TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

MTN COUVERTURE 4G BILLBOARD 970x250-px-01

A+ A A-

Société

Pour un accès accru des femmes au foncier : EWOH2 associe les médias pour la sensibilisation

EWOH2

Initiative spéciale du ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ), le projet « Un seul monde sans faim 2 : Les droits fonciers des femmes en Afrique de l’Ouest » (EWOH 2), entend lutter contre la faim et la malnutrition. Au Bénin, à travers la Fondation Konrad Adenauer, ce projet vise à permettre aux femmes d'être informées sur le contexte juridique traditionnel et codifié, et les moyens de recours en cas de violation de leurs droits. Aussi, vise-t-il d’une part, à amener  les élus locaux, les agents de l’administration, les autorités traditionnelles à prendre en compte les droits des femmes dans l’attribution, l’exploitation des terres et dans le cas d’expropriation, procéder à des réparations ; et d’autre part, amener les décideurs politiques à prendre en compte les intérêts et les  besoins des femmes dans les réformes de la loi foncière et tout le contexte juridique associé ; faire appliquer les textes pour la jouissance effective des droits que les textes confèrent à la femme, puis amener les femmes à connaître les dispositions qui leur sont favorables dans les textes afin de s’organiser pour en jouir.

En effet, il ressort des études commanditées par le projet, qu’en dépit des efforts faits par le Bénin dans le cadre des réformes de sa politique foncière avec l’appui des partenaires techniques et financiers, les organisations internationales et les organisations de la société civile, les femmes béninoises continuent d’être victimes d’injustices en matière de droits fonciers. Or, il est démontré que la femme, surtout celle en milieu rural, joue un rôle capital en terme de sécurité alimentaire. Fort de tout ceci, et pour atteindre ses objectifs, le projet EWOH 2 a jugé utile d’associer les medias. Ainsi, les 24, 25 et 26 avril 2016, au Royaume hôtel d’Allada, un atelier d’échanges et de renforcement de capacités a été organisé à l’endroit d’une vingtaine de journalistes de la presse écrite, de l’audio-visuel et la presse en ligne, venus du Littoral, de l’Atlantique et du Zou. « (…) cet atelier revêt un intérêt stratégique important, car il s’agit ici de renforcer les capacités des journalistes de la presse écrite et les animateurs des radios communautaires et rurales à produire des articles de plaidoyer et à réaliser des émissions de qualité qui prennent en compte le genre et le foncier de façon systématique », a indiqué le coordonnateur du projet EWOH 2, Mounirou Mohamed Tchacondoh, responsabilisant ainsi les medias. Pendant trois jours donc, les participants ont eu droit à des communications suivies de débats, présentées par des consultants et personnes ressources sur les droits des femmes, les tendances lourdes handicapant leur accès accru au foncier, et les outils nécessaires pour la rédaction de bons articles et la production de bonnes émissions d’investigation. Sur ce point, au terme de l’atelier, le coordonnateur du projet a rassuré de l’accompagnement de la Fondation Konrad Adenaeur via le projet.

M.M

En savoir plus...

Baccalauréat session de juin 2017 : 115 255 candidats régulièrement inscrits

education

Face à la presse hier, le Directeur de l’Office du Baccalauréat, Alphonse da Silva a évoqué les préparatifs de l’examen du Baccalauréat session de juin 2017. Au total, 115 255 candidats se sont régulièrement inscrits pour prendre part à la composition de l’examen d’obtention du premier diplôme universitaire. « Nous avons un nouveau centre à Péhunco, à Zangnanado et à Oungbèga non loin de Djidja», a confié le directeur, qui soutient que c’est une manière de rapprocher le baccalauréat des futurs bacheliers, pour que ces derniers puissent composer dans de bonnes conditions.« Nous sommes actuellement en train d’arrêter la liste des surveillants, des correcteurs, avec la participation des partenaires sociaux, pour que viennent au baccalauréat corriger ceux qui méritent » a-t-il ajouté. Tout en rassurant de la qualité de l’organisation en cours, le Dob, Alphonse da Silva se dit convaincu que les candidats composeront dans de très bonnes conditions.

A.B

En savoir plus...

Caisse nationale de sécurité sociale : L’Unstb exige l’annulation des derniers concours

Emmanuel-Zounon

Vives polémiques suscitées par les derniers concours de recrutement au profit de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss). Dans une lettre ouverte adressée au Directeur Général de la Cnss, Emmanuel Zounon, secrétaire général de  l’UNSTB s’insurge « contre cette fraude massive organisée tout comme si nous sommes dans une République clanique et exige l’annulation pure et simple de ces concours. » La centrale syndicale dénonce un pillage des fonds de la Cnss par le gouvernement qui ne se préoccuperait point de la situation des pensionnés. « La CNSS est de nouveau redevenue une véritable vache à lait pour en extraire des fonds importants. Et comme si tout cela ne suffisait toujours pas, le Ministre du Travail, de la Fonction Publique et des Affaires sociales autorise les personnes non affiliées à la CNSS à bénéficier des services de prestation des allocations familiales à hauteur de quatre milliards par an sans aucun protocole de remboursement. En disant halte à la pression hémorragique financière exercée par l’actuel gouvernement sur la CNSS, l’UNSTB sortira de sa réserve pour manifester le mécontentement des travailleurs par des sit-in et autres moyens légaux au lendemain de la fête du 1er mai » menace l’Unstb.

A.B

En savoir plus...

Pour contribuer à l’atteinte des objectifs du développement durable : Le plan stratégique 2017-2022 du R-ODD adopté à l’unanimité

Carmen-Gaba

Les membres du Réseau des Organisations de la société civile pour le Développement Durable (R-ODD)  ont organisé hier mercredi 26 avril à Cotonou un atelier en vue d’adopter le plan stratégique dudit réseau pour la période 2017-2022. C’est sous l’égide de la présidente du R-ODD, Carmen Gaba et du vice président du creuset, Maurice Gbèménou que les travaux ont eu lieu.

Cet atelier de validation du plan stratégique pour la période 2017-2022 du  R-ODD  intervient  quelques semaines après la formation des membres décentralisés du réseau. Ledit atelier, qui a eu lieu au siège du réseau à Akpakpa Cotonou,  a connu la présence des membres du Conseil d’administration, ceux du Conseil scientifique et du Conseil de surveillance mais aussi les membres des groupes sectoriels départementaux. Au cours de l’atelier, Carmen Gaba, la présidente du R-ODD n’a pas manqué d’indiquer à l’assistance que les travaux de cet atelier visent à faire valider ou non le plan stratégique 2017-2022. Ceci conformément à la feuille de route retenue par le Conseil d’administration a-t-elle poursuivi. Au cours de son allocution, elle n’a pas manqué de dresser le bilan des différentes activités menées par le Réseau depuis sa création en décembre 2016. Mieux, elle leur a fait part des différentes audiences accordées aux membres du R-ODD. Ces différentes audiences ont permis au réseau de mieux se faire connaitre par les autorités du pays a-t-elle conclu.

A  la suite de la présidente du R-ODD, c’’est à Maurice Gbèménou, vice président du R-ODD, qu’est revenu la responsabilité de présenter aux participants la méthodologie ayant conduit à l’élaboration dudit plan quinquennal. Ledit document s’articule  autour de trois axes principaux. La première partie fait le bilan des Objectifs du Millénaire pour le Développement. La deuxième partie aborde le contexte, vision, objectifs et orientations stratégiques. La dernière partie a trait aux axes stratégiques.

Il faut noter que le plan stratégique 2017-2022 a été adopté à l’unanimité des participants sous réserve des observations.

M.M

En savoir plus...

Cyriaque Hossou à propos de sa participation à la Formation du Codap à Genève : “Je sors…plus engagé pour la cause des droits humains’’

Cyriaque-Hossou

Le Centre d’Appuis et de Conseils aux jeunes en matière des droits humains (Codap) a organisé du 14 au 23 avril 2017 à l’intention de 25 jeunes africains et européens, un Cours de Formation de Base (CFB) à l’action en faveur des droits humains à Genève. Seul béninois du groupe, le jeune activiste des droits humains, évoque les thématiques abordées au détour d’un entretien accordé à votre journal. Lisez plutôt !!!

Présentez-vous à nos chers lecteurs

Glory Cyriaque Hossou, je suis volontaire au sein de l’Ong Changement Social Bénin, Auditeur en Master Droit de la Personne Humaine et de la Démocratie à la Chaire Unesco de l’Uac et Blogueur en droits humains.

Seul jeune béninois retenu dans le groupe de 25 jeunes participants au Cours de formation de base (Cfb) à l’action en faveur des droits humains à Genève du 14 au 23 Avril dernier. Parlez-nous brièvement des critères qui ont favorisé votre sélection?

Il faut dire que cette sélection du Centre d’Appuis et de Conseils aux jeunes en matière des droits humains (Codap) a été le fruit d’un long processus. En postulant au nom de Changement Social Bénin en décembre 2016, j’ai été présélectionné sur plus de 250 candidatures internationales en raison de mon engagement pour les droits humains qui se matérialise par mon militantisme au sein de Changement social Bénin où je suis le chargé du département « accès à l’éducation ». En outre, mon implication active dans les projets réalisés en 2016 sur la vulgarisation des recommandations issues de l’Examen Périodique Universel et le plan d’action de mise en œuvre ainsi que la contribution au suivi de mise en œuvre des recommandations du Comité des droits de l’Homme des Nations-Unies au Bénin et en Namibie, ont aussi favorisé ma sélection finale pour cette formation.

Venons à présent à la formation proprement dite, quel était l’objectif et quelles sont les thématiques abordées ?

Alors, la formation visait un renforcement de capacités et d’action, et un partage de connaissances et d’expériences entre jeunes activistes des droits humains venus de divers horizons. En ce sens, nous avions été outillés sur les bonnes pratiques en matière de promotion et de défense des droits humains. Les mécanismes régionaux (Cour de Justice de la Cedeao, Commission Africaine des droits de l'Homme et des Peuples, Cour Africaine des Droits de l'Homme et des peuples) et onusiens (Conseil des Droits de l'Homme des Nations-Unies, Examen Périodique Universel, Procédures Spéciales) de protections et de promotions des droits humains, les dynamiques de groupes et les techniques de gestion de projet pour ne citer que ceux-là.

Que retenez-vous à la fin de la formation ? La formation aurait-elle un impact sur votre militantisme en faveur des droits humains ?

Je sors de cette formation convaincu et plus engagé pour la cause des droits humains. Nous devons toujours mettre l’humain au centre de toutes nos actions, de toutes nos décisions. Sa protection et sa promotion. Dans un pays tel que le Bénin, il est important que chacun fasse de l’effectivité des droits humains un crédo. Il faut qu’on s’engage de façon constante à aider l’Etat Béninois à respecter les engagements régionaux et internationaux qu’il a librement ratifiés. Il en va de notre mieux-être.

Parlant justement des droits humains en lien avec l’actualité nationale. La cour constitutionnelle vient de déclarer pour la énième fois contraire à la constitution certaines lois votées par le parlement. Le rejet du projet de révision de la constitution. Quelle est votre lecture en tant que jeune activiste des droits humains ?  

C’est comme je le soulignais plus haut, c’est par l’engagement de chacun à mener une veille citoyenne et à résister que ce pays pourra être un bon élève en matière d’Etat de droit. En déclarant contraire à la constitution les lois récemment votées par le parlement, des lois sur lesquelles Changement Social Bénin a travaillé et a tiré sur la sonnette d’alarme en mettant en garde sur les dangers que nous encourrons, la Cour a juste dit le droit car pour les uns c’était une question de non-respect de la procédure alors que pour les autres c’était tout autre. Il est important que notre Etat s’engage à respecter les textes de la République. Sur le rejet du projet de révision de la Constitution par l’Assemblée nationale, je ne nous apprends rien quand je dis une fois encore que la procédure empruntée n’était pas inclusive pour une Constitution qui va régir la vie de toute une nation sur des décennies. Plus au fond, certaines dispositions du projet heurtaient les principes à valeur constitutionnelle déclarés insusceptibles de révision par la Cour constitutionnelle. Même si le projet passait en l’état, il subirait la censure de la Cour constitutionnelle qui n’a jamais vacillée et est demeurée constante depuis toujours. C’est ma doctrine.

Un message à l’endroit de cette jeunesse…

 Un message à la jeunesse, je nous dirai de résister à la tentation par ces temps qui courent et de rester mobilisés en nous forgeant de convictions saines pour un réel changement social.

Votre mot de fin…

Je voudrais remercier Changement Social pour avoir cru en moi  en soutenant ma candidature pour cette formation et le Codap pour m’avoir intégré dans cette grande famille internationale des défenseurs des droits humains. Reconnaissances !

Propos recueillis par Aziz BADAROU

En savoir plus...

Lutte contre la corruption : Le gouvernement invité à accélérer la mise en œuvre des recommandations du Sni

Samuel-Kaninda-et-Gustave-Assah

Transparency International et ses partenaires locaux l’Ong Alcrer et Social Watch Bénin ont fait hier, mercredi 26 avril 2017, à Bénin Royal Hôtel de Cotonou, le point du projet Evaluation du Système national d’intégrité (Sni) de la République du Bénin. A l’occasion d’une conférence de presse animée par le coordonnateur régional de Transparency international, Samuel Kaninda et le président de Social Watch Bénin, Gustave Assah, le consortium Alcrer-SWB a salué la volonté affichée du gouvernement de se doter d’un outil de décision, le plus exhaustive en matière de lutte contre la corruption et l’invite à accélérer la mise en œuvre des recommandations issues des conclusions de l’évaluation du Sni.

Outil méthodologique développé et promu par Transparency international dans le cadre de la démarche globale de lutte contre la corruption, l’évaluation du Système national d’intégrité (Sni) permet d’analyser l’efficacité du mécanisme anticorruption mis en place dans le pays en diagnostiquant les forces et faiblesses des différentes institutions du pays dans leur fonctionnement au plan de leurs capacités, de leurs ressources et de leur indépendance. C’est dans ce cadre que par une étude commanditée par le ministère de l’Economie et des finances, le Système national d’intégrité a été évalué sur les années 2011 à 2016. Treize institutions ont été évaluées au nombre desquelles l’Exécutif, le Judiciaire, le Parlement, l’Administration publique, etc. A la fin de cette évaluation, un rapport a été déposé ainsi qu’un plan d’actions comportant des recommandations. Deux mois après la transmission au gouvernement du rapport et de son plan d’actions, soit le mercredi 30 novembre 2016, il a été adopté et le gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre ledit plan d’actions. Mardi 4 avril 2017, cet engagement a été matérialisé par la prise d’un arrêté interministériel portant création, attributions, composition et fonctionnement des organes de mise en œuvre du plan d’actions de promotion de l’intégrité et de lutte contre la corruption. Aussi, trois organes à savoir le Comité de pilotage, le Comité exécutif interministériel et le Point focal sectoriel ont-ils été créés.

Tout en saluant cette volonté politique manifeste du gouvernement, Social Watch Bénin et Alcrer regrettent qu’elle soit trahie par l’absence des recommandations prioritaires du rapport Sni dans le projet de révision de la Constitution. Mais pour le consortium, même si le rejet par l’Assemblée nationale du projet de révision de la Constitution suspend certes les réformes constitutionnelles, le besoin du Bénin de faire des réformes institutionnelles profondes se trouve plus que jamais renforcé. Pour Transparency international et ses partenaires locaux, il revient aux organes mis en place de concrétiser cette volonté du gouvernement de l’appropriation des conclusions du rapport de l’évaluation du Système national d’intégrité. Car, comme le mentionne le rapport, l’Exécutif est l’institution qui dispose des capacités et l’indépendance nécessaires pour mener à terme les réformes.

B.H

En savoir plus...

Analyse et évaluation des politiques publiques au Bénin : La Direction générale des médias outille les journalistes

Expedit-Ologou

La direction générale des médias a organisé en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert, du 24 au 26 avril 2017, un atelier de formation à l’intention des professionnels des médias du Bénin. La formation qui s’est déroulée au siège de la fondation à Cotonou, porte sur la conception, l’analyse et l’évaluation des politiques publiques. L’objet de la formation était d’amener la trentaine des professionnels des médias à comprendre, analyser et critiquer objectivement les politiques mises en œuvre dans le pays. Pour le directeur général des médias, Expédit Ologou, il était question de rendre les participants compétents et experts et de les doter de moyens pour l’objectivité et l’indépendance dans l’exercice de leur fonction. Et en procédant à la clôture de la formation, le Dgm s’est félicité de l’assiduité dont ont fait montre les participants à cette formation « Nous avons particulièrement été séduit par l’assiduité et par votre participation active », s’est réjoui Expédit Ologou. Il souhaite que cette formation fasse tache d’huile et produise des effets positifs sur la qualité des productions, en vue de contribuer à une gouvernance démocratique plus efficace dans le pays. « Il n’y a pas de bonne démocratie sans de bons médias et il n’y a pas de démocratie sans la critique objective des médias », va-t-il marteler et pour ce faire, insiste-il, ces médias doivent avoir la maîtrise des sujets abordés. Expédit Ologou a donc promis l’accompagnement de sa structure aux bénéficiaires. Il a pour finir ses propos, remercié la Fondation Friedrich Ebert pour son assistance déterminante dans l’organisation de cette formation.

Thomas AZANMASSO

En savoir plus...

Redéploiement du personnel de la Sonapra : Les agents doutent de la parole de Talon

Kamar-Ouassagari

Le processus de la liquidation de la Société Nationale pour la Promotion Agricole (Sonapra) a été confié depuis mi-janvier au cabinet Mazars du sieur Armand Fandohan dont le siège est en Côte d'Ivoire. Depuis le démarrage du processus de liquidation annoncée et mis en œuvre par le gouvernement Talon, les agents de la Sonapra sont de plus en plus inquiets, vue l'opacité qui entoure ce processus car les forces sociales de la maison ne sont associés ni en amont, ni en aval afin de savoir le sort réservé aux agents de cette société d'Etat vieille de plus de trente ans.

Dès la prise de fonction des membres du cabinet Mazars, des critiques faisaient état de ce qu'aucune orientation n’aurait été reçue du Gouvernement pour un bon aboutissement du projet, car la finalité est de mettre au chômage plus de 300 agents. Malgré les différentes dénonciations faites dans la prise de décision de façon unilatérale par ce cabinet, ce dernier aurait sollicité  l'autorisation de la Direction Générale du Travail (DGT) pour procéder à un licenciement collectif du personnel de la Sonapra. Cette nouvelle a arraché le sommeil aux agents de cette société et ceux-ci plaident pour une inclusion des partenaires sociaux dans le processus de liquidation. Des discussions menées au niveau de la DGT, il a été retenu que la liquidation loin d'être pour motif économique est une liquidation du fait du Prince. Il s'en suit toutes les conséquences qui en découlent. Voilà pourquoi, les agents de la Sonapra invitent le Chef de l'Etat Patrice Talon à tenir à sa parole prononcée en face des centrales syndicales qui ont été reçues en audience au palais de la Marina : "les agents en service dans les sociétés et offices d'État en liquidation ne perdront pas leurs emplois, le volet social sera pris en compte" avait-il martelé. En tenant compte des propos du Président Talon, certains de ses collaborateurs qui parlent de licenciement sans redéploiement du personnel, sont en déphasage avec ses aspirations. Du coup, le Chef de l'État doit prendre ses responsabilités pour arrêter la saignée. Aussi cette rencontre entre gouvernement et centrales syndicales qui se poursuit constitue l'espoir des agents de la Sonapra, car de là des recommandations pourront venir créer le boom et la joie dans le cœur du personnel. D’ailleurs, ils ne cessent de rappeler leur disponibilité pour la réussite de la politique gouvernementale au lendemain de la prise de pouvoir par le Chef de l’Etat. Aussi, réclament-ils leur participation à l'atteinte des résultats du Programme d'Action du Gouvernement (PAG Bénin Révélé). De toutes les façons, il est important que le Gouvernement se rappelle son engagement de création de 500.000 emplois d’ici 2021. Loin de contribuer à l’atteinte de ce noble objectif, le renvoi des agents de la Sonapra sera de nature à mettre en mal le plan du Gouvernement Talon. Il est important de souligner que les Partenaires Techniques et Financiers sont attentifs aux règlements de la situation de ces travailleurs car de là dépendra leurs interventions sur plusieurs domaines de promotion des filières agricoles.

M.M

En savoir plus...

Grogne dans le secteur éducatif : L’Intersyndicale suspend la grève, la Fesen/Cstb poursuit

ecoliers

(Un moratoire de trois mois accordé au gouvernement)
Les enseignants réunis au sein de l’Intersyndicale des contractuels du secondaire viennent de suspendre leur mouvement de grève déclenché depuis quelques semaines. Dans un communiqué rendu public hier, mardi 25 avril 2017, les responsables syndicaux de l’Intersyndicale décident de la suspension de la motion de grève de 72h qui devrait prendre effet hier sur toute l’étendue du territoire national. Ceci, après analyse du dernier relevé des conclusions issues de la séance de travail tenue avec le ministre de la fonction publique, Mathys Adidjatou, le cabinet ministériel, les représentants des bureaux des Association et Fédération des parents d'élèves et d'étudiants. «… les secrétaires généraux de l’Intersyndicale des enseignants contractuels du secondaire décident, en toute responsabilité et en s'appuyant sur les acquis et autres engagements formels obtenus en ce qui concerne chacun des quatre points de la première motion de grève du 29 mars 2017 déclinés en 19 sous-points dans ledit relevé de conclusions, de la suspension de la motion de la grève de 72H », lit-on dans le communiqué. Ainsi, toutes les enseignantes et tous les enseignants ont été appelés à effectuer la reprise des activités pédagogiques. La paralysie annoncée des activités académiques n’a pu donc être effective et il faut souligner que les enseignants ont effectivement repris le chemin des classes depuis hier. Bonne nouvelle, dira-t-on, surtout que ces mouvements de débrayages risquaient de compromettre les chances de réussite des candidats aux examens scolaires de fin d’année. « Ils donnent un moratoire de trois mois au MESTFP aux fins de s'assurer du respect effectif des engagements pris et contenus dans le relevé des conclusions du 24 avril 2017 qu’ils invitent les collègues à lire avec intelligence », clarifie ledit communiqué.

La Fesen/Cstb ne cède pas….

Si l’Intersyndicale estime avoir obtenu un début de satisfaction de revendication, la Fédération des syndicats de l’éducation nationale (Fesen/Cstb), quant à elle, poursuit son mouvement de grève dans le secteur éducatif. Sous la conduite de Mathurine Sossoukpè, les enseignants membres de la Fesen/Cstb n’entendent pas encore lâcher prise malgré quelques assurances du gouvernement. Faut-il le rappeler, ces enseignants ont déposé la craie pour exiger entre autres la prise sans délai des arrêtés d’application du décret 2015-592 du 21 novembre 2015 portant statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l’enseignement du second degré, l’élaboration d’un plan de carrière, la résolution définitive de tous les problèmes administratifs et financiers relatifs aux formations, au reclassement et au reversement des enseignants du secondaire général, technique et de la formation professionnelle ; l’abrogation de tous les arrêtés fixant arbitrairement le taux de réussite à obtenir par les directeurs d’écoles pour être maintenus à leur poste et la réhabilitation des 618 directeurs d’écoles limogés ; le paiement des 5% impayés des 25% d’augmentation des salaires conformément au décret 2011-505 du 05 août 2011 et le rappel des mois impayés.

Aziz BADAROU

En savoir plus...

Six mois d’allocations impayées : Menace de grève des volontaires d’expertise professionnelle

grogne

Ça grogne à nouveau dans le rang des jeunes volontaires d’expertise professionnelle. Servant dans l’administration publique et surtout dans des établissements scolaires sans percevoir leurs allocations depuis bientôt six (06) mois, ces derniers se mobilisent pour se soulever contre le gouvernement notamment le ministre de la jeunesse, Oswald Homeky. Très remontés contre leur ministre de tutelle, ils se disent déterminés à recourir à toutes les voies légales pour que leur situation soit définitivement règlementée. En effet, selon les propos du porte-parole des jeunes volontaires d’expertise professionnelle, cela fait la quatrième fois de suite qu’ils haussent le ton pour revendiquer le paiement à bonne date des allocations mais l’autorité ministérielle n’a toujours pas daigné trouver l’approche appropriée. Faudrait-il attendre que chaque fois les jeunes volontaires montent au créneau pour exprimer leur mécontentement avant de leur jeter au visage un ou deux (02) mois d’allocations ? Chose curieuse, depuis qu’ils ont été appelés à servir dans l’administration publique, l’Etat n’a toujours pas trouvé la nécessité de mettre sur pied une politique d’insertion de ces derniers à la fonction publique. Formés à grands frais par l’Etat béninois, ces jeunes volontaires ont, par ailleurs, acquis des expériences pouvant leur permettre de servir valablement dans la fonction publique. A quelques jours des examens de fin d’année, les mouvements de grève en cours dans le secteur éducatif risquent d’être corsés avec ces jeunes volontaires intervenant dans les collèges et lycées. Face au spectre des résultats catastrophiques qui planent à nouveau, le gouvernement de la Rupture est plus que jamais condamné à sauver les meubles en donnant gain de cause aux jeunes volontaires d’expertise professionnelle.

Aziz BADAROU

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !