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Négociations gouvernement/confédérations syndicales : Les défalcations et les revendications des enseignants fâchent toujours

Syndicats

Les Secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales et le gouvernement s’étaient retrouvés vendredi, 11 mai 2018 à l’Infosec de Cotonou pour poursuivre les négociations en vue de la satisfaction des revendications des partenaires sociaux. Chose curieuse, les questions qui ulcèrent davantage les responsables syndicaux notamment la rétrocession des défalcations et les statuts particuliers des enseignants n’étaient pas à l’ordre du jour. Ce qui a entraîné un mécontentement dans le rang des syndicalistes…

Alors qu’ils s’attendaient à évoquer avec la délégation gouvernementale, les questions liées à la rétrocession des défalcations opérées sur les salaires pour fait de grève, les modalités d’application des statuts particuliers des enseignants, et autres revendications, les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales ont eu droit à des comptes-rendus sur le niveau de satisfaction des revendications des travailleurs dans les secteurs de l’agriculture, du transport, de la santé, et de l’enseignement supérieur. A en croire le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, la rencontre a permis de faire le point des négociations sectorielles dans ces domaines dont les problèmes n’ont pas encore été évoqués depuis le démarrage des travaux de la 1ère session ordinaire de la Commission Nationale Permanente de Concertation et de Négociations Collectives Gouvernement / Centrales et Confédérations Syndicales en mars dernier. Les points inscrits à l’ordre du jour n’ont pas reçu l’aval des secrétaires généraux de la Cstb, Kassa Mampo et de la Cosi-Bénin, Noël Chadaré qui ont exigé que des discussions soient menées également autour des questions liées à la rétrocession des défalcations qui, selon eux, demeurent et restent non négociables. Le secrétaire général de la Cstb a aussi déploré le fait qu’à défaut de rétrocéder les défalcations opérées en février 2018 sur les salaires pour fait de grève, le gouvernement continue de défalquer de façon discriminatoire et arbitraire sur les salaires des magistrats et des travailleurs de la santé pour les mois de mars et avril 2018. Pour lui, il est impératif de débattre des questions des statuts particuliers des enseignants du 1er et 2nddégré, les divers problèmes des enseignants vacataires et contractuels sans salaire et autres revendications liées au secteur éducatif, le plus touché par les mouvements de débrayage. Mais ceci paraissait insuffisant pour contraindre la partie gouvernementale à modifier l’ordre du jour. Ainsi, les ministres en charge de l’enseignement supérieur, des transports, de la santé, et de l’agriculture ont présenté des rapports de séances de négociations qu’ils ont eues avec les syndicats de base. Ici encore, les documents résumant lesdites négociations ont été réclamés en vain par les secrétaires généraux. Abordant la question relative aux contractuels reversés de 2008, la ministre de la fonction publique a fait savoir que la commission mise en place à cet effet, a fini ses travaux mais le Président de la République a jugé utile de confier le dossier à deux cabinets privés pour reprendre le travail, selon un communiqué de la Cstb.Quant au ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, il a rassuré les secrétaires généraux de l’engagement du  gouvernement à promouvoir la liberté syndicale, le dialogue social qui, pour l’autorité ministérielle,permettra d’aplanir les divergences et de favoriser le consensus entre ses différents acteurs, de prévenir et de résoudre des problématiques sociales majeures, de promouvoir la bonne gouvernance, le développement économique, et le renforcement de la notion de "démocratie participative". « Je voudrais réaffirmer ici la ferme volonté du Gouvernement à poursuivre ses efforts dans la perspective de satisfaire les préoccupations sociales de nos compatriotes. Elles le seront évidemment en fonction des ressources financières disponibles de l’Etat », a-t-il martelé. Pendant ce temps, les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales sont restées sur leur soif en attendant les négociations prévues pour jeudi, 17 mai 2018. Soulignons que cette rencontre marquera la clôture de la première session ordinaire de la Commission Nationale Permanente de Concertation et de Négociations Collectives Gouvernement / Centrales et Confédérations Syndicales au titre de l’année 2018.

Aziz BADAROU

Dernière modification lemercredi, 16 mai 2018 05:19
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