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Exonération des intrants agricoles : Qu’en dit maintenant Houngbédji ?

Adrien-Houngbedji-PRD

A la question de savoir ce qu’il craint dans l’accession au pouvoir d’un opérateur économique, Adrien Houngbédji avait répondu ceci : « on craint les conflits d’intérêt, le mélange du genre . On était en pleine période  de pré-campagne et le Prd avait fait l’option de soutenir Lionel Zinsou. Expliquant les fondements d’un tel ralliement pour le moins inattendu, Me Adrien Houngbédji est allé plus loin dans son argumentaire. « Un opérateur économique qui prend le pouvoir d’état, ses containers arrivent au port, quel douanier aura le courage d’aller contrôler ?On dira ce sont les containers du président », a-t-il soutenu. Depuis le 06 avril 2016, cette crainte, devenue une suspicion, entoure les actes du gouvernement de la Rupture. Les premiers conseils des ministres étaient presque tous consacrés à la réhabilitation des affaires de l’ancien homme d’affaires devenu chef de l’Etat. Aujourd’hui, le mélange des genres, les conflits d’intérêt que craignait Adrien Houngbédji sont encore plus d’actualité avec l’exonération de taxes douanières sur les intrants agricoles. Dans la loi N°2017-40 du 29 décembre 2017 portant loi des finances exercice 2018 et suivant la note de service N°0311/DODD/DIRI du 31 janvier 2018 du directeur général de la douane, Charles Sacca Boco, il est précisé qu’au titre du paiement de la Redevance d’aménagement urbain (RAU), sont considérés comme produits de première nécessité et donc exceptés, le sucre, le lait, les produits pharmaceutiques et les intrants agricoles. Qu’est-ce qui peut justifier le fait que cette mesure réservée aux produits de première nécessité soit élargie aux intrants agricoles ? Et quand on parle d’intrants agricoles, on ne peut que voir en ligne de mire les intrants du coton. Le coton est-il devenu pour les Béninois un produit de première nécessité ? Quand on sait que depuis des décennies, un seul homme règne sans partage sur la production de l’or blanc, des champs jusqu’à l’exportation, l’exonération sur les intrants n’est-elle pas un exemple concret d’un conflit d’intérêt au sommet de l’Etat ? En un mot, Patrice Talon ne se sert-il pas de sa position pour continuer d’arranger ses affaires ? La crainte exprimée en son temps par Houngbédji ne trouve-t-elle pas un fondement dans la loi de finance 2018 ? Pourtant, cette loi est passée devant le Parlement et votée à l’unanimité par Houngbédji et ses pairs du Bmp. Apparemment, qu’il ait conflit d’intérêt ou pas au sommet de l’Etat, cela ne préoccupe plus outre mesure Adrien Houngbédji depuis qu’il est devenu un soutien acharné du régime  de la Rupture.

B.H

Dernière modification lemardi, 13 février 2018 04:06
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