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Cour d’Appel Parakou /Coups mortels : Tamou Orou Méré Ali condamné à 10 ans de travaux forcés

justice

La Cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou a connu du 25ème dossier hier, mercredi 15 Février 2016. C’est un dossier de coups mortels qui a été soumis à l’examen de la Cour de céans présidée par Adamou Moussa assisté de Marius Houndji et de Bienvenu Sohou. Le crime de coups mortels est prévu et puni par les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code Pénal.

Au terme de l’instruction à la barre, des réquisitions du ministère public représentées par l’avocat général Lucien Mahulé Aballo et des plaidoiries de Me Maurice Thomas Ligan, l’avocat de la défense, l’accusé Tamou Orou Méré Ali a été déclaré coupable de coups mortels sur la personne de Orou N’Gobi Bio Noël et a été condamné à 10 ans de travaux forcés.

L’accusé Tamou Orou Méré Ali restera en détention pour sept années encore avant de purger totalement sa peine parce que placé sous mandat de dépôt depuis le 20 Janvier 2014.

Résumé des faits

Orou N’Gobi Bio Noël originaire de la commune de Kouandé, s’est fait engager, courant janvier 2014, comme ouvrier agricole par le nommé Tamou Orou Méré pour travailler dans sa ferme située à une cinquantaine de kilomètres de Manou, un village de la commune de Kérou, aux côtés de son fils Tamou Orou Méré Ali.

Après trois jours de travail, Tamou Orou Méré Ali dit avoir surpris, au cours d’une nuit, l’ouvrier Orou N’Gobi Bio Noël en train de voler sa moto et son téléphone portable. S’en est suivie une lutte au cours de laquelle il a terrassé et ligoté Orou N’Gobi Bio Noël aux mains et pieds avant de le détacher des heures plus tard.

Le lendemain des faits, et voyant les mains et les pieds de Orou N’Gobi Bio Noël très enflés, Tamou Orou Méré Ali a conduit celui-ci dans le village de Manou auprès de Tamou Orou Méré, son père, pour les soins.

L’ouvrier Orou N’Gobi Bio Noël mourut quelques jours après des suites de ses blessures avec écoulement de sang au nez et à la bouche.

Les débats

Il a été noté une variation dans les déclarations de l’accusé Tamou Orou Méré Ali à la barre comparativement à ses dépositions antérieures à l’enquête préliminaire et devant le magistrat instructeur, même s’il a reconnu les faits mis à sa charge. L’accusé s’est enfermé dans une dénégation totale par rapport à certains aspects des faits. Il n’a pas reconnu avoir ligoté les mains et les pieds de la victime par exemple. Lucien Mahulé  Aballo, représentant le ministère public a laissé  entendre dans ses réquisitions que juger, c’est comprendre et c’est ce qui justifie l’instruction de tout dossier à la barre avant la prise de toute décision de condamnation. Ce qui est reproché à la victime est d’avoir tenté de voler la moto et le téléphone portable de l’accusé. L’avocat général relève que la Cour pour une meilleure appréciation du dossier dans la perspective d’un bon jugement doit se poser les questions ci-après : est-ce que l’accusé a volontairement donné des coups à la victime et est-ce que la victime est décédée ? Les réponses à ces questions permettront à la Cour de se rendre à l’évidence que les éléments constitutifs du crime de coups mortels sont réunis par rapport aux faits.Par conséquent, le crime de coups mortels est constitué au regard des dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code Pénal. Il ne trouve aucune circonstance atténuante pour l’accusé dont il a dénoncé son refus de coopérer avec la Cour pour la manifestation de la vérité en s’enfermant dans des variations à la barre et le manque de remords. C’est au bénéfice de ces observations que l’avocat général a requis qu’il plaise à la cour de déclarer l’accusé Tamou Orou Méré Ali coupable des faits de coups mortels et de le condamner à 15 ans de réclusion criminelle.

L’avocat de la défense, Me Maurice Thomas Ligan assurant la défense de l’accusé Tamou Orou Méré Ali pense que la cour ne doit pas renvoyer l’accusé en prison comme l’a suggéré le ministère public, même s’il dénonce le comportement de son client à la barre qui n’a pas permis à la Cour de former sa conviction. Ce qui n’est qu’une apparence et la Cour ne doit pas se fonder sur des apparences pour juger. Pour l’avocat de la défense, il manque au dossier le rapport d’autopsie, la seule pièce qui peut convaincre de ce que les blessures et les coups ont entraîné la mort, parce que la victime est morte des jours après avoir reçu les coups. Ce qui ouvre le boulevard au doute, et comme il est connu de tous, le doute profite à l’accusé. C’est pourquoi, il a plaidé au principal l’acquittement de son client au bénéfice du doute et au subsidiaire, au cas où la cour voudrait aller en condamnation, que son client soit condamné au temps déjà passé en détention, à cause de ce que l’enquête de moralité et le casier judiciaire lui sont favorables.

Marx CODJO (BrBorgou-Alibori)

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Séminaire de formation des journalistes sportifs : Les notions de basket-ball passées au peigne fin

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journalistes-et-reporters-sportifs

L’Auditorium «Marius Francisco» du Comité national olympique et sportif béninois (Cnosb) a abrité les jeudi 9 et vendredi 10 février 2017, un séminaire de formation des journalistes et reporters sportifs sur « les notions de basket-ball ». Une initiative du Réseau des journalistes de sport au Bénin (Rjsb) en collaboration avec la Fédération béninoise de basket-ball (Fbbb) à l’issue de laquelle les récipiendaires ont reçu leurs parchemins.

Durant deux jours, les journalistes et reporters sportifs ont été aguerris sur entre autres, l’historique du basket-ball, jeu et règles du basket-ball, l’arbitrage, lexique du basket-ball, lecture de la fiche de statistique, puis sur les compétitions statutaires. Dans une ambiance du donner et du recevoir, les échanges entres les formateurs Pierre Tonon, Secrétaire général de la Fbbb et commissaire technique Fiba, et Flavien Djossou, instructeur des arbitres Fiba, ont été d’une bonne facture. Parfois, les récipiendaires, heureux du déroulement dudit séminaire n’hésitaient pas à interrompre les formateurs pour de plus amples explications sur un sujet donné ou sur des points d’ombre. Pour René José Sagbo, président du Rjsb, l’objectif visé en initiant une telle formation est non seulement d’outiller les journalistes et reporters sportifs en leur donnant des connaissances théoriques et pratiques sur les notions techniques élémentaires en matière de compétition de basket-ball, afin de les préparer, à court terme, à la couverture des compétitions nationales et internationales, notamment le championnat de première division saison 2016-2017 mais aussi de permettre aux journalistes de se spécialiser dans le basket-ball. «(…) Voilà une association qui fait un très bon travail » a laissé entendre Maliki Lalèyè, représentant le président du Cnpa-Bénin. Il a exhorté le Rjsb à continuer et à ne pas s’arrêter en si bon chemin. Idem pour Yao Félix Houessou, représentant le ministre des Sports qui a salué le gros travail qu’abat le Rjsb. Notons qu’au terme du séminaire, les récipiendaires ont reçu leurs parchemins et pourront logiquement commenter les matches de basket-ball lors du championnat national qui a déjà pris son envol depuis samedi 11 février 2017.

A.F.S.

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Roch Sero Bété à propos de la Fébétchouk : «Mon objectif est de faire entrer cette discipline dans les écoles»

  • Publié dans Sport

tchouk-ball

Dans une interview qu’il nous a accordée, le président de la Fédération béninoise de tchouk-ball (Fébétchouk) est revenu sur le dernier championnat de la discipline et a levé un coin de voile sur le niveau de la compétition. Par ailleurs, il a évoqué les perspectives avant d’inviter la presse nationale et internationale à l’accompagner dans la promotion de la discipline. Lisez-plutôt !!!

Quelles sont les grandes leçons qu’on peut tirer du dernier championnat  national de tchouk-ball ?

Les grandes leçons qu’on peut tirer, sont que les équipes sont persévérantes. Parce que, malgré le maigre accompagnement, elles continuent de se donner à fond. On sent de l’amélioration globale des compétiteurs, des athlètes. Les équipes comme celle de Parakou qui était dernière, est remontée jusqu’à à la troisième place. Donc, cela signifie que les athlètes y croient et ils sont heureux de participer au championnat national.

Ils sont heureux de participer au championnat. Est-ce à dire que c’est un soulagement pour vous ?

Exactement, parce que, ce n’est pas toujours aisé d’organiser ce genre de compétition et de faire venir, d’un peu partout, les athlètes  que vous encadrez pendant une certaine période afin que les jeux puissent bien se dérouler et qu’ils puissent participer du début  jusqu’à la fin avec le même état d’esprit et la même joie. C’est véritablement un soulagement.

Alors c’est quoi le tchouk-ball ? cette discipline sportive peu connue des Béninois…

Le tchouk-ball est une discipline découverte fortuitement. Celui qui a créé le jeu est dans la logique de pouvoir aider les sportifs à limiter les blessures en sport. C’est un jeu sans contact et très démonstratif. Il faut être vraiment engagé et savoir courir. Ce n’est pas un jeu, juste pour les enfants. C’est un jeu qui nécessite vraiment de l’engagement des compétiteurs. On l’a d’ailleurs  remarqué durant le déroulement du championnat écoulé. Au Bénin particulièrement, des athlètes de tous les âges peuvent pratiquer et vous aviez vu les équipes, elles sont jeunes. Et c’est le signe que l’avenir promet.

Dans combien de pays de la sous-région pratique-t-on le tchouk-ball ?

Dans la sous-région, on compte six pays que sont, le Bénin, le Togo, le Burkina-Faso, le Nigéria, le Niger, et le Sénégal. Mais au-delà de ces six, d’autres sont en train de taper à la porte. Au nombre d’eux, on a aujourd’hui le Cameroun, le Rwanda, le Kenya, le Burundi, et le Botswana. C’est ceux dont je me souviens.

Techniquement, que peut-on retenir de la discipline ?

On peut retenir qu’il y a encore à faire au niveau de l’encadrement global des différentes équipes. Il y a un travail de fond à faire au niveau des techniciens. Les jeux doivent normalement répondre aux nouveautés que nous pouvons voir, dont la Fédération internationale nous tient informer. Un travail doit être fait au niveau de ces responsables en termes de formation pour améliorer globalement le niveau technique des compétiteurs. Par rapport à la sous-région, on n’a pas à craindre mais par rapport à l’international, beaucoup restent à faire.

Quelles sont les perspectives pour 2017 ?

L’an 2017 pour nous, c’est de pouvoir fait entrer cette discipline sportive dans les écoles. C’est un objectif pour nous depuis quelques années. Nous n’avons pas encore pu arriver. Mais nous espérons quand même y arriver avec l’appui des sponsors et du ministère des Sports. Nous espérons vraiment que ce sport pourra entrer dans les écoles. Ce qui nous donnera plus de participants et ce sera mieux connu d’ici quelques années. Ce sera une discipline assez bien pratiquée au Bénin.

Votre fédération  dispose de combien de clubs ?

La Fédération dispose de huit clubs qui sont officiellement enregistrés et quelques clubs en formation que nous ne comptons pas pour le moment. Puisque, le jeu n’est pas effectivement développé.

Alors, pour clore cet entretien, que comptez-vous faire pour attirer la population à la cause ?

Pour attirer la population à la cause, on veut se reposer sur les journalistes. C’est vous qui faites une discipline sportive. Si nous n’arrivons pas à passer sur vos ondes, si le jeu n’arrive pas à se faire voir par tout le monde, ce sera difficile pour qu’il soit connu. Donc, nous comptons surtout sur la presse pour nous accompagner et nous comptons sur la presse locale et l’internationale à qui nous faisons appel de temps en temps. Toutefois, nous avons un programme qui nous permettra de promouvoir la discipline sportive dans tout le Bénin. Je vous remercie.

Proposrecueillis par : Abdul Fataï SANNI

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« Faut pas m’embrouiller » : Fanicko veut mieux se concentrer pour évoluer

  • Publié dans Culture

fanicko

Classée dans les hits parade sur Trace Tv et sur plusieurs chaînes de renommées internationales depuis sa sortie, la chanson « Faut pas m’embrouiller » du jeune artiste accroc au Pop,Fanicko,n’arrête pas de faire le buzz. La sauce merveilleusement cuisinée dans le studio de Bizzy Braine à Cotonou et qui doit la réalisation de sa  vidéo à ‘’Nette Royale’’ est faite du afro-trap. Elle est entièrement financée à coût de plusieurs millions de FCfa par Blue Diamond de Sidikou Karimou. « L’inspiration m’est venue au retour d’un concert que j’ai donné à Lomé, en pleine circulation », confie l’auteur compositeur et interprète, Franck Olivier Adjanohoun, alias Fanicko. Le message est clair : un jeune homme demande de ne pas l’embrouiller car il se bat pour sortir ses parents et lui-même de la misère. Dans cet élan, il est en proie à une histoire d’amour avec une jeune fille matérialiste.

Paroles de « Faut pas m’embrouiller »

Marshall Cyano
De Jésus
Faut pas m’embrouiller
Faut pas m’embrouiller
Eeeeeeehhhh, iiiéeeehhhhhhh
Refrain
Je connais pas l’amour, moi je vise là-haut
L’amour là l’amour là
C’est tout ce que je veux mon charoooo
Papa et maman comptent sur moi
Je dois me faire des sous ehhh
Trop de problèmes, trop de soucis chérie
Faut pas m’embrouiller
Eeeeeeeeeeeeeeeeeeeehhhhhh
Faut pas m’embrouiller
J’ai des soucis chérie, faut pas m’embrouiller
Eeeeeeeeeeeeeeeeeeeehhhhhh
Faut pas m’embrouiller
J’ai des soucis chérie, faut pas m’embrouiller
1er couplet
Quand je suis pas d’humeur
Moi je veux juste danser
Faire la fête jusqu’à 6heure, sauter, m’éclater
Je profite de la vie côté sapologie toujours à 100%
Je suis un enfant béni sur mes ennemis
Le feu va toujours prendre
Avant je voulais…
en petit on me voyait
Petit à petit l’oiseau a fait son nid, je peux les tutoyer
Visitors à travers mes lunettes
Je suis né pour briller
L’élève a dépassé le maître
Au fait, ça n’a jamais changé
Répéter Refrain
2è couplet
Maman vit dans la misère
Et ça, ça me gène
Papa fait que se débrouiller eeehhh
Même ça, ça me gène
Je ferai de mon mieux eu eueu
Tout ça c’est pour eux
Ils m’ont jamais laissé, jamais lassé
Je vous rendrai heureux
Les Zankounanas,ooooohhhhh
Je vous prie de vous éloigner
Dégagez… Aucune d’entre vous ne paye mon loyer
Répéter Refrain
3è Couplet
Moi j’ai mieux à faire
Faut pas m’embrouiller
Si t’as rien à faire, tu peux aller jouer
Chérie cocooooo, laisse-moi faire des sous
Toi, seuls tes lolos qui te font gagner des sous
Les Zankou nanas oooohhhh
Je vous prie de vous éloigner
Dégagez… Aucune d’entre vous ne paye mon loyer…
Bizzybraine on the mix
Plus
Répéter refrain

Réalisation : Loth HOUSSOU

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Election de Séphora Dassi à la tête de l’Ucae : «J’ambitionne plus de visibilité tant interne qu’externe… »

  • Publié dans Culture

Sephora-Dassi

(L’institution doit pouvoir vivre de par ses créations)
Après son élection à la tête de l’Union culturelle et artistique des étudiants(Ucae), la nouvelle directrice Séphora Dassi parle de ses ambitions pour  le rayonnement de l’institution.
 
Matin Libre : Quels sont vos sentiments après cette élection ?

Séphora Dassi : Loin d’être un sacre pour moi, mon élection à la tête de cette institution constitue  un grand défi. Car, quand les gens vous font confiance, comprenez avec moi que c’est une lourde responsabilité. Donc, c’est pour moi un challenge surtout quand on sait que cette année culturelle est l’année de toutes les incertitudes.
        
Parlez-nous un peu de vos ambitions pour l’UCAE ?

J’ai fait mon entrée à l’UCAE en 2013 parce que je voulais améliorer ma façon de danser. Et depuis ce jour, cette institution m’a beaucoup apporté que ce soit sur le plan de la danse que sur le plan managérial. Il est donc temps pour moi de rendre à l’UCAE tout ce qu’elle m’a offert. C’est pourquoi je rêve d’une institution forte de par la qualité de ses ressources humaines mais également de ses prestations. Je veux travailler à développer le taux de sympathie de l’institution auprès des étudiants mais surtout auprès des acteurs culturels de l’extérieur.

J’ambitionne plus de visibilité tant interne qu’externe pour l’UCAE. L’institution doit pouvoir vivre de par ses créations. Quand les artistes répètent, ils doivent apporter leurs créativités vers l’extérieur. Prenons par exemple les rencontres internationales de théâtre étudiant (les Universi’arts), c’est le second plus grand festival de théâtre du Bénin après le FITHEB. Mais combien de personnes connaissent ce festival ? Nous pouvons les compter du bout des doigts. Il est temps pour cette institution de se tourner vers l’extérieur. Les gens doivent savoir ce que nous faisons dans cette institution car  nous faisons du beau du très beau d’ailleurs.

Quelles sont les grandes activités de l’institution ?comment comptez-vous les réaliser vu qu’il est fort probable que les subventions du COUS ne soient pas aux rendez-vous ?

Les grandes activités de l’institution sont :Franco feeling qui est un évènement de critique littéraire,‘’Ten‘danse’’ campus qui est un grand évènement de danse qui met en avant les danses nationales, les danses modernes, et les danses de salon. ’’Campus Fashion’’ qui est un évènement de mode universitaire qui met en confrontation les capacités de nos artistes mannequins et ceux du dehors.‘’Hip hop kplonhidjialavo’’ qui est un évènement de hip hop comme le dit bien son nom. Les ‘’ Universi’arts’’, un grand festival de théâtre étudiant du Bénin.

Ce n’est plus un secret que les institutions ne peuvent pas vivre sans l’appui du Cous. Mais aujourd’hui, les interdictions qui frappent les institutions universitaires donnent de l’insomnie à nous tous. Nous espérons vivement que le gouvernement reviendra très vite sur sa décision et permettra aux talents estudiantins de s’exprimer.Le plus que je compte apporter durant mon mandat c’est de courir derrière les acteurs culturels extérieurs.

Un mot pour finir ?

Mes remerciements à tous nos partenaires. Je vais rappeler aux camarades étudiants que les inscriptions ont démarré et sont gratuites. Elles se font au siège de l’Ucae Bâtiment H Canadien à l’Université d’Abomey-Calavi.

Codjo Donatien SODEGLA(stag)

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Violation du TF à Sèmè-Kpodji : Le procès reporté pour ce jour

Joachim-Akpity

Dans la soirée de mardi 14 février 2017, au Tribunal de première instance de la ville de Porto-Novo, le procès qui devrait se tenir pour situer les contribuables, la Mairie de Sèmè-Kpodji et l’Etat béninois sur le dossier de la supposée violation du Titre Foncier (TF) n’est pas allé  à sa fin. Il a été constaté l’indisponibilité des conclusions du Ministère public. Ce qui a fait que le juge a dû reporter pour une deuxième fois le procès. Ce jour jeudi 16 février 2017, est la nouvelle date retenue pour la tenue du procès.

Ainsi donc, les concernés par ce procès sur la supposée violation du TF dans la commune de Sèmè-Kpodji pourraient connaître ce jour le verdict. En effet, lors de l’opération de déguerpissement qui a lieu depuis un certain temps dans la commune de Sèmè-Kpodji, certains domaines qui disposent de TF n’ont pas été épargnés au nom des textes. C’est le cas dans les zones telles que PK10 et PK18 où les populations estiment que les bâtiments qui détiennent  des titres fonciers ainsi que  les bâtiments qui ne sont pas concernés par ce programme de déguerpissement ont été touchés par cette opération. Et comme le Benin est un Etat de droit, ces populations ont appelé la justice à la rescousse. Ainsi, le jeudi 09 février 2017, elles étaient au Tribunal de première instance de Porto-Novo mais l’audience a été reportée au mardi 14 février 2017 du fait de l’absence du préfet de l’Ouémé et du  directeur départemental de cadre de vie. Mais en l’absence  de la conclusion du ministère public, le procès est une fois encore reporté. En effet les textes en la matière demandent que le ministère public que représente l’Etat, face connaître ses conclusions avant la tenue des procès dans lesquels il a été assigné. Malheureusement, pour le cas d’espèce, les conclusions sur les assignations de l’Etat béninois n’étaient pas disponibles. Ce qui a amené le juge une deuxième et dernière fois au report. C’est dire  que ce jeudi 16 février 2017, il n’y a plus de chance pour un quelconque report. Le procès aura lieu en présence ou non des conclusions du ministère public.

Kola Paqui 

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Préservation des océans et les eaux pour un environnement sain : Le parlement béninois participe à la rencontre

cadre-de-vie

Les honorables André Okounlola et Adam Badougou représentent le parlement béninois à la rencontre sur la préservation des océans et les eaux pour un environnement sain qui se tient au siège de l’Organisation des Nations Unis (ONU). «Préservons les Océans et les eaux pour un environnement sain» est le thème qui réunit cette année les parlementaires du monde intéressés par les questions de la préservation de l’environnement. La conférence vise à inverser le déclin de la santé de notre océan pour les gens, la planète et la prospérité. L’objectif de la rencontre des Parlements du Monde est de réfléchir ensemble et d’adopter des résolutions que les  parlements imposent à leur Gouvernement respectif pour des actions fortes permettant de conserver nos océans dans un environnement décent.

Kola Paqui

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Conflit territorial entre Porto-Novo et Akpro-Missérété : Le préfet Joachim Akpity siffle la fin

Emmanuel-Zossou-et-Michel-Bahoun

Mardi 14 février 2017, le préfet du département de l’Ouémé Joachim Akpity, après avoir écouté les différents protagonistes animateurs du conflit territorial, a fini par trancher en ramenant la paix au sein des populations des communes de Porto-Novo et celle d'Akpro-Missérété.

En effet, le maire de Porto-Novo,  Emmanuel  Zossou et son homologue d’Akpro-Missérété, Michel Bahoun entretiennent un différend sur le dossier concernant  les limites de leurs communes. Les deux autorités disputaient une partie du territoire du quartier Danto, la localité de « Danto Les palmiers ». Cette localité partage la même frontière avec le quartier Akonaboè situé dans le cinquième arrondissement de Porto-Novo. Cette portion de terre fait l’objet de litige entre les mairies de Porto-Novo et d’Akpro-Missérété. La tension est montée d’un cran, mercredi 7 février dernier. Tout est partie de l’opération d’adressage des maisons entreprise par la mairie de Porto-Novo. La commune d’Akpro-Missérété a réagi parceque voyant plusieurs maisons de son territoire passées dans le giron de la commune de Porto-Novo. N’eut été la présence des forces de l’ordre sur le terrain, les deux populations allaient en venir aux mains.

Mardi dernier, le préfet Joachim Akpity a reçu les deux maires accompagnés des agents de leurs services techniques, dans ses bureaux afin de trancher la situation de crise qui prévaut. Après plusieurs heures de huis clos, les deux parties sont sorties heureuses. La paix est revenue entre les peuples puisque les maires ont pu accorder leurs violons devant l’autorité préfectorale.

Kola Paqui 

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Conférence administrative départementale de l’Alibori : Pollution sonore et sécurité des personnes et des biens au menu des échanges

gouvernance

Les travaux de la Conférence administrative départementale (Cad) de l’Alibori se sont déroulés sous l’égide de Razack Bako, secrétaire général de la préfecture de l’Alibori.La pollution sonore : conséquences et sanctions et l’état sécuritaire des six derniers mois dans le département de l’Alibori, étaient, les points inscrits à l’ordre du jour des échanges entre les membres de la Conférence administrative du département de l’Alibori.

Présentés respectivement par le directeur départemental du cadre de vie, Orou Pibou Sanni et le directeur départemental de la police nationale de l’Alibori, Koto Yérima Yarou Gbaguidi, appuyés du commandant de la compagnie de gendarmerie, ces deux thèmes ont focalisé  l’attention des participants.

Au terme des différents exposés, il est à retenir que des efforts sont faits par le gouvernement, notamment dans le domaine de la sécurité et du cadre de vie pour l’épanouissement et le bien-être des populations à la base.

Max CODJO

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Ces femmes qui font des métiers d’hommes : Dans l’univers des footballeuses béninoises !

joueuses

Elles commencent désormais à investir des métiers jusqu’ici exclusivement masculins et s’y imposent. Dans le présent numéro de votre rubrique préférée « Ces femmes qui font des métiers d’hommes », nous accostons à l’univers des pratiquantes du football ou footballeuses. Contrairement à ce que l’on a toujours cru, il existe bel et bien de très bonnes manieuses du cuir rond au Bénin. Malgré les contraintes et réalités de la société béninoise, elles s’imposent dans ce sport autrefois exercé uniquement par leurs congénères masculins. Est-ce par passion qu’elles pratiquent la discipline ou juste le désir de faire comme les hommes ? Le regard de la société ? Amortir la balle, les seins, un souci ? Leur vie affective… A cœur ouvert, elles se confient…

Sur le terrain comme dans l’armée, la femme doit pouvoir mettre sa vie personnelle entre parenthèses pour faire comme les hommes, nous fera comprendre Adélakoun Ida, capitaine de Tigresse, sélectionnée à deux reprises pour l’équipe nationale. Effilée et plus ou moins trapue, Ida a  découvert sa passion pour le foot depuis son jeune âge. Son père étant footballeur de la Sobebra à l’époque, les premiers pas de la footballeuse ont été gouvernés sur le terrain par ses frères. Sur le terrain, le ballon est rond pour tous, selon elle. Comme elle, Gbadamassi Nawal, sociétaire de Thonica As Faucon est allée à la pratique du football par passion alors qu’elle n’avait que huit ans. « Je voyais les garçons jouer au foot et cela m’a plu et surtout que je voyais les filles jouer à la télé », fit savoir cette dernière. « C’est la passion, j’aime bien le football, depuis que j’étais plus jeune je prenais du plaisir à pratiquer le foot avec mes frères si bien qu’il est devenu ma seule distraction »,nous a également confié Ahouiya Esther du même club. Par contre, pour Rhode Agonglovi des “Rouges vainqueurs“, seule la passion n’explique pas son choix de devenir footballeuse. « A vrai dire je l'aime bien, le football et mon rêve est de jouer comme un homme. Donc je suis venue à la pratique par passion et le désir de le faire comme un homme », a déclaré toute souriante, cette détentrice d’une licence en droit privé à l'Université d'Abomey-Calavi. Si Adelakoun Ida et Gbadamassi Nawal ainsi que Rhode bénéficient du soutien des parents et proches, ce n’est pas le cas chez Esther, deuxième capitaine de Thonica As Faucon. « Ma maman s’est toujours opposée à ce que je joue au football. Elle n’aimait pas me voir prendre le ballon et aller au terrain. Mais l’année dernière, mon frère m’a fait intégrer le club As Faucon, j’ai remporté des trophées et j’en suis fière », se réjouit-elle. « Une femme peut tout faire. Il suffit juste de se contrôler », affirme Rhode tandis que Ida pense que le football n’est pas seulement l’affaire des hommes…

Le regard de la société…

« J’étais en train de jouer un soir avec les garçons de mon quartier quand un homme m’a lancé ceci : une femme ne joue pas au football, vas écraser les condiments. Une femme qui joue au foot ne fait pas bien la cuisine», raconte Esther. Et à Nawal d’ajouter « Des gens m’insultent, me critiquent à l’école que je m’adonne à une discipline des hommes ». Chose curieuse, c’est tout le contraire avec Rhode qui ne reçoit plutôt que des encouragements de part et d'autres. «Les gens ont leurs idées sur les footballeuses, nous faisons avec parce qu’après tout, nous sommes des femmes.  C’est plutôt nous-même qui devront donner le bon exemple et prouver que cette image qu’on nous colle ne nous ressemble pas. Pratiquer du foot n’est pas synonyme de dépravation. Des choses se chuchotent dans les coulisses sur nous… », prodigue Ida. Au-delà de la fierté qu’elles éprouvent dans la pratique du football, ces filles ne sont toujours pas acceptées comme il se doit dans la société béninoise. Si certains parents refusent à leurs enfants, leur compagnie pour question d’éducation, d’autres pensent qu’elles sont de mœurs légères. « On me critique, on me demande de retourner à la cuisine mais moi je n’y taille pas trop d’attention. Cela nous arrive à tout moment mais ma passion est bien au-delà des préjugés. Je rêve toujours de devenir une star »,se rassure Esther.

Amortir la balle, les seins, un souci ?

« Çà c’est un jeu d’enfant, il suffit que tu te dises que je veux le faire et tu fais la pratique, c’est vraiment facile. Ce n’est pas un handicap, le truc ce n’est pas les seins, c’est au milieu, le thorax mais il y a des filles qui ont peur », « Les seins ne constituent pas un handicap, j’amortis bien la balle », « Des filles ou je dirai des femmes qui amortissent une balle comme pas possible… Donc aucun souci », ont défendu respectivement Adelakoun Ida de Tigresse, Esther de As Faucon et Rhode des Rouges vainqueurs. Voilà qui vient répondre à la curiosité de plein d’observateurs pour qui, les seins constitueraient un souci à l’amortissement de la balle.

Elles ont aussi une vie amoureuse…

Les relations des footballeuses ont été pour la plupart du temps secouées par des mésententes, déceptions, trahison et autres. C’est le cas de Ida qui a failli à un moment donné perdre son amour. « Cela a fait que j’ai eu de problème et jusqu’à ce jour je suis dedans et c’est à cause de ça ! Bon il n’était pas trop d’accord que je joue. Et il me dit qu’après avoir joué tout ce temps, j’en ai gagné quoi et je lui trouvé raison. Mais il m’a compris finalement, il est toujours là. C’est pour ça je ne veux plus croire tellement au foot. Mais pour lui faire plaisir, Il faut que je lui consacre un peu de temps », raconte, souriante, cette dernière qui semble perdre espoir quant à une carrière de footballeuse.  Cependant, c’est la lune de miel du côté de Rhode et Nawal. « Hum il n'y a aucune conséquence à ce niveau surtout que mon fiancé m'encourage aussi dans le domaine. Il aime bien aussi le football. Et il est heureux quand je lui dis que je vais au terrain pour jouer. Je n'ai pas d'enfant (rire) c'est pour bientôt quand-même », martèle Rhode.

Un appel à lancer ?

« Le foot n’est pas seulement l’affaire des hommes, les femmes aussi sont capables de faire quelque chose. Il faut des initiatives pour canaliser le peu de joueuses dont dispose le Bénin… Malheureusement dans notre pays, même quand tu sais jouer avec des dents, il est difficile de gravir des échelons. Il y a de la volonté mais aucune initiative pour accompagner la volonté. Il faut qu’on prenne ces filles au sérieux. Ce ne sont pas forcément les moyens qu’il faut mais il faut pouvoir leur donner envie de jouer et je suis sûre qu’avec les anciennes joueuses, une équipe nationale compétitive peut naitre !Moi j’y crois plus trop, mon rêve semble déjà brisée ; il faut motiver les autres filles à ne pas laisser les crampons », lancera Ida Adelakoun. Rhode, Esther et Nawal encouragent également les filles à se faire plaisir à travers le football. Etre une femme dans un sport ”masculin“ n’est pas encore chose facile au  Bénin mais ceci n’émousse point l’ardeur, la détermination des footballeuses à se frayer leur chemin dans ce monde.

Aziz BADAROU

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Relogement des sinistrés du déguerpissement : Les femmes reconnaissantes à Léhady Soglo

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Encore un exploit pour la Mairie de Cotonou. Après le relogement des sinistrés de l’opération de libération des espaces publics dans le marché de Houénoussou et dans d’autres marchés secondaires de la ville, c’est au tour des femmes déplacées du marché Dantokpa Caniveau de bénéficier de cette mesure initiée par le Maire Léhady Vinagnon Soglo Estimées à plus de 1000, les sinistrés enregistrés par les bureaux d’écoute pour le compte du marché Dantokpa Caniveau ont tous pris possession de leur emplacement respectif sur le nouveau site spécialement aménagé pour elles à Gbèdjromèdé Sud dans le 6ème arrondissement de Cotonou. C’est dans une liesse populaire que ces femmes ont été installées dans ce nouveau marché spécialisé de fruits et légumes. La joie, l’allégresse le sourire et surtout le soulagement se lisaient sur tous les visages de ces femmes qui se réjouissent de trouver un emplacement pour la poursuite de leurs activités marchandes. La cérémonie officielle s’est déroulée en présence des conseillers municipaux, locaux, chefs d’arrondissement et chefs de quartiers de la ville de Cotonou, sans oublier les sages, notables et têtes couronnées de l’arrondissement. A travers chants, danses et slogans, les femmes du site de Gbédjromèdé baptisé « marché Doudédji » n’ont pas tari de mots pour apprécier le geste du Maire Léhady Soglo.  Ce grand jour marque désormais la fin du calvaire de ces femmes victimes des opérations de libération des domaines publics menées par le gouvernement. Par la voix de leur présidente Mme Victorine Aziaka, ces sinistrés se réjouissent de trouver soulagement grâce au sens d’humanisme, de solidarité et de pragmatisme du premier responsable de la capitale économique du Bénin.

Dans son message d’ouverture officielle du marché des fruits et légumes de Gbèdjromèdé Sud, le Maire Léhady Soglo a d’abord tenu à rappeler l’objectif des mesures sociales initiées par son administration afin de soulager les peines des sinistrés surtout par ces temps d’épreuves. L’autorité municipale n’a pas manqué de saluer tous les partenaires qui ont contribué à l’aménagement de ce site dont les travaux donneront lieu dans un avenir proche à une grande infrastructure marchande spécialisée dans la vente des fruits et légumes. Ce geste concret posé par le Maire de Cotonou n’a pas manqué de susciter des tonnerres d’applaudissements de la part des sinistrés, signe de leur adhésion à la vision et aux actions de l’autorité municipale de Cotonou. Pour finir, l’édile de Cotonou a exhorté les sinistrés à maintenir ces lieux dans un état de propreté sans faille à travers l’abonnement aux entreprises de pré-collecte des ordures. Très émues et très contentes d’avoir retrouvé leurs activités interrompues depuis le début des opérations de libération des espaces publics, les sinistrés ont fait un geste au Maire de Cotonou qu’elles considèrent comme leur sauveur surtout par ces moments de détresse. Les têtes couronnées n’ont pas aussi manqué de bénir le Maire Léhady Soglo pour son leadership visionnaire à la tête de la ville vitrine du Bénin. En initiant cette mesure de relogement, le Maire de Cotonou entend alléger la souffrance aux sinistrés principalement aux femmes qui, à travers leurs activités génératrices de revenus, constituent les piliers économiques de leurs familles respectives.

M.M

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La foi dans l’engagement : Le nouveau crédo de Sébastien Ajavon

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L'homme naît, croît et meurt. C'est le cycle de la vie. La vie est un éternel combat et l'ambition de chaque homme qui la découvre est de remporter chaque bataille qu'il livre. Il y en a qui gagnent. D’autres perdent. Il appartient donc à chacun d'œuvrer pour un épilogue heureux. Et la seule façon d'y arriver c'est de croire ; croire en Dieu, un Dieu miséricordieux qui aide à surmonter les épreuves en faisant le choix de la conciliation : c’est le choix de Sébastien Ajavon depuis le 28 octobre 2016….

Et la campagne médiatique contre Ajavon pour la simple raison que l'intéressé fait dire des messes d'action de grâce pour remercier Dieu de l'avoir préservé dans l'humiliante affaire des 18kg de cocaïne donne à croire que nous avons encore du chemin à faire dans le sens de l’apprentissage du principe de la Conciliation. Pourtant nous savons tous que ASG est chrétien catholique fervent qui a toujours vécu dans la crainte de Dieu et qui a toujours confié ses actions, sa famille, sa vie et ses affaires au Seigneur. Si ce qu'il fait aujourd'hui surprend certains, ce n'est rien de nouveau. Il reste juste à préciser que depuis que pour des raisons politiques on a voulu l'ensevelir et ruiner ses affaires, il a reconnu la main salvatrice de son Dieu qui l'a préservé du pire (passé) et du pire (à venir).

Un nouveau modèle

Désormais l'homme a choisi de grandir encore plus, de livrer de plus grandes batailles sociales et politiques avec Dieu et ses commandements comme fondation. Le Président Ajavon a, en effet, mis sa fortune et sa vie au service de son prochain, en témoignent toutes ses œuvres sociales à travers le pays. Et si notre pays a besoin d'un modèle en ce moment, c'est bien lui. Si nous avions à la tête de ce pays un homme comme lui, la misère ne serait pas le lot quotidien de la grande masse. Toutes ses actions présentes sont une allégeance à Dieu le tout-puissant et un préalable indispensable à ses combats politiques à venir. L'engagement politique doit être sain et éclairé pour se mettre au service de la Nation et de l'intérêt, du bien-être commun. ASG l'a compris et pour lui, la solution à toutes les persécutions, à toutes les tribulations est la foi et la crainte de Dieu. C'est aussi en Dieu qu'il puisera l'énergie et l'inspiration qu'il lui faut pour apporter à travers ses combats politiques futurs, la solution à la misère et aux souffrances de ses frères Béninois. Voilà énumérées les principales raisons qui sous-tendent la multiplication des messes d'actions de grâce organisées par le Président du Patronat sur toute l'étendue du territoire national. Ses bourreaux devraient le laisser exprimer sa foi en son Seigneur car s'il est nécessaire de le rappeler, c'est sa façon de préparer son grand retour en scène. La patience est chemin d'or.

M.M

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Président d’un Jour : «Il faut reconstruire le Bénin», dixit Augustin Akotègnon

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Bienvenue à tous sur le rendez-vous du verbatim. Installez-vous confortablement sur votre rubrique ‘’Président d’un jour’’. Un autre adolescent s’exprime ce jour. Nous sommes à Agbocodji, Augustin Akotègnon nous reçoit.

Matin Libre : Né d’un père cultivateur et d’une mère ménagère, Augustin Akotègnon figure parmi la dizaine d’enfants de ses géniteurs. Agé de 21 ans, il est élève en classe de terminale D au Collège d’enseignement général (Ceg) de Godomey. Il a fait ses études primaires à l’Ecole primaire publique (Epp) de Tori-Bossito B, son premier cycle aussi. Suite au décès de son père et après l’obtention de son Brevet d’études (Bepc), il rejoint son frère aîné à Cotonou où il poursuit actuellement ses études. Monsieur Augustin Akotègnon, cette présentation vous satisfait-elle ?

Président Akotègnon: Oui. Ce que je vais ajouter, c’est que je suis issu d’une famille polygame. J’aime la pâte, le riz. J’aime jouer au Basketball, au volleyball, au football aussi.

Depuis 50 ans d’indépendance, le Bénin demeure toujours sur la liste des Pays en développement. Quand allons-nous changer de cap ?

Le développement du Bénin ! On sait tous que le Bénin va mal.Mais, on doit, il y aura des réformes qui vont faire que le Bénin puisse évoluer un peu.

Qu’est-ce qui vous amène à affirmer cela monsieur le président? Qu’est-ce qui vous fait dire que le Bénin va mal ?

Dans plusieurs secteurs comme l’agriculture, bon, notre agriculture n’est pas mécanisée. On n’a pas les machines appropriées pour le développement du secteur. Il faudra des machines plus appropriées. Nous avons des hommes solides mais ils ne peuvent pas tenir la houe pendant longtemps pour sarcler par exemple. Ces machines permettront d’accroître la productivité, de gagner du temps, et de produire en grande quantité. On aura un rendement plus élevé. Aussi, on exploite mal nos espaces. Il y a des espaces occupés en désordre.  Par exemple, nous avons le palmier à huile, nous avons le maïs, nous avons le manioc, l’igname, et beaucoup d’autres choses. Il faut des espaces à exploiter pour booster la productivité et développer le secteur.

Mais monsieur le président, une chose est de développer, une autre est que le Béninois consomme local! Nous sommes de piètres consommateurs de ce que nous produisons.

Mon appel à ce niveau est de demander aux Béninois de valoriser la culture, de donner plus de valeur à ce qu’on produit au Bénin que ce qu’on importe. Maintenant, quand je prends le secteur du transport, par exemple, le transport ferroviaire, le train qu’on a n’est pas approprié à importer beaucoup de choses. Il y a aussi beaucoup de désordres au port de Cotonou. Ce qui fait que les choses ne se développent pas. Il y a la fraude. Quand on travaille là-bas, on ne veut plus que les autres viennent. C’est nos familles qui doivent s’installer, ce qui fait que le pays va mal. Le port étant le poumon de l’économie béninoise. Voilà pourquoi, le Togo est mieux développé que le Bénin.Dans le secteur de l’industrie par exemple, nous n’avons pas beaucoup d’industries au Bénin. Les petites industries qu’on a, on ne les développe pas. Il y a d’autres qui sont dans les brousses, il y a d’autres dans les villages reculés qui n’ont pas d’électricité. Parlant de l’électricité, celle qu’on a au Bénin, bon ! la production est peu. Ce qui fait qu’il y a des coupures de courant par ci par là. Il faut construire des barrages hydro-électriques. Nous avons pleins de vallées on peut construire ces barrages sur ces vallées par exemple.

Mais, avec l’évolution du monde, est-ce que nous avons encore besoin de train? Le train peut-il nous apporter encore quelque chose?

Bon, on peut utiliser par exemple, le Tgv, le Train à grande vitesse. Ceci peut nous permettre plus rapidement d’importer et d’exporter les marchandises. Toute chose qui contribue à l’essor de l’économie. Il faut le développement du secteur ferroviaire. Pour le développement du Bénin, il faut promouvoir les industries lourdes et de pointe. Par exemple, les industries qui peuvent fabriquer en grande quantité notre huile de palme pour exporter. Il y aura aussi des industries de fabrication de …

Et que devient l’industrie de fabrication du Palmida ?  C’est une grande industrie mais le Palmida béninois jouit de quelle notoriété dans les autres pays? Le marché est fortement concurrencé et est rempli de bien de savons d’autres pays!

Il faut lutter contre la contrebande. C’est l’importation des produits de l’extérieur qui fait que le savon n’est pas populaire. Il faut valoriser nos productions. Exporter plus ce qu’on produit que d’importer les produits de l’extérieur. Quand vous prenez le secteur de la pêche par exemple, les cours d’eaux sont envahis, mal exploités, il n’y a pas de bateaux pour les gens, les vallées ne sont pas protégées, les vallées du Bénin ne sont pas protégées. Il faut donc une valorisation des vallées, la protection des eaux, il faut que les pêcheurs soient aidés, il faut contribuer à leur santé.

Décidément, quel secteur va bien au Bénin ?

Il faut des réformes.

Le Béninois n’est pas réceptif aux réformes dit-on!

Ah ! on doit réformer. Parce qu’à voir les choses, le Béninois doit accepter ce qu’on doit réformer pour que le pays évolue sinon ça ne va pas. Il faut reconstruire le Bénin.

Mais tout ça demande de l’argent ! vous les aurez où ?

Il faut des aides de l’extérieur. Nous faisons partie de la Cedeao. Par exemple, nous pouvons bénéficier des aides dans chacun de ces pays.

Finalement allons-nous toujours vivre des aides ?

Ah! aujourd’hui, il n’y a pas d’argent. Il faut faire avec d’abord. Après l’amélioration, nous pouvons évoluer nous-mêmes. Nous sommes un pays sous-développé. On ne peut pas vivre sans aide.

Nous sommes à la fin de notre entretien, votre mot de la fin monsieur le président

Ce que je dois dire, c’est qu’il y a des espaces publics qu’on libère actuellement. Il y a d’autres qui s’entêtent et reviennent sur les lieux. Je vais leur conseiller de chercher autre endroit qui n’est pas public et de s’y installer ou bien d’aller carrément demander la permission et payer les impôts. Le déguerpissement contribue aussi au développement.

Cyrience KOUGNANDE

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Partenariat public/privé : Bénin Marina Hôtel, Plm Alédjo... recherchent bons gestionnaires

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L’Etat béninois met fin au contrat de cession existant entre lui et les gestionnaires de Bénin Marina Hôtel. En d’autres termes, l’Etat reprend le contrôle de l’ex Sheraton Hôtel. «Le Bénin Marina Hôtel a été cédé en mars 2004. Le concessionnaire avait pour obligation de réaliser un programme d’investissement sur une période de vingt-six (26) mois, en procédant à la rénovation et la modernisation du bâtiment existant, et en construisant un bâtiment annexe avec cinquante-quatre (54) suites présidentielles et cent huit (108) chambres…A ce jour, et soit plus de dix ans après, les aménagements prévus n’ont point été réalisés», a déclaré le ministre d’Etat, Pascal Irénée Koupaki hier mercredi lors du point de presse fait sur les grandes décisions du Conseil des ministres. A l’entendre, outre Bénin Marina Hôtel, le Conseil des ministres a prononcé « la résolution des conventions de cession ou de gérance » de l’Hôtel Croix du Sud, du Motel d’Abomey et de l’Hôtel Alédjo. Pascal Irénée Koupaki a souligné que les conclusions de plusieurs études relèvent notamment, « …le non-respect des obligations substantielles du contrat de la part des partenaires ». Toute chose qui, selon lui, « ruine l’économie du contrat et induit la mauvaise gestion du sort des salariés». Cette décision du gouvernement de la Rupture intervient dans une période où Bénin Marina Hôtel est secoué par des mouvements de protestation. Les travailleurs désapprouvent en effet leurs conditions de travail. Et beaucoup parlent plutôt de curieuse coïncidence.
(Lire l’intégralité du point de presse de Pascal Irénée Koupaki).  


POINT DE PRESSE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 15 FÉVRIER 2017

Le Conseil des Ministres a tenu sa séance hebdomadaire ce jour mercredi 15 février 2017, sous la présidence de Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.

Le point de presse de ce jour portera sur 6 points majeurs.

1- Projet de décret modifiant le décret N°2014-213 du 19 mars 2014 portant prise de contrôle temporaire de la Banque Internationale du Bénin (B.I.BE) par l’Etat béninois.

La situation financière de la B.I.BE s’est dégradée dans le temps. A cet égard, la Commission bancaire de l’UEMOA a pris la décision N°605/CB/C du 13 décembre 2011 pour lui retirer l’agrément et proposer la nomination d’un liquidateur.

Mais le Gouvernement a formulé un recours qui a permis de surseoir à l’exécution de cette décision. Ainsi, aux termes du décret N°2014-213 du 19 mars 2014, l’Etat a pris temporairement le contrôle de cette banque et les statuts de la B.I.BE ont été, en conséquence, modifiés le 29 janvier 2016.

Cette modification des Statuts a fait apparaître l’Etat comme actionnaire unique.

La prise de contrôle intégrale de la Banque B.I.BE par l’Etat, a induit l’isolement de ses actionnaires historiques, qui ne se sont plus sentis concernés par la recapitalisation de cet établissement bancaire.

Une telle situation viole les dispositions de la loi bancaire et mérite d’être corrigée, pour favoriser la mise en œuvre de la procédure de recapitalisation avec l’implication effective des actionnaires.

C’est ce qui justifie l’adoption par le Conseil de ce décret modifiant celui portant prise de contrôle temporaire de la BI.BE par l’Etat.

Le Conseil a, par la même occasion, instruit le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et de la Législation, et le Ministre de l’Economie et des Finances, pour prendre les dispositions appropriées en vue de l’annulation des modifications portées aux statuts de la Banque.

2- Situation du patrimoine hôtelier de l’Etat.

L’Etat a confié la gestion de son patrimoine hôtelier à des opérateurs économiques.

Dans certains cas, il a cédé une partie du patrimoine hôtelier.

Il s’agit notamment de : Hôtel de la Plage, Hôtel Croix du Sud, Bénin Marina Hôtel, Motel d’Abomey, Hôtel Alédjo, Hôtel Tata Somba.

Aux termes des différentes conventions, liant ces opérateurs privés à l’Etat, ceux-là devraient réaliser des programmes d’investissement, des projets de modernisation et/ou d’agrandissement.

Pour apprécier la mise en œuvre de ces conventions, le Gouvernement a fait réaliser deux études : l’une en 2012 et l’autre en août 2016.

Les conclusions de ces études relèvent notamment, « …le non-respect des obligations substantielles du contrat de la part des partenaires », ce qui ruine l’économie du contrat et induit la mauvaise gestion du sort des salariés.

Somme toute, les partenaires privés ont manqué à leurs obligations essentielles dans l’exploitation de ces hôtels.

Certaines de ces obligations constituent des conditions résolutoires des contrats.

A titre illustratif, le Bénin Marina Hôtel a été cédé en mars 2004. Le concessionnaire avait pour obligation de réaliser un programme d’investissement sur une période de vingt-six (26) mois, en procédant à la rénovation et la modernisation du bâtiment existant, et en construisant un bâtiment annexe avec cinquante-quatre (54) suites présidentielles et cent huit (108) chambres.

S’agissant de l’Hôtel Croix du Sud cédé en 2007, le cessionnaire avait pour obligation de raser l’hôtel dans un délai de douze (12) mois après le transfert effectif du bien cédé et de réaliser des travaux de construction d’un hôtel quatre étoiles et d’un centre commercial moderne conformément au plan indiqué…

A ce jour, et soit plus de dix ans après, les aménagements prévus n’ont point été réalisés.

Fort de ces constats alarmants, le Conseil a pris les quatre décisions suivantes.

1- Il a prononcé la résolution des conventions de cession ou de gérance des quatre hôtels : Bénin Marina Hôtel, Hôtel Croix du Sud, Motel d’Abomey et Hôtel Alédjo.

Le Conseil a instruit les Ministres compétents de notifier cette décision aux opérateurs privés concernés.

2- Le Conseil a instruit le Ministre de l’Economie et des Finances à l’effet de nommer un administrateur provisoire ayant à charge la gestion des quatre réceptifs hôteliers concernés.

3- Le Ministre de l’Economie et des Finances a été, en outre, instruit à l’effet de faire procéder à la réintégration de tout le patrimoine foncier objet de conventions résolues par voie de mutation au profit de l’Etat.

4- Enfin, le Conseil a instruit le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, à l’effet d’engager les procédures appropriées en vue de la réparation des préjudices et dommages subis par l’Etat.

3- Prise d’un avenant au marché relatif à l’exécution des travaux d’aménagement et de bitumage de la route des pêches-Phase I.

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’Action du Gouvernement et en vue de décongestionner la ville de Cotonou, le Gouvernement a retenu de faire passer désormais une partie du trafic portuaire par la route des pêches.

Dans cette perspective, la structure de la chaussée initialement retenue devrait être redimensionnée en vue de la renforcer.

L’entreprise ADEOTI Sarl avait démarré l’exécution des travaux avant leur suspension.

Les négociations engagées avec l’entreprise ADEOTI SARL ont permis de retenir une nouvelle structure de la chaussée dont les caractéristiques rassurent quant à la solidité de cette voie, qui pourra supporter un trafic lourd pour une durée de 20 ans.

- Revêtement en béton bitumineux à module élevé de 5 cm d’épaisseur ;

- Base constituée d’une 1ère couche de 15 cm d’enrobé à module élevé et d’une seconde couche e 15 cm de grave concassée améliorée à 3% de ciment ;

- Fondation composée d’une couche de 15 cm de sable silteux amélioré au ciment à 3,5% ; -plateforme aménagée en sable silteux naturel.

Le Conseil a autorisé la poursuite des travaux sur la base des nouvelles options retenues et la prise d’un avenant au marché relatif à l’exécution des travaux d’aménagement et de bitumage de la route des pêches phase I : tronçon Cotonou-Adounko (13,20 Km) confiés à l’entreprise ADEOTI SARL.

Le coût global des travaux s’élève à 26,2 milliards de FCFA Hors taxe.

Le financement est assuré par la BOAD et un préfinancement de l’entreprise ADEOTI Sarl à hauteur de 18,7 milliards FCFA.

Le Conseil a, par ailleurs, instruit le ministre de l’Economie et des Finances à l’effet de signer avec l’entreprise ADEOTI Sarl, cette convention de préfinancement.

4- Travaux d’aménagement et de bitumage du second côté de la route RNIE-Cococodji-Hêvié-Ouèdo-Calavi-Kpota (21,2Km) .

En février 2016 l’entreprise EBOMAF SA a été chargée de la réalisation des travaux d’aménagement et de bitumage en 1X2 voies des routes Missessinto-Zinvié-Sèdjèdénou-Zè (32 Km), RNIE1 Cococodji-Hêvié-Ouèdo (9 Km) et Ouèdo-Calavi Kpota (12,2 Km).

Le montant dudit marché est de 64,3 milliards FCFA.

Dans le cadre du Programme d’Action du Gouvernement, le Gouvernement a inscrit, au titre des projets phares, l’aménagement du second côté des sections RNIE1 Cococodji-Hêvié-Ouèdo (9Km) et Ouèdo-Calavi Kpota (12,2 Km).

Les travaux du contrat initial étant en phase de démarrage, il est apparu plus avantageux de discuter avec l’entreprise EBOMAF SA des conditions de l’exécution des travaux de bitumage et d’aménagement du second côté du tronçon.

Cette option a pour avantage de faire économiser à l’Etat les coûts liés aux installations de chantier, de réduire le délai de contractualisation et de favoriser une meilleure organisation du chantier.

Les négociations avec l’entreprise ont permis, prenant en compte le dédoublement du pont de Hêvié et une provision pour le déplacement des réseaux, d’arrêter le coût des travaux à 35,2 milliards FCFA TTC.

Le Conseil a instruit le Ministre de l’Economie et des Finances, aux fins d’engager les actions urgentes en vue de la signature du marché avec l’entreprise, ainsi qu’un avenant pour la maintenance par celle-ci, sur dix ans, de la route à construire.

Le Ministre de l’Economie et des Finances a été également instruit à l’effet de signer avec l’entreprise EBOMAF, une convention de préfinancement des travaux à hauteur de 35,2 milliards FCFA.

5- Travaux d’aménagement et de bitumage des routes Zagnanado-Banamè Paouignan (57KM), Covè-Banamè (12Km) et Koguédé-Za-Kpota (5,2Km) par l’entreprise ADEOTI Sarl.

L’un des projets phares du Programme d’Action du Gouvernement, c’est l’aménagement et le bitumage de ces routes Zangnanado-Banamè-Paouignan (57 Km), Covè-Banamè (12 Km) et Koguédé-Za Kpota (5,2 Km).

La réalisation de ces routes avait été confiée à l’entreprise ADEOTI SARL en mars 2016.

Le Gouvernement a suspendu les travaux en avril 2016, pour se donner la possibilité d’améliorer les caractéristiques de ces voies.

Ainsi, la nouvelle structure de chaussée sera davantage renforcée et comportera : une couche de fondation en grave latéritique de 20 cm d’épaisseur, une 1ère couche de base en latérite améliorée au ciment de 25 cm d’épaisseur, une 2ème couche de base en latérite améliorée au ciment de 25 cm d’épaisseur, puis un revêtement en béton bitumineux de 5 cm d’épaisseur.

Sur cette base, la nouvelle offre financière de l’entreprise ADEOTI Sarl, après négociations, s’élève à 54,9 milliards FCFA.

Cette offre intègre les coûts de contrôle et de surveillance des travaux, ainsi que ceux de déplacement des réseaux et de l’éclairage public.

Le Conseil a autorisé l’exécution des travaux par l’entreprise ADEOTI SARL. Le Ministre de l’Economie et des Finances et le Ministre des Infrastructures et des Transports ont été instruits aux fins de la signature du marché des travaux avec ladite entreprise.

Une convention de préfinancement des travaux sera signée avec ADEOTI SARL.

6- Mise en place d’un nouveau mode de gestion du Parc automobile de l’Etat.

Les véhicules de l’Etat sont classés en véhicules de fonction, véhicules de service et véhicules du parc automobile de la Direction du Garage central administratif.

La gestion de ces matériels roulants se fait non sans difficultés. Ce qui se traduit notamment par une accumulation inquiétante, sur plusieurs exercices budgétaires, des arriérés de frais d’achat de véhicules, de maintenance et de location, des achats de carburants.

A titre illustratif, les dépenses pour les trois dernières années liées à l’achat et l’entretien des véhicules administratifs, ainsi qu’à l’achat de carburant révèlent des montants élevés (en FCFA) :

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Au regard du volume de ces dépenses et des actes de malgouvernance relevés dans la gestion des véhicules administratifs, il apparaît nécessaire d’explorer des solutions innovantes pour assurer le financement des services de logistique liés à la mobilité des agents de l’Etat.

Le Conseil a fait l’option de ˝leasing˝ ou location de véhicules à longue durée, pour mettre à la disposition des agents et services de l’Etat, des matériels roulants.

Comme avantages, le locataire qu’est l’administration disposera de voitures neuves et entretenues aux frais du fournisseur ; tout en bénéficiant de la garantie constructeur pendant tout ou partie du contrat de location.

Cette formule induira une réduction substantielle des charges de fonctionnement de l’Etat.

Je vous remercie.

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Déguerpissement des occupants illégaux des espaces publics : 81% approuvent, seulement 38% satisfaits

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C’est désormais une tradition avec votre quotidien Matin Libre, le journal le plus actuellement au Bénin ; le seul à s’investir dans les sondages d’opinion. Actualité nationale oblige, Matin Libre, une fois encore, s’est appuyé sur son cabinet partenaire, Plus Value Research and Marketing (Pvrm Sarl), pour un sondage d’opinion sur le déguerpissement des occupants illégaux des espaces publics. Pour cette opération du gouvernement, effective depuis début janvier 2017 dans les principales villes du pays, votre journal et son consultant se sont focalisés sur le cas Cotonou. Un questionnaire a été élaboré et administré à la cible, dans les 13 arrondissements de la municipalité, et ce suivant une méthodologie bien rigoureuse (consultez le tableau synthèse ci-après).   

Analyse des résultats

Il faut préciser que 7 questions ont été administrées au total. En effet, il s’est agi pour la cible d’apprécier la décision de déguerpissement, d’opiner sur l’exécution de l’opération, d’en ressortir les avantages et inconvénients,  d’établir le rapport déguerpissement et religion, d’opiner sur la mise en valeur des espaces libérés, le rôle du maire Léhady Soglo, son attitude et ses actions dans le déguerpissement. Enfin, les enquêtés (voir leur profil ci-après) avaient à faire des suggestions à la mairie dans le cadre de l’opération.

Il se dégage des résultats que 81% des populations de Cotonou approuvent ou sont favorables à l’initiative de déguerpissement pendant que seulement 38% en sont satisfaites. En effet, si 81% épousent l’initiative, c’est parce qu’elle vise, selon leurs dires,  à embellir la ville, élargir les voies, faciliter la circulation aux piétons, réduire les accidents, amorcer le développement… (Voir tableau sur les raisons favorables).  Au nombre des avis non favorables, les raisons évoquées sont l’absence d’une politique de relogement, l’accroissement du chômage, l’augmentation de la morosité économique, absence de dédommagement, les boutiques exposées aux intempéries (Voir tableau sur les raisons non favorables). A priori, on pourrait conclure que les Cotonoises et Cotonois donnent carte blanche au gouvernement quant au déguerpissement. Mais à y voir de près, cela pourrait être un piège tendu au gouvernement. Ces populations semblent jouer leur partition en attendant le gouvernement au tournant ; c’est-à-dire à la phase post opération qui n’est rien d’autre que la matérialisation des « beaux » projets à réaliser. En un mot, la main à la tempe, ces populations observent le gouvernement faire.

Quant à la façon même dont le déguerpissement est exécuté ou conduit, 38 % seulement se disent satisfaits, contre 47% de mitigés ou indécis et 15% d’insatisfaits très critiques.  Le gouvernement doit aussi savoir lire entre les lignes à ce niveau précis, car si certains n’ont pu directement afficher leur satisfaction, c’est qu’ils tendent vers les insatisfaits. Tout ceci, ajouté au 15% de radicaux, pourrait davantage saler la note. De toutes les façons, si la moitié n’est pas satisfaite, c’est que quelque part l’exécutant, qu’est ici le préfet, est directement mis en index. Modeste Toboula, maitre d’ouvrage délégué, doit donc se remettre en cause. Les statistiques sont plus qu’édifiantes.

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