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Occupation des écoles publiques pour des manifestations privées : Un palliatif à risques pour les apprenants

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A Cotonou, l’occupation des rues et voies publiques pour des manifestations privées n’est plus chose possible depuis quelques années, d’après une décision des autorités municipales de la ville. Pour esquiver cette décision administrative, des citoyens cotonois et de ses environs ont jeté désormais leur dévolu sur les cours des écoles publiques pour l’organisation pendant les week-ends, de manifestations diverses. Une situation cautionnée par qui de droit et qui constitue un danger permanent pour la sécurité des écoliers et élèves de ces établissements d’enseignement.   

L’occupation des rues et voies publiques pour des cérémonies, obsèques, réceptions et autres manifestations de masse privées à Cotonou est interdite. Telle était la substance de la décision du conseil municipal de Cotonou, à l’issue de sa session ordinaire des 16 , 17 et 18 avril 2014. Cette décision fut prise, afin que ces infrastructures routières insuffisantes et souvent réquisitionnées par les populations en son temps, soient libérées. Ceci, pour permettre la fluidité de la circulation, dans la ville. Mais c’était sans compter que ces organisateurs de manifestations allaient continuer et même renforcer davantage leur habitude, en trouvant un autre palliatif à cette décision. Il suffit de parcourir dès certains vendredis soirs, quelques écoles publiques comme celle primaire publique de base d’Avotrou, de Sègbeya, le collège d’enseignement général d’Agblangandan, etc, pour s’en convaincre. Bâches, animaux attachés aux arbres, glacières, casiers de bières, sonorisations et ses corollaires occupent les cours de ces écoles. Certaines salles de classes sont même mises à disposition des organisateurs, contraignant ainsi les apprenants à abandonner les cours, certains vendredis soirs. Tout ceci, sous l’onction des Directeurs d’école et Chefs de circonscriptions scolaires. « Certains des organisateurs avant d’être autorisés à utiliser nos écoles les week-ends, vont payer au niveau de notre circonscription scolaire. C’est après cela que le chef leur délivre une autorisation qu’ils viennent nous montrer, avant qu’on ne leur remette les clés de certaines classes. D’autres qui sont des autorités connues dans la zone négocient avec le Chef quartier ou d’arrondissement, quitte à ces derniers de nous informer. La même consigne est valable pour tout le monde : les écoles sont occupées du vendredi soir au dimanche soir. Car, les enfants doivent travailler dès lundi », déclare la Directrice d’une école primaire publique concernée, sous anonymat. On peut imaginer dare-dare le caractère incongru de cette pratique qui apparait comme un guet-apens, pour les apprenants de ces écoles. Car, les bâches qui ont servi à ces manifestations sont souvent démontées les lundis, pendant que ces apprenants sont en situation de classe ou des fois en récréation. Pour un apprenant qui prend par-là, il peut par inadvertance recevoir le fer servant de support pour maintenir les bâches, sur la tête. C’est pourquoi, pour éviter d’en arriver là, il faut que les gouvernants prennent la mesure de la situation pour la sécurité des biens et des personnes dans ces écoles.

Janvier Gbedo (Stag)

Dernière modification lejeudi, 17 mai 2018 05:34
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