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Mouvement de paralysie du secteur judiciaire : La grève largement suivie dans les Cours et Tribunaux

Magistrats

Suite au vote de la loi portant retrait du droit de grève aux travailleurs des secteurs de la santé, de la justice, de la sécurité ainsi qu’aux magistrats, l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) a déclenché depuis hier, lundi, 08 janvier 2018 une grève illimitée tacitement reconductible, du lundi au vendredi. Très remontés, les magistrats n’entendent même pas garantir le service minimum. Mettant donc à exécution, leur menace, les Cours et Tribunaux ont été totalement paralysés. Le mouvement de grève illimitée est suivi à la lettre au Tribunal de première instance de Pobè. D’après le constat fait par l’Abp, tous les bureaux sont fermés et les usagers venus pour la demande ou le retrait d’actes ont passé leur temps à errer dans la cour du tribunal. Les pièces qui sont déposées depuis vendredi n’ont pas été légalisées à cause du mouvement. Le même constat a été observé au niveau des juridictions dans les autres départements du pays. Au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou, aucune affluence n’a été observée même si quelques citoyens se font délivrer des actes de légalisation. Pour certains syndicalistes, les quelques agents au poste ne seraient pas de l’administration ou seraient des militants des deux syndicats non signataires de la motion de grève. Ici aussi, la plupart des bureaux sont fermés et les salles d’audience complètement vides. Certaines salles d’audience servent simplement de dortoirs aux usagers lassés d’attendre. Néanmoins, les bureaux et les salles d’audiences sont ouverts au palais de la justice et à la Cour d’appel de Cotonou. Selon les propos de Me Raoul Houngbédji, président de l’Union des jeunes avocats du Bénin, rapportés par l’Abp, la grève dans le  milieu judiciaire n’est pas un fait nouveau. Pour lui, au cours de cette grève, « rien ne bougera en ces périodes, tout dossier en cours d’exécution restera suspendu jusqu’à satisfaction totale ».Le vice-président de l’union nationale des officiers et des greffiers en chef, Me Abdoulaye Alaza a quant à lui, martelé que la meilleure manière de se faire entendre par les autorités béninoises est la grève car, ajoute-t-il, ce qui prime c’est la liberté.

A.B.

Dernière modification lejeudi, 11 janvier 2018 06:09
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