai a été réduit de 16 à 5 jours. Un exploit !  «  Au lieu de mettre près de trois semaines entre l’établissement d’un bordereau, d’un BTR pour que la commune ait de ressources pour faire fonctionner son administration au niveau local, le Psdcc a permis de ramener cette durée à moins d’une semaine soit 5 jours. Cela fait une semaine calendaire », martèle le responsable à l’élaboration des documents de base d’application de l’approche Dcc. Concernant le quatrième indicateur qui porte surle pourcentage de ressources transférées par le Fadecutilisées par les communautés pour l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base, cela est passé également de 15 à 17,66% soit 2,66% de ressources supplémentaires. Le dernier indicateur reste le pourcentage des communes disposant d’un Plan de développement local (Pdc)  de seconde génération à jour et préparé selon un processus participatif. « Avant le démarrage du Psdcc, 70% des communes ont leur Pdc mis à jour. Or, sans Pdc, il n’y a pas de développement local. La loi sur la décentralisation prévoit que chaque commune doit disposer d’un Pdc avant de bénéficier des ressources de l’Etat. Grâce au Psdcc aujourd’hui, 100% des communes ont leur Pdc à jour. Nous avons bouclé les Pdc de troisième génération. La dernière commune à l’avoir, c’était la municipalité de Cotonou » a expliqué Ousmane Togoun avant de conclure : « La mission qui a été recommandée au Psdcc a été une réussite, c’est pourquoi le Bénin a pu déclencher la deuxième phase».

Psdcc : les communautés au centre des réalisations, les conseils communaux impliqués…

Il importe de souligner que contrairement à ce que l’on pourrait penser, les conseils communaux ne sont pas écartés dans le processus de réalisation des sous-projets quand bien même les besoins sont identifiés et réalisés par les communautés elles-mêmes. «…cette approche place les communautés au centre, selon le principe phare de subsidiarité qui est l’un des sept principes du Dcc. Donc,  le principe de subsidiarité veut que ce soit les acteurs au plus proche de l’action qui s’occupent des questions de développement qui relèvent de leurs compétences, c'est-à-dire la réalisation des infrastructures sociales de bases à moindre coût et avec moins de complexité. Et pour permettre cela, la loi sur la maîtrise d’ouvrage a été modifiée en un article qui a permis de conférer aux communautés la maîtrise d’ouvrage délégué. Parce que sans cette disposition, les communautés ne pouvaient pas exécuter, par exemple, elle-même, leur projet » clarifie Germain Ouin-Ouro, secrétaire exécutif du Psdcc.  La maîtrise d’ouvrage délégué appartient à la communauté mais la maîtrise d’ouvrage finale appartient à la commune. « Cela voudra donc dire que la commune donne aux communautés, la capacité de contracter, de contractualiser avec les entreprises, c’est-à-dire de lancer les appels d’offres, de dépouiller, d’attribuer le marché et de suivre le chantier avec la supervision des services techniques de la commune…Donc, les services communaux avaient leur part de responsabilité» explique-t-il. Notons par ailleurs que la deuxième phase du Projet des services décentralisés conduits par les communautés démarre sous peu !

Aziz BADAROU

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Augmentation des tarifs aux postes de péages : Entre amalgame et mépris des citoyens

Patrice-Talon

(Les ceintures désormais serrées jusqu’aux os)
Depuis le 1er juillet 2018, de nouveaux tarifs de péage et pesage sont en application sur toute l’étendue du territoire national. Ce sont des tarifs exorbitants qui montrent une fois encore la volonté de la Rupture de rendre la vie dure aux Béninois.

Les Béninois n’ont pas encore fini de découvrir les surprises désagréables que leur réserve le régime de la Rupture. Alors que tout le pays se plaint de la morosité économique depuis deux ans, Patrice Talon et son équipe apparemment insensibles aux pleurs des populations, ont augmenté les tarifs de péage et pesage. C’est en effet du simple ou double. Les tarifs ont pris partout au Bénin des proportions inquiétantes. Au lendemain de la publication de la décision du ministre des Infrastructures et des transports, on a d’ailleurs noté une levée de boucliers dans le rang des syndicats de transport et les associations de défense des droits des consommateurs. Le gouvernement qui faisait passer sa décision  pour une mesure consensuelle, a été désavoué par les transporteurs. Pour le responsable syndical, Gabriel Kato Attita, les transporteurs ont été surpris d’apprendre ces changements brutaux. «Nous sommes pris de court. Il y a l’effet de surprise. Il n’y avait pas de dialogue», a-t-il déclaré. «Tout au moins si nous avions été consultés nous aurions apporté nos modestes inputs. Monsieur le Ministre, nous vous prions de revoir votre politique quant à cette décision. Elle pourrait plus desservir que rendre service. Et à ce propos, toutes les institutions de notre pays seront saisies à toutes fins utiles. Nous attirons particulièrement l'attention du Chef de l'Etat, le Président de la République Athanase Patrice Talon, du président de l'Assemblée nationale Adrien Houngbédji, les partis politiques de notre pays et des honorables députés sur cette question préoccupant», soulignera, pour sa part, dans un communiqué, le président de « La voix des consommateurs», Romain Accrombessi. Après avoir essuyé des critiques, le gouvernement a tenté d’expliquer les motivations de la décision querellée. Certains préposés à l’intoxication croyant défendre le gouvernement ont montré qu’il était temps d’augmenter lesdits tarifs malgré la crise sociale. « Il faut que les populations acceptent d'accompagner pour qu'on ait de belles routes. Ce que moi j'aurais fait à leur place, c'est que je paye mais derrière je deviens exigeant en ce qui concerne la qualité des routes », a fait savoir le Directeur général des Infrastructures, Jacques Ayadji sur Radio Tokpa. Et d’ajouter clairement : « Je comprends les populations, la vie est dure. De l'autre côté, si on est obligé de prendre certaines décisions, il faut comprendre que parfois on n'a pas le choix. Ce qu'il faut il y a 10 ans pour construire un kilomètre de route, n'est pas la même chose qu'il nous faut aujourd'hui, il faut beaucoup plus. Si je suis malade, ce n’est pas parce que le produit qu'on m'a prescrit est amer que je vais refuser de le consommer. Donnez ce qu'on vous demande et soyez exigeants. Il faut nous responsabiliser à cent pour cent. En plus de ça, chaque citoyen a le devoir de préserver les infrastructures». Pour Jacques Ayadji, la population doit faire face à ses nouvelles charges coûte que coûte. Or, on ne peut prendre une décision ayant une telle incidence financière directe sur la population et la mettre en application dans la précipitation. La population souffre. Et ces mesures risquent davantage de l’appauvrir. Pour beaucoup, il est inacceptable que l’Etat double le tarif du péage en une seule décision. La mesure est irréfléchie et sauvage. Mais cela n’étonne guère. La Rupture démontre de plus en plus qu’elle veut affamer le peuple. Sinon, comment comprendre que les produits de premières nécessités ont augmenté ces derniers jours de prix sans que le gouvernement ne fasse rien pour amoindrir la peine des Béninois. Le prix du ciment, un produit  fortement demandé au Bénin, a connu une hausse vertigineuse. Face aux critiques, le gouvernement a pris des engagements qui n’ont jamais été honorés. Alors que les Béninois continuent de subir ce problème, les tarifs de péage ont été doublés. Dans le même temps, ils devront aussi payer d’autres taxes lourdes.  
 
Et la promesse de Talon?  

Sous la Rupture, les taxes et autres impôts deviennent de plus en plus insupportables. Mais le gouvernement ne fait aucune réalisation. Les citoyens ont en tout cas du mal à identifier une seule réalisation à mettre à l’actif de la Rupture si ce n’est les chantiers déjà lancés par le Changement. On a comme impression que les taxes sont collectées pour être gardées dans un compte bancaire. La situation devient inquiétante alors que Patrice Talon avait fait une promesse en début de mandat. Le Chef de l’Etat avait en effet souligné que les Béninois devraient commencer à desserrer les ceintures après deux ans de gestion. Les deux ans sont passés sans changement. La situation est toujours difficile. A cette allure, il n’y a peut-être plus d’espoir sous la Rupture. Le peuple devrait attendre 2021 pour aller chercher son sauveur.

Mike MAHOUNA 

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4e Congrès ordinaire du Syntra-Sonacop Sa : Mireille Hounsegbé élue Secrétaire générale

Syntra-Socnacop

Le Syndicat national  des travailleurs de la Sonacop (Syntra-Sonacop) a tenu, samedi 29 juin 2018, son 4e Congrès ordinaire. La rencontre a connu la participation des anciens et nouveaux secrétaires généraux de la Csa-Bénin, Dieudonné Lokossou et Anselme Amoussou. A l’issue de la rencontre, c’est Mireille Hounsegbé qui est élue nouvelle Secrétaire générale.  Les  travaux se  sont déroulés dans la salle de conférence de ladite entreprise.  

Mireille Hounsegbé  dirige désormais le Syndicat national  des travailleurs de la Sonacop (Syntra-Sonacop).  C’est ce qui ressort du 4e Congrès ordinaire du Syndicat tenu samedi dernier. En prenant les Rênes de la formation syndicale des travailleurs de la Sonacop, Mireille Hounsegbé, s’est engagée à œuvrer au rayonnement de la Sonacop, par des actions concrètes. Elle a invité les uns et les autres à se joindre à elle pour relever les nombreux défis, en vue de redonner à la Société, ses lettres de noblesse.  A l’ouverture des travaux,  le secrétaire général sortant, Liamidi Soumanou a  laissé entendre que la Sonacop, entreprise prospère et jadis grand contributrice au budget national,   se trouve depuis quelques années en difficultés liées notamment à sa privatisation mal ficelée,  la distribution anarchique des produits pétroliers sur toute l’étendue du territoire national et la concurrence déloyale des produits pétroliers de la contrebande. Il a invité les travailleurs à se mettre en avant-garde  pour assurer la survie de la société. Dans la même perspective et face aux nombreux défis de la société, le représentant  du directeur général de la Sonacop, Noël Amonlè a exhorté les travailleurs à mettre l’intérêt de la société au cœur des préoccupations, en vue d’assurer  sa prospérité pour générer de la plus-value. Pour sa part, le représentant du ministre du commerce et de l’industrie, Sabi Boum, a souligné la position stratégique qu’occupent les travailleurs de la Sonacop dans le tissu économique du Bénin, ce qui appelle de leur part, une très grande responsabilité  et du professionnalisme. Il les a donc exhortés à travailler dans l’union pour satisfaire la demande de la clientèle. Le quatrième congrès s’ouvre à un moment où la Sonacop est à la croisée des chemins avec des difficultés de trésorerie et la concurrence déloyale du secteur informel, a signifié le représentant du directeur général, ce qui a entrainé la société sous le coup de la dette. Il a émis le vœu que  le congrès puisse permettre de réfléchir sur les réformes à engager pour la survie de la Sonacop. Quant au secrétaire général de la Csa-Bénin, Anselme Amoussou, il s’est félicité  d’être associé au congrès qui marque l’occasion où s’exprime à nouveau, la tradition démocratique chère à la Csa-Bénin. Il a lui aussi invité les congressistes à saisir l’opportunité, pour mener une profonde réflexion sur l’avenir de l’entreprise en vue de son rayonnement. L’ancien secrétaire général de la Csa-Bénin Dieudonné Lokossou, a prodigué quelques conseils pour une meilleure gestion de l’entreprise.

Thomas AZANMASSO

Bureau Directeur DU Syntra Sonacop-SA

Secrétaire Général   : Mireille HOUNSEGBE
Secrétaire Général Adjoint : Joël KINDJIDE
Secrétaire Administratif  : Ibourath IBRAHIMA
Secrétaire Administratif Adjoint  : Berthe HOUNDENOU
Trésorier Général  : Félicien ACAKPO
Trésorier Général Adjoint  : Cyrille AGANI
Secrétaire à l’organisation  : Euloge CHAGAS.
Secrétaire à l’organisation adjoint  : Raoufou ABOUMON
Secrétaire aux affaires juridiques  : Rachidath AMOUSSA
Secrétaire aux affaires juridiques adjoint  : François GNONNOU
Secrétaire aux affaires culturelles et sportives : Moukaïla ADEBIHUNKPE
Secrétaire à l’information et presse  : Faroukou YEKINI
Secrétaire à l’information et presse adjoint  : Mohamed YAROU
Secrétaire chargé des affaires sociales et des questions du genre : Cyria OSHO
Secrétaire chargé des affaires sociales et des questions du genre adjoint : Bertrand AWEHA
Secrétaire à la revendication  : Yvon ZODJIHOUE
Secrétaire à la revendication adjoint  : Constance ODJO
Secrétaire à la formation syndicale  : Sylvie ELEGBE
Secrétaire à la formation syndicale adjoint  : Franck SONON
COMMISSAIRES AUX COMPTES
Ghislain H SOGBOSSI TOHOUE
Rémy AYINON
Samuel ADELEKE
LES CONSEILLERS
Grâce ZANNOU
Félix AMOUSSOUZANTOU

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