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Société

Persistance de la pénurie d’essence dans les stations-service Sonacop : La traque du « Kpayo », un prétexte

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Depuis plusieurs jours, l’essence est devenue une denrée rare dans les stations-service de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop).  Les clients ont renoué avec l’amère expérience de la pénurie de carburant. Une situation persistante qui démontre clairement l’ « inopportunité » de lutte contre l’essence frelatée au Bénin.

Stations-services désertes. Des pompistes au repos technique. C’est le constat déplorable qui se fait depuis plusieurs jours à Cotonou. Et pour cause, l’essence est devenue rare dans les stations. Ainsi, les pompes ne pissent plus régulièrement de ce liquide vital pour les moteurs. Le supplice des consommateurs des produits de la Sonacop est à nouveau de retour. Assis, somnolant ou réunis en de petits groupes papotant, les pompistes de ces stations-service hument l’air depuis le début de cette crise. « Il n’y a pas de carburant », c’est la réponse servie désormais à longueur de journée aux clients qui y font un tour. Difficile donc de s’approvisionner en essence dans les stations ! Approchés pour comprendre les causes de cette crise qui perdure, les responsables des stations-service parcourues refusent de se prêter aux questions. A la rigueur, ils vous orientent vers la Direction générale de la Sonacop car, selon eux, seuls les responsables de cette structure sont habilités à donner les raisons de cette crise. Mais la situation ne semble pas préoccupée les autorités. Face à la persistance de la situation, il est question de s’interroger sur l’opportunité  de la lutte contre l’essence frelatée dite « Kpayo » au Bénin.

Le Kpayo règne en maitre…

La situation criarde à la Sonacop a toujours permis aux contrebandiers de réaliser de bonnes affaires. Les clients des stations-services sont désormais contraints de recourir à l’essence frelatée pour se tirer d’affaire. Au moment où les pompistes se tournent les pouces dans les stations-service, le marché de l’essence frelatée communément appelée "Kpayo" tourne à plein régime. Le kpayo règne depuis peu en maître à Cotonou et environs. A ce stade, il convient de se demander si toutes les conditions sont véritablement réunies pour combattre le commerce illicite de l’essence au Bénin. La réponse est simplement « Non » ! Il suffit juste de s’imaginer un instant, ce que seraient les usagers, dans des conditions pareilles, sans aucun étalage d’essence frelatée. Les conséquences seraient sans doute désastreuses. Outre le fait que la distribution permanente du carburant est loin d’être une garantie à la Sonacop, il faut souligner que la commercialisation du Kpayo réduit considérablement le taux de pauvreté et le chômage. Ainsi, pendant que la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop) s'essouffle, la vente de l’essence dite kpayo a visiblement de beaux jours devant est-on tenté de dire.

Aziz BADAROU

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Soutenance de mémoire pour l’obtention du diplôme d’ingénieur : L’Esigt met 15 Géomètres topographes sur le marché de l’emploi

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Samedi 19 décembre 2015 n’a été d’aucun repos pour apprenants et professeurs de l’Ecole supérieure des ingénieurs géomètres topographes (Esigt). Durant toute la journée, 15 candidats à l’issue de leur formation théorique et pratique ont soutenu leurs mémoires de fin de formation pour l’obtention du diplôme d’Ingénieur géomètre-topographe. C’était au sein de l’école à Jéricho, sous la supervision de la direction des établissements privés d’enseignement supérieur et de la direction de l’Institut géographique national (Ign), représentée pour la circonstance par son directeur, Rock Bah. Aux dires de Conchita Mevo Guézo Kêdowide, directrice de l’Esigt, cet établissement, reste la première école privée du Bénin et de la sous-région qui forme des Géomètres topographes. A l’en croire, plus de 500 géomètres sont déjà formés. L’Esigt, a-t-elle indiqué, fait partie de la trentaine d’établissements privés dont les diplômes sont homologués et cosignés par l’Etat béninois. Plébiscitée et primée, va-t-elle préciser,  pour son employabilité, l’Esigt garantit un stage professionnel à ses étudiants, lesquels bénéficient d’un accompagnement pour leur insertion professionnelle. Outre le diplôme d’ingénieur, l’Esigt, en partenariat avec l’Ecole supérieure des géomètres topographes, le Mans en France, et l’Ordre des géomètres-experts du Bénin, offre depuis plus d’une vingtaine d’années, des formations en Dti, Bts géomètre topographe à ses apprenants qui peuvent faire valoir leurs compétences en expertise foncière, topographie, urbanisme, infrastructures et réseaux, etc.

eD’une pierre,  deux coups, cette journée a été objet de la signature d’un accord de partenariat entre, l’Esigt, l’Ecole supérieure de génie civile, Véréchaguine et l’Ecole des sciences et techniques de bâtiment et de la route (Estbr) d’Abomey. L’objectif de ce consortium, est aux dires des signataires, de contribuer au développement de la formation professionnelle et de la recherche dans le domaine des sciences et technologies. Une initiative qui se veut productive pour une relève pouvant répondre aux défis du temps.

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Baccalauréat 2016 : Alphonse da Silva dévoile les conditions d’inscription

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De nouvelles mesures sont prises par l’Office du Baccalauréat en ce qui concerne l’inscription des candidats à cet examen d’obtention du premier diplôme universitaire. A la faveur de la cérémonie de lancement de l’inscription  au Baccalauréat 2016 qui s’est déroulée ce jeudi 17 décembre 2015, le Dob a évoqué lesdites mesures et souligné la nécessité d’accroître le taux de réussite à cet examen.

Tous les candidats au Baccalauréat 2016, libres comme officiels, devront joindre désormais à leur dossier leur relevé du Brevet d’études du premier cycle (Bepc). L’âge minimum exigé pour se présenter à cet examen est dix-sept (17) ans et les candidats ayant obtenu une moyenne inférieure à 5, seront ajournés conformément aux textes en vigueur. Ce sont quelques conditions d’inscription évoquées par le Directeur de l’office du Baccalauréat (Dob), Alphonse da Silva. Aux dires de l’autorité, il faut poursuivre l’effort pour maximiser les chances de réussite des candidats en respectant les textes. Il s’agira, en effet, de permettre uniquement aux candidats méritants de passer désormais le Bac. Les candidats ajournés devront désormais être retirés de la liste afin de leur permettre de se préparer convenablement durant quelques années et d’être aptes à prendre part aux compositions. Se justifiant, Alphonse da Silva a fait savoir que des candidats qui ne sont pas aptes, de par le travail, sont à 90% soit ajournés soit recalés. De même, un taux significatif de réussite a été enregistré l’année dernière en raison du Bepc exigé à tout candidat libre voulant passer le baccalauréat. « Si le Bac béninois est un diplôme crédible, il faudra appliquer les textes pour résoudre la question du taux bas de réussite » a-t-il clarifié. Face à une éventuelle harmonisation du Baccalauréat dans l’espace Uemoa, le Dob appelle à une sensibilisation active pour le respect des textes.

A.B

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Enseignement supérieur : L’Uac et l’Uak bientôt dotées de nouveaux amphithéâtres

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Quatre nouveaux amphithéâtres dont deux sur le campus universitaire d'Abomey-Calavi seront bientôt construits par le gouvernement. Les travaux de construction ont été officiellement lancés par le président Yayi  Boni, ce mardi 15 décembre à l’Uac.

Les Universités d’Abomey-Calavi et de Parakou seront dotées chacune de deux nouveaux amphithéâtres dans les tout prochains jours. Ceci, pour assurer de meilleures conditions d'études aux pensionnaires de ces deux  hauts lieux de savoir. Au cours de la cérémonie de lancement des travaux de construction qui a connu la présence du premier ministre Lionel Zinsou et du vice-premier ministre François Abiola, le recteur de l'universite d'Abomey-Calavi, Brice Sinsin, s’est réjoui des sollicitudes constantes du gouvernement en faveur de l'Enseignement supérieur. Pour lui, la nouvelle vision qui met la planification au cœur du vaste chantier de réforme de l'enseignement supérieur est salutaire. Il a promis, au nom de la communauté universitaire, d’accompagner cette dynamique pour faire de l'Université d'Abomey-Calavi, un véritable pôle d'excellence. "Au vingt et unième siècle, nous devons travailler à ce que l'université soit un lieu de création de richesses. Au sortir de l'université, mon rêve est que chaque étudiant devienne créateur de richesses et d'emplois. Le Bénin démocratique, c'est un Bénin où tous ses fils travaillent. Parce que l'université doit être un pôle d'excellence et de développement", a martèlé le Chef de l'Etat qui a réitéré ses engagements en faveur des universités publiques. Vingt nouveaux bus, a-t-il promis, seront bientôt mis à la disposition de nos campus en vue de pallier les difficultés de transport. "Lumière pour tous", le tout nouveau projet énergétique initié par le gouvernement, va également impacter tous les étudiants, a annoncé le Président de la République qui envisage recruter très prochainement 280 nouveaux enseignants au profit des universités. Intrigué par les récents événements survenus sur le campus d'Abomey-Calavi, Yayi  Boni  a exhorté les étudiants à plus de discipline, afin  de redorer le blason de nos universités. "Un enseignant formateur est un être sacré. Vous devez respecter le conseil scientifique de l'université, quels que soient les problèmes" a-t-il conseillé. Après avoir procédé à la pose de première pierre de l’infrastructure, le Chef de l’Etat a invité les entreprises en charge de la construction à une accélération des travaux. Notons que les travaux sont prévus pour s'achever dans un délai de deux mois.
 
Aziz BADAROU

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Révélation du signe « Gbè Woli » par ‘’Bénin Tofâ’’, édition 2016 : Des graves révélations sur la destinée politique et socioculturelle du Bénin

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Réunis au Hall des arts de Cotonou le samedi 05 Décembre 2015, le collège des ‘’Bokonon’’ et autres acteurs de l’Association Bénin Tofâ, en collaboration avec l’Authentique et Universel Ordre de la Reine Mère (AUnOR) se sont penchés sur la providence de l’année 2016. De leurs multiples consultations, c’est le signe « Gbè woli» qui est apparu.

Le Bénin Tofâ 2016 a déjà livré son verdict. Le signe sorti des consultations du Fâ pour le compte de l’année 2016 est le « Gbè woli ». Les premières interprétations de ce signe nous révèlent le pis en 2016. Et ce, sur divers plans. Sur le plan politique, le signe « Gbè woli » révèle que le camp qui perdra au terme des élections présidentielles de février 2016, ne voudra pas laisser le gagnant s’installer. Au plan cultuel, il est révélé que les esprits des morts reviendront hanter les vivants et surtout , pour se venger et en découdre avec leur bourreau. Au plan culturel et familial, il y aura assez de décès dans le rang de nos artistes. « Les acteurs culturels, plus précisément, les artistes mourront en grand nombre. Il y aura également beaucoup de divorces sur le plan familial », affirment les ‘’Bokonon’’ chargés des consultations du Bénin Tofâ 2016. « Des voyages sans retour auront lieu». Ce qui sous-entend qu’il y aura beaucoup d’accidents mortels sur nos axes routiers. En général, l’année 2016 sera pis que celle l’    année 2015 qui tend lentement mais sûrement vers sa fin. Le Tofâ 2016 nous conseille d’être vraiment prudents dans nos actes. Car précise-t-il, «  pour rien, des amis seront prêts à s’entre-tuer ». Un rapport détaillé sera publié dans les heures à venir par l’association des ‘’fagbassa’’ et Bokonon du Bénin , pour situer les uns et les autres et surtout pour énoncer les consignes à suivre afin de conjurer le mauvais sort qui nous guette en 2016.

A quand la prise de conscience du Gouvernement ?

En décembre 2014, et tel qu’un scénario écrit à l’avance, toutes les révélations et dangers annoncés par ‘’Bénin Tofâ’’ 2015 ont été vécus pendant toute l’année 2015. Beaucoup de Béninois ont été victimes et les souvenirs sont encore bien loin d’être passés à l’oubliette. Et pour cause, l’ignorance des autorités du monde culturel qui « se refusent » d’apporter l’appui financier à eux sollicité, pour conjurer chaque année les sorts de ces graves révélations, à travers des rituels nécessaires trops coûteux.. Face aux troublantes révélations de l’année 2016, les autorités laisseront-t-elles les Béninois subir les mêmes sorts ? Il est temps que le Gouvernement béninois cesse de jouer au médecin après la mort. L’émergence de la Nation tant prônée et chantée en dépend.

Loth HOUSSOU

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Déclaration du Conseil National du Patronat de la Presse et de l’Audiovisuel sur la fiscalité applicable aux entreprises de presse

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Rappelant que le Code de l’Information et de la Communication qui régit les médias dispose en son Article 40 : « l'Etat accorde des facilités aux entreprises de presse privée à travers un régime spécial favorable. Il peut s'agir d'allègement, de diminution ou d'exonération des impôts, taxes ou redevances » ;

Gardant à l'esprit les Recommandations des Deuxièmes états généraux de la Presse qui exigent la défiscalisation des médias et le respect du caractère sacro-saint du rôle social d’éducation, d’instruction, de communication et d’information de la presse;

Rappelant en outre que le droit à l’information est un droit fondamental garanti par la Constitution de la République du Bénin et la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples;

Rappelant par ailleurs le rôle primordial joué par les médias communautaires/associatives;

Rappelant  le rôle prépondérant des organes de presse privée non commerciaux communautaires et/ou associatives dans la cité;

Rappelant que l’utilisation de la fiscalité est comme une arme de pression et de dissuasion sur les médias;

Notant l’'Etude sur la ‘la fiscalité des entreprises de presse privée " adoptée par l’Assemblée Générale des Patrons de Presse au cours de sa session du 30 Octobre 2015 à Cotonou;

Convaincus que le droit de chaque individu à l’information est une valeur fondamentale dans une société démocratique et la liberté de la Presse est essentielle pour la protection de ce droit;

Réaffirmant l’engagement du Gouvernement et du Parlement  sur la liberté de presse en tant que droits fondamentaux des médias;

Croyant que la contrainte fiscale oblige les acteurs de la presse à se réfugier dans l’informel et ne favorise pas la crédibilité de l’information fournie;

Convaincus que la multiplicité des charges fiscales ne garantit pas la recherche, l’entretien et la sécurité des sources d’information des médias;

Souhaitant que l’Etat accompagne les médias dans la mesure où ils participent aussi au développement social, économique, culturel de la cité;

Considérant que l'évolution survenue dans plusieurs Etats de la sous-région exprime une tendance générale en faveur de la défiscalisation des médias, que les produits de la presse en général et ceux des radiodiffusions en particulier sont taxés aux mêmes impôts et au même titre que les produits du secteur commercial,

Considérant la difficulté des organes de presse à couvrir leurs charges d’exploitation,

Considérant le harcèlement fiscal évident et grandissant dont sont victimes les organes de presse,

Considérant que le pouvoir exécutif manipule à sa guise les organes de presse,

Déterminée à exhorter le Gouvernement et le Parlement à franchir l’étape finale en vue d’une meilleure fiscalité des médias en toutes circonstances,

Guidée par le vœux que l’accompagnement de l’Etat aux médias se traduise notamment par la facilité d’acquisition des moyens assurant l’assainissement des méthodes de collectes des informations mais aussi par le développement de l’accès aux sources d’informations plus fiables.;

Notant par ailleurs que le Conseil des Ministres, en sa séance du 07octobre 2009, a adopté des mesures de facilités financières et fiscales à accorder aux entreprises de presse du Bénin, de même que les conditions de leur bénéfice en des termes qui suggèrent fortement la défiscalisation;

L’Assemblée des Patrons de Presse du Bénin à travers le CNPA-BENIN, par la présente, recommande:

1.       Allègement de la fiscalité vis-à-vis de la presse à l’instar du secteur de l’éducation privée qui est exonérée de taxes et d’impôts sur le revenu ;
2.       Adoption d’un régime fiscal spécifique pour la presse (en contrepartie de son rôle social) ;
3.       La création d’un Guichet Unique de la Fiscalité de la Presse (GUFP) pour les paiements et délivrances de quitus fiscal à signature unique pour les organes qui postulent aux marchés publics ;
4.       L’exonération de la TVA sur les contrats, publicités, ventes de journaux et autres productions des organes de presse, les intrants des entreprises de presse, les équipements acquis dans le cadre du fonctionnement;
5.       La contribution des médias à la patente pour un montant forfaitaire unique de 50. 000 fcfa par an;
6.       La réduction du taux de l’Impôt sur les bénéfices à hauteur de 10% assis sur le résultat pour les chiffres d’affaires excédant 50. 000.000 fcfa;
7.       Un impôt minimum forfaitaire de 50.000 fcfa pour les chiffres d’affaires inférieurs à 50.000 000 fcfa quel que soit le résultat;
8.       Le remplacement des multiples obligations fiscales des médias communautaires et/ou associatives à but non lucratif par un seul impôt minimum forfaitaire de 50.000 fcfa par an;
9.        La tenue d’une comptabilité allégée en Système Minimum de Trésorerie (SMT) ou en cahier de recettes dépenses ;
10.   La suppression de la tenue des livres comptables obligatoires ;
11.   La déductibilité des impôts de toutes natures du montant des investissements sans limitation temporelle et de montant ;
12.   L’incorporation des nouvelles mesures au Code Général des Impôts (CGI) pour garantir leurs permanences ;
13.   L’exonération à la cotisation patronale sur salaires à la CNSS ;
14.   L’exonération au Versement Patronale sur Salaire (VPS) ;
15.   Le relèvement de la limite assujettie IRPP/TS à partir de 100. 000 fcfa de salaire brut ;
16.  Appelle enfin le Gouvernement et les législateurs d'adopter une législation sur une fiscalité de développement et à décider de Création d’un Fonds de Soutien au Développement de la Presse (FSDP) à l’instar de la Côte d’Ivoire.
 
 Fait ce 8 Décembre, Cotonou, République du Bénin
 
Le Conseil National du Patronat de la Presse et de l’Audiovisuel (CNPA-BENIN

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En dépit de son statut de cité lacustre : Sô Ava sous le diktat du changement climatique

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Cité lacustre avec des plaines inondables, Sô Ava reste, au-delà de la pêche par laquelle on l’identifie prioritairement, une commune favorable à l’agriculture. Selon une Monographie réalisée en 2006, le climat dans cette localité, est de type tropical humide caractérisé par l'alternance de deux saisons de pluies et de deux saisons sèches. La grande saison de pluies s’étend de mars à juillet et la petite, de septembre à novembre. La moyenne pluviométrique annuelle est de 1200 mm. Les températures varient entre un minimum de 22°C et un maximun de 33°C. Mais, visiblement aujourd’hui sur le terrain, la réalité est toute autre.

Située dans le département de l'Atlantique, Sô –Ava occupe la basse vallée du fleuve Ouémé et de la rivière Sô à qui elle doit son nom. D'une superficie de 209Km², la commune est limitée au nord par les communes de Zè, Dangbo et Adjohoun ; au sud par la commune de Cotonou, à l'est par la commune lacustre des Aguégués, et à l'Ouest par la commune d'Abomey –Calavi. Au nombre des sept (7) arrondissements que compte Sô Ava, à savoir : Ahomey-Lokpo, Vekky, Ganvié 1, Ganvié 2, Houedo-Aguékon, Sô-Ava et Dékanmè, le premier aura retenu notre attention à cause de sa dominance en terre cultivable mais en même temps le cri de détresse de la population qui s’adonne à cette l’activité agricole. Entre deux descentes en dix (10) mois, le constat est presque le même. Le refrain n’a pas changé non plus.

Nous étions vendredi 6 février 2015,  quand, à la suite d’une visite guidée d’un cadre du ministère de l’Agriculture, natif de Sô Ava sur le terrain, nous découvrîmes le champ illimité « Tahia » situé dans le village Ahomey-Ounmè, arrondissement de Ahomey-Lokpo. Sur cette superficie que met en valeur l’Union communale des maraîchers de Sô Ava (Ucomas), constituée d’hommes et de femmes, gombo, tomate, piments, légumes, maïs, entre autres, y sont cultivés. La particularité ici est que ce sont essentiellement des produits bio, sans produit chimique. Le sol étant enrichit au limon après les périodes de crue. Sô Ava peut donc se targuer d’avoir de meilleurs produits sur le marché. La belle preuve, le 16 octobre 2014 à Glazoué, à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation,  la Fao a décerné une distinction dans le domaine de l’agriculture, aux deux groupements maraîchers de Sô-Ava. Et il a été démontré que les produits maraichers rencontrés à Akassato,  Calavi,  Cotonou, Zè,  Ouegbo ont généralement pour origine Sô Ava

Cependant, tout n’est pas rose. Des problèmes se posent véritablement au secteur agricole à Sô Ava, particulièrement à Ahomey-Ounmè. En effet, avant la phase de la récolte, c’est la croix et la bannière. Et pour un champ qui se trouve dans une cité lacustre, cela pourrait paraître paradoxal. Le sol s’assèche jusqu’à une certaine profondeur et devient rocailleux. Ce qui sans doute agit sur les cultures et par conséquent sur le rendement. De retour dans la commune jeudi 10 décembre dernier, les inquiétudes du président de l’Ucomas, Alphonse Agbotomè, n’ont pas varié. « Avant, ce n’était pas aussi criard. L’eau irriguait le champ mais cette année, ça devient inquiétant. Aidez-nous pour que les gens nous viennent en aide», a-t-il lancé.

Des mesures d’adaptation s’imposent

Pour le président de l’Ucomas, comme solution à la situation, il y a l’option contraignante de l’arrosage qui se fait. Le champ étant situé entre 1 et 2Km de la nappe, il faut de longs tuyaux pour drainer l’eau jusque dans le champ. C’est un lourd investissement puisqu’il faut aussi une motopompe, du carburant etc. « Pour éviter les locations au quotidien, j’ai dû acheter au marché de Dantokpa, 3 rouleaux de tuyaux à raison de 50 000 F environ », a révélé Alphonse Agbotomè,  l’air dépité. C’est une alerte, la situation est très préoccupante pour ces maraîchers qui n’attendent que les meilleures conditions    pour produire. Sô Ava, grenier de qualité pour les communes limitrophes. C’est un plus pour l’agriculture béninoise. Et cet atout mérite d’être préservé. Il faut donc à défaut des collectivités locales,   que le ministère en charge de l’agriculture ou toute autre structure compétente pense à la réalisation d’un système d’irrigation ou toute autre mesure d’adaptation dans le champ de Ahomey-Lokpo pour réduire les peines des maraîchers. La sécurité alimentaire en dépend .

A. Jacques Boco

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Efficacité de la mise en œuvre des Odd : Les acteurs impliqués s’approprient les outils de suivi-évaluation

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Des experts venus de plusieurs pays africains et occidentaux prennent part à Cotonou depuis hier, lundi, 14 décembre 2015 à un atelier francophone régional de formation aux outils d’Analyse systématique de la durabilité (Asd), de Gestion axée sur les résultats (Gar) et des Modes de consommation et de production durables (Mcpd). C’est le ministre par intérim en charge de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (Odd) qui a procédé à l’ouverture des travaux.

Organisé conjointement par le Programme des nations unies pour l’environnement (Pnue) et l’Institut de la francophonie pour le développement durable, le présent atelier qui se déroule à Azalai hôtel du 14 au 18 décembre 2015 permettra aux participants de réfléchir ensemble à la mise en œuvre des Odd au niveau national afin de passer de la politique à l’action. A cet effet, l’appropriation par les acteurs impliqués des outils indispensables à savoir l’Asd, la Gar et le Mcpd s’impose. A en croire le représentant du Pnue, Arab Hoballah, il faudra désormais œuvrer collectivement pour traduire ces objectifs dans la réalité à travers une action coordonnée des gouvernements, du secteur privé, de la société civile. « Il est donc important de mettre à la disposition des pays des outils efficaces pour mesurer les progrès accomplis dans la réalisation de ces objectifs et pour informer l’ensemble des acteurs des évolutions de l’économie de la société et des pressions sur l’environnement » a-t-il fait remarquer. Pour le Directeur du bureau régional Afrique de l’Ouest de l’Oif, Nicolas Biron, l’accord historique de la Cop 21 reste un message politique visant l’éradication de la pauvreté et celle de la transition vers une économie à faible teneur en carbone. « Il revient donc aux décideurs et planificateurs à l’échelle nationale et locale d’intégrer les Odd dans leurs stratégies et documents de planification » fit-il savoir. Il a également évoqué la nécessité de construire le mécanisme transparent de suivi-évaluation des résultats mesurables, rapportables et vérifiables. Procédant à l’ouverture des travaux, le ministre Gustave Sonon assurant l’intérim du prof Gero Amoussouga, ministre d’Etat en charge des Odd, a témoigné sa gratitude à l’Oif pour son soutien inconditionnel au renforcement des capacités des pays francophones depuis le démarrage du processus de formulation des Odd. Saluant la démarche d’anticipation dans laquelle s’inscrit l’atelier, l’autorité ministérielle a exhorté les participants à une attention soutenue pour plus d’efficacité dans l’opérationnalisation des Odd dans les différents pays.

Aziz BADAROU

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Pour une riposte accélérée à l’épidémie du Vih Sida au Bénin : Les maires s’engagent aux côtés de l’Onusida

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Azalaï hôtel a servi de cadre hier lundi 14 décembre 2015 à l’atelier de signature de la déclaration de Paris par des maires de 10 villes du Bénin. Ceci, lors de la quinzaine de la journée mondiale de lutte contre le Sida. L’Onusida, en partenariat avec  les Ministères de la décentralisation, de la Santé ; le secrétariat permanent du Cnls et du Pnud entend travailler en synergie avec les autorités communales pour reculer les frontières du Sida. L’objectif à en croire, Margarete Molnar, Directrice pays Onusida  est d’ici à 2020, 90% des personnes séropositives connaissent leur statut sérologique ; 90% des personnes qui connaissent leur séropositivité reçoivent des traitements antirétroviraux ; 90% des personnes sous traitements antirétroviraux aient une charge virale indétectable.

En effet, dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le sida le 1er décembre 2014, des responsables régionaux et mondiaux ont souscrit à l'initiative « Les villes s'engagent » à Paris. Ces responsables se sont engagés à prendre des mesures chocs et à mener un mouvement international afin de réaliser les objectifs « 90-90-90 » d'ici 2020. Le Bénin, ayant souscrit également à cet engagement, à travers la ville de Cotonou, a décidé d’engager une dizaine de villes dans cette initiative avec l’appui financier et technique de l’Onusida. «Aujourd’hui, il s’agira d’engager d’autres maires pour une riposte accélérée à la maladie » a confié la Directrice pays Onusida. Ainsi, les Maires de dix (10) villes prioritaires du Bénin (Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Dogbo, Bohicon, Djougou, Malanville, Comè, Natitingou, Abomey-Calavi) ont signé hier, la déclaration de Paris, en vue d’accélérer la riposte d’ici à 2020 dans leurs villes pour mettre fin à l’épidémie de sida au Bénin d’ici à 2030. Trois critères ont permis de retenir ces villes. Il s’agit de leur situation géographique, la prévalence du Vih, le poids de la population. Des dix, quatre villes pilotes ont été choisies et ont présenté hier, leur plan d’élaboration de la riposte au Vih Sida. Une maladie qui, aux dires du Directeur de cabinet du ministre de la Décentralisation, Moukaram Océni, est un mal ravageur dont il faut délivrer la population. Pour  Léhady Soglo, L’Onusida a vu juste en impliquant les élus locaux dans la lutte contre ce mal.  Procédant à l’ouverture officielle de l’évènement, ponctué par deux communications, le ministre de la Santé, Pascal Dossou Togbé,  a émis le vœu  que cette lutte s’étende aux 77 communes du Bénin.

Cyrience KOUGNANDE

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3è édition de ‘’Sourire de Noël et de nouvel an avec les enfants démunis’’ : L’acte de charité des bonnes volontés attendu

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Depuis 2 ans, il a été  initié une  opération : « sourire de Noël et de nouvel an avec les orphelins ». Il s’agit d’une œuvre de charité envers les  âmes fragiles. Elle vise à leur donner un moment de bonheur  au même titre que les autres enfants dont les parents sont encore actifs. « Cette année nous nous occuperons des enfants de l’ONG Miséricorde Enfants de Rue et Orphelins du Bénin (MEROB) » a fait savoir l’un des membres influents du groupe initiateur de l’événement, Colince Yan. « Nos objectifs seront atteints si chaque enfant est heureux d’avoir passé une fête de Noël et de Nouvel an pas comme les autres » poursuit-il. Pour y parvenir les organisateurs se sont donné des défis à relever. Entre autres : il faudra que ses bouts de chou  aient au moins 3 repas par jour pour quelques temps avec les organisateurs pendant le déroulement de l’initiative. Par ailleurs, l’orphelinat doit disposer de quelques médicaments de soins primaires et des denrées de première nécessité. Pour atteindre ces objectifs, chacun est invité à volontairement : Faire dons de vivres (maïs, riz, sucre), faire dons de denrées divers (savon, vêtements, chaussures, nattes, couvertures, stylo, cahiers, etc), faire dons de médicaments génériques, antipaludéens. L’ONG MEROB dont les enfants bénéficieront de cette générosité est située à Sèdégbé, arrondissement de Godomey. C’est une structure qui récupère les enfants de rue, des ghettos et les prend en charge. Les dons sont attendus pour le 18 Décembre au plus tard.

M.M.

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