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Parakou/Pour coups mortels : Sylvain Olihidé écope de 18 mois et recouvre sa liberté

justice

La cour  de céans présidée par Edouard Ignace Gangny assisté des magistrats Célestin Jean-Mathieu Zanouvi et de Geneviève Sohou a  disqualifié  les  faits de coups mortels, un crime prévu  et  puni par  l’article  309  alinéa 4 du  Code  pénal et les  a  requalifié  en  homicide  involontaire pour  condamner  l’accusé  Sylvain Olihidé  à  la  peine  de dix-huit (18)  mois  d’emprisonnement ferme  et  une  amende  de  100.000 francs  Cfa.  

Après  avoir été gardé  en détention  depuis  21 juillet 2015, soit  pendant  20  mois  pour  répondre  du  crime  de  coups  mortels  sur  son  enfant Prudence, Sylvain Olihide  est   désormais libre de ses mouvements  pour  assumer  ses  responsabilités  de  père  et  mari.  L’accusé  ayant  déjà  passé  plus  de  temps  en  prison,  sa  mise  en  liberté  immédiate  a  été  ordonnée par la cour si  aucune  autre  charge  ne  pesait  sur  lui.

Résumé des  faits

Sylvain  Olohidé,  né  le  20  février  1972,  marié  père  de  trois  enfants  avant  les  faits   est  un   enseignant   de  français  au  Ceg1  de  Natitingou.  Pendant  les  vacances  de  l’année  2015,  informé  par  la  maitresse  de  l’un  de  ses  enfants, Prudence  Olihidé  du  faible  niveau  en  lecture  de  ce  dernier, il  entreprit  de  l’aider  avec  des  séances  de  répétition.  Au  cours  desdites  séances, il lui  arrivait  d’administrer  des  coups  de  chicotte  pour  l’obliger  à assimiler  les  notions.  Mais, le  vendredi  17  juillet 2015,  cette  stratégie  va  tourner  au  drame,  car  après  avoir administré  un  de  ses  coups,  le  jeune  Prudence  va pousser  un  cri  et  perdre  connaissance. Face  à  la  situation,   ses  parents  le  conduisirent  au centre  de  santé  Bakkita  de  Natitingou  où  il  rendit  l’âme  le  lendemain.  Arrêté  et  inculpé  des  coups  mortels,  Sylvain  Olihidéa  reconnu les  faits à  toutes  les  étapes  de  l’enquête  préliminaire.

Les débats

Présent à  la  barre,  l’accusé Sylvain  Olihidé  n’a  pas  reconnu  les  faits.  S’il  reconnait  avoir   donné  quelques  coups  de chicotte  à   son   enfant  Prudence  pour  l’amener  à  assimiler  les  notions  qu’il  essayait  de  lui  inculquer, il n’admet pas que ce sont ces  coups  qui  ont  entrainé  la mort de  son  enfant.  

A la question de  savoir  s’il  est  conscient de ce que  le  châtiment  corporel  est  interdit  dans  les  écoles  au  Bénin,  il  répond par l’affirmative, mais ajoute que les coups de chicotte qu’il donne par moment sont justifiés par le souci d’amener les enfants à  prendre  conscience  de  l’importance  des  études. Il n’a pas donné les coups pour maltraiter ses enfants, affirme-t-il. L’accusé  dit  avoir  reçu  un grand choc  avec  le  décès  de  son  enfant et il regrette sérieusement son acte.

Inoussa Bossou Asséréou, Directeur  du  Ceg1  Natitingou  au  moment  des  faits a déposé à la barre comme témoin. Il a déclaré qu’il connait mieux que quiconque l’accusé pour avoir été son supérieur hiérarchique. Pour lui,il n’y a rien à reprocher sur  le  plan  professionnel à Sylvain  Olihidé qui est   un  enseignant  correct,  rigoureux  qui  met  du  sérieux  dans  son  travail et soucieux d’avoir des élèves à son image. Ce qui est arrivé est dû à un manque de notions de psychopédagogie à l’accusé. Il revient à l’Etat d’organiser des renforcements de capacités dans ce sens à leur endroit après leur recrutement. Ce qui ne remet pas en cause ses qualités professionnelles.  

L’épouse  de  l’accusé,  Blandine Agossou,mère  de  la  victime à la  barre  a refusé de  se  constituer  partie  civile.  Dame Blandine  Agossou, a imploré  la  clémence  de  la  cour  pour  la  libération  de  son  mari  afin  que  ce  dernier  puisse  l’aider  à  s’occuper  des  enfants  qui  leur  reste, après avoir relaté les circonstances des faits à la cour.

Pour  elle,  son enfant Prudence  non  seulement  était  un  maladif,  mais  il  se  fait  que  le  jour  du  drame elle  a  constaté  qu’il  a  anormalement  pris  du  poids.  Mais tout   ceci  n’a  pas  empêché  le  ministère  public  de  fonder  son  accusation.

L’avocat  général, Nasser  Michel  Linsoussi, dans ses  réquisitions a  fait  remarquer  que   ce  qui   est  arrivé  à l’accusé  pouvait  arriver  à  tout  le  monde,parce qu’il arrive  d’administrer  à  nos  enfants  des  coups  de  chicottes, c’est donc un accident.  Mais  la  loi  étant  ce  qu’elle  est,  il  faut l’appliquer, à partir du moment où il y a infraction.

Il a démontré que  le  crime  de  coups  mortels  est  constitué  à l’égard de l’accusé.  Pour  lui, l’article  309  alinéa  4, qui est le siège de l’incrimination est clair, en ce qui  concerne  l’élément  matériel,  l’accusé  a  reconnu  à toutes les  étapes  qu’il  a  donné  des  coups  à  son  enfant  qui ont  créé  des  blessures  qui  ont  finalement  entrainé  la  mort.  Existe-t-il  un  lien entre  ces  coups  et  cette  mort ? L’avocat général est convaincu, car  les  pièces  du dossier  démontrent que  Prudence  Olihidé  n’était  pas malade et  qu’avant  les  coups,  il se  portait  bien.  Mais, il  signale que  les  agents  de  santé  ont  une  part de  responsabilité  dans  cette  mort  car  estime-t-il cette mort  est aussi intervenue faute de diligences et de soins appropriés. L’enquête  de  moralité  n’étant  que  partiellement   favorable à  l’accusé  et  le  rapport  médico-psychiatrique  étant  clair  quant  à  son  accessibilité à  la  sanction  pénale,  il  a  requis  que  la  cour  le déclare  coupable  de  coups mortels  et de le  condamner de  5 ans  de  travaux  forcés.    

Me  Roland Adjakou  et  Me Aboubakar Baparapé, avocats  assurant  la  défense  de  l’accusé  n’ont  pas  eu la même lecture  du  dossier que le ministère public.  Pour    Me  Adjakou, le  ministère  public  qui  a  compris  comme  lui  que  ce  n’était  qu’un  accident  a juste  cherché  dans  ses  réquisitions  à  attribuer  chacun  des  éléments  constitutifs  d’une  infraction  criminelle  aux  faits.  Sinon  selon lui  à  aucun  moment  la  preuve  formelle  que  la  victime a  reçu  des  coups  à  la  nuque n’est  apportée  dans  le  dossier.  

Le  médecin  qui  a pris en charge la victime a précisé qu’il  y  a  plusieurs  possibilités  pour  cette  mort,a-t-il  fait  remarquer  avant  d’attirer l’attention  de  la  Cour  sur  le  fait  qu’il  y  a  un  doute  sérieux  et  sans  équivoque  sur  la culpabilité  de  son  client.  

Sur la même lancée,  Me  Baparape dans ses  plaidoiries  a essayé  de démontrer  qu’il  n’y a  aucun élément  dans  le  dossier  pour  établir  le  lien de causalité entre  les  coups  de  chicotte  et  la  mort  de  la  victime.  Non seulement le médecin n’a pu lui-même établir ce lien faute d’examens appropriés, mais il y a aucun rapport d’autopsie au dossier pour éclairer la cour.  En  ce  qui  concerne  l’enquête  de moralité  contrairement  à  l’avocat général, il estime  qu’elle  est totalement  favorable  à  son  client.  Car  pour  lui,  il  s’agit  d’un  enseignant,  d’un  prédicateur  laïc  d’une  église évangélique,  le  type  d’homme  qui est soucieux de ce que,  ses  enfants  soient  un  model  dans  la  société, et qui s’évertue  à  inculquer  des  valeurs  morales  à  leurs  enfants.  Ce  qui  est contraire à  sa supposée méchanceté décrite par  certains  de  ses  voisins.  Sur  l’affaire il y a trop de  doutes, c’est  pourquoi  au  principal,  il  a  plaidé l’acquittement  au  bénéfice  du  doute  mais  subsidiaire  la  requalification  du  crime  de  coups  mortels  en  homicide  involontaire  afin  de  donner  une  nouvelle  chance  à  son  client  qui,  aux  dires  de  son  directeur,  est  perfectible.  


Marx CODJO (BrBorgou-Alibori)

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Relations entre le Fâ et la science : Les démonstrations du chercheur Apété Expédit Didi

  • Publié dans Culture

Apete-Expedit

Après son étude sur les trois signes de Bénin To-Fâ 2017, le chercheur, Apété Expédit Didi revient sur les relations entre le Fâ et la science. Voici ses démonstrations.

"Fâ et approche à la science moderne"

Le Fâ est une méthode ancestrale qui permet de consulter dans les circonstances de la vie comme le tarot, les  cartes, et d’autres formes de divination. Il te révèle le présent, le passé, et le futur, à l’aide d’instruments propres à lui.C’est un essai que je fais et que je vous livre simplement, car il y a des maîtres de la numérologie et connexes. Le Fâ et les sciences modernes sont intimement liés depuis toujours. C’est la mauvaise foi des blancs et de leurs complices locaux qui ont peur des recherches, qui ont dénigré le Fâ et l’ont relégué à une position injuste. Trêve de polémique.

1-Je sais que les chiffres de base du Fâ sont en chiffres romains I et II représentant les traits. On a donc l’unité et le binaire. L’informatique et les Tic sont basées sur l et II.

2-Le Chapelet de Fâ est composé de 2 fois 4 éléments reliés entre eux, représentant chacun, le Feu, l’Air et la Terre.
Ces 8 éléments du Chapelet dit "Akplè" ou "agoumagan" donnent les 16 maisons principales et "Dou".
De ces 16 maisons principales, on a par leur combinaison, 256 maisons secondaires.
Ne voit-on pas les sciences des nombres comme l’arithmétique, les mathématiques… ?

3-Le Fâ est toujours chanté pour les histoires ou "Gléta".
En musique, il y a 16 principaux sons majeurs, 32 sons primaires de base qu’on peut faire correspondre aux 32 notes musicales géométriques, enfin, 256  sons mixtes. L’Africain n’a qu’à cesser de croire que c’est ce qui est étranger qui est beau et qui lui livrera ses secrets.Pourquoi viennent-ils acheter à coup de millions nos vodouns et apprendre dans un temps  record le Fâ ? Ils n’auront rien de sérieux. Ils n’ont qu’à enseigner qui se laisse berner. L’Occident est à sa limite pour tout et c’est pour cela qu’il se rue vers l’Afrique.

Leur déclin est proche, ils en sont conscients.

Mettons-nous au travail pour revaloriser nos cultes et cultures pour les enrichir au lieu de les brader. On peut toujours avoir d’autres types de relations avec l’Occident sans brader notre patrimoine. Par les missionnaires, ils avaient dit que c’est diabolique nos traditions et maintenant, par quel miracle du Saint Esprit doivent-ils s’accrocher à nos valeurs ? Ne soyons plus des complices comme au temps colonial. Rebellons-nous pour préserver notre patrimoine. Ce que je viens de dire, je le dis en mon nom propre».

Source extérieur

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Classement Fifa du mois de février : Le Bénin fait du surplace

  • Publié dans Sport

ecureuils-du-benin

Le Bénin fait du surplace dans le classement Fifa du mois de février 2017. Il reste scotché à la 66e place au monde et 14e sur le continent. Depuis trois mois, le Bénin est planté sur cette position et n’a donc pas varié de rang. Sur le continent, c’est l’Egypte (23e mondial), vice-championne d’Afrique qui domine les débats suivie du Sénégal (31e) et du champion d’Afrique, le Cameroun (33e) qui a connu la plus grande progression de ce mois de février. Au plan mondial, pas un grand changement notable sauf  la permutation de place entre la France désormais 6e et la Colombie descendue à la 7e loge. L'Argentine garde toujours la première place devant le Brésil et l'Allemagne. Le Portugal est 8e juste devant l'Uruguay (9e) et l'Espagne (10e).

A.F.S.

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Championnat national de basket-ball : 12 équipes en lice, le top donné ce week-end

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basketball

Le top de la saison sportive 2016-2017 en basket-ball sera donné ce week-end. Douze équipes dont six au niveau des hommes sont en lice pour succéder respectivement à Elan Bbc et Aspac Bbc (dames). Les férus de la balle aux paniers vont renouer avec les terrains et planchers pour le compte de cette saison du basket-ball. Une occasion pour les 12 formations de prouver le travail qui se fait non seulement au sein des clubs mais aussi au niveau de la Fédération béninoise de basket-ball.Et pour cette première journée, six affiches sont programmées samedi et dimanche prochains.

Les affiches de la 1ère journée

Samedi 11 février 2017

14h : Renaissance     # S'Falaah (D) Unafrica ou Hall des arts
16h: Énergie         # Aso Modèle (D) Unafrica ou Hall des arts
18h: Aspac         # Renaissance (H) Unafrica ou Hall des arts.
16h Lumière         # Espoir (H) à Abomey

Dimanche 12 février 2017

15h Flamme        # Aspac (D) à Porto Novo
17h: Elan        # Espoir (H) à Porto Novo

A.F.S.

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Championnats africains de cyclisme : L’équipe béninoise affûte ses armes

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cyclisme

Du 14 au 19 février 2017, la ville de Louxor en Egypte va accueillir les Championnats africains de cyclisme. Dans ce cadre, l’équipe béninoise s’active afin d’honorer les couleurs nationales. Selon les informations, les coureurs béninois sont en stage pour les derniers réglages, ceci, sous la supervision du Directeur technique national, Fernand Gandaho. En effet, depuis un mois, une dizaine de coureurs béninois sont en préparation. Il s’agit de Ronaldis Noutaï, Augustin Acakpo Amoussouvi, Robert Kponha, Idrissou Abdul Bachiki, Emmanuel Sagbo, Jacques Hounzangbè, M'po Ntcha, Remi Sohou, Arnaud Touituiga, et Ezekiel Ahouandjitodé. Ils sont soumis à un rythme et plan de préparation technique et physique digne du nom. «Trois cyclistes seront retenus pour défendre les couleurs nationales au terme de la préparation», a laissé entendre Fernand Gandaho. «Nous avons une équipe en forme et compétitive avec l’arrivée de Ronaldis Noutaï venus des États-Unis »,a-t-il fait savoir. Selon ses dires, l’objectif est de faire mieux que lors des précédentes participations. C’est pourquoi, il sollicite le soutien des autorités en charge du sport béninois afin de les accompagner dans cette mission républicaine. Même son de cloche de la part de Rhétice Dagba, président de la Fédération béninoise de cyclisme qui n’a pas manqué de lancer un vibrant appel à l’endroit du ministre des Sports, Oswald Homéky. «Nous avons raté de prendre part au Tour du Mali à cause des difficultés financières. Nous prions l’autorité de penser à nous»,a-t-illaissé entendre.

A.F.S.

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Remise en jeu de la ceinture Wbf au Hall des arts : Ghislain Vodouehessi défie Yacoub Kareem

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boxe

(L’Avmbpb invite le public à effectuer le déplacement)
Le pavillon du Palais des sports, loisirs et sports (Hals) de Cotonou, va servir de cadre, vendredi 10 février 2017, à la remise en jeu du titre Wbf. Un duel très attendu qui va opposer le Béninois Ghislain Vodouehessi au Nigérian Yacoub Kareem. Selon les organisateurs, tout est fin prêt pour que la fête du noble art soit une réussite.Au cours de cette soirée dont le top sera donné à 20 heures, d’autres combats aussi époustouflants sont au programme.Fatiou Fassinou du Bénin sera face à Adrissa Allama du Nigeria; Jean Koffi (Bénin) en super-légers va tenter de mettre à terre  Clottey Kolley du Ghana. Dans un combat néo-professionnel, le Béninois Jérôme Kinhoégbé va défier le Togolais Kodjo Zankou. En somme, une soirée de festival de boxe que ne doit manquer la population de Cotonou et de ses environs. Philibert Sodjinou de l’Association vie meilleure des boxeurs professionnels du Bénin (Avmbpb) sollicite d’ores et déjà, le soutien des férus du noble art afin que les représentants béninois sentent le soutien du public.

A.F.S.

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4e journée du tournoi Csp Gbéto : Trois belles affiches au programme

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Csp-Gbeto

La 16e édition de la Coupe Csp Gbéto de basket-ball, démarrée samedi 21 janvier 2017, se poursuit. Ce week-end, ce sera le quatrième acte de la compétition. Trois rencontres sont au programme. En première heure (14h45), ce samedi 11 février 2017, les jeunes garçons de l’école française Montaigne seront face à leurs homologues de Laura Vicuna. Suivra la rencontre devant opposer les filles de Montaigne à celles du Complexe scolaire la Citée. La dernière affiche de la journée est d’ailleurs très attendue. L’équipe locale, Csp au niveau des hommes, avec le soutien de son public,  va défier le Ceg Gbégamey dans une rencontre qui s’annonce déjà épique. Mais avant ces différentes affiches, il faut rappeler que lors de la 3e journée, les férus de la balle au papier ont eu droit à deux confrontations. On retiendra le succès respectif des filles deNotre dame des apôtres et des garçons du Ceg Saint Rita sur  l’école Montaigne (32-15) et le Ceg Gbégamey (28-22). Rappelons que, selon Alassane Zimé, 12 équipes (dont huit chez les garçons) venues des différents établissements publics et privés de Cotonou ont répondu à ce 16e acte du tournoi de basket-ball «Csp Gbéto». Pour le promoteur, l’objectif visé est de développer le basket-ball en milieu scolaire, le brassage interscolaire,et d’offrir un cadre de divertissement sain aux jeunes collégiens et lycéens. Déjà, Alassane Zimé exhorte le public et les férus de cette discipline à effectuer le déplacement pour accompagner les différentes équipes.

Résultats de la 2e journée

Garçons : CegSaint Rita     # Ceg Gbégamey     28-22
Filles : Notre dame des apôtres # Montaigne         32-15

Les  affiches du samedi 11 février 2017

Garçons : Montaigne         # Laura Vicuna
Filles : Montaigne         # Csu la Cité
Garçons : Csp         # CegGbégamey

A.F.S.

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Polémique autour de la célébration des cultes sur des espaces publics : Les musulmans libres de prier !

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La prière du vendredi « Jouma’a» est un culte exceptionnel et à ce titre, la communauté musulmane peut donc recourir aux espaces publics quand le besoin se fera ressentir pour prier Allah. Ceci, sans aucun risque d’être brutalisée ou déguerpie par la“team de dégagement“ du préfet Toboula. Une faveur faite à la communauté musulmane lors de sa rencontre samedi dernier avec le Chef de l’Etat au lendemain. Une rencontre qui a d’ailleurs permis de calmer d’une manière ou d’une autre les esprits étant donné que le ton était à la révolte dans le camp des musulmans. Faut-il le rappeler, les associations islamiques du Bénin étaient montées au créneau lundi dernier pour réaffirmer leur intention de braver la décision préfectorale. Ceci après la brutalité exercée sur des fidèles musulmans de Cadjèhoun et la menace de fermer certaines mosquées. Le Chef de l’Etat a donc réussi à sauvegarder la cohésion et la paix sociale. Des concessions faites à l’occasion, le gouvernement accompagnera la communauté musulmane à construire davantage de mosquées mais en attendant, elle peut continuer à exprimer sa foi sur des espaces publics, les vendredis. Adhérant à la vision du gouvernement de garantir la sécurité des personnes et des biens, d’améliorer le cadre de vie de la population béninoise ou encore faire du Bénin un pays moderne, la communauté musulmane a reconnu la pertinence de l’opération en cours.  Ce jour encore, les musulmans loueront Allah sur des espaces publics sans être inquiétés !

Aziz BADAROU

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Crime crapuleux à Abattoir à Cotonou : Une jeune dame décapitée, les criminels introuvables !

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Deux assassinats ont été commis dans l’intervalle d’une semaine au quartier Abattoir dans le premier arrondissement de Cotonou. Après la découverte macabre du mercredi, 1er février 2017 d’une malade mentale assassinée et dont le corps a été déposé devant “MOOV STORE AKPAKPA“ juste en face de la mosquée Abattoir, c’est le corps d’une autre jeune dame décapitée qui a été découverte hier, jeudi 09 février 2017, dans le même quartier. Cette fois-ci, le corps a été trouvé à quelques mètres du marché d’Abattoir sans tête. Selon des riverains, le crime n’a pas été commis sur les lieux puisque ça ne dort jamais dans les environs. « L’insécurité devient grandissante. Et la dame assassinée vend juste à côté de là où son corps a été déposé », nous a confié un riverain. Il s’agirait d’une dame connue de tous dans le quartier. Les forces de sécurité ont été déployées sur les lieux pour explorer les différentes pistes d’enquête dans l’optique de retrouver les auteurs dudit crime. D’autres pointent déjà du doigt accusateur, les cybercriminels qui seraient contraints de faire des sacrifices humains à leurs fétiches. La police nationale entend également tout faire pour épingler ces criminels tout en exhortant la population à dénoncer tout suspect avec une garantie de l’anonymat. Notons que la panique semble désormais gagner les rangs des populations d’Abattoir après ces deux assassinats en une semaine.

Aziz BADAROU

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Restitution des activités des volontaires japonais au Bénin : D’importantes réalisations et interventions en faveur des populations

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L’Agence japonaise de coopération internationale (Jica/Jocv) a organisé hier, jeudi 09 février 2017, une séance de restitution et de présentation des activités des volontaires japonais dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’agriculture,  du développement communautaire et dans les centres de promotion sociale. Les échanges ont permis à l’assistance de mieux appréhender les différentes tâches réalisées par ces volontaires et les difficultés rencontrées sur le terrain. C’était en présence du secrétaire général du Memp et du représentant résident de la Jica.

Améliorer la compréhension des activités des volontaires par leurs partenaires des structures d’accueil et aussi à permettre à ces derniers d’échanger leurs expériences afin d’améliorer la collaboration avec les volontaires. Tel est l’objectif de la présente séance qui s’est tenue au Chant d’oiseau à Cotonou en présence du représentant-résident Togawa Toru. Démarré depuis 2005, ce programme des volontaires japonais vise essentiellement à apporter une assistance humanitaire tangible aux populations béninoises notamment dans les secteurs de l’éducation, du développement rural et surtout de la santé. Prenant la parole, le représentant-résident de la Jica s’est réjoui de la coopération légendaire entre le Japon et le Bénin avant d’évoquer les principaux domaines d’intervention que sont la santé, l’éducation, l’agriculture, le développement communautaire et dans les centres de promotion sociale. Au niveau de l’éducation, Togawa Toru souligne  que depuis 1996, le ministère des enseignements maternel et primaire a bénéficié au titre des aides bilatérales, d’environ 1060 salles de classe avec latrines, bureaux et magasins à travers 5 phases du « projet de construction et équipement de salles de classe dans les écoles primaires publiques en république du Bénin ». La construction et l’équipement  de l’Ecole Normale des Instituteurs de Djougou reste également à l’actif de la Jica-Bénin. Dans le domaine de la santé, le Bénin a profité d’un projet d’approvisionnement en matériel médical d’hôpital, des programmes de santé maternelle et infantile, du renforcement des installations d’équipements de l’Hôpital de la mère  et de l’enfant lagune (actuel CHU-MEL). L’amélioration  de la qualité de soins  de santé par les 5SKaiezn, la réalisation  du projet  de construction  et d’ équipement  de l’hôpital de zone d’Allada pour un montant d’environ 10 milliards et dont les travaux sont prévus  pour  durer 18 mois à compter d’avril 2016, sont entre autres contributions du peuple japonais au renforcement du système sanitaire au Bénin. D’importants projets ont été mis en œuvre en vue d’impacter le développement  des communautés rurales. On peut citer entre autres, le projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural avec la construction de plus de 1500 points d’eau, le projet d’approvisionnement en eau potable par l’exploitation des eaux souterraines des communes de Dassa-Zoumè et de Glazoué. Dans le secteur de l’agriculture, l’apport de la coopération entre le Japon et le Bénin a conduit à la réalisation de projets majeurs pour le développement du secteur. Le secrétaire général du Ministère des Enseignements Maternel et Primaire, Hounleyi Alain s’est réjoui de la coopération fructueuse entre les deux pays et a souhaité que des efforts soient intensifiés en vue du mieux-être et du mieux-vivre des béninois.

Aziz Adeyemi (Stg) et A.B

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Richard Sènou sur « Moi Président » : « Le Bénin est un pays meurtri »

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Face à vous ce soir pour défendre sa vision du Bénin des 5 prochaines années, Richard Sènou. Mais qui est Richard Sènou ?
Présentation

Richard Sènou est né en Avril 1950, il  est originaire de la vallée de l’Ouémé. Bien connu dans le milieu des finances pour avoir travaillé dans les institutions de Breton Wood, Richard Sènou a occupé le portefeuille des travaux publics, au cours du premier quinquennat de Boni Yayi, du 19 novembre 2006 au 18 juin 2007. Homme politique, Richard Sènou n’est  pas à sa première expérience présidentielle. En 2006, il était dans le starting block et donc candidat, avec des suffrages estimés à 16.208 votants à son actif. Ricard Sènou renouvelle l’expérience en 2016, avec comme espoir de briguer la magistrature suprême

Richard Sènou, pourquoi avez-vous voulu être candidat ? Pourquoi êtes-vous candidat à la magistrature suprême ?

Pourquoi j’ai voulu revenir à nouveau en 2016 ? La première raison c’est que j’ai le sentiment profond, après avoir regardé, depuis mon départ du gouvernement jusqu’à ce jour, après avoir regardé comment la réduction de la pauvreté s’est traduite dans les actes posés par le gouvernement, je reste encore avec le sentiment, que mon pays a besoin de moi, que mon pays a besoin de mon expérience d’homme de développement, que j’ai eu à pratiquer  pendant 25 ans de séjour à Washington, à la Banque mondiale.

Ça c’est la banque mondiale, c’est le bureau, le développement c’est sur le terrain. Est-ce que vous pensez que vous êtes aptes pour le faire ?

La banque mondiale, ce n’est pas le bureau. La banque mondiale dans le développement, c’est la visite sur le terrain, avec les populations, avec les paysans, avec même les hommes de bureau dans les pays où elle effectue ses missions. Donc la banque mondiale, oubliez ça une fois pour toute, je tiens à corriger ça la banque mondiale, c’est l’expérience du terrain.

C’est votre avis !

Ce n’est pas mon avis c’est ce qui est.

C’est toute cette expérience capitalisée que vous voulez mettre à au profit  des Béninois, alors que proposez-Vous ?

C’est une expérience  qui a été vérifiée dans 42 pays au monde, 5 en Asie, et 37 en Afrique continentale.

Vous avez le sentiment que les Béninois ne sont satisfaits, selon vous qu’est-ce qui est à la base de cela ?

En fait, il faut restituer les choses. Le Président Yayi et ses gouvernements successifs ont essayé de répondre aux besoins des populations. Malheureusement, ça laisse comme un arrière-goût amer dans les idées et les pensées des populations. C’est donc pour cela que je pense qu’il y a une sorte d’insatisfaction encore lorsqu’on discute avec chaque Béninois qui tous les jours est confronté au problème de pauvreté et est confronté à la misère. C’est pour cela que je pense que mon expérience au contact des populations à travers ces divers pays et leurs différentes cultures, mon expérience est quelque chose d’unique. Et je voudrais faire profiter ça à mon pays. Donc c’est ce qui m’a poussé à revernir encore une fois de plus.

Monsieur Sènou, quand vous revenez alors, quelle est votre vision globale du Bénin, avant que nous entrions dans le vif du sujet, cas par cas, politique, économie, société, selon votre projet de société, quelle est votre vision globale du Bénin ?

Ma vision globale du Bénin, c’est un pays meurtri, c’est celle d’un pays meurtri, un pays où il y a une sorte de malaise, quand vous-vous baladez dans les rues, regardez à ce jour, je donne encore un exemple qui est encore récent et que vous pouvez apprécier. A ce jour, nous allons voter le 6 mars, à ce jour, on a à peine distribué 50 ou 60% des cartes d’électeurs. Dans un pays sérieux,  ça ne peut être toléré. On savait depuis longtemps qu’on allait voter le 28 février et c’est à un mois qu’on a commencé à se poser la question de savoir si on utilise les cartes d’avant, ou on utilise les nouvelles cartes. Ça ne fait pas sérieux. Le monde entier vous le dira, le monde entier nous regarde.

C’est la faillite de vous les cadres, de vous les intellectuels, je dirais simplement la faillite des élites, dont vous faites partie, si vous voulez faire le point de ce qui nous arrive !

Non, non, vous savez très bien qu’à ce jour, Richard Sènou ne dispose d’aucun pouvoir de décision, dans la construction de cartes d’électeurs au Bénin pour cette élection législative. Par contre, …

Richard Sènou, de quoi le Béninois a-t-il besoin ?

Le peuple, en fonction des différents domaines, où se situe ce peuple, a besoin de différentes choses. Lesquelles ? On peut en commençant par, si vous pouvez m’aider à catégoriser le peuple, je peux vous dire par exemple dans les différents secteurs d’activités de l’économie, de quoi chaque secteur a besoin.

C’est pourquoi je vous demandais tout à l’heure quelles est votre vision globale de la société béninoises. Vous parlez tout à l’heure dans  votre projet de société que vous allez aboutir dans 5ans à régler l’essentiel des besoins phares et prioritaire  des Béninois. Mais aussi à faire en sorte de décoller le développement socio-économique du Bénin.

Tout à faire.

Vous l’avez d’abord sérié en un plan d’urgence. Parlant du plan d’urgence, que mettez-vous dans le plan d’urgence que vous voulez mettre en œuvre ? D’abord c’est en quelle période ?

Deux ans !

Allons-y alors.

Très bien, vous savez lorsqu’on prend un pays comme le bénin d’aujourd’hui, on prend un pays qui est en mal de son existence, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’il y a beaucoup de choses qui ne sont pas à leur place. Pour utiliser une expression que les téléspectateurs peuvent suivre facilement, ça veut dire que le Bénin est comme un train qui a déraillé. Il faut aider ce train à revenir sur les rails.

Monsieur Sènou quand vous dites que le Bénin a déraillé, la situation date de quand ?

Cette situation date environ de 2009-2010. Quand tout a commencé à basculer. Je vais vous donner un exemple précis. Aujourd’hui on parle d’énergie. Vous voyez toutes les coupures intempestives qu’il y a. vous voyez tous les béninois qui se plaignent d’avoir détruit leur appareil de musique, leur télévision et qui se plaignent contre les coupures de la SBEE.

Qu’allez-vous faire  en la matière?

Très bien, si vous avez bien regardé mon CV, vous verrez que j’ai passé beaucoup de temps dans le secteur énergie, dans le secteur des transports, et dans le secteur des infrastructures à la Banque mondiale pendant mes 25ans. Au niveau de l’énergie c’est très simple. Dans les deux ans il faut augmenter la capacité de production électrique de notre pays. Et c’est faisable. Vous savez le projet de Maria Gléta je le dis toujours à ceux qui veulent m’entendre, ce projet se situe dans le cadre de ce qu’on appelle le Wap. Le West Africa Powerfull. C’est moi Richard Sènou qui est lancé ce projet sur la Banque mondiale dans l’Ouest de l’Afrique. Et ce projet consiste à produire de l’énergie et à le mettre dans un pôle et à attendre que les différents pays en fassent la demande pour bénéficier de l’électricité ou compenser leur déficit d’électricité. Maria Gléta fait partie de ce power pôle.

Pourtant il n’a pas marché ?

Ça ce n’est pas ma faute. C’est la faute de ceux qui ont eu à l’exécuter. L’électricité est très importante et il faut lui accorder une place importante. Vous savez que les énergies renouvelables prennent une grande place aujourd’hui à cause des problèmes de l’environnement, ou leur risque qu’ils ont sur l’environnement. Les énergies renouvelables comme le gaz par exemple a été utilisé, le gaz est pris à Escravoce au Nigéria, est transformé en liquide, est transporté jusqu’à Kraké. Et à Kraké on installe une usine de production d’électricité. On peut le faire de façon modulaire. Modulaire signifiant, qu’on peut démarrer par la production de deux cent mégawatts, ou de trois cent mégawatts en fonction du total qu’on voudrait atteindre au bout. Le Bénin aujourd’hui est à environ deux cent cinquante mégawatts. Et si on installe une usine qui produise jusqu’à cinq cent ou mille mégawatts à Kraké par exemple, ce projet permettra non seulement de générer des devises au Bénin, parce que nous allons ressouder l’équivalent entre les trois cent ou quatre cent mégawatts dont nous avons besoin ici pour satisfaire notre demande et pour permettre aux béninois d’augmenter le taux d’accès à l’électricité, et ensuite nous allons revendre le reste de l’énergie disponible au Nigeria. Je pense que c’est un projet. Il suffit de faire un partenariat dans le cadre d’un tel projet. C’est la première prérogative du futur président...quel que soit le président et tous les présidents qui viendront ne pourront pas échapper à cela.

Pourquoi ne pas améliorer l’existant, puisque vous dites que vous êtes un expert dans le domaine de l’énergie!
L’existant c’est quoi ?

L’existant c’est Maria Gléta, pour résoudre les problèmes liés aux assurances, qui n’ont pas voulu assurer ce projet, pour la mal donne qu’il y a eu dans la préparation technique de ce projet, disons le temps qu’on perdrait à vouloir assurer l’existant, il vaudrait mieux lancer quelque chose qui existe, parce que les Nigérians ont déjà des pipes avec du gaz liquéfié qui circule au Nigeria. Donc on peut prendre ça…

En page 8 de votre projet de société, vous dites que d’une part en 18 mois vous tenterez de passer de 250 mégawatts à 500 mégawatts et qu’en 3 ans vous pourrez aller à 1000 mégawatts, est-ce que c’est…

Non pas en trois ans, sur les trois années qui restent, peut-être vous avez mal … en cinq ont peut atteindre les 1000 mégawatts, parce que les dispositions techniques sont déjà prêtes, ils existent au Nigeria.

Richard Sènou, nous disons la même chose, les deux premières années ce sera de passer de 250 à 500 et les 3 années qui suivent, vous passerez à 1000 mégawatts. C’est ce que vous aviez dit. Est-ce que vous avez vu les contraintes de tous les pays qui nous entourent, es-ce que c’est raisonnable, est-ce que c’est faisable ?

Mais c’est un projet entre le Nigeria et le Bénin ! Ce n’est pas un projet multipays, comme Maria Gléta ! Le projet de Maria Gléta, c’est les pays de la Cedeao, ou même c’est les pays de l’Uemoa, alors qu’ici c’est un contrat entre le secteur privé du Nigeria et le secteur privé béninois et les deux Etats. Ça peut se faire, je suis du secteur.

Au point de nous couper de temps en temps le peu qu’ils nous donnent ! Le Nigeria même a des problèmes monsieur Sènou !

Le problème d’énergie du Nigeria, alors qu’ils disposent du gaz esclavos par exemple, il n’y a que 10% du gaz qui existe qu’on utilise qui est brûlé, donc le Nigeria a des problèmes mais ils ont des problèmes politiques qui empêchent un projet digne de ce nom comme celui que je vous propose de voir le jour. Par contre…

Sur quelle base vous comptez bâtir  ce partenariat pour ne pas pénaliser le consommateur à la base ? Vous parlez de partenariat privé-privé !

Non privé public, parce que on ne peut pas faire un projet comme ça sans les deux Etats. Les Etats ont un rôle institutionnel à jouer et s’ils ne sont pas là-dans, un projet comme ça ne peut pas voir le jour. Donc moi président, je prends ce projet par la main, je vais voir le président du Nigeria…

Ce projet ça va être des factures bien salées au Bénin, c’est ce que nous voyons la Sbee, est-ce que vous pensez que ce projet viendra résoudre ce problème par exemple ?

Merci bien, le problème de l’électricité se situe à deux niveaux, au niveau de coût de production et de son prix final aux consommateurs et ensuite eu niveau de la sécurité d’approvisionnement. Dans ces conditions, un projet comme celui qui prends le gaz de esclavos et qui produit de l’électricité, ce sera un projet à moindre coût. Parce que le gaz, dans la hiérarchie des prix par source de production, en ce qui concerne l’électricité, se trouve pratiquement en dernière position au niveau du prix, pour consommateur, d’abord pour la production et ensuite pour le consommateur. Parce que quand on utilise par exemple du gas-oil ça coûte plus cher beaucoup plus cher. En fait, la source d’énergie pour produire l’électricité, la moins chère au monde, c’est le nucléaire. Nous n’avons pas l’ambition d’avoir du nucléaire au Bénin, ensuite…parce que le nucléaire se situe dans les 20f Cfa pour la production. Par contre, le problème de l’énergie par les énergies renouvelables c’est beaucoup moins cher et ça doit se situer en coût de production, peut-être à 30, 35, maximum Cfa, la production. Ensuite vous savez que l’électricité se trouve sur trois secteurs différents, donc on va le transporter et on va le distribuer. Ajoutons 10f, on pourrait produire l’électricité sortie de la Sbee, à peut-être 45f maximum, le Kwt.

Monsieur Sènou, le plan d’urgence que vous proposez, notamment au niveau de l’agriculture, dit par exemple, que vous allez disposer de 100 hectares au moins par commune, pour permettre le développement agricole. Mais ça va se faire de quelle manière de façon concrète ?

Il y a des équipes qui sont déjà préparées. Je vous ai dit qu’il faut reconnaitre une chose au président Yayi, c’est qu’il a tenté des choses. Malheureusement il n’a pas été jusqu’au bout. Et on ne voit pas les résultats de ce qu’il a tenté. Dans la matière par exemple, il y a eu le rapport du développement du secteur agricole, qui est sorti et qui a préconisé… Ces 100 hectares ne sont pas venus du néant, c’est dans le cadre d’un rapport qui a été fait par les Béninois eux-mêmes pour le secteur de l’agriculture et de demander le développement à la base dans chaque commune. Donc en fonction de la taille des communes et en fonction de ce dont elles disposent pour aborder chaque filière qui a été développée dans mon projet de société. En fonction de cela, il ya des communes qui auront 100 hectares, il en a qui auront 150, mais ce qui est prévu, c’est 7700 hectares pour l’ensemble des 77 communes.

Est-ce que ce n’est pas en voulant faire une justice spatiale, est-ce que ce n’est pas inégal, il y aura des communes où on aura besoin d’un peu plus que ça, il y aura un arbitrage en ce moment-là  et  pourquoi vous êtes péremptoire  depuis alors ?

Je dis  il faut que l’on dispose de  7700 hectares pour les 77 commune et ça dépend de la capacité d’absorption de chaque commune.

Et quelles sont les spéculations que vous aviez ciblées dans votre projet de société et qui vont être expérimentées ou cultivées dans ces espaces ?  

Par exemple, il y a 13 filières que j’ai ciblées. Si vous avez bien lu, vous allez remarquer qu’il y a 4 filières qui existent déjà aujourd’hui et qui sont structurées techniquement pour aboutir à ce que nous recherchons comme efficacité dans les différentes cultures. Le riz par exemple, l’anacarde, l’ananas et peut-être aussi les poissons. Voilà les quatre filières qui existent et qui sont déjà structurées. Quand vous prenez chacune de ces filières, allez dans n’importe quelle région, c’est déjà très bien structuré. Il faut essayer de faire la même chose avec les 9 autres filières qui restent et qui comprennent notamment le maïs, les cultures maraîchères, les œufs, la volaille, le palmier à huile, l’aulacode et les crevettes, le lait, le karité.  Voilà les 9 filières qui restent.

Mais qui trop embrasse, la étreint, vous parlez du plan d’urgence !

 Je vous ai dit que les 9 filières-là ne viennent pas du néant, ça sort d’un rapport qui a été accepté par tous les grands spécialistes de l’agriculture du Bénin.

Monsieur Sènou, nous on veut savoir, si vous devenez président de la république, c’est vous qui allez induire les politiques nationales. Je demande si vous allez en même temps faire les 9 filières, est-ce que on ne va pas trop embrasser et à la fin, avoir des problèmes ? Quel arbitrage voulez-vous faire ?

Il faut faire en fonction de la capacité d’absorption dont dispose chaque filière. Parce qu’il y a des filières dans lesquelles il n’y a encore rien. Il faut les créer. Une filière, c’est le suivi depuis la mise en terre jusqu’à la récolte et jusqu’à l’exportation. Donc tout ça sera étudié, scientifiquement. Ce n’est pas Richard Sènou qui va mettra ça en place, les structures existent sur place pour lancer cela.

Richard Sènou, l’emploi et l’agriculture sont liés, vous prévoyez également dans votre plan d’urgence, de créer 75 000 emplois  directs et 32500 emplois indirects, comment vous comptez le faire ?

La mise en place des 9 filières et la remise en norme des 4 filières va permettre déjà de créer pas mal d’emplois, disons dans les 30 000 ou 40 000. Mais la partie la moins utilisée aujourd’hui pour la création de l’emploi et dont nous disposons depuis longtemps, s’appelle l’économie numérique. C’est un secteur d’activité qui peut permettre d’atteindre en plus de la création d’emploi dans le domaine de l’agriculture, d’atteindre facilement les 75000 emplois dont je parle, directe et les 32500 indirectes dont je parle.

Mais dans ce cadre-là, on sait très bien que les étudiants, les jeunes au Bénin se plaignent de n’avoir pas les facilités lorsqu’ils veulent par exemple créer leur entreprises, ils n’ont pas de prêt, ils n’ont aucun moyen, ils n’ont pas de garantie par exemple …

Ça veut dire que vous commencez à adhérer ou que vous avez déjà adhéré à la substance de mon projet de société.

Au nom des Béninois, nous protons leurs préoccupations.

Très bien, les jeunes étudiants ont besoin, vous savez, quand on regarde le quotient d’étudiants au chômage, par rapport aux étudiants qui ont du boulot, ou qui sortent des universités et diplômés c’est entre 4 et 8% d’étudiants, qui trouvent du boulot à la sortie quand ils ont leur diplômes en mains. Ça c’est inacceptable. Ça fait 92% de chômage parmi les jeunes. Si on prend le domaine du numérique, il faut créer des centres d’incubation, des centres incubateurs, où on forme les jeunes aux technologies de l’information et de la communication et on leur permet de travailler même sur le plans international. Vous savez que les petits Béninois sont très doués en matière de tout ce qui est technique, de tout ce qui économie numérique, de tout ce qui est technologie de l’information et de la communication.  On peut les prendre, pour aller dans les centres incubateurs, les former, pour développer des applications qu’on peut lancer. J’ai un exemple palpable que je peux vous donner. Vous savez, Tanga est le millième de 1 franc et c’est une application lancée par un Béninois pour les Sms pour permettre à des Béninois, comme des coiffeurs, des mécaniciens, de communier entre eux. Quand on a besoin d’un service qui touche à l’artisanat, tout de suite tu vas sur Tanga, qui est un moteur de recherche et tu as la réponse à ce que tu veux. Donc ça veut dire que aujourd’hui, compte tenue de l’ingéniosité du jeune béninois, on peut former des gens qui vont développer des tas t’applications, qu’on pourrait même vendre au plan internationale. Et ça va susciter beaucoup d’engouement auprès des jeunes étudiants. Et ça va les occuper. Donc j’ai prévu qu’il y ait des créations de centres d’incubation, dans au moins les grandes communes où le besoin se fait sentir. Ce qui me gêne le plus dans les universités, c’est la qualité des étudiants qui sortent de ces universités. Pourquoi ? C’est parce que avant de donner l’agrément pour ouvrir une université, la contrôle qui est fait pour assurer que les enseignants de ces universités sont au top de l’enseignement. Parce que pour donner de l’enseignement, au plus haut niveau, il faut que les enseignants soient pris en charge eux-mêmes au top niveau. Donc je pense que, il faut revoir le nombre d’abord, comment l’agrément des universités est distribué, c’est sûr qu’il faut créer d’autres universités, peut-être qu’il faut en supprimer certaines.

Qu’est-ce que vous allez faire, celle qui existentvous les gardez, vous en supprimez d’autres ou …

Je ne sais pas garder  quelque chose, si je n’ai pas fait auditer les universités pour savoir lesquelles sont performantes, par rapport aux performances attendues par l’Etat.

Et selon votre projet de société qu’est-ce que vous vous allez faire ? Vous allez auditer d’abord ou vous supprimez directement ? Qu’est-ce que vous avez prévu ?

La démarche la plus rationnelle c’est de voir qu’est ce qui existe comme information, dans le secteur sur le sujet donné, parce que en général on va se casser la tête en lançant les audits alors que les réponses aux besoins sont là dans les rapports qui n’ont jamais été exploités. Donc c’est reprendre ces rapports et voir dans quelle mesure, on peut en tirer la substance pour prendre des décisions.

Richard Sènou tout à l’heure, vous parliez des enseignants qui sont recrutés en masse, et dont la qualité reste tout de même problématique. Et pourtant vous-vous dites dans votre projet de société, que vous allez faire un recrutement massif des enseignants.

Basé sur la qualité des enseignants, attention ! Il y a ces critères de qualité, pour recruter un enseignant on ne recrute pas des enseignants au petit bonheur la chance. Il faut établir des critères de qualité parce qu’il y a un manque d’enseignant aujourd’hui dans les écoles comme il y a un manque d’infrastructure dans les écoles et dans les universités. Comme il y a un manque de professeur et d’enseignant de haut niveau de qualité.

Vous comptez en recruter combien Richard Sènou quand vous serai président?

J’étais a un forum tout dernièrement, et on a dit il y a quinze mille enseignants qui manquent. Est-ce que c’est un chiffre qui est basé sur une analyse rigoureuse ou c’est un chiffre qu’on a lancé comme ça. Donc je vais voir je ne peux pas rester ici. Je sais qu’il y a un besoins d’enseignants.

Futur dirigeant du Bénin,
Vous n’avez pas cherché à avoir les informations à ce niveau-là Richard Sènou ?  

Je vous ai donné l’information des quinze mille, il n’y a pas beaucoup de gens qui…Attendez si je n’ai pas fait des investigations, je n’aurais jamais toute ces informations. Soyons sérieux.

Autre chose, vous proposez un statut particulier à ces enseignants. Ce statut existe déjà qu’est-ce que vous apportez de nouveau ?

Ce n’est pas tous les enseignants aujourd’hui qui ont ce statut particulier. Vous savez, c’est une façon de promouvoir l’excellence. Prenons le problème des enseignants, dans tous les pays du monde sérieux, l’enseignant c’est la crème du pays. C’est des gens qui sont soignés et  ne se plaignent pratiquement jamais. Parce qu’ils sont bien entretenus. Ce que j’appelle statut particulier, c’est qu’on revoit leur conditions de vie, leurs salaire, leur formation. Il  faut s’assurer qu’ils reçoivent une formation qui est en adéquation avec leurs fonctions. C’est ça que j’appelle statut particulier.

Sur la question  par  exemple des enseignants ils réclament vingt-cinq pour cent (25%) d’augmentation, l’Etat dit que c’est difficile à faire. Est-ce que vous vous allez leurs accorder ça et après voir si vous ferai autre chose ?

Est-ce que c’est responsable déjà d’accorder sans avoir fait les investigations ?

Nous vous posons la question !

Je serai un président responsable, je suis un homme responsable déjà. Donc en tant que président je serai encore plus responsable et je ferai attention. S’ils demandent 25% je vais demander au ministre en charge de l’éducation ou de leurs secteurs d’activité, de regarder la possibilité en coordination avec le ministère des finances. Je sais que par définition, les caisses de l’Etat ne seront pas si remplies lorsqu’on prendra le pouvoir.

Mais ces 25% ont déjà été accordés dans le nouveau statut !

Ok ! si ça a été accordé pourquoi me posez-vous alors la question de savoir pourquoi je donnerai encore? Soyez responsable vous aussi ! Si ça a été donné, pourquoi faut-il redonner encore ?

Oui c’est vous qui l’avez dit dans votre projet de société ! La question reste en débat, elle est même la source de mouvement de grève entre les enseignants et les différentes centrales syndicales. Passons rapidement à autre chose, sur l’économie, ça fait un certain nombre d’années que les économistes, les financiers nous disent qu’il faut profiter de façons absolue de la proximité du Nigéria, et ça se chante tous les jours, la ritournelle dure maintenant depuis 56 ans. Qu’allez-vous faire en la matière ? Comment pouvons-nous profiter par l’énergie que vous avez évoquée du Nigéria sur le plan économique ?

Très bien ! Je crois que, c’est l’une des questions les plus importantes sur le plan de l’économie. Le Nigéria est un géant qui est à côté de chez nous. Le point de départ de la collaboration entre le Nigéria et le Bénin, c’est qu’au moins nous pouvons parler les mêmes langues et nous entendre et nous comprendre quand on se parle. J’ai dans mon programme une initiative qui demande qu’à partir de la maternelle, ont introduise l’Anglais dans les écoles. Ça c’est la plus grande richesse que notre pays puisse avoir. A partir de cet instant, la collaboration et les échanges commerciaux, seront encore plus fluides. Le Nigéria a beaucoup de choses qu’on envie, et nous avons beaucoup de choses que les Nigérians envient. Est-ce que vous savez que j’ai créé  la chambre de commerce bénino-nigériane? Pour faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays? J’ai un projet, je ne vais pas le dévoiler complètement mais c’est un projet, mais de fourniture d’un aliment dont les nigérians s’en servent beaucoup et de faire le transfert par le Bénin pour amener ça au Nigéria.

Vous ne voulez pas être transparent ? Et vous voulez cacher encore au béninois le projet que vous leur exposez ?

Quand je serai président, vous le verrai, ce projet. C’est un grand projet qui nourrira plus de 100 millions de têtes et d’âmes au Nigéria et qui transitera par le Bénin. Je ne peux pas vous dire plus pour l’instant. Quand j’étais au gouvernement avec le président Yayi Boni, on avait fait une rencontre avec l’ex président Obasandjo et qui m’a dit : produisez et nous allons tout prendre. Et nous n’avons pas été capables de produire jusqu’à présent. C’est pour ça que j’insiste sur les filières agricoles pour les relancer. Ça va même permettre de mettre beaucoup de jeunes... Vous avez soulevé un problème très intéressant et vous-même vous n’êtes plus revenus là-dessus tout à l’heure. Vous avez parlé de comment accompagner les gens dans l’entrepreneuriat. Et bien l’entrepreneuriat va faire partie du programme scolaire au secondaire. Les jeunes vont apprendre à être entrepreneurs et ça va plus loin. Je vais demander qu’on divise la journée des enfants en deux. Une partie théorique à l’école une partie pratique dans les entreprises, dans les centres où ils peuvent apprendre comment l’entrepreneuriat se fait. Il faut qu’on leur apprenne comment on monte un projet.

Monsieur Sènou, soyons pratique, vous dites que vous allez intégrer l’Anglais à partir de la maternelle jusqu’au supérieur, les enseignants qui enseignent ne parlent pas Anglais, mais comment ils vont enseigner cela ?

On  va recruter, il y a plein de Béninois qui parlent Anglais et qui ont des diplômes d’Anglais.

Sur quelle base vous voulez recruter ? Combien d’enseignants dans ce cadre-là vous comptez recruter ? C’est un programme que vous avez élaboré ?

On commencera modestement, peut-être il faut recruter dix mille compte tenu de l’éparpillement des maternelles au Bénin.  Peut-être il faut en recruter moins peut être, il faut en recruter plus, pour l’instant je situe ça entre cinq et dix mille. On peut regrouper les enfants pour leur apprendre l’Anglais.

Quelle va être la méthode si vous avez au cours primaire des enseignants, est-ce que vous aurez un enseignant d’anglais pour chaque classe ? Comment ça va se passer de façon concrète ? Puisque vous dites que c’est une reforme que vous voulez introduire…

Ce n’est pas une réforme qui sort du néant. Il y a des écoles qui pratiquent déjà cela sur le terrain au Bénin, qui à la maternelle font apprendre l’anglais aux enfants. Je pense aujourd’hui, qu’il faut l’annoncer dans ce qu’on appelle le syllabus des enfants. C’est-à-dire le contenu du programme qu’on enseigne dans les écoles. Et leur dire que, tout enfant en maternelle doit apprendre l’Anglais. Ces écoles, on leur donne les moyens de recruter les professeurs pour apprendre l’anglais aux enfants. Il y a des professeurs d’anglais. Il y a des jeunes qui sortent des écoles, qui ont fait de l’anglais à l’université et qui sont en chômage.

Donc, vous voulez faire de l’à-peu-près … quand un enseignant veut enseigner, il faut qu’il soit qualifié !

Il y a des jeunes qui ont leur licence, leur maitrise d’anglais qui sont au chômage aujourd’hui. Tous les Béninois vous diront ça. Avant de faire ce programme, je l’ai fait en ce qui concerne chaque secteur d’activité avec les intéressés. Quand il s’agissait des artisans, je leur ai dit quels sont les problèmes. Vous allez voir ce qu’on propose pour les étudiants. Est-ce que vous savez que l’Etat doit aux enfants plus d’une année de bourse ? Est-ce que c’est sérieux ?

Expliquez comment ?

Mais, on n’a pas payé. Parce qu’ils disent qu’il n’y a pas assez d’argent.

Pendant ce temps, vous dites que les meilleurs ont 100.000 francs…

Je vais reformer le système pour promouvoir l’excellence, pour payer cher les étudiants qui le méritent. Au lieu de promouvoir la médiocrité tous les jours comme on le voit partout, vous avez un candidat qui vous parle de promouvoir l’excellence et vous semblez douter de ça. Je ne vous comprends pas.


Notre rôle est de douter de vous. De douter de ce que vous êtes en train de dire…

Et mon rôle est de vous convaincre… et c’est faisable.

Bien sûr, le doute est méthodique et nous permet d’amortir. Et les secours universitaires ? Le système de bourse qui existait, vous le balayez ou vous le maintenez ? Qu’est-ce que vous en faites ?

Aujourd’hui à ce jour, l’Etat a des impayés vis-à-vis des étudiants. Pourquoi ? Parce que, tout simplement, c’est mal géré. C’est la mal gestion. La mauvaise gestion qui a amené ça. Sinon, comment vous pouvez penser que vous mettez des enfants à l’école et qu’on ne les paye pas le mois. Attendez, vous voulez qu’ils aillent faire quoi ? Vous voulez qu’ils aillent voler ? Non ! C’est des étudiants mêmes, j’ai fait des réunions avec eux. Les étudiants de toutes les universités du Bénin, je les ai réunis et je leur ai demandé, quels sont vos problèmes et mettez moi ça sur papier. On en a discuté et j’ai inclus ça dans mon programme.

Monsieur Sènou, finalement, il n’y a pas de contradiction dans vos propos ? Tout à l’heure, vous avez tellement évoqué les bienfaits du gouvernement Yayi !

Mais j’ai dit qu’il y a des lacunes…

Mais entretemps, vous critiquez et vous êtes même allé dans votre projet de société    que la situation socioéconomique est presque pire par rapport à ce qu’on a connu avant la conférence nationale à l’entame de votre projet de société…

Si vous l’avez compris comme ça, peut-être que je devrais vous donner des cours d’économie et de finances pour que les gens puissent me comprendre un peu mieux.

En page 5, vous avez dit que la situation socioéconomique actuelle est plus critique que celle connue à la veille des conférences des forces vives de la nation. Je vous cite à la page 5…

C’est critique, parce que, il y a un certain nombre de choses. Regardez, vous voulez que je revienne là-dessus ? Ce n’est pas la peine de revenir là-dessus, sur les ICC, et autres scandales qu’il y a eu ici. C’est en ce sens que c’est critique. Parce que, du temps de la conférence des forces vives de la nation, il n’a pas eu tous ces gros scandales. Mais ma présence ici, ne privez pas les Béninois de que je peux faire pour les sortir de la pauvreté. Concentrez-nous là-dessus.

Mais quand on sent qu’il y a de petites choses, d’incohérence, on peut les évoquer…

Tant que c’est des petites choses, que cela ne tienne, ne nous arrêtons pas trop là-dessus. Ce qui est important ici, c’est que les Béninois sentent que Richard Sènou peut apporter la solution à leur problème.

Et qu’il le peut vraiment ? Il ne suffit pas de le dire. Il faut le démontrer…

Mais j’ai démontré mes capacités au Bénin ici. Vous avez dit tout à l’heure à quelle période ? En huit mois, j’ai été ministre des TP, de l’économie maritime et des transports dans ce pays. Je suis le seul ministre à avoir fait ça. 127 milliards en 14 projets. C’est des projets qui font partie de l’héritage

Richard, on aura l’occasion de vérifier tout ça….

Non ! attendez que je finisse. Je redis encore, 127 milliards pour 14 projets

Qu’est-ce que vous proposez aux Béninois dans le domaine de la santé dans votre projet de société ?

Très bien ! Dans le domaine de la santé,

En une minute…

Ah ! En une minute ! Dans le domaine de la santé, quel est le projet phare qu’il y a dans le domaine de la santé qui a été lancé tout récemment ? C’est le projet RAMU, Régime d’assurance maladie universelle qui est en fait, un bel instrument pour permettre au gouvernement de gérer la pauvreté des populations, de réduire la pauvreté des populations. C’est un projet qui consiste à demander aux populations de cotiser pour financer leur dépense de santé. En fait, c’est la prise en charge par le gouvernement des dépenses de santé des populations pour alléger leurs problèmes. La cotisation, des employés ou des populations et la gestion de ces cotisations peut poser un problème si on laisse ça essentiellement dans la main de l’état. Ce qu’il faut, il faut un PPP (partenariat public privé) pour gérer ces fonds, sinon, on risque d’avoir des dérapages en matière de la couverture de la santé.

Mr Sènou vous êtes un économiste vous aimez les précisions, on va faire des tirets très rapidement sur la culture. Vous parlez des tenues locales qu’est-ce que vous voulez faire à ce niveau-là ? Je l’ai vu dans votre projet de société rapidement hein.

Oui sa m’a été proposé par les hommes de culture : Culture Bénin. En disant Mr Sènou nous semblons abandonner nos traditions. C’est quelques chose qui se perds. Vous verrai dans mes grandes photos aux grandes manifestations, regardez un certain nombre dans le pays prenez le président Soglo, vous l’avez vu mettre des costumes combien de fois ? Jamais. Richard Sènou les grands moments je suis toujours habillé en traditionnelle. Je ne dis pas qu’il faille s’habiller tous le temps en traditionnelle.

Quelle est la réforme politique majeure que vous ferai ?

La haute cour de justice il faut la rendre opérationnelle parce que depuis qu’elle existe on n’a jamais arrêté personne.

Vous allez la conserver ou la supprimer ?

Je ne parlerai pas de supprimer mais je dis il faut l’améliorer. Il faut améliorer les conditions d’exécution des décisions de la haute cour de justice.

Richard Sènou, pour ou contre la révision de la constitution ?

Notre constitution existe depuis 91 ce n’est pas le temps qui fait qu’il faut la réviser hein. Mais c’est les failles et les insuffisances qu’elle a montrée dans son exécution. Je donne un exemple simple il a été reconnu par tout le monde que le président république a trop de pouvoir.

Vous allez réduire le pouvoir et les prérogatives du président de la république?

C’est une des insuffisances qui justifie, la révision de la constitution chez moi.

Monsieur Sènou, quelles est votre position sur le bulletin unique, votre, votre logo, les Béninois qui vous écouté pendant les 52 minutes, lorsqu’ils voudront savoir où est-ce qu’ils vous trouveront sur le bulletin unique.

Voilà mon logo, c’est ma photo, avec un petit sourire, plus le palmier à huile, dans un Bénin à développer.

Votre position sur le bulletin unique ?

C’est le chiffre 7, c’est un chiffre magique.

Vous président le 6 avril au matin ou au soir, la première réforme ?

L’énergie, l’énergie, l’énergie. N’oubliez pas mon slogan, tout ce que je ferai, Richard Sènou, s’appelle la différence.

En savoir plus...

Bilan de ses 7années d’activités au Bénin : Le Pasmif, mission accomplie !

pasmif

(Un nouveau projet de 8 milliards FCfa lancé)
Le projet d’appui au secteur de la microfinance au Bénin est à la croisée des chemins. 29 juin 2010-30 juillet 2017, encore quelques mois et le Pasmif va déposer bilan. Dans cette perspective, les différentes parties prenantes se sont retrouvées, jeudi 9 février 2017, au Chant d’oiseau de Cotonou. Objectif, évaluer le chemin parcouru et en tirer des leçons.

C’est à la suite des crises d’Icc-services et des Fececam entre 2009 et 2010 que le Pasmif a été mise œuvre pour aider à relever les défis de l’assainissement et de la professionnalisation du secteur de la microfinance. Financé par le gouvernement canadien à plus de 5 milliards FCfa, le projet a fait des réalisations concrètes dont entre autres : l’appui à la reconfiguration de la Fececam, la mise en place d’un Centre financier aux entreprises (Cfe) en mode alliance, l’appui à la professionnalisation et la défense des intérêts des Systèmes financiers décentralisés (Sfd), la prise en compte de l’équité entre les femmes et les hommes (Efh) dans le secteur. « Six ans et demi plus tard, nous pouvons dire que c’est mission accomplie. Mais Affaires mondiales Canada désire dès maintenant souligner le progrès considérable du nombre d’utilisatrice des services de microfinance pendant la durée du projet qui est passée de 500 000 à près de 800 000 femmes. Aussi, mentionnons la progression importante des indicateurs de performances et le respect des normes prudentielles pour l’ensemble du secteur qui est beaucoup plus sécuritaire pour ses utilisateurs », s’est aussi réjouie Julie Plourde, Agente principale de développement des programmes du Bénin et du Burkina Faso à Affaires mondiales Canada.  Au regard des résultats éloquents enregistrés, Karina Turgeon, la chargée du Programme Pasmif, et Représentante de Développement international Desjardins (DID), a exprimé la reconnaissance de DID aux gouvernements du Bénin et du Canada pour la confiance à lui accordée dans la gestion du projet. Le Directeur du Pasmif, Maurille Maurice Couthon a fait de même à l’endroit des différents partenaires dans son mot de bienvenue. Procédant au lancement de l’atelier, le Directeur du cabinet du ministère des Affaires sociales, David Vidéhouenou a exhorté les participants à tirer leçons de l’expérience capitalisée au cours de ce projet pour améliorer des actions à venir.

Bonne nouvelle… !

Pendant que le Pasmif est pratiquement à son terme, la bonne nouvelle est qu’un nouveau projet a été lancé. L’annonce a été faite par Julie Plourde, Représentante d’Affaires mondiales au Canada. «...C’est avec une grande joie que nous procédons également aujourd’hui au lancement du Projet Appui au développement, à la professionnalisation et à l’assainissement de la microfinance au Bénin, tel que l’a annoncé le premier ministre du Canada lors du sommet de la Francophonie de novembre dernier », a-t-elle déclarée. D’un montant de plus 8 milliards, ce nouveau projet vise l’amélioration de la situation économique des populations vulnérables, notamment des femmes et des jeunes. La preuve que le Canada accorde du prix à l’inclusion financière et à l’autonomisation des femmes au Bénin.

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Formation : Les professionnels des médias à l’école de l’enquête journalistique

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Et de deux pour Open society initiative for west Africa (Osiwa)et la Maison des médias (Mdm). Après trois jours de formation à l’intention des Rédacteurs en chef sur  le journalisme d’investigation, c’est au tour des Chefs desk et autres,une vingtaine, de recevoir les rudiments en techniques d’enquête journalistique. Hier, jeudi 9 février 2017, et ce, jusqu’au samedi 11, à la Mdm de Cotonou, ces derniers sous la conduite des  experts et consultants du domaine, verront leurs potentialités renforcées. «Avec les réseaux sociaux, la seule manière pour les médias classiques de survivre, c’est la réalisation des dossiers d’enquête. Ou bien nous périssons, ou bien nous nous investissons à fond dans la réalisation d’œuvres d’enquête…», a lâché àl’ouverture de l’atelier, le directeur de la Maison des médias, Alain Sessou. La presse doit contribuer au renforcement de la démocratie. Ceci, aux dires du directeur de la Mdm consistera à faire des enquêtes afin d’expliquer en profondeur au peuple, les affaires qui alimentent lespolémiques. Entre autres affaires, va-t-il citer, l’affaire machine agricole, les détournements. La presse doit sortir des sentiers battus, soulignera à son tour le président de l’Observatoire de la  déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem), Guy Constant Ehoumi. «Du résultat de la formation sera l’image des prochaines productions», fait-il observer. Une image, précise-t-il, qui devra être anoblie par les enquêtes de bonne facture. Rappelons que c’est dans  le cadre du projet «Pour des médias plus professionnels au Bénin», financé par Open society initiative for west Africa (Osiwa), que la Maison des medias (Mdm) organise cet atelier.

CK

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Révision prochaine de la Constitution : Talon mise sur le débauchage des députés

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Le Chef de l’Etat  devrait actionner le processus de révision de la Constitution cette année. Pour réussir cette réforme politique dont le contenu suscite assez de controverses, Patrice Talon compte visiblement utiliser tous les moyens, y compris le débauchage de députés.

La révision de la Constitution du 11 décembre 1990 reste une équation bien difficile à résoudre. Les propositions faites par l’équipe de la Rupture semblent ne pas rencontrer l’assentiment de toute la classe politique. Enfin, la réduction du nombre de mandats présidentiels n’est pas encore appréciée de tous. Mais Patrice Talon n’entend pas connaître d’échec. Pour lui,la réforme constitutionnelle est inévitable. Il entend bien inscrire son nom dans les annales de l’histoire du Bénin. Et peu importe les solutions envisagées. Sur le terrain, Patrice Talon et ses lieutenants travaillent pour atteindre l’objectif fixé. Il faut en effet noter que le communiqué relayé hier jeudi 09 février 2017 par la presse et signé par quatre députés de la Renaissance du Bénin (Rb) n’est pas anodin. Boniface Yèhouétomè, Adolphe Djiman, Gildas Agonkan et Norbert Ahivohozin ont clairement affirmé leur position en attendant que le bureau politique précise publiquement le choix du parti. « En attendant la clarification du positionnement du parti,  nous députés, signataires du présent communiqué, nous nous engageons à soutenir les actions de développement du président de la République, étant entendu qu’en l’état actuel des choses, rien ne saurait justifier une opposition  stérile à sa vision  en moins d’un an d’exercice du pouvoir », ont-ils écrit  dans ledit communiqué. Et de poursuivre : « Il (Patrice Talon, Ndlr) incarne aussi le choix de nombreux  militants du parti qui ont désavoué en sa faveur, notre choix politique à l’élection présidentielle de 2016 ». Une audace. Ils ont osé afficher leur position alors que la ligne politique du parti reste encore floue. Seulement,les quatre députés ont une force déterminante au sein de la formation politique. La Rb compte actuellement cinq députés au Parlement. Le député Janvier Yahouédéou et son parti Réveil patriotique avaient  noué une alliance électorale avec la Rb pour les législatives de 2015. Nazaire Sado, lui aussi élu sur la liste Rb-Rp, a déjà rompu les amarres avec les Renaissants. Les quatre députés précités ont certes une liberté d’action. Maisbeaucoup analysent aussi leur initiative comme un coup politique de l’équipe de la Rupture dans la perspective de la bataille pour la révision de la Constitution. Patrice Talon qui a juré, au cours de la campagne électorale de 2016, réviser la Constitution, aurait bien négocié leur soutien. L’idée serait non seulement de forcer la main à Léhady Soglo qui ne partage pas toujours la même vision que le Chef de l’Etat, mais aussi deréunir une majorité qualifiée à l’Assemblée nationale pour faire passer le projet encore critiqué. Patrice Talon ne compterait pas seulement sur ces audacieux élus de la Rb. Il devrait également obtenir l’appui de plusieurs députés des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Cette alliance politique affiche une certaine frilosité  depuis l’accession au pouvoir du chantre du nouveau départ. Alors qu’elles devraient naturellement incarner l’opposition dans l’arène politique nationale, les Fcbe hésitent à assumer leur responsabilité. Les déclarations ayant sanctionné leur Conseil national du 03 décembre dernier ne sont pas aussi virulentes à l’égard de la gouvernance de Talon comme l’espéraient certains observateurs. Dans le rang des députés cauris, il y en a même de très modérés. Certains se sont même mis au service du régime de la Rupture en organisant entre autres des séances de vulgarisation du budget général de l’Etat 2017.La Rupture lorgne sur plusieurs élus appartenant à l’ancienne majorité au pouvoir pour gagner sa bataille. Cependant, Patrice Talon ne devrait en réalité pas se tourmenter pour débaucher certains de ces députés. Car ils trainent des casseroles et sont vulnérables.

La collaboration du Prd…

Si Talon doit négocier l’accord des députés de la Rb et de certains membres des Fcbe pour former une majorité au Parlement, il a presque déjà un appui déterminant : le Parti du renouveau démocratique (Prd). Le Prd n’a pas soutenu la candidature de Patrice Talon lors de la présidentielle de 2016, mais il a rejoint l’équipe de la Rupture au lendemain du vote du 20 mars 2016. Et depuis, la formation politique n’a cessé de crier son appartenance à la coalition des partis proches du Chef de l’Etat. Me Adrien Houngbédji,le président du parti arc-en-ciel l’a encore martelé en janvier dernier à ses militants lors de la cérémonie de présentation des vœux. « Nous ne prononçons pas des discours pour le plaisir de les prononcer. Nous les disons parce que nous avons une vision…Nous avons la chance que celui (Patrice Talon, Ndlr) qui vient d’arriver, dit aussi qu’il veut faire la réforme du système partisan. Est-ce que nous allons lui tourner le dos ? Au contraire, nous allons l’aider à faire ses réformes. Nous allons faire entendre notre voix. Ce n’est pas en allant nous enfermer dans une opposition que nous allons réussir à faire ces réformes». Il n’y a point de doute. Le Prd est un maillon important de l’équipe du Chef de l’Etat. A Talon donc de l’entretenir pour conserver un puissant soutien politique qui reste tout de même imprévisible.

Mike MAHOUNA

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Violation récurrente de la Constitution : Talon peut-il battre Yayi ?

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« Un Etat qui ne respecte pas les décisions de justice est un Etat voyou ! » la sentence a été énoncée par Patrice Talon, jetée à la figure de Lionel Zinsou et a été retenue lors du mémorable débat d’entre les deux tours de la Présidentielle de mars 2016.  Cette idée exprimée avec une force et conviction, aussi contestable soit-elle, est aussi un indicateur très important et à plus d’un titre pour apprécier la gouvernance du Président de la République, …son Excellence Patrice Talon.

En effet, l’homme d’affaire Patrice Talon devenu candidat par la force des choses était engagé dans plusieurs contentieux contre l’Etat. Certains de ces contentieux ont été sanctionnés par des décisions judiciaires que Boni Yayi a refusé catégoriquement de reconnaitre et d’exécuter. Donc, cette idée exprimée par le candidat Patrice Talon n’est rien d’autre qu’une conviction démocratique qu’il porte.
On voit plutôt un homme qui défend ses intérêts personnels dans un débat d’intérêt général. Du moins, depuis le 6 Avril où Patrice Talon fut investi Président de la République, un Etat qui ne respecte pas les décisions de justice est-il toujours un Etat voyou ? Il faut poser cette question pour la simple raison que les partisans du Chef de l’Etat n’ont plus de parole sur la nouvelle posture de leur champion en matière de respect des décisions de justice. Faudrait-il aujourd’hui détourner cette réplique cinglante de Patrice Talon à Lionel Zinsou pour dire que nous sommes dans un Etat voyou ? La réponse est « Non ». Car, par principe un patriote ne saurait jamais traiter sa patrie d’Etat voyou, quel que soit la légitimité de ses motifs, surtout s’il aspire à la fonction suprême.

Cependant, pendant qu’on y est, ces propos ont été tenus. Patrice Talon fut élu et sa légitimité est incontestable d’autant qu’il a été élu par une majorité confortable des béninois (65%). Ainsi donc, le minimum que nous attendons du Président Talon c’est le respect de tout ce qu’il considérait dans sa posture de candidat comme des principes vertueux de l’Etat. Nous estimons qu’il s’agit d’une question d’honneur et de probité.

Or, depuis le 6 avril que Patrice Talon est aux commandes de l’Etat béninois, combien de décisions de justice sont restées non exécutées ? Combien de décisions de la Cour Constitutionnelle, sanctionnant l’exécutif pour des violations fragrantes de la constitution et exigeant le rétablissement du tort fait à la constitution et aux citoyens béninois, sont restées sans suite ? Quelle crédibilité doit-on accorder à un Président de la République s’il est incapable de respecter les principes que lui-même a posés comme unité de valeur ?

Il faut donc, au nom du peuple, rappeler au Président de la République qu’il est le garant du respect des décisions de justices. S’il est compréhensible que les décisions de justice qui arrangent ses affaires et son patrimoine sont très importantes à ses yeux, celles qui consacrent redressent les torts faits aux pauvres citoyens ne sont guère moins importantes. Car le Président de la République n’a pas droit au bonheur de la République plus qu’un autre citoyen.

Patrice Talon est-il capable d’exercer le pouvoir d’Etat pour l’intérêt général ? Après 10 mois de l’exercice de la fonction suprême, les Béninois sont plus désabusés que rassurés. Est-ce le prolongement d’un Etat voyou laissé par son ancien mentor Boni Yayi ?

Sènou KAKLO.Citoyen Libre.

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