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Justice sous la Rupture : Que sont devenues les affaires Ppea II et Icc-Services?

gouvernance

Il y a un peu plus d’un an, plusieurs affaires politico-judiciaires rythmaient la scène politique nationale. Aujourd’hui, beaucoup ont l’impression que  ces dossiers n’ont jamais secoué le Bénin. C’est comme s’il existe des forces qui bloquent l’évolution de ces affaires sulfureuses devant les tribunaux.

Le Bénin a connu bien des affaires qui ont failli le déstabiliser. D’autres ont carrément terni l’image du pays à l’étranger. Il y avait le dossier Programme pluriannuel d’appui au secteur eau et assainissement (Ppea II) révélé en 2015. Un dossier dans lequel plusieurs milliards de francs Cfa ont été détournés. On cite également l’affaire Icc Services du nom de l’une ces entreprises illégales de placement d’argent ayant spolié des milliers de Béninois. L’affaire Urbain Dangnivo avait aussi agité l’échiquier politique national en 2010. Sous le régime du changement, les opposants qui détiennent actuellement le pouvoir avaient récupéré ces affaires pour mettre en difficulté leur adversaire, Yayi Boni. L’ancien président Yayi était responsable selon eux, et devrait se défendre devant la justice. Lors de la campagne électorale de 2016, certains membres du gouvernement de la Rupture ont promis de faire la lumière sur ces différents dossiers faits de crimes économiques et de crime de sang. Leur engagement restera à l’étape de promesse puisque depuis le 06 avril 2016, date de leur prise de pouvoir, aucun acte n’a été posé pour permettre de faire la lumière dans ces nombreuses affaires. Hormis l’affaire Icc-Services inscrit au rôle de la première session d’assises de la Cour  d’appel de Cotonou de cette année, l’opinion attendra longtemps encore avant d’en savoir davantage sur ces dossiers brumeux. Il y a comme une volonté de ne pas faire accélérer les différentes procédures judiciaires en cours. Et pour cause, dans l’affaire Ppea 2, certains suspects pourtant recherchés par la justice depuis 2015 semblent ne plus s’inquiéter aujourd’hui. Des témoins confient qu’ils se la  couleraient douce à Cotonou. L’ancien ministre Barthélémy Kassa cité dans cette même affaire ne craindrait plus rien du tout. Le gouvernement aurait visiblement besoin de sa voix à l’Assemblée nationale pour faire adopter ses projets de loi.  Le silence assourdissant du gouvernement de la Rupture, montre par ailleurs qu’au fort de la crise sociopolitique née suite à la disparition de l’ancien fonctionnaire du ministère des Finances, Urbain Dangnivo, il y avait une volonté de braquer les populations contre un régime. La vérité dans les affaires précitées pourrait être le dernier souci de l’équipe de Patrice Talon. Et si cela  se confirme, la Rupture démontrera que la rouerie et la supercherie sont ses meilleures armes politiques.

M.M

Dernière modification lelundi, 24 avril 2017 05:02
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