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Convention cadre Etat-communes : La municipalité de Cotonou soutient l’initiative

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Réunis en session extraordinaire, mercredi 17 mai 2017, les élus municipaux de la ville de Cotonou ont, avec 33 voix sur 49, autorisé le maire Léhady Soglo à signer avec l’Etat central la convention cadre Etat-communes du Grand Nokoué sous réserve d’amendements. C’est pour expliquer aux populations les tenants et aboutissants de ce vote que le Conseil municipal, avec à sa tête le chef du 7ème arrondissement, Séverin d’Almeida, a animé hier, jeudi 18 mai 2017, une conférence de presse à l’hôtel de ville de Cotonou.

La municipalité de Cotonou n’a jamais été contre les projets du gouvernement contenus dans la convention cadre Etat-communes du Grand Nokoué. Bien au contraire, le conseil municipal de Cotonou avec à sa tête le maire Léhady Soglo soutient sans faille les actions du gouvernement. C’est ce que traduit d’ailleurs le vote du mercredi dernier. A la question de savoir si tous les conseillers sont d’accord pour signer une convention avec l’Etat, 40 sur 49 conseillers ont répondu oui.  A la question de savoir faut-il signer la convention en l’état, 11 conseillers sur 49 ont répondu oui. Et à la question de savoir faut-il signer la convention avec amendements, 33 conseillers sur 49 ont répondu oui.

Ce sont donc ces informations que le chef du 7ème arrondissement, entouré des élus Prd, Un, Fcbe, et Réseau Atao ont apporté aux populations en vue de mettre définitivement fin à l’intoxication qui consiste à dire que le maire de Cotonou Léhady Soglo est contre la signature de la convention cadre Etat-communes du Grand Nokoué. Selon les dires du Ca/7, il est du devoir du maire et des élus de chercher à comprendre le contenu réel de ladite convention, la faire analyser afin d’éclaircir les zones d’ombre. C’est cette démarche scientifique qui a conduit à la nécessité de faire quelques amendements autour des 4 piliers de la convention que sont : la reconstruction des marchés secondaires (35 au total), la gestion des ordures ménagères, l’aménagement des espaces entre les maisons et les artères (asphaltage) et l’aménagement ou le bitumage des voies. Le chef du 3ème arrondissement Léopold Ahouandjinou a souligné quelques zones d’ombre qui ont fait objet d’amendements comme par exemple le fait que c’est la mairie de Cotonou qui se chargera de déplacer les femmes des marchés à reconstruire et de leur trouver un emplacement. Mais cette opération a un coût et il n’est précisé nulle part dans la convention à la charge de qui elle s’effectuera. Le volet social a aussi préoccupé le conseil municipal de Cotonou qui a voulu savoir à quel coût les places des marchés une fois construits seront cédées aux femmes et si cela tiendra compte de leur pourvoir d’achat. Bien d’autres préoccupations comme la durée du contrat, les sources de financement ont suscité la curiosité des conseillers.

A la question de savoir quelle sera la position du conseil municipal lorsque ses amendements ne seront pas pris en compte, le conseiller Un Martial Hounnou a fait savoir que le conseil n’aura d’autres solutions que de prendre acte. Mais il ne comprendrait pas cela d’autant plus que c’est l’Etat lui-même qui a affirmé que la convention est susceptible d’amendements. « Nous allons signer quand même mais les populations de Cotonou seront témoins que le conseil a, en son temps, voulu bien faire les choses, en tenant compte de la loi sur la décentralisation et que c’est l’Etat qui a voulu foncer tête baissée sans tenir compte de leurs justes et légitimes préoccupations », a-t-il souligné.

B.H

Dernière modification lelundi, 22 mai 2017 05:23
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