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Société

Menace de paralysie du système éducatif : Une grève incompatible avec une fin de mandat

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Depuis hier jeudi, le Front d’action des trois ordres de l’enseignement a entamé une grève d’avertissement de 48h ; un débrayage auquel les acteurs du système éducatif ne sont plus habitués maintenant. Dès lors, la question qui se pose est de savoir si les syndicalistes veulent amener un régime en fin de mandat à prendre des mesures qui obligeraient le prochain titulaire du palais de la Marina.

Le 6 avril 2016, le Bénin aura un nouveau président de la République. Aussi, un nouveau gouvernement sera-t-il mis en place. Ce qui signifie que dans le cadre du dialogue social, d’un côté, les acteurs vont changer ; et un nouveau cadre de discussion sera mis en place. Déjà les nombreux candidats à la course pour la succession à Boni Yayi sont censés être au parfum des maux qui minent la plupart des secteurs vitaux du pays. En tout cas, chacun d’eux, s’ils sont des postulants sérieux doivent avoir un postulat en ce qui concerne ces indispensables réformes au niveau des secteurs sensibles comme par exemple celui de l’éducation. Ainsi donc, ils maitrisent parfaitement les points de divergence entre les représentants des enseignants et le gouvernement béninois. Faudrait-il le rappeler, le Front des trois ordres de l’enseignement proteste contre le retard dans la signature de la décision portant statuts particuliers des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire, de l’enseignement technique et professionnel, la sédentarisation des enseignants vacataires, le reclassement des agents contractuels de l’Etat ayant fini leur formation depuis 2012 et la fin des licenciements massifs et abusifs de vacataires au profit de personnes non qualifiées…

Il faut le reconnaitre, le gouvernement avait promis la prise des décisions relatives à la mise en place de statuts particuliers pour les enseignants pour le 30 septembre de cette année. Mais après réflexion, au niveau de l’appareil d’Etat, il est admis qu’une telle décision aura pas mal d’impacts sur le budget national. Il en est de même pour la plupart des autres points justifiant le débrayage qui s’observe depuis hier. A la réalité, les dirigeants actuels peuvent prendre la décision de donner une bonne suite aux revendications des enseignants. Mais il reviendra notamment au nouvel exécutif consécutif à la joute présidentielle de 2016 d’en cerner les contours de leur application. Il parait donc sage que le gouvernement de Boni Yayi ne prenne aucune décision susceptible de compliquer l’existence à son successeur, déjà à l’entame de son quinquennat ; de même, la sagesse voudrait que les syndicalistes mettent de l’eau dans leur vin. Qu’ils attendent la mise en place d’un nouveau gouvernement pour brandir leurs muscles. Ils ne perdent rien à attendre la fin du mandat de Boni Yayi. Le bémol qui a été observé tout le long de l’année scolaire écoulée devrait pouvoir continuer celle-ci. Quitte au nouveau gouvernement de savoir prendre des engagements. C’est déjà pas mal que le Front donne de la voix maintenant, soit en cette période de précampagne. Ceci à l’avantage de permettre aux compatriotes à la candidature facile de savoir ce à quoi s’en tenir.

Le maintien de la tension pourrait amener le gouvernement, sur un coup de tête, à prendre des décisions qui vont engager le nouveau président.

De l’autre côté, si Boni Yayi refuse de satisfaire aux doléances des syndicalistes, ceux-ci menacent de perturber l’année scolaire. Un des porte-parole du Front a même laissé entendre qu’ils sont prêts à faire fermer les écoles et à aller en campagne électorale en même temps comme les politiques. Dans ces conditions, ce sont les enfants des pauvres qui seront les gros perdants. Les responsables du Front le savent bien. Il vaut mieux sauver l’année scolaire et espérer reprendre les négociations avec plus de sérénité avec le nouveau gouvernement qui sera issu de la présidentielle de 2016.

Symplice Comlan

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Gestion du secteur éducatif au Bénin : Le ‘’Mospaben’’ porté sur les fonts baptismaux

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L’Assemblée générale constitutive du Mouvement scolaire et parascolaire pour un Bénin nouveau (Mospaben) s’est tenue le dimanche 18 octobre 2015 dans l’enceinte du Collège d’enseignement général 1 d’Abomey Calavi. Ses statuts et règlements intérieurs ont été adoptés en présence de ses membres et sympathisants venus nombreux prendre part à la séance. Sur instigation de Karimou Assani, lui-même professeur d’Allemand,  ce mouvement porté sur les fonts baptismaux entend mettre le pied à l’étrier en vue de redresser certaines pentes glissantes du secteur scolaire au Bénin.  « Tel que le pays est géré nous avons constaté que la jeunesse est lésée. Et si on n’y prend garde, on risque de conduire la génération future à la dérive » a fait savoir Assani pour indiquer la cible principale que le mouvement entend toucher dans les tout prochains jours. Il s’agit en fait d’un réveil qui permettra aux jeunes réunis au sein dudit mouvement d’apporter un soulagement aux élèves et acteurs du monde scolaire au Bénin. Et conformement à son article 12, le mouvement œuvre pour l’éducation politique et intellectuelle de la jeunesse. Il est basé sur l’éthique et la morale pour une relève de qualité. Il vise à aider les jeunes  à mener une vie responsable dans une société libre, dans un esprit de sacrifice, de patriotisme, de compréhension, de tolérance, de respect et de bonne gestion du bien public. Des cours de renforcement gratuits, la formation des apprenants déscolarisés et bien d’autres actions seraient aussi des objectifs du Mospaben.

Teddy GANDIGBE  

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Non signature des statuts particuliers des enseignants : Le Front paralyse les collèges et lycées pendant 48h

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Les activités académiques dans les collèges d’enseignement général et lycées du Bénin seront perturbées par un vaste mouvement de paralysie qui sera observé du jeudi 22 au vendredi 23 octobre 2015. Cette  grève d’avertissement de 48heures est déclenchée par le Front d’action des trois ordres de l’enseignement. Ceci pour protester contre le retard qui caractérise la signature des statuts particuliers des enseignants de la maternelle, du primaire, du secondaire, de l’enseignement technique et professionnel. Malgré l’ultimatum d’une semaine accordé au gouvernement et qui a expiré le lundi 19 octobre dernier, les revendications du Front sont restées sans issue favorable.  Les syndicats réunis au sein du Front d’action des trois ordres de l’éducation sont donc mécontents et entendent corser le mouvement dans les tout prochains jours au cas où les autorités resteraient campées sur leur position ; celle de ne pas satisfaire leur plateforme revendicative. Les enseignants renouent ainsi quelques jours seulement après la reprise des classes, avec les mouvements de débrayages dans les établissements scolaires. Pour Maxime Okoundé, porte-parole du Front, ils sont victimes d’une duperie car le gouvernement aura promis la signature desdits statuts pour le 30 septembre 2015. Un engagement pris par les autorités lors des récentes négociations avec les confédérations et centrales syndicales. Ces derniers exigent la révision et l’adoption des Statuts particuliers du personnel enseignant de la maternelle, du primaire et du secondaire, la sédentarisation des enseignants vacataires qui représentent plus de 90% du personnel enseignant, le reclassement des Agents contractuels de l’Etat (Ace) qui ont fini leur formation depuis 2012 et la fin des licenciements massifs et abusifs de vacataires expérimentés au profit de personnes non qualifiées (volontaires et assimilés). De même, les syndicats des enseignants de la maternelle et du primaire menacent aussi de se joindre au Front pour déclencher une grève irréversible la semaine prochaine sur tout le territoire national. Des jours sombres s’annoncent donc pour l’école béninoise…

Aziz BADAROU

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Polémique autour des concours de recrutement des Ape au profit du Mefd : Les syndicats du Mtfprai rassurent et confirment la crédibilité des résultats

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Le Collectif des quatre organisations syndicales du Ministère du travail et de la fonction publique est  monté au créneau ce mercredi 21 octobre 2015 pour dénoncer des machinations visant à discréditer le département ministériel en ce qui concerne l’organisation des derniers concours de recrutement au profit du Ministère de l’économie et des finances. L’occasion pour ces responsables syndicaux d’évoquer leur participation effective à toutes les étapes du processus et rassurer de la crédibilité des résultats.  

Les responsables syndicaux du Syndicat autonome des travailleurs du Ministère du travail et de la fonction publique (Synatra/Mftp), du Syndicat des travailleurs de l’ex-Ministère du travail et de la fonction publique ( Syntra/Ex Mtfp), du Syndicat national des corps des personnels de l’administration du travail (Synacat) et du Syndicat des travailleurs de l’ex-Ministère de la réforme administrative et institutionnelle (Syntra-Mrai) ont décidé de rétablir la vérité suite à la polémique observée depuis peu autour de la proclamation des résultats des récents concours des Ape. A en croire ces derniers, le Ministère de la fonction publique a reçu la délégation du Chef de l’Etat pour conduire le processus d’organisation des concours de recrutement. Ainsi suite à l’annulation des concours de 2012 et pour raison de transparence, le ministre Aboubacar Yaya a donc pris l’engagement d’associer les partenaires sociaux à l’organisation. Pour le porte-parole du Collectif, Hugues Akpo, les  syndicats du Ministère des finances et du Ministère de la fonction publique ont pris part à toutes les six étapes du processus. Il s’agit de la phase de mise sous scellé des épreuves en cantines, la phase de composition et de mise sous scellé des épreuves écrites ; celle de l’anonymat ; la phase de la correction des copies ; la phase de saisie et de mise sous scellé en cantine des brouillards de saisie et de relevés de notes , la phase de collationnement des fiches de saisie de notes et de la proclamation des résultats. De même, seuls les représentants des syndicats des finances détenaient les clés des cantines. Selon Hugues Akpo, la collaboration n’a pas été facile durant le processus mais les violons avaient toujours été accordés pour relancer le processus. Le Collectif a également relevé quelques irrégularités notamment des doublons dans les résultats proclamés. Ceci a d’ailleurs fait l’objet de correction par un acte rectificatif conformément aux textes. Le Collectif a fait savoir également que la délibération sous anonymat est un principe observé dans tout concours ou examen pour garantir le secret de la délibération. Ils ont pour finir, rassuré l’opinion publique de la crédibilité et de la transparence desdits concours et ont invité les admis à remplir les formalités nécessaires afin de prendre service et servir la nation.

A. B.

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Nadine Dako Tamadaho à l’atelier de validation à mi-parcours du Pnae : «Vaincre le chômage est un impératif … »

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A l’horizon 2025, tous les Béninois en âge de travailler, doivent disposer d’un emploi susceptible de leur procurer un revenu permettant de satisfaire leurs besoins vitaux et leur bien être intégral. Ainsi se définit la vision du Plan national d’actions (Pnae) adoptée en décembre 2011 et dont la mise en œuvre en 2012 a soulevé une série de préoccupations. Le mardi 14 octobre 2015 à la salle polyvalente de la tour administrative, il a donc été question d’évaluer le Pnae 2012-2016 de la Politique nationale de l’emploi (Pne). Pour le représentant du Bureau international du travail (Bit), Dramane Haidara, cet atelier est le fruit d’un processus entamé dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Programme par pays pour le travail décent (Pptd) et dont l’objectif, va-t-il renchérir, est «la promotion d’emplois décents pour les jeunes hommes et femmes en milieu urbain et rural par le développement d’entreprises durables». Pour lui, «sans emplois productifs, il est illusoire de prétendre à des niveaux de vie décents, au développement économique, social et à l’épanouissement de l’individu». Promouvoir une croissance économique durable et partagée ; l’emploi et le travail décents pour tous serait d’ailleurs, à l’entendre, le point 8 des Objectifs du développement durable (Odd) et  l’une des priorités de l’Organisation internationale du travail (Oit). Une priorité que ne démentira pas la ministre de l’Emploi des jeunes, des petites et moyennes entreprises (Mejpme). Tout en saluant les dispositions prises par le gouvernement pour pallier le problème du sous-emploi, Nadine Dako Tamadaho (photo) a confié que le chômage est un problème national,  une préoccupation universelle. Le vaincre reste, a-t-elle estimé, «un impératif pour les pays qui veulent réduire la fracture sociale, garantir la stabilité et préserver la paix ».

Cyrience KOUGNANDE (Stag)

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Énergie Solaire : Lionel Chobli veut illuminer Attogon

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Fournir aux populations à la base, les services sociaux de base, notamment, La disponibilité de l’eau potable et de l’énergie électrique, est le souci permanent de Lionel Chobli  (photo) et ses conseillers. Ils entendent booster la productivité des populations par la mise à disposition d’infrastructures adéquates.

Pour l’électrification de  l’arrondissement d’Attogon, dans la commune d’Allada, Lionel Chobli et ses conseillers ont décidé d'adopter l’électrification solaire. Cette décision est motivée par le constat du coût élevé et de la lenteur de la connexion au réseau classique. Lionel Chobli et ses conseillers sont donc soucieux du développement d’Attogon à travers l’électrification à l’énergie solaire, pour faire sortir les populations de la précarité. Pour ce faire Il sera procédé à la promotion des kits solaires à tarif social pour l’éclairage domestique, la fourniture de modules photovoltaïques sur mesure pour les particuliers et les professionnels et l’autonomisation des bâtiments publics pour un meilleur service public administratif, sanitaire et éducatif. Désormais les populations d’Attogon pourront se procurer avec à peine 50.000 CFA voire moins, un kit d’éclairage alimentant jusqu’à 4 ampoules Led et permettant la recharge d’un appareil mobile. Le tout avec une durée de vie estimée à 10 ans. Ceci est le fruit du partenariat entre l’arrondissement, les italiens et autres béninois. Le projet permettra d’éclairer les foyers, d’encourager les écoliers et d’accroître la sécurité.  Le siège de l’arrondissement d’Attogon (non électrifié à ce jour) et le centre de santé seront également équipés, sans oublier le Collège d’Attogon. L’initiative  répond à la vision du Premier Ministre, Lionel Zinsou, qui annonce un programme « Lumière pour Tous au Bénin », axé sur l’énergie hors réseau et les kits solaires. Les populations doivent ces merveilles au Ca d’Attogon dont la clairvoyance et l’efficacité ne sont plus à démontrer.

T. A.

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Rentrée académique 2015-2016 à l’Uac : Une année blanche déguisée à la Flash

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(Une politique de dégrossissement ou un règlement de compte ?)
Les autorités rectorales et décanales de l’Université d’Abomey-Calavi ont instauré pour le compte de l’année académique 2015-2016, de nouvelles mesures d’inscription et de dégrossissement du campus. Ainsi, l’inscription dans les facultés classiques de l’Uac se fait désormais sur étude de dossiers avec pour finalité, le renvoi des étudiants recalés vers d’autres universités publiques. Mais la décision rectorale qui inquiète le plus est celle relative au prolongement de l’année académique 2014-2015 jusqu’au mois d’avril ou mai 2016 à la Faculté des lettres, arts et sciences humaines. Une année blanche bien déguisée dans cette entité de l’Uac.

La Flash ne pourra recruter de nouveaux étudiants au cours de l’année académique 2015-2016.  Tous les étudiants inscrits en 2015 poursuivent les cours et examens sur la période d’octobre à avril voire mai 2016. Ceci en raison de la forte perturbation des activités à la Flash due à la longue grève déclenchée par les associations d’étudiants. C’est la décision controversée prise par l’équipe rectorale pour dégrossir l’Université d’Abomey-Calavi notamment la Faculté des lettres , arts et sciences humaines (Flash). Pour l’équipe rectorale,  l’Uac sort d’une malheureuse crise due aux effectifs pléthoriques des apprenants (45.000) dans la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines qui compte à peine 130 enseignants sans oublier le manque criard d’infrastructures de formation. Quand bien même, cette entité comporte, à  elle seule, plus de la moitié de l’effectif du campus, cette décision est loin d’être la bienvenue pour trois différentes raisons.

Le crime d’une année blanche…

Il ressort simplement de cette décision qu’il n’y aura pas d’année académique 2015-2016 à la Faculté des lettres, arts et sciences humaines. Une année blanche soigneusement voilée dans cette faculté par les autorités rectorales. Tout porte à croire que le rectorat ne se préoccupe guère du tort que cela pourrait causer non seulement à la communauté estudiantine mais surtout aux parents d’étudiants qui investissent pour l’avenir de leur progéniture. Pourquoi alors fait perdre toute une année académique à ces étudiants qui devraient se hâter de laisser la place à leurs jeunes frères et sœurs ? Vouloir réduire l’effectif des étudiants dans une faculté en interdisant l’inscription de nouveaux étudiants est inconcevable et blanchir une année pour fait de grève est encore pire. Les mouvements de protestation et affrontements entre étudiants et les forces de sécurité semble à nouveau inévitable dans les tout prochains jours. Face à la situation, il est possible de dire que le rectorat reste dans la logique d’allumer le feu, de l’attiser puis après, essayer de jouer aux pompiers…

Limiter les chances des nouveaux bacheliers…

L’autre aspect déplorable de ladite mesure est l’interdiction de l’inscription de nouveaux étudiants à la Flash. De ce fait, les jeunes bacheliers désireux de poursuivre leurs études universitaires dans des filières littéraires seront contraints soit de changer de filière soit de lieu de résidence. Ainsi, de l’orientation, le rectorat contribue à la désorientation de l’étudiant du fait que ce dernier pourrait être contraint, faute de moyens, de s’inscrire dans une autre filière contre son gré. Ceci ne fera donc qu’accroître le taux d’échec dans ce haut lieu du savoir.Si la politique de création d’universités dans plusieurs localités du pays a pour finalité de permettre aux étudiants de poursuivre leurs études universitaires  dans leur lieu de résidence, cette mesure n’est donc pas la bienvenue. Car des bacheliers résidant à Cotonou se trouvent contraints de poursuivre leurs études universitaires loin de la capitale économique. Les conditions sociales et économiques des uns et des autres entrent ainsi en considération. La mesure reste à repenser…

Dégrossir l’Uac ou un règlement de compte…

Pour à peine trois mois de grève, l’année est prolongée de huit mois pour les étudiants de la Faculté des lettres, arts et sciences humaines. La question qui trottine dans la tête de tous actuellement est de savoir pourquoi les autres entités n’ont pas subi le même sort. Quand bien même la décision est la conséquence des mouvements de perturbations conduits par les organisations estudiantines, il faut souligner que la grève a été généralisée sur tout le campus. Cependant, toutes les autres facultés sont en train de boucler l’année académique 2014-2015 avec une série d’évaluations. Est-ce parce que les étudiants de la Flash étaient les premiers à rejeter la mesure relative à la suppression de la session de rattrapage qu’ils doivent perdre toute une année ? Une bonne année de perdu pour les étudiants de cette entité pour la rétrocession de la session de rattrapage. En tout cas, la carotte semble déjà cuite. Devra-t-on parler vraiment d’une politique de dégrossissement de la Flash ou d’un règlement de compte après la crise qui a opposé ces étudiants et leurs autorités ? En effet, après une analyse de la décision, on pourrait déduire qu’il s’agit d’une ruse des autorités rectorales après l’échec de leur réforme contre la session de rattrapage. Pendant donc qu’ils jubilaient pour la rétrocession, les autorités semblaient dire « Nous sommes vos ainés et nous vous aurons d’une manière ou d’une autre. Tenez la session de rattrapage au prix d’une pleine année académique.» L’autre chose est que la décision a été prise de façon unilatérale sans consulter les responsables étudiants. Ce qui fut d’ailleurs à l’origine des récents mouvements sur le campus. Les mêmes erreurs semblent désormais se répéter et comme le dit-on, les mêmes actions produisent toujours les mêmes effets.

Aziz BADAROU

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2ème Phase du Programme "Allo service public" : Boni Yayi lance le recrutement de 1000 jeunes à Bohicon

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La phase régionale du programme « Allo service public » a été lancé lundi 19 octobre 2015 par le Chef de l’Etat. Ainsi, des milliers de jeunes du plateau d'Abomey et environs seront recrutés au titre de ce programme qui vise à arracher à terme 10.000 jeunes béninois des griffes du chômage.

Après Cotonou et Parakou, c'est au tour de Bohicon d'accueillir le Chef de l'Etat pour la phase régionale centre de cette initiative gouvernementale. Occasion pour Luc Atrokpo, maire de la ville de Bohicon, de saluer la vision du gouvernement de faire des centres d'appel et de l'économie numérique en général un véritable vivier d'emplois. «Le projet va changer le destin de milliers et de milliers de jeunes de Bohicon et du Zou. Cette initiative constitue une véritable bouffée d'oxygène à notre jeunesse confrontée aux nombreuses vissicititudes  du chômage», a-t-il fait savoir. A son tour, la ministre en charge de l'Emploi des jeunes, Nadine Dako, a rappellé les différents dispositifs mis en place pour sortir la jeunesse du chômage. A l’entendre, l'Agence nationale pour l'emploi (Anpe), les Business promotion centers (Bpc), le Porgramme emploi jeunes, le Projet spécial des Pme, sont autant de structures et projets mis en place pour conduire les jeunes dans le tissu productif. «Il s'agit de sortir les jeunes de Bohicon, de la précarité, de l'oisiveté. Le programme va permettre à Bohicon d'être un pôle de compétitivité et d'accompagner le secteur de l'économie numérique pour booster la croissance nationale», a martelé Claude Padonou, Président de Médias contact, bras opérationnel de ce programme. «Nous n'avons pas de richesses du sous sol. Mais nous avons assez de ressources pour construire  de notre nation», a lâché le Président Yayi Boni. Pour le Chef de l’Etat, le moment est venu de réunir les partenaires avec qui «nous sommes en train de concevoir un vaste programme afin de créer d'ici janvier 50.000 emplois». Il a ainsi invité les jeunes du centre et du Bénin en général, à  croire et à prendre ce programme au sérieux afin d'en tirer le meilleur profit. En outre, il rassure que l'administration jouera toute sa partition pour accompagner le secteur privé et les nouveaux promoteurs d'emploi à contribuer à cette croisade contre le chômage. «L'objectif est que d'ici 2025, tous les Béninois en âge de travailler disposent d'une activité qui leur permette de se nourrir, de se loger, de se vêtir», a conclu Nadine Dako.

Sabine KIKPADE (Stag)

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Célébration de la journée mondiale de l’alimentation à Malanville : La Fao appelle à une solidarité autour des sinistrés de Malanville et de Karimama

FAO

L’Organisation des nations unies pour  l’alimentation, et l’agriculture (Fao) a célébré vendredi 16 octobre 2015, la Journée mondiale de l’alimentation (Jma). C’est Guéné dans la commune de Malanville qui a accueilli l’événement. Ce fut l’occasion pour l’institution d’offrir des dons aux sinistrés des communes de Malanville et de Karimama.

« Protection sociale et agriculture : briser le cercle vicieux de la pauvreté » c’est le thème de la 35e édition de la Journée mondiale de l’alimentation. Initiée par la Conférence de la Fao, à sa 20e session de novembre 1979, elle est célébrée le 16 octobre de chaque année date anniversaire de la naissance de la Fao. Elle a pour but de faire prendre conscience de la réalité de la faim dans le monde et de renforcer la solidarité dans la prise de disposition adéquate pour lutter contre le fléau. Pour le Représentant résident de la Fao au Bénin, Tiémoko Yo, la commémoration de de la journée mondiale de l’alimentation est un moment unique, pour s’interroger sur la situation alimentaire et nutritionnelle dans les familles. Il exhorte donc à des actions concertées pour éradiquer la faim, assurer la sécurité alimentaire et promouvoir une agriculture durable adaptée aux besoins des populations et leur environnement. Le Maire de la commune de Malanville Inoussa Dandakoy, a exprimé toute sa reconnaissance au gouvernement ainsi qu’à la Fao pour le choix porté sur sa commune. Il est revenu sur les inondations récurrentes qui secouent sa commune et a émis le vœu que la digue de protection de Karimama soit prolongée jusqu’à Malanville, pour y remédier. Pour le ministre de l’Agriculture de l’élevage et de la pêche, Rufin Orou Nansounon, bien qu’assurant l’alimentation de la planète, le  monde rural est exposé à la famine et à la pauvreté. Et il urge d’incorporer la protection sociale dans les politiques de développement tout en stimulant la production agricole pour stabiliser les revenus et  gérer les risques. En marge de la cérémonie, la Fao a procédé à la remise d’équipements et d’engrais aux populations  des communes de Malanville et de Karimama victimes des inondations. Des attestations sont également remises aux gagnants du concours épistolaire sur le thème de la journée et la 19e édition de téléfood a connu son lancement.

FAO1

Thomas AZANMASSO (Stag.)

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Conseil départemental de concertation et de coordination : Moukaram Badarou a ouvert la 2ème session

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Mercredi 14 octobre 2015 à la salle de conférence Hubert Koutoukou Maga de la  préfecture  des départements de l’Ouémé et du Plateau, la 2è session ordinaire du Conseil départemental de concertation et de coordination (CDCC), une occasion  qui a permis au préfet Moukaram Badarou d’exposer une fois encore, sa vision de gouvernance apaisée dans les communes sous sa tutelle.

D’entrée de jeu, le préfet Moukaram Badarou a fait savoir aux participants que le CDCC est une instance mise en place selon les dispositions de la loi n° 97-028 du 15 janvier 1999, portant organisation de l’administration territoriale en son article 16. Aussi, a-t-il informé que la composition du CDCC est constituée de la tutelle, des maires, du représentant de la chambre consulaire, du représentant de l’union des producteurs et celui des parents d’élèves. Tout en rappelant la nécessité de la présence des maires à cette assise, Moukaram Badarou, il a signalé que cette deuxième session va se pencher sur plusieurs communications. Il s’agit de : « la présentation et la validation des textes fondamentaux de l’Agence de développement économique de la région Ouémé-Plateau », présenté par Igor Agueh, chef antenne de l’ANPE ; « La situation de l’hygiène et de l’assainissement de base dans les départements de l’Ouémé et du Plateau », présentée par le directeur départemental de la santé, Clément Ahissou et  enfin, celle présentée par Yékini Boya, directeur départemental de l’urbanisme, qui porte sur « les grandes lignes de la réforme foncière au Bénin : le code foncier et la réglementation ». Par la suite, les maires des départements de l’Ouémé et du Plateau, se sont aussi focalisés sur les difficultés rencontrées dans les installations des organes internes et les problèmes spécifiques liés à leurs communes respectives.

M.M.

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