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Mairie de Porto-Novo : Les travailleurs partagent un repas pour marquer le nouvel an

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L’objectif premier de cette organisation était d’échanger les vœux entre personnel de la Mairie de Porto-Novo et en même temps présenter les vœux à l’édile de la municipalité de Porto-Novo. Malheureusement, le Maire Emmanuel Zossou n’a pu honorer de sa présence cette séance de partage de repas et d’échanges de vœux. Il a toutefois envoyé un message.  

Une ambiance de fête a marqué cette séance de partage de repas ce vendredi 06 janvier 2017. La cour de la mairie de Porto-Novo a été aménagée pour la circonstance pour accueillir cet événement heureux qui depuis plusieurs années, est devenu une tradition. Avant le partage de repas, il y avait la présentation de vœux du personnel de la Mairie au premier responsable ainsi que son conseil. La réponse de l’édile de la ville suit. Ce dernier formule aussi ses vœux à son personnel. Cette occasion est aussi souvent saisie par les syndicalistes pour rappeler au Maire quelques maux qui minent le fonctionnement normal de cette administration. Pour cette séance du vendredi 06 janvier 2017, le plat de résistance réservé par le porte-parole des syndicats de la maison Francine Kété se présente comme suit : celle-ci voudrait du maire l’acceptation des sincères remerciements des travailleurs qui apprécient à sa juste valeur la présente cérémonie qui leur permet de sacrifier à une tradition mais aussi de se retrouver pour un moment de détente. Aussi rassurera-t-elle le maire Emmanuel Zossou de l’engagement des travailleurs à l’accompagner loyalement avec beaucoup   plus de  sérieux dans l’accomplissement de leurs différentes tâches à travers leur présence effective aux postes de travail et ce,  avec la ponctualité, l’exactitude, l’assiduité et surtout dans le respect des règles de la déontologie administrative. Des mots qui conforteront les relations entre les travailleurs et l’autorité municipale. Sur ordre du maire qui devrait aussi se partager entre le Festival international de Porto-Novo et l’appui au préfet pour le lancement de l’opération de déguerpissement  des domaines publics, les travailleurs ont festoyé dans la communion. Ce dernier leur a fait savoir qu’il serait de cœur avec eux.

Kola Paqui (Br Ouéné-Plataeu)

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Fête des religions endogènes : Léhady Soglo témoigne son soutien aux adeptes Vodoun

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« Un peuple sans culture est un peuple sans boussole. Les religions endogènes constituent l’âme de notre pays ». Ainsi déclarait Léhady Vinagnon Soglo, Maire de la ville de Cotonou, lundi dernier, lors de la remise officielle des vivres aux dignitaires des religions endogènes pour faciliter une meilleure organisation de leurs festivités. C’est fort de cet attachement à la promotion des valeurs endogènes du Bénin que Léhady Soglo a tenu à participer de bout en bout aux manifestations officielles marquant la fête du  10 Janvier 2017. Ceci malgré son obédience religieuse. C’était hier Mardi à Zogbo dans le 9ème arrondissement de Cotonou.

A la tête d’une impressionnante délégation municipale composée des adjoints au Maire et chefs d’arrondissements, le N°1 de Cotonou était allé apporter tout son soutien aux adeptes des religions traditionnelles de la ville capitale économique du Bénin. A travers sa participation au rituel marquant ces festivités, le Maire de Cotonou donne ainsi un bon exemple d’ouverture et de cohabitation pacifique entre les religions. Il l’a d’ailleurs martelé dans son intervention. En effet, après avoir rendu un hommage mérité à son prédécesseur le Président-maire Nicéphore Dieudonné Soglo pour les actions courageuses entreprises en faveur de la promotion de la culture africaine notamment béninoise à travers l’institutionnalisation de cette fête, l’édile de Cotonou a insisté sur la place des religions endogènes dans le développement socioculturel du Bénin. Il n’a pas manqué de rappeler le principe de la laïcité de l’Etat béninois. «  Le caractère laïc de l’Etat consacré par la constitution du Bénin est inscrit dans l’ADN de notre éducation sociale. Nous évoluons dans une société multiculturelle et multicultuelle ».  A-t-il martelé. Pour le Maire, les religions endogènes constituent une force incontestable et un véritable facteur d’identification, d’entente et d’intégrations nationales. Il a ensuite mis un accent particulier sur la paix, l’unité et la cohésion nationale qui doivent caractériser le comportement de chaque citoyen. « Au-delà de ces scènes magnifiques de couleurs chatoyantes, le Bénin envoie au monde chaque 10 Janvier l’image d’un peuple qui épouse les valeurs de paix, de tolérance, de solidarité, d’unité nationale dans un Etat profondément laïc », a-t-il ajouté.

Pour leur part, les dignitaires religieux n’ont pas manqué d’exprimer leurs gratitudes et reconnaissances au Maire pour son soutien renouvelé et sa remarquable contribution à la réussite desdites manifestations. Ils ont également salué ses nombreuses actions en faveur du développement municipal. Pour finir, ils ont prié pour la paix, l’unité et la concorde dans la ville de Cotonou en particulier et au Bénin en général. A noter que  le Maire et son équipe avaient déjà offert aux dignitaires un important lot de vivres composés de trente sacs de riz de 50 Kg, trois bœufs, neuf brebis, six poulets, six coqs, des cartons de Gin Royal, des boissons et des enveloppes financières.

M.M

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Période d’harmattan et floraison du germe de la méningite : Uriel Dassoundo en parle

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(Avis aux malades de la sinusite et de la tuberculose)
La période de l’harmattan bat son plein au Bénin. Avec son cortège de vent sec et de poussière,elle fait des siennes.Déjà un cas de méningite à Parakou! Matin Libre dans ce numéro de votre page Santé s’est intéressé à cette affection. Qu’est-ce que la méningite? Quels sont ses causes et symptômes? Est-elle bénigne? Contagieuse? Tue-t-elle? La réponse à toutes ces questions, c’est avec le Docteur Uriel Dassoundo, spécialiste en santé et sécurité au travail, expert en santé et environnement, à la Polyclinique de l’Amitié ‘’ le Bon Samaritain’’.

Matin Libre : Qu’est-ce que la méningite et quelles en sont les causes?

Uriel Dassoundo : La méningite est l’inflammation des méninges, le plus souvent par une infection. Les méninges, ce sont des organes qui recouvrent le plus souvent le cerveau. Par anatomie, nous pouvons parler de la dure-mère, une enveloppe qui recouvre le cerveau;l’espace sous-dural; l’arachnoïde; l’espace sous arachnoïdien; le liquide céphalo-rachidien; et enfin, la pie-mère. Tout cet ensemble s’appelle méninge et ça recouvre le cerveau. La méningite est une maladie qui est très fréquente dans les pays en développement. Parfois même, nous parlons de ceinture méningitique ou de ceinture sahélienne. C’est-à-dire,  des pays qui sont pour la plupart touchés par cette affection.La voie de transmission est aérienne.Les voies de contagion sont par exemple l’inhalation. Les germes passent par la voie aérienne et atteignent le cerveau ou passent par la bouche. Il y a aussi un mode de contamination qui peut être secondaire.C’est-à-dire, par l’intermédiaire d’une infection au niveau des voies respiratoires telle que la sinusite ou un abcès sur la peau. Les germes qui peuvent créer la méningite peuvent être les bactéries. On peut aussi avoir des virus. Les différentes bactéries que nous constatons, c’est souvent le méningocoque, le pneumocoque, et le Neisseria meningitidis. Chez l’enfant, le méningocoque et le pneumocoque dominent. Au Bénin, en période d’harmattan surtout, le méningocoque et le pneumocoque pullulent notamment  en zone septentrionale et vous avez ces genres d’affections et c’est très facile d’avoir une épidémie de méningite tout de suite quand la chaîne de transmission n’est pas vite coupée. Le germe de la méningite sévit dans les endroits secs. Les milieux secs ou le vent est très sec. Il faut reconnaître que le début de la méningite est souvent brusque et puis le syndrome méningé est perceptible après des signes de grippe généralement chez l’enfant.Parfois, on peut retrouver une cause tuberculeuse.

Parlez-nous de ses symptômes

Sur le plan clinique, nous avons ce qu’on appelle le syndrome méningé. Le syndrome méningé recouvre les signes fonctionnels. C’est-à-dire les signes que le malade ressent. Le malade, souvent, quand vous l’observez, il est en chien de fusil. C’est-à-dire,une position qui ressemble à un chien couché sur la partie latérale droite avec les membres de part et d’autre sur le sol. Ce malade fait généralement dos à la lumière. Nous appelons ça photophobie c’est-à-dire, la peur de la lumière. Le malade de la méningite a des céphalées intenses qui sont rebelles aux antalgiques habituels, c’est-à-dire le paracétamol et consorts. Ce qu’on a l’habitude de prendre et  qui nous soulage en cas de céphalées, vous constatez que les céphalées de la méningite ne cèdent pas rapidement à ces genres d’antalgies.  Le malade vomit aussi. Ici on parle de vomissement en jet, c’est-à-dire qu’il vomit de façon brutale et puis ça sort en jet, comme les jets d’eau. Après les signes fonctionnels, on a aussi le Syndrome infectieux. Le signe le plus important c’est la fièvre. Vous verrez chez ce malade une fièvre à 40 degré de température pratiquement. On a aussi les signes physiques. C’est le médecin qui essaie de les identifier lors de son examen clinique. Comme signes physiques importants nous avons la raideur rachidienne. Au niveau du cou, vous constatez que la colonne vertébrale et le cou du patient sont raids et très durs. Nous avons également la raideur de la nuque. Deux signes qu’il faut identifier chez quelqu’un qui souffre de la méningite, c’est le signe de Kernig et le signe de Brudzinski. Face au signe de Brudzinski, la flexion antérieure de la nuque provoque généralement la flexion des hanches et des genoux. Quand le patient est couché et qu’on essaye de  fléchir sa nuque vers le front, ça entraîne en même temps une flexion de la hanche et du genou. Le signe de Kernig,c’est l’impossibilité de fléchir en angle droit les membres inférieurs sous le tronc, sans provoquer une vive douleur lombaire et une flexion au niveau des genoux. Ces signes sont très indispensables en cas de méningite et pour confirmer, il faut faire la ponction lombaire en urgence. On fait la ponction lombaire pour identifier le germe en jeu afin d’administrer le traitement. Pour faire la ponction lombaire, il faut que le malade soit assis souvent avec un dos bien rond. On prend les repères, on met une aiguille adaptée et on prélève le liquide céphalo-rachidien. Dans le liquide, nous allons chercher le germe qui est en cause. Si c’est une bactérie ou un virus, la ponction lombaire nous situe. Souvent, il y a deux situations qui se produisent. Quand le liquide est trouble ou purulent et que vous constatez que c’est jaunâtre, il y a beaucoup de chance que ce soit une méningite bactérienne. Mais, quand le liquide est clair avec très peu d’élément set une prédominance de certaines cellules, vous êtes sûr que c’est une méningite d’origine virale.

Chez le nourrisson, la méningite se manifeste par la somnolence, l’agitation, la fixité du regard, le refus d’alimentation, les convulsions. L’enfant fait une forte fièvre jusqu’à parfois convulser.  Par ailleurs, sa nuque est molle à cause d’une hypotonie musculaire.

La méningite serait contagieuse et mortelle!

Non, la méningite n’est pas contagieuse. Sa voie de contagion est aérienne. On peut dire que c’est contagieux si la personne souffre d’un rhume et que le germe de la méningite est à l’origine de ce rhume. Quand cette personne vous côtoie, vous êtes sûr que vous pouvez avoir une méningite.Mais, on en guérit. La méningite est une maladie bénigne. Toutefois, on peut en mourir. Si vous avez une méningite et on ne démarre pas l’antibiotique à temps, ça peut prendre le cerveau et vous pouvez en mourir. Il y a des cas graves qui tuent tout de suite.

Votre mot de la fin

Celui qui souffre de la sinusite ou d’affections Orl doit beaucoup faire attention en période d’harmattan. Il doit normalement se protéger les narines surtout si la personne est dans une zone endémique comme la zone septentrionale. Je rappelle que la méningite est préventive. On peut faire la vaccination contre la méningite et ce, déjà tout petit dans le calendrier vaccinal du nouveau-né.

Cyrience KOUGNANDE

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Can 2017 : Moins de joueurs de la Ligue 1 !

  • Publié dans Sport

CAN-2017

Contrairement aux éditions précédentes, la Coupe d’Afrique des nations (Can) Gabon 2017 connaîtra moins de footballeurs évoluant en Ligue 1 française. Si la Ligue 1 a offert 50 joueurs en 2012, 40 en 2013, et 52 en 2015, pour l’édition de 2017, ils ne seront que 34 à abandonner leurs différents clubs dans l’élite française pour la Can. Ceci s’expliquerait par le fait que les joueurs africains, en partie, ont quitté la France l’été dernier pour d’autres championnats européens. L’absence de certaines sélections africaines à la Can Gabon a permis à certains clubs français de conserver leurs joueurs.

C.C. (Coll)

Liste des 34 joueurs de la Ligue1 convoqués pour la Can 2017

Algérie :RamyBensebaini (Stade Rennais), Mehdi Abeid (Dijon), Rachid Ghezzal (Olympique Lyonnais)
Burkina Faso :SteeveYago (Toulouse)

Cameroun : Benjamin Moukandjo (Lorient), Clinton Njie (Marseille), Georges Constant Mandjeck (Metz), Karl TokoEkambi (Angers), Nicolas Nkoulou (Lyon)

Côte d’Ivoire : Serge Aurier (PSG), CheickDoukouré (Metz), Yao Serge N’Guessan (Nancy), Jean-Michaël Seri (Nice), Giovanni Sio (Rennes), Nicolas Pépé (Angers)

Mali : Youssouf Koné (Lille), Yacouba Sylla (Montpellier), Adama Traoré (Monaco), Lassana Coulibaly (Bastia), Yves Bissouma (Lille)

Maroc : Hamza Mendyl (Lille), Mounir Obbadi (Lille), Youssef Ait Bennasser (Nancy), Fouad Chafik (Dijon), Nabil Dirar (Monaco)

RD Congo : Jordan Ikoko (Guingamp)

Sénégal : Cheikh Mbengue (Saint-Etienne), Henri Saivet (Saint-Etienne), Cheikh Ndoye (Angers), FamaraDiedhiou (Angers), IsmaïlaSarr (Metz), Zargo Touré (Lorient)

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Championnat national de volley-ball : «Le niveau de jeu progresse… », dixit Didier Aplogan

  • Publié dans Sport

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Démarrée mardi 27 décembre 2016 au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, la phase finale du championnat national de volley-ball a connu son épilogue avec les sacres respectifs de Tornado de Parakou chez les dames devant Eclairs (3 sets à 0) et l’As Police au niveau des messieurs face à Finances Vbc (3 sets à 1). C’était vendredi 30 décembre 2016. Au terme du championnat, Didier Aplogan, président de la Fédération béninoise de volley-ball (Fbvb) a apprécié le niveau de la compétition. Lisez-plutôt !!!

Monsieur le président, le championnat a connu son épilogue. Vous êtes certainement l’homme le plus heureux…

Bon! Je suis heureux, parce que tout est bien fini. Heureux qu’on arrive à faire notre championnat national avant la clôture de l’année 2016. Puisqu’il s’agissait du championnat de 2016 et ce n’était pas donné d’avance. Ça nous a fait plaisir d’avoir la mobilisation générale de toutes les équipes. Nous avons eu du bon jeu.

Au niveau des dames, on a vu une autre affiche et au niveau des hommes, les tendances sont renversées. Quelle analyse en faites-vous?

Je ne dirai pas que la tendance a été renversée. Selon moi, ce sont les meilleurs qui sont arrivés. On attendait beaucoup des équipes de Parakou qui sont très puissantes. Mais, elles se sont fait chambrer. Ce sont des choses qui arrivent et les équipes qui ont gagné étaient  aussi dans le quasi. Vous aviez pu le remarquer en finale. Le niveau de jeu progresse. Nous avons de plus en plus de pratiquants qui passent du temps, qui s’entraînent, qui sont en très bonne condition physique. Donc, c’est de là, que nous tirons satisfaction. Car, le jeu s’améliore et j’aimerais que ça s’améliore plus dans notre pays. Il y a, de plus en plus, de gens qui pratiquent le volley et, il y en a encore de plus en plus qui le jouent très bien. Quoi de mieux pour être content!

Vous avez misé sur la formation à la base. Au niveau des dames, qu’est-ce qu’on peut retenir quand on parle de la formation ?

On a démarré à peine. Ça fait deux ans qu’on a monté le premier groupe d’adolescentes. Le groupe des enfants de 8 et 12 ans. Donc, il est un peu tôt pour évaluer. Mais ce que nous pouvons déjà dire est que les adolescentes sont déjà dans l’équipe sénior, surclassées, et font de très bons résultats. Chez les filles, c’est une adolescente du groupe que nous avons préparée qui a surclassé le jeu. Je crois que nous sommes sur le bon chemin.C’est vrai que ça coûte cher de former les enfants et de former les adolescentes. Dans la plupart des pays où il y a les moyens, ce sont les parents qui financent. Par contre, ici, il faut financer les parents pour que leurs  enfants arrivent. Donc, ce n’est pas évident. Nous avons du travail à faire. Nous devons travailler notre mentalité et travailler notre façon de voir les choses évoluer. Nous devons parler à nos parents et réussir à intéresser les enfants aux sports.

Après le championnat, c’est déjà la Coupe d’Afrique des clubs championsde volley-ball. La participation des clubs béninois est-elle possible?

Il faut d’abord souligner que nous avons plus que deux clubs qui peuvent représenter le Bénin. Ce sera deux équipes chez les hommes, As Police et As Finance. Ce sont deux équipes qui ont largement des moyens de participer. Donc, on devrait pouvoir. Par contre, c’est chez les équipes féminines que ça va être difficile. Parce que, l’équipe de Tornado et de Adja-Honmè, nous connaissons leurs moyens. Vous avez vu les équipes sur le terrain. Et pour participer à un championnat d’Afrique, même si c’est un championnat de zone, ça coûte cher.

Monsieur le président, à quand un championnat linéaire au niveau du volley-ball à l’image du football?

C’est un schéma que nous ne pouvons pas adopter. Car, c’est un schéma difficile. Nous n’avons pas les moyens du football. Vous imaginez, une équipe qui quitte Cotonou, qui va jouer à Natitingou, et quitte Natitingou pour venir jouer à Cotonou!Nous avons tout le mal du monde pour regrouper les équipes que nous avons à l’intérieur du pays. Nous avons beaucoup de mal à les ramener. Alors, quand on va leur dire de participer à un championnat linéaire, où on joue sur l’ensemble du pays,à peine nous aurons trois équipes qui tiendront. Donc, ce n’est pas réaliste. Mais ce que nous faisons n’est pas mauvais. Nous avons des championnats régionaux. Dans chaque région, c’est-à-dire, les anciens départements, il y a un championnat départemental. Et ce championnat nous donne les meilleurs qui se retrouvent au niveau national. Donc, c’est tout le pays qui est présent. Par contre,pour le linéaire, ce n’est pas évident que le pays entier soit représenté.Les meilleurs peuvent se regrouper à Cotonou. Mais quand nous faisons comme nous faisons, les équipes viennent de l’ensemble des régions du pays.

Vos vœux à l’endroit du monde sportif béninois pour clore cet entretien…

Je souhaite au monde sportif béninois plus de tolérance  et beaucoup de solidarité. Je vous remercie.

Propos recueillis par : Abdul Fataï SANNI

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Fête du culte endogène : Une brèche sur l’origine

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Depuis 1992 sous l’avènement du président Nicéphore Soglo, le 10 janvier a été décrété journée nationale des religions endogènes. Une manière de réhabiliter le culte Vodoun et de valoriser la culture endogène. Une stratégie qui permet au Bénin d’avoir plus de visibilité hors du pays et du continent africain. Ainsi, depuis Ouidah 92 où a eu lieu la première édition, le Bénin n’a cessé de fêter les religions endogènes, et même hier mardi 10 Janvier 2017, les adeptes de cette religion ontsacrifié à la tradition pour prier les mânes de nos ancêtres afin que la paix demeure au Bénin. Selon les pratiquants, le Vodoun est une religion comme les autres, mais elle est souvent marginalisée et même diabolisée à cause de certaines pratiques qui s’y observent au sein de certaines confréries. Il reste une religion comme le christianisme ou l’islam qui prône la tolérance,l’amour de son prochain, l’amour de sa patrie, etc. Cette journée des religions endogènes a permis aux béninois de la diaspora de se rapprocher de leur pays et même aux jeunes béninois de connaitre la culture et les religions de chez eux. Quand on parle de « Vodoun cela renvoi à « l’esprit saint » et c’est dans la langue fon, une langue majoritairement parlée au Bénin. Dans le panthéon Vodoun, on compte plusieurs divinités, dont la divinité « Goun », « Sakpata », « Hèvièsso », et « Dan ». Ces quatre divinités sont les principaux dieux qui regroupent la religion Vodoun et leur appellation varie d’une région à une autre et ont les mêmes pratiques mais avant toute cérémonie cultuelle, il est impératif de consulter l’oracle ou encore le « Fâ » pour se situer davantage sur la procédure à suivre dans l’exécution du culte. Le Vodoun, bien qu’il soit la religion de la majorité des Béninois, n’est pas nécessairement à la portée de tous. La croyance Vodoun admet, en effet, que chaque être humain est un « engendreur cosmique », une divinité ou un défunt qui porte la glaise dans laquelle il sera modelé, puis à qui le Créateur insufflera le souffle de vie. S’il s’agit d’une divinité, le vodouisan sera consacré à cette dernière. En somme, la célébration du 10 janvier, au Bénin, n’est rien d’autre que l’expression de la reconnaissance d’une dimension et d’une identité religieuse que partage la diaspora africaine de par le monde.

Matin Libre

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Célébration de la fête de Vodoun au Bénin : Maître Bobos pose l’équation de la rationalisation

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(Une invite pressante à la réflexion profonde)
Le culte endogène est célébré en liesse, comme à l’accoutumée, sur toute l’étendue du territoire national hier, 10 janvier 2017. Prière aux mânes des ancêtres, libations, sacrifices, litanies, louanges et autres rites à caractère sacré ont ponctué l’événement dans les divers endroits où il a été commémoré.

Prêtres, dignitaires religieux, fidèles et sympathisants du culte Vodoun ont mis les petits plats dans les grands, à travers animations folkloriques, parades et démonstrations  cultuelles, pour que la fête soit agréable.  Mais, sera-t-elle toujours ainsi chaque année ? C’est évidemment là, la grosse interrogation à laquelle le spiritualiste Sylvain Adoho alias Maître Bobos a tenté une réponse dans un entretien exclusif accordé à Matin Libre la veille de la fête.« Il faut qu’on revoit les données. Il est temps qu’on cherche à rationaliser les pratiques du Vodoun ». Une équation à plusieurs inconnus mais qui ne sera pas dutout difficile à résoudre si les 10 Janvier de chaque année devient désormais des journées où des réflexions sérieuses se mènent selon le spiritualiste Sylvain Adoho alias Maître Bobos. En réalitéle responsable de l’Ong ‘’Le Chandelier de la paix’’ estime que la journée du 10 janvier ne doit plus être uniquement consacrée aux cérémonies traditionnelles qu’on observe tout le temps. « Ma vision des choses semble toujours être un peu différent de ce que la masse pense. Les rituels sont nécessaires, d’accord. Mais je pense que ce n’est pas une fête de Vodounoù il faut continuer seulement par s’assoir pour manger puis porter des perles qui pèsent et font même mal au cou. Ou bien s’enrouler des lourds pagnes quitte à  montrer qu’on n’est de la religion endogène. On a déjà le sang de Vodoun qui coule dans les veines. Vous ne pouvez pas être Africain et dire autre chose que ça. Partant de ce principe, voici une occasion pour nous, notamment pour les têtes couronnées de s’assoir pour réfléchir afin de relancer une base solide dans le cadre de la rationalisation du Vodoun. Parce que si nous laissons le Vodoun tel qu’il est, je vous assure que nous ne pouvons pas grandir avec cela. Et une fierté pour nous aujourd’hui que d’avoir un président de la république qui a compris que c’est tout ce qui reste à vendre aux autres. Ainsi, est-il nécessaire de trouver les voies et moyens pour remodeler les choses. La fête aujourd’hui c’est d’aller toucher les cœurs des gens capables de réfléchir.Je ne parle pas de l’intellectualisme. Mais plutôt de ceux qui se sentent à même de penser la chose dans un angle plus fort afin qu’on puisse faire quelque chose de spécial avec cette mine d’or qu’est le Vodoun.Il est important aujourd’hui de s’assoir et de réfléchir», martèle le spiritualiste avant d’ajouter qu’il est capital que l’enseignement de la culture entre dans les écoles, du primaire jusqu’à l’université. « Ce sera déjà un grand pas. Mais que les gens veuillent ou non ça arrivera de façon irréversible. La rationalisation dont je parle c’est comment trouver les théories nécessaires pour pouvoir démontrer de façon scientifique le Vodoun afin que les gens comprennent qu’il s’agit de toute une notion de vie et non simplement des monticules de terre ou des bouts de bois taillés qu’on dépose par-ci par-là. Donc c’est toute une philosophie et d’ailleurs la mère des philosophies. Alors nous avons besoin de cela dans une théorie suffisamment scientifique pour vendre aux autres»,va-t-il lâcher.

Teddy GANDIGBE

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Recrutement de 411 agents au profit du ministère des Finances : Détails sur les postes à pouvoir

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Le Conseil des Ministres s'est réuni mercredi, le 4 janvier 2017, sous la présidence de Monsieur Patrice TALON, Président de la République. Chef de l'Etat, Chef du Gouvernement.

Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers.

I. Au titre des Affaires.

Les projets de décrets suivants ont été adoptés:

I.I Projets de décrets portant approbation des états financiers, exercices 2012 et 2013, de l'Office Béninois de Recherches Géologiques et Minières (OBRGM).

Le Conseil des Ministres a adopté deux projets de décrets portant respectivement approbation des états nuanciers des exercices 2012 et 2013, de l'Office Béninois de Recherches Géologiques et Minières (OBRQM).

1.2 Création de l'Unité Technique d'Appui à l'Ordonnateur National du Fonds Européen de Développement (FED).

A la suite d'un mouvement de débrayage du personnel de la Cellule FED au cours de l'année 20 12, l'Union Européenne a suspendu son appui au fonctionnement de ladite Cellule qui est chargée de l'appui technique à l'Ordonnateur National du Fonds au Bénin.

Après des négociations entre le Gouvernement et ce partenaire important, un nouveau programme d'appui a été formulé. A cet effet, il a été retenu de dissoudre l'actuelle Cellule FED et de créer une Unité Technique d'Appui à l'Ordonnateur National. Du Fonds Européen de Développement (FED). Cette unité sera composée d'une équipe technique légère, aux compétences avérées et libérée de toutes: contraintes administratives. Les membres seront astreints à une obligation de résultats ainsi qu'au respect des conditionnalités de l'Union Européenne.

En approuvant cette communication, le Conseil des Ministres a décidé de la suppression de la Cellule d'Appui à l'Ordonnateur National du Fonds Européen du Développement du Bénin. En ses lieu et place, il est créé au sein du Ministère de l'Economie et des Finances, une Unité Technique d'Appui à l'Ordonnateur National du Fonds Européen de Développement.

Cette décision du Conseil vise à réduire les risques d'inefficacité et de contreperformance qu'encourt notre pays dans la mobilisation et la consommation de la subvention d'un montant de trois cent soixante-douze millions (372.000.000) d'euros, soir deux cent quarante-quatre milliards (244.000.000.000) de francs CFA, ainsi que des autres ressources à venir.

Le Ministre de l'Economie et des Finances a été instruit aux fins-de prendre, diligemment, toutes les mesures administratives nécessaires pour la mise en place de l'équipe de l'Unité Technique et de veiller à son bon fonctionnement.

1.3 Projet de décret portant actualisation du décret n02016-421 du 20 juillet portant attributions, organisation et fonctionnement du Ministère de l'Economie et des Finances.

Le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret ponant actualisation du décret n°2016-421 du 20 juillet 2016 portant attributions, organisation et fonctionnement du Ministère de l'Economie et des Finances.  Cette actualisation a consisté à prendre en considération les modifications intervenues dans l'organisation du Ministère qui portent sur ce qui suit :

- la création de la Cellule des Voyages Officiels (CVO) ;
- la suppression de la Cellule d'appui à l'Ordonnateur National du Fonds Européen de Développement (CFED);
- la création de l'Unité Technique' d'appui à l'Ordonnateur National du Fonds Européen de Développement (UTFED); la création de l'Unité d'appui Stratégique du Ministre de l'Economie et des Finances (USMEF) ;
- la suppression de deux directions techniques au niveau de la Direction Générale des Impôts (DGI), à la suite de la création de l'Agence Nationale du Domaine et du Foncier (ANDF).
- La création et la transformation d'autres directions techniques au sein de la même direction générale pour plus d'efficacité.

1.4 Projet de décret portant transmission à l'Assemblée Nationale, pour autorisation de ratification. de raccord de prêt signé avec la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) dans le cadre du financement partiel de la première phase du Projet de construction d’une centrale thermique de 400 MW à Maria-Gléta.

Le 20 octobre 2016, le Conseil d'Administration de la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BlOC), a approuvé un prêt de quinze milliards (15.000.000.000) de francs CFA en faveur de la· République du Bénin en vue du financement partiel de la première phase du Projet de construction d'une centrale thermique de 400 MW à Maria-Gléta.

La première phase de ce projet concerne la construction d'une centrale de 120MVv à Maria-Gléta qui sera alimentée à la fois en fuel et en gaz. Cette approbation a été concrétisée par la signature à Cotonou, le 23 décembre 2016, de raccord de prêt y afférent entre le Ministre de l'Economie et des Finances et le Président de cette Institution de financement.

Le but de ce projet est de combler le déficit d'offre d'électricité et de diversifier les sources d'approvisionnement en vue de garantir une autonomie énergétique de 70% à notre pays à l'horizon 2025, conformément à la stratégie de développement du secteur de l'électricité du Bénin.

Plus spécifiquement, le projet vise à mettre à la disposition de la clientèle de la Société Béninoise d'Energie Electrique (SBEE) en moyenne 720 Gwh dès 2018, qui passeront à 876 Gwh à partir de 2019. Il vise en outre à réduire le coût moyen de production d'énergie du rnix énergétique sut le réseau de la SBEE et à satisfaire la demande actuelle évaluée à 2IOMW, et potentielle estimée à 320 MW. Il ambitionne enfin de raccorder au réseau de la SBEE environ 10.000 abonnés supplémentaires.

En adoptant ce projet de décret, le Conseil des Ministres a instruit le Ministre de l'Economie et des Finances et le Ministre de l'Energie, de l'Eau et des Mines de prendre les mesures appropriées en vue de l'accomplissement effectif des formalités d'entrée en vigueur de l'accord de prêt et de l'exécution diligente du projet.

1.5 Projet de décret portant transmission à l'Assemblée Nationale. Pour autorisation de ratification du contrat de financement du projet Eau et Assainissement Cotonou phase III, signé à Bruxelles le 08 décembre 2016 avec les autorités de la Banque Européenne d'Investissement (BEI).

Le Conseil d'Administration de la BEI a octroyé un crédit de trente millions (30.000.000) d'Euros, soit dix-neuf milliards six cent soixante-dix-huit millions sept cent dix mille (19.678.710.000) francs CFA en faveur de la République du Bénin pour le financement du projet Eau et Assainissement Cotonou Phase III. A cet effet, le Ministre de l'Economie et des Finances a procédé, le 8 décembre 2016 à Bruxelles (Belgique), à la signature du contrat de financement y afférent.

Ce projet s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre de la Stratégie Nationale d'Alimentation en Eau Potable en Milieu urbain 20 l 6-2030.
L'objectif du projet est de contribuer aux efforts du Gouvernement béninois pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (0DD) en matière d'approvisionnement en eau potable et d'assainissement.

De manière spécifique, il vise:

⎫    l'accroissement du taux de desserte global en eau potable en milieux urbain et périurbain de 84% à fin 2015 à 100% à fin 2021 ;
⎫     l'amélioration de l'efficience du service et la productivité de la SONEB au bénéfice des couches vulnérables.

II. Au titre des communications.

2.1 Signature d'un mémorandum d'entente entre quatre pays de la CEDEAO
(B~ Côte-d'Ivoire, Ghana et Sierra-Léone) dans le cadre du Programme

«Partenariat pour la mobilité intra-africaine des talents» (Intra-African Talent Mobility Pastnership, TMP).

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération a présenté au Conseil des Ministres, une communication relative à la signature d'un mémorandum d'entente entre quatre pays de la CEDEAO que sont le Bénin, la Côte-d'Ivoire, le Ghana et la Sierra-Léone, dans le cadre du Programme « Partenariat pour la mobilité intra-africaine des talents ».

Formulé à partir des recommandations du 6e Forum Mondial sur la Migration et le Développement : le Programme «Partenariat pour fa mobilité intra africaine des talents (TMP)>> a été identifié comme un moyen d’opérationnalisation des instruments communautaires africains notamment la CEDEAO, sur la mobilité, la libre circulation des personnes et des biens et l'approche commune sur la migration.

Le projet vise à faciliter la mise en œuvre des réformes, en adéquation avec les engagements communautaires, pouvant aboutir, à terme, à la mise en place de mécanismes de type Schengen en vue de lever les freins à la mobilité transfrontalière des talents et compétences sur le continent africain. Ceci contribuera à résorber ainsi les dysfonctionnements du marché du travail et soutenir le développement de nos pays..

Plusieurs pays d'autres régions du continent africain ont également souscrire à ce Programme. En approuvant cette communication, le Conseil des Ministres a instruit le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération aux fins de procéder à la signature et à la mise en œuvre dudit Mémorandum d'Entente.

Le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et de la Législation, prendra les mesures appropriées pour la mise en place des actes juridiques subséquents, en vue de l'application du Mémorandum.

2.2 Opérationnalisation du dispositif de suivi et d'accompagnement de la mise en œuvre du Programme d'Action du Gouvernement 2016-2021.

Le Conseil des Ministres a examiné une communication du Ministre d'Etat, Secrétaire Général de la Présidence, relative à l'opérationnalisation du dispositif de suivi et d'accompagnement de la mise en œuvre du Programme d'Action du Gouvernement 2016-2021.
Le dispositif de suivi de mise en œuvre du PAG est constitué des quatre (04) organes que sont:

Le Conseil des Ministres qui donne les orientations générales, examine et approuve les rapports d'exécution;
Le Comité de Suivi des Projets Phares ;
Le Comité de Suivi et d'Evaluation; et Les Comités Sectoriels de Suivi.

L'exécution efficace des investissements et la mise en œuvre des réformes constituent des défis majeurs pour la réussite du PAG. Elles exigent par conséquent une bonne coordination des interventions et requièrent une capacité d'impulsion de la Présidence de la République, ainsi que la mise en place d'organes et d'outils performants d'exécution, de suivi-évaluation, sans oublier l'impératif de rationalisation des différentes structures et moyens d'intervention existants.

L'opérationnalisation du suivi-évaluation de la mise en œuvre des projets du PAG partira de l'élaboration d'un Plan Intégré de Suivi-Evaluation et de Recherche (PISER) avec les parties prenantes dés, à savoir les Directeurs des

Agences d'exécution et les Directeurs de la Programmation et de la Prospective des ministères sectoriels.

Le suivi de la mise en œuvre des projets et réformes sera assuré par des équipes dédiées composant les Unités Présidentielles de Suivi du Programme d'Action du Gouvernement (PAG). Ces équipes ont pour rôle de renforcer le suivi de la mise en œuvre de la feuille de route de chaque secteur ou ministère et de contribuer à lever les obstacles à l'atteinte des objectifs fixés.

Quant au Bureau d'Analyse et d'Investigation (BAI) de la Présidence de la République, il a pour mission, d'une part, d'accompagner les Comités dans la mise en œuvre du PAG et le suivi des opérations de partenariat public-privé et, d'autre part, d'assurer la revue, le suivi et l'accompagnement de la mise en œuvre des réformes prévues dans le PAG.

Par ailleurs, en vue de la rationalisation des interventions du Gouvernement qui se font à travers de nombreux cadres de suivi des politiques, programmes et projets impliquant la Présidence de la République, les ministères en charge de l'économie et des finances, du plan et du développement ainsi que les ministères sectoriels, il a été décidé la mise en place d'un Comité de mobilisation des financements et de coordination des relations avec les différents partenaires techniques et financiers. Ce comité est composé de cinq (5) membres comme suit:

- Ministre d'Etat chargé du Plan et du Développement : Président
- Ministre d'Etat Secrétaire Général de la Présidence de la République
- . Ministre de l'Economie et des Finances: Rapporteur
- Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération
- Conseiller Spécial du Président de la République ~Rapporteur

En approuvant cette communication, le Conseil des Ministres a autorisé la mise en œuvre du dispositif opérationnel de suivi et d'accompagnement du Programme d'Action du Gouvernement 2016-2021 « Bénin révélé ».
Il est enfin demandé à tous les Ministres, en relation avec la Présidence de la République, de veiller à la mise en œuvre diligente du dispositif opérationnel du PAG.

2.3 Création d'une Unité d'appui Stratégique au Ministère de l'Economie et des Finances (USMEF).

Le Conseil des Ministres a examiné une communication du Ministre de l'Economie et des Finances, relative à la création d'une Unité d'appui Stratégique au Ministère de l'Economie et des Finances (USMEF).

La coordination des politiques macroéconomiques du Gouvernement nécessite une équipe d'experts rompus à la tâche qui sera spécialement dédiée. Entre autres:

- aux réflexions et actions stratégiques V1sant l'accompagnement des sectoriels dans la transformation structurelle de l'économie béninoise ;
- à la mobilisation des ressources internes et externes par l‘identification de potentiels bailleurs, la négociation et la formulation de conventions de financement, le suivi des décaissernents à travers le respect des procédures des bailleurs.

C'est dans ce sens que le Conseil des Ministres, en approuvant cette communication, a autorisé la création d'une Unité d'appui Stratégique au sein du Ministère de l'Economie et des Finances (USMEF), directement rattachée au Ministre.

2.4 Recrutement d'agents permanents de l'Etat au profit de l'Inspection Générale des Finances et de la Direction Générale des Impôts.
Le Ministre de l'Economie et des Finances a présenté au Conseil des Ministres une communication relative au recrutement d'agents de l'Etat au profit de l'Inspection Générale des Finances et de la Direction Générale des Impôts.

Le départ massif à la retraite des dernières promotions d'Agents Permanents de l'Etat, recrutés avant le gel des recrutements en 1987, a pratiquement vidé l'Administration publique de la majorité de ses cadres. L'effectif actuel ne permet pas aux différentes administrations de faire efficacement face à leurs attributions.

En outre, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d'Appui à l'Accroissement des Recettes Intérieures du Bénin (PAARIB), il est prévu, à la Direction Générale des Impôts, la création d'une unité de politique fiscale dont l'opérationnalisation nécessite le déploiement de ressources humaines optimales.

Or, l'effectif actuel de SIX cents quatre-vingt-quatre (684) agents, toutes catégories confondues, à la Direction Générale des Impôts ne permet pas de faire fonctionner tous les services au plan national et d'atteindre les objectifs de recettes.

Par ailleurs, l'Inspection Générale des Finances, qui est un organe de contrôle à compétence nationale, est réduite à sept (07) Inspecteurs des Finances en activité. De même, la mobilisation des ressources intérieures et le contrôle des finances publiques nécessitent le recrutement, au profit de ces deux administrations, de personnels adéquats.

En approuvant cette communication, le Conseil des Ministres a autorisé le recrutement;

- au profit de l'Inspection Générale des Finances, de trente-six (36) agents reparus comme Suit:
• vingt-cinq (25) Inspecteurs des Finances à raison de quinze
(15) pour les Agents Permanents de l'Etat et dix (10) pour les non Agents Permanents de l'Etat;
• deux (02) Administrateurs des Services Financiers;
• un (0 1) Technicien Supérieur de l'Action Culturelle
(Archiviste) ;
• trois (03) Contrôleurs des Services Financiers;
• un (0 1) Programmeur Pupitreur (option: maintenance et réseau) ;
.' -
• deux (02) Secrétaires Adjoints des Services Administratifs; et
• deux (02) Préposés des Services Administratifs.
- au profit de la Direction Générale des Impôts, de trois cent soixante quinze (375) agents, répartis comme suit:
• Deux (02) Ingénieurs planificateurs;
• Dix (10) Analystes programmeurs;
• Cent (100) Inspecteurs des Impôts;
• Soixante-neuf (69) Contrôleurs des Impôts ;
• Cent (100) Agents de Constatation des Impôts '; ..
• Vingt-cinq (25) Conducteurs de véhicules administratifs;
• Quarante (40) Agents de liaison;
'. Vingt (20) Secrétaires Adjoints des Services Administratifs;
• Quatre (04) Ingénieurs de la Statistique (BAC+S) ; et
• cinq (05) Economistes/Econométrie.

3. Participation du Bénin à une rencontre internationale. Le Conseil des Ministres a marqué son accord pour la participation de notre pays au sommet pour le partenariat, la paix et l'émergence qui se tiendra à Bamako. au Mali, le 14 janvier 2017.

4. Réunions statutaires
Le Conseil des Ministres a autorisé la participation du Bénin aux réunions statutaires de l'Organisation Internationale de la Francophonie au titre du dernier trimestre de l'année 2016.

5. Comptes rendus.

5.1 Mission d'expertise technique des travaux de construction du siège de la Haute Autorité de l‘Audiovisuel et de la Communication (HAAC), à Porto- Novo.
Le Conseil des Ministres a pris connaissance du rapport de la mission d'expertise technique des travaux de construction, à Porto-Novo, au siège de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC), présenté par le Ministre du Cadre de Vie et du Développement Durable.

Il est à rappeler que c'est à la suite de la décision du Conseil des Ministres, en sa séance du 07 février 2014, qu'une expertise du chantier avait été prescrite.

La mission d'expertise visait essentiellement à :

• s'assurer de la qualité des fondations et autres ouvrages déjà exécutés;
•  procéder à une réévaluation du coût réel actualisé du projet suivi d'un chronogramme des grandes orientations et actions à mener en vue de la reprise dudit projet ;
• déterminer le coût actualisé des travaux restant à réaliser;

Mais depuis lors, le chantier est demeuré inactif. Le Gouvernement a donc décidé de faire expertiser de nouveau cet ouvrage où d'importants fonds publics ont été investis.

Le rapport définitif déposé par le cabinet de contrôle le 13 octobre 2016, révèle ce qui suit:
¬    la mise en œuvre des ouvrages, dans sa globalité. répond aux normes exigées au regard des résultats issus des essais d'auscultation dynamique;
¬    le coût des travaux restants est évalué à trois milliards sept cent soixante-deux millions neuf cent quatre-vingt-cinq mille cent soixante-dix-sept (3762985 177) francs CFA.

Il ressort que les travaux de construction du siège de la HAAC, démarrés en octobre 2005, se sont arrêtés en septembre 2008 pour défaut de financement complémentaire. En effet, le coût des travaux initialement estimés à 2.000.000.000 de francs CFA, toutes taxes comprises, est passé à 4.723.817.330 francs CFA, toutes taxes comprises, à l'issue des appels d'offres lancés en juillet 2004.
j,.
Cette situation qui nécessite la prise d'un avenant d'un montant: de 3.173.936.871 de francs CFA, toutes taxes comprises, non autorisé par le Gouvernement, a été à l'origine du blocage du chantier. Le taux d'exécution physique des travaux à l'arrêt est de 30 % environ pour une exécution financière d'environ 27% par rapport au montant de l'ensemble des marchés.
Le Consultant a, par ailleurs, mis én exergue certaines insuffisances qu'il convient de corriger pour rendre l'ouvrage plus utilitaire aux usagers. Les modifications suggérées dans ce sens augmentent l'enveloppe globale nécessaire à l'achèvement de l'ouvrage qui s'élève à la somme de six milliards sept cent cinquante-quatre millions quatre cent quarante-sept mille quatre-vingt-trois (6.754.447.083) FCFATIC francs CFA.

Au regard de l'expérience en cours sur le chantier de l'Assemblée Nationale et tenant compte de l'urgence et du coût des travaux, le Consultant recommande à l’État l'achèvement de cet ouvrage dans le cadre d'un HBOT" (Build, Operate and  transfer ).

Le Conseil des Ministres, en approuvant cette communication, a instruit le Ministre de la Justice et de la Législation et le Ministre du Cadre de Vie et du Développement Durable, en liaison avec l'Agent Judiciaire du Trésor, aux fins de négocier à l’amiable la rupture des contrats de prestations en cours pour permettre la poursuite des travaux sur de nouvelles bases. Il a été demandé au Ministre du Cadre de Vie et du Développement Durable d'élaborer un dossier d'appel d'offres en vue de la sélection d'un partenaire privé pour réaliser les travaux en mode HBOT" (Build. Operate and Transfer).

5.2 Compte rendu de mission à l'étranger.

Le Conseil des Ministres a également approuvé un compte rendu relatif  à la participation de notre pays à la quatrième (4ième) session de la commission mixte de Coopération Economique, qui s'est tenue à Béijing, en Chine, du 24 au 28  octobre 2016.

5.3 Agréments pour nomination de représentants d'organismes du système des Nations Unies au Bénin.

A la suite de la présentation, par le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération du processus de leur nomination, le Conseil des Ministres a donné son agrément pour la nomination des personnalités ci-après en qualité de représentants d'organismes près le Bénin:
- Docteur Jean-Pierre BAPTISTE, en qualité de Représentant Résident de l'Organisation Mondiale de la Santé au Bénin; Madame Sylvia LOPEZ-EKRA, en qualité de Chef de Mission non-Résident de l'Organisation Internationale pour les Migrations au Bénin.

6. Nomination,
Au Ministère des Affaires Etrangères et dela Coopération .

Sur proposition du 'Ministre,
Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Bénin près le Royaume de Belgique et Représentant permanent du Bénin près les Institutions de l'Union Européenne, Monsieur Zacharie Richard AKPLOGAN.

Fait à Cotonou, le 4 janvier 2017.
Le Secrétaire Général du gouvernement
Edouard OUIN-OURO

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15e anniversaire de la Cotchab : Sous le signe de la fraternité et de la solidarité

Cotchab

La salle des fêtes de ‘’Prestige’’ a servi de cadre, dimanche 8 janvier 2017, au 15e anniversaire de la Communauté tchadienne au Bénin (Cotchab). Un moment festif placé sous le thème : «Communauté tchadienne au Bénin : Historique, impact socio-culturel et économique».  
Cela fait 15 ans déjà que le Cotchab a été créé avec des objectifs précis, notamment, l’amélioration des conditions de vie, de séjour, et des rapports sociaux entre ressortissants tchadiens vivants sur le territoire béninois. 15 ans que le Cotchab fait son petit bonhomme de chemin afin de répondre aux attentes de ses compatriotes. Après 15 ans de fraternité, de solidarité, et d’entraide, l’heure est au bilan pour repartir sur de nouveaux auspices. Pour Moussa Ibrahim Brahim, président du Comité d’organisation, ladite commémoration a été rendue possible grâce au sacrifice des membres du bureau de Cotchab, aux personnes ressources, mais surtout à tous les Tchadiens vivants au Bénin. A l’en croire, toutes ces personnes n’ont ménagé aucun effort afin que cette fête soit une réalité. C’est pourquoi, le président du Cotchab Saleh Ahmat Doum a tenu à remercier ses frères ayant pris une part active dans la réussite de l’événement. Sa  célébration a été parrainée par le consul du Tchad au Bénin, représenté par le vice-consul, le doyen d’âge Haroun Doumingéré qui n’a pas manqué de féliciter l’organisation. Notons qu’à cette occasion, une communication a été donnée sur le thème : «Communauté tchadienne au Bénin : Historique, impact socio-culturel et économique» et que plusieurs personnes ont été distinguées.

A.F.S.

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Tentative d’étouffement du dossier “UB PHAR“ : La preuve du faux combat contre les faux médicaments

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(Lire le rapport de l’Ordre des pharmaciens du Burkina Faso)
L’affaire relative à l’implication de la société grossiste “UbPhar“ dans l’approvisionnement de l’informel en médicaments pourrait ne plus connaitre de suite. Des machinations auraient été bien peaufinées pour que ce dossier qui a pourtant défrayé l’actualité soit rangé dans le tiroir. Et pour preuve, le rapport ou le Procès-verbal de l’audition de Dr Dindane Inoussa, envoyé par l’Ordre national des pharmaciens du Burkina Faso aux autorités compétentes du Bénin dans le cadre de l’enquête ouverte sur le dossier, est toujours laissé sur le carreau. Faut-il le rappeler, l’Union béninoise des pharmaciens (UB PHAR) avait été prise en flagrant délit en train de livrer, deux grands cartons remplis de médicaments sur le marché informel à Kétou. Ceci, dans la soirée du mercredi, 29 juin 2016 à Kétou. L’opération étant conduite par les éléments de la brigade de gendarmerie de Pobè. Le bordereau de livraison portant le nom de la pharmacie burkinabé Lafia Sarl appartenant à Dr Dindane Inoussa, l’Ordre des pharmaciens du Burkina Faso avait été saisie pour clarifier les faits. De l’audition de ce dernier, il ressort qu’il n’a jamais passé de commande auprès d’Ubphar bien que son officine dispose d’un compte client auprès de la société grossiste. Cependant, de sources concordantes, le rapport de la Direction de la concurrence et de la lutte contre la fraude (Dclf) évoque un coup monté pour couler UbPhar. Une tentative d’étouffement du dossier qui atteste simplement qu’il s’agit d’un faux combat qui se mène contre les faux médicaments au Bénin. Dès lors que l’informel et le formel s’approvisionnent auprès des mêmes grossistes et que les vrais acteurs de la lutte sont au cœur de telles brigues, le vacarme éternisant contre les médicaments de rue manque de crédibilité !

 

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Arrestation de supposés fidèles de Banamè à Bohicon : 26 personnes en garde à vue, des armes saisies

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La Brigade territoriale de Bohicon a peut-être épargné le pire aux populations d’Abomey et ses environs. Le lundi 08 janvier 2016, elle a intercepté à Bohicon une voiture bâchée remplies d’armes de fabrication artisanale et de 26 personnes. 

Des supposés fidèles de la "très Sainte église de Jésus-Christ Mission de Banamè" ont été arrêtés le lundi dernier. Ils étaient à bord d’une voiture interceptée à Bohicon. Ils avaient sur eux des armes de fabrication artisanale. A en croire, le Commandant de la Compagnie de gendarmerie d’Abomey Maurice Woli, c’est suite aux  renseignements obtenus de sources concordantes que l’opération a été menée par la brigade territoriale de Bohicon. Selon lui, les renseignements soulignaient qu’« un véhicule transportait des armes en direction d’Abomey pour perturber la célébration de la fête de vodoun à Abomey ». « (…) On a pris la mesure de la chose. On a installé des éléments à l’endroit qu’il faut. On a pu intercepter une bâchée (véhicule, Ndlr) contenant des armes et munitions et 25 personnes à bord. On a rendu compte au Procureur. On a confié le dossier à la brigade des recherches. Et la suite judiciaire va suivre. Les investigations vont suivre », a déclaré Maurice Woli. Cette arrestation est intervenue au lendemain d’une violente altercation entre les fidèles de Banamè et la population d’Abomey  (Lire Matin Libre du lundi 09 janvier 2016). Et beaucoup, sans preuves, évoquent la volonté des "Daagbovi" de venger leurs frères tués dimanche dernier. La vérité, elle, devrait être connue dans les prochains jours. En effet,  les 25 personnes arrêtées sont placées en garde à vue et seront présentées au Procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abomey ce jour.

A.S.

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Fête du Vodoun dans l’Ouémé : Les adeptes remercient le président Adrien Houngbédji

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A l’instar des garants du culte traditionnel et de la religion endogène du Bénin, les adeptes du Vodoun des départements de l’Ouémé se sont retrouvés hier, mardi 10 janvier 2017, sur le site de célébration à Malanhoui, commune d’Adjarra, pour célébrer la fête du Vodoun. C’était une occasion pour ces derniers de reconnaître les mérites à certaines personnes comme le président de l’Assemblée nationale Adrien Houngbédji qui a donné du sien pour l’organisation de ladite fête.

« …Nous profitons de cette occasion pour remercier tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la tenue effective de cette cérémonie notamment le président de l’Assemblée nationale, les députés à l’Assemblée nationale, le préfet du département de l’Ouémé, le maire de la commune d’Adjarra, le maire de la ville de Porto-Novo, les hauts dignitaires, les majestés… ». C’est par cette phrase de remerciements aux différents soutiens avec en tête de peloton la deuxième personnalité de l’Etat, Me Adrien Houngbédji,  que le président départemental du culte vodoun, Bienvenu Agossou a clôturé son allocution hier mardi 10 janvier 2017 à Malanhoui dans la commune d’Adjarra qui accueillait la 23ème édition de la fête des religions endogènes devant les différentes personnalités politico administratives.

Ainsi, le département de l’Ouémé a célébré, en dépit de la morosité, la 23è édition de la fête du Vodoun sur son site  à Malanhoui dans la commune d’Adjarra hier, mardi 10 janvier 2017, en présence du député Augustin Ahouanvoebla,   du préfet Joachim Apithy, du maire d’Adjarra, Michel Honga,  du maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou,  des sages de l’Ouémé, des têtes couronnées. Comme il est de coutume depuis quelques années, le président du comité d’organisation de cette cérémonie, le président départemental du culte vodoun, Bienvenu Agossou a remercié les partenaires de la fête du Vodoun dans l’Ouémé avant de faire le point des attentes. C’est justement au niveau de la phase des remerciements que le nom du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a été  cité. En effet quelques jours avant l’édition 2017 de la fête du Vodoun, le comité d’organisation avec à sa tête le président Bienvenu Agossou est allé solliciter le soutien de la deuxième personnalité  de l’Etat pour la réussite de l’évènement. Un appel qui a reçu un écho favorable du patron de l’Assemblée nationale. C’est sans doute pour cette raison que Bienvenu Agossou et les seins ont tenu à saluer le président Adrien Houngbédji pour son geste et sa compréhension.

Avant les remerciements, le président Bienvenu Agossou a défini le Vodoun comme une puissance invisible, redoutable et mystérieuse ayant pour capacité d’intervenir à tout moment dans la société humaine. Pour lui, il est devenu par la suite une religion après avoir bravé plusieurs assauts. Il est à noter que le président Bienvenu Agossou a saisi cette occasion pour faire le point de quelques actions menées sur le site dans le cadre de sa viabilisation.

Kola Paqui

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Célébration de la fête des religions endogènes : La cité des ‘’Koburu’’ n’est pas restée en marge

vodoun

A l’instar des autres villes du Bénin, la municipalité de Parakou a sacrifiée à la tradition de la célébration de la fête des religions endogènes plus connue sous le nom de la fête du Vodoun. Déjà dans la nuit du lundi 09 Janvier 2017, c’était la veillée dans les différents couvents et autres lieux de culte des divinités. Une veillée assurée par les dignitaires et les adeptes. Hier, mardi dans la matinée, toutes les divinités étaient à l’honneur à travers libations, prières et cultes d’adoration divers pour marquer d’un cachet spécial, l’édition 2017 de la fête de Vodoun. Dans l’après-midi, la fête a été marquée par des animations folkloriques et de démonstrations de danses des différentes divinités dans tous les quartiers de la ville.  

En effet, la fête des religions endogènes est une occasion de célébration de la diversité des expressions culturelles et cultuelles dont regorge notre pays le Bénin.

Sous la présidence de Hounnongan Aïdo Pierre, les adeptes de la divinité ‘’Thron Kpéto Déka Alafia’’ de Parakou étaient au rendez-vous de la fête des religions endogènes.

Pour Hounnongan Aïdo Pierre la fête des religions endogènes célébrée chaque 10 janvier est une occasion pour les responsables de couvents de prier pour tous les citoyens du Bénin et surtout pour les membres du gouvernement afin que les mânes des ancêtres les accompagnent et les éclairent davantage pour la mise en œuvre des actions qui vont impulser le développement du Bénin.

Kandi a célébré la fête du Vodoun dans la sobriété
 
Les adeptes des religions endogènes de la ville de Kandi ont célébré mardi la fête du Vodoun sans tapage dans leurs différents couvents en raison de la non organisation par les autorités locales d’une manifestation officielle.

« Les autorités locales n’ont rien prévu pour cette fête dans la commune de Kandi mais cela ne nous a pas empêché de prier pour la Nation, pour nos familles et pour les dirigeants de ce pays », a confié Eugène Honfovon, Adepte de la divinité ‘’Thron Kpéto Déka Alafia’’.
Les dignitaires et adeptes des religions endogènes de Kandi appellent les autorités de la commune à revoir leur copie.Ils sollicitent aussi l’aide du gouvernement central pour la reconstitution du patrimoine culturel selon eux, en perte de vitesse.

Max Codjo (Br Borgou-Alibori)

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1ère célébration du Vodun sous la Rupture : Talon, le grand absent

patrice-talon

Patrice Talon est-il sur les traces de son prédécesseur Thomas Boni Yayi qui, pendant 10 ans, n’a participé à aucune célébration de la fête des religions endogènes ? Pourtant présent sur le territoire national, le Chef de l’Etat n’a été aperçu nulle part hier. Ni à Covè, lieu choisi pour les manifestations officielles, ni à Oudah, sa ville natale où il a quand même pesé de tout son poids pour la réconciliation des deux dignitaires  du culte Vodoun Daagbo Hounon Tomadjrèhoukpon II et Hounon Hounan II. Depuis l’avènement de la Rupture, tout se fait pour marquer une différence avec le régime défunt. On s’attendait alors que cela soit le cas ce 10 janvier à l’occasion de la 1ère célébration de la fête des religions endogènes à l’ère du Nouveau départ. Surtout qu’à l’occasion du lancement du Programme d’action du gouvernement ‘’Le Bénin révélé’’, le Chef de l’Etat a affirmé que l’Afrique est de tradition Vodoun et que nous devons en être fiers. Patrice Talon avait hier l’occasion de joindre l’acte à la parole par sa présence sur l’un des lieux de célébration. Mais il n’en est rien. Le Chef de L’Etat a brillé par son absence et ce faisant, il a simplement choisi de faire comme son prédécesseur.

B.H

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Retrouvailles d’anciens élèves du Lycée technique Coulibaly : Des réflexions autour d’une entité associative ambitieuse

association

La promotion 1991-2000 des élèves du Lycée technique Coulibaly s’est retrouvée, dimanche 08 janvier 2017, à la plage de Togbin, précisément au “Club des Rois“ pour des moments festifs de retrouvailles. Ceci, environ deux décennies après leur baccalauréat. C’était également l’occasion pour ces anciens lycéens de jeter les bases d’une entité associative ambitieuse au service du développement national.

Des souvenirs d’enfance, de jeunes lycéens : ils s’en sont longuement rappelés au cours desdites retrouvailles à travers des témoignages poignants, touchants. Nombreux, ils étaient à répondre présents à ce rendez-vous très apprécié des enseignants Agassoussi et Houégbèlo, très fiers de revoir leurs anciens apprenants. Partie d’une plateforme virtuelle, il y a moins d’un an, l’initiative s’est matérialisée par la présente rencontre qui a connu la présence de certains collègues de la diaspora. Un sens de mobilisation salué par le Président du Comité d’organisation, Théophile Agbofoun. Pour ce dernier, le défi sera de faire de leur promotion, une promotion de bonne renommée. Reconnaissant que la réussite de la présente initiative témoigne de la force indomptable qu’ils  constituent, il a invité à réfléchir et  jeter les bases d’une association ambitieuse dans l’optique de se porter vers des défis encore plus grands. Il s’agira donc, à travers ce creuset, de mener des réflexions, harmoniser les connaissances et expériences sur la coopération ou entraide en matière de carrière,  la promotion de l’excellence académique et de l’innovation  entrepreneuriale, l’engagement au service de la communauté à travers des actions sociales.  Des projets de renforcement des capacités, de bourses d’études, de promotion de la bonne gouvernance, des actions à impact communautaire sont donc projetés par ces anciens apprenants du Lycée technique Coulibaly. Jacques Ahmadou, Jérôme Serge Lihounhinto et autres ont exprimé leur joie de revoir de vieux amis après tant d’années. Au-delà du caractère festif de l’évènement, l’assistance a eu droit à deux différentes communications autour des thématiques « Militantisme social et le développement personnel » et « PAG 2016-2021 : quelles opportunités pour les anciens élèves du Lycée technique Coulibaly ».  L’évènement s’est déroulé dans une ambiance de convivialité.

Aziz BADAROU

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Loukman Tidjani à propos du dividende démographique : «Les axes du Pag sont en phase avec les principaux piliers»

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Au regard de l’importance du sujet, les chefs d’Etat et de gouvernement du continent africain se réuniront dans quelques jours à Addis-Abeba pour discuter du potentiel démographique du continent autour du thème « Exploiter le dividende démographique grâce à l’investissement dans la jeunesse ». Pour mieux comprendre le concept de dividende démographique et ses contours, Monsieur Loukman Tidjani, Expert des Politiques de Jeunesse et de Santé et membre d’AfriYAN (Réseau Africain des Adolescents et Jeunes pour les questions de Population & Développement) éclaire nos lecteurs sur le sujet.

Le prochain sommet de l’Union Africaine porte sur le dividende démographique qui est un concept pas très connu des populations. Comment peut-on définir le dividende démographique ?

L’on définit généralement le dividende démographique comme la croissance économique résultant de l’évolution de la pyramide des âges de la population d'un pays. Un dividende démographique survient alors lorsque la baisse du taux de natalité entraîne des changements dans la distribution par âge d'une population ; ce qui signifie que moins d'investissements sont nécessaires pour répondre aux besoins des groupes les plus jeunes et que les adultes sont relativement plus nombreux dans la population des personnes actives. Ce phénomène crée une opportunité de croissance économique et de développement humain plus rapide pour un pays, sachant que plus de ressources sont disponibles pour être investies dans le développement économique et bien-être familial.

Lorsqu’on parle du dividende démographique on met l’accent sur la baisse de la fécondité. Pourquoi insister sur la baisse du taux de fécondité alors qu’une population majoritairement jeune en Afrique constitue quand même une belle opportunité de main d’œuvre pour le Continent, qui en a besoin ?

Je comprends votre préoccupation et j’appuie qu’il est important d’investir dans la jeunesse, de s’assurer qu’elle aura une transition normale vers la vie adulte. Il s’agit pour le jeune de trouver un emploi stable, bien rémunéré, valorisant pour fonder une famille. C’est simplement une solution à court-terme qui ne facilite pas une résilience de l’économie. Si à court terme, on commence par l’emploi aux jeunes et qu’on ne prévoit pas déjà de limiter les naissances, vous aurez constamment un flux renouvelé de jeunes à qui il faudra trouver du travail et très souvent on a tendance à sous-estimé  la vitesse avec la population s’accroît. Si vous avez une population qui grandit à 2,5%, cela veut dire que toutes les infrastructures, que ce soit dans l’éducation, la santé, que ce soit l’emploi même, vous devez les doubler dans la prochaine génération. Donc ça devient de plus en plus difficile. Donc il fau aller vers des solutions durables. Il faut donner les moyens aux jeunes qui sont déjà là en vue d’opérer une transition saine à l’âge adulte et en même temps en prévision, des problèmes à venir, il faut déjà voir dans quelle mesure les gens eux-mêmes voudraient limiter les naissances et leur donner l’occasion de limiter les naissances s’ils le veulent.

De façon concrète que faut-il faire ?

Grâce à ce concept tiré de l’économie, le Bénin et la quasi-totalité des pays africains,  dont la  pyramide démographique est identique, doivent donner à la jeunesse et à l’autonomisation des femmes toute l’attention qu’elle méritera au niveau de la santé (soins appropriées pour la mère et l’enfant, santé sexuelle et de la reproduction), éducation, formation,  politique de l’emploi, accès au crédit, infrastructures et bonne gouvernance politique- pour transformer le potentiel humain en opportunité de développement économique et de  progrès social à l’image des dragons du Sud/Est asiatique. L’éducation doit être perçue comme une arme de construction de notre société. Le défi dans ce domaine n’est pas seulement en termes de quantité mais surtout de qualité. Nous devons aller vers une éducation de qualité qui répond aux défis contemporains. Il nous faut réinventer l’éducation pour quelle soit au service de la jeunesse et du continent. Il aussi faut accroitre l’investissement dans les services et équipements de santé. Nos pays ne manquent pas forcement de ressources humaines sanitaire mais le système de gestion de ces ressources doit être renforcé afin que ces acteurs opèrent dans un environnement adéquat à l’exercice de leur fonction. Enfin, la réduction du chômage des jeunes. Les décideurs doivent œuvrer pour des politiques et initiatives qui offrent des opportunités d’emplois décents aux jeunes. A ce niveau, la promotion de l’entreprenariat des jeunes est importante en suscitant l’innovation chez les jeunes. Il faut orienter, accompagner les jeunes qui innovent. Il faudra lever les barrières à l’accès au financement bancaire pour les jeunes.

Parlant de jeunes, quelle peut être leur partition ?

Les jeunes comme le dit un acteur politique doivent participer à l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des agendas nationaux de développement. Pour y arriver, il faut un leadership avéré au sein de la jeunesse à travers des institutions de jeunes fortes capable de porter le message. Nous devons affirmer de manière soutenue notre présence dans toutes les sphères de la société. Nous devons nous assurer que les programmes de développement et les politiques sectorielles répondent à nos aspirations. Nous devons faire le suivi des engagements et des promesses des décideurs. L’une des plus lourdes responsabilités est comme mentionnée plus haut d’être au cœur de la mise en œuvre. Ce n’est toujours pas évident dans nos Etats mais en attendant, nous allons conseiller, orienter et plaider.

Revenant aux programmes de développement, pensez vous que le PAG est en  phase avec la capture du Dividende démographique ?

Je pense que les objectifs du Programme d’Action du Gouvernement « Le Bénin Révélé » peuvent être atteints à travers le Dividende Démographique. La vision du PAG de voir le Bénin devenir une économie forte, d’ici 2021, peut être accélérée, si le pays adopte des politiques qui permettront d’exploiter le Dividende Démographique de façon maximale. Les axes du PAG sont en phase avec les cinq principaux piliers sectoriels essentiels pour l’exploitation du Dividende Démographique. Il est heureux de constater que le PAG met l’accent sur des investissements durables dans l’éducation, le développement des compétences, la santé, la création d’emplois et la bonne gouvernance. Il s’appui aussi sur des secteurs clés de transformation et favorable à la jeunesse que sont l’agriculture, l’économie numérique et la culture. C’est un acquis important. Nous devons tous nous engager pour sa mise en œuvre.
 
M.M

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Géraldo Gomez à propos de la chronique de Gbégnonvi : «Le Vodun est mort, vive le Vodun»

Geraldo-Gomez

Bientôt la fête du Vodun au Bénin ! Pour célébrer ce rendez-vous culturel et cultuel, nous avons pris l’habitude, malgré nous je dois dire, de lire ou de nous rappeler les écrits du Professeur GBEGNONVI. Nous le faisons en tant que dignes fils de nos parents africains, béninois : par déférence a minima alors même que nous n’en percevons aucune nécessité tant la répétition des propos et des arguments qui sont assénés contre le Vodun manquent de pertinence et de profondeur.

25 ans après avoir décrété « le Vodun disqualifié », le Professeur Roger GBEGNONVI passe donc au carnet noir, titulaire des pages nécrologiques d’une chaîne de télévision nationale qui a construit son modèle économique sur ces annonces de décès. Nous n’irons pas à penser que la fronde du Professeur contre le Vodun est un fonds de commerce ! Mais ça y ressemble bien.

Pour le Professeur GBEGNONVI, enfin en 2017 le Vodun est mort. Nous faisons alors, à sa place, la promesse que l’an prochain il n’en parlera plus et que d’autres voix plus autorisées à parler des morts prendront la relève. Le Vodun est mort ! Alors vive le développement de Ouidah, d’Allada, d’Abomey, d’Haïti, de Harlem etc…., du moins si le Professeur GBEGNONVI pense toujours avoir raison !

Entre « Le Vodun disqualifié » et « Le Vodun est mort », on notera de grandes ressemblances. Des pans entiers et/ou schémas d’analyse du texte de 1992 sont repris dans « Le Vodun est mort » de 2017. Ce qui consacre l’évolution ‘vodouesque’ de l’auteur : on bouge à reculons pour ne pas dire que rien n’a changé. Mais ceci reste un droit pour l’auteur de ne pas changer d’avis. Toutefois, d’un point de vue analytique, il est difficilement soutenable de produire les mêmes faits, les mêmes règles, les mêmes analyses et aboutir par contrainte intégrée à une conclusion différente, la dernière plus radicale que la précédente : la mort, la disparition. Souvenons-nous ! En 1992, le Professeur évoquait déjà ces fameux sexagénaires et septuagénaires convertis au crépuscule de leur vie ; ce Ouidah ténébreux sans lumières ; Haïti dont les dirigeants portés au pouvoir par la ‘force’ du vodun s’en méfiaient ensuite systématiquement, double terre de misère ….

Le péché originel du Professeur GBEGNONVI dans son approche du Vodun est qu’il choisit (un droit intellectuel inaliénable) de ne pas parler du Vodun. Il s’offrait pourtant à lui trois grilles de lecture du Vodun : l’angle sociologique (et anthropologique), l’angle cultuel et l’angle culturel. A tous ses aspects très féconds pour renseigner tout néophyte sur ce qu’est le Vodun, le Professeur GBEGNONVI semble invariablement préférer un Vodun providentiel et utilitariste qui, s’il ne produit ni bonheur, ni développement économique, est disqualifié ! Et si ce Vodun ne s’empressait point de correspondre aux injonctions de Roger GBEGNONVI, son certificat de décès lui était garanti. Et même lorsque le Professeur croit parler des pratiques du Vodun, c’est dans une confusion hardie de différentes fonctions : vodun, prêtres vodun, bokonon et autres sorcelleries. …

En 1992, après lecture de « Le Vodun disqualifié » du Professeur GBEGNONVI, j’exprimais quelques interrogations ouvertes sur cette vision utilitariste du Vodun par le Professeur GBEGNONVI. Doit-on attendre du Vodun qu’il réalisât tous les espoirs du Professeur GBEGNONVI avant de l’admettre pour ce qu’il doit être ? Si oui, qu’est-ce qui a fait la gloire de la Grèce et de la Rome Antiques ? Et qu’est-ce qui en a provoqué le déclin ? Le Dieu des Juifs les a-t-il préservés du funeste gazage dont ils furent victimes et qui constitue à nos jours l’un des plus honteux crimes de notre humanité sur elle-même ? Le Dieu des Catholique a-t-il pu empêcher leurs auteurs d’avoir la macabre idée puis de la mettre en œuvre : celle de la traite négrière, un autre crime contre l’humanité ?

Des voix autorisées pour exposer ce qu’est le Vodun pourront le faire en détail et tenter de convaincre le Professeur GBEGNONVI. La tâche leur serait plus facile s’il admettait déjà ce préambule que je m’accorde, à savoir : nous mettre d’accord sur une méthodologie scientifique pour approcher un fait social, en l’objectivant, et le sérieux des analyses comparatives historiques nous permettant de tirer des conclusions valables.

Avec Max Weber, il y a eu une très belle lecture du "protestantisme et l'esprit du capitalisme". L'auteur y exposait ce qui pouvait expliquer une certaine propension des Protestants à marquer une présence matérielle favorable dans la société à l'opposé des catholiques par exemple. Tout tournait selon Max Weber autour de la perception par chacun de sa "vocation". Cette Vocation est justifiée dans une quête constante de perfectionnement et d'amélioration constante de chaque situation antérieure (la Beruf). Il s'agit donc d'une tension de l'esprit qu'on peut mieux comprendre avec Hegel qui parle de ce même objectif en terme de liberté qui n'est autre chose que l'état dans lequel nous nous trouvons lorsque l'esprit devient son propre sujet. Cette même prédisposition existe dans l'approche cultuelle du Vodun qui reçoit toute forme de philosophies et de religions comme outils complémentaires de ce perfectionnement de soi par ouverture au monde.
Le VODUN EST MORT, VIVE LE VODUN !

Géraldo GOMEZ

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Opinion : Pourquoi Toboula ne peut pas démolir la clôture de l’Ambassade de France

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Qu’attend le préfet TOBOULA pour démolir la clôture de l’ambassade de France qui encombre le trottoir et gêne la libre circulation des piétons à Cotonou? " "La France est-t-elle au-dessus de nos lois au Bénin?" " Pourquoi détruire les constructions des pauvres populations alors que la clôture de l’ambassade de  France occupe également l’espace public ?"

Voilà une liste non exhaustive de questions que se posent bon nombre de béninois aussi bien dans certains ménages que sur les réseaux sociaux. Si certains dénoncent et s’indignent contre une politique jugée deux poids deux mesures, d’autres plus pragmatiques jugent qu’il faut casser tout simplement la clôture de l’ambassade de France car nul ne peut rester au dessus des lois nationales d’un pays souverain surtout au regard de la relation ancienne puissance colonisatrice et ancien pays colonisé qui relie les deux Nations.

Pourtant, ce sujet est très délicat et voici les raisons en trois points essentiels :

L’Ambassade de France au Bénin, même si elle est implantée sur le sol Béninois est considérée comme un territoire inviolable conformément à l'article 22 de la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques. Démolir donc la clôture (les plots) de cette ambassade sans négociation préalable avec les autorités françaises revient à entraîner le Bénin dans un conflit diplomatique inutile avec la France ;

De même, détruire unilatéralement la clôture de l’ambassade de France à Cotonou revient également à violer le droit international qui confère aux représentations diplomatiques à l’étranger une inviolabilité absolue ; ce qui par conséquent sera passible de poursuites judiciaires du Bénin devant les tribunaux internationaux ;

Par ailleurs, l’ambassade de France à Cotonou n’est pas un territoire Français mais bien une partie du territoire Béninois. A ce titre, elle est soumise aux lois béninoises. En effet, depuis le XIXème siècle, l’extraterritorialité des ambassades n’existe plus. L’Etat Béninois peut donc utiliser cette jurisprudence pour négocier la démolition de cette clôture (les plots)  de l’Ambassade de France afin de ne pas donner aux citoyens Béninois l’impression que la France est au dessus des lois béninoises.

Pour finir, il est dans l’intérêt des deux pays de négocier pour trouver la meilleure formule pour réduire l’emprise de la clôture de l’Ambassade de France sur le trottoir à Cotonou. Même si cette construction n’empêche pas les piétons de circuler librement sur cette portion du trottoir, elle  occupe visiblement l’espace public et peut être donc sujet à un réaménagement dans le cadre de l’opération de libération des espaces publics menée depuis le 04 janvier 2017 par l’équipe de la préfecture de Cotonou en partenariat avec celle du génie militaire.

La réduction de l’emprise de la clôture de l’Ambassade de France sur le trottoir à Cotonou est aussi  importante pour éviter de nourrir tout sentiment d’injustice et de discrimination chez les citoyens Béninois. Il y va de la stabilité du climat social et de la confiance des citoyens en leurs autorités.

Aurelle Christelle Gnidehoue
Source :https://www.bruxelles2.eu/2011/07/12/la-violation-dune-ambas-sade-est-elle-la-violation-du-territoire/

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Affrontement entre "Daagbovi" et populations d’Abomey : Le silence coupable du gouvernement

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Après les violents affrontements survenus entre populations et fidèles de Banamè à Abomey, le gouvernement n’a toujours pas encore réagi. Son silence pourrait bien le compromettre.

Les violences entre "la très Sainte église de Jésus-Christ Mission de Banamè" et les populations sont récurrentes. La dernière en date est l’altercation meurtrière intervenue le dimanche dernier à Abomey (quartier Djimè). Le bilan macabre faisait deux morts, plusieurs blessés graves et des dégâts matériels. Le bilan est bien lourd. Il est aussi inquiétant tant l’intolérance religieuse est de plus en plus décriée au Bénin. Trois jours après les évènements malheureux de Djimè, le gouvernement n’a pas réagi. Certes, le Préfet, le représentant du Chef de l’Etat dans un département était sur les lieux. Mais les faits déplorés sont excessivement graves et nécessitent une sortie mesurée du ministre de l’Intérieur. En choisissant  de se murer dans un silence assourdissant alors que les populations s’entretuent, le gouvernement de la rupture risque bien de confirmer certains soupçons qui pesaient sur son Chef. Lors de la présidentielle de 2016, certaines personnes avaient en effet révélé une collusion entre le candidat Patrice Talon et "la très Sainte église de Jésus-Christ Mission de Banamè". L’équipe de campagne du candidat avait démenti l’information. Mais le 06 avril 2016, il y avait une forte délégation de l’église de "Daagbo", le Dieu autoproclamé de Banamè, au Stade Charles de Gaulle à Porto-Novo. C’était le jour de l’investiture du président Talon. Ces croyants qui  vitupéraient le régime de Yayi Boni ont pu obtenir une place de choix à la cérémonie qui a consacré l’entrée en fonction du président Patrice Talon. Leur présence avait failli faire partir du stade Charles de Gaulle, les membres de la Conférence épiscopale du Bénin. Le protocole d’Etat a dû intervenir de façon prompte et efficace. Et depuis le 06 avril dernier, "Daagbo" a tenu des propos choc. Ses "prêches" ne sont pas faits que de paroles apaisantes. Mais le gouvernement de la Rupture n’a pu jamais intervenir. Les Daagbovi entretiennent des relations tumultueuses et houleuses avec les populations. Certaines plaintes sur des actes de vandalisme sur les édifices et des violences physiques. La cohabitation entre " l’église de Daagbo " et certaines communautés religieuses est devenue très difficile. Lors de la fête chrétienne Christ roi de 2013, des actes de vandalisme ont été enregistrés à Godomey (Abomey-Calavi) avec des blessés graves. Dans la même année, des fidèles  de Banamè ont pu empêcher les fidèles catholiques de tenir une séance d’évangélisation à Porto-Novo. Dans la nuit du 7 au 8 janvier 2014, suite aux risques de violences qui planaient à Abomey, les forces de l’ordre ont dû intervenir pour quadriller le stade de Goho sur lequel était prévue une séance de prières des "Daagbovi". Depuis que l’église de Banamè fait rêver les populations, notamment 2009, des actes de violences interreligieuses se sont multipliés dans le département de Zou. Aux propos violents du Dieu autoproclamé, les populations opposent une résistance ou encore une intolérance remarquée. La cité est guettée par un danger. Et c’est peu dire.

Urgence…   

L’inquiétude des populations s’est accrue quand des images de supposés fidèles de Banamè armés de fusils de fabrication artisanale et arrêtés par la gendarmerie, ont été diffusées dans les médias ce mardi. Pour certains observateurs, la menace est réelle. En se basant sur l’information relayée par la presse, et en attendant bien entendu la décision de la justice, ils trouvent que les membres de "la très Sainte église de Jésus-Christ Mission de Banamè" raidissent leur position face aux réactions des populations. Outre la montée de l’intolérance religieuse, on note aussi la création progressive d’un climat favorable au fondamentalisme religieux. Il faut craindre la création de groupes d’autodéfense. La concrétisation de cette éventualité pourrait affaiblir le dispositif sécuritaire national et fragiliser le processus de démocratisation en cours. Le Bénin court de gros risques. Le mutisme du gouvernement est donc injustifiable. Il prête aussi à confusion.

Worou  Boro

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