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Pour coups et blessures volontaires, séquestration et empoisonnement : N’ouémou Daniel prend 8 ans de réclusion criminelle

justice

Sur les quatre inculpés devant normalement comparaître à la barre de la cour d’assises pour le compte de la douzième affaire, seulement le sieur N’Ouémou Daniel, cultivateur âgé de 65 ans a comparu. Deux de ses co-accusés notamment Sambieni N’Dah et Sambiéni Jacob ne se sont pas présentés à la barre, tandis que Sambiéni Joseph est entre temps décédé au cours de la procédure. Ayant fait ces différents constats, la cour, a procédé à une disjonction de ces cas et seul l’accusé N’Ouémou Daniel a déposé à la barre. Il est poursuivi pour le crime de séquestration, de coups et blessures volontaires et d’empoisonnement. Une infraction prévue et punie par les dispositions des articles 301 ; 302 ; 341 ; 344  et 311 alinéa 1er du Code Pénal.

Après l’instruction à la barre, les réquisitions du ministère public représenté par Léon Pape Yéhounou et les plaidoiries de Me Zakari Baba Body, l’avocat de la défense, la cour de céans présidée par Célestin Jean-Mathieu Zanouvi assisté de Taurin Gabriel A. Affognon et de Bienvenu Sohou l’a déclaré coupable du crime de séquestration, de coups et blessures volontaires et d’empoisonnement et l’a condamné à 08 ans de réclusion criminelle après en avoir délibéré conformément à la loi.

Résumé des faits

Les faits remontent à décembre 2000 et se sont passés dans la localité de Kontori dans la commune de Cobly. Sambiéni Joseph, Sambiéni Jacob et N’OuémouTawéma ont confié la garde de leurs bœufs à Moutouama Bouraima dit Yato, un bouvier peulh.

Courant décembre 2000, le bouvier a constaté la disparition de trois bêtes appartenant à ses commettants. Informés, ceux-ci se portèrent au domicile de Moutouama Bouraima, le 28 décembre 2000, armés de flèches et de gourdins. Ne l’ayant pas retrouvé à la maison, ils ont forcé son neveu Moussa Délé à les suivre.

Après l’avoir roué de coups, ils l’amenèrent hors du village, lui firent un trou au pied d’une montagne et l’y firent descendre avec la menace de le fusiller s’il ne leur dénonçait pas l’auteur du vol de leurs bœufs.

Pour avoir la vie sauve, Moussa Déle cita le nommé Yédiko fils de Bedouma Gani, bouvier peulh d’une localité voisine, après quoi, ses ravisseurs l’enfermèrent dans la case de Sambiéni Joseph.

Les 29 et 30 décembre 2000, le nommé Sambiéni N’dah s’associa au groupe pour soumettre aux mêmes sévices corporels Bedouma Gani et Moutouama Djodi, fils de Moutouama Bouraima dit Yato.

Informé des représailles que subissaient ses proches, Moutouama Bouraima se rendit le 02 Janvier 2001 au domicile de Sambiéni Joseph où il fut immédiatement soumis à une séance de flagellation avec Bedouma Gani et ensuite séquestré.

Suite à cela, N’Ouémou Daniel lui aurait fait boire de force un insecticide dénommé Callisulfan. Récupéré gémissant, il fut transporté au centre de santé de la localité où il rendit l’âme quelques heures plus tard.

Les débats

N’Ouémou Daniel,  devant  la cour, a reconnu les faits mis à sa charge  à toutes les étapes de la procédure à l’exception des faits d’empoisonnement qu’il dit ne pas reconnaître et n’a pas participé à sa consommation, tandis que conformément au dossier, la femme de la victime dans ses déclarations a déclaré lors de l’enquête préliminaire que c’est l’accusé qui a fait boire à la victime, l’insecticide. L’accusé a déposé que c’est Joseph Sambiéni qui les encadrait parce que c’est le seul qui comprend français dans le groupe et que les enfants de la victime avaient été séquestrés dans son domicile.

« Pour que la République ne soit pas une jungle, il faut une décision exemplaire par rapport aux faits en cause » a déclaré Léon Pape Yéhounou, représentant le ministère public à l’entame de ses réquisitions. Après un rappel des faits, il a fait constater que l’accusé a reconnu les faits à l’exception de ceux relatifs à l’empoisonnement. Pour lui, les infractions de coups et blessures volontaires et de séquestration sont constituées à l’égard de l’accusé. L’avocat général justifie cette déclaration par les aveux de l’accusé et les certificats médicaux pour les coups et blessures volontaires et la rétention des personnes en un endroit, entravant de ce fait leur aller-retour. L’empoisonnement suppose l’administration de substances nuisibles à la santé. En l’espèce, l’accusé à fait boire de force l’insecticide à la victime Moutouama Bouraima qui rendit l’âme et mieux, les circonstances et témoignages confortent le ministère public dans sa position qui établit l’infraction d’empoisonnement à l’égard de l’accusé N’Ouémou Daniel. Léon Pape Yéhounou, a requis que la cour déclare l’accusé N’Ouémou Daniel coupable de coups et blessures volontaires, de séquestration et d’empoisonnement et  le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité.

Me Zakari Baba Body, l’avocat de la défense dans une plaidoirie sur pièces, a démontré des arguments du ministère public et a déclaré que son client en plus des crimes pour lesquels, il se retrouve devant la cour, a commis un autre crime, celui de la responsabilité et de l’honnêteté. L’avocat dit ne pas comprendre que c’est parce que sur les 4 accusés, son client est le seul à répondre à la barre, que le ministère public veut lui faire porter le chapeau de tous les crimes même ceux qu’il n’a pas commis. Me Zakari Baba Body estime que le dossier souffre d’un manque de professionnalisme parce que le travail a été bâclé tant à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur. Et ce faisant, l’avocat estime qu’on veut amener la cour à condamner sur la base d’un mauvais travail. C’est pour cela, qu’il a demandé à la cour de ne point prêter flanc à cet état de chose. L’avocat dit s’accorder avec le ministère public pour reconnaître que dans ce dossier, il y a coups et blessures volontaires et séquestration mais jamais on ne saurait parler d’empoisonnement. Et même au niveau de coups et blessures volontaires, il serait plus exact de parler de violence et voies de fait. Pour Me Zakari Baba Body, il est impossible d’établir le crime d’empoisonnement tant dans les faits qu’en droit. Ce qu’il a d’ailleurs démontré à la cour, à travers défaut de certificat médical, défaut d’autopsie, d’examen de liquide contenu dans le bidon objet de scellé. Toute chose qui doit permettre à la cour de se faire sa religion. Les trois co-accusés  de N’Ouémou Daniel le disculpent dans leurs déclarations à l’enquête préliminaire et devant le juge d’instruction. L’avocat a fait observer que la cour doit juger sur la base des certitudes et non des suppositions ? C’est pourquoi, l’avocat a demandé à la cour de ne pas donner suite à la requête de la cour mais de sanctionner l’accusé pour ce qu’il a fait et non pour ce qu’il n’a pas en faisant une application bienveillante de la loi, en le condamnait une peine assortie de sursis afin de lui permettre de se soigner parce que comme l’a démontré l’examen médico-psychiatrique, l’accusé souffre d’une hernie.


Marx CODJO (BrBorgou-Alibori)

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Morceau choisi : ‘’Follow me’’ de Sessimè en feat avec Clark Donovan

  • Publié dans Culture

SESSIME

Cette nouvelle rubrique qui alimentera désormais votre page préférée chers lecteurs est dénommée ‘’Morceau choisi !’’. C’est une simple manière pour la rédaction de votre journal Matin Libre de varier le contenu habituel de la page Culture. Cette rubrique vous permet de changer d’air et vous conduit tout droit dans l’univers de la grosse artillerie de la production artistique et culturelle au Bénin. Elle vous amènera à vous intéresser aux morceaux et clips de nos artistes chanteurs, et vous permettra de découvrir parfois les coulisses des productions musicales et le fonctionnement de l’industrie musicale au Bénin.Et ça, c’est ce qui est mis en avant. ‘’Morceau choisi !’’s’étendra par ailleurs sur la production théâtrale et cinématographique voir les arts plastiques. Entendez donc par ‘’morceau’’ la production artistique.Rendez-vous tous les jeudis sur votre page culture !

Un morceau qui aurait pu plus convaincre si…
 
Il s’agit de l’un de ses nouveaux clips qui tourne en boucle en ligne sur You tube et sur les chaînes de télévision et stations de radio de la place. Son texte qui traite d’une thématique récurrente aux discussions de la gent féminine, le mariage, est incrusté dans une mélodie forte belle et agréable à l’écoute.Surtout quand on sait que c’est un morceau arrangé par un des grands producteurs de la place, ‘’Méco Prod’’ et dont la promotion est en train d’être assurée par l’une des maisons les plus côtés de l’espace culturel béninois, ‘’Nouvelle Donne’’. D’abord la qualité des images en dit long sur le travail de fond qui a été fait sur le morceau. Et au-delà, la simplicité du texte marque l’attention et donne envie de réécouter la chanson autant de fois que l’on l’aurait voulu.

Un pan du texte : «mon chéri
Ça fait des années que…
Que tu reprends toujours la même histoire
Mon bébé
Ça fait bien longtemps
Que tu dis que tu veux m’épouser
Mais à quand ce jour hou ou ou ou ?! »

C’est peut être une prétention que de tenter une transcription du genre en écoutant juste les paroles du morceau. Cela peut ne pas correspondre au texte original. Mais ce qui compte ici, ce sont les paroles pour les lecteurs. Un texte qui pose avec acuité, l’éternelle question sur le manque de sincérité des hommes vis-à-vis des femmes.  

Seulement que…

Ces indices seuls n’attribuent pas au morceau la caution parfaite. L’extraversion de la mélodie fait que la chanson a pris une coloration étrangère qui pourrait déplaire facilement à ceux qui ont un trop grand penchant pour la chose locale. C’est évident que la vedette ne chante pas forcément pour le marché local. Et aussi elle n’est pas obligée de le faire, vu même que le featuring dans le morceau en question a été avec un artiste étranger. Mais une prise en compte de ce paramètre sera peut-être un début pour la construction du marché local de la musique, ce qui n’existe pratiquement pas. Puisque le constat devient de plus en plus général. La collaboration des artistes béninois avec d’autres les intéresse plus aux rythmes venus d’ailleurs. Mais quand est-ce que les Béninois aussi pourront intéresser les autres à leurs rythmes ? La question pour l’heure reste sans réponse.

Teddy GANDIGBE

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Rencontres mensuelles de la culture : La saison II démarre sous peu

  • Publié dans Culture

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En prélude au démarrage de la saison II des Rencontres mensuelles de la culture, le Forum invite les acteurs culturels à une séance de réflexion dont l’objectif est de faire le bilan de la première saison d’une part, et de discuter des perspectives, thématiques, et orientations de la nouvelle saison, d'autre part. La date du Samedi 4 février 2017 est donc retenue par le comité d’organisation pour une rencontre essentielle qui se tiendra à partir de  9h 30  et prendra fin à 12h au  Centre culturel Artisttik Africa (Agla).  Au cours de ladite assemblée, la modération sera assurée par l’éditeur Koffi Attédé. Et  compte tenu de l’ordre du jour, la coordination compte sur la présence et l’exactitude de tout un chacun pour l’effectivité de la saison 2 des Rencontres mensuelles de la culture.

TG

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Dernière étape du projet ‘’Cœur d’or’’ : Miss Espoir remonte le moral aux âmes fragiles

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(Une quantité importante de vivres distribuée)
Comme à l’accoutumée, le projet Cœur d’or  qui est à sa 6ème édition est entré dans sa phase ultime. Celle qui consiste à distribuer les dons et vivres récoltés par le comité aux enfants et personnes en difficulté. Et pour cette fois, ce sont les centres des personnes handicapées de Notre Dame de la Miséricorde de la commune d'Adjara qui ont accueilli la promotrice des Cœurs d’Or et son équipe pour le compte de cette première étape de la distribution le mardi 24 Janvier 2017.C’était un grand moment de reconnaissance et de joie dans le rang des bénéficiaires. Et les propos des encadreurs et représentants des bénéficiaires en portent des témoignages vivants. Ils en ont profité pour  remercier et prier pour la promotrice afin qu’elle ait le courage et la force de poursuivre cette noble initiative.A leur suite, la promotrice Miss Espoir a fait savoir les objectifs des Cœurs d’Or, prodigué des conseils aux enfants et convié les encadreurs à honorer les promesses de mettre effectivement les vivres et dons à la disposition de ces bouts de chou dont l’épanouissement est la principale motivation de l’initiative. Elle a pour finir, remercié les artistes, les partenaires qui croient chaque année en elle en participant de façon effective à l’organisation de cet événement.La  première étape de cette remise de vivres a pris fin par la coupure de gâteau d’anniversaire de la promotrice Miss Espoir qui soufflait une bougie de plus.Retenons que le projet Cœur d’Or est un concept qui a permis à près de 300 enfants de se nourrir pendant au moins 6 mois en 2016.Une action qui restera pérenne selon la chanteuse.

Teddy GANDIGBE

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2e journée du tournoi Csp Gbéto : Gbégamey et Laura Vicuna victorieux

  • Publié dans Sport

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Démarrée samedi 21 janvier 2017 sur le terrain de sport du Complexe scolaire protestant de Gbéto, la 16e édition du tournoi «Csp Gbéto» était, le week-end écoulé, à sa deuxième journée. Deux rencontres étaient au programme. En première heure, les jeunes garçons du Ceg Gbégamey ont battu leurs homologues du Complexe scolaire Père Aupiais (26-15). Quant à la deuxième rencontre, elle a opposé l’équipe de Laura Vicuna à celle du Complexe scolaire catholique Père Planque. Au terme d’une affiche à sens unique, ce sont les jeunes garçons du Complexe scolaire Laura Vicuna qui ont laminé leurs vis-à-vis (51-14). Pour Alassane Zimé, promoteur dudit tournoi, l’objectif visé est de développer le basket-ball en milieu scolaire, développer le brassage interscolaire, et offrir un cadre de divertissement sain aux jeunes collégiens et lycéens. Pour rappel, 12 équipes venues des différents établissements publics et privés de Cotonou prennent part à ce 16e acte du tournoi de basket-ball «Csp Gbéto». Notons que trois matches sont prévus pour la troisième journée, le week-end prochain.

Résultats hommes des Coupes du CspGbéto

Gbégamey         #     Cs Père Aupiais     26-15
Laura Vicuna         #     Csc Père Planque     51-14

Programme du samedi 4 février 2017

Garçons : Ceg Ste Rita # Ceg Gbégamey
Filles: Montaigne     # Notre Dame des Apôtres
Garçons : Montaigne     #  Lycée de kpondéhou

A.F.S.

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Tournoi «24h de volley-ball» : Les meilleurs acteurs distingués, Batcho innove

  • Publié dans Sport

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Le Bureau exécutif de la Ligue Atlantique-Littoral volley-ball a organisé le week-end écoulé, le tournoi dénommé «24h de volley-ball» à l'Unafrica de Cotonou. Au terme de la compétition qui a réuni une douzaine d’équipes, les trios‘’Challenge’’ chez les dames et‘’Entente 2’’ chez les hommes ont été sacrés meilleurs.

Elles étaient dix équipes masculines et quatre féminines dont deux venues de Lomé, à prendre part à cette innovation de la Ligue Atlantique-Littoral de volley-ball, dirigée par Yves Batcho. Une compétition linéaire non-stop de «trois contre trois» qui a tenu en haleine pendant deux jours (28 au 29 janvier 2017), les différentes équipes composées des joueurs et des joueuses de différents clubs, de différentes Ligues, des anciens joueurs ou tout pratiquant de volley-ball. En finale, l’équipe de Challenge au niveau des dames et Entente 2 chez les hommes ont respectivement écarté de leur chemin,  Colombe de Cotonou par un score de 2 sets à 1 (25-16 ; 18-25 et 12-15) et Entente 1 par 2 sets à 0 (25-19 et 25-23).

«La nuit du volleyeur» pour boucler l’événement…

«Après l’effort, le réconfort», dit-on. Ainsi, en marge de la compétition, le bureau dirigé par Yves Batcho a organisé une soirée récréative «La nuit du volleyeur», au cours de laquelle, les meilleurs athlètes et dirigeants ont été distingués pour les efforts fournis en 2016 dans le sens du développement du volley-ball au Bénin et dans l’espace Atlantique-Littoral en particulier. Au total, 10 prix ont été décernés aux méritants. «L’objectif a été largement atteint», dira Yves Batcho, président de la Ligue Atlantique-Littoral de volley-ball.

Les récipiendaires

Hommes
Meilleur attaquant : Fayçal Tamou (UAC VBC)
Meilleur passeur : Hadi Moukaïla (As Finances VBC)
Meilleur bloqueur : Hamid Baparapé (As Finances VBC)

Dames
Meilleure attaquante : Isabelle Agondjèté (Allada VBC)
Meilleure passeuse : Christiane Agossou (Vesos VBC)
Meilleure bloqueuse :BachirathAdom (UAC VBC)

Autres récompenses
Meilleur entraîneur : Hilaire Kpanou
Meilleur dirigeant : Didier Aplogan (Président de la Fédération béninoise de volley-ball)
Prix d’encouragement : Robert Hélou (Arbitre)

Abdul Fataï SANNI

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Crime crapuleux à Abattoir à Cotonou : Une malade mentale assassinée, ses organes prélevés

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Découverte macabre dans la matinée d’hier, mercredi 1er février 2017 au quartier Abattoir dans le 1er arrondissement de Cotonou. Une malade mentale très connue dans la localité a été retrouvée assassinée devant “MOOV STORE AKPAKPA“ juste en face de la mosquée Abattoir. Selon les témoins, le crime n’a pas été commis sur les lieux puisqueça ne dort jamais dans les environs. « C’est un crime, c’est dommage. L’insécurité devient grandissante.  Cela été fait presqu’en plein jour parce que moi j’ai fait le sport entre 5H30 et 6H, je suis passé par là, je n’ai pas regardé mais ça m’étonnerait qu’il y ait quelque chose pareille et que mon attention n’ait  pas été portée dessus. C’est une dame dont on a fracassé le visage, le médecin légiste qui est passé a reconnu qu’on lui a fracassé le visage puisqu’elle continue de saigner tant par le nez que par la bouche. Là où c’est plus crapuleux,  c’est qu’on a ouvert son sexe, on a découpé l’os, vous voyez et puis cela a été très bien fait avec un couteau de boucher. Mais apparemment, ça n’a pas été fait là, c’est vrai elle continue de saigner. Si ça avait été fait là, elle serait dans une mare de sang, ce qu’on ne remarque pas. C’est une voie très passante, il y a un night-club à côté qui est animé jusqu’au matin comment est-ce que ça peut être fait », a déclaré le Chef d’arrondissement, Arlette Bello Saizonou. « C’est une dame que nous connaissons tous dans le quartier elle est très propre, elle n’est pas agressive, elle sourit à tout le monde, elle se fait à manger elle-même. Que chacun garde ses parents à la maison », poursuivit-elle.Notons que les parents de la victime s’étaient présentés pour récupérer le corps.  Tout en rassurant de l’enquête ouverte pour retrouver les auteurs du crime, elle a exhorté les parents des malades mentaux à les retenir à la maison étant donné qu’ils sont vulnérables. Quant aux malades mentaux agressifs, il a souligné la nécessité pour l’Etat de prendre des dispositions pour les interner. Présent sur les lieux, le Directeur départemental de la police nationale a également rassuré que tout sera fait pour épingler ces criminels tout en exhortant la population à dénoncer tout suspect avec la garantie de l’anonymat. « C’est pitoyable ce n’est pas parce qu’elle est malade mentale qu’elle n’a pas droit à la vie. Ils ont prélevé ses organes après l’avoir assassinée »,fit-il savoir.

Aziz BADAROU

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Retour des inspecteurs retraités dans l’enseignement maternel et primaire : La décision rapportée, la motion de grève bientôt levée

Salimane-Karimou

Les instituteurs et éducateurs désertent depuis près d’un moisles classes pour dénoncer et fustiger la décision de l’autorité ministérielle consacrant le retour d’anciens retraités dans l’enseignement en qualité d’inspecteurs et de conseillers pédagogiques. Bonne nouvelle ! A la faveur d’une rencontre avec le ministre des enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou dans l’après-midi d’hier, mercredi 1er février 2017, la décision a été simplement rapportée et une commission a été mise sur pied pour se pencher sur la question des statuts particuliers des corps des personnels de l’enseignement du 1er degré. Notons que  les syndicats du Conseil sectoriel du dialogue social (Csds) avaient déclenché une grève de 72h par tacite reconduction pour contraindre le ministre à retirer du secteur éducatif, des enseignants retraités et suffisamment amortis. Les enseignants du primaire et de la maternelle se réunissent donc sous peu pour procéder à la levée de la motion de grève. Le mouvement de désobéissance collective pourrait donc prendre fin et les écoliers retrouveront le chemin de l’école. Outre le rapportage des arrêtés et notes de services consacrant le retour des retraités dans le système éducatif, la prise des arrêtés d’application du décret portant statuts particuliers des corps des personnels de l’enseignement du 1er degré, ces enseignants revendiquaient également  la prise du décret instituant la coordination entre la Cnss et le Enrb ; la relecture du décret 2015-373 du 24 juin 2015 portant statut juridique d’emploi des agents contractuels de l’Etat.


Aziz BADAROU

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Le préfet du Littoral chez le doyen des Imams de Cotonou : Toboula en médecin après la mort

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Le Préfet « casseur », Modeste Toboulas’était rendu au domicile du doyen des Imams de Cotonou Ousmane Aboubakar, au lendemain de la sortie médiatique de la communauté musulmane. Sortie au cours de laquelle, les musulmans ont affiché leur intention de braver la décision de l’autorité préfectorale relative à l’interdiction de la célébration des cultes “Jouma’a“ sur les espaces publics. Ce n’est donc qu’après avoir brutalisé les fidèles musulmans de Cadjèhoun avec son excès de zèle que le Préfet Toboulaa compris que la violence n’a toujours pas été la solution pour faire plier des hommes. Tout semble se dérouler depuis peu comme si l’on avait à faire avec des musulmans ou des citoyens étrangers. Au cours de sa visite, Modeste Toboulaa expliqué le bien-fondé de l’interdiction de l’occupation des espaces publics pour les cultes et a clarifié la situation relative au déguerpissement de la communauté musulmane de Cadjèhoun. Au bout de quelques minutes d’échanges avec l’Imam Ousmane Aboubakar, chargé des relations avec les autorités politico-administratives de l’Union islamique du Bénin, le préfet du Littoral Modeste Toboulaa rassuré et apaisé la communauté musulmane. Voilà comment Toboula finit là où il devrait normalement commencer. “Médecin après la mort“, dirait l’autre. On a préféré donner naissance à des foyers de tensions, puis après on vient jouer au pompier. De toute façon, à vouloir trop imposer, on finitpas se faire coincer. Une fois dos au mur, le “super“ préfet fait recours à des démarches sages. Pourquoi ne pas rencontrer les musulmans au début pour des échanges fructueux ? Pourquoi ne pas les sensibiliser suffisamment avant de les brutaliser ? Pourquoi ne pas dialoguer et faire des concessions dans l’optique de la préservation de la cohésion sociale ? C’est vraiment déplorable que ce soit après l’acte qu’on décide de dialoguer. Le plus important est que le régime actuel doit impérativement œuvrer afin que la paix sociale ne soit effritée au Bénin.

Aziz BADAROU

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Forum régional des acteurs du Bassin du Niger : Pour une gestion concertée des ressources en eau

Forum-Bassin-du-Niger

Cotonou abrite depuis hier, mercredi 1er février 2017, et ce pour trois jours, le forum régional des acteurs sur la gouvernance de l’eau dans le bassin du Niger. Placé sous le thème : « Le Fleuve Niger, source de coopération transfrontalière pour le développement intégré », il regroupe les coordinations des usagers et usagères de tous les pays qui ont en commun le bassin du Niger.

Ils sont venus du Bénin, du Burkina-Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Nigeria et du Tchad, tous pays membres de l’Autorité du bassin du Niger (Abn) pour échanger sur l’amélioration de la gouvernance de l’eau dans le bassin du Niger. Pendant trois jours, les acteurs de l’eau vont partager et améliorer les connaissances des acteurs étatiques et privés sur les divers outils et/ou mécanismes juridiques, institutionnels et techniques de gestion de l’eau dans le bassin du Niger, renforcer le partenariat entre les différents acteurs potentiels d’une part et entre les acteurs et le secrétariat exécutif de l’Abn d’autre part puis améliorer la communication  et le partage d’information sur les divers usages de l’eau dans le bassin du Niger en vue de prévenir d’éventuels conflits.

Dans son mot de bienvenue, le coordonnateur de la structure focale nationale de l’Abn, Worou Wara Bouraïma trouve que ce rendez-vous est une parfaite occasion de consolidation des divers acquis capitalisés par l’Abn et ses membres en matière de coopération internationale. Pour le représentant de la Cedeao, Mahamane Dédéou Touré, les questions liées à la gouvernance de l’eau sont souvent sources de tensions voire de conflits entre acteurs et entre pays. Mais bien gérées elles peuvent être également un facteur de coopération de paix et decdéveloppement économique et social.« Dès sa création, l’Autorité du bassin du Niger s’est efforcée, à travers ses différents projets et programmes, à mettre en place des outils et mécanismes pour promouvoir une gestion concertée des ressources en eau », a souligné la secrétaire exécutive de l’AbnTouptaBoguena. Représentant le ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines, le directeur de cabinet, Dakehoun Armand Raoul, estime que l’organisation du présent forum est la preuve de la parfaite compréhension de la nécessité d’une gestion intégrée et concertée des ressources en eau du bassin du Niger pour le bien-être des vaillantes populations. Conscient de l’état de dégradation avancé des ressources naturelles sous les effets conjugués du changement climatique et de la pression d’une population de plus en plus nombreuse, avec des besoins multiples et multiformes alors qu’en même temps les potentiels de développement s’amenuisent, il a formulé le vœu que le forum de Cotonou aboutisse à des recommandations pertinentes pour une gouvernance plus efficace de cette ressource commune en eau qu’est le bassin du Niger.

B.H

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Révision de la grille tarifaire des actes des huissiers : Des prix exorbitants bientôt imposés aux Béninois ?

armoiries

De nouveaux tarifs seront proposéspour les actes d’huissiers de justice, précisément en matière civile et commerciale.  C’est l’une des décisions  prises ce mercredi en Conseil des ministres. «Les tarifs des actes d’huissiers de justice sont rigoureusement règlementés, en raison de la mission de service public dont relèvent leurs activités. Ceux actuellement en vigueur datent de 2005. Après plus de 10 années d’application, certains de ces tarifs se révèlent de plus en plus inadaptés à l’évolution du coût de la vie et des diligences que requièrent parfois les actes de leur ministère», a déclaré hier lors d’un point de presse, le ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence Pascal Irénée Koupaki. A l’entendre, le Conseil des ministres a déjàadopté un projet de décret qui modifie les articles 1er et 2 du décret n°2005-38 du 09 mars 2005 fixant les tarifs des actes d’huissiers de justice en matière civile et commerciale. Les nouveaux prix seront donc rendus publics incessamment. Seulement depuis hier, certains observateurs font part de leurs inquiétudes par rapport aux nouvelles annonces que fera le gouvernement. La situation socio-économique nationale est critique. L’activité économique a ralenti. Le gouvernement prendrait-il la meilleure décision en augmentant les tarifs des actes des huissiers de justice? Face aux besoins criards de ressources publiques, Patrice Talon et son équipe pourraient bien proposer des tarifs excessifs. Des prix seulement à la portée des grandes bourses. Ce qui pourrait être contre-productif. Non seulement, ladite mesure sera difficilement appliquée, mais aussi, elle pourrait susciter des réactions au sein d’une partie de la population. Le Bénin traverse une crise économique. Le gouvernement devrait réaliser des choix conséquents pour ne pas provoquer l’ire des citoyens.

M.M.

Nouveaux tarifs des actes d’huissiers de justice en matière civile et commerciale

Les tarifs des actes d’huissiers de justice sont rigoureusement règlementés, en raison de la mission de service public dont relèvent leurs activités. Ceux actuellement en vigueur datent de 2005. Après plus de 10 années d’application, certains de ces tarifs se révèlent de plus en plus inadaptés à l’évolution du coût de la vie et des diligences que requièrent parfois les actes de leur ministère. La Chambre nationale des Huissiers du Bénin a soulevé certaines préoccupations qui ont été examinées au cours des séances de travail qui ont eu lieu entre le Ministère de la Justice et la Chambre. Sur la base des éléments de comparaison recueillis dans la sous-région ouest africaine notamment, il est apparu la nécessité de réviser la grille tarifaire des actes des Huissiers. Le Conseil a, en conséquence, adopté le projet de décret portant modification des articles 1er et 2 du décret n°2005-38 du 09 mars 2005 fixant les tarifs des actes d’huissiers de justice en matière civile et commerciale.

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Le secteur culturel en débat sur « Président d’un Jour » : Samuel Dovi en déplore la gestion

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Il a nom Samuel Dovi. C’est lui que nous recevons sur ce numéro de votre rubrique ‘’Président d’un jour’’. La  trouvaille du groupe de presse Matin Libre dont l’objectif est de permettre aux ados de s’exprimer sur la gestion de la chose publique. L’occasion est aussi donnée aux dirigeants de s’imprégner des difficultés que vivent les plus jeunes afin de prendre en compte, dans la mesure du possible, leurs propositions. ‘’Président d’un jour’’ s’étend sur toute l’étendue du territoire national. Pour ce numéro, nous sommes dans les profondeurs de Cococodji précisément à Sèdjè. Bienvenue dans le verbatim !!!

Matin Libre : Bonjour monsieur le président Dovi. Matin Libre se sent honorer.Merci de nous recevoir chez vous. En général, quelle appréciation faites-vous de l’état du pays? En un mot, comment va le Bénin?

Président Samuel Dovi : quand j’analyse, je vois que nous sommes  différents des autres pays sur plusieurs plans. Sur le plan économique par exemple, nous sommes un peu dominés si je dois parler en ces termes. L’économie n’est pas du tout bonne. Nous parlons longtemps de Pays en voie de développement mais le constat qui est fait, est que depuis ce moment,nous ne remarquons aucun changement. Par rapport aux autres pays, nous sommes très différents.Tout d’abord, le développement de ce pays passera par une bonne gouvernance. Une gouvernance qui est l’art de gérer les affaires publiques pour le bien individuel et collectif.Donc là, une bonne gouvernance assurera le développement du pays.

Quand vous parlez de bonne gouvernance vous y mettez quoi?

Bien gérer les affaires publiques. Quand je parle de bonne gouvernance, je parle d’une bonne gestion des ressources disponibles, afin qu’il y ait parité entre les régions, les collectivités. Les choses sont mal gérées.

Nous sommes en 2017, quels sont vos chantiers?

Dans le secteur de la santé, je vais renforcer la mesure concernant la gratuité de la césarienne. Faire en sorte que cette initiative dure afin que toutes les femmes en bénéficient. J’ai entendu parler des médicaments génériques disponibles dans les pharmacies. Même si les médicaments qu’on doit acheter ne sont pas disponibles, il faut mettre à la disposition des citoyens, des centres où des médicaments seront disponibles à des prix abordables. Quand je prends par exemple les personnes des zones rurales, je constate qu’elles n’ont pas vraiment accès aux soins de santé. Elles ne disposent pas d’hôpitaux pour leur prise en charge. Sur ce plan, j’aimerais et j’envisage la création de plusieurs centres de santé dans les zones rurales munis d’équipements de santé pour qu’elles accèdent aussi aux soins de santé. Après l’équipement des centres, il faut la formation de certains agents.

Quand je prends le domaine de l’enseignement, le constat que je fais est que nous sommes véritablement touchés. Moi, personnellement, je suis véritablement touché avec l’Apc. Les apprenants deviennent maintenant paresseux et si on peut faire revenir le système de l’ancien programme, ce sera vraiment bien. C’est vrai qu’il y a certains apprenants qui n’ont pas la volonté. Pour cela, il faut créer un certain système d’entreprenariat pour que les apprenants qui n’ont pas la volonté de poursuivre les études s’exercent à des métiers qui leur seront profitables.

Sur le plan énergétique, le Bénin est vraiment dépendant des pays de l’extérieur. La construction des barrages hydro-électriques nous permettra un peu d’être indépendants. Les panneaux solaires ne fonctionnent pas tout le temps. Ça peut être la solution mais nous allons renforcer le système. Quand les pluies tombent…

Avant de poursuivre cet entretien, dites-nous, qui est Samuel Dovi ?

Le président Samuel Dovi est élève en classe de terminale A2 au Complexe scolaire évangélique Béraka. J’ai actuellement 16 ans. Je suis de dénomination chrétienne évangélique. J’ai derrière moi un frère et deux sœurs. Mon père s’appelle Mathias Dovi, il est artiste peintre et ma mère Victoire Dossou, elle est revendeuse. J’aime écouter la musique, j’aime aussi la lecture. J’aime suivre les séries parce que parfois dans ces séries, je tire des leçons. Mes plats préférés sont la pâte et le riz.

Un mot sur la culture au Bénin

A part le 10 janvier, on ne saurait même pas si le Bénin dispose  d’une culture. C’est à travers le 10 janvier qu’on sait maintenant que le Bénin dispose d’une culture et là, on commence par valoriser le Bénin sur le plan culturel. Nous disposons de plusieurs atouts touristiques sur le plan culturel par exemple, la Porte du non-retour, les Tatas-Somba, qui ont besoin d’être mis en valeur pour générer des devises.

La peinture nourrit-elle son homme au Bénin ?

Au Bénin? Je ne peux pas le dire. Parce que, si je prends l’exemple de papa, depuis qu’il a commencé, je ne peux pas dire que la peinture nourrit son homme. Mais contrairement aux autres pays, on sait, on connait l’importance de l’artiste peintre. Mais au Bénin n’eût été la Fondation Zinsou, on ne saurait même pas qu’il existe des artistes peintres. Alors que la peinture véhicule également des informations. La peinture est également une forme de langage. Mais au Bénin, tel n’est pas le cas. Il faut davantage créer des centres culturels pour amener ces artistes peintres à mettre en œuvre ce qu’ils ont en tête, à passer des informations à travers la peinture.

Mais, est-ce le Bénin dispose encore de salles de cinéma? D’abord le Bénin a-t-il un cinéma?

Bon, est-ce que moi je connais même une salle de cinéma ? Mis à part le Ciné vogue…Mais est-ce que ça existe encore?On a des cinéastes mais pas de renom. Djimon Houssou reste une fierté des Etats-Unis. Est-ce que c’est parce qu’au Bénin, nous ne disposons des équipements qui leur permettront de tourner des vidéos, de faire des mises en scènes? Au Bénin, nous ne savons que faire du théâtre classique et de rue mais ça ne suffit pas. Il faut renforcer. Moi, je parlerai toujours de renforcement parce que ça existe déjà. Maintenant, il faut renforcer le secteur du cinéma pour que ceux qui  ont déjà commencé s’adaptent mieux à travers des moyens qu’on mettra à leur disposition. Il faut les former surtout. S’il faut prendre des acteurs de l’extérieur pour les former, ce serait bien.

Votre mot de la fin monsieur le président

Les chefs d’Etat et de gouvernement, eux, leur vision, c’est l’intérêt personnel. Ils ne pensent ni aux populations, ni aux citoyens. S’ils le font, c’est parce que ‘’je dois le faire’’. Sinon, depuis un certain moment, le Bénin doit être un pays développé. Mais, il est au ralenti, très. Je formule aux Béninois, mes vœux de bonne santé, beaucoup de travail, d’argent, et la paix aussi.
 

Cyrience KOUGNANDE

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Gouvernement de la Rupture : Koupaki n’est plus ministre ?

pascal-koupaki

Pascal Irénée Koupaki est-il toujours ministre d’Etat ou bénéficie-t-il seulement d’un titre pompeux sans réel contenu ? Tout prouve que le chantre de la Nouvelle conscience est plus qu’un secrétaire général du gouvernement qu’un ministre. Nos sources précisent que depuis sa nomination, le ministre d’Etat n’a pas de cabinet et ne bénéficie pas des mêmes attributs que les autres membres du gouvernement. A l’opposé de son collègue ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement Abdoulaye Bio Tchané qui est bien installé dans les locaux de l’ancien ministre du Plan et du Développement, Pascal Irénée Koupaki est toujours logé à la présidence de la République où il officie en tant que secrétaire général du gouvernement. Ce rôle que d’aucuns qualifient de « lecteur des mercredis soir » semble être la seule occupation du ministre. Et ça fait déjà 10 mois que cela dure. Ce  qui était considéré au départ comme une situation conjoncturelle, s’est avéré définitive. Du coup, la guerre de préséance qui faisait rage entre les deux ministres d’Etat pour s’arroger le titre de N°2 du gouvernement n’a plus sa raison d’être. Patrice Talon semble avoir fait l’option d’un seul ministre d’Etat. Et tant mieux pour lui si le second se contente seulement du titre. Car en réalité, rien dans les faits ne permet d’affirmer que Pascal Irénée Koupaki est un ministre au même titre que les autres membres du gouvernement.

Worou BORO

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Sortie sélective du « porte-parole » du gouvernement : Djogbénou doit se taire ou démissionner

joseph-djogbenou

Le gouvernement de la Rupture pèche par manque de réaction prompte sur les sujets brûlants de l’actualité. A tel enseigne qu’on doute de l’existence d’un porte-parole du gouvernement. Pourtant, il en existe bel et bien un et il répond au nom de Joseph Djogbénou, Garde des sceaux, ministre de la Justice. Mais pour un porte-parole, Joseph Djogbénou sélectionne plutôt les sujets sur lesquels, il porte la voix du gouvernement. Dans l’affaire 18kg de cocaïne retrouvée dans l’un des containers de la société de Sébastien Ajavon, le porte-parole, après moult interpellations, a fini par se prononcer sur le dossier. « C’est une affaire de justice et non une affaire politique », avait-il affirmé. On peut conclure que cette sortie arrangeait le gouvernement. L’autre sortie du porte-parole est relative à la polémique en cours sur l’interdiction de l’expression de la foi dans les rues. Venant au secours du préfet du Littoral, Joseph Djogbénou a enfoncé le clou en élargissant l’interdiction à toutes les autres confessions religieuses. Cette sortie est moins réussie puisqu’elle n’a fait qu’en rajouter à la polémique. Outre la communauté musulmane, le gouvernement, par cette sortie, s’est mis à dos l’église catholique et les religions endogènes.

Mais il y a d’autres sujets, pas moins importants sur lesquels le porte-parole a gardé jusque-là un silence de cimetière. L’affrontement entre fidèles de Banamè et populations d’Abomey n’est-il pas un sujet qui mérite l’attention du gouvernement ? Il en est de même du drame qui a frappé des ‘’daagbovi’’ de Porto-Novo et qui a causé la mort de 5 fidèles de l’église de Banamè. Il est vrai que le ministre de la Santé s’est rendu sur les lieux. Mais qui mieux que Joseph Djogbénou, porte-parole, de surcroit ministre de la justice pour dire la position officielle du gouvernement dans ces deux dossiers. Surtout qu’à Abomey comme à Porto-Novo, les faits nécessitent l’ouverture d’une enquête judiciaire afin de situer les responsabilités. Mais Joseph Djogbénou n’a pas jugé opportun de porter la parole du gouvernement sur ces drames. C’est à croire que les événements qui ont occasionné des dégâts matériels importants à Abomey et des pertes en vies humaines à Porto-Novo ne sont pas plus importants que l’affaire de 18kg de cocaïne ou l’interdiction de culte sur l’espace public. Si Joseph Djogbénou n’a pas la liberté de s’exprimer sur tous les sujets brûlants qui interpellent le gouvernement, autant se taire ou démissionner.

Worou BORO

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Mise en oeuvre des réformes du gouvernement : Toboula donne de l'insomnie à Talon

patrice  talon

Alors même que l'opération gouvernementale de libération des espaces publics se déroule avec succès et sans tapage dans les autres départements du pays, à Cotonou, dans le Littoral par contre, c'est le tollé général. Sur presque toutes les lèvres, le nom d'une seule personne: Modeste Toboulal. Mais au regard de la succession des faits et de l'allure que prennent les débats, Patrice Talon ne doit pas être le plus heureux au monde, tant il doit gérer plusieurs foyers de tensionallumés par son préfet.

Il met les pieds dans les plats, outrepasse parfois les limites de la mission à lui confiée. Et, dans une discipline de groupe, le gouvernement ne pouvant sacrifier l' "agneau", est obligé de rattraper ses frasques.  Modeste Toboula est certes le plus courageux des "missionnaires " de Talon. Cependant c'est aussi lui qui crée le plus de problèmes. Qu'il vous souvienne que c'est avec les secrétaires généraux des centrales et confédérations que le préfet du Littoral a commencé avec ses menaces, et par finir sa ligne rouge imaginaire tracée aux manifestants de la marche de fin juillet 2016. Reçus au Palais de la Marina, les syndicalistes se sont plaint au chef de l'Etat qui a dû calmer les ardeurs en faisant prendre par la suite en conseil des ministres, une décision qui limite les préfets et ministres dans la prise de certaines décisions unilatéralement. Une prérogative qu'on a dû confier à une supposée Cellule d'analyse à la présidence de la République.  Mais avant, il faut rappeler les propos du même préfet à l'endroit de l'ancien chef de l'Etat, Yayi Boni. Modeste Toboula qui avait promis de lui appliquer la loi en cas de dérives sur son territoire, le Littoral confondu à la seule ville, Cotonou. Vint s'ajouter une situation conflictuelle avec le ministre en charge de la Décentralisation à propos de la décision préfectorale relative aux mesures de sécurité dans les super et hypermarchés. Les plus récentes que gèrent Patrice Talon, son gouvernement et sa direction de la communication, ce sont les agissements de l'autorité préfectorale au sujet de l'opération de déguerpissement des occupants illégaux du domaine public. Sur ce plan, Patrice Talon a dû improviser une rencontre dite de présentation de voeux aux géniteurs de Léhady Soglo, maire de la ville-département, qu'il partage avec sa tutelle. En effet, le chef de l'Etat craignant une sévère réaction de Soglo père et de son épouse Rosine, a dû se rendre à leur domicile pour les calmer au sujet des injures proférées par son préfet à l'encontre de Léhady, et par ricochet son père qui l'a précédé dans la gestion de la municipalité. Sans doute que le chef de l'Etat s'est rendu compte de la gravité des propos de son préfet qui déclarait que le maire de Cotonou a des problèmes d'éducation. Pis, il a laissé entendre que depuis l'avènement de la Décentralisation, les Soglo n'ont jamais opté pour une politique de développement durable. Le chantre de la Rupture, du Nouveau départ et du Bénin Révélé n'avait pas fini d'éteindre ce foyer de tension quand l'affaire des musulmans s'est invitée dans les débats avec cette alerte de l'Union islamique du Bénin qui se voyait comme la risée du gouvernement à travers son bras exécutant. Ce dernier, qui faut-il le rappeler, est allé faire son show un vendredi à la mosquée de Cadjehoun en faisant plier les bâches montées circonstanciellement pour la prière. Pour lui, dans la droite ligne de l'opération de libération des espaces publics, il ne s'agira plus d'occuper les voies jouxtant les mosquées ces quelques minutes pour la prière du vendredi. Levée de boucliers aussitôt, de l'Union islamique qui a reçu des soutiens de députés et autres personnalités fidèles-pratiquants. Et pour protéger, par solidarité, le zèle de son commis, le gouvernement à travers un communiqué et des déclarations de ministres, a dû trouver un faux-fuyant en faisant croire à l'opinion publique que ce n'était pas seulement la religion musulmane qui était visée, mais que la décision concerne également l'Eglise catholique, et particulièrement son chemin de croix aussi vieux que le monde, et bien évidemment les processions d'autres confessions religieuses. Quand on fait le point, ces justifications n'ont visiblement pas convaincu au point où Patrice Talon s'est vu obliger de céder en décidant de rencontrer les responsables religieux samedi. Avant cette rencontre de samedi, certains de ses collaborateurs ministres ont tenté quelque chose. Tout ça, c'est Toboula qui fait courir et donne l'insomnie à plus d'un dans le gouvernement. Décidément ce Toboula est devenu un os dans la gorge de Patrice Talon, qui visiblement ne sait comment s'en débarrasser de peur de l'humilier. On est obligé de faire avec, tant il fait preuve de courage et de fermeté dans la conduite de l'opération sur le terrain. Qu'importe donc ses dérives! Mais jusqu'à quand?

JB

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Libération des espaces publics : A qui profite la pagaille ?

deguerpissement

Au lieu de continuer à forcer dans la  propagande sur une fausse adhésion des populations, cibles malheureuses, le gouvernement ferait mieux de mieux clarifier et exposer les critères de libération des espaces publics. Il devrait tirer leçon de ses erreurs répétées pour améliorer la planification et l’exécution de la phase suivante. Car, en vérité, Il est injuste que des investisseurs privés et les commerçants soient victimes d’un conflit entre le Préfet du Littoral et le Maire de Cotonou.

Dans un précédent article, nous avions démontré clairement la nécessité d’avoir un cadre de vie sain et attrayant : ce qui nous met en phase avec le gouvernement de la rupture sur le principe d’assainir nos villes et campagnes. Et nous avons déploré la mauvaise planification et la politisation qui caractérisent  l’opération de libération des espaces publics. Après ce qu’il convient d’appeler une gaffe communicationnelle, la campagne de sensibilisation débridée et tous azimuts depuis le début de cette semaine à l’endroit de la communauté musulmane, prouve à suffisance une fois encore, que le gouvernement aime à mettre la charrue avant les bœufs.

Depuis le lancement de l’opération de libération des espaces publics, aucun document officiel n’a expliqué, pour pédagogie,  les critères de libération desdits espaces. Et donc, lesdits critères, assez mouvants, se définissent de manière totalement ad’ hoc, au gré des événements, plus flops que succès, et des humeurs. Il est utile de rappeler que même les phases 1 et 2 ont été définies en Conseil des ministres suite  aux  protestations et confusions engendrées par l’annonce de l’opération. Qui, honnêtement, pourrait dire qu’il savait que la libération des espaces publics, telle qu’annoncée initialement, concerne les prières musulmanes ponctuelles des vendredis ? Pisre, qui pourrait dire avoir lu ou même entendu que cette libération des espaces publics concerne aussi bien les processions de chemins de croix de l’Eglise catholique que celles des Egun-gun ou Kouvito, plus connus sous le  nom de Revenants? Le gouvernement est comme dans une dynamique forcenée dont la sédimentation d’erreurs corrigées reste le moteur et qui nourrit la tension sur une question de grande portée politico-économique et hautement sociale.

Quels sont les critères ?

Cela s’appelle tout simplement du pilotage à vue. Tout porte à croire que le gouvernement a adopté une politique générique de « libération des espaces publics ». Libre au préfet kamikaze du Littoral, Modeste Toboula, puisque c’est de lui qu’il s’agit,  de la décliner en ce qui lui plaît pour l’exécuter. Sinon comment comprendre que c’est seulement à Cotonou que le préfet a demandé aux citoyens de confession musulmane d’arrêter d’occuper les espaces publics pour leurs prières des vendredis ? Soyons honnêtes pour reconnaîitre que c’est l’incident de la mosquée de Cadjèhoun à Cotonou qui a soulevé l’aspect religieux de la libération des espaces publics.

C’est bien l’absence de critères clairs qui amène le gouvernement à se lancer dans des justifications qui lui font capitaliser les erreurs. Pour illustrer cet état de choses, il convient ici d’emprunter la métaphore d’un activiste de la toile qui décrivait l’attitude défensive d’un membre du gouvernement comme un fou qui ayant jeté le bébé d’autrui dans le feu, et se rendant compte de son erreur qu’il ne veut pas avouer,  jette son propre bébé dans le feu pour prouver qu’il est dans le droit chemin. Il décrit en fait un ministre de confession chrétienne et probablement catholique (en tout cas son nom au moins laisse croire qu’il est né Chrétien) qui, voulant justifier l’interdiction des prières musulmanes des vendredis dans des espaces publics, annonce que les processions de chemin de croix et toutes autres processions chrétiennes seront également interdites.  C’est ce qu’on appelle « capitaliser les erreurs »

Corriger le tir

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Il est encore tant de corriger le tir en acceptant de reconnaîitre qu’on s’est trompé dans la méthode. Il est encore temps de poser la balle à terre et de définir les critères qui seront bien diffusés avant de passer à la phase 2 de cette opération. Nous ne sommes pas partisans d’un Etat qui recule. Corriger le tir c’est de rassurer les populations en déployant ce fameux plan qui existerait. On est d’avis qu’on ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs., Mmais, si les omelettes ne sont pas, finalement, comestibles, on aura cassé des œufs pour rien.

Corriger le tir c’est aussi évaluer objectivement la phase 1 et tirer toutes les leçons pour mieux planifier et exécuter la phase 2. Par exemple, si la finalité est l’assainissement, pourquoi casse-t-on des bâtiments ou boutiques qui  sont construits aux normes modernes ? Est-ce qu’il ne fait pas plus de bon sens de définir les normes de construction et de demander aux propriétaires de ces boutiques de s’y conformer,  au risque d’êtres cassés, au lieu de les casser systématiquement ?  L’Etat a un budget d’environ 2000 milliards en moyenne par an pour son plan quinquennal.  Ne pourrait-on pas s’entendre avec la mairie de Cotonou ou la contraindre au besoin, si la loi le permet, pour que ce soit désormais le gouvernement central qui perçoive désormais les redevances et autres taxes pour préserver les investissements de ce promoteur et de toutes les victimes ?

Worou BORO

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