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Société

Prévention de la radicalisation dans les universités : « Libre Afrique Bénin » sensibilise bientôt les étudiants

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L’Association « Libre Afrique Bénin » initiera le jeudi 23 novembre 2017 un atelier à l’intention des responsables des associations estudiantines. Les travaux qui se tiendront au centre Obama de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) permettront de renforcer les capacités des étudiants sur les moyens pacifiques de règlement des divergences.

Eviter à tout prix la radicalisation dans le rang des apprenants. C’est l’objectif principal que se donne l’Association « Libre Afrique» en investissant le monde estudiantin. Elle organise en effet au profit des responsables des regroupements d’étudiants et des responsables d’amphithéâtre, un atelier de formation sur les méthodes de protestation pacifique et la rédaction des pétitions. L’idée selon « Libre Afrique » est d’amener les étudiants à abandonner les manifestations  violentes et à cultiver la paix et la bonne gouvernance qui conditionnent la légitimité de leurs mouvements. C’est une initiative qui devrait permettre selon les organisateurs d’éradiquer les tensions observées ces dernières années dans les universités publiques. Les échanges seront faits de deux (02) panels. Le premier  sera consacré à la présentation liminaire sur l’importance du dialogue social et les stratégies d’une revendication sans dérapage. Le second soulignera la nécessité de prendre des dispositions légales et sécuritaires avant les mouvements de protestation et l’importance de la bonne gouvernance au sein des associations.

A.S

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Pour ses bons résultats à l’examen de licence : Gasa/Uatm célèbre ses meilleurs étudiants

Theophane-Ayi

Le samedi 11 novembre 2017 s’est tenu dans le magnifique cadre du Paradise Island à quelques encablures de Ouidah,  une fête de réjouissance qui a rassemblé étudiants, professeurs,  membres de l’administration de Gasa / Uatm, le Directeur commercial de la Gab assurances et le promoteur des Gab School Awards. En présence du président fondateur de Gasa Formation Théophane Ayi,  tous ont jubilé à l’idée d’être en peloton de tête aux examens nationaux de licence pour les filières de sciences et techniques.

Au total, d’abord en Réseaux informatique et Télécom sur 48 étudiants présentés, 44 ont été admis soit 91,66%. Puis, en Systèmes industriels, Electrotechniques et Automatisme électronique, 33 étudiants pour 25 admis soit 75,75% et enfin en Biotechnologie, 12 ont été admis sur les 16 présentés soit 75%. Ces résultats sont excellents et dénotent de la qualité de l’enseignement et de l’implication de tous dans la réalisation de ce score.  Parmi les universités qui ont présenté des étudiants dans ces filières, Gasa / Uatma remporté la mise. Les étudiants ont compris l’enjeu de ces examens nationaux de licence et ont tenu apporter leur pierre à l’édifice que s’échine à construire Théophane Ayi depuis 1992.  Le promoteur de Gasa Formation a été l’un des moteurs des reformes sur l’enseignement supérieur en ce qui concerne la licence. Il a été un  soutien indéfectible au cabinet du ministère en charge du portefeuille de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.  Il avait donc beaucoup à prouver dans ces matières de base. En homme crédible et rigoureux, il a insufflé un vent de courage et d’abnégation lors des révisions en étant lui-même au premier plan et en s’investissant corps et âme pour que ces étudiants réussissent avec brio à ces examens.  Il en est de même pour  la participation et la disponibilité du corps enseignant de Gasa qui a consacré beaucoup de temps souvent même au péril de leur vie privé pour amener les étudiants de sciences et techniques vers des résultats encourageants. Au cours de cette manifestation, le président Théophane Ayi a tenu à féliciter et remercier l’ensemble des récipiendaires pour avoir porté haut le nom de son institution et promet leur accorder des avantages conséquents quant à la poursuite de leur étude en master. Tous ont compris la nécessité d’avoir une université ou l’excellence est la priorité et ont travaillé à l’unisson pour atteindre ces objectifs.  Sans aucun doute, pour les futurs concours nationaux, ces étudiants de Gasa feront partie des compétences dont le pays aura certainement besoin pour combler son déficit en personnel technique hautement qualifié.  La Gab était présente à cette cérémonie avec Francis Odounharo, directeur commercial de la générale des assurances du Bénin et de  Guy Faustin Agnero, promoteur des Gab School Awards pour les accompagner sur le chemin de l’excellence.  

M.M 

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Brouillage et piratage des médias : Le Fsp dénonce le bâillonnement de la presse sous Talon

FSP

Face au brouillage des fréquences de la Radio Soleil Fm depuis plusieurs semaines et celles de Cap Fm le lundi 6 novembre 2017, lors du passage de Laurent Mètongnon de 18heures à 19 heures, le Front pour le sursaut patriotique (Fsp) est monté au créneau  pour dénoncer un nouvel axe de bâillonnent de la liberté de presse,  de la liberté d’expression et du droit à l’information du peuple béninois. C’était au cours d’une conférence de presse animée hier, mercredi 15 novembre 2017,  à la bourse du Travail de Cotonou, par les membres du Front.

Soleil Fm piratée, Capp Fm piratée et brouillée, le site du magazine l’Autre Afrique de Romuald BoKo suspendu, la diffusion de ‘’100% Bénin’’ de Sikka Tv sur Canal 3 interdite, le site du journal les Pharaons qui serait suspendu, telle est la situation critique des médias  « qui  osent  relayer les luttes et les cris de douleurs des travailleurs et des peuples », décrite par le porte-parole du Front pour le sursaut patriotique (Fsp), Jean Cocou Zounon. Le porte-parole du Fsp dénonce des entraves aux libertés et condamne par la même occasion, le mutisme de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), qui, saisie, ne se presse pas de retrouver la source et les auteurs de cet acte, mais qui se lancerait dans des conjectures, évoquant tantôt une radio du Nigéria voisin, tantôt la superpuissance des émetteurs de Soleil Fm qui en seraient à la base. Mais ces arguments ont été battus en brèche par Jean Cocou Zounon, pour qui le pot aux roses serait connu avec le brouillage de Capp Fm lundi 6 novembre 2017, lors du passage de Laurent Mètongnon sur la chaîne entre 18 heures et 19 heures. Il apparaît donc à en croire le conférencier,  que le brouillage n’était pas un hasard, mais un acte de piratage prémédité et programmé dans le but d’empêcher les auditeurs de Cotonou, d’avoir accès à des émissions dont le contenu dérange. Et selon les propos de l’orateur, des informations sur les réseaux sociaux feraient état de l’identification de l’émetteur pirate comme situé non loin de la direction générale de la Soneb. Ainsi, tout en exigeant l’arrêt immédiat du piratage et brouillage des émissions radios, le rétablissement de Soleil Fm dans ses droits, le Fsp, par la voix de son porte-parole, appelle le peuple à poursuivre ses luttes pour la garantie de la liberté d’expression, de la liberté de presse et du droit à l’information.

Un appel au peuple

Face à la dérive autocratique et à la gouvernance approximative du pouvoir Talon, marquée par la corruption et l’impunité, la présence au gouvernement et leur reconduction, de nombreux pilleurs bien connus dans les dossiers (Maria-Gléta, machines agricoles, Icc-Services, mafia foncière, Safran, marché gré è gré…), la stagnation et la réduction des ressources publiques, le climat social de plus en plus tendu…, le Fsp appelle les travailleurs et la jeunesse, à « poursuivre et intensifier leurs combats multiformes contre la gouvernance autocratique , népotiste, affameuse du pouvoir Talon et pour la réunion des Etats généraux, en vue d’un gouvernement patriotique et de probité ».

Thomas AZANMASSO

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Réhabilitation de l’éclairage public à Cotonou : Le conseil municipal donne son quitus au gouvernement

decentralisation

Le Conseil Municipal de Cotonou a tenu, hier mardi 14 novembre 2017, une session extraordinaire. A l’ordre du jour de cette séance, le projet de réhabilitation de l’éclairage public de la ville de Cotonou initié par le gouvernement. A l’issue de la délibération, la quasi-totalité des élus municipaux ont donné leur accord pour la réalisation de ce projet dans leur commune.

C’est par 41 voix pour, 00 contre et 01 abstention que les 42 conseillers municipaux de Cotonou présents et représentés à la session extraordinaire ont donné leur quitus pour la mise en œuvre du projet de réhabilitation de l’éclairage public dans la ville. Pour les autorités municipales, ce projet décidé par le gouvernement en conseil des ministres en sa séance du 08 novembre dernier, cadre parfaitement avec leur vision de développement. C’est pourquoi, ils ont tenu à remercier l’exécutif central et particulièrement son président pour cette initiative louable qui contribue à rendre la ville de Cotonou plus attrayante en même temps qu’elle permet de lutter contre l’insécurité qui sévit sur ses axes routiers notamment la nuit. Dans son message d’ouverture de la session, le président de séance M. Augustin HOUESSINON représentant le maire par intérim en mission, a remercié l’ensemble des conseillers municipaux pour la promptitude avec laquelle ils ont répondu à l’appel de l’autorité municipale malgré la précipitation avec laquelle ils ont été conviés. C’est la preuve, a-t-il dit, de leur attachement au développement de la commune. Il leur a ensuite fait le point des démarches menées par l’exécutif municipal de concert avec les autorités gouvernementales et les responsables de la Société Béninoise d’Energie Electrique (SBEE), partenaire de la ville dans ce projet. Face à l’urgence du dossier et compte tenu de son importance, les conseillers ont été invités à délibérer pour permettre au gouvernement de prendre valablement les dernières décisions en conseil des ministres. Toutefois, les conseillers ont fait quelques observations et exprimé certaines inquiétudes liées notamment à l’identification des artères à éclairer. Des préoccupations qui ont été élucidées par les autorités municipales appuyées par les cadres de la Direction des Services Techniques de la Mairie et le Directeur commercial de la SBEE.

M.M.

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Décentralisation : Tenue des engagements du Chef de l’Etat

jean-claude-codjia

Ce lundi 13 novembre 2017 dans la salle de réunion du Centre social de Zè et devant un auditoire pléthorique, la délégation préfectorale conduite par le préfet de l'Atlantique,  a écouté les élus locaux, la population et les têtes couronnées de la commune, exposer leurs écueils et doléances.

Pendant plus de trois heures, les échanges ont porté sur des sujets pertinents, tels que  l’éducation, la santé, l’électrification, l’affermage des points d'eau, les C.A.R, l’assainissement, la coproduction de la sécurité, l’économie numérique, l'emploi des jeunes, la microfinance, l’agriculture ( les palmeraies), l'aide sociale aux handicapés , aux élèves et étudiants, l’occupation anarchique des abords des marchés par les commerçantes, le stationnement des gros porteurs et des conducteurs de taxi sur les trottoirs, le rançonnement, les chantiers abandonnés de diverses infrastructures, les indemnités des fermiers et riverains sinistrés, le projet de construction de l’aéroport de Glo Djigbé, le Ravip et les cantines scolaires.

Jean-Claude Codjia a loué l'adresse  du maire Joseph Dangbénon dans  la gestion de la transhumance et la  mobilisation de la population, gage de l'intérêt manifeste de cette dernière pour les questions de développement de la commune de Zè.

Une incitation préfectorale à la  fraternité, la solidarité et l'amour du travail bien fait a mis fin cette séance de travail très édifiante.

J.G

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Commune de Djougou : Le successeur du Maire Zoumarou non désigné hier

Alassane-Zoumarou

(Les explications du Préfet de la Donga)
Le Maire Alassane Zoumarou n’a pas encore de successeur. Le Conseil communal de Djougou connaîtra peut-être une période de transition un peu plus longue que celle espérée. Et pour cause. Hier mardi 14 novembre 2017, 15 jours après la destitution d’Alassane Zoumarou, le  Conseil communal n’a pu se réunir pour choisir son nouveau président. Aucun Conseiller  n’était présent à la Mairie de Djougou. Le préfet de la Donga a d’ailleurs confirmé cette situation  dans une interview accordée à Océan Fm hier. «J’ai convoqué régulièrement la séance d’aujourd’hui aux fins d’élire le nouveau Maire. Mais je constate contre toute attente qu’aucun Conseiller n’était venu pour faire cette élection», a-t-il déclaré. Il ajoutera un commentaire : «(…) Certainement, ils ne sont pas encore prêts pour faire cette élection». Les 29 Conseillers poursuivent sans doute les discussions afin de trouver le consensus autour d’un homme représentatif. Interrogé par rapport à l’évolution prochaine de la situation qui prévaut à Djougou, le préfet Eliassou Soulémane Biao affirmera : « Moi je suis tenu par un délai légal, (Un nouveau Maire doit être élu 15 jours après la destitution de l’ancien, Ndlr). L’élection va se faire quand ils seront là… Moi j’ai fait un procès-verbal de constat et je l’envoie au ministre de tutelle. Quant à la conduite à tenir, on le saura dans le futur (…)». Djougou aura son Maire. Seulement, il y règne pour le moment une confusion qui ne pourra être appréciée que par le ministre de la Décentralisation. Idrissou Amadou, le Premier adjoint au Maire de Djougou qui dirige la Mairie durant cette période de transition, a peut-être de beaux jours devant lui.

Mike MAHOUNA

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Grogne dans le secteur éducatif : Les enseignants vacataires en grève dès demain

eleves

Çà grogne à nouveau dans le secteur éducatif. Et cette fois-ci, ce sont les enseignants réunis au sein du Syndicat national des enseignants vacataires du Bénin (Synevab) qui décident de déclencher une grève d’avertissement de 48h dès ce jeudi, 16 novembre 2017.

C’est à travers une correspondance adressée aux ministères de l’enseignement secondaire, de la fonction publique et des finances que les enseignants vacataires réunis au sein du Synevab ont notifié leur décision de recourir à un mouvement de paralysie de 48heures pour compter du jeudi 16 novembre 2017 à partir de 00 heure au vendredi 17 novembre 2017 à minuit. Ceci pour exiger du gouvernement, la satisfaction de leur plateforme revendicative. Condamnant l’attitude va-t-en-guerre de l’ex ministre Lucien Kokou et de ses collaborateurs qui font la sourde oreille aux demandes d’audience des syndicats des enseignants vacataires, le Synevab entend engager désormais le bras de fer avec le gouvernement pour obtenir gain de cause. Le syndicat déplore le mépris persistant à l’égard des enseignants vacataires qui, pourtant, représentent plus de 90% du personnel enseignant du secondaire. A en croire Samson Koudokpode, secrétaire général du Synevab, les enseignants vacataires protestent « contre la volonté délibérée du Directeur de cabinet Charles Codjia, et de certains directeurs départementaux de l’enseignement secondaire de tordre le cou aux arrêtés en vigueur, d’organiser la traque aux vacataires et d’appauvrir davantage sans scrupule l’enseignant vacataire qui vit déjà au quotidien dans la psychose. ». Pourrait-on lire également dans la motion de grève : « le Syndicat national des enseignants vacataires du Bénin dénonce l’attitude chaque fois belliqueuse du gouvernement, sa mauvaise gestion du système éducatif en général et son mauvais diagnostic du système de vacation dans l’enseignement secondaire en particulier ; condamne la surdité, l’insensibilité et la désinvolture de l’ex ministre Lucien Kokou, des ministres AdidjatouMathys et Romuald Wadagni et leurs collaborateurs face aux cris de cœur, à la misère, à la précarité et au faible niveau de vie des enseignants vacataires.» Ils décident donc de déserter les salles de classe pour exiger le relèvement immédiat du taux horaire de vacation à 3500 francs l’heure, le rétablissement des vacataires expérimentés injustement remerciés ; le respect des neuf heures de cours par collège fois trois et l’abrogation de toutes les décisions contraires aux arrêtés en vigueur ; la signature sans délai du projet d’arrêté interministériel portant modalités de recrutement et d’emploi des enseignants vacataires des enseignements secondaire général, technique et professionnel en tenant compte du coup de vie et des réalités actuelles; ’organisation effective et régulière des concours promis ; la prise en compte des enseignants vacataires pour le paiement des différentes primes. Représentant environ 90% du personnel enseignant, les enseignants vacataires menacent de durcir le ton au cas où le gouvernement ferait la sourde oreille à leurs cris.

A.B

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Enseignement supérieur : Le Ministre Attanasso met en doute les compétences nationales

Marie-Odile-Attanasso

(ATTANASSO bloque le recrutement dans l’enseignement supérieur)
Tout porte à croire aujourd’hui que madame le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique met en doute les compétences des enseignants du supérieur nationaux à former des docteurs pour servir dans l’enseignement supérieur au Bénin. C’est ce à quoi on est tenté de penser après avoir écouté le ministre lors de sa dernière sortie médiatique sur l’Ortb où elle mettait l’accent sur les enseignants de la diaspora qu’elle compte recruter pour servir désormais au Bénin. Les docteurs en instance de recrutement ont fustigé cet état de chose lors de leur dernière assemblée générale tenue au campus d’Abomey-Calavi.

L’Université d’Abomey-Calavi ne pourra pas combler les besoins en enseignants même avec un recrutement de 2730 enseignants. Même si l’on se réfère au PAG du gouvernement du Président TALON et que les 1600 enseignants prévus sont recrutés dans les Universités publiques, on sera encore loin du compte et c’est le système LMD en vogue dans les Universités du CAMES qui en souffrira encore longtemps. Dans les universités publiques du Bénin, le nombre d’étudiants ne cesse de croître au fil des années. La professionnalisation de la formation de ces étudiants suppose un meilleur encadrement. Mais, force est de constater que le nombre d’enseignants dans les universités diminue chaque année du fait des nombreux départs à la retraite alors que le nombre des étudiants augmente chaque année. Dans ce contexte, une initiative (100 enseignants par an) avait été prise par les gouvernants depuis l’année 2008 pour combler le déficit d’enseignants dans les Universités publiques. Mais, ce nombre se révèle aujourd’hui insuffisant pour faire face au nombre d’étudiants sans cesse croissant et surtout à cause du grand nombre de départ à la retraite des enseignants du supérieur depuis 2016. Et c’est dans ce contexte déjà difficile pour les Universités publiques que le recrutement dans l’enseignement supérieur est bloqué depuis l’avènement à la tête du Ministère de l’Enseignement supérieur, La Ministre Odile ATTANASSO.

Selon les conclusions du séminaire de Bohicon organisé par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique sur la mise en œuvre du système Licence-Master-Doctorat (LMD), il est à retenir que ledit système est irréversible. Cette irréversibilité du système fait obligation aux décideurs politiques de prendre des mesures en vue du respect des normes en la matière. En effet, selon les normes LMD, le ratio normal recommande de 25 à 30 apprenants par enseignant. Mais selon les statistiques actuelles sur l’Université d’Abomey-Calavi seule, ce ratio est loin d’être atteint (voir figure).
 
figure

Figure : Etat global des enseignants en activité en comparaison avec le ratio normal (nombre d’enseignants/Nombre d’enseignés) à l'UAC.
Source : Service des Statistiques de l'UAC, 2015

De l’analyse croisée de l’état global du personnel enseignant et de l’effectif des étudiants pour le compte de l’Université d’Abomey-Calavi seul, il ressort que le ratio nombre d’enseignants/nombre d’étudiants est en déséquilibre par rapport à la norme. Pour combler le déficit, il faut un total de 2730 enseignants. Le recrutement d’Enseignants-Chercheurs se révèle donc impérieux pour assurer un enseignement et un encadrement efficient des futurs cadres et acteurs du développement du Bénin que sont les étudiants.

Dans la logique de la satisfaction de cet impératif de souveraineté nationale, le 16 décembre 2016, lors du lancement du PAG, le gouvernement du Président Patrice TALON, après avoir fait l’état des lieux, a projeté de réduire la marge de ce déficit en recrutant pour le quinquennat 2016-2021, un effectif de mille six cent soixante-cinq (1665 enseignants), soit une moyenne de 333 enseignants par an. Pour confirmer cette volonté, il est prévu le recrutement de 600 doctorants qui seront formés Docteurs dans plusieurs domaines d’utilité socio-économique et politique, en vue de contribuer à garantir de façon pérenne l’existence de ressources humaines qualifiées dans le secteur de l’enseignement au niveau supérieur.

Mais, force est de constater que selon la correspondance N° 2205/MESRS/DC/SGM/DAF/SPRF/SA, du 03 juillet 2017, adressée à Messieurs les Recteurs des Universités Nationales du Bénin par le MESRS, et ayant pour objet : Recrutement des assistants au profit des Universités, il est à retenir ce qui suit :

-    sur un besoin exprimé de cinq cents (500) enseignants à recruter par le MESRS pour le compte de l’année 2017, à travers sa correspondance référencée  (Cf Lettre n°0848/MESRS/DC/SGM/DAF/SPRF/SA 23 mars 2017), le Ministère des Finances et de l’Economie (MEF) a dans sa correspondance  (Cf Lettre n°1167-c/MEF/DC/SGM/DGB/DPSELF/SPB du 07 avril 2017) « expliqué que les crédits de recrutement au titre de l’année 2017 sont en régularisation du recrutement de cent (100) Assistants, effectué en décembre 2015 ».

-    le MEF aurait suggéré que le besoin de cinq cent (500) Assistants au titre de 2017 lui soit soumis pour sa discussion et son inscription au schéma d’emploi pour le triennal 2018-2020 qui serait en cours d’élaboration.

Une analyse de cette suggestion du MEF, ressort que sur trois années académiques (2017-2018 ; 2018-2019 et 2019-2020), le gouvernement n’aura à recruter que cinq cents (500) Assistants, sur les mille six cent soixante-cinq (1665) prévus pour être recruté de 2016 à 2021 comme mentionné dans le PAG, soit une réalisation prévisionnelle de 30 % des prévisions sur cinq ans.

En outre, dans le souci d’atteindre ses objectifs, le MESRS a procédé à un enregistrement en ligne des Béninois aussi bien de l’intérieur que de la diaspora, détenteurs d’un diplôme de doctorat, courant début août au 8 septembre 2017. L’ensemble des docteurs dans cette base avoisine un effectif de 665 environ après apurement de la base de données. Dans ce lot, il y a même des bénéficiaires du programme d’allocation du Ministère de l’enseignement supérieur, qui sont détenteur d’engagement notarié pour servir l’Université après soutenance de thèse mais qui trainent toujours sur les carreaux après leur soutenance. Ces derniers sont bloqués car ne pouvant aller faire valoir leurs compétences ailleurs sous peine de poursuite judiciaire de la part de l’Etat béninois. Mieux certains de ces docteurs ont été recrutés comme moniteurs  dans leurs établissements respectifs suite à des tests organisés par lesdits départements. Autrement dit, certains docteurs ont des contrats avec leurs établissements.

Grande a été la stupéfaction des docteurs en attente de recrutement d’entendre madame La Ministre lors de sa sortie médiatique, mettre l’accent sur le recrutement des Enseignants de la diaspora pour venir servir dans les Universités Publiques du Bénin. Cette déclaration suscite bien des interrogations : quel est le vide dans les Universités publiques du Bénin que seulement les enseignants de la diaspora aideront à combler ? Quelle est la compétence qui manque dans nos Universités publiques et c’est seulement les enseignants de la diaspora qui l’ont ? Pourquoi les actuels enseignants de la diaspora n’étaient pas revenus servir leur pays depuis ? Quelles sont les conditions créées aujourd’hui qui diffèrent de celles qui ont poussé ces enseignants à aller servir à l’extérieur ?

Il est également possible de se demander pourquoi le MESRS veut prioriser les enseignants-chercheurs de la diaspora dans le processus de recrutement au Bénin. N’y a-t-il pas des docteurs formés dans les laboratoires des Universités Publiques et qui sont disponibles à servir les Universités ? Le Ministère veut-il remettre en cause la capacité intellectuelle des Professeurs des Universités publiques du Bénin reconnus sur le plan national et international dont Madame le Ministre fait partie. Voilà autant d’interrogations qui méritent réflexion.

La recherche de solutions à ces différentes interrogations amène à conclure que le Bénin dispose des cadres compétents formés sur place qui sont prêts à accompagner les ambitions de l’enseignement supérieur. A travers leur creuset, les docteurs en instance de recrutement dans les Universités publiques au Bénin réitèrent encore une fois leur disponibilité à servir l’enseignement supérieur partout où besoin fera. Ils fustigent la démarche de Madame La Ministre qui refuse toute discussion avec le bureau du cercle des docteurs et le caractère humiliant de ses propos qui portent à croire que les Universités publiques du Bénin ne disposent pas de docteurs formés et prêts à servir leur pays. Ces derniers réaffirment leur disponibilité à accompagner le Ministère dans ses efforts de modernisation des enseignements dans les Universités publiques du Bénin.

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Parakou : Sacca Lafia constate l’évolution du Ravip

Sacca-Lafia

Les centres de recensement de l’Epp Wokodorou et de l’université de Parakou ont été les endroits sillonnés par Sacca Lafia, ministre de l’intérieur dans la matinée d’hier dimanche 12 novembre dans la commune de Parakou. C’est une descente qui s’inscrit dans le cadre d’une tournée de supervision du déroulement de l’opération de Ravip que ce dernier a entamé en milieu de  semaine dernière et qui l’a conduit dans les communes de Banikoara, Nikki, Kalalé etc. A l’étape de Parakou, le ministre de l’intérieur en compagnie du préfet du Borgou Djibril Mama Cissé,  a pu constater que l’opération se déroule sans grande difficulté et en a profité pour se faire enrôler dans le centre de l’université de Parakou. Il a expliqué les avantages de l’opération du Ravip pour laquelle, il a exhorté les populations à se mobiliser massivement pour se faire enrôler pour se faciliter la vie. Par rapport aux difficultés actuelles de l’opération, le ministre Sacca Lafia a rassuré que les différentes structures en charge de l’opération en sont conscientes et les dispositions sont en train d’être prises pour que les corrections soient apportées au fur à mesure du déroulement de l’opération à la satisfaction de tous.  


Albérique HOUNDJO (Br/Borgou-Alibori)

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2ème Meilleure audience publique de reddition de compte : Toffo reçoit les félicitations du préfet Codjia

Jean-Claude-Codjia

Le 10 novembre  2017, Jean-Claude  Codjia, préfet de l’Atlantique a sacrifié  à la  tradition  annuelle statutaire, tel que stipulée  dans l’article   151 de la loi 97029 du 15/01/99 portant organisation  des communes  en République du Bénin.

Fort satisfait des avancées connues dans la gouvernance territoriale de la commune de Toffo,  l’assainissement des finances, la modernisation  de la gestion  administrative,la qualité  des projets  de développement, et les prix décernés  par les Partenaires  techniques et financiers à la commune  de Toffo, notamment le prix décerné à la commune de Toffo par la Giz pour avoir été 2ème sur les 77 communes au concours de Meilleure audience publique de reddition de compte, le préfet  n’a pas manqué  de féliciter  la mairesse,  Urbaine Degbehounde pour l’ampleur de la tâche accomplie.

Cependant, comme l'a rappelé  le préfet,  tant qu’il reste à faire,  rien n’est encore   fait. La mairesse  à donc été  invitée à maintenir la même  détermination afin de venir à bout des défis à relever sur les plans de l’agriculture , de la santé, de l’éducation ,de la sécurité, de l'emploi des jeunes, de la micro finance, de l'énergie et de l'hydraulique (affermage des AEV).

Les élus communaux ont profité de l’occasion pour soumettre à l’autorité de tutelle,  les difficultés  rencontrées dans l’exécution  des missions qui leur sont assignées,  notamment :

•    L’éloignement  des sites de recensement du Ravipde certains villages très éloignés  des arrondissements,
•    L’occupation  anarchique  des parkings automobiles par les vendeuses du marché, poussant les conducteurs  de taxi à garer leurs véhicules sur les trottoirs à Houègbo,
•    Le récidivisme des bonnes dames à  déserter les marchés au profit des voies ferroviaires,
•    L’incident concernant le Chef d’arrondissement  de Kpome,
•    La gestion  de la crise de la forêt de la Lama,
•    Reprise des élections du CA de Fandji à  Sèhouè,
•    Les Conflits frontaliers Allada – Houègbo,
•    L’attribution  de moyens de déplacement  aux Ca,
•    La délivrance illégale auxusagers de pièces administratives par les chefs d’arrondissement  et de villages.

La mairesse à son tour,  a  initié  un standing ovation  en l’honneur  du préfet pour son initiative à primer les meilleurs apprenants du département,  noble action qui a valu au département de l’Atlantique  un excellent taux de réussite  aux examens de fin d’année 2016-2017.

La visite du site du village Akpè,par les délégations  préfectorale et communale conduites par le préfet et la mairesse, marqua le point final de la tournée statutaire 2017 du préfet de l’Atlantique dans la Commune  de Toffo.Le préfet Codjia a rassuré les populations  locales  des retombées positives  du projet de réaménagement  de la route de l’esclave sur le village de Akpè,et par ricochet sur toute la commune de Toffo. Le préfet s’est ensuite emparé  de son bâton de pèlerin  pour la suite de la tournée :cap sur la commune de Zè.


J.G

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