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Société

Tribune libre : Entrepreneuriat et politique, le cri du cœur

Kwame-Senou

Lorsque l’année dernière, j’écrivais que la jeunesse n’est pas un sauf-conduit vers l’excellence, je ne savais pas que cette sortie devrait être répétée. La prise de parole en public est une occasion, de vivre la communauté. Tant elle vous donne l’occasion de partager votre vision avec vos contemporains pour en extraire les réactions. Qu’elles soient positives ou négatives, ces réactions constituent l’occasion pour se faire un avis définitif sur la question qui a poussé en premier lieu à s’exprimer.

J’ai acquis la conviction depuis un an que c’est un couple qui dirige le monde, l’entrepreneuriat et la politique. La conjonction de leurs efforts est capable d’apporter un bien-être durable, une justice sociale et un environnement meilleur.
 
S’engager en politique, un courage nécessaire

Il est temps de prendre au sérieux la politique. En effet, l’avenir de l’Afrique et plus particulièrement du Bénin appartient aux jeunes. Nul n’est besoin ici de rappeler les indicateurs démographiques. Mais il faut mieux interpréter ces indicateurs : les personnes qui décident actuellement ne vivront pas assez longtemps pour en subir les conséquences. Ensuite la grande différence d’âge fait que les jeunes n’auront plus personne à blâmer pour leurs échecs dans quelques années.

C’est ici que commence le cri de cœur. A la différence de ceux qui vous invitent à vous politiser et que vous comprenez comme une incitation à un activisme Facebook, à un ‘’personal branding ’’ et à la surenchère en interviews dans la presse internationale, je vous invite à vous engager sérieusement en politique. Cet engagement sérieux passe par l’entrée dans un parti politique, un mouvement politique ou un think tank. Cet engagement est à distinguer des initiatives hasardeuses de candidatures solitaires essentiellement enflammées par l’ego. La politique est un métier, un art et il faut se donner le temps de l’apprentissage, le stage professionnel nécessaire à la maîtrise des compétences pratiques car prétendre renverser les choses sans écouter ou apprendre de ceux qui, depuis bientôt 60 ans, orientent la vie politique nationale est une hérésie. Une autre façon de s’engager sérieusement en politique, c’est de soutenir les autres jeunes qui ont le courage d’y aller, de se battre dans la guerre de positionnement, de mobiliser les financements et de faire le travail du terrain. Je dois tempérer en disant que ce soutien doit s’accompagner d’un discernement nécessaire pour filtrer les imposteurs et les parvenus.

La politique décide de tout. En mettant les lois et les règlements dans la main des politiques, notre conception sociale leur a donné d’énormes pouvoirs. Le budget est une loi et elle détermine l’investissement public, la politique sociale de l’Etat et la vie des entreprises à travers la détermination et la collecte de l’impôt. Comment imaginer un instant que les jeunes puissent changer leurs destins s’ils sont absents du champ politique, centre des décisions. Voilà pourquoi il est impératif pour les jeunes d’y avoir leur place. Contrairement au football, les affaires de la cité ne peuvent se gérer depuis le banc de touche ou pire les gradins des spectateurs.
 
Rêver plus grand

L’évangile de l’entrepreneuriat a rapidement séduit les jeunes à qui il fut promis auto-emploi, fin de la tyrannie des patrons et liberté d’aller et de venir. Plusieurs tribunes depuis quelques temps, venant de jeunes entrepreneurs rétablissent la vérité. Se payer un salaire ne peut qu’être fonction des efforts fournis soi-même. Beaucoup de jeunes entrepreneurs expérimentent donc, avec douleur, l’absence de revenus et les clients « difficiles » d’ailleurs beaucoup plus épuisants que les patrons. Mais l’Afrique et le Bénin ont besoin des entrepreneurs surtout jeunes. Leur fraîcheur et leur naïveté ouvriront la voie aux solutions privées du développement ; les grandes innovations du monde ont été l’œuvre de personnes ou organisations privées. Ensuite parce qu’ils sont les plus concernés, l’entrepreneuriat des jeunes pourra définir le futur qu’ils espèrent. Mais alors pourquoi rêver plus grand ?

L’entrepreneuriat tel qu’il est aujourd’hui est cosmétique. C’est un entrepreneuriat qui veut être invité aux conférences, sélectionné pour tel programme de leadership ou mis en couverture de magazine. C’est un entrepreneuriat qui veut être célébré avant d’avoir créé suffisamment d’emplois ou de la valeur. C’est une faiblesse, une petitesse compréhensible à des âges où l’on n’a généralement pas assez fait pour être reconnu mais où les réseaux sociaux et les flux d’informations nous mettent en compétition avec quantité de génies du monde entier. Malgré cela, il faut rêver grand, car lorsque les effluves de la célébration montent à la tête, l’esprit s’en retrouve embrouillé, incapable de proposer des évolutions. Rêver grand demande des jeunes entrepreneurs de se donner des buts plus grands qu’eux. Les problèmes de l’Afrique ne se règleront pas uniquement avec des applications ou des innovations saugrenues. Je pense à tous ces développeurs d’applications qui veulent informer les paysans de la météo ou des prix, et qui se rendent compte que les smartphones ne sont pas disponibles. Un simple serveur vocal GSM en langues nationales pourrait efficacement produire des résultats.

Rêver plus grand, je le martèle, demande des idées d’entreprises qui plongent dans l’anonymat mais répondent à des besoins existants. C’est aussi envisager de grands projets aux coûts importants qui forcent à l’association et l’humilité. Heureusement que, passée l’euphorie sur l’entrepreneuriat, les choses se structurent de plus en plus, avec des entreprises où les jeunes sont 2, 3, 4 voire plus.

 Mais pourquoi parler de l’entrepreneuriat et de la politique et pourquoi est-ce urgent ?

Les crises économiques successives, les défis de notre continent et de notre planète nous démontrent à souhait que le leadership mondial qu’il soit politique ou entrepreneurial est capable de changer en mal ou en bien, le sort du monde. Dans un environnement où la politique fait l’objet d’un dédain de la part des esprits les plus brillants de la République, et où l’entreprenariat est désormais une affaire de frustrés du monde de l’emploi, il me semble important de rétablir ces deux fonctions dans leur contexte qui est fait de sacerdoce suprême, d’engagement et de détermination, c’est d’ailleurs à ces hauts prix que les lauriers de l’honneur et de la fortune célèbreront les acteurs qui s’y engagent.

La politique et l’entrepreneuriat doivent attirer nécessairement pour le bien de la communauté mais aussi pour le bien personnel. Il faut y attirer des esprits brillants, généralement avides de sécurité et cachés en expatriation ou persécutés au pays. Il faut y attirer le maximum pour que le jeu de la compétition fasse émerger les plus forts, les plus valeureux, les plus intelligents pour le bien de la Nation toute entière.

C’est donc un appel à tous ceux qui se sentent capables et prêts, de se lancer ou dans l’entrepreneuriat, créateur d’emplois et de richesses ou en politique, créatrice des conditions socio-économiques favorables. Ils auront le soutien de bien des gens qui n’attendent que leur engagement.

Kwame Senou

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A quelques semaines des examens scolaires de fin d’année : Les moyennes du 1er semestre toujours pas calculées

education

On s’achemine vers la fin de l’année scolaire 2017-2018 malgré de longues semaines de paralysie des activités académiques. Mais jusque-là, aucune moyenne du premier semestre n’est connue. En effet, durant une année académique, les élèves composent les épreuves de quatre (04) devoirs surveillés à savoir deux devoirs par semestre. Ainsi, la moyenne de fin du premier semestre est calculée généralement fin janvier-début février et celle du deuxième semestre fin juin. A ce jour, dans la plupart des collèges sillonnés, aucun élève n’est en mesure de dire sa moyenne du premier semestre. Le comble est que dans certains collèges de Cotonou dont Akpakpa-centre, aucune note de devoir du premier semestre n’a été communiquée aux apprenants. « Nous avons fait deux devoirs mais nous n’avons reçu aucune feuille de devoir jusqu’à présent. Même les feuilles d’interrogations écrites, nous ignorons même nos notes » a confié un responsable de classe de 3ème au CegAkpakpa-centre. Outre les examens de fin d’année qui sont annoncées pour démarrer dans moins de trois semaines, les grandes vacances sont annoncées pour le 31 juillet, selon le calendrier scolaire réaménagé. Mais tout tourne au ralenti malgré la reprise des activités académiques. Veut-on faire passer les élèves en classe supérieure sur la base d’une seule moyenne ? Veut-on corriger les quatre devoirs surveillés et calculer les deux moyennes dans un délai d’un mois ? Des questions auxquelles il faudra apporter des réponses. De toute façon, il importe que les autorités en charge de l’éducation au Bénin prennent leurs responsabilités.

Aziz BADAROU

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Annonce de changement de stratégies dans la lutte contre l'essence "kpayo" : Modeste Toboula, la repentance?

Modeste-Toboula

Le Préfet du Littoral, Modeste Toboula ne se montrera pas brutal envers les vendeurs de l’essence frelatée. A l’entendre, le gouvernement appliquera intelligemment le nouveau Code pénal qui interdit la vente de l’essence de la contrebande au Bénin. C’est bien une occasion pour ‘’le gouverneur’’ de Cotonou de se racheter.

Les vendeurs de l’essence frelatée ne devraient pas subir la violence des forces de l’ordre dans les prochains jours. Après l’adoption du nouveau Code pénal interdisant le trafic et la vente de l’essence de la contrebande au Bénin, certains citoyens avaient commencé à s’inquiéter. Ils craignent les méthodes sauvages que pourrait employer le gouvernement pour mettre fin au «commerce de la mort ». Beaucoup ont toujours en mémoire le déguerpissement des domaines publics conduit  avec assez de brutalités surtout à Cotonou. Mais il ne devrait en être rien. Le Préfet Toboula a en effet essayé de rassurer les populations. Dans une interview  accordée à la télévision nationale au début de cette semaine, il a appelé les nombreuses familles vivant de ce commerce au calme. « C’est un fait social qu’on ne peut pas aujourd’hui traiter comme une infraction simple dans la mesure où depuis 30 ans, des familles ne se nourrissent que par cette activité », a-t-il reconnu. Et d’ajouter : «L’objectif des gouvernants que nous sommes, ce n’est pas de prendre des mesures justes pour réprimer les populations. Nous prenons des mesures pour le bien-être d’abord et le Chef de l’État est dans cette logique ». Pour lui, le gouvernement affine ses stratégies afin de faire des propositions nouvelles pour accompagner les acteurs du secteur.  «Si aujourd’hui nous cherchons à appliquer aveuglément cette loi, c’est que nous allons créer un problème social sans précédent, et nous ne sommes pas là pour ça. C’est pour cette raison que je voudrais en appeler aux uns et autres à la patience, à la quiétude, rien n’est encore grave », a martelé le Préfet du Littoral. Certains observateurs se sont étonnés d’avoir entendu Modeste Toboula prononcer ces phrases. Il a certainement dû apprendre des erreurs commises lors de l’opération de «Déguerpissement » ou de libération des espaces publics. Une opération qui n’avait rien d’humain. Mais aujourd’hui, on remarque que le pouvoir a voulu changer de méthodes. En tout cas, le préfet du Littoral qui se limite à la ville de Cotonou, a annoncé les couleurs. Son vocabulaire a brusquement changé. Certains parlent même de repentance. A travers cet acte, la Rupture veut-elle se racheter auprès des populations désabusées ? Les législatives étant dans moins d’un an, aucun politique soucieux de gagner la confiance du peuple ne compte prendre des mesures impopulaires. La Rupture ne veut donc plus provoquer l’ire des populations. L’essence de la contrebande nourrissant des milliers de personnes au Bénin, il est très risqué pour le gouvernement d’engager une répression aveugle contre ces vendeurs bien présents sur la scène politique nationale. Le gouvernement a sans doute compris en envoyant le très décrié préfet du Littoral apaiser les populations.

Mike MAHOUNA       

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Haute Cour de justice : Le nouveau président connu ce jour !

haute-cour-justice

La présidente de la Haute Cour de Justice, Marcelline-Claire Gbèha Afouda, est en fin de mandat. Membre de la dernière mandature de la Cour constitutionnelle, Marcelline Afouda n’est pas membre de la nouvelle mandature et devra donc passer le gouvernail à son successeur dans les plus brefs délais. En effet, selon l’article 5 du règlement de l’institution « la Haute cour de justice, composée des membres de la Cour constitutionnelle à l’exception de son président, de six députés élus à l’Assemblée nationale et du président de la Cour suprême, élit en son sein son président ». Les treize (13) nouveaux membres de la haute juridiction se réuniront donc ce mercredi, 13 mai 2018, selon l’Agence Bénin presse, pour élire le nouveau président de la Haute cour de justice. L’élection est prévue pour se dérouler au siège de l’institution à Porto-Novo. Pour rappel, c’est la Haute Cour de Justice qui juge les membres du gouvernement et le président de la République, s’ils sont coupables d’outrage à l’Assemblée nationale, de haute trahison ou d’atteinte à l’honneur et à la probité. Ils peuvent aussi être poursuivis par cette Cour s’ils commettent d’autres infractions dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions.La Haute Cour de Justice est également compétente pour juger les complices de ces personnalités quand il s’agit de complot contre la sûreté de l’Etat.

A.B

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Viol d’une domestique à Godomey : Il faut repenser le placement des enfants

social

Teint clair, visiblement naïve. Timide, à la limite «bête» comme peuvent la qualifier certaines personnes, la voici, cette nuit, en larmes se confiant à une sœur de sa région (Adja) qui habite non loin de sa maison d’adoption. Le visage éteint, vêtue d’un pagne et d’un haut, elle relate sa mésaventure. «Il a demandé que je lui vende du bissap et a insisté que je le lui apporte dans sa boutique de lavage située à côté de la maison. Ce que j’ai fait. Arrivée là-bas, il s’est jeté sur moi. Il m’a brutalisée et a fini par me faire l’amour. J’ai informé mes patrons. J’ai été refoulée. Ils ont plutôt donné raison au blanchisseur qui leur a fait comprendre que c’est moi qui l’ai provoqué», narre-t-elle mortifiée et en pleurs. «On a fait appel à celle qui m’a mise là. Difficilement, elle est venue mais, mon désir de rentrer n’a pas prospéré. Depuis que je suis là, je ne suis pas payée. On m’a dit que c’est elle qui prend l’argent et l’envoie à mes parents. Mon père, entre temps au village, est descendu suite à mes plaintes auprès de lui. Finalement, il a été décidé qu’on attende le 25 du mois pour voir si j’aurai mes menstrues et aviser par la suite», poursuit-elle. Et à la question de savoir si elle s’est rendue au moins à l’hôpital après le viol, son non sera systématique. «Non», répond-t-elle. L’indignation d’une mère du quartier était à son comble. Prête à aller porter plainte contre le laveur, elle se verra pourtant dans l’incapacité puisque les tuteurs de la jeune fille n’en ont fait aucun cas. Un comportement qui n’est pas resté sans interrogations. Et si cela était arrivé à leur propre fille, resteront-ils de marbre comme dans ce cas-ci? Qui sait si le violeur en question était porteur du Vih-Sida ou autre infection? Pourquoi ne pas avoir amené la domestique à l’hôpital ne serait-ce que pour une visite médicale et constater au besoin les faits? Et si la grossesse se révélait? Tant de questions qui reposent avec insistance, la question du placement des enfants. Ces êtres dont la dignité est constamment méprisée voire niée.  C’est tout simplement inhumain.

M.M

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Trafic illicite de produits de faune à Cotonou : 6 présumés trafiquants arrêtés avec 4 pointes d’ivoire

environnement

L'Etat beninois est décidéà mettre hors d’état de nuire les trafiquants des produits de faune. Cette détermination a conduit une équipe conjointe de la Police Judiciaire et dela Direction des Eaux et Forêts à arrêter six présumés trafiquants àCotonou, dans les encablures du commissariat central en début d’après-midi du lundi 11 juin 2018. Ils ont été pris en flagrant délit de commercialisation dequatre défenses issues d’au moins deux éléphants abattus. Les pointes d'ivoire saisies pèsent 6 kilogrammes. L’éléphant étant une espèce intégralement protégée, ses dérivés sont interdits de circulation et de commercialisation. Selon l’article 153 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application, « toute personne qui fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine, est punie d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans ». L’article 154 de cette même loi réprimande d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées etdépouilles en dehors des cas permis. Ces six présumés trafiquants tombent sous le coup des articles 153 et 154 et vont certainement subir la rigueur de la loi. L’article 166 souligne que les complices sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions. Le gouvernement œuvrant toujours pour la protection du patrimoine faunique béninois avec le soutien et l’appui technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la flore (Aalf-Bénin), vient encore par cette arrestation, montrer sa détermination à barrer la route aux destructeurs de la faune en vue de protéger les animaux sauvages menacés d’extinction. Il est vivement attendu que les autres structures impliquées dans la protection de la faune sauvage et dans l’application de la loi, jouent aussi leur partition.                   

Mike MAHOUNA

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Mois de Ramadan : MTN Bénin fait don de vivres à 1500 partenaires du réseau de distribution

MTN-Benin

Ils sont au nombre de 1500, les partenaires du réseau de distribution que MTN Bénin a souhaité accompagner, comme tous les ans, dans l’accomplissement de l’un des 5 piliers importants de l’Islam. Ils ont bénéficié chacun de coffret de vivres constitués de riz, huile, sucre, pâte alimentaire, sardine et lait. Les collègues de la distribution ont sillonné les différents points de vente pour effectuer les dons.   

Pour Rachidath Salami, gérante de POS, «Ce don démontre que les partenaires que nous sommes tiennent à cœur à MTN. Nous passerons un agréable mois de Ramadan. Le prophète a ordonné l'entraide durant ce mois. Et nous ne pouvons que remercier MTN pour ce geste fort louable».Le mois de Ramadan, en effet, est un mois de Partage, de Solidarité, de Prière et de Fraternité. C’est dans cet esprit que nos 1 500 Partenaires reçoivent depuis le vendredi 08 Juin, ce présent qui se veut symbolique. Signe de notre attachement aux valeurs communautaires et religieuses.

Des Béninois propriétaires de parcelles sécurisées grâce à « MTN Propé ».

Ils n’y croyaient pas vraiment, ces Béninois qui ont joué au jeu « MTN Propé ». Sans doute parce que le Jeu a été organisé par une grande institution crédible de la place : MTN. Ils n’y croyaient pas mais ils jouaient quand même parce qu’ils ont vu à la télé des gagnants qui les exhortaient à participer au jeu, organisé en toute transparence sous la supervision de maître Brice Tokpanou, Huissier de Justice.

Vendredi 8 juin dernier à Cotonou, ce sont divers lots constitués d’un montant de 200 000 francs Cfa, des parcelles et dix tonnes de ciment et un super lot de 10 millions de francs Cfa qui ont été distribués à des abonnés MTN venus de toutes les régions du Bénin et ayant participé au jeu «MTN Propé» qui a duré trois mois.

L’abonné, pour jouer, doit répondre quotidiennement à un certain nombre de questions qui lui sont posées via son téléphone portable.

Aujourd’hui, « MTN Propé » a fait des heureux. Mr SabiTinguiOrouBenon, commerçant de pièces détachées, est parmi les heureux gagnants des parcelles mises en jeu. Il vient de Banikoara et, chance lui ayant souri, est devenu propriétaire de parcelle à Hêvié avec 10 tonnes de ciment pour commencer sa construction.

« Je suis vraiment heureux. Grâce à « MTN Propé » je suis devenu propriétaire de parcelle. Et en plus 10 tonnes de ciment pour démarrer ma construction. Ma maison de retraite est toute trouvée. Vraiment merci à MTN qui nous prouve qu’elle a à cœur notre bien-être au-delà de ses activités commerciales. J’invite la population béninoise à participer à ce genre de jeux organisés par MTN Bénin et la Loterie Nationale du Benin. », a-t-il souligné.

Au total 12 parcelles et 1 200 tonnes de ciment ont été distribuées au cours de la période qu’a duré le jeu. Au Bénin, être propriétaire d’une parcelle sécurisée est le rêve de tout (e) béninois (e), qui peut devenir réalité grâce au Jeu « MTN Propé ».

Les gagnants de parcelles et dix tonnes de ciment seront invités, le 29 juin prochain, pour un déplacement sur le site situé dans l’arrondissement de Hêvié pour la visite des parcelles et la remise de tous les documents et titres de propriété.

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Le nouveau Code pénal béninois : Un instrument de cohésion sociale ou de répression aveugle?

Jaques-da-Matha

Désormais le Bénin peut se réjouir de disposer de son propre Code pénal ; un Code pénal made in Bénin. Il est l’œuvre de la classe judicaire de notre pays. Il est fondé sur les expériences béninoises, sur notre tradition, sur nos vécus, nos us et coutumes. Le présent Code vient remplacer celui qui s’applique en Afrique occidentale française dont le Bénin a hérité depuis 1877. Le Bénin aura donc mis 141 ans soit près d’un siècle et demi pour se doter de son propre recueil de lois qui dicte les comportements des citoyens, prélude d’une paix et d’une cohésion sociale. Le Code définit, par ailleurs, les sanctions subséquentes en cas d’infractions. Ce recueil porte dorénavant l’empreinte des Béninois qui ont eux-mêmes défini les fondements de ces dispositions et les sanctions qui les accompagnent à travers le vote de leur représentation le mardi 5 juin à l’Assemblée nationale. Souverainement, ils ont préparé les chicottes à la mesure de leur forfaiture. Ce Code n’attend que la signature du Chef de l’Etat pour entrer en application. Il sera promulgué sans tarder et deviendra l’épée de Damoclès sur la tête des Béninois, pour la plupart analphabètes en langue française. Ils ne connaîtront peut-être pas ou jamais le contenu du document qui compte 1007 articles répartis en quatre livres, soit 251 articles en moyenne par livre.

En effet, la majorité des Béninois ne sait ni lire ni écrire en langue française. Et voilà, un document rédigé en français qui leur impose dorénavant des dispositions à connaître pour mieux vivre ensemble. Sur près de 11 000 000 habitants, le Bénin compte à peine 2% d’individus pouvant à peine lire, écrire et s’exprimer en langue française. De ce nombre, combien sont-ils à pouvoir lire de façon soutenue et compréhensible un document d’une vingtaine de pages ? Et à fortiori, quatre livres de plusieurs centaines de pages ? Le doute dans ce cas est assuré. Même les auteurs de ce recueil de lois sont incapables de nous citer avec exactitude le contenu des différents articles dudit document. La preuve est là que les praticiens du Droit (Magistrat, Avocat, Huissier ou Greffier) ont parfois du mal à se retrouver dans cet amas de document de 1877 et des textes législatifs et règlementaires additionnels. Et comme l’affirme d’ailleurs un patricien du Droit, "il n’est pas d’ailleurs humainement possible de se rappeler tous les textes répressifs qui existent et de se remémorer tous les éléments constitutifs des infractions1 " Que dire donc du citoyen ordinaire, non praticien du Droit et de surcroît ne sachant ni lire ni écrire en langue française ? Il ne sera qu’une victime malheureuse d’une injustice institutionnalisée. Il tombera inconsciemment sous le coup des infractions dont il n’a nullement connaissance. Hélas ! C’est ce qui s’observe souvent  lorsque le citoyen se retrouve sous les mailles de la police judiciaire et que celle-ci porte à sa connaissance" les faits répréhensibles qui motivent l’action publique dont il est l’objet2" . Il devient pantois, doute de ce qu’on lui reproche et ne sait même pas quoi répondre. Or, il est souvent clamé un principe du Droit qui stipule que "Nul n’est censé ignorer la Loi". Encore faut-il que cette Loi soit portée à la connaissance du public. Mais, pour un public comme celui du Bénin, foncièrement analphabète, c’est une véritable gageure.

Si depuis 1877 le Bénin est régi par un Code pénal suranné, non adapté à ses réalités sociales et sociétales, non connu des populations, il est temps de sortir de cette aberration ; car une population qui connaît les lois de son pays est une population qui se porte mieux. L’Etat béninois doit se donner cette mission. Il doit assumer ses responsabilités. Il ne suffit pas que les parlementaires votent ou adoptent le Code pénal pour qu’il devienne une réalité tangible. Du vote du Code à sa connaissance par le public, il y a un grand fossé que l’Etat devra franchir ; sinon, il fera des victimes innocentes, incapables de prendre la mesure réelle des infractions qu’on leur reproche. Il se pose dès lors, la question irréversible de la vulgarisation de ce Code pénal de 1007 articles. Quand sera-t-il mis à la disposition du public ? Il n’est pas réalisé pour être enfermé dans les tiroirs du pouvoir public. Il doit être commenté, expliqué, popularisé, si l’on veut qu’il soit efficace et efficient. C’est le défi à relever pour voir le Béninois changer de comportements. Le défi est grand, voire insurmontable car comme le soulignait déjà un praticien béninois de Droit, s’agissant les textes législatifs et réglementaires qui régissent la vie des Béninois " dans le contexte béninois, le Code pénal n’est pas le seul document qui contient tous les textes répressifs. Ceux-ci sont nombreux et épars. La non-parution du Journal Officiel au cours de la période de promulgation de la plupart des textes actuellement en vigueur accentue les difficultés 3". Voilà, le hic ! Si déjà le Journal Officiel de l’Etat n’arrive pas à paraître et pire à mettre à la disposition du public les textes promulgués ; que dire d’un ouvrage du 1007 articles qui devra être porté à la connaissance du public avant d’être promulgué ? La situation devient dès lors inextricable. Il faut cependant persévérer, faire preuve de bonne volonté pour se conformer à la Constitution du 11 décembre 1990 en son article 8 qui stipule "La personne humaine est sacrée et inviolable. L’Etat a l’obligation absolue de la respecter et de la protéger. Il lui garantit un plein épanouissement. A cet effet, il assure à ses concitoyens l’égal accès à la santé, à l’éducation, à la culture, à l’information, à la formation professionnelle et à l’emploi". Aujourd’hui, le Code pénal n’est connu que de quelques élites. Or selon la Constitution, l’Etat doit à ses concitoyens l’égal accès à l’information. Le Code pénal n’est pas un simple, un vulgaire et un banal document dont on peut se passer. C’est le recueil des textes législatifs et réglementaire qui régit notre vécu quotidien et qui dicte comment se comporter dans la société béninoise. L’Etat a le devoir impérieux de le faire connaître, de le vulgariser, de le populariser. Il ne sera donc pas juste, équitable de condamner un citoyen pour des infractions dont il n’aura pas été prévu auparavant.

La communication constitue donc l’avant-dernier maillon du processus de production de ce Code pénal. L’Etat doit mettre en place un plan stratégique de communication autour de ce Code. On dit souvent que "la peur du gendarme est le début de la sagesse". La peur des sanctions prévues par le Code pénal réduira les contraventions, les délits et les crimes. Le Bénin pourra alors se réjouir et se flatter d’avoir un Code pénal qui contribue à apaiser les tensions et les passions pour une meilleure cohésion sociale et un développement durable.

Jacques da MATHA
Journaliste / Expert en Information et Communication
Ancien Directeur Général de l’Office de Radiodiffusion
et Télévision du Bénin
Ancien Directeur du Centre de Formation de l’Union des Radiodiffusions
et Télévisions Nationales d’Afrique (URTNA) à Ouagadougou

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Vote du code pénal interdisant la vente de l’essence frelatée : Des vendeurs de “Kpayo“ se disent surpris

essence-kpayo

Invités sur l’émission Sans Langue de Bois de la radio Soleil FM dimanche, 10 juin 2018, le président de l’Union des vendeurs du « Kpayo » Henri Assogba et le président de l’Association des consommateurs Robin Accrombessi se sont prononcés sur l’interdiction du commerce de l’essence frelatée au Bénin. A en croire le président de l’Union des vendeurs du « Kpayo »,  la quasi-totalité des vendeurs a été surprise  par cette mesure légale qui vient les priver du seul job qui nourrit leur famille depuis des années. Pour lui, aucun des acteurs n’est prêt à abandonner ce commerce. Il a rappelé que les vendeurs d’essence avaient soutenu le candidat Patrice Talon en 2016 parce qu’ils avaient foi en lui pour rendre effective, leur reconversion. Le président de l’Association des consommateurs a, quant à lui, invité les vendeurs du « Kpayo » à préparer un plaidoyer au lieu de s’inscrire dans une logique d’affrontement. Ce plaidoyer permettra de convaincre le gouvernement qui peut les aider à se réunir en association pour créer des stations d’essence. Les banques ne manqueront pas de les soutenir, selon Robin Accrombessi, puisqu’il y aura désormais un cadre formel.

A.B

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Certificat d’aptitude professionnelle (Cap 2018) : 255 candidats composent à Pobè

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Les épreuves écrites du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap), session de juin 2018, ont été lancées officiellement, ce lundi 11 juin 2018, au centre du Lycée technique de Pobè. C’était en présence du directeur départemental de l’enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle du Plateau, Bertin Oluchéssi Djossè, et de quelques acteurs.

« Soyez sereins. Concentrez-vous, contentez-vous seulement de ce que vous avez appris et travaillez. Il n’y a pas de crainte. C’est sur ce que vous avez appris en classe qu’on vous interroge. Ne soyez pas stressés et tout ira bien », a conseillé le directeur départemental Bertin Djossè, aux différents candidats lors du lancement de cet examen. Ces derniers sont répartis dans 12 salles et composent dans les filières des sciences techniques industrielles et des sciences techniques de l’hôtellerie et restauration.

Au total, 262 candidats dont 99 filles et 163 garçons sont inscrits dans ce centre pour le Cap, session de juin 2018 mais, on note 255 candidats présents dont 07 absents. Il y a 08 spécialités à savoir : froid et climatisation, électricité, hôtellerie et restauration, constructeur en bâtiment, menuiserie, mécanique générale, mécanique automobile, et opérateur géomètre, a affirmé le chef centre Hilaire Egnonsè.

Le directeur départemental a exhorté les surveillants de salle à prendre des dispositions pour empêcher les candidats de tricher. « Vous n’êtes pas là pour attraper des tricheurs mais pour empêcher de tricher », a-t-il signalé.

A.B

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