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Société

Resritions des libertés sous la Rupture : Les Osc-DH dénoncent des atteintes aux droits individuels

gouvernance

Les organisations de la société civile de défense des Droits de l’Homme (Osc-DH) condamnent le bâillonnement des libertés au Bénin depuis l’avènement de la Rupture. Dans une décla-ration conjointe, l’Ong Changement Social Bénin (CSB),  l’Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT Bénin), SOS Civisme Bénin Réseau des ONG de Défense des Droits de l’Homme-Bénin (RODDH-Bénin) ont fait savoir leur indignation quant à la menace qui plane aujourd’hui sur les acquis démocratiques.

« Il arrive des moments où nous sommes impuissants de prévenir l’injustice mais rien ne nous empêche de la dénoncer et de protester. La gravité de l’atteinte aux droits individuels d’exercice collectif au Bénin durant ces huit (08) derniers mois mérite une réflexion approfondie et une indignation quant à la fréquence dont lesdits droits acquis aux prix de luttes tant estudiantine, politique que sociale sont remis en cause par le gouvernement du Nouveau Départ qui ambitionne révéler le Bénin au monde par son programme d’actions. La question qui mérite d’être posée est de savoir quel type de système politique veut-on révéler au monde ? Un système autoritaire, ennemi des contradictions, des revendications sociales et de bâillonnement de la presse ? »,s’interrogent ces organisations de défense des droits de l’homme. Après la déclaration conjointe du 28 Juillet 2016 de Changement Social Bénin et Amnesty International dénonçant la répression de la marche pacifique des étudiants le mardi 26 Juillet 2016 par des forces de l’ordre lourdement armées, une série de violations massives des libertés publiques s’en est suivi avec à la clé l’interdiction le 05 Octobre 2016 par le Gouvernement des activités des organisations faitières estudiantines sur le campus sous prétexte que les groupes syndicaux représentant les étudiants sont de trop et qu'il fallait les réorganiser au lieu de les laisser eux-mêmes s'en charger. « Ce qui est une aberration dans un Etat de droit et de démocratie pluraliste tel énoncé par la Constitution du 11 Décembre 1990 ; l’interdiction de toutes manifestations pacifiques pendant l'opération de libération des espaces publics ; la fermeture de certains organes de presse et l’interdiction de manifestation pacifique aux instances représentatives de la presse ; l’interdiction de réunion aux associations syndicales défendant les droits des enseignants du primaire…etc. Comme si cela ne suffisait pas, le vendredi 17 Février 2017, c’est avec émoi et consternation totale que les associations estudiantines se sont vues interdire toute liberté d’expression par des forces de l’ordre lourdement armées alors qu’elles s’apprêtaient à donner de la voix par une conférence de presse dans un lieu privé donc hors du campus pour dénoncer les mauvaises conditions de vie estudiantine , condamnent-elles.

Les Osc-DH s’insurgent contre les violations des libertés…

« Nous, Organisations de la Société Civile, de promotion et de défense des droits de l’Homme, attirons l’attention du Gouvernement sur les violations récurrentes des dispositions de la Constitution, du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques de 1966, de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de 1981 ; attirons l’attention du Gouvernement sur le mépris constant des recommandations des mécanismes onusiens et africains auxquels nous avions adhéré (recommandations du Conseil des Nations Unies (EPU 2012) ; recommandations du Comité des Droits de l’Homme (115e session), communiqué de presse en date du 07 Janvier 2014 de  la Commission Africaine des Droits de l’Homme en 2014) ; attirons l’attention du Chef du Gouvernement sur le ressenti collectif d’un mépris de la dignité humaine à travers les formes d’exécution et d’ expression de certaines décisions gouvernementales : attirons l'attention du gouvernement sur l’inexistence depuis neuf mois d’une plateforme de dialogue avec les partenaires sociaux sur les enjeux et exigences de la mise en œuvre du Programme d’Actions du Gouvernement en vue d’une meilleure contribution citoyenne », lit-on dans cette déclaration.

Aziz BADAROU

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Département de l’Ouémé : Que retenir du bilan du préfet Joachim Apithy ?

Joachim-Akpity

Sous la direction de Préfet Joachim Marie-Flores Vignon Apithy et avec le soutien du gouvernement et de tous les partenaires techniques et financiers, la préfecture du département de l’Ouémé à Porto-Novo a  fait du chemin depuis le 28 juin 2016, date de prise de service du nouveau préfet. Au niveau de la préfecture, au lieu de 12 réunions ordinaires de la Conférence administrative départementale (CAD), il y a eu 13 séances avec un taux de participation de 70 %. Il en est de même du Conseil départemental de concertation et de coordination (CDCC) qui a été tenu 04 fois au lieu de 02 sessions statutaires avec un taux de participation de 69,6%. Malgré l’abattement à plus de 60% qu’ont connu les crédits délégués de la Préfecture de Porto-Novo après le vote du collectif budgétaire en avril 2016, priorité a été donnée aux dettes et aux activités très pertinentes inscrites dans le Programme annuel d’assistance conseil aux communes (PAAC) qui est exécuté à un taux physique et financier de 98%, et du Plan de Travail Annuel qui est exécuté à plus de 90% sans occulter  le taux de conformité des actes communaux qui est de 95%. En ce qui concerne l’exécution du Plan de travail annuel (PTA) en fin décembre 2016, il est réalisé un taux d’exécution physique de 98% comparativement à celui de 2015 qui était de 94% au 31 décembre. Il a été réalisé la clôture de la préfecture écroulée courant le mois de juillet 2016 et l’acquisition d’une moto au profit du vaguemestre de la préfecture. « Plusieurs méthodes de travail utilisées en 2016 seront rééditées en 2017 pour un meilleur résultat », affirme le Préfet Joachim Apithy.

La tournée statutaire a été réalisée de façon conjointe avec les 02 autorités préfectorales dans les communes des départements de l’Ouémé et du Plateau. Lors de cette tournée, un accent particulier a été mis sur la mobilisation des ressources propres par les autorités locales, le suivi de tous les projets gouvernementaux que ça soit en cours d’exécution ou en souffrance et la tenue régulière des séances de redditions de compte. Il est à noter aussi la campagne de salubrité et de l’assainissement au niveau des abords de nos plages, qui a vu l’implication personnelle du Préfet. Parlant de l’ambiance de travail, Joachim Apithy, a fait savoir que la Préfecture de Porto-Novo à l’heure actuelle est devenue une institution où règne la paix, la concorde et toutes choses qui favorisent un mieux-être social dans une ambiance de convivialité.

Au cours de cette année 2017, seulement deux mois passés et on peut mettre à l’actif du préfet Joachim Apithy, deux  actions majeures. Il s’agit de l’opération de déguerpissement des espaces publics décidée par le gouvernement de la Rupture et surtout le début de résolution de crise entre les communes de Porto-Novo et Akpro-Missérété au sujet de la délimitation de leurs frontières. Sur les deux sujets, la gestion heureuse n’était pas gagnée d’avance. Il a fallu compter avec le sens de réalisme   et de dialogue du préfet Joachim Apithy. Pour le premier cas, les populations grâce aux sensibilisations ont opté libérer elles-mêmes les espaces publics hormis quelque unes parmi elles  qui ont été déguerpies de force. Pour le second cas, les affrontements ont été évités in extremis. A ce niveau, le préfet Joachim Apithy a joué à la médiation  et invité les deux parties à l’expertise et l’information de l’Institut géographique national (IGN).
 
Kola Paqui

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Syndicalisme ‘‘new look’’ au Bénin : Les posts sur les réseaux sociaux, et après

syndicats

La “Rupture“ semble laisser depuis avril 2016 ses empreintes aussi bien dans la classe politique que dans le monde syndical. Rompre avec les anciennes habitudes, les anciennes stratégies de lutte syndicale, les centrales et confédérations syndicales semblent déjà se conformer à la tendance. Plus de sit-in ni de marche de protestation encore moins des menaces de paralysie générale de l’administration publique. Cependant, par médias interposés, ces responsables syndicaux laissent comprendre qu’il y a mauvaise gouvernance,  prédation des libertés, menace sur les emplois, etc. Quand bien même ils ont toujours “le bec dans l’eau“, la plupart des responsables syndicaux préfèrent désormais la voie des posts sur les réseaux sociaux qu’à la rue. Mais ceci pour quels acquis sous la Rupture ?

A défaut d’être actifs, de dénoncer, de s’indigner et de proposer sur le terrain, ils le font sur leur page Facebook et autres réseaux sociaux. En tout cas, ils se prononcent presque toujours sur les sujets d’actualité même si les stratégies diffèrent largement de celles qu’on reconnaissait aux secrétaires généraux des centrales syndicales et autres responsables syndicaux dans ce pays. « Ça va être le même combat peut-être avec un autre style parce que nous n’avons pas le même tempérament que le Sg Lokossou. Toujours dans la dénonciation, dans la veille citoyenne, il faut que ça continue mais nous avons l’ambition de faire en sorte que nous devons nous crédibiliser vis-à-vis du gouvernement. Nous devons apparaitre désormais comme des partenaires crédibles et faire des propositions pertinentes sur la gestion du budget, la gouvernance », affirmait déjà Anselme Amoussou au lendemain de son élection à la tête de la deuxième grande centrale syndicale, la Csa-Bénin. Ce nouveau style serait-il donc l’option des posts ? De toute façon, tout porte à croire désormais que la nouvelle génération des secrétaires généraux veut bien se démarquer de l’ancienne d’une manière ou d’une autre. Si le successeur de Dieudonné Lokossou préfère la voie des post pour défendre les libertés, les intérêts des travailleurs, le remplaçant du tonitruant syndicaliste Pascal Todjinou semble toujours ne pas encore trouver une raison de sortir de son mutisme. De la suppression des emplois au Maep à la grève des enseignants de la maternelle et du primaire sans oublier le mouvement de débrayage des médecins en spécialisation, les secrétaires généraux des centrales syndicales et autres syndicalistes ont affiché leur position sur leur page Facebook et par médias interposés. On les a peut-être vus aux côtés des professionnels des médias pour exiger la réouverture des organes mis sous scellés de façon arbitraire par la Haac. Encore qu’ici, le mouvement se tenait dans leur tanière ( la bourse du travail).

Les posts pour revendiquer

En réalité, c’est ici que se trouve la vraie question car seuls les résultats comptent peu importe les moyens dont on fait usage pour parvenir au but. De quels acquis peuvent se targuer aujourd’hui ces responsables syndicaux des centrales et confédérations d’avoir obtenu sous la Rupture ? Les enseignants de la maternelle et du primaire ont boycotté les activités académiques pour obtenir le rapportage des arrêtés autorisant le retour des inspecteurs retraités dans les écoles. Ici encore, on n’a pratiquement pas eu droit à aucun sit-in ou autre action syndicale ou tout au moins une sortie médiatique d’une Confédération pour accompagner les syndicats. Les soutiens étaient beaucoup plus visibles sur les pages Facebook et Whatsapp. Le champion en matière de militantisme sur Facebook, Thierry Dovonou en a d’ailleurs profité pour se rendre plus populaire. Les propositions pertinentes d’Anselme Amoussou, secrétaire général de la Csa-Bénin sur l’enseignement maternel et primaire ont été relayées via sa page Facebook. C’est le même constat qui est fait chaque fois que le peuple a les yeux rivés sur les centrales syndicales et responsables syndicaux pour dénoncer ou inviter le gouvernement à prendre ses responsabilités. Somme toute, l’on est en droit d’affirmer aujourd’hui que cette stratégie des post n’a pu faire obtenir des acquis aux travailleurs. D’ailleurs, cela ne pouvait en être autrement lorsqu’on sait la sourde oreille que font généralement les gouvernants aux revendications et dénonciations dans ce pays.

Essè Iko, plus d’armes ou en mode “Rupture“ ?

Le plus bouillant des syndicalistes béninois parle moins pour ne pas dire ne parle plus. Paul Essè Iko de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin ne fait plus de vacarme alors qu’il affirme bien que le pays est mal géré. Menant souvent seul sa lutte, car accusant ses pairs de connivence avec les gouvernants, le communiste Essè Iko semble en manque d’armes pour se faire entendre depuis l’avènement de la “Rupture“. D’autres médias annoncent déjà le soutien de sa centrale syndicale, la plus grande d’ailleurs, au régime en place. Ceci, au lendemain de la décision du gouvernement de récupérer le patrimoine hôtelier des mains des privés. Une décision qu’a applaudie Paul Essè Iko et interprétée déjà comme un soutien au régime. De toute façon, il y a lieu aujourd’hui de se demander si le flambeau du syndicalisme n’est pas en berne au Bénin. Il est peut-être temps que les responsables syndicaux quittent les réseaux sociaux pour regagner le terrain et défendre valablement les étudiants de l’Uac, les intérêts des travailleurs, ceux licenciés du Maep, les enseignants Ace recrutés depuis 2008, les agents de la santé etc. inutile de faire regretter au monde des partenaires sociaux, le départ des secrétaires généraux Dieudonné Lokossou et Pascal Todjinou…

Aziz BADAROU

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Répression de l’Ag des étudiants à Abomey-Calavi : Le Rectorat nie toute implication

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« Le rectorat de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) n’est impliqué ni de près, ni de loin dans l’intervention des forces de l’ordre pour empêcher la tenue de la conférence de presse des étudiants ». Ce sont les propos tenus par le chargé de communication du rectorat de l’Uac, Armel Attenounkon joint par téléphone sur l’émission 5 sur 7 Matin de ce lundi 20 février 2017 sur l’Ortb. Il soutient que le rectorat n’est territorialement compétent que sur la superficie que couvre l’Uac et qu’en conséquence, ses prérogatives ne sauraient s’étendre jusqu’à l’hôtel "Le Refuge" où devrait se tenir la rencontre des étudiants, vendredi 17 février 2017. Faut-il le rappeler, les organisations estudiantines à savoir l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb) et l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb) avait appelé à une mobilisation des étudiants vendredi dernier à l’hôtel Le Refuge sis à Zogbadjè dans la commune d’Abomey-Calavi pour fustiger et dénoncer les décisions de l’équipe rectorale notamment celle relative à l’interdiction d’accès au campus aux 21 étudiants exclus pour cinq (05) ans. Mais un arsenal militaire a été déployé sur les lieux pour les en empêcher. Le quartier des étudiants communément appelé Zogbadjè, a été dans la matinée de ce vendredi, le théâtre d’un affrontement entre les étudiants et les hommes en uniforme. Les étudiants ont été dispersés par les policiers avec des gaz lacrymogènes et des matraques. Qui a donc mis les flics aux trousses des étudiants ? La question reste toute posée.

Aziz BADAROU

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Plan d’actions 2017 de Direct-Aid Bénin : 5 milliards d’investissement pour contrer le triangle de la terreur

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L’Organisation Internationale koweïtienne Direct-Aid Bénin  redouble d' ardeur  pour  lutter  contre le triangle  de la terreur. Pour cette année 2017, elle a dégagé  une enveloppe de 5 milliards FCFA pour impacter positivement les communautés.  Vendredi  dernier à son  siège à Fidjrossè Fiyégnon, elle  a présenté  à  la communauté  son  plan d’actions exercice  2017 en présence  d'un parterre  de personnalités  béninoises  et d'  ailleurs.

5 milliards FCFA d’investissement  au Bénin en  2017. C’est l'enveloppe   dégagée par l’Organisation Internationale koweïtienne Direct-Aid.   Créée  en 1981,  cette organisation  à  caractère  humanitaire et de développement  accompagne  les gouvernements  africains  dans leur  politique  de lutte contre  le triangle  de la  terreur ( pauvreté-ignorance-maladie). Pour  le compte  de cette année,  elle entend investir dans différents domaines au profit des communautés à travers le territoire national.  Pour  ce faire,  Direct -Aid  Bénin  s’engage à mieux faire que par le passé.  C’est ce qui justifie  l'augmentation d'un milliard  cette année  dans son plan d' actions.  Le contenu du plan démontre aisément tout l’engagement sans cesse renouvelé de l’organisation pour le bien-être des populations sans distinction de sexe, de race et de religion depuis  son implantation  au Bénin en 1997.

Au total, 842 programmes structurants sont inscrits au plan d’actions 2017 de Direct-Aid Bénin présenté  par Facile Mohamed, son directeur  financier. Les domaines d’intervention sont la santé, l’éducation, la formation, l’eau, les microprojets, le social et le secours. Dans un contexte où le classement du Bénin dans le rapport de l’indice de Développement humain de 2015 fait froid dans le dos -166ème sur 188-, Direct-Aid est déterminée à faire un pas de plus vers les démunies du pays.

‘’Le triangle de la terreur", la tête  de turc  de Direct -Aid

Selon Hamid El  Absodi, représentant  résident  de Direct -Aid Bénin,  l' ambition de l'organisation dont  il a la charge  s’est traduite  à travers la prise en charge de 1000 orphelins et orphelines, la construction et la gestion de 22 écoles (maternelles, primaires, collèges et lycées), la mise en service d’un hôpital moderne et de cinq dispensaires, des dons divers, des micro-crédits aux couches défavorisées, la formation professionnelle et la promotion de l’emploi. Mais l’organisation, assure le représentant résident, rêve grand pour le Bénin. C’est pourquoi Direct-Aid Bénin entend élargir ses interventions dans le domaine de l’enseignement à travers la construction d’une université moderne à vocation sous-régionale qui est déjà en construction dans la commune de Comè.

Direct-Aid fascine  la communauté des ONG du monde

Dans son adresse, le chargé  de mission  du chef de l' État,  Dr ZulKifl Salami, représentant du chef de l’Etat, a  traduit toute la joie  des  autorités  béninoises  face au travail  gargantuesque  qu' abat Direct -Aid  de par  le monde  et le Bénin.  "Cette organisation fascine la communauté des ONG du monde du fait de l’immensité de ses actions. ", a-t-il  confessé. Le chargé de mission du chef de l’Etat a salué la qualité du plan d’actions 2017 de l’organisation qui est en parfaite symbiose avec le Programme d’actions du gouvernement. « Il y a une bonne passerelle entre les activités de l’organisation et les ambitions du gouvernement du nouveau départ », a-t-il indiqué.
Sur la base  de l' excellente  qualité  de la relation  entre  le Bénin  et le Koweït,  le diplomate  Kwotien Dr  Faisal Musaileem  plaide  pour  que les actions de Direct -Aid  impactent  davantage  les communautés  béninoises où  qu' elles se trouvent.

Une remise de cadeaux des enfants koweïtiens aux enfants béninois   a mis fin à cette rencontre qui a pris  la posture  d'une liesse  populaire.   

MM

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Libération des espaces publics : Pourquoi Toboula et Léhady doivent former un tandem

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Avantages et inconvénients de l’opération

Le sondage réalisé par le Cabinet Plus Value Research and Marketing (Pvrm Sarl) au profit de votre quotidien Matin Libre continue de livrer ses résultats. Après l’appréciation des Cotonois sur le déguerpissement, leurs attentes quant aux espaces libérés et  le rôle joué par la mairie de Cotonou, nous allons partir des avantages et inconvénients recensés dans le cadre de ce sondage pour aboutir aux recommandations faites par les populations à l’endroit de l’Etat central et de la marie de Cotonou.
Avantages et inconvénients du déguerpissement
Interprétation des résultats

81% des personnes interviewées ayant approuvé l’opération de libération des espaces publics, cela va sans dire que c’est une opération qui a quelques avantages. Au nombre de ceux-ci, ils sont 48% à soutenir que le 1er avantage du déguerpissement des occupants illégaux des espaces publics, c’est la création d’espace pour la libre circulation des usagers de la route. On peut dire que la diffusion de spots publicitaires sur la télévision nationale sur l’occupation anarchique des trottoirs obligeant les piétons à descendre sur la chaussée, s’exposant ainsi aux accidents de circulation, a conforté les populations dans cet argumentaire. 48% pensent que la libération des espaces publics est la solution à ce phénomène. Par contre, 44% des personnes interrogées pensent que cette opération pourra permettre l’aménagement et l’embellissement de la ville. Rien d’étonnant puisque les populations à 51% avaient comme attentes la construction d’espaces verts et des centres de divertissement une fois l’opération terminée. La récurrente problématique de l’inondation n’a pas été occultée. Ils  sont, en effet, 8% à penser que le déguerpissement pourrait faire diminuer l’inondation  à Cotonou.

Inconvénients

C’est sur le terrain social que les inconvénients du déguerpissement se font le plus sentir. Quoi de plus normal quand on sait que les populations approuvent à 73% les actions de relogement du maire Léhady Soglo. 40% des personnes interviewées estiment que l’augmentation du taux de chômage est le premier grand inconvénient de l’opération de libération des espaces publics. Cela se justifie par le fait que la plupart des ceux qui sont dégagés des abords des voies se donnent, faute d’emplois décents, à de petits commerces comme la vente de l’essence frelatée pour survivre. Si ces personnes sont contraintes au chômage, l’insécurité est l’autre corollaire du déguerpissement. 20% des interviewés abondent dans ce sens contre 21% qui voient dans cet exercice le recours aux dépenses supplémentaires à cause de la reconstruction des boutiques détruites. Les difficultés de relogement et de recasement des victimes préoccupent 19% des interviewés.
 
Recommandations

Dans l’exécution de cette opération de libération des espaces publics, les populations ont perçu un conflit entre le maire de la ville de Cotonou et le préfet du Littoral Modeste Toboula. Les sorties médiatiques de Modeste Toboula à l’encontre du maire ont alimenté cette perception. Aussi, ont-elles formulé des recommandations à l’endroit des deux autorités. Au maire de Cotonou, il est demandé, à 53%, la poursuite du relogement des victimes et une assistance financière (14%). Les Cotonois invitent le maire Léhady Soglo à collaborer avec les autorités hiérarchiques et le peuple pour que l’opération soit un succès. De plus le maire de Cotonou doit rendre plus visibles ses actions, jouer un rôle d’équilibre en compensant les manquements de l’exécutif. A l’endroit du préfet Modeste Toboula, il est demandé d’associer la marie à ses déplacements. Il devra se montrer plus social que répressif et surtout éviter de s’accaparer les biens des victimes. En somme, c’est à un tandem préfecture-marie de Cotonou qu’invitent les populations pour que l’opération soit une réussite. Un tandem qui n’a rien à voir avec l’image que projette le préfet du Littoral dans l’exécution de cette décision. Car, en effet, les Cotonois ont le sentiment que c’est Modeste Toboula qui ne facilite pas une bonne collaboration en adoptant une position braquée à l’égard de Léhady Soglo. Le Préfet du Littoral a donc intérêt à ramener la balle à terre, associer la marie dans ses déplacements comme le font si bien les autres préfets.

La Rédaction

Sondage1

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Atteinte des Objectifs du développement durable : Le cheval de bataille du R-ODD

R-ODD

Le Réseau des Organisations de la société civile pour le développement R-ODD fait de l’atteinte des Objectifs du développement durable son leitmotiv. Vendredi 17 février 2017, le réseau a réuni dans ce cadre ses membres à son siège pour un atelier d’approfondissement des connaissances afin de mettre tous les menbres au même niveau d’information.

Double cérémonie en une  vendredi dernier au siège du Réseau des Organisations de la société civile pour le Développement Durable : l’atelier d’appropriation des Objectifs du développement durable et l’inauguration du siège du R-ODD. Première grande activité du jeune réseau né en décembre 2016, c’est, pour la présidente Carmen Gaba, l’occasion d’approfondir les connaissances sur les 17 Objectifs du Développement Durable afin de mettre tous les membres au même niveau d’information. « Ensemble, on est plus fort pour vaincre la misère, ensemble nous pouvons boucher les trous de la jarre trouée », a-t-elle lancé.

A sa suite, le Sga du Conseil économique et social Charlemagne Tomavo a précisé que les ODD visent à transformer le monde d’ici 2030, permettre aux populations de vivre dans la sécurité, l’accès à l’eau et à l’énergie, préoccupations majeures qu’aborde le Ces lors de ses rencontres avec le gouvernement. Il a assuré le R-ODD du soutien et de l’expertise du Ces en matière des ODD.

Pour le représentant du ministère du Plan et du développement durable Aïhonou Coovi, le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané ne ménagera aucun effort pour accompagner le R-ODD pour la vulgarisation et la réalisation à la base des ODD.  « La mise en œuvre des ODD constitue une gestion inclusive et participative. Les Ong comme le R-ODD sont à la base pour décliner les options du gouvernement », a-t-il soutenu.

La cérémonie a pris fin par la coupure du ruban symbolisant l’inauguration du siège du R-ODD situé à Avotrou dans  le 1er arrondissement de la ville de Cotonou et la remise des attestations de fin de formation.


B.H

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Assemblée générale constitutive de l’Asemp/Bénin : Pour la cause des enfants de militaires ou paramilitaires

Asemp-Benin

Ils sont partis d’un simple forum ‘’WhatsApp’’ pour être aujourd’hui, une association qui porte la cause de personnes vulnérables. En effet, au Bénin, bon nombre d’enfants de militaires ou paramilitaires ne vivent plus une vie normale lorsque leurs parents qui ont accepté de se sacrifier pour la nation meurent  dans l’exercice de leur mission régalienne. Et c’est précisément pour combler ce gap, que l’Association des enfants de militaires ou paramilitaires (Asemp) du Bénin a été portée sur les fonts baptismaux. C’était samedi 18 février 2017 à la salle de presse du stade de l’amitié Mathieu Kérékou.

«…Nous sommes partis d’une simple association que nous avons créée sur ‘’WhatsApp’’ et puis, du coup, comme l’initiative est noble, beaucoup de nos frères ont commencé par se joindre à l’initiative. Nous nous sommes dit qu’il faut pouvoir désormais…œuvrer pour l’amélioration des conditions de vie des enfants de militaires et paramilitaires dont les parents vont mourir dans l’exercice de leur fonction régalienne», lâche d’entrée, Alexandre Eggoh, président de l’Asemp.«…Il nous a été donné d’être enfants de militaires. Nous avons vécu le stress qui est associé à cette position. Dieu nous a aidés, nous sommes tout sauf un échec social. C’est pour cela que nous avons eu l’idée de faire quelque chose pour aider nos autres frères dont les parents sont militaires ou paramilitaires, pour que, lorsque l’un de leur parent meurt dans la défense de la patrie, l’Etat fasse quelque chose à l’endroit de ces enfants-là», a-t-il confié. Selon son propos, «Il n’est pas à démontrer que les militaires et paramilitaires béninois et de partout dans le monde jouent un rôle d’avant-garde dans le maintien de la stabilité de nos pays. Et sans la stabilité d’un pays, on ne peut pas avoir un développement. Alors, il est clair que lorsque c’est vous qui êtes à la sécurité et à la porte, votre vie est menacée…». L’engagement se veut donc irrévocable. «Nous allons nous faire connaître au maximum par les autorités militaires, politiques, et administratives de notre pays. Nous pouvons apporter notre petite expertise du point de vue aspect social et prise en charge des enfants de militaires…», a poursuivi Alexandre Eggoh. Il estime que, «Si rien n’est fait sur le plan social, il y aura un problème d’engagement personnel parce que, lorsque vous mourrez et que tout votre ménage va s’effondre, vous avez des réticences, même si vous avez reçu la plus belle des formations». Rappelons qu’au terme des travaux, un bureau de 09 membres a été élu et est présidé comme souligné, par Alexandre Eggoh. L’Asemp est soutenue par l’Association nationale des assistants sociaux du Bénin.

Cyrience KOUGNANDE

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Célébration prochaine de la Journée internationale de la femme : Repenser la place de la femme dans la société

genre

Plus de tissu pour la célébration, pas besoin de faire déplacer les femmes de l’intérieur du pays vers Cotonou pour la journée de la femme. C’est ainsi que le ministre du Travail et de la fonction publique, Adidjatou Mathys, a présenté les ambitions du gouvernement pour la prochaine célébration de la Journée internationale de la femme (Jif). Elle l’a annoncée au cours d’une conférence de presse tenue ce vendredi 17 février 2017 à Cotonou.

« La célébration de la Journée internationale de la femme ne doit pas se muer en une foraine (…). Pour l’édition 2017, le département ministériel dont j’ai la charge n’a pas choisi un tissu uniforme, il est souhaitable que cela se fasse ainsi désormais », a émis Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la fonction publique.

Pour l’autorité, il ne s’agira plus des occasions festives et de spectacles, mais des instances de réflexions sincères pour repenser la place de la femme dans la société et l’amener à « prendre conscience de sa situation ». Chaque département aura à accueillir l’évènement pour éviter que les femmes de l’intérieur du pays se déplacent vers la capitale économique. Le 08 mars prochain, il sera question pour le gouvernement Talon de faire un état des lieux de la situation de la femme béninoise en vue de l’amélioration de sa condition de vie dans le cadre professionnel comme au niveau du cercle familial. « Que nous puissions soulager les peines de certaines femmes qui sont incarcérées, que nous puissions leur rendre visite et voir dans quelles mesures nous pouvons les aider à sortir des prisons », a souhaité Adidjatou Mathys.

A.B

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Interdiction de l’Ag des étudiants vendredi dernier : Les étudiants contraints au respect de la décision gouvernementale ?

etudiants-disperses

L’Assemblée générale des étudiants prévue pour se dérouler, vendredi 17 février 2017, hors du campus précisément à l’hôtel “Le Refuge“ n’a pu se tenir. Les étudiants ont été simplement dispersés par les éléments de la police nationale. Si pour plusieurs observateurs, il s’agit du bâillonnement des libertés, il faut reconnaitre que l’Ag a été convoquée par des organisations estudiantines déjà suspendues par le gouvernement. Les forces publiques seraient donc intervenues pour contraindre les étudiants au respect de la décision gouvernementale…

En effet, l’intervention des forces de l’ordre pourrait bien se justifier par le fait que l’Assemblée générale ait été convoquée par des organisations estudiantines alors que celles-ci sont toujours suspendues et interdites d’activités par le gouvernement. De ce fait, les responsables étudiants seraient donc en train de vouloir braver une décision gouvernementale. Contrairement aux interprétations faites par plusieurs observateurs des faits, les manifestants ont été contraints au respect d’une décision du gouvernement. On aurait cependant parlé de bâillonnement des libertés si la présente Ag était convoquée par des individus étudiants et non par des organisations toujours suspendues et interdites d’activités jusqu’à nouvel ordre. "Nous étions bien partis pour tenir la conférence quand à vingt (20) minutes de son démarrage la police a envahi les lieux. Ils sont entrés dans la salle réservée pour la conférence, nous ont demandés de sortir. Ils ont envahi l'hôtel et nous ont forcés à sortir. Ils étaient munis de plusieurs pick-up, des camions d'eau chaude." "Nous avons obtempéré tout en restant au bord des voies pour livrer un message à la presse qui nous attendait. Là encore, ils nous ont empêchés en nous aspergeant d'eau chaude et des poursuites. Ils m'ont poursuivi moi jusqu'à la hauteur de Godomey où j'ai pu me sauver" a déclaré le “président“ de l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb), Prince Boris Aké. C’était donc la débandade dans le rang des étudiants. Pour Nicolas Zinsou de l’Uneb, c’est leur devoir de réclamer ce qui leur revient de droit. Rappelons que la présente Assemblée générale avait été convoquée pour dénoncer certaines décisions du rectorat notamment celle relative à l’interdiction d’accès au campus aux 21 étudiants exclus pour cinq ans de l’Université d’Abomey-Calavi. Ceci, à travers la note de service n°2017/467/UAC/SG/AC/SHR du 9 février 2017 portant interdiction de présence de tout étudiant exclu d’un établissement de l’Uac. L’objectif de cette mesure, selon les autorités rectorales, est de maintenir la sécurité des personnes et des biens. Selon certains usagers de ce lieu du savoir, cette décision est la suite de l’incident de fusillade qui a opposé devant les tribunaux, Habib Ahandessi un des étudiants exclus, et Marius Hounsi le chargé de mission du recteur. Une mesure qu’entendent braver certains responsables étudiants. Notons que des sanctions disciplinaires avaient été prononcées à l’encontre des 21 étudiants pour des mouvements d’incitation au boycott des compositions, l’instauration d’un climat de trouble en salles d’examens, de violence préméditée et d’incitation à la violence, au terrorisme et à agression caractérisée. Ils entendent désormais tenir leur conférence de presse à la Bourse du travail afin peut-être de bénéficier du soutien ou encore de la couverture des centrales syndicales.

Aziz BADAROU

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