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Société

Lancement de l’appel à propositions au profit des Osc : Pour une société civile au service de la population

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(Djogbénou pour la disparition des Ong)
La grande salle de l’Infosec à Cotonou, a servi de cadre au lancement de l’appel à propositions au profit des Organisations de la société civile (Osc) dans le cadre du Programme Renforcement et Participation de la Société civile (RePaSoc). C’était hier jeudi 24 mai 2018. L’objectif visé est d’apporter un appui aux initiatives de la société civile en vue de l’amélioration des services de base aux populations et le développement économique et social inclusif au niveau local, en promouvant l’égalité de genre, sur toute l’étendue du territoire national.

Aux dires de Septime Azonnoudo, Coordonnateur de l’Unité technique d’appui à l’ordonnateur national du Fond européen pour le développement (Fed), nul n’ignore le rôle important et la contribution substantielle des Osc dans les processus de formation de l’opinion publique de la volonté populaire et de la prise de position sur des questions sensibles de la vie sociale. A l’entendre, plusieurs dizaines de projets seront identifiés et financés. D’un montant total de 1 796 000 000 F Cfa, renseigne Yves Gillet, chef de coopération à la délégation de l’Union européenne, partenaire stratégique du Bénin qui apporte un appui direct à la Société civile, cet appel à propositions s’articule autour de quatre thématiques spécifiques que sont, l’amélioration des services sociaux de base aux populations, la promotion du développement économique local, la promotion de la culture, et la promotion de la bonne gouvernance locale. «Le RePaSoc qui est financé à hauteur de 7,8 milliards de F Cfa par le Fed avec un co-financement et un apport de 1,3 milliards de F Cfa  de la Giz, est un programme important de notre coopération avec le Bénin  qui a pour objet de renforcer la Société civile dans son rôle de plaidoyer et de suivi citoyen de l’action publique», a-t-il indiqué. Procédant au lancement officiel de l’appel à propositions, le ministre de la Justice et de la législation, Joseph Djogbénou, a fait observer que l’initiative témoignage des efforts des Osc. Selon ses propos, il est de l’intérêt de l’Etat de renforcer la capacité de la Société civile. Le ministre de la Justice a alors émis le vœu «fort et puissant» que la transparence caractérise l’exécution des projets qui seront retenus. Pour lui, en effet, la meilleure gouvernance est le respect des règles de procédures. Rappelons que le dépôt des notes de présentation doit se faire avant le 09 juillet 2018. L’objectif global du RePaSoc est de promouvoir la participation des citoyens dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des politiques de développement afin d’en assurer la pertinence, la transparence, et la redevabilité pour l’amélioration du développement inclusif et de la gouvernance démocratique au niveau national et local.

CK

L’appel de Djogbénou…

Une autre réforme s’annonce sous la rupture. Le vent des réformes qui souffle depuis le 06 avril 2016 en a encore pour longtemps manifestement. En tout cas, la disparition des Organisations non gouvernementales (Ong) est en téléchargement. Si, pour l’instant, la nouvelle se résume à un souhait, il faut, en homme averti, et au vu de celui qui émet ledit souhait, reconnaître que la carotte est cuite. «…Je veux être cynique quelque part…à terme, que les organisations non gouvernementales disparaissent », a lâché Joseph Djogbénou, ministre de la Justice, fidèle apôtre du chantre de la Rupture. Procédant au lancement officiel de l’appel à propositions au profit des Organisations de la société civile (Osc) dans le cadre du Programme Renforcement et Participation de la Société civile (RePaSoc) à  l’Infosec hier, l’homme a affirmé que : «C’est lorsque l’Etat n’est pas présent, qu’il y a des organisations non gouvernementales. C’est lorsque l’Etat n’assure pas ses missions, sa fonction, c’est lorsque le citoyen est laissé, les rues ne sont pas nettoyées, les soins de santé ne sont pas apportés, les maîtres ne sont pas à l’école, lorsque la gouvernance n’est pas de qualité, qu’il y a des Ong. Nous allons former le vœu que les Ong disparaissent». Loin de nous de nous passer de telles affirmations. Elles interpellent outre mesure. Tout porte, en effet, à croire que le Vert-Jaune-rouge se porte comme un charme sous la Rupture. Au Bénin, l’Etat est-il vraiment présent? Assure-t-il effectivement ses missions, sa fonction? Sous Talon, les rues sont-elles vraiment nettoyées ? Les soins de santé sont-ils réellement apportés aux malades? En tout cas, les faits sont là. Bien là et loquaces. Il suffit, en réalité, d’interroger l’histoire et chacun pourra convenir si la gouvernance sous nos cieux est de qualité. Bref, tout parallélisme fait, ce ne doit pas être anodin, lorsqu’il qualifie lui-même, son appel de «cynique».

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6è arrondissement de Cotonou : Le terrain de Hindé transformé en un dépotoir sauvage

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Plus d’aire de jeu pour les jeunes et enfants du quartier Hindé dans le 6ème arrondissement de Cotonou. Le seul terrain de sport dont disposent les populations de la localité est désormais transformé en un dépotoir sauvage d’ordures. Ce terrain souvent utilisé également par les écoliers des écoles primaires publiques environnantes pour les activités sportives n’en est plus un. Situé à quelques mètres seulement du marché, le terrain ne fait plus plaisir à voir. On y retrouve entassées, des ordures ménagères notamment des sachets, nourritures pourries, objets en plastique usés, bouteilles, des amas de feuilles mortes. L’espace qui, autrefois, abritait des compétitions qui drainaient du monde est tout sauf un terrain de football aujourd’hui. L’air n’y est point respirable. C’est plus qu’un tas d’immondices dégageant une odeur nauséabonde. Toute chose qui fait déserter plus d’un. C’est tout un véritable bazar sur ce terrain de Hindé, quartier pourtant situé en plein cœur de la capitale économique du Bénin. Selon les témoignages de quelques jeunes, tout a commencé après l’incendie qu’a connu le marché. Dès lors, plusieurs démarches auraient été entreprises par ces derniers mais en vain. Il leur aurait été servi que c’est l’autorité préfectorale du Littoral qui aurait autorisé les structures de collecte d’ordures à verser des ordures sur ledit terrain. Inadmissible ! Comment peut-on faire d’un terrain de foot, un dépotoir d’ordures ? Comment peut-on autoriser le dépôt d’ordures à quelques mètres seulement d’un marché situé en plein cœur de la ville ? Autant de questions qui taraudent les esprits de ces jeunes et qui laissent planer le doute quant à une décision “responsable“ de l’autorité préfectorale, si effectivement, elle venait bien d’elle. De ce fait, il conviendrait de se demander si c’est ainsi que le préfet du Littoral voudrait repositionner la ville de Cotonou dans le concert des villes les plus attrayantes de la sous-région, comme il le clame. En attendant, le quartier Hindé veut retrouver son aire de jeu !!!

A.B

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Dr Brice Sohou au sujet des travaux de protection de la côte : « L’urgence n’est pas à Avlékété, mais à Grand-Popo»

Brice-Sohou

L’érosion côtière fait des ravages énormes à Grand-Popo selon le Docteur Brice Sohou, spécialistes des risques et catastrophes et membre de l’unité de recherche d’érosion côtière de l’université de Montréal (Canada) pour son parcours exceptionnel sur la question. Grand-Popo risque de disparaître si rien n’est fait. La situation est d’autant plus urgente qu’il lance un cri d’alerte à l’endroit du gouvernement qui concentre beaucoup plus ses efforts à investir sur la côte Est.Lire l’interview qu’il a accordée à votre journal.

Matin Libre : Présentez-vous aux lecteurs de Matin Libre

Brice Sohou : Je suis Enagnon Brice SOHOU, Docteur Géoscience, spécialiste des risques et catastrophes de l’université de Liège (Belgique). J’ai contribué en 2016, en tant que Jeune Parlementaire de la Wallonie (Belgique), à la définition de la politique Wallon pour une alimentation durable sur invitation officielle du Ministre Belge Carlo Di Antonio. Je suis auteur de deux livres sur les risques climatiques au Bénin avec d’importants prix et distinctions à l’internationale.

Quel est de façon générale l’état des lieux des catastrophes liées au phénomène de l’érosion côtière au Bénin ?

Nous sommes en situation exceptionnelle de crises en matière d’érosion côtière sur nos côtes. C’est bien vrai qu’il y a beaucoup de travaux en cours qui permettent de limiter les catastrophes en situation de crise pour ce qui concerne la dérive littorale sur nos côtes. Mais il faut remarquer que le Bénin investit beaucoup plus sur les côtes Est du Bénin. C’est-à-dire que nous luttons plus sur les effets, mettant en jeu la contribution relative du Port de Cotonou à l’évolution du trait de côte qui est la ligne imaginaire qui sépare l’océan du continent. Lors d’une dérive du littorale, l’océan transgresse vers le continent, et entraîne d’énormes conséquences liées à l’érosion côtière. Déjà, il faut reconnaître les pays de l’Afrique au sud du Sahara à la limite du Golfe de Guinée subissent déjà les revers du réchauffement climatique.  La houle marine ne cesse de s’augmenter avec le pic des émissions du CO2, et intensifie la fréquence côtière des fortes vagues. Normalement c’est cette chaleur houle marine qui augmente l’intensité des vagues et fait déborder l’océan sur le continent à vitesse de croisière. Il faut reconnaître aussi que la déglaciation des calottes polaires a connu une impressionnante accélération avec ledit réchauffement et conduit à l’augmentation rapide du niveau de la mer. Sur nos côtes en particulier, il y a une question de vulnérabilité. En tant que spécialiste des risques et catastrophes, la vulnérabilité c’est le fait que tous ces phénomènes entraîneront assez de conséquences lorsque l’homme lui-même augmente le risque qu’il ait de catastrophes. Le Port de Cotonou empêche le transit sédimentaire de l’Ouest vers l’Est. Et ce transit sédimentaire de l’Ouest vers l’Est de Grand-Popo conduit à un déficit de dépôt sédimentaire au bord des côtes Ouest du Bénin. Normalement on devrait avoir naturellement tout le temps une accumulation de sédiment. Et le Port de Lomé empêche cela. Ce qui, en grande partie, de même que le dragage de sables dans les zones humide côtières, accélère l’intrusion marine. Lomé protège ses côtes, pourquoi pas nous ? Grand-Popo est quasiment à l’Est du port de Lomé. Nous sommes à la limite Bénin-Togo. Il s’agit d’une situation de crise géopolitique exceptionnelle. Les installations portuaires de Lomé influencent, menacent la ville de Grand-Popo de disparaître.

A vous entendre, on a l’impression que les efforts du gouvernement sont concentrés du côté Est et que l’Ouest est négligé ?

C’est cela. Mais il faut aussi comprendre le gouvernement. Pour tous les gouvernements précédents d’ailleurs, le Port de Cotonou étant le poumon de l’économie, si le gouvernement investit beaucoup du côté Est, c’est qu’il considère quand même que le port de Cotonou contribue à cette évolution du niveau de la mer. C’est très important. En économie de l’environnement, on parlera de l’internalisation des coûts d’externalité environnementale. C’est que ce tort intensifie les dégâts environnementaux aux bords de nos côtes. Voilà pourquoi l’Etat béninois investit beaucoup là. Mais on ignore ce qui se passe de l’autre côté. La ville de Grand-Popo est vraiment menacée de disparaître si aucune mesure n’est prise. Il y a quelques mois, le Bénin a reçu un contrat de financement de l’Union européenne pour lutter contre l’érosion et c’est la Banque mondiale qui est derrière ça. La majeure partie de ce financement, c’est vrai qu’on considère le côté Est mais il y a aussi une partie du côté ouest c'est-à-dire du côté d’Avlékété. Moi j’étais sur le site d’Avlékété, il y a une semaine, il y a dragage de sable jusqu’à maintenant.Je peux vous dire que les autorités locales sont beaucoup complices.

Parlant précisément de Grand-Popo, quelle est la situation à l’heure actuelle ?

A l’heure actuelle, si vous allez à Grand-Popo en particulier au niveau de l’ancien cimetière, nous sommes déjà à quelques mètres de la mer. Même si vous n’êtes pas cartographe, avec le travail que j’ai réalisé, vous allez voir le niveau de la mer en 2015 et en 2018. Vous allez voir comment la mer évolue vers le continent. Et si aucune mesure n’est prise ce sera catastrophique d’ici 3 à 5 ans. J’’ai vu des tombes de 1800 qui risquent de disparaître d’ici quelques années. C’est la mémoire des grands hommes qui sont là et si vous allez sur le terrain, vous découvrirez assez de zones humides d’intérêts qui disparaissent. Les mangroves avec leurs palétuviers sont menacées, et nous sommes à quelques mètres de la mer selon les travaux que nous avons réalisés il y a quelques jours sur le terrain.

Donc vous soutenez que si on n’y prend garde, Grand-Popo risque de disparaître ?

Grand-Popo risque de perdre une grande partie de son étendue continentale si aucune mesure n’est prise en urgence. Parait-il que c’est en 2019 que le gouvernement va investir sur Grand-Popo. Pour moi, ce n’est pas Avlékété qui est urgent mais Grand-Popo. Car, Grand-Popo mérite que les deux pays, le Togo et le Bénin négocient. Ce qui se passe à Grand-Popo n’est pas seulement lié au Bénin. C’est lié aussi au Togo. Nos autorités doivent en tenir compte. Chaque année, il y a la rencontre des grands hommes à Grand-Popo pour la fête de Nonvitcha. Mais ces grands hommes, qu’est-ce qu’ils font à part fêter et se retourner ? Cette ville est quand même une ville historique. Grand-Popo étant dans la basse vallée du fleuve Mono, elle est non seulement menacée par l’érosion côtière mais aussi par l’inondation cyclique. Le barrage de Nangbéto est en amont de Grand-Popo et modifie l’écoulement de l’eau. Cette ville doit être normalement protégée par deux pays : le Bénin et le Togo.  

Selon vous, que devrait faire le Gouvernement ?

Quand j’étais sur le site d’Avlékété, j’ai remarqué qu’on continuait de faire du dragage de sable dans les zones humides. L’une des premières recommandations à l’endroit du gouvernement, c’est qu’il faut interdire tout dragage de sable sur nos côtes, en particulier dans les zones humides. Et pour lutter contre cette dérive littorale, ce n’est pas seulement le fait d’importer des granites de l’extérieur. Il faut encourager le dragage de sable au fond de la mer qui permet de lutter contre l’érosion côtière. Ce que nous dépensons actuellement pour importer des granites, on peut l’utiliser pour le dragagede sable au fond de la mer. Ce dragage au fond de la mer servira de changement d’activités aux entreprises qui exploitent le sable des zones humides. Quand on drague du sable au fond de la mer, on permet à l’eau de rentrer encore dans la mer et on crée de l’emploi tout en reculant la mer. J’étais en France l’année dernière et on a fait un calcul sur ce qu’on a injecté à l’Est du port de Cotonou. Au moment où on investit un million d’Euro là-bas, on investit 10 millions d’Euro ici pour lutter contre l’érosion côtière. Voyez la différence ! Donc il faut savoir investir. Il ne sert à rien de gaspiller nos maigres ressources pour lutter contre l’érosion côtière. On peut agir autrement. Si on n’a pas la possibilité d’avoir de la matière première pour lutter contre cette érosion, l’une des solutions est de draguer du sable au fond même de la mer et en même temps on installe un système de lutte antiérosive sur les côtes. Ce qui permettra à la mer de reculer. C’est une solution plus ou moins fiable qui permettra aussi d’exploiter le sable du fond de la mer pour les constructions. Ce qui limitera forcément l’exploitation de sable dans les zones humides. Il y a un contact entre l’eau de mer et l’eau des zones humides lorsqu’on intensifie l’exploitation du sable des zone humides côtières. Lorsque les gens disent qu’on a des milliers de poissons qui meurent, je dis qu’il faut aller doser la salinité de ces eaux humides. Est-ce que ce n’est pas à cause de la salinisation de l’eau douce que beaucoup d’espèces d’eau douces meurent ou disparaissent ces dernières années au Bénin ? Beaucoupd’espèces aquatiques d’eau doucesont sensibles à la salinisation et il suffit tout simplement que l’eau devienne salée à la suite d’une intrusion marine souterraine, et on va croire que c’est des personnes mal intentionnées qui sont à la base de la mort des poissons.

A propos de la polémique autour de  l’importation de granites de la Norvège, quel est votre avis ?

Pour moi l’importation de granites de l’extérieur n’est pas aussi grave qu’on veut la faire croire. Je suppose que l’exécution du contrat doit financièrement répondre à certaines exigences et que le gouvernement est de bonne foi en allant chercher les pierres en Norvège. Cela a un côté positif : C’est la préservation de nos ressources afin de ne pas détruire notre écosystème. Mieux ce sont des granites qui respectent une certaine norme. Un tel choix engage le Bénin à collaborer avec d’autres pays en matière de lutte contre l’érosion côtière. Mais le côté négatif, c’est que les générations futures de la Norvège risquent, les années à venir, réclamer une compensation des crimes environnementaux liés à la vente de ces granites vers le Bénin. Et cela peut engager le Bénin dans une situation de crise géopolitique environnementale.

Avez-vous des recommandations à l’endroit du gouvernement ?

Il faut reconnaître que les politiques actuelles du PAG sont au cœur même de la préservation des ressources naturelles. Il urge une priorisationdans la lutte contre les catastrophes côtières appuyée d’un diagnostic pertinent sur la base des alertes. Il faudrait que les politiques publiques initient l’intervention des groupes cibles et des bénéficiaires finaux qui sont exposés à ces catastrophes-là. C’est-à-dire que les populations, les experts, la presse et l’Etat doivent collaborer dans la fraternité pour une meilleure surveillance des risques côtiers. Les autorités compétentes doivent s’impliquer plus sur le terrain en collaboration avec les hommes de science et la société civile pour mieux agir. Il urge d’initier un cadre de concertation en la matière.L’Etat pour moi doit prioriser l’exploitation du sable au fond de la mer pour lutter contre l’érosion côtière. C’est une méthode naturelle et l’Etat doit intégrer en ce qui concerne l’éco-tourisme durable une politique de conservation des zones humides côtières. L’Etat doit faire un diagnostic plus approfondi et identifier les zones les plus concernées par ces menaces pour lutter efficacement contre l’érosion côtière. Ma doléance, est que le dossier de création de « l’Agence Béninoise des Risques et Catastrophes » que j’ai initié personnellement au Gouvernement, et qui a reçu un soutien du Chef de l’Etat ne traine pas encore pour longtemps dans les bureaux de nos cadres. Nous avons foi et nous croyons en l’avenir…

Entretien réalisé par Bertrand HOUANHO

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Cadre de vie au Bénin : Vers l’élaboration d’un plan directeur d’aménagement du Pôle-Sud

Jose-Tonato

Le Pôle-Sud sera bientôt doté d’un plan directeur d’aménagement. Les travaux devant conduire à l’élaboration de ce document ont démarré mardi 22 mai 2018 à Cotonou. Il s’agit donc de rédiger un document qui  fixe au regard des vocations retenues dans l’agenda spatial, les orientations spatiales du Pôle-Sud compte tenu de l’équilibre qu’il convient de préserver entre l’extension urbaine, l’exercice des activités agricoles, les autres activités économiques et la préservation des sites naturels. Pour y arriver, « les acteurs devront proposer un schéma d’organisation et d’occupation de l’espace qui met en cohérence les infrastructures et équipements structurants du pôle, et prendre en compte les grands programmes et projets de l’Etat ainsi que ceux des collectivités locales et des établissements et services publics » a indiqué le ministre José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie. C’était en présence des acteurs de ce Pôle qui regroupe les départements de l’Atlantique, du Littoral, et la commune de Sémè- Kpodji. Selon le délégué à l’aménagement du territoire, Salomon Okriri, ce plan directeur d’aménagement vise à mettre en cohérence  les interventions du Ministère du cadre de vie dans le Pôle-Sud.

A.B

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Transfert des véhicules d’occasions : Des conducteurs sans permis de conduire

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Ce n’est pas un fait anodin. La filière de véhicules d’occasion génère tellement d’emplois et de plus value pour l’ensemble des acteurs de la chaîne. Si les gouvernements qui se sont succédé, ont compris la nécessité de réorganiser et de contrôler la filière, certaines facettes continuent d’échapper aux autorités béninoises. Si l’une des conséquences des réformes engagées dans le domaine portuaire est l’accès contrôlé de tous les usagers aux installations de la plateforme portuaire de Cotonou, il faut souligner que l’accès est devenu payant pour les conducteurs chargés du « transfert » (expression souvent utilisée pour désigner le convoyage des véhicules vers les parcs de vente automobile) des véhicules d’occasion. L’accès est conditionné au payementd’une somme de deux-mille quatre cent francs (2400F Cfa). Une somme payée contre un laissez-passer par jour. Mais ces derniers savent toujours tromper la vigilance des agents de sécurité et sont visiblement toujours prêts à défier le dispositif sécuritaire de la plateforme portuaire pour gagner leur pain quotidien. « Nous arrivons toujours à entrer dans l’enceinte du port sans prendre par l’entrée principale. Le “transfert“ nous revient à 7000F Cfa et si nous devons soutirer 2400F Cfa dedans pour payer le laissez-passer, combien nous restera-t-il pour nourrir nos familles ? Il faut qu’ils revoient à la hausse précisément à 10000F Cfa au moins, les frais de “transfert“ et comme cela, nous paierons sans hésiter, les frais d’entrée au Port » a confié un conducteur, rencontré à l’entrée de la plateforme portuaire. Cependant, la tâche n’est pas facile pour ces conducteurs qui se glissent dans l’enceinte portuaire sans laissez-passer. « La police fait des patrouilles pour contrôler les laissez-passer et lorsque vous ne présentez pas cela, ils vous embarquent et vous emmènent hors du Port. Soit, ils vous emmènent jusqu’à Calavi, vous narguent et vous laissent là, soit, dans leurs locaux pour quelques heures puis on vous relâche. D’autres affirment avoir été contraints à des travaux forcés dès qu’ils sont épinglés pour non paiement de laissez-passer » nous relate un autre conducteur. L’autre constat qui paraît d’ailleurs plus inquiétant est que la plupart des conducteurs rencontrés et qui font le “transfert“ des véhicules d’occasion le font sans permis de conduire. Chose curieuse, aucun contrôle policier n’est organisé à ce jour pour éviter que ces conducteurs n’ayant aucune notion de conduite ne prennent le volant. Malheureusement, le constat est là ! L’excès de vitesse, le non respect du code de la route, le risque élevé des accidents sur nos routes. Pendant que la police se jette aux trousses de ces derniers pour 2400 F Cfa, elle se rendrait plus utile si elle contrôlait en plus du laissez-passer, les permis de conduire. Ceci contribuerait à sauver des vies, prévenir des accidents souvent mortels et infractions sur nos axes routiers. De toute façon, s’il faut renflouer les caisses de l’Etat, il faudra y penser également. Aux structures et autorités compétentes de prendre leurs responsabilités…

Aziz BADAROU

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Employabilité des jeunes en Afrique : L’Institut universitaire MathFinEco préoccupé

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Il se refuse, contrairement à plusieurs autres universités publiques que privées, d’être une usine formant des chômeurs. En effet, les cursus actuellement proposés ne garantissent pas toujours à l'étudiant de pouvoir trouver un emploi à la fin de sa formation et ce,  malgré la qualité des écoles. Cette remarque, c’est le Professeur Etienne  Yèhoué, directeur de MathFinEco qui l’a soulevée vendredi 18 mai 2018, au siège de l’Institut à Zopah (Abomey-Calavi). C’était au cours d’une conférence publique sur la thématique «Employabilité des jeunes en Afrique : bilan et perspectives». A l’entendre, on note un décalage entre les besoins de l'entreprise et les enseignements dispensés par les écoles supérieures. Conséquemment, fait-il observer, le taux du sous-emploi est estimé à plus de 50% en Afrique. Pour Etienne  Yèhoué, le problème de l’employabilité définie par l'Organisation internationale du travail (Oit), comme «l'aptitude de chacun à trouver et conserver un emploi, à progresser au travail et à s'adapter au changement tout au long de la vie professionnelle», se pose donc avec acuité. «Trouver un emploi et réussir à le conserver dépend des compétences, des qualifications, et des comportements que l’individu a, de la façon dont il les sert à l’employeur», poursuit-il. Et tout lien établi, il affirme qu’on ne peut pas traiter de la problématique de l'employabilité des jeunes sans régler en amont le problème crucial de leur formation. Pour cet expert au Fonds monétaire international, la formation de la jeunesse et son développement économique deviennent impérieux.

Il faut changer de paradigme...

Si devenir Agent permanent de l’Etat (Ape), est une obsession pour beaucoup de jeunes, si la culture du fonctionnariat se fait encore, Etienne Yèhoué se veut un éveilleur de conscience de part et d’autre. Selon ses propos, il faut changer de paradigme. A l’écouter, exit le modèle colonial avec comme objectif la formation des jeunes pour servir en tant que salariés dans le secteur public. Aujourd’hui, confie-t-il, le secteur public est devenu pléthorique et inefficace.  Sa capacité d'absorption limitée. Pour revenir de l’impasse, Etienne  Yèhoué pense que l'Etat devra se recentrer sur son rôle régalien tout en créant des conditions optimales pour l'émergence d'un secteur privé dynamique et des écoles de formation professionnelle dont les curricula tiennent compte des besoins de l'entreprise. Il a aussi invité les universités à promouvoir la formule des stages et des alternances à l'instar de MathFinEco qui se réclame le panthéon de diffusion du savoir. Rappelons que la séance a connu la présence d’autres conférenciers qui ont partagé avec l’assistance faite notamment d’élèves et d’étudiants, leurs expériences sur l’entreprenariat à l’instar de Machoudi Tidjani.  Le Ministère de l’enseignement secondaire s’est fait représenter ce jour. Il est d’ailleurs prêt à accompagner MathFinEco dans sa lutte.

C.K

L’Afrique, de nos jours, est considérée selon les indicateurs démographiques, comme le continent le plus jeune du monde.

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Projet de protection de la côte : Pourquoi du granite de la Norvège

Jose-Tonato

(Les bonnes raisons du gouvernement)
 La polémique enfle depuis peu à propos de l’importation des granites de Norvège dans le cadre de la protection des côtes béninoises et de la valorisation de sites touristiques. A y voir de près, les choix du gouvernement se justifient.

Doit-on condamner le gouvernement de la Rupture pour les solutions osées proposées pour limiter durablement la destruction des côtes béninoises? Ceux qui choisiront cette option auront décidé de vite aller en besogne. Car, l’initiative s’inscrit dans un contexte qui mérite d’être reprécisé. Elle est en effet liée au projet de protection et de valorisation du segment de côte à Avlékété qui s’inscrit dans le double cadre de la mise en œuvre du Plan d’investissement multisectoriel de protection du littoral et de développement du segment récréotouristique de la Zone centrale dudit littoral entre Ouidah et Cotonou. Les travaux prévus à cet effet, devront se développer dans un environnement où est déjà ouverte la deuxième phase du projet de protection de la côte à Cotonou et où seront lancés les travaux sur le segment de l’Ouest Hilla Condji Grand-Popo. Les travaux retenus sur le segment du centre Avlékété visent un double objectif. D’une part, protéger le territoire et sécuriser les infrastructures contre l’érosion côtière et d’autre part, créer les conditions de développement touristique sur ce segment. Dans ce contexte, fidèle à sa vision, le gouvernement a entrepris la recherche du financement des travaux nécessaires pour protéger les 125 kilomètres de côte dont dispose notre pays. Cette recherche a permis la signature d’un accord de prêt d’un montant de 28 560 791 528 F Cfa pour la réalisation des travaux de protection à l’Est de Cotonou, la signature d’un accord de prêt ayant abouti à la mise en place par l’entreprise JAN de NUL Sa d’un financement de 75 231 424058 FCFA signé et ratifié par l’Assemblée nationale. On parle également de la signature de trois (03) accords de prêt d’un montant total de 63 108 708 dollars US pour la mise en œuvre du projet de protection de la côte du segment Ouest et la restauration de certains écosystèmes connexes et qui sont en cours de ratification.  Il faut souligner que le montage technique et financier du projet Avlékété qui se réalise en mode financement conception-réalisation par l’entreprise JAN DE NUL Sa a prévu deux phases qui s’enchainent notamment les études de conception achevées en mars 2018 et la réalisation qui démarre par les travaux préparatoires et l’approvisionnement. Le contrat est entré en vigueur en août 2017 pour 42 mois.
 
1 200 000 tonnes de roche à mobiliser au Bénin et à l’extérieur
 
Pour conduire le projet, il faut nécessairement 1 200 000 tonnes de roche et construire les ouvrages sur trois saisons. Contrairement aux intoxications, le Bénin fournira bel et bien des roches. Il faudra en effet approvisionner 800 000 tonnes au Bénin soit 2667 000 tonnes par an ; et approvisionner 400 000 tonnes de l’étranger soit 133 000 tonnes par an.  Le Bénin va s’approvisionner à l’étranger parce que la construction des infrastructures nécessite une organisation à mettre en place depuis le montage technique et financier pour atteindre les objectifs visés dans les délais fixés. Le recours à l’importation de roche dans le cas du projet vise un objectif de respect des délais et de réalisation des ouvrages suivant les dispositions réglementaires en matière de travaux maritimes et prescrites dans le rock manuel. Pour satisfaire les besoins en enrochement du chantier estimés à 1 200 000 tonnes sur trois ans, il faudrait pouvoir mobiliser 400 000 tonnes de roche par an environ. Au Bénin,  trois carrières sont mobilisées par l’entreprise JDN qui a fait une projection de 1 000 tonnes/jour d’approvisionnement. Or, dans le cas de l’Est de Cotonou on est à 850 tonnes/jour en moyenne. Par ailleurs, d’après le rock manuel, pour commencer un ouvrage maritime qui doit consommer 400 000 tonnes de pierres, il faut avoir en stock 80% soit 320 000 tonnes. Selon les capacités de production des carrières locales, il faudrait plus de douze mois pour atteindre les 320 000 tonnes nécessaires pour commencer les travaux et donc attendre nécessairement avril 2019. Le Bénin aurait certainement perdu la première saison de construction. Les seules carrières locales auraient poussé le Bénin à doubler voire tripler le délai d’exécution du projet fixé à trois ans. Or, quand on parle de délai de construction on sait ce que cela représente en terme d’immobilisation et de charges pour le projet et finalement de coût de revient du projet.  Le recours à l’extérieur offre des avantages certains. D’abord, sur le délai d’exécution, l’organisation retenue et qui combine l’approvisionnement mixte permet de réaliser le projet sur trois ans au lieu de six ou plus.  Ensuite, il faut  s’interroger sur les risques d’une rupture de stock lors de la construction des ouvrages. Aucun assureur ne peut accepter d’assurer ce risque ni pour le Maître d’Ouvrage ni pour l’entrepreneur. Un arrêt des travaux dans la mise en place d’une couche de structure pour défaut d’approvisionnement est préjudiciable à la tenue de l’ouvrage qui risque alors de subir des désordres structuraux précoces. Il est important de souligner qu’avec le navire pour une période d’un mois y compris chargement, voyage et déchargement, 33 000 tonnes de pierres sont sur le chantier à Cotonou soit un taux de production de 1 375tonnes par jour contre 850 tonnes par jour pour l’approvisionnement des carrières locales. Des avantages déterminants.
 
Vaine polémique sur les emplois

Aujourd’hui, beaucoup accusent le gouvernement de ne pas vouloir soutenir la création d’emplois au Bénin. Or depuis le lancement des travaux, le ministre du Cadre de vie avait lancé un appel à la mobilisation  des promoteurs pour l’ouverture et la gestion des carrières aux fins d’alimenter en matériaux les projets du Programme d’action du gouvernement (Pag). La mise en œuvre du Pag nécessitera la production de matériaux de toutes sortes pour nourrir les différents chantiers ouverts. C’est pourquoi le gouvernement encourage des initiatives privées de promotion des carrières à condition que cela se fasse dans le respect des normes notamment environnementales en la matière.

Norvège, un choix responsable

Le choix de la Norvège s’imposait face à d’autres paramètres. Plusieurs visites ont été faites dans la zone des mines pour examiner toutes les carrières potentielles. 14 carrières ont été prospectées mais seulement trois ont pu être retenues. Les carrières capables de supporter une partie de la production ont été sélectionnées en tenant compte de la disponibilité de machines, du front de taille, de l’expérience passée ; et des contrats actuels en cours. Notons qu’en Afrique de l’Ouest, l’expérience avec la production et les livraisons contre un schéma bien défini n’était pas promettant. Par exemple, pour le projet d’agrandissement du Port de TACORADI (Ghana) par JDN, près de 2 050 000 tonnes d’enrochements devaient être livrés à partir du Ghana. Mais après plusieurs mois de retard dans les livraisons pour défaut de capacité de productivité, JDN a dû prendre la gestion et l’exploitation des carrières en ses propres mains. Des spécialistes internes et des équipements JDN ont été déployés pour rectifier la situation au point  qu’au final, le projet est revenu beaucoup plus onéreux parce qu’il était question de tenir dans le délai contractuel compte tenu des contraintes du client et des engagements de JDN vis-à-vis de l’Etat de Ghana. Face à ces évidences, l’Etat béninois avait raison donc de faire une option responsable et efficace.

M.M
 
 

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Affaire Cnss-Bibe : La décision de la Cour n’a servi à rien

laurent-metongnon

(Mètongnon et ses coaccusés retournent en prison)
Le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou n’a pas prononcé comme prévu, sa sentence dans l’affaire Cnss-Bibe et il faudra encore attendre quelques jours pour en avoir le cœur net. Lors du procès de ce mardi, 22 mai 2018, la décision DCC 18-098 du 19 avril 2018 rendue par la Cour constitutionnelle dans ce dossier a été le principal point d’achoppement. En effet, ladite décision déclare contraire à la constitution béninoise du 11 décembre 1990, la procédure ayant conduit au placement en détention provisoire de l’ancien Pca de la Caisse nationale de sécurité sociale, Laurent Mètongnon et ses co-accusés. Ainsi, se référant à cette décision des sages de la Cour, les avocats de la défense ont plaidé la nullité de la procédure lors du procès du 8 mai dernier. Une demande qui a été réitérée hier par ces derniers qui n’exigent que l’exécution de la décision de la Cour constitutionnelle. Mais leur demande ne recevra pas l’avis favorable du juge d’instruction en charge du dossier. Le Magistrat Rodolphe Azo s’est donc opposé à la plaidoirie de la défense car pour lui, les accusés doivent continuer d’être détenus dans les liens carcéraux en attendant la sentence de la justice. Le Collège des avocats de la défense a, par la suite, demandé une suspension de l’audience pour réclamer les rapports de l’inspection des finances publiques et de la Bceao sur lesquels le Ministère public fonde ses accusations contre leur client. A la reprise, le tribunal a annoncé le renvoi du Procès au 05 juin prochain et a demandé au Procureur de la République de mettre à la disposition de la défense, toutes les pièces du dossier sous huitaine. Le tribunal a également rejeté une demande de remise en liberté provisoire d’un des détenus, Alassane Kèmoko pour raison de santé. En attendant, Laurent Mètongnon et ses co-accusés retournent en prison. Dans le rang de ceux qui étaient venus au tribunal apporter leur soutien aux détenus, la déception totale. « Dans un Etat de droit et pour ce qui concerne un procès pénal, les avocats de la défense ont accès au dossier à tout moment. Et toutes les informations sont versées au dossier au fur et à mesure. C’est le principe et la règle procédurale pénale. Réserver des informations que l’on garde sous huitaine pour rendre un jugement bâclé, sort de l’ordinaire de toute procédure. Tout montre à présent que ce gouvernement persévère dans sa démarche de porter atteinte aux libertés publiques en envoyant ses adversaires politiques en prison sans preuve de ce qui leur est reproché et sans jugement tout en s’acharnant à les garder en détention le plus long que possible », confie un soutien de Laurent Mètongnon.

Aziz BADAROU

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Fin des négociations Gouvernement-Syndicats : Rien de concret, le relevé de conclusion en suspens…

grogne

Jeudi, 17 mai 2018, les centrales et confédérations syndicales et le gouvernement se sont retrouvés à l’Infosec de Cotonou pour poursuivre les négociations en vue de la satisfaction de la plateforme revendicative des travailleurs. Mais, cette rencontre qui marque la clôture de la première session ordinaire de la Commission Nationale Permanente de Concertation et de Négociations Collectives Gouvernement / Centrales et Confédérations Syndicales au titre de l’année 2018 a été simplement un fiasco. Rien de concret n’a été filtré, selon le Secrétaire général de la Cstb…

« Les négociations ont eu lieu mais rien de concret, le gouvernement n’a rien donné. Rien du tout ! Même en ce qui concerne la rétrocession des défalcations, le gouvernement ne dit rien. Nous ne nous sommes pas entendus sur la question des défalcations et on devrait revenir dessus pour en discuter mais cela n’a plus été le cas. Nous avons insisté mais rien. La session est clôturée sans que les travailleurs n’aient gain de cause. Il n’y a rien eu de sérieux. C’est la ruse. La montagne a accouché d’une souris », a déploré le Secrétaire général de la Cstb, Kassa Mampo. Les questions qui ulcèrent le plus, les Secrétaire généraux des centrales et confédérations syndicales n’ont donc pas été débattues. Et comme on l’annonçait, les pourparlers ont été houleux, à en croire le responsable syndical. Car faut-il le rappeler, le ton avait monté et les Secrétaire généraux des centrales et confédérations syndicales ont exigé que des discussions soient menées autour  des questions liées à la rétrocession des défalcations opérées sur les salaires pour fait de grève, les modalités d’application des statuts particuliers des enseignants, les travaux de reclassement et de reversement des Ace recrutés en 2008 et autres revendications sur lesquelles, le gouvernement hésite encore à se prononcer. Le Secrétaire général de la Cstb a aussi déploré le fait qu’à défaut de rétrocéder les défalcations opérées en février 2018 sur les salaires pour fait de grève, le gouvernement continue de défalquer de façon discriminatoire et arbitraire sur les salaires des magistrats et des travailleurs de la santé pour les mois de mars et avril 2018. Pour les présentes négociations consacrant la fin de la première session ordinaire de la Commission Nationale Permanente de Concertation et de Négociations Collectives Gouvernement / Centrales et Confédérations Syndicales au titre de l’année 2018, le relevé de conclusions n’a malheureusement pas été signé. « Le relevé de conclusions, le gouvernement a fait un projet qu’il nous a présentés qui ne valait rien et nous leur avons demandé de reprendre et de le mettre à la disposition des centrales syndicales. Les centrales vont apprécier et on verra », a déclaré Kassa Mampo de la Cstb. Pour lui, le gouvernement persiste toujours dans du dilatoire bien que les travailleurs aient baissé avec la suspension des différentes motions de grève. Le dialogue social est donc encore loin d’être ce qu’il devrait être au Bénin…

Aziz BADAROU

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Olympiades de mathématiques : 12ème édition Ufuk-Bénin met en compétition 232 élèves

Sambo-Aboubakar

(Un nouveau logiciel conçu pour la correction des copies)
Démarrée officiellement depuis le 05 mai 2018 avec une première phase dans douze villes du Bénin, la 12ème édition des Olympiades de mathématiques livre sous peu, son verdict. Samedi, 19 mai 2018, 232 candidats ont composé dans trois différents centres dans le cadre de la dernière étape de cette compétition nationale organisée annuellement par l’Ecole internationale Ufuk. Ceci, dans le but de promouvoir l’excellence dans la matière « Mathématiques » et surtout en donner le goût aux apprenants depuis le bas-âge. Notons qu’un nouveau logiciel a été conçu pour faciliter la correction des copies…

Sur les 2432 candidats enregistrés au premier tour de ces Olympiades de mathématiques, seulement 232 élèves ont été retenus pour poursuivre l’aventure. Sélectionnés sur toute l’étendue du territoire national, ces derniers ont planché samedi dans trois centres de composition à savoir Cotonou, Parakou et Natitingou. Cette étape finale permettra de connaître les lauréats de la 12ème édition. A en croire le Directeur général de l’Ecole Ufuk-Bénin, Sambo Aboubakar, le but visé à travers l’organisation desdites Olympiades est de motiver les jeunes générations à aimer les mathématiques et d’offrir des bourses d’études au sein de l’école aux meilleurs élèves n’ayant pas de moyens. Faut-il le souligner, à l’issue de la présente phase, les 24 meilleurs candidats seront primés. Outre les bourses d’études offertes, les dix meilleurs élèves seront gratifiés d’importants prix et attestations tels que l’ordinateur, tablette etc. « Le plus intéressant est que les trois premiers bénéficieront gracieusement d’une bourse d’études à l’école Ufuk, supportée à 100% par l’école » a rassuré le directeur Sambo Aboubakar. Il a, par ailleurs, témoigné toute sa gratitude aux directions départementales des enseignements maternel et primaire (Ddemp) pour leur contribution à la réussite de l’initiative. Quant à Alexandre Gnanvo, instituteur, il s’est acquitté d’un devoir de reconnaissance à l’endroit de l’Ecole Ufuk, organisatrice de la compétition. Pour lui, l’initiative suscite désormais de l’engouement au niveau des enfants qui s’efforcent d’exceller de plus en plus dans les sciences mathématiques.

Un logiciel pour corriger les copiesen un temps record…

Etant donné le nombre impressionnant de copies à corriger chaque année, l’équipe organisatrice a procédé à la conception d’un logiciel qui permet de corriger en quelques secondes seulement, une copie. A en croire les explications du professeur d’anglais et organisateur de mathématiques, Ertugrul Sevim, il suffit juste d’entrer dans le logiciel, d’y faire la photo de la copie et le résultat du candidat est connu et affiché sur l’écran. De même, cela permet de connaître le rang du candidat sur le plan départemental et national. Grâce au logiciel, les résultats seront donc connus dans un bref délai et les lauréats seront primés. Rappelons qu’au regard de l’avancée technologique qui réduit le monde en un village planétaire aujourd’hui, il urge de prôner une éducation de qualité et les « Olympiades de mathématiques » visent à doter le Bénin, des génies de demain.


Aziz BADAROU

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