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Société

Décision de la Cour suprême : Michel Acléhinto confirmé Maire d’Allada

Michel-Aclehinto

Il est bel et bien le Maire de la Commune d’Allada. Il n’y a plus de doute. La Cour suprême a confirmé hier, jeudi 19 avril 2018,  l’élection de Michel Acléhinto à la tête de la cité d’Adjahouto. La majorité communale qui soutient fermement le Maire est ainsi confortée dans son choix.

La Cour suprême a sifflé la fin de la récréation à la Mairie d’Allada. C’est désormais clair. Michel Acléhinto est depuis le 16 septembre 2016 le Maire d’Allada. La Haute juridiction a en effet répondu aux recours formulés contre son élection. Sans surprise, les juges de la Cour suprême ont balayé du revers de la main les prétentions du Maire déchu Mathias Djigla. Ils ont définitivement entériné la destitution de ce dernier et établi à travers la même décision la désignation de M. Michel Acléhinto comme l’édile de la cité d’Adjahouto.  Les commentaires et autres insinuations dont est alimentée jusque-là l’opinion publique étaient donc sans fondement. L’actuel Chef du Conseil communal d’Allada garde solidement son fauteuil. Par ailleurs, le groupe des 12 Conseillers, qui forme la majorité communale, est aussi conforté. La Cour suprême a ainsi donné le feu vert pour la multiplication des actions de développement. Elle approuve la légitimité de ce groupe qui reste un vrai soutien pour le Maire d’Allada. Michel Acléhinto a incontestablement une fois encore l’occasion de s’appuyer sur ces Conseillers  engagés pour le développement qui proposent, critiquent et travaillent. Il faut également souligner que la Cour suprême a reconnu l’expérience du Préfet de l’Atlantique Jean-Claude Codjia, l’autorité de tutelle. Son savoir-faire ne fait en réalité plus de doute. Allada a désormais les coudées franches pour s’engager résolument sur la voie du développement. En définitive, la décision de la Cour reste un appel à l’union des forces politiques pour tirer la Commune d’Allada vers le haut. Sur le terrain, en tout cas, la détermination du Maire à œuvrer sans relâche pour offrir de meilleures conditions de vie aux populations est intacte. Michel Acléhinto a en effet réitéré son engagement à construire des adductions d’eau villageoises, entretenir les pistes rurales  et construire des salles de classe ainsi que des centres de santé dans tous les arrondissements d’Allada. A l’entendre, seul le développement doit rester la priorité du Conseil communal d’Allada.

Mike MAHOUNA

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Meilleure qualité de l’éducation au Bénin : Un forum des consacrés se penche sur la question

forum-des-consacres

« Education nationale : apports des consacrés et perspectives d’avenir ». Tel est le thème central du forum des consacrés dans le secteur de l’éducation au Bénin qui a réuni pour ceux et celles qui interviennent dans l’enseignement catholique au Bénin sous la présidence du nonce apostolique près le Bénin et le Togo Mgr Brian Udaigwe. Ce forum est une initiative de la conférence des Supérieurs Majeurs du Bénin (CSMB) en lien avec les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique œuvrant dans l’éducation à travers l’enseignement au Bénin.  

Prévu pour se tenir du 18 au 21 Avril 2018, ce forum vise comme objectifs,  d’établir une vision commune sur les établissements scolaires des instituts et sociétés de vie apostolique enseignants dans notre contexte ecclésial et social ; d’approfondir la mission humanisante et évangélisatrice des établissements scolaires tenues par les consacrés ; de donner un cadre d’organisation associative à l’ensemble des établissements scolaires des instituts. Il sera procédé à l’adoption d’une déclaration du forum à la fin des travaux.  

Apports de la vie consacrée à l’éducation : approche historique, charismatique et statistique, quel profil d’homme et de femme voulons-nous former dans nos écoles pour la société béninoise ? ; les défis de l’éducation aujourd’hui. Telles sont les différentes communications au menu de ce forum. Lesdites communications seront présentées par des consacrés et non consacrés qui interviennent ou qui sont intervenus dans l’éducation au Bénin.  

Père Guillaume Amoussou Kambounon, président de la conférence des supérieurs majeurs du Bénin, dans son mot de bienvenue, s’est dit très heureux de la grande mobilisation des consacrés, acteurs de l’éducation autour du forum. Cela témoigne de l’importance de la contribution de cette couche dans l’éducation au Bénin à travers le charisme, car éduquer une personne est une affaire de charisme.

Le représentant du maire de Parakou, le directeur départemental de l’enseignement primaire et celui de l’enseignement secondaire, ont unanimement reconnu la contribution qualitative de l’église catholique dans l’éducation ou l’enseignement au Bénin depuis plusieurs décennies. C’est pourquoi, ils ont souhaité que des résolutions fortes soient adoptées à l’issue du forum pour renforcer et perpétuer cette contribution.

Le Nonce apostolique Brian Udaigwe procédant à l’ouverture officielle du forum, a témoigné sa gratitude aux consacrés pour l’effort continu qu’ils ne cessent de consentir dans l’éducation au Bénin. La contribution irréprochable de ces derniers n’a pas été occultée par le Nonce, pour qui, le forum doit servir de tremplin pour faire le point du parcours dans l’éducation au Bénin et surtout de projeter de nouvelles orientations pour le bonheur de l’éducation au Bénin.

Albérique HOUNDJO (Br/Borgou-Alibori)

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Centre St Camille de Lellis d’Abomey-Calavi : Claudine Prudencio fait don de vivres

Claudine-Prudencio

Cartons de pate alimentaire, sacs de riz, sacs de haricot, bidons d’huile, sac de gari, cartons de savon…Claudine Prudencio était ce mercredi 18 avril 2018 au chevet des pensionnaires du centre  centre St Camille de Lellis d’Abomey-Calavi. Les mains chargées de produits alimentaires et de premières nécessités, la présidente de la Commission en charge des Affaires sociales de l’Assemblée Nationale a offert un instant de bonheur aux personnes en situation de défiance mentale. Qui, à cause de leur situation sanitaire, sont «oubliées », voire «exclues» de la société. L’acte posé par l’élue de la sixième circonscription électorale, est la manifestation de sa « solidarité », son « affection » et sa « tendresse » à l’endroit, non seulement des pensionnaires, mais aussi des responsable de l’Association St Camille de Lellis, qui «essaient de pallier au quotidien, avec abnégation, courage et détermination » aux «drames» des personnes en situation de défiance mentale. «Ainsi que vous le savez sans doute, je suis au Parlement la Présidente de la Commission en charge des Affaires sociales », a rappelé l’honorable Claudine Prudencio. «Cette position m’a déjà fait prendre des initiatives, rencontrer des gens de différentes conditions, mais jamais auparavant je n’avais éprouvé d’aussi près les difficultés qui pouvaient être celles de s’occuper des pensionnaires d’une structure comme celle qui nous accueille aujourd’hui », a-t-elle fait savoir. Avant de «féliciter», et «remercier  ceux qui ont décidé un jour de remédier aux carences de l’Etat, en prenant la décision d’apporter leur assistance inconditionnelle aux personnes malades qui sont ici soignées.»

«Prompte guérison et une réinsertion facile»

L’honorable Prudencio reste persuadé que «la difficulté la plus pesante résulte non de l’état des malades », mais «de l’abandon dont ces derniers sont souvent l’objet de la part de leurs familles et de leurs amis quand survient la maladie mentale.» «Affectée dans mon moral, ébranlée par cette situation, je viens donc, en attendant un autre apport venant de la Fondation Espace Afrique dont je dirige la branche Béninoise, le CIEVRA, vous apporter en mon nom propre, ce don », a-t-elle annoncé d’une voix émouvante.  Aux patients et pensionnaires du centre, elle a souhaité, «une prompte guérison et une réinsertion facile» dans leurs familles. «Je souhaite à chacun une reconstruction personnelle accomplie, a-t-elle poursuivi. Je souhaite à tous un retour gagnant dans cette société dont les insuffisances sont largement responsables de votre présence ici. Que Dieu vous accorde la grâce de la guérison.» Les mots de la député de la 6ème circonscription électorale à l’endroit des responsables du St Camille de Lellis sont ceux de remerciement et d’encouragement. «Chers responsables de l’Association St Camille de Lellis, nulle récompense, nul mot, ne sauraient suffire à vous remercier de l’action magnifique que vous accomplissez ici, témoigne-t-elle. Recevez simplement par ce geste, ma modeste contribution à l’effort qui est le vôtre au quotidien.»

Touché par le geste et la démarche de l’honorable Claudine Prudencio, Grégoire Ahongbonon, fondateur de l’Association St Camille de Lellis l’a remercié. Il lui a demandé d’être l’ambassadrice du centre  auprès du Parlement béninois.

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Lancement du Programme 2018 de la JCI Bénin : La GAB remet un chèque de 2.000.000 FCFA

GAB

C’est à travers une cérémonie fort-simple que la Générale des Assurances du Bénin a marqué son appui au programme 2018 de la Jeune Chambre Internationale (JCI BENIN). C’était le vendredi 6 avril dernier à Bluezone Zongo – Cotonou. Au menu, Il s’agit des programmes toyp, de la décennie de lutte nationale contre le paludisme, et surtout des projets régionaux de sécurité routière. Occasion pour le Directeur Général de la GAB, Christian Affagnon, de procéder à une remise officielle d’un chèque d’une valeur de 2.000.000 (deux millions)FCFA.

Au cours de la soirée, le directeur général de la Générale des Assurances du Bénin, Christian Affagnon, après les civilités, explique les raisons pour lesquelles,  la GAB soutient « les projets régionaux de sécurité routière ». Selon ses propos,  « il s’agit de la question de la réduction du taux d’accidents de la circulation de la route dont les victimes sont très souvent des assurés ou bénéficiaires de contrats d’assurance. « Il y a aussi une opportunité que nous saisissons pour affirmer encore une fois notre dynamique d’entreprise citoyenne en associant notre image à un projet de sécurité publique », a-t-il laissé entendre. Il faut noter également que dans un passé récent, la présence de la Générale des assurances du Bénin aux côtés de l’Agence Nationale de Protection Civile (ANPC), lors de la réunion Africaine des responsables de la protection civile avait été fortement appréciée. Par ailleurs, le programme toyp est un programme d’envergure mondiale. Non seulement il récompense chaque année 10 jeunes gens âgés de 18 ans à 40 ans dans chaque pays membre, mais il fait aussi la reconnaissance de 10 jeunes remarquables qui personnifient les plus hautes qualités dans divers niveaux. Enfin, les lauréats du programme sont ceux ou celles qui se sont particulièrement illustrés dans leurs domaines d’activités dont les actions ont positivement impactés les communautés.

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Partenariat Parakou-Orléans : Vingt-neuf forages réhabilités pour plus d’accès à l’eau potable

forage

Le partenariat entre la ville de Parakou et celle d’Orléans se porte au mieux de sa forme. En témoigne, la réalisation des activités prévues dans les différentes conventions. L’accès à l’eau potable des populations occupe une place de choix. C’est ce qui justifie la réhabilitation de plusieurs forages dans la ville. C’est le quartier Titirou dans le premier arrondissement qui a bénéficié du dernier forage réhabilité dans le cadre du projet.

Au total 29 forages répartis dans les trois arrondissements de la commune de Parakou, ont été réhabilités. Il s’agit des localités telles que, Tourou dispensaire (nima) ; Beyerou ; Tourou 1 (palais royal) ; Ganderou ; Thian mosquée ; Banikannidouwérouwlolou ; Tourousouroutankarou 2 ; Touroumonon ferme ; Sawararou ; Bapkerou ; Nima ; Bakounourou ; Gouninmondouro ; Toboukparou ; Korobororou ; Korobororou (tinkobourou) ; Titirou ; Amanwignon 1 ; Amanwignon 2 ; Dokparou ; Alerougah 1 ; Nikki-kperou ; Ganou ; Yapo-kparou 2 ; Kpassagambou 2 ; Donwori 2 (sirikoki) ; Donwori 1 ; Kpassagambou 1 et Kpassagambou

L’objectif est de faciliter l’accès à l’eau potable, car l’eau c’est la vie. Démarré depuis le mois de Février 2018, le projet de réhabilitation des forages gâtés ou en panne de la ville de Parakou a connu son épilogue avec la réhabilitation du forage situé au quartier Titirou.

D’un coût de réalisation globale de plus 11 millions de francs Cfa, soit dix millions pour les pièces de rechange et 1,5 million pour les ressources humaines,ces différentes réhabilitations ont été effectuées dans le cadre du projet de réhabilitation des forages initié par le partenariat Parakou-Orléans.Tout ceci s’inscrit dans le cadre de la mise en application de la NORME ISO 24 510.

Les populations de la commune de Parakou, surtout celles installées dans la périphérie de la ville ne vont plus trop se décarcasser pour avoir accès au liquide vital avec ces différentes réalisations selon Marie-Lorraine Gilbert, la représentante de la ville d’Orléans à Parakou. Elle a rassuré de l’existence d’un stock communal des pièces de rechanges pour d’éventuelles réparations des forages par la commune.

Abdou Fadel Sabicouscous, chef division eau et assainissement du 2ème arrondissement, a salué l’initiative de la ville d’Orléans. Il a exhorté les populations à faire un bon usage des forages afin d’assurer leur pérennité et permettre à un plus grand nombre de personnes d’en bénéficier. A l’endroit des délégataires, il leur a demandé de payer à bonne date leur redevance pour toujours mériter la confiance de la municipalité de Parakou.

Albérique HOUNDJO
(BrBorgou-Alibori)

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Suspension du mouvement de grève par certaines centrales : Les enseignants lâchent la Cgtb, la Csa-Bénin et consorts

syndicats

Les enseignants en mouvement de grève depuis le 16 janvier 2018 ne démordent pas face à l’indifférence du gouvernement. Les mots d’ordre de suspension du mouvement lancés par certaines centrales syndicales, n’émoussent guère leurs ardeurs. Ils sont déterminés à poursuivre le mouvement jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. Ainsi, les différentes Assemblées générales tenues à la base dans les différents états-majors n’ont débouché que sur la réaffirmation de la détermination des travailleurs à briser toutes les intimidations pour obtenir gain de cause.

Des enseignants déterminés

Au cours de leur Assemblée générale tenue, lundi 16 avril 2018, les enseignants du Borgou ont mis en garde le Front d'actions de l'éducation contre toute suspension de la grève sans consultation de la base. L’Assemblée générale exige la réorganisation du monde syndical pour plus de crédibilité. De son côté, le Collectif des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire de la commune de de Péchunco, a, au cours de son Assemblée générale tenue à l’Ecole urbaine centre de la commune, désavoué  les Secrétaires généraux signataires de la motion de suspension et n’entend pas abandonner le combat. Ils fustigent et condamnent avec la dernière rigueur d’une part la décision  de levée des mouvements de grève prise par la Csa-Bénin, la Cgtb et la Csub, et soutiennent d’autre part, la Cstb, la Cosi-Bénin et le Front d'action de l'éducation pour leur détermination et leur engagement à poursuivre le mouvement de grève et ce, malgré « les menaces, les intimidations et l’appât de gain facile ». Ils optent par ailleurs pour la poursuite sans faille du mouvement de grève jusqu’à la satisfaction totale des revendications. Pour leur part, réunis hier Mardi  17 Avril 2018 au Ceg1 d'Abomey-Calavi, sous la coupole  des Secrétaires généraux Nagnini Kassa Mampo de la Cstb et Noël Chadaré de la Cosi-Bénin,   les enseignants de la commune d’Abomey-Calavi  ont dénoncé l'indifférence du pouvoir, doublée de provocations de tout genre, face aux revendications des travailleurs. Les participants ont eux-aussi réaffirmé leur détermination à poursuivre la grève jusqu'à satisfaction de leurs revendications contenues dans les différentes motions de grève. Un comité de coordination de la commune de Calavi a été mis sur pied à cet effet, pour un suivi rigoureux  du mouvement de grève à la base, afin que la satisfaction des revendications soit effective. Par ailleurs, de passage sur l'émission 5/7 matins de l'Ortb ce même lundi, l'un des porte-paroles du Front d'actions de l'éducation Eric Péthos avait fait savoir la volonté des enseignants à en finir avec la crise par de grandes concessions à l'endroit du gouvernement. Il n’a pas manqué de rappeler les revendications des enseignants dont la satisfaction constitue un préalable pour la reprise, notamment : le rétablissement avant le 26 avril 2018 des avances sur solde aux éducateurs, éducatrices, et instituteurs reversés n'ayant pas les contrats de travail en attendant la résolution définitive de leur situation, le payement  des premiers salaires aux instituteurs reversés ayant reçu leurs contrats en novembre 2016 après 10 ans de galère et qui sont sans salaire ni avance sur solde depuis deux ans, le traitement en procédure d'urgence des avancements et reclassements de tous les enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire assorti de leur maintien automatique, le payement à tous les enseignants dès le mois d'avril 2018 de tous les rappels gelés au ministère des Finances, le payement des défalcations opérées en février 2018 sur une durée bien définie par un décret présidentiel et l’amélioration des conditions de vie et de travail des vacataires.
 
Thomas AZANMASSO

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Ouaké : Le maire Titchalé Alassane menacé de destitution

Titchale-Alassane

A travers une motion de destitution déposée vendredi dernier et reçue ce lundi au secrétariat de la mairie de Ouaké, huit (08) conseillers sur les quinze que compte la commune, ont sommé le maire Titchalé Alassane Alimiyahou, libéré vendredi dernier de la prison civile de Natitingou, de convoquer une session extraordinaire pour un vote de défiance à son encontre, a appris ce lundi l’ABP de sources concordantes.

Conformément aux dispositions de l’article 53 de la loi 97-029 du 15 janvier 1999, ces conseillers signataires de la motion ont décidé de retirer leur confiance à M. Titchalé.

Selon la correspondance, il est reproché entre autres au maire Titchalé A. Alimiyahou, la gestion discriminatoire sur fond de favoritisme, le refus d’exécuter certaines décisions du conseil communal, les relations conflictuelles avec la plupart des conseillers communaux.

Les conseillers signataires reprochent également à leur maire, son absence prolongée entravant le bon fonctionnement des activités et son mépris affiché à l’égard des chefs de villages et de quartiers de ville ainsi qu’à l’endroit des chefs des services déconcentrés de l’Etat en activité dans la commune.

Rappelons que cette motion de défiance intervient aux lendemains de la libération de prison du maire intervenue vendredi dernier.

abp.info

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Rapport 2017 sur les Condamnations à mort et exécutions : Amnesty international Bénin fait le point et note des avancées

Amnesty-International

Amnesty international Bénin (Aib) a procédé, jeudi 12 avril 2018, à son siège à Gbèdjromédé (Cotonou), au lancement de l’agenda du rapport mondial 2017 sur la peine de mort. Occasion pour Fidèle Kikan, Directeur exécutif de Aib, de faire remarquer des avancées dans le processus.

993 exécutions ont été enregistrées dans 23 pays en 2017. Soit 4% de moins qu’en 2016 (1032 exécutions) et 39% de moins qu’en 2015 avec 1634 exécutions (le chiffre le plus élevé des exécutions enregistrées par Amnesty international depuis 1989). Pour les condamnations à mort, selon le rapport, Amnesty international a enregistré 2591 cas dans 53 pays en 2017 contre 3117 en 2016. Pendant ce temps, la Guinée et la Mongolie ont aboli en 2017 la peine de mort dans leur législation pour tous les crimes. Quant au Guatemala, il est devenu abolitionniste uniquement pour les crimes de droit commun alors que la Gambie, le Burkina Faso, le Kenya, et le Tchad ont grandement progressé sur la voie de l’abolition de la peine de mort. De plus, l’Afrique subsaharienne a connu une baisse par rapport au nombre de condamnations à mort passant ainsi de 1086 en 2016 à 878 en 2017. «Les nouveautés de ce rapport est que l’Afrique subsaharienne a fait un bond qualitatif car nous sommes à 20 Etats qui ont définitivement aboli la peine de mort », s'est réjoui Fidèle Kikan, Directeur exécutif de Aib. A l’en croire, l’année 2017 a été celle de l’humanisation parce que, plus d’Etats se sont engagés soit en droit soit en pratique contre la peine de mort. «142 Etats sont contre la peine de mort (…) Il y a eu moins d’exécutions», a précisé Fidèle Kikan. Toutefois, a-t-il souligné, il reste quelques zones d’inquiétudes notamment par rapport aux pays de l’Asie Pacifique, du Moyen Orient, et de l'Afrique du Nord. Rappelons que la plupart des exécutions ont eu lieu en Chine, en Iran, en Arabie Saoudite, en Irak, et au Pakistan. La Chine se taille la part du lion avec le plus grand nombre de prisonniers. Toutefois, des pays comme Bahreïn, les Emirats arabes unis, la Jordanie, et le Koweït ont repris les exécutions en 2017 contrairement au Botswana, à l’Indonésie, au Nigéria, au Soudan, et au Taïwan malgré l’application de la peine de mort dans ces pays en 2016. «Tant qu’un seul individu va rester menacé dans son droit à la vie car l’Etat a cessé de le protéger, nous avons toujours du pain sur la planche mais l’espoir est permis car 142 pays, ce n’était pas donné il y a quelques années », a conclu Fidèle Kikan.

A.F.S.

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Présidence de Social Watch Bénin : Blanche Sonon prend officiellement les commandes

Blanche-Sonon-Social-Watch

(Un hommage mérité à Gustave Assah)
Elue présidente de Social Watch Bénin par la grande majorité, à la faveur de l’Assemblée générale élective du 24 mars 2018, Blanche Sonon a pris officiellement les commandes de ce réseau d’organisations de la société civile. C’était jeudi 12 avril dernier à l’Infosec à Cotonou.

A cette cérémonie de passation de charges qui a connu la présence de représentants d’organisations non gouvernementales sœurs, des nouveaux membres du Conseil d’administration de Social Watch Bénin, de parents et amis, que d’hommages rendus au président sorti, Gustave Assah, au terme de ses deux mandats de trois ans. En effet, selon les témoignages du secrétaire exécutif, Dieudonné Houinsou et de certains collaborateurs, si Huguette Akplogan Dossa, première présidente a semé la graine de Social Watch Bénin en contribuant à sa visibilité, son successeur Gustave Assah, a quant à lui porté haut l’image du réseau. Grâce à son courage, son abnégation, sa rigueur dans la gouvernance, Social Watch Bénin est aujourd’hui un réseau fort, bien structuré, financièrement en bonne santé avec une équipe dynamique de mobilisation de ressources. Aussi, le réseau a-t-il pu voir son Accord-cadre signé récemment avec le gouvernement. Très honoré, le désormais ancien président de Social Watch Bénin a exprimé sa reconnaissance à tous ceux qui lui ont été d’un grand appui dans cette mission de contrôle citoyen de l’action publique. Gustave Assah ne doute pas des qualités de la présidente entrante qui a été successivement Trésorière générale adjointe, rapporteuse générale et vice-présidente du réseau. « La nouvelle corde qui veut être tissée au bout de l’ancienne est une corde de très bonne qualité », a-t-il reconnu. Tout en invitant celle qui lui succède à plus de rigueur dans la gouvernance, M. Assah a rassuré qu’il ne marchandera pas sa disponibilité toutes les fois que son expertise sera sollicitée par la nouvelle administration. Prenant la parole, après le paraphe et la signature des documents administratifs, Blanche Sonon s’est dit consciente de « cette lourde nouvelle responsabilité », et s’est engagée à s’inscrire dans une gestion inclusive et participative du réseau. Ensuite, elle lève un coin du voile sur ses actions prioritaires : « Ainsi, dans les jours, semaines et mois à venir, nous nous attèlerons ensemble à placer notre mission sous le sceau du strict respect des textes et de la vision de Social Watch Bénin, cultiver l’esprit de redevabilité à l’interne par la gestion inclusive et participative responsable en mettant les distingué(e)s membres que nous sommes, au cœur de la vie de notre commun réseau, (…), remobiliser nos collègues membres du réseau qui ont été suspendu(e)s pour défaut de cotisation ; mobiliser de fonds sur un compte séquestre afin de donner à Social Watch Bénin les moyens d’affirmer sa grandeur en le dotant d’un siège imposant dont nous rêvons toutes et tous ».

Un cocktail dinatoire a mis un terme à la cérémonie qui a enregistré l’intervention en direct, par Skype,du secrétaire exécutif international de Social Watch, Roberto Bissio, depuis l’Uruguay pour ses mots d’encouragements et de soutien à la section Bénin du réseau.

M.M

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1ère session ordinaire 2018 du Cnds : Pourquoi l’Unstb et la Cosi ont boycotté

Emmanuel-Zounon-et-Noel-Chadare

« Analyse et appréciations du climat social au Bénin : rôle et responsabilités des partenaires tripartites », c’est autour de ce thème que s’est ouverte à l’Infosec, vendredi 13 avril dernier, la première session ordinaire de l’année 2018 du Conseil national du dialogue social (Cnds).  A cette session que préside l’ancien syndicaliste, Guillaume Attigbé, on peut noter l’absence de deux confédérations syndicales. Il s’agit de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb) de Emmanuel Zounon, et de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin) dont le secrétaire général est Noel Chadaré. Contrairement à ce qui a été ventilé dans l’opinion publique, ce n’est nullement une rencontre de négociation convoquée par le gouvernement, mais plutôt une session pour se pencher sur le thème cité supra. De sources proches de la Bourse du travail, notamment des deux Confédérations, leur absence s’inscrit dans la droite ligne de leur retrait du Cnds en décembre 2017. En effet, lorsqu’ils se retiraient, ces secrétaires généraux signataires de la Charte nationale de du dialogue social avaient énuméré dans leurs considérant,  «  la violation permanente et violente de la Charte nationale du dialogue social depuis l’avènement de la rupture notamment en son article 6 ». De décembre 2017 à avril 2018, ces responsables syndicaux estiment que rien de ce qui avait été dénoncé n’a bougé. « Ni l’Unstb, ni la Cosi ne siègent à ce dialogue de ruse et de rage. C'est du spectacle… », a fait observer un syndicaliste. « Tant que le gouvernement ne va pas se reconnaître dans l'article 6 de la charte, nous n'y participerons plus… », martèle ce dernier. Et que dit l’article 6 de ladite Charte ?

L'article 6 de la Charte stipule ce qui suit:
L'Etat doit:
•    garantir l’exercice du droit syndical et ne porter atteinte au droit de grève en estimant son caractère licite ou illicite, qui relève de l’appréciation du juge
•    promouvoir la mise en œuvre des normes internationales du travail  
•    consulter les organisations syndicales des employeurs et des travailleurs sur tout projet de réforme ou de programme de développement, tant dans leur conception que dans leur mise en œuvre.

DECLARATION DES CENTRALES ET CONFEDERATIONS SYNDICALES SIGNATAIRES DE LA CHARTE NATIONALE DU DIALOGUE ET DE LEURS REPRESENTANTS AU SEIN DU CONSEIL NATIONAL POUR LE DIALOGUE SOCIAL (CNDS)

-    Considérant la parodie de dialogue social, instaurée à l’ère de la rupture ;
-    Considérant la violation permanente et violente de la Charte nationale du dialogue social depuis l’avènement de la rupture notamment en son article 6 ;
-    Considérant le manque de considération affiché par le Gouvernement dit de la rupture pour les partenaires sociaux que nous sommes ;
-    Considérant le mépris injurieux dudit Gouvernement par rapport aux légitimes doléances des centrales et confédérations syndicales du Bénin ;
-    Considérant la persistance du Gouvernement dans la multiplication des actes attentatoires aux libertés syndicales d’expression et d’association ;

Nous, centrales et confédérations syndicales signataires de la Charte nationale du dialogue social et siégeant au sein du Conseil National du Dialogue Social, décidons de :

1-    Suspendre à compter de ce jour, vendredi 15 Décembre 2017, toute participation aux activités du CNDS ;
2-    Exiger la convocation dans les plus brefs délais des états généraux du dialogue social de notre pays et la tenue d’un atelier d’appropriation du contenu de la Charte nationale du dialogue social par les parties prenantes aux fins d’une confirmation ou infirmation des engagements pris par lesdites parties.

En tout état cause, le Gouvernement sera tenu responsable des déconvenues qu’entraînerait, la non prise en compte de la présente Déclaration.
                                     
Fait à Cotonou, 15 Décembre 2017
Les Centrales et Confédérations syndicales
      
CSA-BENIN         
CGTB       
COSI-BENIN
 UNSTB       
CSUB      
 CSPIB

NB: Il faut dire qu’en son temps, toutes les confédérations et centrales syndicales avaient signé la Charte sauf la Cstb.

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