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Société

Mairie de Cotonou : Les jeunes sacrifiés, les personnes âgées promues

mairie-cotonou

Les Soglo gèrent très mal les ressources humaines de  la mairie de Cotonou. Ils préfèrent la collaboration des « vieux pères », c’est-à-dire des retraités au détriment des jeunes.

Incroyable, mais vrai. Léhady Vinagnon Soglo 1er Adjoint au maire de Cotonou et cheville ouvrière de la plus grande municipalité du Bénin donne sa bénédiction à des nominations qui éliminent systématiquement des jeunes parfois expérimentés. Sinon, comment comprendre que la promotion des personnes âgées et surtout celle des retraités soit faite au détriment des jeunes. On distingue souvent  parmi ces jeunes, des cadres très compétents et très expérimentés prêts à  apporter  tout leur savoir-faire à la municipalité pour qu’elle  réduise  les difficultés auxquelles est confrontée la  ville de Cotonou. Seulement, contre toute attente, 67 contrats à durée déterminée dont la plupart appartenaient à des jeunes ont été résiliés. Motif, en 2012, l’autorité municipale a mis en place un plan social en vue de réduire les charges salariales. Pendant ce temps, plusieurs retraités dont l’ancienneté à la mairie varie de 02 à 10 ans sont en poste. Malgré cela, les dettes dues au personnel dépassent le milliard de F Cfa.

Obligation de respecter la légalité

Le maintien en fonction des cadres retraités depuis 2013 est une irrégularité que la  mairie ne pourra pas justifier au regard des dispositions légales et règlementaires. Selon l’article 161 de la loi n° 86-013 du 26 février 1986, portant Statut général des Agents permanents de l’Etat: « l’Agent permanent de l’Etat ne peut être maintenu en fonction au-delà de la limite d’âge de son emploi ; il est alors admis à la retraite». L’article 19 du décret N° 2001-412 du 15 octobre 2001, portant statut du Secrétaire général de Mairie prescrit la cessation d’activités par la retraite. Alors qu’en son article 13, la loi N° 2011-20 du 12 octobre 2011  portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin proscrit le maintien au poste du fonctionnaire après son admission à la retraite. Il stipule : « l’agent de l’administration admis à la retraite ou  démissionnaire ne peut exercer des activités professionnelles directement liées aux fonctions qu’il assurait quand il était en poste qu’après un délai de cinq ans, sauf dispositions contraires des statuts  particuliers régissant certaines professions ». Bien que tous les textes cités ci- haut soient clairs, le maire et son 1er Adjoint continuent de s’offrir les services de nombreux retraités. Loin de nous toute polémique générationnelle. Mais, il est incompréhensible que Léhady Vinagnon Soglo qui est un jeune leader malgré sa longue expérience dans l’arène politique et de gestion de la plus grande mairie du Bénin préfère des personnes âgées aux jeunes. C’est pourquoi, il doit sans délai, prendre ses responsabilités en mettant fin aux contrats qui sont en cours d’expiration et faire appel à la jeunesse consciente. Le positionnement des jeunes cadres va insuffler beaucoup d’énergie  aux ressources humaines de la municipalité de Cotonou. il n’en sera pas de même  si les nouveau retraités qui frappent à a porte: Mme Berthe Biadja, Sga, M. Marcel Atodjinou, Chef du  service de la fiscalité et Mme Noëlie Apithy Secrétaire générale.

Lire ci-dessous la liste des retraités :

Nom et prénoms

Fonctions ou attributions

Service

Ancienneté à la Mairie

Date d’expiration du contrat en cours

observations

CABINET

CAKPO-TOZO Edmond

Directeur de Cabinet

Cabinet

10ans

28/02/2014

 

VIGBE Sessou Adjaka Prosper

Contrôleur Général des Services Municipaux

CGSM

10ans

28/02/2014

 

HOUNTOMEY Justin

Chargé de Mission à l’économie et aux Finances

Cabinet

9ans

-

Le contrat de l’intéressé qui court depuis le 1/10/2006 comporte une clause de tacite renouvellement.

DEGBE Marcelin

Chargé de Mission aux Affaires Politiques

Cabinet

04ans

31/12/2013

 

CLEDJO Flavien

Directeur de la Police Municipale

DPM

03ans

31/03/2014

 

FRANCISCO Marius

Chargé de Mission aux relations internationales et à la coopération décentralisé

Cabinet

02nas

06/05/2014

 

AZANNADJE Léandre

Agent d’appui au CGSM

CGSM

02nas

31/03/2014

 

DAN Claude

Agent de sécurité

Cabinet

10ans

28/02/2014

 

SECRETARIAT GENERAL

ALIDOU Mouftaou

Directeur des Services Economiques et Financiers

DSEF

10ans

31/03/2014

 

DAKPO Coovi Gildas

Chef de la section solde et accessoires de salaires

DSEF (SBC)

06ans

01/06/2014

 

TCHEGBE Lamy

Chauffeur

DST

 

28/02/2014

 

DELE Hyacinthe

Agent d’appui à la prise des actes de carrières des agents

DRH

09nas

31/03/2014

 

GUEZODJE Martin

Agent à la section solde

DSEF (SBC)

 

31/10/2013

Contrat expiré

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Négociations gouvernement-Confédérations syndicales : L’intégralité des défalcations de 2012 payée fin septembre

syndicats-gouvernement

Le gouvernement et les confédérations syndicales s’étaient à nouveau retrouvés, hier lundi 15 septembre 2014, à l’Infosec de Cotonou, pour poursuivre les négociations en vue d’une satisfaction de la plateforme revendicative des travailleurs. A l’issue des échanges, le gouvernement s’est engagé à rétrocéder d’ici à la fin de septembre les défalcations sur  les salaires de 2012 opérées pour fait de grève.
La rétrocession des défalcations opérées sur les salaires en 2012, la question relative aux 1.25 d’augmentation d’indice salarial pour les enseignants, la sédentarisation des vacataires, la paralysie des activités dans le secteur de la santé et l’élaboration d’un mécanisme permanent en vue d’une négociation permanente, ce sont les cinq points qui ont été débattus, hier, lors des négociations entre gouvernement et centrales syndicales. C’était à l’infosec de Cotonou. Présidée par le ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur, François Abiola, la séance a connu la présence de plusieurs ministres du gouvernement, membres de la Commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives. Malgré l’atmosphère tendue et la mésentente entre le Secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) et ses pairs, des approches de solutions ont été apportées aux différents points de revendication inscrits à l’ordre du jour. Au terme des échanges, le gouvernement a décidé de rétrocéder les défalcations sur salaire  opérées au titre de 2012  à la fin du mois de septembre 2014. En ce qui concerne la question relative aux 1.25 d’augmentation d’indice salarial pour les enseignants, le gouvernement a enfin reconnu la justesse de cette revendication  en promettant de mettre en place une procédure, au plus tard, lundi prochain, pour donner satisfaction aux enseignants. Le troisième point est celui relatif à la sédentarisation des vacataires. Sur ce point, le gouvernement et les centrales syndicales ont convenu de la mise sur pied d’un comité de cinq (05) membres pour procéder au recensement des vacataires concernés. Ce comité sera composé de deux représentants des Centrales syndicales, des Directeurs des ressources humaines des ministères de l’Enseignement secondaire et de la Fonction publique et du Directeur exécutif du Budget. La paralysie des activités dans le secteur de la santé a été aussi évoquée tant l’Administration pourrait connaître une grève sans service minimum à partir du 23 septembre prochain. Le gouvernement a alors exhorté les confédérations syndicales à se rapprocher des membres de l’Intersyndicale des ressources humaines de la Santé afin de les convaincre à prendre encore patience. Pour le gouvernement, les revendications des agents de la santé ne sauraient être satisfaites dans l’immédiat mais elles seront prises en compte.  Le gouvernement a donc invité les agents de la santé à continuer à s’occuper des patients pour éviter les « hôpitaux morts » aux populations. Le dernier point est celui relatif à l’élaboration d’un mécanisme permanent en vue de gérer de façon permanente, les problèmes des travailleurs. Il faut dire que le gouvernement a démontré la pertinence de cette revendication avant de promettre de l’analyser lors des prochaines négociations. Notons que c’est avec une grande satisfaction que les centrales syndicales ont salué la volonté du gouvernement d’assurer aux apprenants, une rentrée apaisée. Cependant, la Cstb n’entend pas laisser tomber la menace tant que les autres points n’auront pas été satisfaits même s’il est prévu que les deux parties se retrouvent lundi prochain pour poursuivre les négociations sur les autres points de la plate forme revendicative, notamment sur la question de sédentarisation des enseignants vacataires, le relèvement du point indiciaire.

Les querelles entre les syndicalistes refont surface avec Essè Iko…

Après Emmanuel Zounon de l'Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), c’est Paul Essè Iko de la Cstb qui s’oppose à ses pairs de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin), de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), de la Centrale des syndicats unis du Bénin (Csub) et de la Centrale des syndicats de secteurs privé et informel du Bénin (Cspib). En effet, le climat s’est détérioré entre eux lorsque Dieudonné Lokossou de la Csa-Bénin a exigé le respect du nombre de membres par les Centrales syndicales devant siéger au sein de la Commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives. Ce qui a fait sortir le Sg/Cstb de ses gongs car il était contraint de faire sortir de la salle, quelques-uns de ses collaborateurs. Une divergence a été également constatée au niveau des revendications car la Cstb exige en plus des points connus des autres confédérations, le limogeage du préfet Placide Azandé, du Commissaire Pierre Agossadou ainsi que le retrait de la loi sur le retrait du droit de grève aux magistrats. De sources proches des Centrales syndicales, la Cstb n’a pas encore digéré la façon dont les autres confédérations syndicales avaient suspendu leur participation à la dernière grève générale dans l’Administration.

 Aziz BADAROU

Impressions au terme de la rencontre

Paul Essè Iko (Cstb) : « Le gouvernement fait encore du dilatoire»
Je pus dire que, encore une fois, nous sommes au dilatoire. Ça fait au moins deux ans que nous parlions des 1.5. C’est aujourd’hui maintenant que le gouvernement dit qu’il a compris. Nous avons été au palais de la présidence, on a expliqué tout à M. Yayi Boni. C’est aujourd’hui que le gouvernement dit que c’est maintenant que les enseignants réclament l’extension des 25% parce que les enseignants aussi sont de l’Administration publique. En ce qui concerne le reversement des vacataires, le gouvernement n’a rien compris jusqu’à maintenant. Et il a fallu qu’on parle longtemps avant que cette commission ne soit mise en place. Donc, on a fait du dilatoire. Mais nous, nous leur avons expliqué la nécessité que les vacataires puissent devenir des Agents permanents de l’Etat parce qu’il en a qui ont déjà fait plus de 10 ans, 15 ans et qui sont dans la précarité. Mais c’est eux qui préparent nos enfants au Bepc et ils réussissent. Après, ils prennent nos élèves au Bac et on commence par les payer au mois. Le ministre de l’Enseignement secondaire nous a précisé que sans les vacataires, on ne peut rien à l’Enseignement secondaire. Malgré ça, il continue de tourner en rond. Et c’est maintenant qu’il faut mettre en place un comité et ce comité devra faire le recensement sur la base de celui que le ministre aurait déjà fait alors que le ministre de l’Economie et des finances sait très bien combien de gens lui il paie. Le recensement, si ça doit durer longtemps, nos camarades vont continuer de souffrir. Nous disons qu’il peut accélérer cela sinon que nous, à la Cstb, on ne parle pas de rentrée. Si on met la rentrée comme épouvantail, de toutes les façons, la rentrée sera bien perturbée et sera perturbée pour plusieurs raisons. On a besoin du recrutement des enseignants de qualité dans le secondaire, on a besoin du recrutement des enseignants qualifiés dans l’Enseignement maternel et primaire. Il y a onze mille enseignants qui ont été formés et on ne veut pas les recruter. On dit qu’il faut des concours et on sait très bien que les concours aujourd’hui dans notre pays sont des concours frauduleux, c’est des concours de népotisme. Nous disons que l’Etat est souverain, il peut et il doit regarder ceux dont l’enseignement a besoin et pour les recruter. De plus, ce n’est pas seulement de ces problèmes qu’il s’agit. Après les grèves, il y a eu des problèmes pendant qui sont nés. L’inapplication du code de travail qui permet de désigner des gens qui ont un pour cent pour aller au Conseil économique et social. Lorsqu’on a voulu commencer, ils ont réclamé qu’on applique le texte sur la représentativité, la Cstb à cinq, et les autres, ainsi de suite. Nous, on a demandé et nous exigeons que ce problème puisse être pris en compte à savoir, l’application et le respect du code de travail ; plein d’autres revendications sont là que nous avions peaufinés, il y a les camarades de la santé et nous savons qu’ils ont aujourd’hui en grève et qu’ils vont encore en grève dès le lundi prochain. Il y a les camarades du développement rural, il y a les camarades de  l’Administration publique qui ont besoin de recrutement. Même dans l’enseignement primaire, il faut que le gouvernement mette en place très rapidement et chaque fois les subventions pour qu’il n’y ait pas manque de craies et autres accessoires de travail. Nous devons nous occuper de la gestion des établissements, de la gestion de notre pays. Ce n’est pas uniquement les enseignants. Mais le vrai fond du problème, c’est quel pouvoir nous faut-il pour la satisfaction de nos revendications.


Pascal Todjinou (Cgtb) : «  il faut saluer la volonté du gouvernement »
Le principe est retenu, les défalcations opérées en 2012 seront restituées en bloc sur les salaires de septembre 2014 la deuxième chose qui concerne les 1.25 des enseignants, nous avons finalement fait comprendre au gouvernement que c’était de l’injustice et cette injustice a été finalement comprise par le gouvernement. On a convenu, maintenant que le lundi prochain, il faut qu’on se penche sur le processus à engager pour faire jouir aux enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire, l’extension des 1.25 d’augmentation d’indice salarial. Comme vous le savez, la question de sédentarisation est une question très délicate mais très importante pour les intéressés. C’est pour ça que nous avons mis en place un comité composé des Directeurs des ressources Humaines (Drh) des ministères de l’Enseignement secondaire, de la Fonction Publique, du directeur de l’Exécution du budget et d’un représentant des Confédérations et Centrales Syndicales. En ce qui concerne la question de la santé, nous avons insisté pour que les revendications des paramédicaux soient réglées et je crois que, le gouvernement à pris l’engagement de reprendre l’angle avec les intéressés pour qu’il n’y ait pas mort d’homme dans nos hôpitaux. Mais si, il y a mort d’homme, ce sera la faute du gouvernement.

Dieudonné Lokossou : « La question des 1.25... le gouvernement a compris la justesse»                 
 Tout a été déjà dit, les défalcations opérées sur les salaires de 2012 seront restituées sur les salaires du mois de septembre 2014. La question des 1.25 a été abordée et le gouvernement a compris la justesse de la revendication. D’autres points ont été également évoqués et les négociations se poursuivront, lundi prochain. Il faut reconnaître que le gouvernement a manifesté sa volonté de satisfaire les revendications pour une rentrée apaisée.

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Construction du pont d'Athiémé : Les travaux peinent à démarrer

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Un mois après leur lancement officiel, les travaux de construction du pont d’Athiémé peinent toujours à démarrer. Ce qui amène les populations de Mono et du Couffo à  douter des déclarations faites par le Chef de l’Etat lors du lancement.

Lancés officiellement depuis le 11 Août passé à lokossavi, un village de la commune d'Athiémé situé au bord du fleuve Mono par le Dr Yayi Boni le démarrage des  travaux de construction du pont d’Athiémé ont  toujours du plomb dans l’aile. Pas un seul coup de pioche depuis cette date et les travaux de construction de ce pont qui devrait servir de trait d’union entre certaines localités frontalières entre le Bénin et le Togo ne semble  véritablement préoccuper jusqu’à nos jours l’entreprise en charge de sa construction. En effet ce pont se localise précisément entre  le Bénin et le Togo à hauteur d'Athiémé au Bénin et Agomè Glozoun. Selon les propos du Chef de l’Etat au cours de la cérémonie du lancement les travaux de la construction étaient programmés pour démarrer la semaine après. Mais malheureusement ces travaux  peinent à prendre corps contrairement aux discours du Chef de l’Etat. Par ailleurs selon les propos du maire, Dakpè Sossou de la commune de Lokossa, les multiples déplacements du Président  Yayi Boni  dans les départements du Mono et du Couffo, durant le mois d’Août écoulé n’ont pu permettre relancer véritablement lesdits travaux.  En outre en marge des travaux de la construction du pont le Chef de L’Etat avait également promis de la lumière aux villages, Yayi Boni lors du lancement des travaux, avait promis aux habitants des villages touchés par la réalisation des travaux, de l’électricité juste une semaine après son départ. Mais un mois après, rien n’a été fait à cet effet, remettant ainsi en doute, les promesses du premier magistrat du pays. Ces populations sont toujours dans l’obscurité et les travaux de construction du pont n’ont même pas démarré. Et du côté de l'entreprise adjudicataire, c'est également le statut quo; pas un convoyage de matériels de travail et pas un coup de pioche. Les populations villageoises qui voyaient leur rêve se réaliser surtout par rapport à l'électricité se résignent désormais. Pendant ce temps, le Président de la République lance d'autres travaux de construction.

Emile AMAH

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Dr Gérard Aïvo à propos de la lutte contre le terrorisme en Afrique : «Le Bénin… doit investir dans la surveillance des frontières»

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Le monde entier revit ce jour, les moments tristes des attentats du 11 septembre 2001. Cela fait exactement 13 ans que les Etats-Unis ont subi l’une des attaques les plus planifiées de l’histoire. Près de 3000 personnes avaient péri. A l’occasion de la commémoration de ces évènements, le Docteur en Droit international, Gérard Aïvo a accordé une interview à votre journal. Dans  l’entretien, il a analysé les choix opérés par les Etats-Unis en réponse aux attaques et la bataille engagée contre le terrorisme international.  L’universitaire a aussi suggéré des solutions aux Etats africains, dont le Bénin, qui craignent ou affrontent déjà le terrorisme. Lire l’interview.
Matin Libre: Quels souvenirs gardez-vous des attentats contre le Word Trade Center?

Dr Gérard Aïvo: Le 11 septembre 2001 est une date mémorable pour toute personne ayant suivi les évènements inédits qui se sont déroulés ce jour là aux Etats-Unis. Les attentats terroristes perpétrés par les membres du groupe Al-Qaïda contre les tours jumelles du World Trade Center à New-York et le Pentagone (Département de la Défense) à Washington, ont frappé les esprits en raison du pays dans lequel ils ont eu lieu, de la manière dont ils ont été préparés et exécutés, et de l’envergure des dégâts. Il faut préciser que le terrorisme n’est pas un fait nouveau. Il a toujours existé notamment au sein des Etats, puis il s’est internationalisé et s’est perfectionné. Cependant, il n’y avait jamais eu un attentat d’une telle ampleur opéré avec autant d’ingéniosité : les Etats-Unis sont le pays le plus sécurisé du monde, et pourtant, les attentats y ont été préparés et exécutés en utilisant des avions de ligne internes du pays. De plus, les symboles économique, politique et stratégique des Etats-Unis ont été visés et touchés de manière spectaculaire. Je rappelle que ces attentats ont fait près de 3000 morts, plusieurs milliers de blessés, et des dégâts matériels et financiers considérables. Le World Economic Outloook du Fonds monétaire international de décembre 2001 portant sur « The Global Economy After September 11 », a estimé les dégâts matériels et financiers à environ 24, 1 milliards de Dollars américains. Manifestement, le but d’Al-Qaïda était de frapper durablement les esprits et de se donner de la visibilité : on peut dire que cet objectif a été atteint de manière abominable.

Suite à ces attaques, les Etats-Unis ont engagé la bataille contre le terrorisme en Afghanistan, en Irak et dans d’autres Etats. Est-ce la meilleure manière de réprimer le phénomène ?

Quand la Première puissance militaire du monde est ainsi attaquée sur son territoire dans des domaines aussi essentiels que l’économie, la sécurité et la Défense nationale, par des entités non étatiques, cela est vécu par les Etats-Unis comme une humiliation. Logiquement, cela ne peut rester impuni. La vive émotion suscitée par ces attentats a généré une solidarité spontanée de la communauté internationale envers le peuple américain et un soutien total à toutes actions visant à réprimer les auteurs et leurs complices. Forts de ce soutien, les Etats-Unis ont déclenché la guerre contre le régime des talibans en Afghanistan qui soutenait logistiquement Al-Qaïda et lui servait de refuge. Cette guerre punitive nous semble politiquement justifiée.
Toutefois, depuis les attentats du 11 septembre 2001, les autorités américaines déclarent mener une « guerre globale contre le terrorisme ». Cette terminologie est juridiquement inappropriée car on peut mener une « lutte » contre le terrorisme, mais par une « guerre » : la première étant différente de la seconde dans ses moyens et ses méthodes. Le travail fouillé des services de police et de renseignement, la coopération entre les Etats dans les domaines de la formation, de l’échange d’informations et de l’appui logistique, les attaques ciblées contre les groupes terroristes (surtout leurs dirigeants), sont les moyens les plus appropriés et les plus efficaces pour lutter contre le terrorisme. L’assassinat de Ben Laden (le 02 mai 2011, Ndlr) par une opération commando américaine au Pakistan illustre bien notre analyse. Cependant, lorsque les groupes terroristes recourent aux moyens et méthodes de guerre, une riposte de la même nature peut être nécessaire comme ce fut le cas au Mali où le déploiement de la Mission Internationale en Soutien au Mali (MISMA) avec l’appui militaire déterminant de la France (Opération Serval) a permis de repousser les groupes terroristes (MUJAO, ANSAR DINE, AQMI etc.) qui avaient occupé militairement le nord du pays. C’est également le cas actuellement en Irak où le groupe terroriste « Etat islamique en Irak au levant » (EIIL) a lancé avec un certain succès, une opération militaire d’envergure contre le pays dont il occupe une partie importante du territoire. Le recours à la guerre aérienne par les Etats-Unis pour stopper leur avancée, les éliminer ou au moins les disperser, est parfaitement justifié et approprié. D’autres Etats s’apprêtent à apporter leur soutien à cette lutte contre l’EIIL.
En revanche, le recours systématique à la guerre et à la pratique de la torture sous prétexte de lutte antiterroriste dans certains pays comme l’Irak en 2003, est juridiquement contestable, psychologiquement contreproductif et militairement inefficace. C’est pour remédier à cela qu’actuellement les Etats-Unis privilégient principalement des attaques ciblées avec l’usage des drones qui bénéficient d’un investissement financier et logistique conséquent sous la présidence Obama. Néanmoins, l’efficacité d’une telle méthode est tributaire de la fiabilité des renseignements recueillis par les services compétents des Etats-Unis (FBI, CIA), de la précision des tirs et de la collaboration des pays tiers à partir desquels les terroristes opèrent.

Aujourd’hui, on a l’impression que le terrorisme prend de l’ampleur dans le monde entier. Qu’est-ce qui justifie cela ?

A mon avis, l’ampleur du terrorisme dans le monde est due d’abord à la fin de la guerre froide entre les Etats-Unis et l’ex-URSS. Car cette guerre idéologique fédérait et cristallisait chaque bloc contre le bloc ennemi avec la tutelle des deux grandes puissances. Mais l’effondrement de l’ex-URSS a libéré les intérêts particuliers des Etats qui doivent désormais faire face à leurs préoccupations nationales. Le défaut d’ennemi extérieur fédérateur des acteurs nationaux, va mettre en exergue les problèmes internes des Etats (politiques, économiques, ethniques, etc.), accentuer les dissensions et générer des groupes armés ou des mouvements terroristes. Aujourd’hui, la religion et le refus de la différence (l’intolérance à l’égard d’autres religions ou cultures) jouent un rôle fondamental dans la multiplication, la radicalisation et l’internationalisation des ces mouvements terroristes. La domination économique, militaire et culturelle des pays occidentaux est souvent un élément fédérateur de ces groupes qui, pendant longtemps ont concentré l’essentiel de leurs attaques contres les puissances occidentales, avant de trouver maintenant un nouvel « Eldorado » en Afrique.  

L’Afrique de l’Ouest est aujourd’hui fortement menacée. Outre le terrorisme islamiste qui frappe le Nord-Mali, le Nigeria, notre voisin de l’Est est en proie à une violence inouïe. Le Bénin est-il menacé ? Si oui, quelles sont les actions préventives que vous conseillez aux décideurs politiques ?

Il n’y a pas que l’Afrique de l’Ouest qui est menacée. L’Afrique du Nord, l’Afrique Centrale (notamment le Cameroun) sont aussi touchées. Aucun pays n’est à l’abri du terrorisme. Le choix des pays d’attaque par les groupes terroristes est juste une question de stratégie politique, d’opportunité et de facilité ou une stratégie de communication. Si actuellement les mouvements terroristes se renforcent en Afrique et mènent des attaques contre des autorités, des institutions et surtout les populations africaines, c’est parce qu’ils y trouvent une opportunité et une facilité : opportunité offerte par la déstabilisation de la Libye et le pillage de ses armes ; puis la facilité opérationnelle qu’offre la fragilité politique, institutionnelle et militaire des pays africains qui n’ont pas tous les moyens de garantir la sécurité sur l’ensemble de leur territoire. C’est dans les zones grises que s’installent ces groupes pour mener leur attaques et, chose nouvelle, pour tenter de conquérir l’Etat afin d’y instaurer la Charia.
Concernant les solutions qui peuvent être suggérées, il convient de mettre l’accent sur le renforcement des capacités des Etats africains en matière de lutte antiterroriste, plus précisément dans les domaines du renseignement, de l’enquête, de l’échange d’informations entre les Etats. En outre, ces Etats, y compris de Bénin, doivent investir dans les moyens techniques et logistiques de surveillance des frontières, des groupes criminels, de contrôle de la contrebande d’armes et de produits illicites susceptibles de favoriser le financement des mouvements terroristes. Enfin, au-delà des normes internationales de lutte contre le terrorisme (insuffisantes et lacunaires), il est primordial que tous Etats se dotent d’un arsenal juridique adéquat au plan national en matière de répression du terrorisme. Ce qui n’est pas le cas actuellement, notamment dans les pays africains. Le Bénin doit se mettre à jour sur les plans juridique et logistique, former ses personnels en matière de lutte antiterroriste et mener une veille permanente. Voilà quelques pistes de solutions qui, à défaut d’éradiquer le phénomène, peuvent permettre de l’endiguer.

Propos recueillis par Allégresse Sassé

Gérard AÏVO est Docteur en droit international public. Il est Chercheur associé au Centre de droit international de l’Université Lyon 3 (France). Membre du Centre de droit constitutionnel (UAC-Bénin), il est aussi Enseignant-Chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi.


Le 11/09, l’attaque qui a tout chamboulé


Towers 911-939cfLes attentats du 11 septembre (11/09) ont changé l’arsenal juridique  des Etats-Unis. Les législations ont été corsées. Elles ont apporté un surcroît de pouvoir à l’Exécutif américain, aux services secrets et la police fédérale ainsi qu’aux militaires.
Il faut rappeler que l’Usa Patriot act a été soumis aux parlementaires dès le 24 septembre et voté le 26 octobre de la même année. Sous la simple affirmation de participation à la lutte antiterroriste, la police fédérale se voit attribuer le pouvoir d’espionner les associations politiques et religieuses sans que celles-ci soient suspectées d’activités criminelles. Le gouvernement peut poursuivre en justice les possesseurs de fichiers et de données qui révèleraient qu’ils ont dû procéder à des réquisitions d’informations. Il peut faire procéder à des perquisitions et saisir les documents et effets possédés par des citoyens. Sans devoir se justifier, il peut faire emprisonner quiconque, y compris des citoyens. Le FBI ni la CIA ne sont contraints de répondre de leurs actions devant les élus.
Il y a également le Homeland Security Act. Il a voté le 25 novembre 2002. Il crée le département de la Sécurité intérieure des États-Unis (Department of Homeland Security) regroupant une vingtaine d’agences fédérales comme  les Douanes, les Services Secrets… Cette loi reprend le contenu d’un rapport de la commission dite Hart-Rudman (US Commission on National Security for the 21st Century) créée en 1998 sous la présidence de Bill Clinton. Elle se propose de constituer une banque de 300 millions de fiches, regroupant les informations de sources publiques et privées sur chaque Américain. Elle  autorise entre autres les réunions secrètes des Conseils présidentiels, la dispense de justification intervenant en opposition avec la loi 92-463 sur la transparence des réunions de l’Exécutif.
On note aussi le Military Commission Act, signé le 18 octobre 2006 par le président Bush (Bush junior). Il abroge, et avec effet rétroactif, le droit des personnes, jusqu’alors reconnu dans les traités internationaux signés par les États-Unis, en définissant une nouvelle classe d’individus, les « combattants illégaux ». Ceux-là peuvent être indéfiniment détenus, sans l’obligation de fournir un acte d’accusation, sont exclus de la protection accordée par les Conventions de Genève, peuvent être soumis à des tortures psychologiques et physiques.
Ces lois ont transformé les Etats-Unis. Plusieurs rapports d’Amnesty International ont dénoncé la violation des droits de la défense et les pratiques de détention arbitraire. Des Ong spécialisées dans la défense des droits de l’homme comme le Centre international de la Croix rouge (Cicr) et Amnesty international ont introduit plusieurs recours auprès de la Cour suprême américaine sur les procédures en œuvre à Guantanamo ; des procédures qui  violent les règles élémentaires du droit international humanitaire.
Il est donc clair que les normes antiterroristes adoptées dans une précipitation politique extrême remettent en cause  des libertés publiques. De nombreux juristes affirment que le droit a été instrumentalisé dans la bataille engagée contre le terrorisme. D’autres n’hésitent pas à  soupçonner  le rôle influent des tenants de l’idéologie libérale de la torture.  

Allégresse Sassé

(Documentation exploitée : Champ pénal,  Vol. VII | 2010/La fabrication des normes antiterroristes post 11 septembre en Amérique du Nord               et en Europe)

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Mouvement de débrayage dans le secteur de la santé : Une grève sans service minimum à partir du 23 septembre

greve

Lancé depuis le 19 août dernier, le mouvement de débrayage qu’observent les agents du secteur de la santé se poursuit. Au regard de la menace de l’intersyndicale qui durcit quotidiennement le ton, ce mouvement de grève pourrait même entrer dans sa phase la plus alarmante  dès les prochains jours si le gouvernement ne prend garde.  
23 septembre 2014, c’est la date butoir. Les agents de la santé  mécontents  exigent du gouvernement la satisfaction de leurs revendications au risque de voir les hôpitaux perturbés par des mouvements de grève sans service minimum. Dans un communiqué rendu public  lundi, L’intersyndicale des ressources humaines de la santé a décidé de durcir  le ton face au gouvernement qui maintient  une attitude de sourd face  à  leur cri de détresse. Ainsi à partir du 23 septembre prochain, les agents en charge de la santé publique déclencheront l’opération « hôpitaux morts » sur toute l’étendue du territoire national. Une menace qui relance à nouveau le calvaire des patients. Même si jusque-là, des mesures ont été prises à l’interne dans des hôpitaux pour ne pas délaisser les patients, notamment ceux en situation d’hospitalisation. Cependant, nul  n’ignore les éventuels inconvénients d’un mouvement de grève sans service minimum dans un secteur aussi sensible que celui de la santé. Pour les agents en fonction dans les centre sde santé public, la motion de grève de 72 heures par tacite reconduction n’a  nullement ébranlé le gouvernement. Leurs revendications seraient donc traitées avec légèreté. L’Intersyndicale estime que le gouvernement serait entièrement responsable des éventuelles déconvenues qui découleront d’une telle situation.
Rappelons qu’ils revendiquent la signature de l’arrêté devant favoriser l’octroi des indemnités de logements aux agents, le paiement des arriérées de salaires, la correction de la disparité concernant l’indemnité de logement aux personnels administratifs et paramédicaux, le paiement de la prime de motivation et la poursuite des travaux de reversement dans le secteur de la santé.
                                                                                            
Aziz BADAROU

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Rencontre du Mesfpt avec les syndicats pour une rentrée apaisée : Le ministre Alassane s’amuse avec le feu

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Plus d’une trentaine de syndicats ont pris part à la séance de travail initiée par le Ministre des Enseignements Secondaires dans l’optique d’une rentrée académique  apaisée. Mais en dépit de ce tête-à-tête de  04 jours tenu les 25,26, 27, et 28 Août derniers dans la salle de conférence dudit ministère entre Alassane Djemba, ministre de tutelle  et des syndicats  en charge de l’éducation, le climat d’une rentrée surtension n’est toujours pas écarté.


Ils étaient plus d’une trentaine de syndicats à  prendre d’assaut la salle de conférence du ministère des enseignements secondaires en réponse à l’invitation  du Ministre Alassane Djemba qui veut s’assurer d’une rentrée académique apaisée. Mais chose curieuse, c’est que cette séance dont l’objectif premier est de garantir aux apprenants béninois une rentrée académique apaisée s’est malheureusement déroulée en l’absence des principaux groupes des partenaires sociaux. Par exemple, le Front des trois ordres de l’enseignement qui est l’un des principaux partenaires en matière de dialogue social a brillé par son absence. Idem pour les centrales syndicales. Eu égard de cet état de chose il convient de faire savoir à l’opinion publique  l’attitude d’une autorité à double face qui veut d’une chose et son contraire à la fois. Sinon comment ne pas inviter à une telle rencontre les vrais partenaires au dialogue. Autrement, l’on est tenté de trouver dans cette attitude de l’autorité ministérielle en charge de l’éducation une preuve de sa mauvaise foi ou carrément une banalisation des éventuelles menaces des syndicats. Dans un secteur aussi sensible que celui de l’éducation et pour un sujet aussi capital que celui de la rentrée des classes le ministère a semblé faire fausse route en  choisissant des partenaires fictifs pour les négociations et  en écartant les syndicats et centrales syndicales les plus représentatives du secteur. La preuve est que les vraies raisons de la menace de grève ont été occultées au cours de la séance en faveur de flatteuses promesses dont la principale est celle concernant la rétrocession des défalcations opérées sur les salaires de l’année écoulée alors que les syndicalistes exigent également celles opérées au titre de 2012. De plus, les questions de visite médicale, des primes de rentrée, et de la formation des enseignants, ont été évoquées. De cette liste de doléances, il faut reconnaître que les principales revendications n’étaient pas inscrites à l’ordre du jour. Il s’agit notamment de la question de la sédentarisation des vacataires et surtout celle relative au 1.25 des enseignants, un acquis du processus de la revalorisation de la fonction enseignante. Notons qu’il y a quelques jours seulement, le Front a fait de cette dernière question, l’une des conditions à satisfaire pour une rentrée apaisée. Il est donc normal qu’on ne cherche plus à se leurrer tout en faisant croire à l’opinion publique que tout va bien. Face à cette situation qui risque  de replonger l’école béninoise  dans de nouveaux mouvements de débrayage, il est souhaitable que le ministre Djemba, soit animé d’une vraie volonté de négociation avec les partenaires qu’il faut ou du moins qu’il fasse le nécessaire pour rencontrer le Front et les centrales syndicales afin de lever la menace de grève dans l’optique d’une reprise apaisée des cours.

Aziz BADAROU

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Célébration de la Journée internationale de l’Alphabétisation ce jour : Le ministre Abimbola déplore l’analphabétisme des filles

abimbola

Le Bénin, à l’instar des autres pays du monde, célèbre la journée mondiale de l’Alphabétisation, ce lundi, 08 septembre 2014. L’occasion d’évaluer les réformes engagées pour la dynamisation de ce secteur. Dans son message adressé au peuple béninois, ce dimanche, le ministre Jean-Michel Abimbola a déploré le fait que plusieurs filles soient encore analphabètes au Bénin.


«  Alphabétisation et développement durable », c’est le thème retenu pour l’édition 2014 de la journée internationale de l’Alphabétisation. Un thème qui a été choisi par la communauté internationale pour montrer que l’alphabétisation est l’un des principaux éléments nécessaires pour promouvoir le développement durable en ce sens qu’elle donne aux individus les moyens de prendre les bonnes décisions dans le domaine de la croissance économique, du développement social et de l’intégration environnementale. L’alphabétisation est à la base de l’apprentissage tout au long de la vie, et elle joue un rôle fondamental dans la création de sociétés durables, prospères et pacifiques. Dans son message adressé à la nation, ce dimanche, le ministre Jean-Michel Abimbola rappelé des réformes engagées par le gouvernement béninois, depuis quelques années pour promouvoir l’alphabétisation. Il a également confié qu’une avancée notable s’observe à ce titre. Il a déploré par contre l’analphabétisme d’un grand nombre de filles béninoises. La célébration de cette journée devra permettre au ministre Jean-Michel Abimbola et son personnel de procéder à une évaluation des résultats desdites réformes afin de rassurer les partenaires techniques et financiers investissant pour la promotion de l’Alphabétisation. Si l’alphabétisation est un droit humain, un outil d’autonomisation personnelle et un facteur de développement social et humain et  l’alphabétisme permet l’accès à l’éducation, il convient de souligner que beaucoup reste à faire au Bénin en dépit des efforts consentis pour une véritable promotion de l’Alphabétisation.

Aziz BADAROU

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Religion : Crise au sein de l’Eglise des Chérubins et Séraphins

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Ça va mal  au sein de l’Eglise des Chérubins et Séraphins du Bénin depuis plusieurs mois.  A l’origine de la crise, la délocalisation du siège de l’église de Vèkpa à Tokpota et la remise en cause de l’autorité du Vice Père spirituel Baba Aladura. En dépit de  l’appel au calme du ministre de l’Intérieur, les dissidents semblent garder leur position.
Quatre ailes dissidentes de la Congrégation Chrétienne de l’Ordre Sacré-Cœur de l’Eglise des Chérubins et Séraphins s’opposent à la délocalisation du siège de l’église de Vèkpa pour Tokpota à Porto-Novo. Le problème remonte à l’intronisation du Vice Père spirituel Baba Aladura, président de ladite église, Noël Emmanuel Couthon le 12 décembre 2009. A cette époque, certains responsables de cette église ont estimé que le siège ne pourra pas être délocalisé et depuis lors, l’église est divisée.  Approché, le Vice Père spirituel Baba Aladura, président de ladite église Noël Emmanuel Couthon, intronisé le 12 décembre 2009 ne se retrouve pas dans cette crise. Pour lui, l’église comporte plus de 243 paroisses et c’est l’assemblée générale qui a demandé que le siège de l’Eglise des Chérubins et Séraphins soit mis à Tokpota. Et donc pour lui, la délocalisation du siège de l’église répond à une volonté de la majorité. Par ailleurs, il parle du non respect de son  autorité par ses dissidents alors que c’est devant eux qu’il a  été nommé Surintendant Apôtre général. « A Vèkpa, il y a des pagailleurs qui se sont soulevés contre ma personne lorsque je suis allé pour le culte en tant que président. J’ai donc décidé de ne plus aller là bas. », a-t-il expliqué. «Cependant, le ministre de l’Intérieur est informé de la situation et il nous a demandé de nous entendre pour que la paix règne. Mais nos dissidents semblent garder leur position», a-t-il ajouté.


M. M.

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Effets immédiats de la crue : Bientôt la flambée du prix du poisson

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La crue se fait déjà sur les berges à Cotonou, Sèmè-Podji, Covè et autres localités. Cette montée des eaux rend non seulement les berges inhabitables mais également conduit à la cherté des poissons pour diverses raisons.


Le poisson sera bientôt très coûteux un peu partout sur le territoire national. Et pour cause, la montée des eaux qui s’annonce déjà dans plusieurs localités du pays y compris Cotonou, Sèmè-Podji et Porto-Novo. Si pour bon nombre, la conséquence immédiate de ce phénomène de la crue est le fait que les berges ne soient plus habitables, il importe de rappeler que la situation n’est pas du tout favorable également aux pêcheurs. Les eaux ayant monté, les poissons échappent aisément à la nasse en se réfugiant totalement au fond de l’eau. Cette situation entraine habituellement la rareté des poissons et la cherté. Donc, les populations doivent également se préparer à cette épreuve qui risque de faire couler beaucoup d’encre en raison du pouvoir d’achat actuel du béninois. Il est souhaitable, par contre, que les vendeuses de poisson sachent raison garder en ce qui concerne, la fixation des coûts pour le bien de tous.

A. B.

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Abrogation de l’arrêté portant port de trousse de secours : Des usagers déplorent l’inconstance des décisions du gouvernement

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Les motocyclistes peuvent désormais circuler en toute quiétude sans porter sur eux, une trousse de sécurité. L’arrêté interministériel n°275/MS/MDN/MISPC/MTPT/DC/SGM/CTJ/DNSP/SA portant composition de la trousse de secours des véhicules en République du Bénin a été abrogé. Alors que le 31 juillet 2014, quatre ministres de la République ont signé l’arrêté ci-dessus cité pour rendre obligatoire le port de trousse de secours par les conducteurs d’engins à deux (02) ou trois (03) roues.


Cette mesure peu pratique et inapplicable pour les engins à 2 roues venait ainsi de s’ajouter à la longue liste des obligations à la charge des usagers de la route en République du Bénin. Elle a suscité un tollé général dans l’opinion publique qui y voyait une volonté manifeste du gouvernement de provoquer les citoyens. L’arrêté pris par les ministres pour annuler la mesure de trousse de secours a été saluée par les usagers. Mais la prise ainsi que la signature d’un tel acte pose quand même des problèmes quant à la qualité des décisions qui sont prises au niveau de nos dirigeants et en l’occurrence au sommet de l’Etat. Comment comprendre que quatre ministres du gouvernement puissent prendre un pareil acte et le remettre en cause moins d’un mois après sa publication. L’action a-t-elle précédé la réflexion ?

Aziz BADAROU


Impressions de quelques usagers de la route

Marcel Goudjo (enseignant) : « c’est impensable et le gouvernement nous distrait »
C’est impensable, cette décision du gouvernement, nous ne savons même plus dans quel pays nous sommes est-ce que c’est objectif ou clair de demander aux motocyclistes d’avoir un trousseau ou boîte à pharmacie. Nous allons mettre cela  où ? En tout cas, moi je ne sais pas où on va le mettre. C’est pour cela que je dis que c’est impensable.  On peut chercher autre chose à faire que de chercher à nous distraire. Çà c’est une distraction, à mon  avis.


Germain Abatcha (conducteur de taxi moto): « où allons-nous mettre la trousse de secours sur la moto ? »
 J’ai appris la nouvelle qui exigeait le port de trousse de secours aux engins à deux roues et aujourd’hui j’ai suivi le journal et j’ai encore entendu l’annulation de la décision. C’est bien quand même, j’apprécie cette dernière décision parce qu’il faut se demander d’abord où est-ce qu’on peut mettre la trousse ou boîte à pharmacie sur la moto. Moi sincèrement, je ne sais pas là où nous pouvons mettre cela. Pour les véhicules, çà peut aller mais les motos, çà ne marche pas. Si non on réfléchissait par rapport à cela et dieu a fait que ce sont ceux qui ont pris la décision qui l’ont encore annulé.


Taofick Adam : (Syndicaliste Cgtb):  « le gouvernement nous dirige sans boussole »
L’annulation de cet arrêté concernant la trousse de secours institué par le gouvernement Yayi, l’abrogation de cet arrêté donne la preuve que nous avons  à faire  à un gouvernement ventilateur parce que çà ne fait pas du bien à mon pays, qu’un gouvernement prenne une décision de ce genre en conseil des ministres où il y a eu plusieurs ministres, où il y a eu une communication introduite par un ministre et que l’ensemble du gouvernement prend une telle décision et que sans même qu’on commence par l’appliquer , le gouvernement revient sur sa décision. Ce n’est pas bien pour le pays. C’est la preuve que nous avons à faire à un gouvernement qui est en train de nous diriger sans boussole, il faut avoir le courage de dire la vérité parce que moi je veux être fier de mon gouvernement. A l’extérieur, Ça se comprend très mal. D’abord cette décision a été mal nourrie, mal préparée. Les concessionnaires de motos n’ont jamais prévu de trousseau de secours aux motos. Les concessionnaires de véhicules à quatre roues savent que ces véhicules ont droit à des boîtes à pharmacie et ils l’ont prévu. Pourquoi c’est dans mon pays, le Bénin, que le gouvernement va instituer cela ? Sincèrement, je suis très déçu par rapport à ce changement brusque de décision du gouvernement.  En ce qui concerne la boîte à pharmacie exigée aux véhicules à quatre, il n’y a rien de surprenant. La boîte à pharmacie existait déjà au niveau des véhicules à 4 roues. Dans ma voiture, j’ai ma boîte à pharmacie, extincteur, j’ai tout. Les accidents des véhicules à 4 roues sont souvent plus dangereux et les concessionnaires le savent. C’est pourquoi, ils ont prévu cela et c’est même institué sur le plan international, çà c’est connu de tous. Donc à ce niveau, vous ne pouvez pas circuler sans la boîte à pharmacie. Dans un véhicule, on peut retrouver jusqu’à cinq personnes, vous avez la vie de plusieurs personnes en danger dans un véhicule. Là, il faudrait avoir nécessairement une boîte à pharmacie. C’est normal qu’on exige le port du casque, mais instituer une boîte à pharmacie pour les engins à deux et trois roues, cela en est de trop. Qu’on parle de plaques d’immatriculation pour les engins, c’est aussi normal  car cela permet de savoir qui est qui. Mais la plaque d’immatriculation n’exclut pas le vol des motos.

Propos recueillis par A. B.

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