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Société

La corruption et ses effets néfastes sur le développement : Des jeunes sensibilisés

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D’anciens boursiers  du programme Young Africain Leaders Initiative de l’ambassade des Etats Unis, dans le cadre du projet « i stand against corruption in Bénin » soutenu par l’Autorité nationale de lutte contre  la corruption et le département d’Etat Américain,  ont formé au cours d’un atelier tenu à la mairie de Porto-Novo, les agents des mairies, de la préfecture,  et des directions départementales de l’Ouémé sur le contenu de  la loi portant lutte contre la corruption au Bénin. A travers cette formation cette équipe d’anciens boursiers du programme Young Africain Leaders Initiative entend contribuer à leur manière à la lutte contre la corruption au Bénin. Il s’agira également  pour eux de faire en sorte que, par une meilleure compréhension de la législation en matière de corruption et une meilleure connaissance de ses effets néfastes sur le développement, les participants à cette formation soient amenés de leur propre gré  à devenir  des vecteurs de bonnes pratiques  et de bonne gouvernance  dans leurs secteurs d’activités respectifs.

Le projet « I  stand against corruption in Bénin » est une initiative  de trois anciens boursiers du programme  Young Africain Leaders Initiative de l’ambassade des Etats Unis d’Amérique au Bénin avec le soutien  financier  du département d’Etat américain.  Elle vise à induire un changement de mentalité qualitatif  au sein des communautés à travers l’éducation et la sensibilisation. En plus du volet formation, les causeries-débats sont aussi organisées pour rallier plus de jeunes gens à cette cause.

L’unité de gestion de ce projet sillonnera aussi plusieurs établissements secondaires publics à la rencontre des apprenants pour  les faire adhérer au débat, à comprendre qu’il y a une autre façon de gérer les choses  publiques, à se familiariser avec les valeurs d’éthique, d’honnêteté et de reddition de comptes avant d’entrer dans la vie active.

Kola Paqui

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Sommet pour le bien social 2017 : Pour un usage efficient des technologies pour l’atteinte des Odd

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L’édition 2017 du  Sommet bien social s’est tenue hier, lundi 18 septembre 2017. Sous la houlette du Coordonnateur résident du Système des Nations unies et  Représentant résident du Programme des Nations Unies (Pnud), Siaka Coulibaly, les débats ont tourné  autour des enjeux liés aux rôles des technologies dans l’atteinte des Objectifs du développement durable (Odd). Les travaux se sont déroulés à Azalai Hôtel de Cotonou.

Le Sommet pour le bien social vise à faciliter l'accès des innovateurs, des militants et des entrepreneurs du monde entier aux débats sur les enjeux mondiaux. Il réunit une communauté animée de citoyens mondiaux et de leaders de la pensée progressive autour d'un thème commun. Organisé chaque année en prélude à l’Assemblée générale des Nations Unies, le Sommet pour le bien social offre l’occasion d’élargir le dialogue sur les efforts pour atteindre les Objectifs de Développement à l’échelle mondiale. Fruit du partenariat entre le Pnud, Mashable, 92nd street Y et la Fondation des Nations Unies, le Sommet bien social a vu le jour en 2009 à New York dans le but de faciliter l’accès des innovateurs, des militants et des entrepreneurs du monde entier aux débats. Ainsi, une fois reliés par les médias sociaux et la technologie, la voix et les idées des citoyens engagés peuvent être un puissant moteur de changement.  Depuis 2009, l’initiative jouit d’un impact croissant et continue de se développer en vue d’unir les efforts des citoyens du monde entier pour libérer le potentiel des technologies, contribuant ainsi à un monde meilleur. Le thème retenu pour l’édition 2017 du Sommet organisé en partenariat avec l’association des jeunes bloggeurs du Bénin,  est intitulé : « l’Avenir en point de mire ». Et pour le Coordonnateur résident du Système des Nations unies et  Représentant résident du Pnud, ce thème invite à une exploration du potentiel de la technologie et des nouveaux médias pour le progrès humain et l’accélération de la réalisation des Odd d’ici à 2030. A l’en croire, la persistance de la pauvreté, la disparité entre les sexes constituent au Bénin comme partout dans le monde des défis à relever. Et des expériences ont montré fait-il savoir, que les nouvelles technologies ont un rôle catalyseur du développement, car ils peuvent dynamiser et renforcer les trois piliers du développement durable que sont la croissance économique, l’intégration sociale et la protection de l’environnement. Ainsi tout en saluant l’engagement du Gouvernement béninois pour la réalisation des Odd, Siaka Coulibaly a exhorté les participants à faire du Sommet une plate-forme d’échange d’idées et de création de partenariats, en vue de la réalisation des Objectifs de développement durable (Odd) à l’horizon 2030.

Deux communications ont marqué le sommet et portent sur le point des actions en cours et défis à relever pour la mise en œuvre des Odd et comment utiliser de façon efficient les réseau sociaux et la technologie pour accélérer la mise en œuvre des Odd, présentées respectivement par le Directeur chargé du suivi et de l’évaluation  des Odd, Eric Dagbénonbakin et le Directeur du campus numérique francophone Stéphono Amékoudi. Ce fut également l’occasion  d’échanges où les participants à travers des travaux en atelier ont formulé des recommandations, en vue de l’usage efficient des technologies pour l’atteinte des Odd. A la fin des travaux le président de l’Association des bloggeurs du Bénin, Glory Hossou et l’économiste principale du Pnud, Ginette Camara, ont exhorté les jeunes participants à la mobilisation et à l’action pour une réalisation effective des Odd.

Thomas AZANMASSO

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Développement de la Donga : Faiseurs d’opinions et auditeurs grogneurs en association

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L'Association de développement des auditeurs grogneurs et faiseurs d'opinion de la Donga formalise sa situation. C'est à la faveur de son assemblée générale élective organisée ce dimanche 17 Septembre 2017. Une décision prise après plusieurs années de navigation à vue et grâce au Directeur général du groupe de presse Fraternité le Docteur Malick Seibou Gomina natif de Djougou et véritable acteur de développement de sa localité. Cadre choisi pour cette assise, le centre des jeunes et loisirs de Djougou. Au cours de la séance, les statuts et règlement intérieur de l'Association ont été lus, amendés et adoptés. Après un bureau de neuf membres a été élu par consensus pour un mandat de 2 ans renouvelable une fois. Il a pour Président El Hadj Souradjou Mountarou alias « le bienfaiteur ». Le désormais premier responsable des grogneurs et faiseurs d'opinion de la Donga s'est dit très heureux du choix placé en sa personne par ses pairs et  s'engage à résolument travailler dans l'intérêt des populations du département. Le Docteur Malick Gomina, parrain de l'association a également été remercié de vive voix par tous les membres du groupe pour son sens élevé de générosité. Ces acteurs de la veille citoyenne sur tous les plans ont été félicités par Sarè Sayo et Alassane Garba respectivement Directeur de la Radio Solidarité Fm Djougou et Président de l' Association sœur du département de L' Alibori pour leur initiative, celle de s'unir pour mieux agir et pour mieux se faire entendre des autorités afin que les différentes préoccupations des populations de Djougou en particulier et de la Donga en général soient satisfaites pour un développement harmonieux et équilibré. À noter que les membres de ce bureau ont promis tout mettre en œuvre pour que l'Associations soit enregistrée au ministère de l'intérieur et de la sécurité publique.

M.M.

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Distinction d’un jeune entrepreneur béninois : Régis Ezin, figure de proue d'une nouvelle race d'entrepreneurs

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Sans tambour ni trompette, Régis Ezin est en train d’écrire une page de son histoire dans l’arène de l’entreprenariat. Avec discrétion, il est en voie de révolutionner l’univers agroalimentaire à travers sa marque «Dayélian » et ses produits surtout le Kluiklui d’Agonlin. Fort de ses efforts, ses compétences et mérites sont reconnus à l’international, grâce à des distinctions à lui décernées à travers le monde.

Régis Albéric Yélian Ezin, Serial entrepreneur, afro optimiste, expert en marketing et développement commercial, fondateur et directeur général d’Iridium Sarl et du Cabinet Seven Com & CO est en train de bouger l’univers agroalimentaire à travers son originalité. En effet, Dayélian est une marque de produits agroalimentaires identitaires qui fait des ponts entre tradition et modernité en partant de recettes traditionnelles qu’il modernise. Adulé pour la qualité de ses produits, le jeune promoteur ne cesse de faire honneur au Bénin et ne se lasse de recevoir des récompenses. D’ailleurs, pour ses loyaux services à l’Afrique à travers ses produits, il a reçu le prix de l’entrepreneuriat décerné par le Haut conseil des Béninois de l’extérieur (Hcbe) à Paris en France le 28 juillet 2017 et le prix Jeunesse Francophonie 3535 décerné par l’Association 3535 à Abidjan (en Côte-d’Ivoire) le 16 Septembre 2017. Plus loin, Régis Ezin a séjourné à Oklahoma State University aux Usa où il a suivi le programme intense de formation Young Africa Leaders Initiative (Yali) dans son domaine ‘’Business et entrepreneuriat’’. Un programme qui a réuni 1000 Africains sélectionnés parmi plus de 65000 candidatures, dont  une majorité d'anglophones. Au terme de six semaines de travail (juin-août 2017), le jeune béninois a occupé la 1ère place au Business Competition à l’Oklahoma State University. Ces différents prix et récompenses viennent donner un satisfecit au travail abattu par Régis Ezin à travers sa marque Dayélian. Régis Ezin, qui entend révolutionner le monde agroalimentaire, mérite d’être accompagné par le peuple béninois à divers niveaux pour vendre davantage la destination Bénin.

A.F.S.

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Atelier de réflexion sur les pensions de vieillesse au Bénin : L’Unstb préoccupée par le sort des retraités

UNSTB

L’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb),  du Secrétaire général Emmanuel Zounon, a tenu hier lundi 18 septembre 2017, un atelier de réflexion sur les pensions de vieillesse au Bénin. La rencontre qui a connu la présence effective des retraités du syndicat national des retraités du Bénin et de la Conseillère internationale, Chef de bureau Lo/ftf pour l’Afrique de l’ouest, Liliane Napée, s’est tenue à la bourse du travail de Cotonou.

Sous le thème « les pensions de vieillesse en République du Bénin : enjeux et défis », l’atelier était l’occasion pour les participants, de mener la réflexion sur les défis liés à la mise en place des pensions de retraite au Bénin. En effet au Bénin, les pensions de vieillesse existent, mais sont très limitées parce que octroyées seulement à des retraités de l’administration publique à travers le Fonds national des retraités du Bénin et du secteur privé formel, à travers la Caisse nationale de sécurité sociale. Une grande partie des personnes âgées est donc laissée pour compte. Ainsi, à la limitation de la couverture des régimes des pensions, il faut ajouter la limitation des revenus des pensions et des services procurés aux pensionnés. C’est dans cette perspective que l’Unstb a initié début 2016, une enquête dont les résultats ont mis en évidence le bas niveau des pensions de vieillesse et les problèmes de santé des retraités. Il en ressort que 16% des enquêtés gagnent au Bénin une pension qui se situe entre 0 et 40 000Fcfa par mois, équivalent au Smig en vigueur au Bénin depuis 2014. 30% des retraités sont à un niveau de pensions qui ne leur permet pas de mener une vie décente. Ainsi, selon les propos pour le Secrétaire général du Syndicat national des retraités du Bénin (Snrb), Antoine Sossou, il est nécessaire de mener des réflexions basées  sur des études spécifiques à la question des pensions au Bénin pour relever les défis. À l’en croire, les retraités doivent s’organiser pour contribuer à relever les différents défis concernant non seulement  les retraités, mais aussi l’ensemble des personnes âgées dans le dénuement. Et pour le Secrétaire général de l’Unstb Emmanuel Zounon, les organisations syndicales doivent s’organiser dans ce combat pour une vie décente des retraités et des personnes âgées en général, grâce à des pensions de vieillesse soutenues. Le thème de la rencontre est d’une importance capitale en ce sen qu’il suscite la réflexion aussi bien au niveau des jeunes, qu’au niveau des ainés, mais également au niveau des municipalités et des gouvernants, a fait savoir la Conseillère internationale, Chef de bureau Lo/ftf pour l’Afrique de l’ouest Liliane Napée. D’où l’intérêt de la rencontre pour son organisation. Elle souhaite donc que la rencontre puisse permettre de nourrir les réflexions devant permettre de définir les stratégies pour relever les défis liés à la mise en place de la pension de vieillesse.

Lo/Ftf est un conseil syndical danois, pour la coopération internationale au développement. Il est né de l’Union des centrales syndicales danoise : Lo et Ftf. Leur objectif et d’aider les centrales syndicales sœurs des pays en développement. Lo/Ftf opère en Asie en Amérique Latine et en Afrique.
 
T.A.

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Année scolaire 2017-2018 : Une rentrée des classes sur fond de cafouillage

education

Preuve  que le gouvernement n’était pas prêt

Hier, lundi 18 septembre 2017, l’école béninoise a officiellement ouvert ses portes. Mais comme on pouvait s’y attendre, dans bon nombre d’établissements,  la reprise des classes ne rime pas avecla reprise effective des cours. Beaucoup de ratés et dysfonctionnements ont été observés sur l’ensemble du territoire national, confortant ainsi votre quotidien Matin Libre qui avait vu juste en affirmant en son temps que le gouvernement n’était pas prêt.

Ecoles sous l’eau dans plusieurs communes du Bénin où la crue dicte sa loi, toitures délabrées par endroits, des mobiliers qui ne tiennent plus, manque criard de modules de classes, la rentrée a été effectuée mort dans l’âme, sans aucune gaité de cœur par certains enseignants et écoliers.  Ailleurs, ce sont les inscriptions qui continuent, suivies du nettoyage des salles de classes. A Ouaké dans le département de la Donga, les enseignants des écoles primaires publiques ont carrément boycotté la rentrée, protestant ainsi contre le non payement de leurs primes de rentrée. « Pas de prime, pas de reprise », ont-ils scandé lors d’un sit-in à la circonscription scolaire. Dans les lycées et collèges de Parakou, les enseignants vacataires devront attendre le 02 octobre pour effectuer leur rentrée selon une note du ministère des enseignements secondaires. C’est la conséquence directe de la remise en cause par le gouvernement du mode de recrutement de ses enseignants vacataires. Plusieurs  établissements se sont donc retrouvés, au 1er jour de la rentrée sans cette catégorie d’enseignants qui sont pourtant d’un apport considérable. La raison évoquée est que le gouvernement a besoin encore de deux semaines pour finir avec les mutations de même que les derniers recrutements et réglages.

Alors qu’on avait affirmé à grand renfort médiatique que tout était fin prêt pour une rentrée effective le 18 septembre, on se rend compte, sur le terrain, que c’est loin d’être le cas. Contrairement aux déclarations des ministres Lucien Kokou et Salimane Karimou, des questions de prime de rentrée sont à la base du boycott dans la Donga. Comment comprendre que dans le même enseignement public, certains soient mieux traités que d’autres. Cette politique d’une école à double vitesse n’est pas sans conséquence sur les résultats de fin d’année qui offrent la part belle à l’enseignement privé. Si le gouvernement même se voit contraint de prendre deux semaines pour finaliser les mutations, on peut se demander ce qui pressait si tant pour démarrer coûte que coûte la rentrée le 18 septembre alors qu’on pouvait prendre le temps de bien régler tout ce qui devrait l’être pour une rentrée qui rime avec le démarrage effectif des cours sur l’ensemble du territoire national. Mais le gouvernement voulait avoir sa rentrée pour le 18 septembre contre vents et marée. Peu importe si les conditions étaient réunies, l’essentiel est donner l’illusion de rompre avec les anciennes pratiques. Ce qui, malheureusement, n’est pas gage d’une année scolaire apaisée.

B.H.

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Rentrée académique 2017-2018 : « De gros problèmes subsistent toujours », selon le Front

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(Grève de 72h déjà dans les écoles et collèges de Ouaké dès ce mardi)
L’école béninoise a rouvert ses portes depuis hier, lundi, 18 septembre 2017 au titre de l’année académique 2017-2018. Cependant, malgré les énormes efforts consentis par le gouvernement pour donner suite aux revendications des enseignants et s’assurer de la tenue de la reprise des cours, de gros problèmes subsistent toujours, selon le Front d’action des syndicats de l’éducation. Pendant ce temps, les enseignants de la commune de Ouaké refusent de reprendre sans avoir perçu leurs primes.

Les responsables syndicaux du Front d’action des syndicats de l’éducation estiment que les revendications demeurent, bien qu’ils reconnaissent que l’Etat a joué sa partition en prenant des mesures préparatoires d’ordre administratif, matériel et financier.  « Tout en appréciant à sa juste valeur les efforts consentis par le Gouvernement à l’orée de la nouvelle rentrée scolaire, le Front déplore le mode de versement des primes à compte-gouttes qui, pour un premier essai, aurait dû se faire de manière uniforme et d’un seul tenant dans toutes les structures financières domiciliaires des comptes des enseignants. Le ciel de la rentrée est encore bien chargé de quelques gros nuages qu’un dialogue franc et fécond pourrait cependant aider à dissiper » lit-on dans leur déclaration de presse. Appréciant le niveau de satisfaction de leurs revendications, le Front affirme qu’ « il est aisé de constater que de gros problèmes subsistent toujours et se résument en deux grands volets : la motivation des enseignants et la sécurisation de la carrière pour une amélioration constante des résultats scolaires ». Ces acteurs du secteur éducatif invitent, par ailleurs, le gouvernement à procéder à la signature des huit (08) projets d’arrêtés d’application des décrets n° 592 et 593 du 21 novembre 2015 portant Statuts particuliers des personnels enseignants du second et du premier degré respectivement, proposés au Gouvernement ; mettre sur pied la Commission interministérielle paritaire à l’effet d’évaluer l’incidence financière de chaque mesure et de proposer un échelonnement à court, moyen et long termes ; payer à tous les braves éducatrices et éducateurs de l’enseignement maternel les arriérés salariaux dus, signer leurs contrats et procéder à leur reversement définitif dans leur corps créé par les Statuts Particuliers ; appliquer les dispositions de l’article 4 de l’Arrêté n°122 du 29 août 2008 en vue d’augmenter le taux horaire de vacation de 1500 F à 2500 F en attendant la révision dudit arrêté, puis verser aux vacataires le premier salaire de l’année scolaire à la fin du mois de septembre ; faire paraître à temps les actes d’avancement et de promotion et faciliter leur jouissance effective au niveau du Ministère de l’Economie et des Finances (changement de salaire, rappels, etc.) ; achever enfin le processus de reversement entamé depuis 2008 dans tous ses contours ; régler définitivement la question de la reconnaissance des diplômes professionnels et académiques en suspens obtenus avant et après le 1er janvier 2008 à travers l’organisation de tests internes envisagés pour 2018. Des mots d’ordres sont prévus au cas où le dialogue sera bloqué, selon le Front.

Pas de rentrée à Ouaké : la grève déjà !

Les enseignants de la commune de Ouaké n’entendent pas reprendre le chemin des classes sans avoir perçu leurs primes. Si dans la majorité des communes du Bénin, la rentrée scolaire 2026-2017 a démarré ce  lundi 18 septembre 2017 sans couacs, il n’en a vraiment pas été le cas à Ouakè. Après les cérémonies d’usages, les enseignants de ladite localité ont plutôt abandonné les élèves dans les salles de classe pour tenir une assemblée générale dans l’enceinte de la Circonscription scolaire. A l’issue de leur rencontre, ils ont décidé de déclencher dès ce mardi 19 septembre 2017, une grève de 72 heures renouvelables.

Et pour cause, les enseignants de Ouaké disent avoir été victimes d’une injustice dans le paiement des primes de la rentrée. Alors que leurs collègues des autres communes ont perçus régulièrement et à bonne date leurs primes, ceux-ci disent n’avoir perçu aucun kopeck. Ils exigent donc du gouvernement le paiement sans délais de leur prime de rentrée. Sans quoi, ils menacent de débrayer les salles de classes trois jours par semaine jusqu’à satisfaction totale de leur revendication.« Nous enseignants et enseignantes des écoles primaires et publiques  de Ouaké donnons un délai de 72 heures à compter du mardi 19 au jeudi 21 septembre 2017 au gouvernement  pour corriger cette injustice » a déclaré au micro de Soleil Fm, Akim Ahouandé, responsable syndical et porte-parole des manifestants. Il informe d’ailleurs l’opinion publique que la rentrée ne sera effective dans la commune que lorsque les primes seront payées.

Aziz BADAROU

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Ministère de l’Agriculture : A quand les arriérés salariaux aux 54 licenciés de l’Abssa ?

revendication

« En effet, l’existence de quatorze (14) mois d’arriérés de salaires et accessoires dus au personnel constitue un motif objectif et sérieux caractéristique de difficultés économiques susceptibles de justifier la résiliation des contrats de travail des intéressés, sous réserve cependant des dispositions  nécessaires à faire prendre en vue de la liquidation de l’intégralité de leurs droits réglementaires assortis de mesures sociales d’accompagnement afin de compenser tant soit peu les sacrifices consentis par ces derniers durant les quatorze (14) mois de suspension de leurs salaires ». Ce pan de la lettre de la Directrice générale du Travail, le 29 novembre 2016, en réponse à la lettre du Directeur général de  l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa) du 10 octobre 2016 pour projet de licenciement pour motif économique est on ne peut plus clair. Malheureusement, il semble qu’en dépit de la ligne tracée rien ne bouge. Et, les 54 agents concernés par les arriérés de salaires et accessoires ne savent plus à quel saint se vouer. En effet, à part le paiement des  indemnités de licenciement  payées à 38 travailleurs non agents de l’Etat, indemnités  évaluées à un peu plus de 67.500000FCfa, le personnel de l’Abssa, main à la tempe, est dans une attente visiblement interminable, pour entrer en  possession de ses dus en  termes d’arriérés salariaux. Or, dans une correspondance en date du 10 aout 2017, le Dg de l’Abssa demandait simplement une autorisation du ministre de tutelle afin que tout ceci soit épongé. Surtout que le Dg Abssa rassurait de ce que sa structure a pu mobiliser la totalité de sa subvention, soit 600 millions FCfa pour le paiement bien échelonné des dus. Malgré une  correspondance de relance, le 1er septembre dernier, à l’autorité de tutelle pour qu’elle autorise le paiement du reste des arriérés de salaire et carburant au personnel,  c’est toujours le statu quo. Qui a intérêt alors à bloquer le dossier ? Est-ce le Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (Maep) Delphin Koudandé ? Si oui, attend-il que les agents concernés montent d’abord au créneau et commencent à scander le nom du chef de l’Etat ? Ventre affamé n’a point d’oreille dit-on. Il se fait qu’avec cette situation, des cas de maladies et autres complications graves sont en train d’être enregistrés dans les rangs. Chez d’autres, pères et mères de famille, c’est simplement un casse-tête en cette période de rentrée des classes.  Il urge que le ministre Koudandé sauve les meubles afin de prévenir le pire. Et la solution la plus simple et efficace, c’est d’ordonner par une note le décaissement des fonds mobilisés à cet effet. A défaut, le président Patrice Talon sera obligé d’être l’ultime recours de ces agents.

M.M.

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Développement du département de la Donga : Leitmotiv de l’association ‘’Djougou d’abord’’

Djarra-Soumanou

Réfléchir sur des questions liées à la jeunesse et sur le rôle qu'elle entend jouer dans le processus de développement de la région de la Donga. Tel est l’objectif visé par la tenue, le 15 Septembre 2017, dans la commune de Djougou,  du forum de la jeunesse de la Donga organisé par l’association ‘’Djougou d’abord’’.Cette rencontre a réuniles forces vives des quatre communes de la Donga, Bassila, Ouaké, Copargo et Djougou.

Naguibou Alagbé, président du comité d’organisation, a indiqué l’importance de la rencontre  pour les ressortissants de la Dongaà cause des nombreux problèmes que vit la jeunesse de cette région du Bénin. Ces problèmes que ce sont, entre autre le manque d'initiatives privées, l'immigration clandestine, le sous-emploi, la déperdition scolaire, ont été soulevés par Djarra Moussa Soumanou, président du bureau exécutif de l’association‘’Djougou d’abord’’.

Pour lui, le forum de la jeunesse de Djougou se veut être l’antidote des maux qui minent la couche juvénile de la Donga.  

Albérique HOUNDJO
(Br/Borgou-Alibori)

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Secteur de la santé : Le droit de grève bientôt arraché aux travailleurs?

Louis-Vlavonou

Les professionnels de la santé pourraient perdre leur droit de grève sous le régime de la Rupture. Les propos du député Louis Vlavonou sur Soleil Fm ce week-end cachent bien un petit complot en gestation.

Le gouvernement du président Patrice Talon réserve peut-être une surprise pour les acteurs de la santé.  Les réformes conçues pour être exécutées dans le secteur de la santé pourraient en effet étonner plus d’un. Hier dimanche sur la radio Soleil Fm, le député de l’Union fait la Nation (Un), Louis Vlavonou a fait sur le sujet une annonce un peu surprenante. Invité de l’émission « Sans langue de bois », il a déclaré être « prêt à faire une proposition de loi pour supprimer le droit de grève» dans le secteur de la santé. A l’entendre cette proposition qui ne serait pas sans mesure d’accompagnement devrait permettre d’éviter plusieurs décès dans les hôpitaux. Pour ce député proche du Chef de l’Etat, au Bénin, les acteurs de la santé  ne respectent pas le Serment d'Hippocrate qu’ils ont prêté et juré d’observer. Selon le député Louis Vlavonou, la situation est inquiétante et il est dangereux de laisser le secteur continuellement fragilisé par les grèves perlées. L’élu de la 21ème circonscription électorale s’est dit engagé pour sauver des vies. Sa détermination montre une volonté farouche d’atteindre des résultats. Cette détermination pourrait est considérée comme une menace  pour les travailleurs du secteur de la santé ; une vraie menace puisqu’ils ont dû recourir ces dernières années à la grève, l’arme ultime, pour obtenir de grandes décisions liées à leurs conditions de vie et de travail. Les organisations syndicales  de ce secteur névralgique pourraient donc  commencer par se faire déjà du souci. Si un député, qui plus est, membre du bloc de la majorité parlementaire, se lance dans une telle provocation, il y a de quoi s’inquiéter. Louis Vlavonou qui a désormais l’oreille de Patrice Talon a bien semblé avoir livré quelques secrets aux auditeurs de Soleil Fm. L’idée serait bien une trouvaille du régime de la Rupture pour museler les organisations syndicales hostiles à certaines réformes prévues pour être réalisées dans le secteur de la santé. Le député a manifestement craché le morceau. Les travailleurs devraient donc prendre au sérieux ses propos afin d’éviter toute surprise désagréable. 

Mike MAHOUNA

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