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Société

Brevet d’études du premier cycle (Bepc 2016) : Lucien Kokou lance les épreuves au Lycée Coulibaly

lucien-kokou

Le ministre de l’enseignement secondaire, Lucien Kokou, a officiellement lancé hier, au lycée Coulibaly de Cotonou, les épreuves de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc 2016). C’était en présence du directeur des examens et concours, Mahugnon Cakpo et de plusieurs responsables de l’enseignement secondaire. « Nous devons donner une autre orientation, à notre système éducatif. Désormais, le Bepc va permettre d’orienter les élèves vers les formations techniques et professionnelles. Ce choix va nous permettre d’endiguer le chômage plus tard », a déclaré le ministre Lucien Kokou. Il a ensuite précisé que dès la rentrée 2016-2017, il y aura quelques changements concernant l’orientation des apprenants avant que la réforme ne soit mise en place pour la rentrée 2017-2018

« Pour l’examen du Bepc 2016, on retient un effectif de 200.010 candidats dont 115.098 garçons et 84. 912 filles. Le nombre total de centres prévus pour accueillir les postulants à cet examen est de 267 avec 19 nouveaux centres », a rappelé le directeur des examens et concours, Mahugnon Cakpo. Il a ensuite précisé que pour cette session, l’effectif a connu une augmentation de 12,47% par rapport à l’année dernière.

A.B

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Secteur de l’eau et de l’assainissement au Bénin : La revue sectorielle prévue pour le 23 juin prochain

Jean-Claude-Houssou

Attendue chaque  année pour faire le bilan et partager les perspectives du secteur, la revue sectorielle eau et assainissement se tiendra du 23 au 24 juin 2016. La rencontre de cette année 2016 se déroulera dans une ambiance particulière marquée par le Nouveau départ  et l’affaire PPEA2 qui plane sur le secteur depuis l’année dernière.

C’est avec un parfum de la rupture et du Nouveau départ que  les acteurs du secteur de l’eau et de l’assainissement se retrouveront la semaine prochaine pour le rendez-vous annuel. Déjà, dans le cadre de la préparation de cette revue, comme il est de coutume, la pré-revue a eu lieu le mercredi 8 juin 2016.  Elle aura permis de faire le point des structures ayant envoyé leurs rapports. Du point fait par les membres du Groupe sectoriel Eau et Assainissement (GSEA), on retient que toutes les structures ont envoyé leur rapport à savoir la Direction Générale des Ressources en Eau (DGRE), la Direction Nationale de la Santé Publique (DNSP), la SONEB. On note aussi que le Cadre de Concertation des Acteurs Non Etatiques  de l’Eau et de l’Assainissement (CANEA) invité pour la première fois à partager sa contribution au cours de la revue, a aussi envoyé son rapport. Tout est donc fin prêt pour que la prochaine revue sectorielle, version Nouveau départ, se tienne.

Pour tous les acteurs du secteur, la présence du nouveau ministre en charge de l’eau, Dona Jean-Claude Houssou à cette revue, sonnera comme un signe du nouveau départ. Parce que tout simplement, ils ont longtemps regretté l’absence des ministres précédents aux revues annuelles, lesquels étaient plus engagés sur les questions de l’énergie.   

Par ailleurs, l’affaire PPEA2 planera sur cette revue à un moment où le nouveau régime a pris en main cette affaire qui a ébranlé le secteur de l’eau. Avec la présence souhaitée du ministre, espérons que des annonces soient faites pour rassurer le monde du secteur de l’eau quant à la reprise de ce programme dont les impacts sur les populations sont bénéfiques.

Alain TOSSOUNON (Coll.)

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Enseignement supérieur/Nouvelle carte universitaire : Le Synares s’oppose à la compression des universités

Marie-Odile-Attanasso

De la rumeur, l’information concernant la confection d’une nouvelle carte universitaire se confirme sous l’ère de la rupture. Il est question, en fait, de regrouper autour des universités d’Abomey-Calavi (Uac), les centres universitaires de création récente à savoir l’Université de Parakou (Up), de Porto-Novo, de Lokossa, de Kétou, d’Abomey et de Natitingou. Une réforme que n’approuve pas le Syndicat autonome de la recherche et de l’enseignement supérieur (Synares). Dans une déclaration faite hier, lundi 13 juin 2016, les universitaires s’opposent à la compression des universités du Bénin telle établie par la nouvelle carte universitaire et la mise en œuvre serait pour bientôt. « Le Synares considère cette vision du gouvernement dans l’enseignement supérieur comme rétrograde, porteuse de graves conséquences non seulement pour les universités mais également pour les populations. Cette vision à tout le moins réductrice, ignore les réalités objectives de chez nous, foule grossièrement aux pieds, les efforts consentis par les populations. C’est pourquoi, elle est tout simplement inadmissible », s’indigne le professeur Fulgence Afouda, secrétaire général du Synares. L’érection de ces nouvelles universités est, selon ses dires, le fruit de rudes et longues batailles que mènent les représentations syndicales universitaires du Bénin depuis plus d’une trentaine d’années. Ceci dans l’optique de solutionner la question de massification des effectifs des universités. Toute chose qui a permis de desserrer l’étau autour de l’Uac avec un élargissement des offres de formation de la communauté estudiantine. Pour le Synares, il ne s’agit donc pas d’une création fantaisiste comme on tente de le faire croire quand bien même on leur trouve un caractère politique. « Le gouvernement de la rupture devra affronter à la fois les universitaires et les populations pour imposer cette vision d’arrière-garde », menace le Sg/Synares, le professeur Fulgence Afouda. Et de poursuivre : « l’actuelle carte universitaire ne s’est pas faite ex nihilo. Elle est le produit de réflexions muries sur fond de besoins exprimés. Demander sa suppression équivaut à une régression injustifiable. Non à la compression des universités ! Non à la carte universitaire Talon ! ». Le syndicat entend œuvrer énergiquement pour faire échec à cette vision.     

Aziz BADAROU

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Réformes dans l’administration publique - Les journées de travail continues : un sujet diversement apprécié

reforme

De la rumeur à la vraie information à l’ère des réseaux sociaux, le pas est vite franchi quand on sait que parfois, ça part du ballon d’essai pour devenir réalité. Retour ou non des Journées continues de travail dans l’administration publique ? Le débat fait couler beaucoup d’encre et de salive même si nulle part dans son projet de société, le candidat Patrice Talon, aujourd’hui président de la République n’en a fait mention. Aussi, de sources très proches de la Commission chargée des réformes institutionnelles et constitutionnelles, ce point n’est pas inscrit dans le rapport à déposer très bientôt. Cependant, pendant que le régime de la Rupture bat toutes les cartes pour atteindre ses objectifs, la réforme ne va-t-elle pas être introduite sous une autre forme, en conseil des ministres ? De toutes les façons, le sujet taraude les esprits, et à propos, les Béninois expriment leurs avis. En dépit de ce que les journées continues sont effectives dans certaines structures privées, notamment les écoles, certains travailleurs y voient plutôt un  projet mort-né au cas où on voudra le généraliser.

Francisco Fafolahan est Inspecteur du travail et spécialiste en Gestion des ressources humaines. Sur la question, il a d’abord procédé à la clarification conceptuelle avant de se prononcer sur les conséquences d’une éventuelle réforme.
 
Que faut-il comprendre par la journée de travail en  continu ?

La journée de travail en continu est un mode particulier d’organisation du temps de travail. Le principal critère permettant de distinguer une journée ordinaire de travail et une journée de travail en continu tient à la durée de la pause. Celle-ci est réduite, passant de  2h30 à 1h. La journée de travail en continu n’affecte pas la durée légale du travail journalier qui est de 8h.

Quelles conséquences cette réforme pourra-t-elle avoir sur l’administration ?

Les conséquences ne devraient pas être attendues uniquement par rapport à l’administration. Cette décision aura des conséquences considérables sur l’organisation générale de la vie sociale. Tenez, les horaires de travail dans les entreprises privées s’inspirent de celui de l’administration. Ainsi, à l’exception de quelques organisations internationales appliquant déjà un horaire spécifique, le rythme de vie sociale se réaménagera suivant ce nouveau mode d’organisation du travail.

Il est raisonnable d’anticiper à court terme, des conséquences de cette réforme sur la performance même de l’administration. D’une part, la réduction de la durée de la pause pourrait effectivement entraîner une concentration de l’action des agents publics sur une période de temps limitée. De ce fait, celui-ci serait davantage enclin à se focaliser davantage, sans interruption, sur ses dossiers. D’autre part, la durée de la présence dans les services publics étant réduite, il s’en suivra un allègement important des charges publiques (consommation d’électricité, notamment).

En revanche, la courte durée de la pause est de nature à favoriser les retards au travail. Des écarts de 15 à 30 minutes peuvent déjà être notés alors même que la durée actuelle de la pause est de 2h30. Il ne faut non plus occulter le facteur lié au climat du Bénin. Les pics de chaleurs apparaissent dans le créneau actuellement réservé à la pause. On peut craindre un certain engourdissement des fonctionnaires appelés à travailler justement à ce moment critique. D’autre part, des agents au travail, à l’heure la forte chaleur invite à la somnolence. On pourrait également s’interroger sur la concentration des élèves amenés à suivre des enseignements plus de temps qu’ils n’y sont habitués.

A moyen et long termes des conséquences certaines se ressentiront sur des aspects de la vie quotidienne comme le transport urbain, le mode de restauration, l’activité économique, etc.

Le travailleur pourra-t-il s'épanouir ?

L’épanouissement du travailleur semble être le principal argument soulevé par le directeur général de la réforme de l’Etat. De notre point de vue, il semble moins décisif que la recherche de la performance de l’administration publique. Néanmoins, il est indéniable qu’une telle réforme est de nature à améliorer la qualité de vie des agents publics, et ce pour plusieurs raisons. En l’état actuel, les agents  consacrent plus de 11h par jour à leur emploi, en prenant en compte le temps de pause pendant lequel ils demeurent à leur service et le temps de trajet entre leur domicile et leurs services. La réforme contribuera à augmenter le temps qu’ils pourront réserver aux activités personnelles. Ce temps ainsi dégagé sera consacré à divers fins : animer la vie familiale, s’investir davantage dans l’éducation des enfants, participer à des activités associatives, etc. il faut craindre cependant que les agents de l’Etat s’investissent dans des activités économiques parallèlement à leurs fonctions. La conséquence déloyale qui en sera pourra nuire au dynamisme de l’économie

En définitive, cette réforme comporte aussi bien des aspects positifs que négatifs. La  décision du directeur général de la réforme de l’Etat d’effectuer des consultations auprès de certains Etats africains (Mali, Burkina Faso, Gabon…) qui en font l’expérience avant de prendre une décision définitive apparaît comme la meilleure option.  

Propos recueillis par A.S

Julie Hodonou: Elève  en 1ère G2 au complexe scolaire Ste félicité

« Moi, ça ne m’arrange pas. Ce n’est pas une bonne idée. Les cours seront surchargés. Il y aura une baisse de niveau. En plus, si on doit faire les cours à 12h, c’est plus grave voire dangereux ».
 
Viviane  Amoussou : Elève en 3ème au complexe scolaire Ruisseau

« Ça m’arrange. On aura le temps de bien réviser les cours. Quand tu rentres à 15h, tu te reposes un peu et puis au réveil, tu auras le temps de bien apprendre ».
 
Mirabelle Houefa K : Institutrice au complexe scolaire Platon

« C’est une bonne idée. D’habitude, on a constaté que les après-midi, les enfants sont en proie à la somnolence. Alors que les matins, ils sont éveillés. Cette réforme permettra aussi aux enseignants de disposer d’assez de temps pour vaquer à d’autres occupations ».

Sosthène Kpèhoun : professeur de français au Ceg Bonou/Porto-Novo

« Cette réforme sera la bienvenue. Mais l’Etat doit doter les collèges d’infra-structures mobiliers. Le manque de salles (classes volantes) fait qu’on doit traîner les cours. Par ailleurs, cette réforme agira aussi sur la bourse des vacataires ».

Propos recueillis par C.K

Noel Chadaré, Enseignant-Syndicaliste, Secrétaire général/Cosi-Bénin
 « Ce n’est pas la panacée »
 
Ce n’est pas la panacée ! Ce n’est pas parce qu’on parle de la Rupture qu’il faut changer tout. La Rupture n’est pas synonyme de tout changer. Il y a des choses qui sont bonnes et il y a des choses qui sont mauvaises. Ce sont ces choses-là qu’il faut changer. Moi, je ne sais pas pourquoi on veut revoir les horaires de travail sans même en discuter avec les partenaires sociaux que nous sommes. On en parle pas avec les secrétaires généraux des centrales syndicales et on est en train de lancer l’idée dans la population comme cela. Mais avant d’aller  dans cette direction, il faut évaluer ce qui a été fait parce que cela s’est passé déjà dans ce pays. Il y a déjà eu ces journées sous la révolution et on n’a pas évalué pour savoir pourquoi on a laissé tomber ! Si cela marchait, pourquoi on avait laissé tomber ? Il faut en discuter avec les partenaires qui sont d’abord, les premiers concernés. On nous jette çà en face comme ça ! Donc, ce n’est pas une panacée car ce n’est pas parce qu’on parle de Rupture qu’il faut tout changer. J’ai l’impression qu’on confond vitesse et précipitation dans tout ce qu’on fait et c’est dommage ! Il faut murir et évaluer la période où on a expérimenté cela. Qu’est-ce qui a été fait ? Qu’est-ce qui a été mauvais ? Quel est le contenu qu’on va y mettre ? Encore une fois, je dis ce n’est pas une panacée. Quand on veut réformer, cela ne vient pas de là-haut. La gouvernance doit être inclusive. Si elle n’est pas inclusive, les centrales ne sont pas informées et çà nous descend du haut comme cela, ce sera une pilule difficile à avaler. Nous, on ne peut pas accepter qu’un dictat s’impose à nous. Nous ne permettrons pas cela ! On ne fait pas le bonheur de quelqu’un contre sa volonté. Les travailleurs sont les premiers concernés, il faut échanger avec eux. A priori, on n’est pas opposé à cela mais en même temps on n’est pas pour car nous n’avons pas les mêmes habitudes que ces pays où la mesure s’observe déjà. Le Béninois mange très peu le matin mais copieusement à midi. Ils sont lourds et ils ont besoin donc de se reposer avant de continuer. Or dans les pays européens, le matin, ils mangent bien et à midi, ils cassent la croute. Donc ils ont des habitudes que nous n’avons pas. On ne réforme pas parce qu’il faut réformer. On réforme à partir d’une évaluation. Et si on veut les faire passer comment on est en train de l’entendre, ce sera une pilule difficile à faire avaler!


Jean de Capustron, Directeur-fondateur du Cs Gloria Dei de Sekandji :
« On nous a habitués à la paresse de la France »
 
La chose, je l’ai expérimenté. Je l’ai vu faire ailleurs, en côte d’ivoire, à l’école française de Kourougou. J’en ai vu faire au Ghana et ici au Bénin, j’en ai vu avec les écoles anglaises. Les ivoiriens, les ghanéens, les américains n’ont pas deux cerveaux. Ils pratiquent le même système mais nous, on nous a habitués à la paresse de la France où il faut d’abord aller faire de la sieste et revenir. Nous sommes un pays pauvre et dans les pays développés, les gens continuent de se battre, ne se reposent pas. En Allemagne, les gens travaillent et finissent à 15h ou à 16h. Mais ici, nous qui avons tout à reprendre pour booster le développement de notre pays, il faut aller d’abord faire la sieste puis on revient à 15h. On donne ainsi le temps aux enfants de se promener puisque les parents ne sont pas à la maison. Les enfants s’amusent et certains viennent en retard parce qu’ils ont trop dormi. Pire, c’est que quand ils viennent dans l’après-midi, c’est pour dormir en salle. Moi j’ai surpris même des enseignants dormir dans l’après-midi. Ceci étant, nous avons opté pour cela au Cs Gloria Dei et ça nous donne les résultats que nous avions jusque-là. Mais de malins individus sont allés se plaindre au Chef de la Circonscription scolaire que nous ne respectons pas l’ordre public. Ces promoteurs d’écoles sont allés à la Ddemp pour faire pression et on m’a obligé à revenir aux horaires habituels. Mais je leur ai dit que je le ferai uniquement au primaire. Au secondaire, nous travaillons de 7h à 14h30  avec une recréation à 10h et à midi. Quand l’élève rentre à 14h30, il ne peut pas revenir le lendemain matin pour dire qu’il n’a pas appris ses leçons. Ils ont le temps d’aller au sport. Comme ça, à la maison, ils ont le temps d’étudier. Il y en a qui sont inscris dans des écoles de foot. Jusqu’à maintenant, ça me permet d’être en tête dans la commune de Sèmè-Podji, nous sommes les premiers. Sur les trois dernières années, nous sommes premiers du Bepc dans la commune et 2ème du Bénin dans notre catégorie. Au Baccalauréat également, on a été les premiers dans les séries D et G1. C’est un bon système ! Il faut exploiter les heures fraiches. C’est vrai qu’à partir de midi, il fait un peu chaud mais nous mettons à ces heures, les cours sur la musique, l’informatique… Si la réforme doit être une réussite, cela dépendra des gouvernants. On a déjà expérimenté cela au temps de la révolution mais comme les gens ont tout fait pour mettre les bâtons dans les roues du gouvernement. Les parents seraient plus libres pour suivre désormais les enfants. C’est autant bon pour le système scolaire que pour la société elle-même et aussi pour la cellule sociale qu’est la famille.


Hermann Kpossou, Secrétaire général du Syndicat national pour le rayonnement de l’enseignement secondaire (Synpres-Bénin)  
« C’est une bonne trouvaille »
 
C’est une bonne trouvaille parce que travailler tous les jours du matin jusqu’au soir, ce n’est toujours pas bien. A l’instar de ce qui se fait dans des pays de la sous-région, des pays développés, il est très bon d’adopter cette méthode qui consiste à travailler dans la matinée jusqu’à 14h ou 15h. Faut-il le rappeler, il faut huit heures de travail par jour. Cela permettra surtout aux parents, fonctionnaires de se concentrer sur le travail dans un premier temps et disposer du temps pour s’occuper d’eux-mêmes, et surtout de vite rentrer parce que nous n’avons pas assez de voies ici au Bénin. Car pour renter à partir de 18h30, c’est tout un calvaire et vos enfants s’endorment souvent avant que vous ne veniez. Le lendemain matin, il faudra encore quitter tôt et on ne s’occupe plus correctement de sa famille. On travaille pour l’Etat dans la matinée et la soirée, on la consacre à des recherches personnelles ou autres activités. Mais ce qui est aberrant dans l’enseignement est que plusieurs enseignants, les reversés de 2008 sont toujours au même salaire. Il faudrait améliorer d’abord leurs conditions de vie et de travail. On peut faire les cours du matin au soir ou en journée continue, les résultats seront les mêmes s’il n’y a pas de motivation.

Propos recueillis par A.B

Placide Clédjo, Enseignant de Géographie à l’Université
«… revenir aux journées continues, on va subir les mêmes choses »

On a déjà essayé ça entre temps et ça n’a pas marché. Pourquoi on veut ramener cela ? Même si nous sommes en 2016, c’est les mêmes qui sont là. Le Béninois n’a pas changé. Il a une force terrible. C’est la faculté d’interpréter les textes. Le Béninois est très fort dedans. Quel que soit le texte que vous allez mettre en place, le Béninois lui, en six mois il contourne (…). Donc revenir aux journées continues, on va subir les mêmes choses.

Transcription : J.B (Emission Zone franche Canal 3 Bénin, 12/06/16)

Madame Gisèle en service au ministère de la Fonction publique

« C’est une bonne idée de faire le service des journées continues. Les femmes au foyer vont souffler  un peu, car il faut quitter le service à 18h30 et aller s’occuper encore de la cuisine. Cette réforme vient donc à point nommé. Si elle était effective, elle aiderait les femmes à concilier foyer, ménage et service. Mais j’aurais appris que le travail doit commencer à 7heures. Moi je suis nourrice, et laisser mon bébé à cette heure-là pour aller au boulot me serait difficile. Donc il faut trouver la formule permettre à tous les travailleurs de jouir des avantages de cette réforme».

Th. A

Kuessi Yehouenou, Secrétaire des servicesjudiciaires/Tribunal d’Abomey-Calavi
 
« J’approuve cette initiative du gouvernement en ce sens qu’elle permet aux fonctionnaires de vaquer à d’autres occupations dans l’après-midi. Les parents auront également le temps de mieux s’occuper de leurs enfants. Cependant il  y a des fonctionnaires qui quittent très loin pour aller au service à Cotonou. Celui qui doit aller au service à 7 heures doit  quitter la maison à 6 heures. Et vu l’insécurité grandissant dans le pays, cela présente de risques pour les travailleurs. J’aurais donc souhaité de que le service démarre à 8heures ».

Th. A

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Journée internationale de l’albinisme : Albi Atlantique célèbre l’événement avec faste

albinos

Dans le cadre de la célébration de la journée internationale de l’albinisme le 13 juin, l’Association Albi Atlantique, organise le samedi 18 juin 2016, une soirée de gala au Z Night-Club de Cotonou. L’annonce a été faite samedi 11 juin 2016, au cours d’un point de presse par la Présidente Carine Hounguè, soutenue par son assistant Teno Lamissi à l’Infosec de Cotonou.
 A en croire les conférenciers, la soirée de gala de Albi Atlantique vise à montrer au public, que les albinos sont des êtres humains, qui peuvent vivre, s’épanouir et s’insérer dans toutes les couches socio-professionnelles de la société. Il sera également question, d’offrir aux albinos, l’occasion d’échanger sur le vécu quotidien des personnes atteintes de l’albinisme. La soirée se veut donc être un creuset d’échanges entre albinos et non albinos. Au menu des activités, des prestations d’artistes et d’albinos insérés professionnellement, des projections vidéo sur la visite de la Présidente Carine Hounguè, effectuée à Abidjan en Côte d’Ivoire, pour y partager ses expériences. Les manifestions auront lieu samedi 18 juin 2016 à 21 heures au Z Night-Club à Guinkomey. Carine Houngè invite donc tous ceux qui sont concernés par la cause des albinos à se joindre au mouvement. L’accès à la soirée est subordonné à la présentationd’une carte d’invitation.

L’Association Albi Atlantique a pour objectifs de sensibiliser l’opinion publique sur les albinos qui ne sont ni handicapés, ni génies de la brousse, ni animal de zoo, mais des êtres intelligents, travailleurs et capables de s’insérer socialement. Albi Atlantique vise également à sensibiliser les albinos surles maux dont souffrent les albinos et les mesures pour y remédier.
 

Thomas AZANMASSO

Le  plus grand mal dont souffrent les albinos est le cancer de la peau. Mais il existe déjà un appareil (laser) capable de remédier à ce mal et déjà disponible dans certains pays de la sous-région. Carine Honguè lance donc un appel aux autorités béninoises, en vue de l’acquisition de cet apparreil pour la prise en charge des albinos.

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Supposé blocage de la construction d’un parking gros porteur à Cotonou : La municipalité dément et accuse l’AGETIP

mairie-cotonou

Le Directeur général de l’AGETIP Bénin, Raymond Adékambi, a accordé une interview à la presse béninoise faisant état de blocage par la municipalité de Cotonou, des travaux construction d’un parking gros porteur, objet de contrat entre l’AGETIP et la municipalité. Par le biais d’un point de presse tenu dans ses locaux et animé par son secrétaire général et porte-parole, Raoul Sylvérius Faladé, la municipalité de Cotonou a tenu à éclairer l’opinion publique et rétablir la vérité des faits.

Pour le secrétaire général et porte-parole Raoul Syvérius Faladé, le décongestionnement de la ville de Cotonou a toujours été le souci majeur des autorités municipales de la ville. Et c’est dans ce contexte que la municipalité, a signé avec l’AGETIP, la convention N°091/MCOT/DC/SG-DSEF-DST-DSAJ-DPDM du 06 décembre 2013, portant sur la construction d’un parking de véhicule poids lourd et ses voies d’accès à Cotonou dans le 10e arrondissement Portant sur un espace de 18ha, le projet est estimé à 35 milliards de FCfa, et est constitué de deux composantes notamment la construction du parking et les voies d’accès et la traversée de Cotonou. La recherche de financement du projet est confiée exclusivement au concessionnaire.

Des engagements des parties

Selon l’article 3 de la convention,le concessionnaire s’engage à concevoir le projet, réaliser toutes les études, rechercher les financements nécessaires, exécuter les travaux et exploiter les installations pendant toute la durée de la concession et transférer les infrastructures et les équipements à l’autorité concédante après la durée d’exploitation. L’Agétip devra également payer pour le compte de l’autorité concédante, les frais de dédommagement des sinistrés situés dans l’emprise du projet déclarée d’utilité publique. Quant à l’autorité concédante (Municipalité de Cotonou), elle s’engage à apporter son appui institutionnel à toutes les étapes de réalisation du projet.

Mais contre toute attente, et à un moment où aucune action n’a été entreprise sur le terrain, l’AGETIP revient à la charge pour solliciter de la part du maire, l’autorisation de la collecte des taxes de stationnement auprès des transporteurs pour une durée de 06 mois avant de procéder à l’installation des équipements. Ce qui est contraire au contrat qui stipule en son article 8 que « La durée de l’exploitation sera fixée à 35 ans à partir de la date de la mise en service du parking soit  25 ans pour le remboursement du financement et une période additionnelle de 10 ans au bénéfice du concessionnaire . La Mairie s’étonne donc de ce recouvrement anticipé que demande son partenaire AGETIP-Bénin. Selon le conférencier, l’Agétip a fait état du décaissement de 700 millions de FCfa pour le dédommage des sinistrés d’une partie de l’emprise et est à la recherche de 400 millions de Fcfa, pour en dédommager d’autres. Seulement, alors que l’autorité municipale a manifesté sa disponibilité à poursuivre les discussions jusqu’à l’aboutissement de ce projet qui est cher au Maire de Cotonou, le ,Dg/AGETIPn’a trouvé autres moyens que  d’accuser par presse interposée, la municipalité  de blocage du projet, alors même que le contrat a lui-même prévu en son article 14, les voies de recours pour un règlement à l’amiable en cas de conflit éventuel. A en croire Raoul Faladé, l’AGETIP-Bénin n’a pas besoin d’un arrêté municipal pour commencer à recouvrer les taxes si le projet avait été réalisé et le parking mis en service comme le stipule la convention. « L’administration ne fait pas de commerce mais accompagne les promoteurs », a-t-il précisé en soulignant le partenariat public- privé. « La Mairie de Cotonou n’a pas intérêt au blocage du projet car elle en a suffisamment besoin pour soulager les peines des populations», a-t-il conclu.

Thomas AZANMASSO

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Brevet d’études du premier cycle (Bepc 2016) : 200.010 candidats planchent dès ce jour

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Les candidats à l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) planchent dès ce jour, lundi 13 juin 2016. Au total, 200.010 candidats dont 115.098 garçons et 84.912 filles composeront les épreuves écrites sur toute l’étendue du territoire national. Un effectif qui a connu un accroissement de 12,47% comparativement à l’année dernière. Toute chose qui a nécessité la création de 19 nouveaux centres de composition ramenant le tout à un total de 267 centres répartis sur tout le territoire national contre 248 en 2015. Dans son message aux candidats, le ministre de l’enseignement secondaire, Lucien Kokou a exhorté ces derniers à la sérénité, l’assurance, la confiance en soi tout en rassurant que les épreuves proposées sont à la portée de l’élève moyen. Il a, par ailleurs, invité les parents d’élèves à accompagner les candidats afin qu’ils composent dans la quiétude. Tout en invitant les chefs centres, les superviseurs et forces de l’ordre à se comporter en bons éducateurs et pédagogues en vue de mettre les candidats en confiance, l’autorité ministérielle a fait savoir que toutes formes de fraudes et de désagréments susceptibles d’entacher la crédibilité de l’examen seront sévèrement réprimés.  

Aziz BADAROU

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Rate race 2016/6ème arrondissement de Cotonou : Jci Cotonou Saphir finance la consultation prénatale et curative des enfants

social

La Jeune chambre internationale (Jci) Cotonou Saphir a organisé l’édition 2016 du projet « Rate race », samedi 11 juin 2016. De l’école primaire publique de Hindé au Centre de santé d’Aidjèdo, les participants ont couru sur une distance de 3,5 Km en tenue de service. A l’occasion, une enveloppe financière a été offerte par l’organisation locale de la Jci pour une prise en charge gratuite des consultations au Cs Aidjèdo.

Rate race est un projet de la Jci Cotonou Saphir qui consiste en une course des personnels des entreprises en tenue de service. Evènement sportif alliant synergie du business, du folklore, de la charité et l’amusement, les bénéfices de l’initiative sont intégralement destinés à soulager les peines de la communauté défavorisée du 6ème arrondissement de Cotonou. A en croire Charles Akondé, Président de la Jci Cotonou Saphir, l’innovation de cette 4ème édition de Rate race est la gratuité de la consultation prénatale et la consultation curative des enfants de 0 à 5 ans à compter de ce lundi 13 juin 2016. A cet effet, une enveloppe financière de deux cent mille francs (200 000F CFA) a été donc offerte et remise au personnel soignant du Centre de santé d’Aidjèdo. Prenant la parole, la représentante du Chef centre de santé, Segbo Amélie s’est acquittée d’un devoir de reconnaissance à l’endroit de l’organisation donatrice tout en rassurant des dispositions prises afin que les cibles bénéficient effectivement de cet appui financier. Une démarche qui, selon Charles Akondé, s’inscrit dans une optique de développement durable des communautés à travers une série d’actions d’impacts. Entre autres, les campagnes de salubrité, de distribution des moustiquaires imprégnées et de kits antipaludéens pour le compte des précédentes éditions de Rate race ainsi que le projet vert pour la mise en terre des plants d’arbres ont été évoqués. Quant à Said Djèkinou, Directeur du projet, il s’est réjoui de la tenue de l’évènement en dépit des difficultés rencontrées et ce, grâce à de grands sacrifices consentis.  Le vice-président exécutif national de la Zone B, Firmin Houngbadji a félicité le Comité directeur local pour ses multiples actions en faveur des populations. A l’issue de la course, c’est l’entreprise « Liz Group » qui a réalisé la meilleure performance de “11min 48s“ et décroche le premier prix. Les entreprises « Retel Consulting », « Ciel », « Ibs » et « Impérial presse » finissent respectivement à la deuxième, troisième, quatrième et cinquième place. « Bios Partnership » s’offre le prix du meilleur accoutrement tandis que le prix fair play a été attribué à Impérial presse. Les regards sont désormais tournés vers la 5è édition du projet Rate race.

Aziz BADAROU

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Reboisement dans la commune d’Adjarra : Les Leaders Solidaires de Médédjonou mettent en terre 200 plants environ

plants

L’association “les Leaders Solidaires de Médédjonou (LSM) entend contribuer activement à la lutte contre les effets des changements climatiques. Ainsi, elle a initié et organisé, samedi  11 juin 2016, une activité de reboisement dans la commune d’Adjarra. Plus de 200 plants ont été donc mis en terre au Ceg Sèmè-Tchakou dans ladite commune.

Partie intégrante du plan d’action de l’association, l’initiative témoigne de l’engagement des Leaders solidaires de Médédjonou à apporter leur pierre à la construction d’une muraille verte  au Bénin. Ceci, afin de lutter considérablement contre les effets pervers des changements climatiques au niveau local. Les membres de l’association veulent également coller à l’actualité du mois de reboisement lancé au niveau national depuis le 1er juin. Plus de 200 plants ont été alors mis en terre sur les deux sites retenus notamment le Collège d’Enseignement Général (Ceg) de Sèmè-Tchakou et l’école primaire publique de Sèmè-Tchakou. L’initiative vise à appuyer les efforts de reboisement au niveau national. A en croire le président de l’association, Alain Noudogbessi, « les changements climatiques restent un défi de notre temps qui interpelle aussi bien les individus que les organisations ». Les Leaders Solidaires de Médédjonou, dit-il, par cette action veulent prendre une part active à la protection de l’environnement. Le dévolu jeté sur les écoles s’explique, selon Alain Noudogbessi, par le manque d’ombrage dans ces lieux de savoir qui, par manque d’arbres deviennent parfois chauds voire invivables. Les autorités locales conviées à cette activité se sont réjouies de cette « action de développement ». Pour le Chef de l’arrondissement de Médédjonou, Grégoire Hovozounkou, « c’est une action louable en faveur de l’environnement ». Car justifie-t-il, « celui qui a planté un arbre n’a pas vécu inutilement ». « Je suis très ravi », a-t-il dit pour exprimer sa satisfaction de l’engagement des Leaders Solidaires de Médédjonou pour la cause du développement. Aussi s’engage-t-il à accompagner l’association pour le suivi des plants mis en terre dont seuls, l’entretien et la préservation contre les animaux pourront donner un sens à l’activité de ce jour. Il faut noter qu’au nombre des espèces plantées, il y a les essences forestières, terminalia mentali,  terminalia cattapa tous caractérisées par leur développement rapide et le grand ombrage qu’elles donnent. Rappelons que l’Association les Leaders Solidaires de Médédjonou est un regroupement des jeunes cadres de Médédjonou dans la commune d’Adjarra, qui entendent œuvrer pour le développement de leur localité à travers des actions concrètes.

Aziz BADAROU

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BEPC 2016 : Plus de 27.000 candidats dans le Borgou-Alibori

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Ils seront au total 27.428 candidats à aller à la conquête du Brevet d’étude du premier cycle (Bepc) à partir du lundi prochain dans les départements du Borgou et de l’Alibori. Ces candidats sont répartis dans 31 centres d’examen pour 800 salles de composition et 1600 surveillants de salles, selon Mouhamadou Dramane Amadou, chef service examens et concours de la direction départementale de l’enseignement secondaire. A l’entendre, toutes les dispositions pratiques sont prises pour que la phase écrite de l’examen du Bepc, session de juin 2016, se déroule dans de bonnes conditions dans les départements du Borgou et de l’Alibori.Pour ce qui est du matériel sensible, le chef service a confié qu’il sera convoyé dans les prochaines heures dans toutes les villes abritant des centres de composition et sera sécurisé dans les commissariats ou brigades de gendarmerie des communes.

Marx CODJO (Borgou-Alibori)

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