TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

MTN NEW GO 970x250 Px-01-1

A+ A A-

Société

Malversations financières à la Mairie de Porto-Novo : Le Maire Emmanuel Zossou et certains cadres écoutés par la BEF depuis ce matin

mairie-porto-novo

Le Maire Emmanuel Zossou et certains cadres écoutés par la BEF depuis ce matin.
En effet cette interpellation du maire et des cadres de la direction des services financiers et économiques de la Mairie de Porto-Novo fait suite à l'audit demandé par le gouvernement au niveau de 13 communes dont celle de Porto-Novo. Il est reproché à la gestion du maire Emmanuel Zossou des dépenses non justifiées à hauteur de  250 000 000Fcfa pour le moment. Afin d'élucider cette affaire la BEF saisie,  a dû interpeller les responsables de cette malversation dont le maire et ses cadres. Il est à noter que l'ancien Receveur d'Attakè André Hounguèvou est gardé à vue depuis 4 jours à la BEF dans ce dossier.

Kola Paqui

En savoir plus...

Spiritualité : Nos Dirigeants ! Et si on savait comment les choses se passent réellement ?

Georges-Cocou-Aristide-Azande

Un Nouveau Président vient d’être élu. Peu importe ce qu’il à été, peu importe ce qu’on sait de lui, peu importent les rumeurs concernant son programme. Il importe maintenant ce qu’on va lui envoyer comme informations.

N’oublions pas que tout comme nous, le Président fait partie de la Communauté Humaine et reçoit nos idées, nos intentions et nos émotions. Plus nous lui enverrons d’amour, plus nous l’aiderons à recevoir les informations de la Source Universelle. Osons lui donner la chance d’être un bon Président.

Cela ne dépend pas que de lui, mais aussi de nous. Il importe de cesser d’émettre toute forme d’opinion négative à son égard, et d’émettre de bonnes pensées car lui aussi fait partie du Tout, le Président est aussi une « partie de nous », un miroir de nos pensées, de nos émotions et de nos intentions. C’est ce que Je révélais dans les pages 31-32 de mon nouvel Ouvrage : « Chaque Peuple mérite sa Nation et ses Dirigeants, chaque enfant mérite sa famille et ses parents » Je vous invite à le relire.

Après chaque nouvelle élection, c’est le challenge qui nous est proposé : transformer le Président élu en bon Président en lui envoyant de l’amour de nos pensées et de émotions, en le bénissant à travers nos paroles de tous les jours ou lui envoyer  l’ombre « émanant de nos propres ténèbres intérieures » et le transformer en mauvais Président, reflet de ce que nous pensons qu’il est. Tout est encore possible !
 
L’Election en elle-même, qu’elle soit truquée ou non est terminée. C’est à nous d’agir en ce sens, d’infuser de la Lumière, d’imaginer le meilleur et de donner une chance à ce Président et ceci quel que soit son passé résiduel.

Sommes nous suffisamment cléments pour donner une nouvelle chance à un Etre qui selon les rumeurs n’aurait pas toujours été clean avec l’Etat dans ses contrats léonins?

Chacun de nous est face à un choix : ombre ou Lumière ! Cependant n’oublions jamais que ce que nous envoyons vers les autres « part de notre centre et » traverse tout notre corps et notre Âme avant de les atteindre et nous revient amplifié du bien ou du mal qu’il a attiré chez notre destinataire. C’est là la tragédie de notre involution ou le secret de notre évolution ! Vas-tu désormais élever l’univers par la Lumière ou vas-tu continuer à l’involuer par l’ombre ?

Si vous avez aimé cet article, diffusez-le et mettez-vous à la pratique et tout changera en nous et autour de nous car nous sommes tous UN.

Cotonou le 21 Juin 2017

Georges Cocou Aristide AZANDE
Président de l’Ecole Universelle de la Spiritualité Appliquée

En savoir plus...

Coopération interuniversitaire : L’Uac et le campus Ussein du Sénégal en partenariat

brice-sinsin

L’autorité rectorale de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) et le recteur l’Université agricole Sine Saloun El Hadj Ibrahim Niass (USSEIN) du Sénégal ont procédé ce mardi 18 juillet 2017, à Abomey-Calavi, un accord de partenariat. Ceci, dans le but de développer la coopération entre campus en matière d’enseignement et de recherche. La coopération interuniversitaire est bien en marche. La signature de l’accord a lieu entre les recteurs des deux universités, en présence des cadres et autorités du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique du Bénin. Notons que ce partenariat entre les deux universités vise à favoriser la mobilité des enseignants, des chercheurs et des étudiants afin de faciliter la coordination et la collaboration en matière de recherche scientifique entre les chercheurs des deux entités. Pour Brice Sinsin, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, cette coopération trouvera les vraies solutions aux problèmes scientifiques qui minent l’enseignement supérieur au Bénin. L’Université Sine Saloun El Hadj Ibrahim Niass ouvre ses portes la rentrée prochaine et va couvrir cinq (05) régions dont trois déjà dans le bassin arachidier. Evoquant la formation au sein du campus sénégalais, Prof. Amadou Tidiane Guiro, recteur de l’USSEIN, a précisé qu’il s’agit d’un campus thématique à vocation agricole, compte tenu de la place qu’occupe l’agriculture au Sénégal et dans les politiques de l’Etat.

A.B

En savoir plus...

Session de remplacement du Baccalauréat 2017 : Les résultats attendus pour vendredi prochain

alphonse-da-silva

La session de remplacement de l’examen du Baccalauréat 2017 a démarré lundi 17 juillet 2017 au centre du Collège d’enseignement général Sainte Rita à Cotonou. Y planchent, les candidats qui n’ont pas pu se présenter à la session unique de juin 2017 dont le candidat de 11 ans qui n’avait pas composé en raison de son jeune âge.Au plan national, ils sont 131 candidats à prendre d’assaut le Ceg Sainte Rita, seul centre de composition. Faut-il le rappeler, le taux d’admissibilité au plan national à la session unique du Baccalauréat 2017 est de 41,78%. Ces résultats proclamés jeudi 13 juillet dernier par le Directeur de l’Office du Baccalauréat, Alphonse da Silva accompagné les ministres des Enseignements secondaire et supérieur, placent en tête le département de l’Atlantique avec 39,17%. Le département du Mono, lui, tient la lanterne rouge avec 20,55%. A l’instar des résultats du Bepc qui ont enregistré un taux satisfaisant de 51%, les résultats du Baccalauréat 2017 ont connu également un boom. Ainsi de 30% en 2016, on est passé à 41,78% en 2017. Un tel score à un examen de Bac remonte à l’année 2005 avec un taux de 41, 11%. Notons que Les épreuves écrites de la session de remplacement du Baccalauréat 2017 prennent fin mercredi soir et les résultats seront disponibles, vendredi prochain, de sources proches de l’Office du Baccalauréat.


Aziz BADAROU

En savoir plus...

Délibération de la 39ème session des Cci du CAMES au Bénin : Christine Ouinsavi, un exemple patent de réussite universitaire

Christine-Ouinsavi

(L’ancienne ministre désormais Professeur titulaire)
 
La 39ème session des Comités consultatifs  interafricains  du Cames a publié ses résultats ce 18 juillet 2017. Le Bénin enregistre au terme de cette grande messe de l’enseignement supérieur, d’importantes réussites dont celle d’une intrépide dame. C’est bien l’ancienne ministre du Commerce, Christine Ouinsavi. Elle est la première femme universitaire sacrée  Professeur titulaire à l’Université de Parakou. Ingénieur Agronome titulaire d’un Master of Sciences et d’un Doctorat unique en Sciences agronomiques option : Aménagement et gestion des ressources naturelles, elle honore le Bénin. La méritante fille du département du Plateau qui est admise au grade de Maître-Assistant des Universités en 2009,  a poursuivi sans relâche le travail de recherche et des publications scientifiques pour être admise au grade de Maître de conférences en 2012. La dernière session des Comités consultatifs interafricains de 2017 qui s’est tenue à Cotonou l’a consacrée Professeur titulaire des Universités. La particularité de cette session tenue à Cotonou du 10 au 20 juillet 2017 est qu’elle coïncide avec les 50 ans d’existence du Cames.

42 ans,  mais déjà un exemple de réussite

Femme politique très engagée, son séjour au gouvernement et ses activités politiques n’ont émoussé en rien son ardeur dans la science au profit de la communauté universitaire. Elle s’est battue pour accéder à ce grade terminal assez jeune. Un âge record au Bénin et notamment dans le rang des femmes béninoises qui doit désormais servir d’exemple. La nouvelle Professeur titulaire que le Bénin vient d’enregistrer a été, de part la qualité de son travail, identifiée et primée en 2007 par l’Unesco-l’Oréal « For Women in Science ». Mieux, elle a été récemment distinguée et célébrée par l’Organisation internationale OWSD (Organization for women in Science for Developing World), pour ses nombreuses prouesses scientifiques. Elle a à son actif plusieurs distinctions. Aujourd’hui, Christine Ouinsavi est très appréciée par ses étudiants pour la qualité des enseignements. Ce grade terminal dans sa carrière d’universitaire vient comme une preuve irréfutable que la relève est bien formée.

Mike MAHOUNA

En savoir plus...

Remise de barques motorisées à 3 communes lacustres : Un partenariat Bénin-Ue-Pnud contre les effets des changements climatiques

benin-ue-pnud

Dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 1 du projet d’appui à la préservation et au développement des forêts galeries et production de cartographie de base numérique, le gouvernement du Bénin, en partenariat avec l’Union européenne et le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), a procédé à LA remise de barques motorisées aux communes des Aguégués, de Dangbo et de Sô-Ava. La cérémonie officielle de remise s’est tenue hier mardi 18 juillet 2017, à la salle de conférence de la mairie de Sô-Ava.

La remise des 3 barques motorisées aux communes de Sô-Ava, Aguégués et Dangbo, entre dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 1 du projet d’appui à la préservation et au développement des forêts galeries et production de cartographie de base numérique (Papdfgc). Elle vise à accompagner lesdites communes dans la gestion des effets des inondations récurrentes. D’un coût global de 12 409 500 Cfa, ces barques motorisées constituent un appui aux trois communes lacustres pour un suivi et surveillance des sites reboisés et une meilleure gestion des inondations. Elles  auront entre autres à aider les autorités communales ainsi que les populations, à faire face aux difficultés en période d’inondation à organiser efficacement les déplacements des populations sinistrées de ces trois communes. C’est une initiative du ministère du cadre de vie, de sa Direction générale des eaux, forêts et chasse et de l’Institut géographique national, en vue de relever les défis dont la réduction des effets néfastes des changements climatiques et des impacts des inondations sur les populations riveraines du fleuve Ouémé, dans la basse vallée de l’Ouémé. Ce projet, d’un coût global de 8 300 000 euros, soit 10 700 000 dollars, a été financé par l’Union européenne, pour un montant de 8 millions d’euros et par le Pnud à hauteur de 300 000 euros. Les trois barques motorisées de capacité de charge de vingt personnes chacune, sont entièrement fiancées sur fonds propre du projet.

Tous engagés pour l’atteinte des objectifs

Dans son mot de bienvenu le, le maire de commune hôte de Sô-Ava Sergio Hazounmè, a exprimé sa joie d’accueillir sur son territoire cet important événement dans la vie des populations lacustres. « La question de l’adaptation aux changements climatiques est devenue à l’heure actuelle, une préoccupation majeure, notamment dans les pays en développement », a martelé pour sa part le Directeur général des eaux forêtS et chasse, directeur national du projet, Sévérin Nsia. A l’en croire, les conséquences néfastes de ce phénomène deviennent de plus en plus accrues et nécessitent donc des actions urgentes afin de garantir la survie et la protection des populations. Il remercie pour ce faire, les partenaires techniques et financiers, notamment l’Union européenne et  le Pnud, pour non seulement le financement du projet mais aussi leur appui technique dans sa mise en œuvre. Exprimant sa reconnaissance au gouvernement béninois ainsi qu’à l’Union européenne pour sa forte contribution au financement du projet, le représentant résident adjoint du Pnud au Bénin,  Gilbert Poumangue a salué pour sa part, la forte mobilisation des différents acteurs intervenant dans le projet, ce qui présage de l’atteinte des objectifs. « Ce projet vient soulager les populations dans leur peine de mobilité et de bien-être social » a reconnu quant à elle, la directrice du cabinet du ministre du cadre de vie et du développement durable, Jeanne Akoha Acacha, agissant au nom du ministre. Elle nourrit donc l’espoir d’un usage rationnel des barques. Elle n’a pas manqué d’exprimer nom du gouvernement béninois sa reconnaissance à l’Union européenne et au Pnud pour leur appui technique et financier. En recevant les barques au nom de ses paires, le maire des Aguégués, Victor Hounsa, a promis faire un bon usage de ces joyaux, pour l’amélioration véritable des conditions de vie des populations.

Thomas AZANMASSO

En savoir plus...

Visite des chantiers du projet Canal Olympia Wologuèdè : Léhady s’assure du bon déroulement des travaux

lehady-soglo

Le Maire de la ville de Cotonou Léhady Vinagnon SOGLO a effectué hier, mardi 18 juillet 2017, une descente sur les chantiers du projet Canal Olympia Wologuêdê, fruit du partenariat entre la Municipalité et le Groupe Vivendi. Objectif, s’assurer du bon déroulement des travaux. A la tête d’une délégation composée des membres de son cabinet et des responsables du groupe Vivendi, l’autorité municipale a fait le tour des trois chantiers ouverts dans le cadre de ce projet. Après avoir parcouru les sites de construction de la salle de cinéma et de spectacle ultra moderne, de pavage et d’assainissement de la bretelle reliant les rues 8002 et 8016 et l’aire de jeux du CEG Ste Rita, le patron de l’hôtel de ville de Cotonou s’est dit très satisfait du niveau d’avancement desdits travaux. Il se réjouit du fait que la Municipalité ait réussi à faire d’une pierre plusieurs coups dans le cadre de ce projet. A l’en croire, la salle de Cinéma et de spectacle Canal Olympia Wologuêdê, principale composante dudit projet, est une innovation et une réponse à un besoin longtemps exprimé par les populations de Cotonou. Le second motif de fierté du N°1 de la Capitale économique du Bénin est le chantier de pavage et d’assainissement de la bretelle reliant les rues 8002 et 8016 qui constitue l’une des voies les plus fréquentées du 8ème arrondissement principalement par les élèves du Ceg Ste Rita. Outre ces deux joyaux en construction, il faut ajouter les travaux de réhabilitation de l’aire de jeu du CEG Sainte Rita.  A ce niveau, l’édile de Cotonou est particulièrement heureux d’offrir à la jeunesse sportive de sa commune un cadre sain et agréable dans lequel se livreront diverses compétitions de football, handball, volleyball et autres. Il s’agit en somme d’une pépinière pour l’éclosion des talents sportifs. Hormis ces réalisations destinées à l’amélioration du quotidien des Cotonois, ce projet offre également à l’hôtel de ville l’opportunité de faire peau neuve. En effet, grâce aux grandes capacités de négociation du Maire Léhady V. SOGLO, l’administration municipale a obtenu du groupe Vivendi le ravalement des façades de ses bâtiments. A en croire l’autorité municipale, ceci permettra à la Mairie de retrouver ses couleurs préférées bleu et blanc afin de servir les usagers dans un cadre agréable et attrayant. En somme, a laissé entendre le premier citoyen de Cotonou au terme de sa visite : « la moisson est bonne ».

Pour sa part, le représentant du groupe Vivendi n’a pas manqué de remercier les autorités de la municipalité de Cotonou pour leur accompagnement sans faille dans le cadre de la réalisation dudit projet.    

A noter que les travaux du projet Canal Olympia Wologuèdè ont été lancés le 15 Mars 2017 et prennent fin à la mi-septembre 2017, selon les responsables en charge des chantiers. D’une capacité de 300 places assises modulables pour une représentation en plein air rassemblant plus de 3000 personnes, la salle sera dédiée à la projection de films, à l’organisation de concerts d’artistes béninois et étrangers ainsi qu’à l’accueil de stand-up d’humoristes.

M.M

En savoir plus...

Sécurité intérieure à l’ère de la Rupture : Vers une « Force unique » sans syndicat

police-nationale

(La Commission d’étude a déposé son rapport hier)
L’Etat pourrait arracher dans quelques mois à la police son droit syndical.  Cette restriction de libertés pourrait intervenir lors de la concrétisation du projet de création de la Force unique de sécurité intérieure voulu par Patrice Talon.

La Commission d’étude de la création de la Force unique de sécurité intérieure a remis  hier mardi 18 juillet 2017 son rapport au Chef de l’Etat. A en croire le point fait par le Rapporteur, Colonel Yaya Soumaïla, la future force intérieure unique pourrait être dénommée « Police républicaine » en ayant un statut paramilitaire. Elle pourrait bénéficier des attributions de police armée. Toute la réforme pourra entrer en vigueur à partir de janvier 2018. Mais la même Commission dirigée par le Général Félix Hessou a fait une proposition qui pourrait faire grincer les dents aux policiers puisque la future force devrait fusionner la Police nationale et la Gendarmerie. A entendre le Colonel Yaya Soumaïla, la «Police républicaine» ne profitera pas du droit syndical. Elle ne bénéficiera pas non plus du droit de grève. La Commission a proposé qu’on lui concède simplement le droit de disposer de délégués de personnel. C’est une pilule qui sera difficile à avaler par les policiers. En effet, les fonctionnaires de police ont pendant longtemps disposé du droit syndical. Un droit qui leur permet d’interpeller publiquement la hiérarchie policière sur leurs conditions de vie et d’autres sujets liés à leurs carrières. Le syndicalisme policier a tellement évolué au Bénin qu’il existe actuellement deux organisations syndicales à savoir le Syndicat national de la police du Bénin (Synapolice-Bénin) et le Syndicat national des gardiens et brigadiers de paix de la police du Bénin (Synagab-police-Bénin). C’est dire que les policiers ont la culture du syndicalisme. Beaucoup sont attachés à ce droit acquis à la suite de grands sacrifices. Aujourd’hui, une réforme est en passe de remettre en cause cet acquis important. Les policiers qui ne jouissent plus de leur droit de grève, ne pourraient plus désormais s’organiser en syndicat. La Rupture pourrait faire adopter cette proposition liberticide. Or, en France, l’ancien pays colonisateur qui reste sur bien des points une référence pour le Bénin, le droit de se syndiquer a été reconnu aux gendarmes qui sont des militaires par la Cour européenne des droits de l'Homme. La Police française a ce droit depuis 1945. En fait, le syndicat joue un rôle important dans l'organisation et le fonctionnement de la Police nationale. Selon nos sources, son influence est considérable dans les commissions qui statuent sur la carrière des policiers, et à tous les échelons de la vie administrative. L’arrêt du syndicalisme dans cette profession devrait avoir des effets néfastes sur la carrière des policiers. Certes, la Commission conduite par le Général Hessou a proposé l’institution des délégués de personnel. Mais ces délégués ne suppléeront pas, sans doute, les organisations syndicales. Alors, pourront-ils montrer leur efficacité auprès de la hiérarchie? La «Police républicaine» offrira-t-elle des espaces de libre expression à ses fonctionnaires ou sera-t-elle un milieu de violation systématique des droits des travailleurs? La force unique de sécurité intérieure reste une révolution souhaitée par certains sécurocrates. Toutefois, il y a lieu de s’interroger sur certains paramètres de cette mutation historique.

Mike MAHOUNA

En savoir plus...

Relever les directeurs d’écoles de leurs fonctions en cas de 0% au Cep : Le Memp brandit à nouveau la menace

Salimane-Karimou

Les résultats du Certificat d’études primaires (Cep 2017) sont annoncés pour bientôt. Si dans le rang des candidats, on s’impatiente malgré la peur, les directeurs d’écoles devront également s’inquiéter pour leur poste. En effet, le Ministre des enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou brandit à nouveau la menace de sanctions contre les directeurs d’écoles qui auraient réalisé un taux de 0% à l’examen du Certificat d’études primaires (Cep). Faut-il le rappeler, l’année dernière, 618 directeurs d’école primaire, sur toute l’étendue du territoire national, avaient été relevés de leur fonction pour insuffisance de résultats. Une mesure du Ministre qui apparaît comme une sanction administrative contre ces directeurs d’école.« S’il y a des 0% au CEP 2017, des sanctions vont encore tomber », a confié le ministre lors d’un entretien accordé à un quotidien. Ceci, au cours de la session de présentation du modèle de simulation financière du Plan Sectoriel de l’Education (PSE). « Toutes les dispositions ont été prises pour que les résultats soient meilleurs. Ce que nous avons fait cette année pour accompagner ces candidats est quelque chose d’inédit. Avec tout ce qui a été fait, j’ai l’espoir qu’ils auront de très bons résultats.Notre souhait est qu’il n’y ait point de directeur d’école qui sorte de cet examen avec 0% et c’est pour cela que nous avons pris toutes les dispositions depuis le début de l’année pour les encadrer et pour les soutenir. Maintenant, s’il y a des 0%, alors les textes seront appliqués simplement » a-t-il laissé entendre. Les directeurs d’écoles sont donc menacés à nouveau de sanctions en cas de mauvais résultats au Certificat d’études primaires.


Aziz BADAROU

En savoir plus...

Cotonou : Les élèves, les nouveaux maitres du tabac

stop-tabac

La consommation du tabac et autres produits du tabagisme prend d’ampleur dans les écoles et collèges.

« Nous consommions des cigarettes à la recréation ou à la sortie des cours entre amis. Nous étions sept. Mais au départ, nous étions trois. Les autres nous ont rejoint par la suite ». L’air décontracté, Fulgence, ancien élève du collège d’enseignement Akpakpa-Centre de Cotonou se souvient de ce « jeu » qu’il faisait avec certains de ses camarades au cours des trois ans qu’il a fait au second cycle dans ce collège avant de laisser les classes depuis deux ans, après ses échecs successifs au Bac. A 17 ans déjà, en ce temps, il avalait un parquet de cigarettes au moins par jour. Et il n’était pas le meilleur du groupe. Certains de ses amis fumeurs faisaient, a-t-il dit, le double voire le triple de sa performance quotidienne.

Comme ce groupe de collégiens réunis, non pas autour des études à domicile, mais du tabac, ils sont nombreux à allier fréquemment scolarité et tabagisme. Et souvent, ils le font dans l’enceinte de leurs lieux d’éducation. « Cette année 2016-2017, nous avons surpris au moins une cinquantaine d’élèves en train de fumer dans l’arrière-cour du collège. Nous essayons de les sanctionner mais nous ne pouvons les renvoyer définitivement », déclare, tout soumis, le directeur d’un collège d’enseignement situé à Akpakpa. Dans les collèges privés, le phénomène est encore plus amplifié. Les piscines, les plages et les bars VIP constituent aussi leurs bases.

«Fumer, ce n’est pas un défaut. Ne fumes pas qui veut mais qui peut », lance Herman, vertu de son maillot de bain noir, assis avec une dizaines d’amis, autour de la piscine d’un hôtel situé à Fidjrossè, entre la fin des pavés et la clôture de l’aéroport international Cardinal BernadinGantin. Des 6 jeunes hommes et 4 jeunes filles, une seule n’avait pas de tabac entre les lèvres. « Chacun prend le tabac qu’il veut. Certains prennent des cigarettes. D’autres de la drogue à faible dose pour se renforcer. D’autres encore prennent du chicha », explique une des filles du groupe, tatouages sur les bras. Le chicha, c’est ce tabac à eau, d’origine iranienne. « Le chicha est plus cher mais il montre la classe. La vie, c’est les moyens », poursuit sans attendre la jeune fille, 15 ans environ, et en classe de Seconde dans un collège privé de Cotonou.

Cette propension des élèves pour le tabac est favorisée par la commercialisation de ce produit dans les alentours des établissements.

Selon les résultats d’une enquête réalisée en Août 2016 par l’ONG Initiative pour l’éducation et le contrôle du tabagisme, « chez les jeunes élèves âgés de 13-15 ans, 18% ont déjà fumé, 8,1% fument des cigarettes et 6,3% consomment d’autres produits du tabac ». Ces résultats révèlent également qu’autour des neuf écoles de Cotonou sur lesquelles l’enquête a porté, il existe 108 points de vente des produits du tabac dans un rayon de 100 mètres. Cette proximité entre les points de vente de tabac et les écoles ne serait pas l’effet du hasard, selon l’enquête de l’ONG IECT : « il existe des preuves indéniables que l’industrie du tabac cible délibérément et systématiquement les enfants afin de les encourager à fumer et à utiliser d’autres produits du tabac ».

Autrement dit, pour mettre fin à la consommation abusive du tabac par les jeunes ou tout au moins la réduire, il faut éloigner les points de vente des établissements scolaires. Augustin Faton, président de la plateforme « Halte Tabac Bénin » est ferme. « Il est important de revoir la législation en vigueur. Un projet de loi est actuellement sur la table des députés. Son contenu est plus répressive et permettra de ben maîtriser la consommation du tabac », a-t-il déclaré devant le Directeur de cabinet du Ministre de la santé. Et à ce dernier de donner des assurances. « Le gouvernement est conscient que le tabac nuit à l’avenir du pays et au développement. Et il est engagé pour que le projet de loi soit vite étudié », a rassuré Lucien Toko, lors d’une marche d’une marche de la plateforme anti-tabac du Bénin.

En attendant que les députés ne se penchent sur ce texte, les élèves continuent de « brûler » les écoles avec le feu du tabac.

Par Joël C. TOKPONOU
www.salamins.com

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !