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Suspension sans grande satisfaction des revendications : La ruse a eu raison des Secrétaires généraux

syndicats

(Un véritable pied de nez)
Ils ont fini par jeter l’éponge eux aussi. Les derniers remparts de la lutte syndicale ont fini par lever la motion de grève qui paralysait l’administration publique et particulièrement l’école béninoise depuis le mois de janvier. L’Unstb, La Cosi et la Cstb ont rejoint finalement la Cgtb, la Csa-Bénin et la Cspib. Ils n’avaient plus d’ailleurs le choix, le mouvement ayant déjà perdu d’ampleur depuis la division intervenue dans leur rang. Rester campés sur leur position finirait par les faire passer aux yeux de l’opinion comme des jusqu’au-boutistes, peu soucieux de l’avenir des apprenants. Il fallait donc savoir s’arrêter. Et c’est ce qu’ont fait Emmanuel Zounon, Noël Chadaré et le bouillant Kassa Mampo. La raison évoquée, 11 départements sur 12 acquis à la cause de la suspension. Même vraie, elle sonne pourtant comme un prétexte pour éviter la désapprobation générale qui pointait à l’horizon. Et quand on sait que rien de concret n’a été obtenu après près de 5 mois de grève, on se demande tout ça, pour en arriver là ? Sur toute la ligne, les secrétaires généraux se sont faits fourvoyés. Seul le gouvernement de la Rupture est sorti gagnant de ce bras de fer. Et cela pose désormais le problème de la pertinence des mouvements de débrayage face à un pouvoir sourd aux revendications des travailleurs, à l’amélioration de leurs conditions. Les centrales et confédérations syndicales sortent de ce premier véritable bras de fer avec le pouvoir plus que jamais affaiblies. L’arme fatale de la grève, l’ultime recours qu’ils ont pour se faire entendre ne rencontre plus le même intérêt au niveau des nouveaux dirigeants contrairement  à ceux d’hier. 5 mois de grève pour rien avec en prime une défalcation sur salaire sans que la moindre revendication ne soit satisfaite. Il y a de quoi réfléchir par deux fois avant de déclencher prochainement une motion de grève. Et puis la base risque de ne plus suivre leurs responsables syndicaux qui sont accusés  à tort ou à raison de pactiser avec le gouvernement et de lever la motion quand cela les arrange. Dorénavant, la grève ne sera plus considérée comme l’instrument qui fait plier tout pouvoir.  Une brèche qui ne sera pas sans conséquence dans la conduite et le suivi des mouvements syndicaux à venir.

B.H

Dernière modification levendredi, 11 mai 2018 04:58
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