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Supposé assainissement de l’enseignement supérieur privé : Finalement, Attanasso en fait de trop

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La ministre Marie-Odile Attanasso entretient depuis peu un imbroglio au sein de l’enseignement supérieur privé. Elle exige le payement de certains  frais pour une prestation fantôme de l’Etat. La patronne de l’Enseignement supérieur veut délibérément paralyser l’enseignement privé à quelques semaines des examens.

Marie-Odile Attanasso règne sur l’Enseignement supérieur comme sa propre entreprise. Les décisions prises par son cabinet, même les plus incongrues, doivent être exécutées à la lettre. Face aux dénonciations et cris de cœur des étudiants, elle n’entend pas fléchir. La ministre de l’Enseignement supérieur a en effet exigé le paiement de 25 000 F Cfa par chaque candidat à la Licence. Or la donne bien a évolué. Ces frais étaient réclamés par l’Etat pour justifier la co-signature des diplômes. Ce n’est plus le cas aujourd’hui car l’Etat a décidé de mettre fin à la co-signature et proposé d’organiser un examen national. La ministre Attanasso l’a d’ailleurs rappelé lors de son point de presse du 15 mai dernier. « … C’est seulement lorsque l’Etat n’organise pas d’examen national que le mécanisme de reconnaissance des diplômes délivrés par les Epes (établissements privés d’enseignement supérieur, Ndlr)  à savoir  la co-signature entre en vigueur. Le titre du décret 2010-297 est clair à ce propos », a-t-elle martelé. Autrement dit, les 25 000 F Cfa étant exigés dans le cadre de la co-signature, demander aux étudiants de continuer de payer ces frais n’est plus soutenable. Et malgré la grogne des étudiants, la ministre fait la sourde oreille. Dans un communiqué publié hier jeudi, la ministre Attanasso n’a pas du tout montré une volonté de négocier. Pour elle, les candidats doivent s’acquitter de ces frais. Elle a également rappelé que le 15 juin 2017 restait impérativement la date de clôture du registre d’inscription à l’examen. De nombreux parents s’interrogent toujours sur la gestion de la ministre Attanasso. Le dialogue n’est en tout cas pas son fort. Par ailleurs,  beaucoup soulignent que ces frais d’inscription sont coûteux. Dans un contexte socio-économique où le gouvernement de la Rupture a appauvri la majorité de la population à travers des mesures mal pensées, ces frais d’inscription doivent être réduits pour soulager la peine des parents d’élèves. Fixer les frais d’inscription à l’examen de la Licence à 25 000 F, c’est faire saigner une partie de la population. Un gros sacrifice. La Rupture devrait se montrer très rationnelle en tenant compte des frais d’inscription à l’examen du Brevet d’étude du premier cycle (2700 F Cfa) ou encore du Baccalauréat (8350 F Cfa). La position de la ministre Attanasso est antisociale. Elle est vivement contestée et pourrait même provoquer des manifestations de protestation si rien n’est fait.    

Mike MAHOUNA

Dernière modification lelundi, 22 mai 2017 05:23
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