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Conflit autour du pagne de Wémèxwé : Le tribunal ordonne la restitution des tissus saisis

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Pendante devant la justice depuis quelques temps, l’affaire concernant le tissu choisi par les dissidents de la fête identitaire des Wémènou a connu un nouveau rebondissement, lundi 02 janvier 2016. Par l’ordonnance N°001/17 ch-Réf civil du 02 janvier 2017 rendue par le Tribunal de 1ère instance de 1ère classe de Cotonou, il est ordonné la restitution des tissus saisis sous astreintes comminatoires de dix millions (10 000 000) FCFA par jour de résistance. Dans ce conflit qui oppose l’Union générale pour le développement des communes de la Vallée (Ugdvo/Wémèxwé), notamment son coordonnateur général Antoine Bonou à dame Naïmatou Kpoton, le tribunal a estimé que les conditions exigées par l’accord de Bangui sur l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) pour procéder à des saisies de contrefaçon ne sont pas réunies. De ce fait, les saisies opérées par la coordination générale de Wémèxwé sur les tissus de dame Naïmatou Kpoton, tissu commandé par les dissidents, sont illégales.

Qu’il vous souvienne que le coût jugé exorbitant du tissu de Wémèxwé et sa disponibilité à couvrir tous les besoins avaient amené des fils de la Vallée à trouver une solution. Une dissidence était donc née et suite aux échecs des pourparlers avec la coordination générale, dame Naïmatou Kpoton avait été sollicitée pour commander un tissu de qualité, à prix réduit et qui pouvait couvrir tous les besoins. Ce tissu, vendu à 14 000FCFA la pièce, était sur le marché quand la coordination générale de Wémèxwé a fait une descente chez dame Naïmatou Kpoton pour opérer des saisies sous prétexte qu’elle s’adonne à une contrefaçon du tissu Wémèxwé 2017, un tissu qui n’était même pas encore sur le marché au moment des faits. Suite à ce bras de fer, qui va à l’encontre des idéaux de la fête Wémèxwé, les quatre maires de la Vallée étaient montés au créneau pour fustiger la démarche du coordonnateur Antoine Bonou tout en invitant les fils et filles de la Vallée à acheter le tissu qui les arrange le mieux. La décision de restitution des tissus saisis prononcée lundi dernier par le Tribunal de 1ère instance de Cotonou est donc un camouflet pour la partie plaignante qui doit s’exécuter au risque de payer à dame Naïmatou Kpoton la bagatelle de dix millions de FCFA par jour de résistance.

M.M

Dernière modification lejeudi, 05 janvier 2017 05:44
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