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Société

Baccalauréat 2015 : Les meilleurs candidats connus

education

(68 mentions Très bien et 682 mentions Bien)
Après la proclamation des résultats de l’examen du Baccalauréat session unique de juin 2015 et la composition des épreuves sportives et orales, les meilleurs bacheliers sont désormais connus. L’Office du Baccalauréat a rendu public les meilleures moyennes sur le plan national. Ainsi, le premier a pour nom Hadji Samuel du Collège Catholique Azovè (Couffo) avec une moyenne de 18,54 dans la série D.  La deuxième meilleure moyenne qui est de 17,90 a été réalisée par Nato Brice (série G2) du Lycée Technique de Lokossa(Mono). Zokpodo Mahouna Marius (série D) du Complexe privé Bakhita de Calavi (Atlantique) et Gbewedo Noé (série D) du Ceg Zogbodomey (Zou) sont respectivement troisième avec une moyenne de 17,77  et quatrième avec 17,54. Hounkpevi Cadnelle Thania (série C) du Complexe privé Djidonou de Porto-Novo (Ouémé) occupe la cinquième place avec une moyenne de 17,40. La sixième et septième place reviennent respectivement à Sohou Aubierge (série D) du Collège Catholique de Lokossa et Chetan Bi-N’Kokou Ferrodi (série C) du Ceg Albarika de Parakou (Borgou) qui ont réuni une même moyenne de 17,36 à l’issue des différentes phases de la composition. De même, 68 candidats ont été déclarés admis avec la mention Très bien et 682 avec la mention Bien. Ces derniers bénéficieront donc de l’appui financier de l’Etat pour poursuivre les études universitaires. Rappelons que le taux de réussite à l’examen de Baccalauréat session unique de juin 2015 est de 34,44% sur le plan national.

A.B

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Rencontre vice-premier ministre/acteurs de la crise à l’Uac : Aucune résolution concrète prise!

francois-abiola

Le vice-premier ministre chargé de l’enseignement supérieur a, à nouveau, rencontré les différents acteurs de la crise à l’Université d’Abomey-Calavi hier, mardi, 28 juillet 2015 dans les locaux du ministère. A l’issue des échanges, aucune résolution concrète n’a été prise pour une sortie de crise.

Les acteurs universitaires de l’Uac  seront en vacances durant le mois d’Août et reprendront en Septembre prochain. Ce sont les résolutions prises hier à l’issue de la séance d’échanges tenue par le vice-premier ministre chargé de l’enseignement supérieur avec les autorités rectorales et les responsables étudiants. Cependant, les négociations se poursuivront entre les deux parties sur l’organisation de la session de rattrapage. Dans la matinée, les autorités rectorales et décanales de l’Uac ont été conviées à une séance d’échanges avec le vice-premier ministre François Abiola. Les pourparlers se sont articulés autour de deux axes prioritaires notamment question de la sécurité sur le campus et la polémique relative à la session unique. Pour l’autorité ministérielle, il est important que la sécurité soit garantie dans ce lieu de savoir non seulement pour les étudiants mais également pour les riverains de l’Uac. Si pour les autorités rectorales, ce sont les étudiants qui occasionnent pour la plupart du temps, des actes de vandalisme, le ministre François Abiola affirme que le rectorat doit jouer sa partition afin de permettre aux usagers du campus de vaquer à leurs activités dans la quiétude. Quant à la polémique relative à l’organisation de la session de rattrapage, le corps enseignant est resté campé sur sa position en invitant la communauté estudiantine à s’en tenir aux concessions faites à cet effet. Toujours dans l’optique de solutionner la crise qui perdure à l’Uac, le vice-premier ministre a rencontré dans la soirée d’hier, les responsables des trois organisations estudiantines à caractère syndical notamment l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb), la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb) et l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb). Ces derniers ont réaffirmé leur détermination à tout sacrifier pour obtenir la rétrocession de la session de rattrapage à la Flash et autres entités de l’Uac. Selon les explications du vice premier ministre, si rattrapage, il doit y en avoir, ce serait en novembre et donc, le mois d’Août servira à la poursuite des négociations. «Les vacances constituent une solution de la nature pour calmer les deux camps qui sont pour le moment campés sur leur position. Les négociations se poursuivront avec les trois responsables syndicaux et les enseignants», a expliqué le ministre François Abiola. En outre, les mesures sécuritaires seront aussi au cœur des négociations. «Aucune partie n’est perdante», a conclu le ministre. Le campus reste ainsi toujours paralysé par le mouvement « Campus macchabée » déclenché depuis bientôt deux mois par les étudiants pour contraindre le rectorat à leur donner gain de cause.

Aziz BADAROU

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Regard du Pr Baloubi sur le système éducatif béninois et américain : « Ce n’est pas si difficile de gérer la question de l’éducation »

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Avec ses 38 ans d’expérience dans l’enseignement (18 ans au Bénin et 20 ans déjà aux Etats-Unis), le professeur Titulaire de Chaire en Anglais et en Linguistique Appliquée, Désiré Baloubi reste un expert du monde éducatif. Depuis 5ans, ce Béninois de la diaspora revient chaque Eté au bercail pour consacrer une partie de son agenda aux questions éducatives. Entre conférences publiques au Centre culturel américain et émissions radio télévisées, votre Journal Matin Libre a reçu le Bénino-Américain, Chef du Département des Sciences humaines à l’Université de Shaw, en Caroline du Nord aux Usa. Le natif de Kèrè, dans la Commune de Dassa-Zoumè (comme il aime à le dire), a passé au crible les derniers résultats aux différents examens scolaires au plan national, le système éducatif béninois en général, avec à la clé des propositions partant bien sûr de la réalité à l’international.

Bonjour professeur, et bienvenue au bercail. L’actualité dans le secteur de l’éducation au Bénin, c’est bien les résultats des examens scolaires nationaux, notamment le Bepc qui a donné 30,16%, le Baccalauréat qui a fait un peu plus de 34%. Quel regard portez-vous en tant que technicien et en tant qu’enseignant sur ces résultats?

Je crois que c’est très préoccupant. C’est une question qui mérite une attention particulière à tous les niveaux. Au niveau de l’Etat, au niveau des parents, au niveau des enseignants, et au niveau des élèves eux-mêmes. Mais je crois qu’on doit commencer à partir de l’Etat. Il faut que l’Etat prenne ses responsabilités, et qu’il définisse de façon claire s’il s’agit des examens ou des concours. Sinon les résultats que nous obtenons reflètent bien la qualité du travail que nous faisons à tous les niveaux. De l’enseignement primaire à l’enseignement secondaire. Je ne veux pas parler encore de l’université. S’agit-il des concours où des examens ? Je crois que c’est quelque chose qu’il faut définir de façon claire. C’est ahurissant que l’on apprenne qu’on a obtenu 30% de réussite. Cela veut dire que 70% ont échoué. Au Baccalauréat, premier diplôme universitaire, comme on l’appelle, 34%, ça veut dire qu’il y a au moins 65% qui ont échoué. Je vois le côté échec, et c’est lamentable. Ça fait peine perdue, du temps perdu, la fortune perdue, l’espoir presque perdu pour les enfants. Je crois que nous devrons reprendre en mains la question de l’éducation dans le pays. Cela a trop duré ! Je me rappelle nous étions 44 en Terminale au lycée, on était 4 simplement à réussir à la première session du baccalauréat. Le Bac n’est pas un concours, c’est un examen. Il ne faut pas se frotter les mains et se féliciter pour dire qu’on est en train de tamiser. On doit former la génération qui doit prendre la relève.

Professeur vous semblez indexer l’Etat, mais vous laissez les apprenants et les parents alors qu’il se dit souvent que les parents ont démissionné, et que l’avènement des nouvelles technologies en est également pour beaucoup.

Je ne peux pas accuser les parents tant que l’éducation n’est pas décentralisée ou déconcentrée. Dans les pays où elle est décentralisée, les parents prennent en mains leurs responsabilités. Et l’éducation, c’est l’Etat qui en trace les grandes lignes et c’est les parents, les enseignants et les enfants qui ont cela en charge. Avec bien sûr la communauté dans laquelle se situe ces écoles. Mais si tout est aux mains de l’Etat et que c’est l’Etat qui contrôle tout, qui paie les enseignants, qui donne les épreuves sur le plan national, et que les communautés les plus reculées n’ont rien à y voir, je crois que ça fait problème. Mais nous devons dire que la qualité de la formation des formateurs eux-mêmes fait problème. Nos enfants ne sont pas des moutons. Les parents à 80% analphabètes ont déjà des problèmes de comprendre ce que leurs enfants apprennent à l’école. Alors, on ne peut pas les incriminer.

Mais quelles sont de façon succincte les causes de cet échec ?

Je crois que c’est parce qu’on se met dans la tête que moins il y a de réussite, plus l’examen est crédible. Si c’est cela la façon de réfléchir, je crois que tout est faussé. Les enseignants doivent être mieux formés. Nous devons nous atteler à surveiller la qualité de ce que nous faisons, parce que les enfants sont très intelligents. Vous avez parlé de la technologie. Ce sont plutôt des atouts. Nous, on n’avait pas ça en notre temps. La télé, on n’avait pas ça. Il n’y a pas qu’au Bénin que cela existe, cela existe un peu partout. Aux USA, on parle de la génération qui est connectée, c’est ça qui les forme. Comme moi je m’amuse toujours à le définir, enseigner c’est informer, et informer c’est former.  Ils ont besoin de cela pour s’informer. L’école n’est pas simplement entre les quatre murs, c’est aussi à la maison. Il faut maintenant s’approprier ces technologies et les utiliser à bon escient. Et c’est l’usage qu’on en fait qui détermine dans quel sens l’école doit être orientée.

Et quelle part de responsabilité pour les enseignants dans ce fort taux d’échec ?

Je pense que les conditions ont beaucoup changé. Il y a eu beaucoup d’amélioration par rapport à la rémunération salariale. Mais s’il y a 54 syndicats dans un seul ordre d’enseignement, et que c’est les branchages qu’on secoue tout le temps, je crois que ça ne fait pas sérieux. Ça ne fait pas sérieux parce que nous, nous n’avions pas été formés comme ça. Nous avions été formés dans des conditions difficiles. Il est vrai qu’en son temps, on faisait des grèves aussi. Chaque temps et chaque époque avec ses problèmes et ses avantages. Mais je pense que ça ne fait vraiment pas sérieux. Nous avons souvent parlé de l’Approche par compétence que des gens rejettent du revers de la main…. Je continue toujours à dire que ce n’est pas juste parce partout où c’est appliqué, si c’est bien appliqué, ce n’est plus de la théorie qu’il s’agit mais plutôt quelle compétence les enfants ont pu accumuler. L’approche n’impose pas la stratégie, n’impose pas la pédagogie, n’impose pas les techniques. Chaque enseignant a une personnalité qui se reflète d’ailleurs dans la manière d’enseigner. Et c’est çà qui distingue le professeur A du professeur B. Mais le professeur A et le professeur B peuvent bien appliquer l’approche par compétence, mais utiliser des techniques différentes. L’approche par compétence n’a pas dit  qu’il faut éliminer la dictée. Cela existe partout dans le monde, partout la dictée existe. Maintenant quel est l’objectif de la dictée ? Que vise-t-on en faisant la dictée ? C’est cela qu’il faut définir. C’est cela qu’il faut comprendre.

Est-ce à-dire que vous proposez qu’on ramène la dictée à l’examen ou dans les classes d’examen ?

Si cela peut servir à quelque chose. Il faut d’abord définir l’objectif pédagogique que l’on vise à faire la dictée. Aux Etats-Unis on ne fait pas de dictée à l’examen mais en classe, on fait la dictée d’une autre manière. C’est-à-dire que dans les basses classes déjà, il y a des mots qui sont difficiles à écrire, à épeler. Tout ce qui peut compliquer l’écriture, on entraine les enfants et ils viennent à la maison avec toute une liste, toute une gamme   de mots donnés. Ils doivent savoir écrire, ils doivent en rechercher l’orthographe, ils doivent pouvoir les utiliser ou les reconnaître dans les textes.  C’est cela une forme de dictée. Mais la dictée de façon classique s’il faut la définir, c’est qu’il y a des mots et on veut savoir si vous pouvez bien les écrire, si vous pouvez bien accorder les règles grammaticales. On peut changer la façon de faire. Mais toujours est-il que l’objectif final est que les gens sachent écrire, épeler au moins leur nom, sache l’écrire et savoir appliquer les règles grammaticales. L’approche par compétence n’interdit pas cela.

Ce que les gens dénoncent également, c’est la gratuité de l’enseignement qui a entrainé un boom dans les classes, alors qu’il y a moins de recrutement d’enseignants. On parle même d’un déficit de 10 000 enseignants. Qu’en dites-vous ?   

Je crois que l’éducation est un droit. Tout le monde a droit à l’éducation, jusqu’à  un niveau donné.  Au-delà, cela devient très cher. On ne peut pas se permettre, lorsqu’on est dans un pays en développement, de rendre l’université gratuite.  Cela frise  l’insanité. Si les Etats-Unis, le pays le plus riche, le plus avancé du monde n’a pas les moyens pour le faire, ce n’est pas nous, au Bénin, qui pourrons le faire. Mais la gratuité, si cela commence de la Maternelle jusqu’au cours secondaire, c’est-à-dire jusqu’en classe de Terminale, c’est l’idéal. A partir de la Terminale, qu’est-ce que vous allez faire à l’Université, est-ce que vous décidez d’aller à l’Université, c’est votre choix, c’est le choix de vos parents et il faut en avoir les moyens. Encore que dans les pays avancés, l’Etat favorise  des prêts pour les étudiants. Mais il y a des conditions bien définies. Et dès que vous finissez vos études et vous trouvez un emploi, le lendemain vous commencez à rembourser.

Ce qu’il faut vous faire préciser, c’est qu’il y a au cours de l’année scolaire, des personnes dites volontaires recrutées et affectées dans les établissements pour remplacer les vacataires qui ont une certaine expérience déjà dans la profession. Est-ce que tout cela n’aurait pas eu d’impact sur la qualité de l’offre éducative?

Vous avez bien raison. C’est de la pagaille parce que cela ne s’improvise pas. Du jour au lendemain, vous ne pouvez pas déverser des  volontaires dans un système et chasser des vacataires. Je pense que les vacataires doivent avoir un contrat, avec l’établissement ou avec l’Etat et ce contrat est défini le début de l’autre année et la fin de leur contrat. Soit le contrat est annuel ou  renouvelable, ou bien il est ponctuel et c’est pour quelques mois, et ce serait aberrant qu’un contrat dans l’enseignement soit simplement pour quelques mois. Cela doit être tout au moins pour un semestre, si on est dans le système Lmd, sinon pour un an.

Je ne sais pas si vous avez suivi depuis les Etats-Unis le Forum national sur l’éducation au Bénin. Est-ce que les actes de ce forum pourraient contribuer à résorber les maux dont vous parlez ici.

J’ai voulu participer à ce forum, je  pense  que la diaspora devrait être associée à cela et même si on ne nous payait pas des billets d’avion, que des gens qui en ont les moyens  puissent arriver. Moi j’ai touché particulièrement le responsable des Béninois de l’extérieur sur le plan mondial, je crois que c’est Gabriel  Kotchoffa, mais  je n’ai pas eu de suite, cela suppose  qu’il n’y a avait peut-être pas la possibilité de faire participer les gens de l’extérieur. Un forum, c’est l’occasion d’échanger, de dialoguer, de converser et d’échanger des points de vue, des opinions. Or le système éducatif, s’il faut l’évaluer, ce n’est pas des  points de vue qu’il s’agit, ce n’est pas de mon opinion qu’il s’agit. C’est les chiffres qui parlent,   c’est des statistiques   qui parlent, c’est des études à la base, c’est les étudiants ou les élèves qu’on a interrogés, c’est des parents d’élèves qu’on a interrogés. C’est qu’est-ce qu’on a fait toute l’année. Ou bien, si c’est au bout  de cinq ans, est-ce que nous avons les statistiques ? Quels étaient nos objectifs de départ ? Quelles sont les mesures que nous avons prises ? Comment est-ce que nous avons décidé de mesurer la réussite ?

Et vous pensez qu’ils n’ont pas discuté de tout cela ?

Non je ne pense pas que cela soit fait sinon, on ne peut pas aller d’états généraux en états généraux, et puis forum et toujours on a les mêmes résultats.

Et qu’est-ce qu’il faut concrètement pour sortir l’école des sentiers battus ? Si le chef de l’Etat vous appelait entre temps pour des conseils à ses côtés, quels  sont les points clés qu’il doit attaquer ?

Je crois qu’on doit d’abord parler de l’éducation nationale. Si moi je pouvais faire des propositions, c’est de parler de ministère de l’Education nationale. Un pays à 10 000 000 d’habitants ne peut pas avoir trois ministères. Je crois que ça fait problème. Ce n’est pas si complexe, ce  n’est pas si difficile de gérer la question de l’éducation chez nous, quand on est 10 000 000 d’habitants. C’est un petit Etat de la hauteur peut-être de Pennsylvanie ou de l’Etat d’Indiana. Si eux ils le font sans avoir trois ministères, les Républicains disent d’ailleurs qu’il faut éliminer le ministère de l’éducation, que l’éducation c’est l’affaire des parents, c’est l’affaire des collectivités décentralisées. Mais l’Etat fédéral par rapport à la nation américaine fixe les grandes lignes, c’est-à-dire qu’est –ce qu’on veut que l’Américain soit lorsqu’il a fini par exemple la classe de Terminale. Si cela n’est pas défini, qu’on te dise quels sont les objectifs, maintenant à chaque Etat d’attaquer ces objectifs et de chercher leurs propres voies et moyens pour les atteindre.

Dites-nous professeur, quelle est votre appréciation du plan décennal de l’éducation (Pddse)?

On doit vraiment avoir une politique éducative, mais on ne doit pas politiser l’éducation car je suis au regret de constater que l’éducation est politisée. La preuve vous m’avez parlé tout-à l’heure des volontaires qui sont allés chasser les vacataires. Cela est regrettable. Beaucoup se plaignent que des gens soient nommés sans qu’ils n’aient aucune expérience, à peine deux  ou trois ans et qui  occupent des postes stratégiques. N’est pas censeur qui veut, n’est pas Directeur qui veut, c’est sur la base de l’expérience et de la performance que vous avez été observé, vous avez été évalué pendant longtemps, et vous avez eu de l’expérience. Moi je suis arrivé au poste de Chef de Département de mon université parce que j’ai fait mes preuves. Il est vrai, ce n’est pas toujours le nombre d’années, mais c’est au moins la performance. Il y a des gens qui étaient là depuis 1993, moi je suis arrivé en 2001, mais au bout de 9ans, j’ai été nommé Chef de Département. A cause de ma performance, à cause de mes publications, à cause de mes recherches appliquées à ce que je fais. Il y avait un certain nombre qui étaient appelés à envoyer leur Curriculum vitae, et sur la base de ces Cv, sur la base de nos publications, moi j’étais retenu comme Chef de département sur mérite. Le mérite, la performance votre expérience, c’est ça qui compte. On ne doit pas faire des nominations politiques dans l’éducation. Ce n’est pas normal.

Justement, parlant de nomination, la rumeur a couru, vous étiez annoncé dans le récent gouvernement du président Yayi Boni. Mais à la publication de gouvernementale, vous n’y figurez pas. Qu’est-ce qui s’est passé entre temps ?

Je crois que c’est une surprise pour moi d’apprendre que j’étais sur une liste. Je ne sais pas d’où la liste est venue. J’ai eu des coups de fil des Béninois de l’extérieur qui m’ont dit félicitations professeur Baloubi. J’étais vraiment surpris. J’ai dit quoi ? Qu’est-ce que c’est ? Alors, ils ont commencé à m’envoyer quelque chose qui est sur WhatsApp. Je dis mais un gouvernement ne se forme pas sur WhatsApp, et si je devrais faire partie d’une équipe gouvernementale, on m’aurait contacté parce que le président Yayi Boni, je l’ai connu quand il était à la Boad par le truchement du ministre Attin. Et quand il allait poser sa candidature, on était au parfum de cela. Je crois qu’on a envoyé les mots d’encouragement, on a touché des gens. Ce n’est pas nous qui lui avons fait campagne mais on trouvé que c’était une bonne chose parce qu’il fallait quelqu’un qui soit du milieu, qui soit intellectuel, qui ait fait ses expériences, et qui puisse vraiment apporter le changement nécessaire. Je crois que le Bénin a été le premier à parler de changement, et vous avez vu. Ce n’est pas que les Etats-Unis ont copié la chose, mais c’est le temps, les conditions, les circonstances. Obama aussi a parlé de changement sans avoir entendu nécessairement ce que le chef de l’Etat a dit. C’était le moment. Quand le peuple a ras-le-bol, il exige le changement. Mais il faut que ce changement puisse faire avancer les choses, c’est nécessaire. Oui ! Faire partie du gouvernement, je pense que l’heure n’a pas encore sonné. Et je n’aurais pas dit non, mais je n’aurais pas eu le temps non plus de faire grand-chose avant la fin du mandat.

Mais pourquoi des spécialistes de la diaspora comme vous, sur des questions pointues de développement, ne sont souvent pas sollicités par nos dirigeants?

Je pense qu’ils sont mieux placés pour répondre à cette question. Mais si j’étais dirigeant, moi j’aurais une ouverture d’esprit, je n’aurais pas des barrières. Pendant cinq ans j’ai cherché a rencontré le Président de la République pour faire des propositions. Ce n’est pas pour faire partie de son gouvernement. Mais je n’ai pas pu. J’ai fait des demandes depuis les Etats-Unis. Par contre j’ai admiré l’Assemblée nationale. C’était le Président Nago, il m’a répondu tout de suite. Il y a les institutions de l’Etat, Holo et bien d’autres à qui j’ai écrit, d’abord pour les féliciter, et pour leur dire que vraiment la diaspora, il faut la prendre au sérieux, et qu’ils avaient besoin de nos expertises, de nos conseils. Nous pouvons leur apporter des éléments de ce qui se fait là où nous sommes. Ce n’est pas nécessairement pour le simple fait de copier. Mais ce que nous pensons qui peut réussir au Bénin. Connaissant bien le Bénin, nous allons faire ces propositions-là. Et ces citoyens, je crois qu’ils ont répondu favorablement. Il m’a été presque impossible de rencontrer non seulement le Président, mais encore le Ministre des Affaires étrangères qui est notre Ministre de tutelle. J’ai déposé une demande ne serait-ce que pour le rencontrer, et qu’on puisse échanger, mais je n’ai pas pu le rencontrer.

Au Bénin vous êtes plus Américain que Béninois puisque l’ambassade des Etats-Unis n’hésite pas à vous ouvrir ses portes…

Exactement ! Parce que les gens savent ce que nous vallons. Ils savent qu’on vaut quelque chose, ils savent qu’on sait faire quelque chose. Et pour eux, ils n’hésitent pas à vous garder. Mais nous, bon ! Je dois beaucoup au Bénin, parce que si je suis devenu quelque chose c’est grâce à mon pays. J’ai fait 18 ans de carrière dans l’enseignement au Bénin, 20 ans aux Etats-Unis, il est temps que je vienne partager. Alors ça fait 5 ans déjà que j’arrive chaque année pour partager, mais par le biais des Etats-Unis.

Vous avez certainement suivi l’actualité à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), une université que vous avez certainement pratiquée. Est-ce-que selon vous l’Uac est prête pour le système Lmd ?

Je vais être très sévère parce que dans ma sévérité je veux critiquer pour proposer, pour qu’on aille de l’avant. Je crois que le Lmd n’est pas bien compris par les collègues qui sont à l’université. J’ai suivi une émission ‟la crise à l’Uac” sur Golfe Tv, un dimanche. Il y a des terminologies qui ont été utilisées, c’est bien mais je pense que ça a semé de confusion. Le système Lmd exige la semestrialisation des cours. Ce n’est plus le même cours toute l’année académique durant, ce n’est plus comme ça. Les unités de valeurs, vous avez des crédits horaires, donc lorsqu’on dit semestrialisé. Chez nous aux Etats-Unis, un semestre ça compte environs 16 à 17 semaines de cours bien rempli. Au bout des 16 ou 17 semaines vous évaluez. Mais quand je dis évaluer, ça veut dire des examens. Mais entre temps, il y a eu un suivi, c’est-à-dire des devoirs de maison, des épreuves pratiques, et toutes ces notes-là compte. A mi-chemin d’ailleurs, il y a un examen pour voir et si on finissait l’année maintenant, quelle moyenne aurait obtenu chaque étudiant dans ce cours donné. Au bout du semestre on doit pouvoir donner les résultats. Alors j’ai entendu dire que, oui on a semestrialisé, mais au bout du premier semestre on ne donne pas les résultats parce qu’il y a trop d’étudiants, on ne peut pas corriger. On donne des chiffres, vraiment qui m’ont coupé le souffle. Mais là on attend le deuxième semestre maintenant pour donner les résultats. Alors si on accumule, je crois que ça fait double travail. S’il y a 15 milles copies et vous n’avez pas pu corriger, ce n’est pas quand vous en aurez 30 milles que vous pourrez corriger. Je crois que semestrialisé ça veut dire à chaque semestre il faut donner des résultats. Mais si les étudiants n’ont pas eu leurs résultats, ils ne savent pas quel progrès ils sont en train de faire au bout d’un semestre, et vous accumulez, vous allez au deuxième semestre, ils sont en droit de réclamer des rattrapages. Moi je comprends les collègues qui sont à l’université, ils sont vraiment débordés. C’est ahurissant, c’est inconcevable qu’une université ait cent mille étudiants. Cet effectif n’existe nulle part au monde.

Professeur pour vous résumer, qu’est-ce-qu’il faut concrètement pour une bonne application du système Lmd aujourd’hui à l’Uac ? Des propositions concrètes…

D’abord le problème est très sérieux. Mais comme on le dit, la femme en état qui est sur la table ne peut plus cacher sa nudité, on doit accepter d’être circoncis en plein jour. Ça veut dire qu’il faut clairement définir les règles du jeu, et comprendre que le système Lmd veut dire responsabilité et droit. C’est promotion par promotion. On est obligé d’aller étape par étape, et de passer par une transition. On dit tout le monde fait Lmd, il y a des gens certainement qui ont leur Maitrise, et qui peut-être ont déposé leur mémoire, mais n’ont pas encore soutenu. Ils sont dans quelle situation maintenant ? Est-ce-que c’est Lmd ? Est-ce-que c’est l’ancien programme où l’ancien système ? Je crois que si notre université veut être sérieuse, elle doit faire comme toutes les autres universités qui sont sérieuses. On entre à l’université, on s’inscrit à l’université sous ce qu’on appelle un document juridique. Le document juridique est annuel. C’est-à-dire c’est pour cette promotion qui a commencé en 2015, si c’est la licence où le master, on dit voici les conditions, voici les exigences. Si vous prenez l’engagement, si on dit voilà il n’y a pas rattrapage, ça s’appelle Lmd, vous allez avec ça. Si une autre promotion arrive et qu’entre-temps quelque chose a évolué, eh bien, c’est les nouvelles décisions qui s’appliquent à la nouvelle équipe et non à l’ancienne.

Donc chaque promotion vient s’adapter ?

Chaque promotion vient avec un contrat défini, déterminé. Si bien qu’au bout du rouleau, on dit quel est le catalogue, quel est le contrat qui vous a amené. C’est ça que vous suivez. Mais ici il n’y a pas de catalogue comme ça. Dans certaines universités le catalogue peut-être tous les 3 ans. Et quand vous arrivez,  vous êtes liés par ce contrat. Dans d’autres universités comme la mienne, c’est chaque année. Donc à la fin quand on doit évaluer pour dire qui est-ce-qui passe, et c’est sous quel contrat ? Nous devons préciser que tel personne est arrivée sous contrat numéro tel. Et par rapport à l’effectif, qui pose problème, ce qu’il faut faire est que l’Etat est obligé de s’endetter pour régler cette question. Si l’Etat ne peut pas s’endetter pour régler la question, on est obligé d’aller à une décision draconienne. Il faut une rupture avec ce qui ne marche pas, au lieu de déconcentrer. On ne peut pas continuer comme ça. L’effectif des enseignants de Calavi, c’est les mêmes qui vont à Kalalé, à Parakou, à Pobè, Sakété, et autres. Et ce qu’il faut faire pendant un semestre, ils vont faire ça en une semaine. Je crois que ça ne va pas. C’est en cela, que je trouve que l’école a vraiment été politisée. C’est pour plaire à telle communauté qu’on dit bon quand il y a université c’est facteur de développement. Vous voyez comment votre ville est développé, vous avez maintenant une université. On ne s’amuse pas avec ça.

Professeur Désiré Baloubi, merci.

Propos recueillis par A Jacques BOCO

Transcription: S.KIKPADE, Th. AZANMASSO (Stag)

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Des Omd aux Odd : Le ministre Amoussouga échange avec le Clergé béninois

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« Conformément à notre mission, et conformément à la mission assignée par le chef de l’Etat et le Secrétaire général des Nations Unies, nous devons être inclusifs, nous devons rester à l’écoute, nous devons partager avec toutes les populations et nous devons échanger car nous sommes convaincus que nous ne pouvons détenir la vérité absolue ». Dans la droite ligne de son cahier de charge, le ministre d’Etat à la présidence de la République chargé de la coordination des politiques de mise en oeuvre des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) , des Objectifs de développement durable (Odd) et des grands travaux, le Professeur Fulbert Amoussouga-Gero a échangé avec le clergé. C’était dans le but d’apporter des clarifications sur les Odd. La rencontre qui a eu lieu vendredi 24 juillet 2015, au chant d’oiseau à Cotonou, était axée entre autres, sur les Omd, Odd, les questions de l’éthique, des relations de coopération entre les pays du nord et du sud, les risques d’acculturation des pays africains, l’invasion culturelle, l’avenir de la famille face aux problèmes de mondialisation, la pauvreté, les dépendances des pays africains, la montée du fondamentalisme religieux et le développement, le concept de population vu par l’Egilse Catholique. Pour mieux expliciter tout cela, il y a eu trois communications. La 1ère portant sur « Le processus d’adoption et contenu des Odd» a été présenté par le ministre Amoussouga. La 2ème, : « Enjeux sociaux, économiques et environnementaux des Odd » était assurée par la Représentante résidente du Pnud, coordonateur du Système des Nations Unies au Bénin, Rosine Sorry Coulibaly. Quant à la 3ème, « Dynamique démographique des Odd », elle était l’oeuvre du Représentant résident de l’Unfpa au Bénin, Koudaogo Ouedraogo. Au terme des échanges, c’était un sentiment de satisfaction entre Clergé et communicateurs. Monseigneur Antoine Ganyé, lui a remercié le ministre et sa suite pour l’initiative. «…puisque nous sommes des délégations ici, nous devons aller rendre compte et donc ces échanges apporteront un plus. Alors, merci », a-t-il conclu. Il faut préciser que les Odd entre en vigueur en fin d’année.

M.M

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Lutte contre la criminalité faunique au Bénin : L’apathie de la justice béninoise

justice

La justice béninoise semble lâcher prise dans la lutte contre la criminalité faunique engagée par  l’Etat Béninois et les structures de conservation et de protection de la faune. Pour preuve, les présumés trafiquants d’espèces fauniques partiellement ou intégralement protégées, arrêtés par les policiers de Porto-Novo sont mis en  liberté provisoire par le  procureur de la République de Porto-Novo lundi dernier même s’ils sont convoqués  pour l’audience  du 12 août  2015 afin de répondre de leurs actes.

Il y a quelques jours trois présumés trafiquants d’espèces fauniques protégées  ont été interpellés en flagrant délit de vente de peaux d’éléphants, de léopards, de genettes, de crocodiles, des dépouilles de pangolins, une cinquantaine de caméléons, toutes des espèces intégralement protégées. Quatre têtes de babouins, une douzaine de peaux de guib harnachés, une dizaine de peaux de pythons de Sebae, espèces partiellement protégées s’ajoutent à ce macabre tableau. Ces produits sont souvent destinés pour l’Europe ou les USA comme accessoires de mode. Toutes ces espèces sont protégées par la CITES et la loi n° 2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et son texte d’application, stipulant :  la chasse, la capture, la détention, le transport et la commercialisation des espèces intégralement protégées sont interdits et les infractions vis-à-vis de ces espèces sont punies de 6 mois à 5 ans de prison fermes avec des amendes allant de 300 000 fcfa à 800 000 fcfa. C’est pourquoi, mécontentes de la décision de justice, les structures œuvrant pour la protection de la faune et la lutte contre les trafics transnationaux de tous genres, y voient un refus de la justice de considérer l’ampleur du fléau. Et pourtant, le pays est toujours frappé par le trafic et le braconnage qui voit les parcs nationaux du W et de la Pendjari dépouiller de leur cheptel  sauvage de jour en jour.

M.M

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Tournée de la Mejpme : Nadine Dako Tamadaho prend langue avec les Jeunes de Média contact

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Le ministre de l’Emploi des jeunes, des petites et moyennes entreprises a effectué hier mardi 28 juillet 2015 une tournée dans les centres de formation des Jeunes conseillers des métiers et services (Jcms) de Média contact. Son objectif était de s’imprégner de la formation à eux  donnée.

Bourse du travail, Chant d’oiseau, Institut Jean Paul II. Et la ministre de l’Ejpme s’est réjouie du travail que fait Claude Padonou, promoteur de Média contact au profit des Jcms. En effet, la lutte contre le chômage des jeunes, la renaissance des valeurs patriotiques et citoyennes dans l’administration a poussé le gouvernement béninois en partenariat avec Média contact a initié pendant un mois (1er au 31 juillet) une formation à l’attention des jeunes. A l’issue de ladite formation, ils seront employés par l’Etat. Leur rôle consistera à répondre aux attentes des usagers en quête d’information. Des usagers qui n’auront qu’à composer le 135, le numéro vert de ‘’Allô service public’’. Mieux cette formation aux dires de Nadine Dako Tamadaho (photo), permettra aux jeunes de devenir de « primo-entrepreneurs ». Selon la ministre de l’emploi des jeunes, chaque être humain est porteur d’idées. Fort de cela, elle a invité les jeunes à réveiller les projets qui sommeillent en eux.  Si les Jcms ont été ensuite rassurés du soutien financier permanent du Chef de l’Etat « qui a à cœur la jeunesse », Nadine Dako Tamadaho n’a pas manqué de leur informer qu’« un dispositif institutionnel bien équipé » serait déjà installé pour favoriser leur insertion. Par la voix de leur porte-parole, les Jcms ont salué les efforts du gouvernement à leur endroit. Des efforts qu’ils entendent couronner par la mise en application des enseignements reçus. Lesquels enseignements ont pour fondamentaux, le Patriotisme, le volontariat, le sacrifice.

Cyrience KOUGNANDE (Stag)

Nadine Dako félicite et encourage l’ANPE pour ses résultats et son rôle


« A ce jour, près de 14650 jeunes nous ont visités, 6000 chercheurs d’emploi toutes catégories confondues, ont été reçus ici ; mais parmi eux, il y a eu 213 bénéficiaires du Programme d’Appui à l’Emploi Salarié (3,55%), 616 du Programme d’Appui à l’Emploi Indépendant (10,25%) et 74 du Partenariat Décentralisé pour l’Emploi (1,23%). »  C’est le bilan fait par le Chef de l’antenne départementale de l’Agence Nationale Pour l’Emploi (Anpe) du Mono basée à Lokossa au ministre, Nadine Dako Tamadaho, chargé de l’Emploi des Jeunes, des Petites et Moyennes Entreprises qui était le samedi 25 juillet 2015 dans les locaux de l’antenne. Le ministre était en visite de prise de contact dans les structures sous sa tutelle, après le dernier remaniement ministériel. L’antenne, avec un personnel de six (06) agents, contribue à la mise en œuvre de la politique nationale pour l’emploi, à travers différents programmes en faveur de l’auto emploi et de l’emploi salarié dans les six (06) communes que compte le département. L’agence a des défis à relever. Le Chef de l’antenne Hervé Athawet cite la valorisation  dans les meilleurs délais du domaine attribué par la mairie à l’ANPE pour abriter les locaux de l’antenne, le  manque de moyen roulant qui permettra d’assurer le service de proximité. « La direction générale en est informée et s’attèle déjà sérieusement à y trouver des solutions idoines » a ajouté le Chef de l’antenne.  Après avoir félicité l’antenne pour ces bons résultats, Nadine Dako Tamadaho a encouragé le personnel et l’a rassuré que les dispositions seront prises, en accord avec la direction générale, pour doter l’antenne de véhicule et qu’une ligne budgétaire sera prévue, l’année prochaine, pour la construction de son siège. « Je me dois de féliciter l’ANPE, dirigé par Didier Maixent Djeigo, qui a un fort impact et qui joue un rôle de tête de pont dans le dispositif gouvernemental de lutte contre le chômage et le sous-emploi » a conclu le ministre chargé de l’Emploi des Jeunes, des Petites et Moyennes Entreprises

Cell.com ANPE

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Après l’opération « port de casque » : La police aux trousses des conducteurs de véhicules à vitres teintées

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Les éléments de la police nationale sont depuis hier, lundi 27 juillet 2015 sur les axes routiers de Cotonou et environs pour confisquer les pièces des véhicules à vitres teintées en circulation. Plusieurs conducteurs de véhicules en ont fait déjà les frais. Pour bon nombre, aucune sensibilisation n’a été faite dans ce sens pour informer les usagers de la mesure. Approché, l’adjoint du chef service des accidents et constats a confié que la police n’a pas forcément besoin de sensibiliser les usagers avant de faire usage de la répression du fait que cela est proscrit déjà par les textes en vigueur.  Pour lui, il est important que tout citoyen prenne connaissance des textes en vigueur en République du Bénin au lieu d’attendre une quelconque sensibilisation. De source policière, cette opération vise le renforcement des mesures sécuritaires dans le pays car plusieurs individus mal intentionnés se servent de ces véhicules pour tromper la vigilance des forces de sécurité. L’opération se poursuit et s’étendra sur toute l’étendue du territoire national dans les tout prochains jours.

A.B

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Rencontre du vice-premier ministre avec les acteurs de la crise à l’Uac : Abiola tente de désamorcer le mouvement « Campus macchabée »

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Les pourparlers se poursuivront encore entre le vice-premier ministre chargé de l’enseignement supérieur, les responsables étudiants et les autorités rectorales de l’Université d’Abomey-Calavi ce jour, mardi, 28 juillet 2015 dans les locaux du ministère. Il sera à nouveau question pour le ministre François Abiola de tenter de désamorcer le mouvement de débrayage dénommé « Campus macchabée » en cours depuis quelques mois dans ce haut lieu du savoir. Les échanges s’articuleront toujours autour de la rétrocession de la session de rattrapage aux étudiants de la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash/Uac) et autres entités. Faut-il le rappeler, les présidents des trois organisations estudiantines à caractère syndical notamment l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb), la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb) et l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb) avaient déclenché le mouvement de paralysie suite au refus du rectorat de prendre un acte administratif annulant la décision relative à la suppression de la session de rattrapage. Malgré l’intervention de plusieurs personnalités politico-administratives et les différentes concessions faites par le corps enseignant, les responsables syndicaux de l’Uac sont restés intransigeants face à leur revendication. Si pour les autorités rectorales et décanales, la session unique est l’une des exigences du système Lmd, les responsables étudiants pensent que toutes les conditions ne sont pas réunies pour implanter une telle réforme à l’Uac. L’autre chose est que la mesure relative à la session unique a été prise, selon le recteur Brice Sinsin, en raison de l’effectif pléthorique des étudiants de la Flash/Uac (ils constituent plus de la moitié de l’effectif du campus). Les enseignants auraient donc de sérieuses peines à corriger les copies après les deux sessions. D’où l’option de la session unique avec une délibération par semestre. Une mesure qui n’a pas du tout reçu l’aval des étudiants qui seraient prêts à aller jusqu’à sacrifier l’année académique en cours pour faire échec au projet. Les affrontements entre étudiants et forces de sécurité s’en est suivi avec plusieurs arrestations et blessés dans le rang des étudiants sans oublier les nombreux dégâts matériels enregistrés. Accusés d’avoir eu des écarts de langage envers leurs professeurs, les étudiants ont refusé de faire leur mea culpa tout en rejetant toute proposition, autre que la rétrocession de la session de rattrapage. Pour Bill Souleymane de la Fneb, la rencontre de ce jour n’aura aucune particularité.

Aziz BADAROU

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Zou-Collines : Des élèves instituteurs en fin de formation composent à l'ENI Abomey

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Abomey, 27 Juil. (ABP) – Les élèves instituteurs et institutrices en fin formation, ont débuté lundi, les compoositions écrites, à l’Ecole normale des instituteurs et institutrices (ENI) d’Abomey, sous la supervision du Proviseur de l’ENI, Cosme Béhanzin. Cinq cent (500) impétrants planchent pour l’obtention du Certificat élémentaire d’aptitude pédagogique (CEAP), option enseignement primaire, et option enseignement maternel. La troisième catégorie d’impétrants est constituée des aspirants au diplôme du Certificat d’aptitude pédagogique (CAP) option Enseignement Primaire. Au cours de cet examen, les postulants ont composé en psychologie et la santé de l’enfant, et en pédagogie générale, explique-t-on. Au lancement des compositions, le chef de l’unique centre de composition, Lucien Bokononwoui, et le Représentant du Directeur des Examens et Concours (DEC),  Djibrilla Tchaffa, ont invité les candidats à la sérénité et au respect des consignes données par les surveillants.

ABP/RD/GA/IA/DKJ

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Deuxième conférence des préfets à Parakou : Véronique Hachémè invite au respect des principes de l’Administration publique

gouvernance

Du 23 au 24 juillet 2015 a eu lieu dans  ville de Parakou, la deuxième conférence des préfets au titre de l’année 2015. Rassemblant tous les préfets du Bénin et les responsables en charge de l’administration d’état, cette rencontre a permis au ministre de la Décentralisation, Véronique Brun Hachémè d’exhorter les participants à veiller au respect des principes qui guident et fondent l’Administration publique.

Les préfets du Bénin et responsables en charge de l’administration d’état ont pendant deux jours échangé sur des questions  importantes telles que : le point du suivi de l’organisation des élections législatives, communales et locales de juin passé au niveau des départements ; le point de l’organisation du Forum bilan sur le processus de décentralisation au Bénin ; le point de la consommation des ressources du Fadec au cours de  l’année 2014 et le niveau de transferts de ces ressources au titre de l’année 2015. Selon la ministre de la Décentralisation, Véronique Brun Hachémè, « la conférence des préfets est un cadre approprié qui permet d’échanger non seulement sur la vie et le fonctionnement des Départements, mais aussi d’apprécier globalement la gestion du processus de décentralisation et de déconcentration dans l’ensemble des structures du secteur ». A l’en croire, «cette deuxième Conférence va renouer avec les bonnes pratiques qui consistent à apprécier ces indicateurs au niveau de chaque Préfecture». C’est pourquoi, elle a invité les participants à veiller au respect des principes qui guident et fondent l’Administration publique afin d’assurer l’efficacité et l’efficience du service offert aux populations. Pour sa part, elle a rassuré qu’elle jouera sa partition pour l’installation et la formation des élus communaux de la troisième mandature. Elle a enfin exhorté les préfets à être en état de veille permanente pour éviter des troubles à l’ordre public. A noter qu’au terme de la conférence, huit recommandations ont été formulées sur entre autres, les perspectives des élections, le Fadec, la gestion des conflits frontaliers etc.    

A.F.S.

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