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Libération des espaces publics : 16 mois après, constat à Cotonou et Sèmè-Kpodji

deguerpissement

Annoncée en novembre 2016 pour être exécutée deux mois plus tard, la décision de libérer les espaces publics dans huit principales villes du Bénin fut actée. Mais 16 mois après cette opération décidée par le gouvernement de la Rupture, les espaces publics sont occupés à nouveau peu à peu, la nature ayant horreur du vide. A Cotonou et Sèmè-Podji, les populations se réinstallent au grand dam des autorités.

« Notre cadre de vie est dégradé.  Et cela a pour conséquence le manque d’attractivité, le défaut  d’hygiène et le dysfonctionnement des principales agglomérations ». C’était en ces mots que José Didier Tonato, ministre du cadre de vie et du développement durable expliquait à la presse, les raisons qui ont sous-tendu la décision de libérer les espaces publics, dans des villes et communes bien ciblées. Ainsi, les mairies et préfectures de ces communes se sont vues confier la responsabilité de déloger les personnes qui s’étaient appropriées ces espaces relevant du domaine public. Ceci, dans le but d’exercer des activités rémunératrices de revenus. Mais après que cette opération de libération de ces domaines qui a consisté à faire disparaitre les repaires de ces occupants qualifiés « d’illégaux », un constat patent se fait à la date de ce lundi 14 mai 2018, sur les lieux. Les espaces autrefois libérés sont à nouveau convoyés et occupés. De Cotonou à Sèmè-Podji, l’observation ne varie presque pas. Le tronçon quittant le carrefour la Béninoise au carrefour le bélier est discuté avec des vendeurs d’essence de contrebande. Le côté rail des carrefours  Sekandji et Ekpè, passant par celui de PK10 est le lieu par excellence pour la vente de véhicules d’occasion, de sacs de charbons, de gravions ou encore de bois de teck. Pour certains de ces nouveaux occupants, c’est le manque d’un B qui traduit cette récidive. « J’étais ici tranquillement lorsque la mairie accompagnée d’une horde d’hommes en uniforme est venue nous déguerpir. J’étais obligé de ramasser mes bois pour la maison. Mais je ne peux que les vendre au bord de la voie. Et comme on a constaté que les lieux sont depuis cette opération vides en plus de n’avoir pas une autre issue pour faire couler mes produits, j’ai attendu un an pour revenir installer à nouveau les tecks. Je devrais continuer de vivre quand-même », déclare d’un ton comique Moise Adokou, vendeur de bois de teck au carrefour Sekandji. Pour d’autres, leurs activités ne constituent en aucun cas une gêne aux différentes réformes qui prennent en compte les domaines publics, comme l’explique sous anonymat, une vendeuse d’essence installée sur le trottoir à Degakon à Cotonou.

Le gouvernement de la rupture interpellé

Du côté des autorités ayant exécuté cette décision, le service après-vente n’est pas de leur ressort, mais plutôt des commanditaires. « C’est une décision gouvernementale. Les mairies ne peuvent rien en l’état, même si ce sont elles qui ont eu la lourde responsabilité de déloger ceux qui reviennent aujourd’hui s’installer sur ces espaces », affirme Marcel Houètèhou, Chef service des affaires sociales à la mairie de Sèmè-Podji. Il n’a pas manqué de condamner ce comportement qu’il qualifie de ‘’peu orthodoxe’’, de ces récidivistes. «  Ceux qui s’y installent à nouveau le font à leurs risques et périls », laisse-t-il entendre. En attendant le plan d’aménagement tant promis par le gouvernement de Patrice Talon, le commerce va bon train sur ces domaines entre temps vidés. Et comme le dit un adage : «  La nature a horreur du vide ».

Janvier Gbedo (Stag)

Dernière modification lejeudi, 17 mai 2018 05:34
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