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Politique

Appel à la mobilisation des forces démocratiques pour l’organisation des élections en République du Bénin : La démocratie béninoise est en danger

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Les élections des conseillers municipaux, communaux et locaux dont les mandats sont arrivés à échéance depuis juin 2013 ont été reportées sine die, en raison de la non disponibilité de la LEPI devenue depuis la décision DCC 10-049 du 05 avril 2010 de la Cour Constitutionnelle, la seule forme de liste électorale valable pour tout scrutin en République du Bénin.  
Le COS/LEPI, installé depuis le 1er mai 2013 pour procéder à la correction, l’actualisation et la mise à jour de ladite LEPI est aujourd’hui confronté à des difficultés d’ordre financier, technique et organisationnel qui suscitent un doute épais et légitime quant à sa capacité à rendre effectivement disponible le 30 novembre 2014 – énième échéance fixée par lui-même – une liste fiable permettant d’organiser des élections transparentes et apaisées dans les délais constitutionnels.
En effet, au plan financier, le COS/LEPI n’a de cesse de se plaindre du manque de moyens que le Gouvernement ne met à sa disposition qu’avec beaucoup de retard et à doses homéopathiques. Ce qui ne lui a pas permis de respecter un chronogramme rigoureux qui, du reste, attend encore d’être actualisé au vu des derniers développements. Mieux, alors qu’au vu du budget des opérations, le gouvernement ne reste plus devoir théoriquement qu’environ un milliard (1 000 000 000 F CFA) au COS/LEPI, ce dernier doit encore réaliser des activités comme l’enregistrement complémentaire, le dédoublonnage, l’affichage, l’apurement, la production des cartes d’électeurs, etc, toutes opérations dont le coût semble largement supérieur au solde sus énoncé.  Comment compte-t-on combler le gap évident entre les taux de réalisation physique et financier ?
Au plan technique, de nombreux dysfonctionnements laissent interrogateur sur la qualité de l’outil en cours de confection. Au nombre de ces dysfonctionnements, on peut citer pêle-mêle : les plus de 10% de fiches inexploitables suite à la première phase de l’audit participatif, les fiches perdues dont on ne saurait déterminer le nombre exact, la différence positive et inexplicable, au niveau de certaines localités, entre le nombre de fiches traitées et le nombre ramené du terrain, la difficulté voire l’impossibilité de rattacher certaines fiches à la localité dont elles proviennent en raison de l’absence ou de la non concordance des codes des bureaux de vote, la non délimitation des limites administratives des villages et quartiers de ville, … Autant de facteurs internes ou externes au COS/LEPI et qui entachent la crédibilité de l’opération. Comment compte-t-on régler ces questions de façon satisfaisante ?
Au plan organisationnel, les déclarations intempestives et contradictoires de certains membres du COS/LEPI semblent accréditer la thèse de la cacophonie au sein de l’organe. Il serait question de l’existence d’un bicéphalisme – et pourquoi pas un multicéphalisme ? – au niveau du bureau du COS/LEPI. Ce qui ne garantit ni la sérénité requise pour la réussite d’une pareille mission, ni la traçabilité des opérations. De fait, certaines indiscrétions font état de l’intégration par un individu de données dans la base en dehors des procédures régulièrement mises en place. Comment compte-t-on corriger ces anomalies et rétablir la confiance entre les membres du COS/LEPI d’une part et entre ceux-ci et les citoyens d’autre part ?
Tous ces problèmes, dysfonctionnements et questionnements amènent à se préoccuper légitimement de l’issue du processus en cours et partant, de l’organisation effective des élections à venir, d’une part dans les délais requis, et d’autre part dans les conditions de transparence et de paix souhaitées. Faut-il continuer à observer passivement un processus visiblement voué à un échec certain ? Ne conviendrait-il pas plutôt de réfléchir dès à présent  à l’adoption urgente de solutions viables à même de nous éviter une impasse préjudiciable ?
Telles sont les questions qui interpellent aujourd’hui les forces politiques et sociales du Bénin, ainsi que les institutions de la République.
Toutefois, une analyse lucide et objective des actes, comportements et déclarations récents du gouvernement et de son Chef, ainsi que des partis politiques et institutions qu’ils contrôlent (FCBE et alliés, Assemblée Nationale, Cour Constitutionnelle, …) semblent indiquer clairement que ces derniers se satisfont de cette situation pour le moins confuse, s’ils ne l’ont pas créée de toutes pièces pour assouvir des desseins inavoués.
Dès lors, Il ne reste donc aux forces démocratiques (partis politiques, associations, syndicats, citoyens ordinaires) éprises de justice et de paix qu’à se coaliser pour empêcher le naufrage collectif.
C’est pourquoi nous appelons à l’engagement de chacun et de tous dans un processus d’unification des forces au sein d’un creuset de propositions et de pression. Nos populations nous le demandent. Le contexte l’exige.
Aucun combat individuel n’aboutira, aucune ambition personnelle ne s’épanouira, tant que ne sera pas vaincu le spectre de plus en plus visible de la non organisation des élections.
Levons-nous alors comme un seul homme et sauvons notre démocratie !

Fait à Cotonou,
le 29 septembre 2014    

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Pour l’organisation effective des élections au Bénin : Des forces sociales et politiques appellent à la mobilisation

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Plusieurs formations politiques et organisations de la société civile ont demandé la mobilisation des populations pour la tenue des élections au Bénin.  Réunies hier jeudi 02 octobre 2014 à l’institut Chant d’oiseau à Cotonou, elles ont constaté le grand retard déjà accusé dans l’organisation desdites échéances et ont dû donner l’alerte. Les mêmes forces ont pris des décisions devant leur permettre d’atteindre  leur objectif.

Les citoyens béninois craignent pour le processus de démocratisation en cours.  Des forces sociales et politiques aussi. Pour ces dernières, le report sine die des élections communales est inquiétant et il faudra que les citoyens éveillés se mobilisent très tôt pour éviter au Bénin l’impasse. Selon elles, toutes les forces démocratiques doivent fédérer leurs énergies afin d’amener les institutions impliquées dans l’organisation de ces échéances à jouer efficacement leur rôle. Elles ont montré que seul un creuset renforcé pourra permettre de sauver le Bénin (Lire à la suite de l’article l’intégralité de l’appel lancé par ces organisations au début de la rencontre hier). Les organisations sont en effet nombreuses à prendre conscience des risques qui pèsent sur le Bénin. Entre autres organisations, on pouvait citer l’Union fait la Nation (Un), le parti Alternative citoyenne, le Front citoyen pour la sauvegarde des acquis démocratiques, les Femmes amazones et les Centrales syndicales.

Condamnation de la répression des femmes amazones

Hier jeudi, outre l’appel à la mobilisation, les forces sociales et politiques réunies au Chant d’Oiseau ont pris certaines décisions. Sous la coordination d’un présidium composé du député Lazare Sèhouéto (Un), Séraphin Agbahoungbata (Alternative citoyenne) et Amissétou Affo Djobo (Front citoyen), les participants ont d’abord réprouvé l’interdiction  des activités des femmes amazones à Parakou mardi dernier. Pour eux, c’est un recul démocratique qu’il faut dénoncer.  Dans le point fait à l’issue de la concertation, l’honorable Lazare Sèhouéto, a annoncé que les forces présentes ont décidé  de mettre en place deux comités  de travail. Le premier, à l’en croire, aura pour mission d’identifier et planifier les actions  à amener pour mobiliser le peuple et combattre avec plus d’efficacité la régression. Et le deuxième sera chargé de réfléchir et de formuler une solution à l’impasse qui plane sur la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Ces deux comités, a-t-il poursuivi, composés chacun de 7 membres se réunissent lundi 06 octobre 2014 pour travailler et toutes les forces sociales et politiques devront se retrouver vers la fin de la semaine prochaine.   

Mike MAHOUNA

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Promotion du genre et planification genre sensible : Le Mcri renforce les capacités des gestionnaires de crédits et des points focaux

institution

Le Ministère Chargé des Relations avec les Institutions (Mcri) organise une séance de renforcement des capacités des gestionnaires de crédits et des points focaux de la réforme budgétaire sur la planification genre sensible. Démarrée ce mercredi, 1er octobre 2014, la présente séance permettra aux participants de se conformer aux nouvelles  orientations budgétaires exigeant l’intégration du genre dans les projets et programme de développement.

Renforcer les capacités des gestionnaires de crédits et des points focaux de la réforme budgétaire du ministère chargé des Relations avec les Institutions, c’est l’objectif de la séance de travail qui s’est ouverte, hier, mercredi, 1er octobre 2014 dans les locaux du ministère et qui devra  permettre aux participants de se conformer aux orientations budgétaires exigeant l’intégration du genre dans les projets et programme de développement. Dans son mot de bienvenue, la Directrice de la Programmation et de la Prospective par intérim, Armèle Ahlinvi Gayet a salué la présence et surtout l’engagement des participants à œuvrer pour l’atteinte de la mission assignée au Mcri notamment à travers la promotion du genre et la planification genre sensible. Quant à la chargée du genre du Pnud, Joséphine Kanakin, elle a rappelé que ladite séance est d’une importance capitale pour le Programme des nations unies pour le développement en ce sens que la promotion du genre fait partie de ses grandes priorités. Selon cette dernière, il ne saurait exister un véritable développement sans une égalité des sexes et une justice sociale.
Le ministre Gustave Dépo Sonon  a, au cours de son intervention,  fait savoir que la volonté politique du gouvernement béninois de promouvoir le concept genre qui est un  instrument indispensable au développement peine à prendre en raison du défaut de compréhension commune de la notion du genre par les acteurs impliqués et la non maitrise de la programmation, de la budgétisation sensible au genre.  Tout en reconnaissant que cette séance constitue une opportunité pour mieux approprier le concept genre ainsi que les outils et les stratégies de la planification genre sensible, le ministre a invité à une analyse critique pour une prise de conscience dans la réduction des inégalités du genre. Pour finir, il a témoigné sa gratitude au  Pnud dont l’appui technique a été déterminant pour la tenue de la présente séance. Rappelons que les travaux prennent fin ce jour.

Aziz BADAROU

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Rentrée académique 2014-2015 : Le 16 octobre prochain, l’école béninoise rouvre ses portes

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La date du 16 octobre a été officiellement retenue par le gouvernement pour la rentrée scolaire 2014-2015. Cette date est retenue à dessein par le gouvernement pour  finaliser les travaux préparatifs en vue tant aux plans matériel que pédagogique mais surtout en tenant compte de la proclamation des résultats et de la mise à disposition des nouveaux enseignants contractuels de l’Etat ainsi que ceux de l’Agence Nationale de la Promotion de l’Emploi et des volontaires, de leurs mutations et affectations requises dans les différents collèges et écoles primaires des enseignants compétents. Lire l’arrêté interministériel fixant le calendrier scolaire.

Arrête interministériel fixant le calendrier de l’année scolaire 2014-2015 dans les établissements d’enseignement maternel, primaire, secondaire général,  technique et professionnel
Vu la loi n090-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin;
Vu la loi n02003-17 du 11 novembre 2003 portant Orientation de l’Education Nationale en République du Bénin et la loi n02005-33 du 06 octobre 2005 qui l’a modifiée;
Vu la proclamation, le 29 mars 2011 par la Cour Constitutionnelle, des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 13 mars 2011 ;
Vu le décret n°2014-512 du 20 août 2014 portant composition du Gouvernement;
Vu le décret n°2012-191 du 03 juillet 2012 fixant la structure type des ministères;
Vu le décret n°2012-431 du 06 novembre 2012 portant attributions, organisation et fonctionnement du Ministère de l’Enseignement Secondaire, de la Formation Technique et Professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des Jeunes;
Vu le décret n°2012-538 du 17 décembre 2012 portant attributions, organisation et fonctionnement du Ministère des Enseignements Maternel et Primaire;
Vu l’arrêté n°118/MEMP/DC/SGM/CT J/SP du 10 mai 2013 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Direction de l’Enseignement Maternel;
Vu l’arrêté n°119/MEMPI DC/SGM/CT J/DEP/SP du 10 mai 2013 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Direction de l’Enseignement Primaire;
Vu l’arrêté n°1251 MEMPI DC/SGM/CT J/SP du 10 mai 2013 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Direction de l’Inspection Générale Pédagogique du Ministère;
Vu l’arrêté n°344/MESFTPRIJ/DC/SGM/DESG/SA du 23 juillet 2013 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Direction de l’Enseignement Secondaire Général;
Vu l’arrêté n°342/MESFTPRIJ/DC/SGM/DET/SA du 23 juillet 2013 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Direction de l’Enseignement Technique;
Vu l’arrêté n°345/MESFTPRIJ/DC/SGM/DESG/DAFoP/SA du 23 juillet 2013 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Direction de l’Apprentissage et de la Formation Professionnelle;
Vu l’arrêté n°337/MESFTPRIJ/DC/SGM/IGPM/SA du 23 juillet 2013 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Direction de l’Inspection Générale Pédagogique du Ministère;
Vu l’arrêté n°120/MEMP/DC/SGM/CT JI SP du 10 mai 2013 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Direction des Etablissements Privés des Enseignements Maternel et Primaire; vu l’arrêté n0116/MEMP/DC/SGM/CT J/SP du 10mai 2013, portant attributions, organisation et fonctionnement de la Direction des Examens et Concours;
Vu l’arrêté interministériel n° 390/MESFTPRIJ/MEMP/DC/SGM/DESG/I<3PMI DET/DAFoPI DEP/DEM/DEPEMP/SA du 17 septembre 2013 fixant le calendrier de l’année scolaire 2013-2014 dans les établissements d’enseignement maternel, primaire, Bénin; secondaire général technique et professionnel en République du Bénin
Vu l’arrêté interministériel n° 082/MEMP/MESFTPRIJ/DC/SGM/DEP/DEM/IGPM/ DEPEMP/ DESG/DIP/DET/DFQP/SA du 21 mai 2014 fixant le calendrier réaménagé de l’année scolaire 2013-2014 ;
 
Aur proposition conjointe de la Directrice de l’Enseignement Maternel, du Directeur de l’Enseignement Primaire, de la Directrice de l’Enseignement Secondaire Général, des Inspecteurs Généraux Pédagogiques des Ministères (MEMP et MESFTPRIJ), des Directeurs des Etablissements Privés des Ministères (MEMP et MESFTPRIJ)des Directeurs des Examens et Concours des Ministères (MEMP et MESFTPRIJ), du Directeur de l’Enseignement Technique, du Directeur de l’Apprentissage et de la Formation Professionnelle
 
Arrêtent
 
Article 1 er: Dans tous les établissements publics et privés des enseignements maternel, primaire, secondaire général, technique et professionnel, le calendrier scolaire 2014-2015 est fixé comme suit: A- PREMIER TRIMESTRE : Du jeudi 16 octobre 2014 au vendredi 19 décembre 2014 après les cours de l’après-midi (09 semaines 02 jours).
 
CONGE DE FIN DE TRIMESTRE : Du vendredi 19 décembre 2014 après les cours de l’après-midi au dimanche 04 janvier 2015 inclus (16 jours).
 
B- DEUXIEME TRIMESTRE : Du lundi 05 janvier 2015 au vendredi 03 avril 2015 après les cours de l’après¬midi (13 semaines).
 
CONGE DE DETENTE : Du vendredi 20 février 2015 après les cours de l’après-midi au dimanche 1 er mars 2015 inclus (09 jours).
 
CONGE DE FIN DE DEUXIEME TRIMESTRE : Du vendredi 03 avril 2015 après les cours de l’après-midi au dimanche 12 avril 2015 inclus (09 jours).
 
C- TROISIEME TRIMESTRE Du lundi 13 avril 2015 au vendredi 17 juillet 2015 après les cours de l’après-midi (14 semaines).
 
Article 2 : Les grandes vacances sont fixées au vendredi 17 juillet 2015 après les cours de l’après-midi. Elles prennent fin le dimanche 04 octobre 2015 (11 semaines).
 
Article 3: Les activités pédagogiques reprennent effectivement dans tous les établissements scolaires le lundi 05 octobre 2015.
 
Article 4 : Ce calendrier est valable autant pour les établissements publics que pour les établissements privés des enseignements maternel, primaire, secondaire général, technique et professionnel.
 
Article 5 : Le calendrier des établissements techniques agricoles sera fixé par un autre arrêté.
 
Article 6 : Tous les établissements publics et privés vaqueront les jours de fête et jours fériés ci-après:
 
FETES ET JOURS FERIES DE L’ANNEE * Fête de la Toussaint: samedi 1 er novembre 2014 * Fête des Religions traditionnelles: samedi 10 janvier 2015 *

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Opinion : Angelo Houssou parle du retard des élections

opinion

Dans une tribune libre  adressée aux Béninois depuis New-York, sa ville d’exil, l’ancien Juge du 6ème cabinet d’instruction du tribunal  de Cotonou, Angelo Houssou analyse le retard accusé dans l’organisation des élections au Bénin. Pour lui, face à l’impasse qui plane sur le pays, la Cour constitutionnelle  a un grand rôle à jouer. Lire son opinion.  

Démocrates du Bénin debout !
 
Dans ma petite vie, je n’ai pas pris l’habitude de trouver mon inspiration chez Machiavel. Mais une fois n’étant pas coutume, je m’accorde avec lui sur le fait que « la meilleure forteresse des tyrans, c’est l’inertie des peuples ».
Depuis quelque temps, je me suis promis d’exercer pleinement et plus activement ma citoyenneté au bénéfice de la marche résolue de mon pays sur le chemin de la démocratie et du développement. A mille lieues de ma terre natale, rien de la détresse du Bénin ne m’échappe et ne m’indiffère. Et celle qui l’étreint actuellement est d’une rare acuité d’autant qu’elle met en péril notre projet démocratique et la paix nationale.
Je reconnais que le débat qui fait actuellement rage au pays sur l’organisation des élections et les velléités du présent régime de s’éterniser, même s’il serait plus pertinent d’en faire l’économie au profit des préoccupations pressantes du pays, est un indice de la vitalité de notre processus démocratique. N’en déplaise à ceux qui considèrent la contradiction comme une déclaration de guerre civile ! J’apporte ici ma petite voix à ce débat.
Le régime du Changement et de la Refondation, au fil des ans, a réussi le funeste exploit d’avoir soumis nos processus électoraux à un stress indescriptible. Depuis 2006, il a constamment montré sa frilosité à organiser les élections. Ou s’il consent à les organiser enfin, c’est au prix d’un processus brouillon, amateur, émaillé de fraudes et d’achat de conscience d’une ampleur inégalée. La marque de fabrique du régime, c’est le retard électoral comme l’illustrent les ratages successifs dans la tenue des communales et municipales. En 2007, la deuxième mandature des élus communaux a été retardée d’un an. Depuis 2013 où de nouvelles communales et municipales devraient avoir lieu, mouvance et opposition, dans un rapprochement incestueux, se sont donné la main pour opérer un prolongement sine die des mandats locaux. C’est un scandale dans un régime de mandature à échéances bien arrêtées. Reconnaissons-le dare-dare: un mandat reporté sine die est incompatible avec tout idéal démocratique. Et le régime qui, à la fin de son bail, ne trouve pas les moyens de se soumettre à la sanction du peuple souverain est un usurpateur. Un pirate.
Après 8 ans de pouvoir et à moins de 2 ans de rendre la clé de la Marina, le Président prend le mors aux dents sur la cherté des élections, menaçant à mots voilés de ne pas donner les moyens pour organiser les prochains scrutins. C’est une blague ! Un mauvais calembour ! Comme si le gouvernement avait le choix de donner les moyens ou de ne pas les donner. De deux choses l’une. Ou le Président de la République n’a pas conscience de la gravité de ses propos et ce serait grave pour un Chef d’Etat, ou il en a pleine conscience, et ce serait tout aussi grave. En tout état de cause, il y a urgence à agir…
En fait, pour l’observateur averti, le fameux discours du village de Boko (Commune de N’Dalí) est un énième soubresaut de ce régime sonné à l’idée de devoir bientôt vivre sans les flonflons louangeurs des marches de soutien. On a tout essayé pour tester notre capacité d’indignation face à la possibilité du totalitarisme.
La technique fut d’abord d’ameuter les élites, de les instrumentaliser en les tenant tous par le ventre et par le chantage. Avec une pression populiste faite de panégyriques systématiques. Cette appétence à enfariner élites et foules toutes entières et à les faire déglutir par la libre prédation des ressources publiques est le premier attentat contre la démocratie béninoise.
Puis, par doses homéopathiques, on a tenté de dénigrer notre modèle démocratique en le traitant de « démocratie nescafé ».
On a même essayé de renier la démocratie comme valeur intrinsèque en lui préférant  l’odieux concept de la dictature de développement. Relisons Ruy Barbosa : « la pire des démocraties est de loin préférable à la meilleure des dictatures ». Mieux, « tous les méfaits de la démocratie sont remédiables par davantage de démocratie » (Alfred E. Smith).
Aujourd’hui, tel on a tenu les élites et les foules par le ventre, tel on tente de tenir la démocratie par les cordons de la bourse, assaillant ainsi un principe sacro-saint : le vote ou la possibilité d’alternance démocratique.
 
Le vote est au-dessus de la LEPI
 
Dans des textes éminents comme la Déclaration universelle des droits de l’homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, il est clairement affirmé et réaffirmé : l’autorité des pouvoirs publics est fondée sur la volonté du peuple et celle-ci doit s’exprimer par des élections transparentes, tenues périodiquement. Dans un régime démocratique, les élections constituent une pierre d’angle. Elles constituent pour les sociétés contemporaines l’instrument à l’aide duquel la communauté internationale classe ou déclasse, évalue ou dévalue les systèmes politiques, notamment dans les pays du tiers monde. En cela, elles sont un impératif catégorique. Rien ne doit empêcher la tenue de ce rendez-vous hautement républicain qui permet aux citoyens de pouvoir sanctionner leurs dirigeants émérites ou défaillants. Dans une démocratie, le vote est la seule espérance susceptible de nous escorter dans la traversée du désert ou sur le chemin de croix auquel nous soumet un régime déficient. Que ce droit fondamental des peuples à choisir librement leurs dirigeants soit aujourd’hui compromis par l’attente lancinante d’un outil qu’est la LEPI, cela ne se comprend pas. Par sa décision DCC 09-107 du 10 septembre 2009, la Cour Constitutionnelle semble indiquer ad vitam aeternam qu’il ne peut y avoir d’élection au Bénin sans LEPI. Le fait même que nos députés aient consacré ce nom de LEPI dans une loi viole le caractère général et impersonnel que doit revêtir un texte législatif. Il suffisait de consacrer le mécanisme de telle façon qu’il puisse s’adapter à l’évolution technologique exponentielle de notre siècle. Au lieu de l’engoncer dans du marbre au point de nous faire rater nos rendez-vous électoraux.
Entre le vote et la LEPI, ce sont les mêmes liens qu’on trouve entre la fin et les moyens. Osons dire que c’est une erreur de sacrifier la fin au moyen. C’est la fin qui est supérieure ; c’est elle qui est unique, univoque et irremplaçable. La LEPI n’est qu’un moyen ; le moyen n’est qu’un moyen, équivoque parmi tant d’autres. Considérer les choses autrement, c’est tomber dans un piège sans fin comme c’est déjà le cas actuellement.
C’est même faire insulte au génie national que de considérer qu’il n’y a que la LEPI pour avoir des élections transparentes et crédibles. Osons libérer notre imagination pour accéder à des solutions innovantes comme celle de l’inédite Conférence des forces vives de la Nation qui nous a permis de renouer avec le Renouveau démocratique. C’est ce refus d’une innovation créatrice alternative que je récuse. C’est cette obstination malgré le pis-aller que je dénonce. Dans la situation actuelle, l’affaire doit pouvoir être déférée devant la haute juridiction constitutionnelle et celle-ci doit avoir l’esprit suffisamment ouvert pour réaffirmer la valeur supérieure de la votation par rapport au moyen éphémère qu’est la LEPI, ce fantôme qui hante nos esprits après avoir été, en mars 2011, le monstre prédateur qui a fait périr nos suffrages.
En prenant sa décision en 2009, la Cour constitutionnelle avait sans doute misé sur la bonne foi des acteurs politiques. Elle doit profiter de l’occasion d’une saisine aujourd’hui pour déjouer les subterfuges et le plan machiavélique orchestrés pour prendre en otage le destin électoral national. Le juge constitutionnel doit faire une évaluation de la situation actuelle et constater par lui-même la nécessité d’adopter une autre voie qui peut relever le Bénin de l’impasse. Ne pouvant pas se saisir d’office pour faire un tel bilan et apprécier une telle situation, il appartient à l’Assemblée nationale qui détient le pouvoir législatif de résoudre la grave crise qui se profile.
En effet, pour éviter tout blocage qui pourrait provoquer une situation politique très tendue et assurer des élections transparentes, la LEPI ne pouvant plus être corrigée faute de moyens, il est du devoir des députés de voter une loi modifiant ou abrogeant la loi instituant la LEPI. Cette pratique législative a déjà été appliquée le 20 décembre 2005 où les députés ont procédé à la suspension du Recensement Electoral National Approfondi (RENA) afin de permettre la tenue, à bonne date, des élections en 2006.De façon pratique, il faudra revenir à la situation  d’avant l’institution de la LEPI et prévoir une loi dérogatoire qui servira de base à l’organisation des élections comme ce fut le cas en 2001 et en 2006.
Au total, nous devons tous nous mobiliser pour faire échec aux velléités du régime actuel qui s’est trouvé un slogan pour mieux enfariner les consciences : « après nous, c’est nous ». Seulement qu’il faut rappeler à ceux qui s’en délectent que ce fut aussi le slogan du Président GBAGBO et de ses partisans. Tout le monde connaît leur fin, la fin de leur histoire !
Il n’est pas question de céder au vent de panique que distillent le gouvernement et son chef pour ne pas financer les élections sous le fallacieux prétexte que, depuis 2006, elles ont déjà coûté 100 milliards de francs CFA. On oublie d’ajouter que la LEPI à marche forcée, facteur du fameux « K.O. chaotique », a pris, à elle seule, plus de 45 milliards de francs CFA. Un clinquant électoral qui n’a pas tenu un seul jour. Car, au sortir des urnes le 13 mars 2011, le Président lui-même a présenté publiquement des excuses pour les insuffisances criantes de cette fameuse liste.
Nous n’avons ni matières premières prisées ni un produit vedette à exporter. Notre label est notre démocratie réputée pour son ancrage textuel, sa richesse institutionnelle, sa stabilité politique, ses alternances pacifiques. Il y a là un modèle à enrichir et à vendre de par le monde comme, par exemple, le Danemark vend au monde sa théorie du bonheur et le Brésil sa pratique du budget participatif. Le peuple ne fera aucun cadeau à un gouvernement qui chercherait à détruire ces acquis. A l’instar de la marche du peuple hébreu vers la Terre promise, notre cheminement démocratique  est irréversible. Pour le crier sur tous les toits, et afin que nul n’en ignore, démocrates du Bénin debout !

New York, le 30 septembre 2014
Juge Angelo Djidjoho HOUSSOU

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Coordination communale Fcbe de Zè : L’entente et la cordialité sont au beau fixe

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Y a-t-il vraiment malaise entre les membres de la Coordination des Forces Cauris pour un Bénin Emergent de Zè ? Le constat dans cette commune de la 6ème circonscription électorale démontre que les informations concernant un certain affrontement sont de l’intoxication. Pas d’affrontement donc entre les militants des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) et ceux du Front Républicain pour une Alternative Patriotique (FRAP) de la commune.

Qui a intérêt à voir les militants des FCBE et du FRAP s’affronter ? On se pose encore cette question suite aux informations faisant état d’un profond désaccord qui existerait entre les responsables de l’alliance  Forces cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) de la commune de Zè. Pour certains, des décisions prises par des responsables des Fcbe auraient mécontenté  leurs alliés du Frap, qui  se sentiraient écartés depuis peu des rencontres initiées par les Fcbe de cette commune. L’installation récente des 101 comités FCBE de villages au lieu de 100 cellules annoncées, a été citée en exemple pour laisser croire, qu’aucun responsable local du parti Frap n’a été mis à contribution. Des informations qui porteraient  à faire croire que le Coordonnateur communal, Etienne Kossi s’accapare à lui seul, tous les pouvoirs de décision. Mais à y regarder de près, rien n’en est et selon les membres de la Coordination communale Fcbe de Zè,  ces informations ne sont que de la pure intoxication. L’objectif de cette campagne d’intoxication serait de ternir l’image de marque de l’alliance Fcbe qui est en plein essor à Zè. La preuve que tout se passe normalement, c’est que les différentes coordinations Fcbe de Zè regroupent en leur sein, les diverses forces politiques apparentés à l’alliance Fcbe dont le parti Frap. Tous les militants de ces partis et mouvements ont toujours travaillé en parfaite symbiose.  Comme le témoigne le meeting géant organisé par le ministre Gbèto Dansou Jean qui  a mobilisé tout Zè. L’exemple de Jeannot Zohoun qui a délibérément choisi de se mettre à l’écart de ce processus ne doit pas être généralisé. La coordination communale Fcbe  de Zè demeure convaincue que seule l’union de ses  filles et fils permettra de relever les grands défis de développement qui se posent à leur localité  et également de soutenir les actions du Chef de l’Etat, Boni Yayi.
 
M.M

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Pour sa nomination au poste de Directeur général de Bénin Télécoms Sa : Djalil Assouma et tout Djougou reconnaissants à Yayi

djalil-assouma

Djalil Assouma à la tête de Bénin Télécoms Sa, une société pas des moindres, c’est une grâce. Conscient de cela, l’heureux promu, soutenu par la population de Djougou, a initié une séance de prière pour  invoquer Allah pour ses merveilles, et remercier par la même occasion, le président de la République, Yayi Boni, pour cette confiance placée en lui en le nommant Directeur général d’une grande société d’Etat.

La forte mobilisation de la population à la mosquée centrale Alfa Daoudou de Djougou est celle des grands jours. Aux côtés du jeune Directeur général nommé, un parterre de personnalités. Des maires, des Directeurs généraux de sociétés, des députés et des ministres du gouvernement. Dans son prêche, l’Iman célébrant a exhorté au pardon, à la compréhension, la Paix et l’Amour du prochain : des piliers importants pour les élections en vue au Bénin. A la suite de l’Imam, le ministre de l’Enseignement secondaire, Allassane Soumanou Djimba, l’aîné de la délégation constituée entre autres du ministre des Sports Idrissou Affo et du député Bida, a prodigué de sages conseils au Directeur général de Bénin Télécoms Sa. Il lui a demandé de faire en sorte que la confiance à lui accordée par le chef de l’Etat soit vraiment méritée. Aussi, le ministre Djimba, l’a-t-il invité à utiliser la patience comme arme dans son mode de gestion, de privilégier l’approche participative dans son management et de faire surtout preuve de bonne gouvernance à la tête de la société qu’il dirige désormais, ceci pour attirer davantage  la sympathie du Président Yayi Boni envers les filles et fils du département de la Donga et de la Commune de Djougou en particulier. A la population de Djougou, Allasane Soumanou a fait savoir pour finir, que la  promotion de Djalil Assouma, jeune cadre, Technicien compétent du secteur des télécommunications et des TICs est l’œuvre de Dieu. Mais au-delà, les cadres, fils et filles de la Donga attendent du Dg Bénin Télécoms Sa le développement de ce secteur pour le bien-être de toute la population béninoise.

Le géant meeting de remerciements

C’est  la  place  de  l’Indépendance de la Commune de Djougou qui a abrité le géant meeting de remerciements à l’endroit du président Yayi Boni. Juste après la séance de prière et d’actions de grâce à Allah à la grande mosquée de la localité, la cohorte a pris d’assaut cette place pour soutenir le jeune Dg Djalil Assouma, nommé en mars 2014 à la tête de l’Opérateur historique des Télécommunications au Bénin. Outre le gratin d’autorités présentes, il faut signaler la présence remarquée des têtes couronnées, dont le Roi de Djougou.  En prenant la parole, M. Assouma a d’abord exprimé sa gratitude à tous ceux qui ont honoré de leur présence cette manifestation. Le digne fils de Djougou va ensuite dire par deux fois ses remerciements au Docteur Yayi Boni qui, il y a un an l’avait déjà fait Dg adjoint de Bénin Télécoms Sa. En témoignant cette reconnaissance au premier magistrat, Djalil Assouma a voulu rester coller au Coran qui enseigne que celui qui remercie son prochain, rend grâce à Dieu. Et à travers le Dg Bénin Télécoms Sa, c’est toute la Commune de Djougou qui dit merci à Yayi Boni. Depuis Djougou, le jeune Dg a promis de ne pas décevoir le chef de l’Etat pour qui il a d’ailleurs imploré Allah pour la réussite de son mandat. A l’instar de Djalil Assouma, le député Bida, les ministre Affo et le ministre Djimba  vont adresser les mêmes mots à l’endroit du chef de l’Etat qui est un homme de développement. Les nombreuses actions de Yayi Boni au profit de la Donga et de Djougou singulièrement n’ont pas été occultées.

Mike MAHOUNA

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Le Centre Africa Obota appelle à la vigilance

opinion

La déclaration du président Yayi Boni a suscité également la réaction du Centre Africa Obota qui a d’ailleurs rendu publique une déclaration. Lire la déclaration.

Déclaration du Centre Afrika Obota (CAO) – Bénin

Sous ce ciel Béninois déjà surchargé de suspicions généralisées, de doutes, et d’inquiétudes, le Président de la République en rajoute.
En effet, au cours d’une de ses multiples cérémonies de « one man political-show», le Président Boni YAYI évoque pêle-mêle : « nous sommes encore en difficultés pour organiser nos élections » « les élections coûtent trop chères », « j’ai honte pour mon pays »
Puis, les sbires du pouvoir se mettent en scelle ; qui pour défendre et justifier les propos du chef; qui pour dire qu’il n’y a pas ou qu’il n’y a plus de problème dès que des fonds sont débloqués ; qui, pour mettre en jeu sa tête contre la disponibilité de la liste électorale à date prévue par l’institution dont il est membre très influent.
Telle est la nouvelle séquence du montage diabolique et sadique qui ne vise en réalité qu’à préparer l’opinion nationale pour la non organisation des élections et la conduite du pays vers le chaos.
Le centre Afrika Obota Bénin, en réaffirmant son attachement au respect des principes démocratiques et à l’application de la Constitution béninoise du 11 décembre 1991,
- condamne sans réverse, les manœuvres politiciennes qui visent à plonger le Bénin et la démocratie dans l’impasse ;
- exige des pouvoirs publics, notamment du Président Boni YAYI, et des institutions qui en ont la charge, l’organisation des élections libres, transparentes et démocratiques, notamment les élections communales et municipales, l’élection législative et les élections présidentielles.
- invite toutes les organisations de la société civile, les organisations syndicales, les partis politiques, tous les démocrates à redoubler de vigilance et à intensifier les activités d’information, de mobilisation et d’éveil des consciences de nos concitoyens partout sur l’étendue du territoire national afin que nul ne puisse dire : « je ne savais pas ».
Le Centre Afrika Obota Bénin quant à lui, s’engage à poursuivre la veille citoyenne et reste disponible à s’associer à toutes les initiatives crédibles qui visent à s’opposer à la remise en cause de la Démocratie et de la Paix au Bénin.
La Constitution, TOUTE la Constitution et Rien que la Constitution.

Pour le Centre Afrika Obota (CAO) - Benin
Dr Paul AYEMONNA
Secrétaire National

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Polémique sur l’organisation des élections : Le Mouvement Le Nationaliste rassure de la bonne foi du gouvernement

polemique

Suite au propos du chef de l’Etat à N’dali, le Mouvement Le Nationaliste avec en tête Irénée Agossa, est monté au créneau pour apporter son soutien à Yayi Boni. Dans la déclaration publique faite dimanche 28 septembre 2014 à l’école primaire publique de Hindé 2 à Cotonou, le Conseiller technique du président de la République chargé du suivi de la mise en œuvre des projets du gouvernement et les autres membres du Mouvement ont tenu à rassurer l’opinion publique de la bonne foi du gouvernement à organiser les élections. Lire la déclaration.

DECLARATION DU MOUVEMENT LE NATIONALISTE SUITES AUX PROPOS INCOMPRIS DU CHEF DE L’ETAT

Avant tous propos, nous voudrions lever l’équivoque qui consisterait à croire ou faire croire que cette présente déclaration vient pour rétorquer quoique ce soit à quiconque.  Il est bien superfétatoire, vraiment inutile de faire dans cette polémique. Depuis 2006, notre pays a arpenté le progrès sur un air de réformes, et donc de bouleversement de  tous ordres. Toutes innovations rencontrent des doutes et des résistances, parfois même, irrésistibles. Cependant, notre pays, sous la férule d’un leader éclairé doté d’un cœur de madone et d’une raison inouïe de sagesse, a su maintenir le cap de la paix sociale, de la cohésion nationale, de l’équilibre politique, de la liberté, des droits de l’Homme et de la démocratie. Dans un monde  constamment en rixe et dans une Afrique tourmentée par elle-même, Béninoises et Béninois, notre nation demeure un îlot de vie, de concorde et de miséricorde. Des périodes d’agitation
et de soubresauts sans raisons parfois,-  comme celles que nous vivons en ce moment -  constituent une épreuve à notre Patrie. . Il est inacceptable que des compatriotes se cachent derrière un prétendu combat pour la démocratie pour saccager notre pittoresque, la République. Nul n’a le monopole de la raison, ni des luttes pour les libertés et les droits de l’Homme. Et puis, chacun de nous, à des degrés divers,  avons  milité  pour l’avènement et le renforcement de notre démocratie.
Nous avons suivi avec grand étonnement et incompréhension  les propos distillés çà et là dans un vain et inutile élan de riposte. Du superlatif à l’hyperbole, chacun a lâché sa pensée, parfois avec une vulgarité à faire pâlir. Avec une débauche d’énergie, des Goliath ont tenté de défoncer une porte ouverte. Quel gâchis !
De quoi s’agit-il, mes compatriotes ?
Nous  parlons de la cherté des élections, de nos élections et du retard dans la correction de la Liste électorale permanente informatisée. Dans sa déclaration à Boko dans la commune de N’Dali, je n’ai entendu  à  aucun moment  le chef de l’Etat dire,  qu’il n’organisera pas les élections, malgré le constat unanime du coût élevé de ces dernières. On répand le faux, la sinistrose, la peur pour s’attirer  la sympathie du peuple. C’est cela le populisme. On s’attaque à Boni Yayi pour justifier son existence. On en oublie le chemin royal pour conquérir le pouvoir : Des idées et des propositions.
En réalité les atermoiements, le flou et la décadence qui s’observent  dans le processus d’obtention d’une liste électorale fiable ont des causes lointaines, indépendantes du gouvernement et donc du chef de l’Etat. Tout d’abord, au lendemain des élections de 2011, voyez-vous le temps excessivement long mis par les députés  pour mettre sur pieds le COS-LEPI. Ledit COS-LEPI n’ a été installé que le 1er mai 2013, donc, bien après l’échéance des scrutins locaux et communaux. Est-ce encore Yayi qui a induit ce retard ? Depuis  que cette structure est installée, les conflits internes, l’absence de chronogramme et  le budget versatile qui la caractérisent  n’ont pas favorisé le processus de correction de la liste électorale,  malgré les multiples interventions du chef de l’Etat et la bonne foi  affichée du gouvernement.
Nous remercions certains acteurs de la classe politique qui ont saisi la justesse de l’appel à une concertation nationale lancée par  chef de l’Etat. Le gouvernement est décidé et travaille pour mettre les moyens à la disposition du COS-LEPI et de la Commission électorale. Ces deux institutions ont un devoir d’harmonisation et de concordance avec l’Exécutif. La preuve : Des décaissements réguliers jusqu’à hauteur de plus 8 milliards ont été faits au profit du COS-LEPI. De plus, la CENA a obtenu 500 millions pour son installation et le démarrage de ses activités.
« C’est trop facile de faire croire que Yayi ne veut pas mettre les moyens pour la tenue des élections »
Le gouvernement se tient prêt à convoquer le corps électoral, dès que  la CENA juge les conditions réunies à base d’un chronogramme précis arrêté de commun accord avec tous les acteurs impliqués dans le processus et en tenant compte  des contraintes liées aux lois.
Monsieur le président de la République
Vous avez dit et ce sera fait. Il est impérieux d’aller à la concertation que vous avez souhaité pour clarifier les horizons de la démocratie, via les élections. Nous voudrions reconnaître votre sens du devoir et votre engagement pour le développement.  Vous avez toujours affirmé votre attachement aux fondamentaux de la démocratie et de l’Etat de droit. Le peuple, votre peuple vous soutient et vous encourage.
A la classe politique aujourd’hui casée dans l’opposition et ses satellites de la société civile, nous voudrions faire observer que la  violence des déclarations, le ton défiant et l’élan irrévérencieux vis-à-vis de l’institution que constitue le chef de l’Etat, sont tout sauf la démocratie. Il n’y a  plus de limites. On débite des saillies peu recommandables. Les symboles sont bafoués et les valeurs sont foulées aux pieds. Et pourtant, tout parti ou personnalité politique  à la légitime ambition de  conquérir le pouvoir. Quel pouvoir voulons-nous ?  Quel peuple voulez-vous diriger ?

Le mouvement le nationaliste ensemble avec les forces cauris pour un Bénin émergent voudrait rassurer le peuple béninois. Les élections auront lieu avec une liste fiable et acceptée de tous.
Chers compatriotes, chaque peuple a son histoire. Nous construisons la  nôtre avec nos forces et nos faiblesses. La liste électorale permanente informatisée (Lepi) est un acquis de notre  démocratie. Elle est  irréversible. Le président de la république est attache à la préservation de tous les acquis de notre constitution. Boni Yayi l’a toujours affirme. Ne cédons pas à la panique. Cependant, nous lançons un appel pressant aux membres du Cos-Lepi à mettre de cote toutes divergences et travailler à l’élaboration rapide d’une liste sans contestation aucune.
Vive la démocratie !
Vive le Bénin !
Je vous remercie

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Université de vacances du Prd à Avrankou : Les attentes ne sont pas comblées

houngbedji

Le Parti du Renouveau démocratique (Prd) de Maître Adrien Houngbédji a tenu samedi 27 septembre 2014 son Université de vacances. Les manifestations officielles de cette édition 2014 ont eu lieu à Atchoukpa dans la commune d’Avrankou. Les militants des communes du Bénin sont venus pour non seulement apporter leur soutien à leur leader charismatique le président Adrien Houngbédji mais surtout pour une fois encore montrer à la face du monde que le parti a toujours son mot à dire dans l’espace politique béninois. Le Prd cheval en ligne pour 2016 ? Rien à signaler. Les militants sont restés sur leur faim.

Le thème retenu pour la circonstance est « Le code électoral et les prochaines élections au Bénin ». « Réunis une fois encore, frères et soeurs, camarades d’un même parti, citoyens d’un même pays, pour dire avec foi et conviction, que nous croyons à la démocratie et que nous sommes une force de proposition pour son enracinement, car la démocratie est le fer de lance d’un développement humain durable. Nous sommes des veilleurs ; nous avons sonné le tocsin. Nos concitoyens ne dorment plus désormais que d’un oeil. L’incertitude qui pèse sur les élections est aujourd’hui la préoccupation de tous les Béninois. La ligne politique de notre grand parti reste inchangée depuis les origines : porter le plus loin possible les valeurs de la République, c’est-à-dire, les libertés, la démocratie et l’Etat de droit ; privilégier l’intérêt général par rapport aux intérêts fragmentés ; oeuvrer à l’instauration de la bonne gouvernance dans tous les secteurs d’activité. Ce qui se joue sous nos yeux depuis 2006, n’est rien d’autre que la liquidation planifiée de notre démocratie. Depuis les élections locales chaotiques de 2008, jusqu’au report sans fin des élections municipales auquel ou nous assistons, en passant par le Ko ignominieux de 2011, le Bénin est comme pris dans un piège. Aucune élection organisée à bonne date ! Aucune élection sans remous préjudiciable à la paix ! Les conseils communaux jouent les prolongations depuis un an et demi, sans que nous n’ayons aucune idée de l’heure des « tirs au but ».La Lépi, censée garantir un processus électoral transparent en 2011, est introuvable, érigée en un gigantesque instrument de fraude. Et lorsque des patriotes de tous bords, au premier rang desquels le Prd, décident de l’exhumer, de l’améliorer à défaut de la refaire entièrement, le pouvoir multiplie sur leur chemin, des obstacles qui apparaissent clairement aujourd’hui, comme une volonté d’entraver la tenue des élections. Je veux saluer ici les députés, toutes tendances confondues, pour avoir abouti à un consensus sur la correction et la mise à jour de la Lépi. Je veux également les saluer pour le vote, également par consensus, du nouveau Code électoral. Ce nouveau code n’est certes pas parfait, mais il contient des innovations majeures qui réduisent considérablement les possibilités de fraude. Ce témoignage de reconnaissance exprimé, je voudrais déplorer que la proposition de loi déposée par notre groupe parlementaire, pour une liste électorale informatisée ad ’hoc en vue d’organiser à bonne date les élections locales, n’ait pas connu un meilleur suivi à l’Assemblée nationale. C’est le nouveau Code électoral, avec ses innovations et ses imperfections que votre Université de Vacances se prépare à découvrir, à étudier, à analyser, à critiquer aussi, tant il est vrai que la perfection n’est pas de ce monde. Je suis persuadé que vous le ferez avec le sérieux qui caractérise vos assises. Au lendemain du funeste KO de 2011, nous avions convaincu nos concitoyens de taire leur rancoeur et de faire le choix de l’avenir, de donner à notre pays les chances de se doter d’un outil qui honore la démocratie et qui ouvre la voie à un Bénin uni, juste, en paix. Le carton rouge argumenté que nous avons brandi en septembre dernier contre le projet de révision de la Constitution, a été dissuasif pour le courant révisionniste et nous nous en réjouissons, même si nous avons dû subir les foudres du pouvoir. N’ayons pas peur ! Nous ne sommes pas seuls. Dans le discours d’ouverture de notre Congrès ordinaire du 15 février 2012, j’avais pronostiqué que la période dans laquelle nous entrons serait une période test de la sincérité du régime, mais qu’elle serait aussi une période de vigilance pour les forces démocratiques », a laissé entendre le président du parti arc-en –ciel maître Adrien Houngbédji. C’est dire donc que le Prd est toujours un gardien du temple et ne laissera personne le détruire. Pour ce qui est d’être candidat ou pas, du choix du dauphin pour l’élection présidentielle de 2016, rien n’a filtré. Le Prd garde toujours le suspense mais affirme qu’il ne sera pas de l’Opposition après la présidentielle de 2016.

Kola PAQUI

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