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Société

Après démolition de quelques abris de la place Idi de Cadjèhoun : Des démarches rassurantes à l’endroit de la communauté musulmane

Modeste-Toboula

La casse, par le préfet du Littoral,  des hangars servant d’abris sur la place Idi de Cadjèhoun, a été fortement décriée par la communauté musulmane en début de semaine écoulée. Brandissant les documents attestant que le domaine a été bel et bien cédé par bail à la mosquée centrale de Cadjèhoun, les fidèles musulmans s’étaient dits brimés dans leurs droits et surtout harcelés après les déguerpissements qui ne les avaient pas épargnés, il y a quelques mois. Mais, les autorités béninoises, notamment l’autorité préfectorale, Modeste Toboula ont très tôt compris la nécessité de calmer les esprits en recourant à des démarches plus rassurantes…

Après le cri de cœur de la communauté musulmane, relayé sur les réseaux sociaux et dans certains médias, le préfet du Littoral, Modeste Toboula a reçu sur sa propre demande, à son cabinet, dans la soirée de ce vendredi 13 juillet 2018 une délégation des fidèles musulmans conduite par l'imam de la mosquée de Cadjehoun, Ligali Issiaka. Mais avant cette rencontre, des dispositions ont été prises par les autorités béninoises pour permettre aux fidèles de faire la prière de Djoumat dans de meilleures conditions. « Dans la nuit du jeudi, certaines autorités se sont déplacées sur les lieux et le lendemain, c’est-à-dire le vendredi, un véhicule des sapeurs-pompiers a été envoyé sur la place Idi pour permettre aux fidèles musulmans de disposer de l’eau pour faire l’ablution. Ils ont également envoyé quatre (04) toilettes ou douches mobiles sur la place. Ces douches ou toilettes mobiles seront sur la place jusqu’à ce que la situation soit solutionnée. Des démarches entreprises dans le but de calmer les esprits » a confié une source proche des responsables de ladite mosquée. Au cabinet de l’autorité préfectorale, la question était au cœur des échanges. Il s’agit du projet d'aménagement des plages actuellement en cours, à travers la construction de la route des pêches, projet qui nécessite la libération du long de ladite route. L’occasion pour le préfet d’exposer aux fidèles musulmans les raisons pour lesquelles il est prépondérant de rendre les plages accessibles aux projets et initiatives qui pourraient contribuer efficacement au développement et constituer une plus-value à l'économie nationale, dans l'intérêt de tous. Il a également sollicité l'accompagnement de ces derniers auxdits projets en leur demandant de bien vouloir prendre toutes les dispositions idoines afin que la mosquée érigée sur la plage soit délocalisée. Aussi, a-t-il exprimé toute sa disponibilité à travailler avec la communauté musulmane de Cadjehoun pour qu'un site soit identifié pour leur permettre de prier dans la quiétude totale. « De cette rencontre, il ressort que la place Idi sera définitivement démolie au plus tard le 31 août et tout sera rasé mais le préfet a rassuré qu’avant cette date butoir, des diligences seront faites pour trouver un autre emplacement qui servira de place Idi » a confié la même source. Des démarches et engagements rassurants de l’autorité préfectorale que l’imam Ligali Issiaka a fortement salués.

M.M

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Baccalauréat session de juillet 2018 : 106.499 candidats à l’assaut du premier diplôme universitaire

alphonse-da-silva

Les candidats à l’examen du baccalauréat planchent dès ce jour, lundi, 16 juillet 2018 sur toute l’étendue du territoire national. Au total, 106.499 candidats  dont 35 789 filles (soit 33%) composent les épreuves écrites de cet examen en vue de l’obtention du premier diplôme universitaire. Ces derniers sont répartis dans  147 centres de composition. Pour le professeur Alphonse da Silva, directeur de l’Office du baccalauréat, ces chiffres sont en baisse par rapport à l’année 2017. A l’en croire, le taux de réussite relativement élevé de l’année passée (42%) peut expliquer cet état de chose. Concernant la baisse du nombre de centres de composition, le Dob pense que c’est lié à l’effectif des candidats. Notons, par ailleurs, que de nouveaux centres de composition ont été retenus dans certaines communes. Pour lui, le Bac reste un examen dynamique et sa qualité ne sera pas bridée. « Les épreuves sont au niveau des apprentissages reçus par les candidats. Et tout candidat moyen va réussir » a-t-il conclu. Le ministre de l’Enseignement secondaire, Mahougnon Kakpo, a rappelé que le baccalauréat béninois est l’un des plus prisés de la sous-région avant de saluer la qualité de l’organisation dudit examen. Tout en mettant en garde les candidats et surveillants contre toute tentative de fraude et de tricherie, le ministre a rassuré les candidats que les épreuves seront à leur portée. Dans son message, le ministre de l’Enseignement supérieur, Marie-Odile Attanasso, a également témoigné sa gratitude à tous les acteurs impliqués dans l’organisation avant de prodiguer de sages conseils aux candidats ainsi qu’à leurs parents. Notons aussi que 7718 surveillants et 6888 contrôleurs, correcteurs et présidents de commissions ont été retenus pour le processus d’organisation du baccalauréat session de juillet 2018.

Aziz BADAROU

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Reprise de l’évaluation pédagogique et intellectuelle des enseignants : Les syndicats du Memp appellent au boycott

education

Au ministère des enseignements maternel et primaire, les syndicats sont contre la reprise annoncée par le gouvernement de l’évaluation pédagogique et intellectuelle des enseignants. Dans une déclaration collective, ils ont fustigé l’impréparation, la précipitation et l’improvisation ayant caractérisé les travaux et qui ont conduit au gaspillage des ressources limitées de l’Etat. Ils exigent du gouvernement le point de l’évaluation passée, faute de quoi ils appellent les enseignants à un boycott réussi de l’évaluation annoncée pour le 28 juillet prochain.

Les Organisations Syndicales du MEMP

A
Monsieur le MEMP
Aux
Membres du Gouvernement.

Objet: Indignation et Protestation A/S Reprise Évaluation diagnostique des Instituteurs.

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement.

Qu'il vous souvienne que le 16 juin 2018, c'est dans un sentiment d'humiliés, de provoqués, de doute, c'est dans un climat de suspicions et d'abnégation totale que contrairement au pire craint, massivement les instituteurs et institutrices du Bénin ont répondu pacifiquement à l'appel de leur Ministre de tutelle et surtout au mot d'ordre de sensibilisation des syndicats du secteur des Enseignements Maternel et Primaire pour aller composer à l'évaluation des capacités intellectuelles et pédagogiques organisée à leur intention. Le caractère inédit de ladite évaluation, à la limite drôle, les ressentiments nourris au choeur des coeurs des enseignants relatifs à l'insatisfaction généralisée générée par les dernières grèves et le caractère impératif d'une gestion judicieuse, efficiente et efficace du peu de temps d'apprentissages scolaires qui restaient avant le CEP et la fin de l'année scolaire 2017-2018 sauvée de justesse au prix de mille sacrifices des premiers et vrais acteurs du système, étaient de nature à s'attendre au boycott systématique de ladite évaluation, du moins à un fort taux d'absences ce samedi 16 juin 2018 jour non ouvrable, par excellence de cérémonies diverses et préparations de classe pour singulièrement les Instituteurs. Rien n'était gagné d'avance. Le sens de responsabilité, de partenariat sérieux et constructif dont les Syndicats ont fait preuve dans leur ensemble a énormément contribué à la forte mobilisation des enseignants ce jour. Les râtés dits constatés par le Conseil des Ministres du Mercredi 11 juillet 2018 n'étant pas du fait de la mauvaise foi des Instituteurs, encore moins de leurs organisations syndicales d'appartenance respective, il est incompréhensible, inconcevable, voire inacceptable que ces derniers consentent à une reprise généralisée de ladite évaluation, sans un point exhaustif de ce qui a été fait, aux plans organisationnel,  statistique, docimologique, financier et rendement pour situer les responsabilités, identifier les auteurs des dites irrégularités, les punir au besoin. S'il est vrai qu'aucune oeuvre humaine n'est parfaite, même reprise, il en demeure mieux qu'il est responsable et raisonnable de décider au besoin d'une reprise uniquement à l'intention des absents et présents empêchés de participation par certains CRP et DDEMP excessivement zélés, que d'une reprise généralisée  qui ne serait qu'un aveux d'impréparation, de précipitation, d'improvisation, d'échec et de gaspillage des judicieuses et très limitées ressources publiques à l'ère de la Rupture dont la bonne gouvernance est annoncée comme boussole de gestion, de bonne gestion.

Par conséquent, avant toute reprise même partielle, les syndicats du MEMP, exige de la part du Gouvernement et du MEMP en particulier, le point exhaustif de l'évaluation passée avec la possibilité d'accès facile aux données fiables qui pourraient justifier une quelconque reprise de l'évaluation pour les instituteurs qui ne sont pas les seuls visés par les textes de la Fonction publique qui certes ont prévu l'évaluation annuelle de tout fonctionnaire, toute sorte d'évaluation sauf collective; l'évaluation des compétences académiques et professionnelles ou pédagogiques étant avant et après tout individuelle et un acte purement individuel.

Au vu du Syndicat, il est inadmissible surtout sous le régime actuel du nouveau départ, que les  ressources de l'État déjà dites insuffisantes pour régler les précieuses et légitimes revendications des enseignants souvent objet de longs mois de grève, soient dilapidées de la sorte sur le dos des instituteurs sans justificatifs convaincants et situation de responsabilités assumées par qui de droit si tant est que la reprise généralisée de l'évaluation NATIONALE du 16 juin dernier tel à nouveau décidée par le Gouvernement est indispensable. Le MEMP a t'il un budget élastique pour supporter à merveilles sans sacrifier d'autres activités importantes prévues le coût d'une telle opération reprise? Par la voie de leurs syndicats, les instituteurs et institutrices du Bénin

1- se déclarent indisponibles pour aller reprendre ce qu'ils ont déjà fait le 16 juin 2018;
2- exigent la reconversion de ces fonds mobilisés pour la reprise du 28 juillet 2018 à  l'augmentation de leurs diverses primes anciennes comme nouvelles, au  paiement de leurs arrièrés de salaires, d'avancements de grade et d'échelons, des divers avantages dont le remboursement est bloqué par le Pouvoir TALON depuis plus de deux ans que le Bénin révélé gouverne ce pays.

Enfin, prenant acte de cette volonté manifeste des enseignants ainsi  clairement exprimée à leurs Secrétaires Généraux, les Organisations syndicales du MEMP demandent d'une part au Gouvernement l'annulation pure et simple de la Reprise prévue pour le 28/07/2018, au besoin pour les absents et empêchés de toutes sortes s'il dispose encore des fonds publics à distraire, le renoncement définitif à l'organisation d'une telle forme d'évaluation aux fonctionnaires enseignants, la publication détaillée et immédiate du coût de l'évaluation du 16/06/2018, des insuffisances observées qui justifieraient une reprise intégrale, des noms des auteurs d'une telle mal organisation, les  sanctions prévues à leur encontre, et d'autre part à tous les Instituteurs et Institutrices du Bénin à la mobilisation totale pour un boycott réussi de l'évaluation du 28 juillet 2018 annoncée si le Pouvoir maintenait sa décision de dilapider à nouveau les maigres ressources de l'État; et la remise au travail, avec moyens adéquats, des Conseillers Pédagogiques et Inspecteurs CRP qui ont les pleines prérogatives au moyen de sérieuses  visites de classe et d'école d'identifier les besoins réels académiques et pédagogiques des enseignants en situation de classe.

Le déroulement normal des travaux de fin d'année, de correction du CEP 2018 et les prémices d'une paisible rentrée scolaire 2018-2019 en dépendent largement indépendamment de la satisfaction des  revendications latentes objets des dernières grèves dans le secteur de l'enseignement.

En tout état de cause, le Syndicat décline toute responsabilité des conséquences néfastes  qui découleraient de  l'organisation forcée de cette reprise généralisée de ladite évaluation et d'éventuelles implications qui en résulteraient.

Les Syndicats du MEMP

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Certificat d’études primaires (Cep 2018) : Une école aurait boycotté les compositions à Djougou

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Les candidats de l’Ecole primaire publique de Gougouniga (Commune de Djougou) à l’examen du Certificat d’études primaires (Cep 2018) ont boycotté les compositions. Cette information relayée par le journal “Nouvelle tribune“ précise qu’une mésentente entre le directeur de l’école et les parents d’élèves serait à la base du boycott des épreuves écrites du Cep par lesdits écoliers. A en croire la même source, des diligences seraient déjà faites par le Directeur départemental des enseignements maternel et primaire de la Donga, Ibrahim Adamou pour solutionner la situation. Ces candidats de l’Ecole primaire publique de Gougouniga pourront donc composer les épreuves pendant la session de rattrapage.

A.B

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Prévention des grossesses des ados : L’initiative « Vacances sans grossesse » lancée

education

Les grandes vacances sont déjà là. Les jeunes apprenants deviennent davantage sexuellement actifs et les risques de grossesses restent élevés en cette période. Le Système des Nations Unies entend contribuer à freiner les grossesses précoces et non désirées au Bénin à travers l’initiative « Vacances sans grossesse ». Elle a été officiellement lancée, mercredi 11 juillet 2018, par le Coordonnateur des Agences du Système des Nations Unies, Siaka Coulibaly. Ceci, à la faveur de la cérémonie de lancement des manifestations commémoratives de la Journée mondiale de la population à Lokossa. Il s’agit d’une série d’actions visant à réduire le taux de grossesses chez les ados, élèves, durant les vacances. Selon les explications du Dr Siaka Coulibaly, « Vacances sans grossesse » est une initiative onusienne qui englobe des campagnes d’information et de sensibilisation, de causeries, de messages sur les réseaux sociaux sur la sexualité juvénile, d’émissions et de jeux radiophoniques. Cette action vise à promouvoir une sexualité responsable, sans danger, et va se dérouler tout au long des prochaines vacances. « Notre souhait est de voir les adolescents et jeunes s’approprier cette initiative et y participer massivement pour la réalisation de leur plein potentiel », a- t-il souhaité. Pour Dr Siaka Coulibaly, même si « Vacances sans grossesse » ne pourra pas éradiquer définitivement les grossesses précoces, elle va freiner le développement de ce phénomène. Le Coordonnateur des Agences onusiennes a salué les efforts fournis par le gouvernement béninois dans le cadre de l’amélioration de la qualité de vie, notamment les engagements en faveur de la gratuité de la planification et informe que de grandes actions restent encore à réaliser. « Des indicateurs montrent une faible prévalence contraceptive et d’importants besoins non satisfaits en planification familiale », a-t-il conclu. Les parents d’élèves peuvent donc pousser un ouf de soulagement.

A.B

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Conflits entre éleveurs et agriculteurs : Le conseil communal de Tanguiéta préoccupé

conflit

A l’occasion de sa 4ème session ordinaire de l’année 2018 tenue ce mardi à la salle  des délibérations de l'hôtel de ville, le conseil communal de Tanguieta a instruit le maire Paul Sahgui de solliciter l’expertise de l'Ong Potal Men et d’implorer la sagesse des notables et chefs villages de Tchanwassaga pour la résolution des conflits domaniaux qui opposent depuis plusieurs années de supposés propriétaires terriens et la communauté peulh et qui ont fait d’énormes dégâts le samedi 30 juin dernier.

Pour réconcilier les deux parties et prôner une pacifique cohabitation, le conseil a aussi instruit le maire de mettre en place un comité qui sera chargé d’aller présenter la compassion de l’exécutif communal aux victimes.

En rappelant que le village de  Tchanwassaga n'a pas de propriétaires terriens mais des exploitants terriens vu qu’il est situé dans la zone d'occupation contrôlée par le parc Pendjari, les élus locaux ont souligné la nécessité de réglementer dorénavant l'installation des populations.

Le conseil  a aussi décidé de sensibiliser les populations sur le nouveau code foncier et domanial. Le problème des terres cultivables ne devrait en aucun cas se poser dans ce village, insiste-t-on, vu que l'Ong African Park net Work, dans sa politique de délimitation du parc Pendjari, a permis aux paysans de bénéficier de plus de terres.

« Le rôle du conseil communal est de garantir la paix et la sécurité à tous les ressortissants de Tanguiéta », a martelé le maire Paul Sahgui pour justifier sa plaidoierie.

Il faut rappeler que plus d’une trentaine d’habitations ont été saccagées le samedi 30 juin dernier dans un campement peulh de Tchanwassaga dans l’arrondissement de Tanogou à Tanguiéta par des supposés propriétaires terriens vivant dans le village et qui prétendent vouloir récupérer leurs terres. Dans leur furie, ils ont aussi emporté, selon les victimes, un million 800 mille FCFA. On déplore aussi la disparition de deux enfants peulh de 5 et de 6 ans et de six têtes de bœufs.

abp.info

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Selon un rapport de la Commission économique pour l’Afrique : Le taux de sous-emploi serait de 72% au Bénin

emploi

Le combat pour le mieux-vivre des populations béninoises peine à livrer des chiffres satisfaisants. D’après une étude de la Commission économique pour l’Afrique (Cea) intitulée "profil pays 2018”, décortiquée par le journal “La Nouvelle tribune“, 72% de la population active est sous-employée. De plus, le taux de chômage est, quant à lui, évalué à  2,4%. D’après cette étude, outre le taux de sous-emploi très élevé,  le Bénin connaît une forte croissance démographique qui reste un facteur déterminant de l’accentuation de la pauvreté. Pour le directeur du bureau Afrique de l’Ouest de la Communauté économique pour l’Afrique, Dimitri Sanga, il importe que les autorités béninoises œuvrent pour garantir  une adéquation entre les besoins en ressources humaines sur le marché de l’emploi et l’offre d’éducation. Pour Dimitri Sanga, c’est un effort nécessaire pour la transformation structurelle de  l’économie béninoise. La même étude révèle, par ailleurs, la nécessité pour les autorités béninoises de trouver une meilleure politique de gestion de la transition démographique dans le pays afin de freiner l’évolution de la pauvreté. Le Bénin  connaît une croissance démographique évaluée à 3, 5%  alors que 46, 7% de jeunes béninois ont moins de 15 ans. Cet état de chose fait que la  « proportion des pauvres au Bénin s’accroît au fil des ans depuis 2007 » selon la même étude. Les gouvernants béninois sont donc interpellés…

A.B

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Mairie d’Abomey-Calavi : Bada banalise le Tribunal de commerce

Georges-Bada

A Abomey-Calavi, un contentieux fait rage autour de la gestion des panneaux publicitaires. Et alors que l’affaire est toujours pendante devant la justice, le Conseil communal avec à sa tête le maire Georges Bada décide d’agir comme bon lui semble, en toute violation d’une décision de justice. De quoi s’agit-il ?

Sous l’ancienne administration communale, il avait été lancé un appel d’offres pour la gestion des espaces publicitaires de la commune d’Abomey-Calavi. Plusieurs sociétés ont soumissionné et deux avaient été retenues à la fin du processus.
Mais les deux sociétés adjudicataires n’ont jamais pu honorer leurs obligations contractuelles, obligeant la Commune à résilier les contrats conclus avec elles et, à lancer un nouvel appel d’offres à l’issue duquel, de nouvelles sociétés ont été déclarées adjudicataires.

Depuis lors et en toute légalité, elles occupent l’espace publicitaire de la Commune et, s’acquittent régulièrement des redevances contractuelles.

Curieusement, et quelques temps après l’installation du nouveau Maire, les deux anciennes sociétés dont les contrats ont été résiliés, de connivence avec certains membres de l’administration communale, ont réussi à faire signer par le Maire et en violation de toutes les dispositions légales en vigueur, deux actes. Le premier, portant annulation des contrats des sociétés exploitant l’espace publicitaire et l’autre, portant remise en selle des anciennes sociétés dont les contrats étaient résiliés. Il sied de souligner que tout ceci a été fait, sans que les sociétés alors exploitantes aient été interpellées sur quelque fait que ce soit, et, sans qu’aucun nouvel appel d’offres n’ait été lancé.

En vertu de ces actes, et en vue de voir démanteler les panneaux publicitaires de l’une des sociétés en cause, les anciennes sociétés, remises en selle illégalement, ont saisi le Tribunal de Commerce. La société assignée a, à son tour, attrait la Commune d’Abomey-Calavi en intervention forcée dans le dossier. Elle a également saisi le juge administratif, d’une demande d’annulation des actes illégaux du Maire.

En vertu de cette saisine, elle a demandé au Tribunal de Commerce de ne pas cautionner l’illégalité en ordonnant le démantèlement de ses panneaux, vu qu’elle a saisi le juge administratif d’une demande d’annulation des actes illégaux du Maire. Elle a alors demandé au Tribunal de Commerce de surseoir à statuer, jusqu’à la décision du juge administratif.

Le Tribunal de Commerce a fait droit à cette demande et, ordonné le sursis à statuer jusqu’à décision du juge administratif saisi.

Curieusement, alors même que la Commune d’Abomey-Calavi n’a exercé aucun recours contre la décision rendue, elle a cru devoir signifier quelques jours plus tard à cette société, une sommation d’avoir à déguerpir ses panneaux sous quarante-huit heures, faute de quoi, elle s’en occuperait elle-même. La société concernée n’a pas manqué de former une opposition contre cet acte, en signifiant à la Commune et au Maire, la copie de la décision de sursis.

En dépit de ces constances et dans sa logique d’installer de force et en violation de toutes les lois et décisions de justice les deux anciennes-nouvelles sociétés qui avaient perdu tout droit pour non-respect des contrats conclus, le Maire de la Commune de Calavi a procédé à l’enlèvement des panneaux de la société qui occupait légitimement le domaine publicitaire.

Cette manière de procéder aura sans doute des conséquences graves pour les caisses de la Commune d’Abomey-Calavi qui court le risque de se voir condamner au paiement de dommages et intérêts.

Mike MAHOUNA

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Affrontements dans le Nord-Bénin : Des morts et plus de mille déplacés dans le rang des éleveurs

Lydie-Dere-Chabi-Nah

Scène déplorable dans la partie septentrionale du Bénin. Les guéguerres entre éleveurs et agriculteurs ont encore fait des victimes. Cette fois-ci, c’est la communauté peulh du Nord qui a été victime d’une attaque et le bilan fait état de cinq (05) morts dont deux enfants d’à peine dix ans et environ 1500 déplacés dans le rang des éleveurs.

De sources concordantes, tout serait parti de la découverte du corps sans vie d’un  homme éventré dans sa ferme de Tchamonga dans l’arrondissement de Datori à une vingtaine de kilomètres de Cobly centre le mois dernier. Ceci a donc entrainé une réaction sanglante et meurtrière contre des éleveurs peules de la localité, soupçonnés d’être à l’origine du la tuerie. Armés de coupe-coupe, hache, fusil artisanal et autres armes blanches des gens en furie ont pris à partie la communauté suite à la découverte macabre. Le bilan des attaques fait état de Cinq morts dont deux enfants d’à peine 10 ans et plus de 1500 personnes déplacées dans le rang des éleveurs. Informé, le préfet de l’Atacora s’est déplacé lundi sur les sites d’accueil des peulhs pour constater l’ampleur de la situation. Sur les différents sites abritant les victimes de cette vendetta dans la commune de Matéri, le constat est bien amer. Des femmes en état, des bébés ainsi que des enfants tétanisés par l’horreur vécue dans leurs campements. Et des hommes tenant à peine debout encore sous le choc. A Gouandé, 35 personnes ont été recensées, 150 à Tcharikouanga, 41 à Kouforpissiga et 50 à Samahoum.Très remontée face à l’ampleur des violences, Lydie Déré Chabi Nah, préfet de l’Atacora a mis à la disposition des déplacés du matériel de couchage et de la nourriture pour assurer leur subsistance pendant ces difficiles moments de leur vie.Le préfet a indiqué que l’Agence nationale de la protection civile est déjà à pied d’œuvre pour apporter du soutien ainsi que la Croix-Rouge. Des dispositions sont également prises pour apporter des moustiquaires et des soins aux sinistrés notamment aux enfants et aux personnes affectées, a-t-elle ajouté.

A.B

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Rencontre avec les dignitaires religieux de Parakou : Charles Toko présente le projet « Un enfant, un acte de naisance »

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Le maire de la commune de Parakou a échangé avec les trois principaux imams et le roi de Parakou dans l'après-midi du mercredi 11 juillet 2018. Trois préoccupations étaient au menu des discussions entre Charles Toko et ses hôtes.

Il s'agit de la rénovation du cimetière musulman de la commune, la déclaration de naissance des enfants musulmans et l'interdiction des chaussures et chaises à l'intérieur des mosquées.

Sur la rénovation du cimetière musulman, le maire a proposé que le cimetière soit réhabilité en dégageant de l'espace capable d'accueillir plus de corps. Ceci pour pallier le problème de surpeuplement auquel le cimetière est confronté depuis quelques temps où il n'était plus possible d'enterrer des corps sans en déterrer d'autres.

Sur la déclaration des enfants musulmans, le maire a présenté son projet <un enfant, un acte de naissance>. C'est un projet qui démarre très bientôt et qui vise à régler définitivement le problème des enfants sans acte de naissance qui sont très nombreux dans la commune et surtout dans les rangs des musulmans. Pour y arriver, les dignitaires religieux constituent un maillon très important des acteurs impliqués dans ce projet.  Il est décidé que désormais, tout imam qui célébrera un baptême sans s’être assuré de l’accomplissement de toutes les formalités de naissance sera puni sévèrement. Notamment, les parents doivent présenter le volet numéro un de l’acte de naissance et la photocopie de la souche. Sans ces deux documents, tout baptême est interdit.

Les imams ont adhéré et pris l'engagement de sensibiliser les fidèles musulmans à déclarer désormais leurs enfants.

Le troisième point de cette rencontre était relatif à l'entrée dans les mosquées avec les chaussures et chaises lors des baptêmes, prières, mariage et autres célébrations. C'est une pratique qui est en vogue à Parakou.

Le Maire très attaché aux valeurs de l'islam, pense qu'il faut arrêter. La mosquée est un lieu sacré et il faut cesser de la profaner avec des chaussures et des chaises. Une remarque bien fondée selon les imams.

Ensemble avec les autorités, la décision sera désormais prise pour interdire toute entrée dans lesdites mosquées avec les chaussures et les chaises et fauteuils. Mêmes les autorités sont priées de rester dehors si elles ne peuvent pas respecter cette prescription. Il faut préciser qu'au cours de la séance, des prières ont été dites aussi bien à l'endroit du Maire, de son équipe qu'à l'endroit du Chef de l'État, le Président Patrice Talon.

Albérique HOUNDJO

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