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Politique

Invalidation de la nomination du magistrat Gangny : A qui la faute ?

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Chers amis, qu’il vous souvienne que le 07 septembre 2012, informé de la mise en œuvre de consultations irrégulières, le Bureau exécutif de l’Unamab (Be/Unamab) a appelé l’attention de Madame le Garde des Sceaux, Maitre Marie-Elise Gbèdo, sur le caractère attentatoire desdites consultations aux dispositions des articles 126 de la Constitution du 11 décembre 1990 et 37 de la loi portant statut de la Magistrature.

Le 28 mai 2013, après plus de huit (08) mois, le Gouvernement a publié ces nominations sans tenir compte des irrégularités relevées par le Be/Unamab.

Le 31 mai 2013, le Be/Unamab a relevé et publié dans plusieurs journaux et sur internet les irrégularités contenues dans lesdites nominations. Parmi ces irrégularités figure le déplacement du magistrat Gangny du Tribunal de Porto-Novo à la Cour d’appel de Parakou sans son consentement

Le 16 juillet 2013, le Garde des Sceaux a adressé au Be/Unamab une lettre circulaire à l’effet de différer l’installation des magistrats nommés.

Le 20 janvier 2014, le Conseil des Ministres a publié certaines nominations correctives. C’est ainsi qu’un autre collègue a été nommé en lieu et place du magistrat Gangny au poste de juge d’instruction du premier cabinet à Porto-Novo. Concrètement, à compter de cette nomination, le premier cabinet de Porto-Novo a alors eu à sa tête deux juges d’instruction. Malgré les nouvelles dénonciations du Be/Unamab, le magistrat Gangny a été contraint à passer service et à rejoindre la Cour d’Appel de Parakou malgré le recours en inconstitutionnalité qu’il a exercé.

Le 03 juillet 2014, la Cour Constitutionnelle, sous le visa de l’article 126 de la Constitution, a déclaré le décret n°2013-258 du 07 juillet 2013 contraire à la Constitution.

En droit, deux problèmes pratiques se posent :

1- Comment respecter la décision de la Cour constitutionnelle au regard de la situation personnelle du magistrat Gangny ?

2- Quel est le sort des actes juridictionnels posés par le magistrat Gangny à compter de sa nomination à l’invalidation de celle-ci ?

Seuls les Gardes des Sceaux Marie Elise Gbèdo, Valentin Djènontin-Agossou, le Csm et le Gouvernement, responsables de cette situation, pourront répondre à ces questions.


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Affaire «Epine dorsale» Prudencio, Dossou-Aworet et Yayi : …le dialogue

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A l’évocation de l’affaire «Epine dorsale», trois noms résonnent désormais dans l’opinion publique nationale. D’une part, le gouvernement pour ne pas dire le chef de l’Etat, Yayi Boni ; et d’autre part le représentant du Groupe Petrolin, l’homme d’affaires Samuel Dossou-Aworet, qui devrait exécuter le projet puis la députée Claudine Prudencio. Si on a semblé noter une accalmie ces derniers temps dans ce dossier, nul n’ignore qu’il a sérieusement occupé l’actualité. Des escarmouches par médias interposés, on en a connu entre les deux camps. Mais évaluant les conséquences de cette brouille, les protagonistes gagneraient mieux en privilégiant le dialogue.

Depuis que des tensions sont nées entre son conjoint, l’homme des affaires Samuel Dossou Aworet et le gouvernement, la députée de la 6ème circonscription électorale a pris ses distances vis-à-vis de la majorité présidentielle qu’elle représente jusqu’à ce jour à l’Assemblée nationale. En effet, le richissime opérateur économique craint pour ses investissements dans le projet "Epine dorsale". La majeure partie de ce projet dont il réclame la paternité, lui aurait été arrachée au profit du Groupe français Bolloré. Un fait qu’il désapprouve de concert avec Claudine Prudencio. Elle en a même fait une bataille personnelle. Pour la première secrétaire parlementaire, c’est une injustice d’avoir fait la part belle à un investisseur étranger, qui n’était pas cité au départ du projet. Dans une longue interview accordée aux médias vers la fin du mois de juillet 2014, elle déclarait : «Il faut rétablir Samuel Dossou Aworet, Président du Groupe Petrolin dans ses droits. J'ai soutenu avec force et conviction lors des différentes élections le Président Boni Yayi et j'ai sollicité les suffrages des familles qui souffrent aujourd'hui de la situation économique et politique du pays. Je souhaite de tout mon cœur de ne pas avoir à regretter mon choix et de devoir demander pardon à ceux qui ont suivi mes consignes électorales. Notre gouvernement doit soutenir nos hommes d'affaires sans distinction qu'ils viennent du Sud ou du Nord».

Elle poursuit : «J'entends de plus en plus parler d'hommes d’affaires nouveaux et vertueux et je me demande de qui parle-t-on? Que veut-on insinuer à propos. Je prends l'exemple de Samuel Dossou Aworet. Qui peut apporter une seule preuve susceptible de mettre en doute son éthique? Personne. Que les tentatives de tromperie cessent alors!». Selon elle, il existe aussi des menaces graves auxquelles l’Etat doit mettre fin : « Au-delà de ma modeste personne qui reçoit des menaces de mort, c'est maintenant le tour de Samuel Dossou Aworet d'en recevoir sous forme d'appels anonymes. Cette situation est inconcevable dans un pays où l’on clame la démocratie et l’Etat de droit ! De sources concordantes, j'apprends que des plans secrets seraient ourdis et exécutées par diverses personnes contre Samuel Dossou Aworet et moi-même». A l’analyse de ces propos, qui ne sont que des morceaux choisis, on peut sans doute dire que l’’’affaire est sérieuse’’. Visiblement, l’engagement de la députée ne s’arrêtera que lorsque l’opérateur économique aura gain de cause. Sur le terrain, elle poursuit son combat. Et toutes les voies de recours sont à explorer. En témoigne le ralliement de certaines têtes couronnées à la cause. Ces derniers dans leur rôle de médiateurs ont appelé le chef de l’Etat à discuter avec M. Dossou. Des plaintes et déclarations qui n’ont pas laissé indifférent le camp présidentiel. Outre les explications des ministres Natondé Aké des transports et Marcel de Souza chargé du Développement sur les chaînes de télévision, le conseil des ministres s’est penché sur le dossier en rassurant l’homme d’affaires. « Le gouvernement tient à rassurer notre compatriote Samuel A. Dossou qu’il est, sans aucun doute, partie prenante du projet et il lui revient à l’instar du partenaire de référence de se mettre avec confiance et détermination au travail pour que le train et les rails deviennent de nouveau une réalité quotidienne dans notre pays», confère relevés des séances du 15 et du 17 juillet 2014. Mais en dépit de cette ‘’main tendue’’ le couple Dossou-Prudencio a préféré porter l’affaire devant les tribunaux afin que le droit soit dit pour que chacune des parties soit située. Un feuilleton que d’aucuns assimilent à celui précédemment tourné par l’Exécutif et l’homme d’affaires béninois Patrice Talon, et dont l’issue reste encore floue.

Et pourtant…

Lune de fiel entre Claudine Prudencio et le Chef de l’Etat, c’est le moins qu’on puisse dire au regard de la tournure que prend l’affaire ‘’Epine dorsale’’. En tout cas, tant que le Groupe Petrolin n’entrera pas dans ses droits, l’élue de la 6ème circonscription électorale n’est plus disposée à soutenir les actions de la majorité présidentielle comme elle en avait l’habitude. Yayi Boni et Claudine Prudencio, désormais diamétralement opposés. Est-ce la bonne option quand on sait que dans un passé récent, tout se passait à merveille. Est-il besoin de rappeler ici les privilèges dont Claudine Prudencio a bénéficié avec le Pouvoir ? Même si elle était populaire dans la 6ème circonscription électorale de par ses œuvres sociales, l’histoire retiendra néanmoins que c’est sous Yayi Boni qu’elle est devenue ministre puis députée. Mieux, sous l’onction du président de la République, elle fait partie du bureau du Parlement convoité par plus d’un. Elle y occupe le poste de Secrétaire parlementaire. Inutile de rappeler aussi que la députée est l’un des rares acteurs politiques de la majorité qui bénéficiaient de la présence physique du chef de l’Etat à leurs différents meetings. Toujours sous Yayi Boni, l’homme d’affaires Samuel Dossou-Aworet s’est vu attribuer une fréquence de télévision et de radio. A défaut d’être exhaustif, il faut noter tout de même que ces rapports avec le couple Dossou-Prudencio ont également profité au chef de l’Etat. Sur plusieurs fronts, cette femme battante a été le bouclier de Yayi Boni. Pour la présidentielle de 2011, elle a mouillé le maillot et on ne pourra parler de l’historique K.O en l’excluant. A la lumière de tous ces événements, on se rend compte qu’entre les trois acteurs, c’est une longue histoire. C’était une histoire de l’arbre et de l’écorce. Ils sont donc condamnés à s’entendre que de se livrer au spectacle déplorable servi par certains médias. Des images qui n’arrangent aucun des deux camps. Le milieu politique étant ce qu’il reste, dans certaines situations on a plutôt intérêt à faire des options assez muries afin d’éviter les surprises irréversibles.

Le dialogue, rien que le dialogue

Tout bien pesé, Samuel Dossou Aworet, Claudine Prudencio et le Chef de l’Etat n’ont aucun intérêt à continuer d’étaler au grand jour leurs divergences. Le projet "Epine dorsale" devrait transformer à tout le moins le transport au Bénin (à travers la renaissance des rails). C’est donc une œuvre de développement engageant tout le peuple béninois. A terme, non seulement le Bénin gagnera, mais aussi bien le chef de l’Etat que le Groupe Petrolin, à travers l’homme d’affaires Samuel Dossou, auront leurs noms gravés dans la mémoire collective. Indirectement Claudine Prudencio aussi. Et c’est pourquoi, pendant qu’il est encore temps, il n’y a que la voie du dialaogue, celle de la sagesse qui s’offre aux protagonistes. En allant se confier aux hauts dignitaires de la tradition, Samuel Dossou-Aworet et la députée Prudencio étaient certainement dans cette logique, car au Bénin, ces têtes couronnées savent mieux traiter ces genres de «petits» conflits. Pourquoi ne pas espérer une issue favorable ? Le dialogue avec le gouvernement pourrait bien être la solution qui évitera des situations encore fâcheuses pour le Bénin devant les tribunaux. Le gouvernement doit donc poursuivre les discussions afin de mettre fin à la guéguerre. car «Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès qui amènera l’une des parties à payer des milliards de francs CFA de domages et intérêts.

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Appropriation du code de l'information par les élus du peuple : La démarche de Komi Koutché apprécié des députés

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Code de l’information et de la communication


 

Les députés s’approprient le contenu du document

Environ quarante députés ont pris part au séminaire d’appropriation du projet de loi portant Code de l’information et de la communication la semaine écoulée. Pendant deux jours, ils ont parcouru les 375 articles étalés sur les 173 pages du document.

« Ce séminaire est d’une grande utilité. Il nous a permis de mieux comprendre le projet de loi portant Code de l’information et de la communication que nous aurons à étudier dans les prochaines semaines en commission puis adopterons en plénière. Nous promettons de mettre toute la diligence nécessaire ». Ainsi se résume les propos des députés qui ont fait le déplacement d’Agoué pour le séminaire d’appropriation du projet de loi portant Code de l’information et de la communication. Pour en arriver à cet engagement, la quarantaine d’élus du peuple dont Sabi Moussa, Jonas Gbènamèto, Nicaise Fagnon et bien d’autres parlementaires ont parcouru les six titres du projet de Code répartis en 375 articles. Ceci, sous la présidence du député Epiphane Quenum, président de la commission de l’éducation, de la culture, de l’emploi et des affaires sociales. Les communications pour mieux cerner le contenu dudit code, ont porté sur la liberté de la presse : le pluralisme de la presse et de l’information, la profession de journaliste et assimilés, les droits et obligations », « la presse et la protection de la vie privée et les dispositions transitoires », « l’accès aux sources publiques d’information, l’accès du Président de la République, des présidents d’institutions et des citoyens aux médias de service public », « les dispositions particulières à chaque moyen d’information et de communication, les prérogatives de la Haac et les dispositions pénales ». Ces différents thèmes ont permis de faire le résumé du contenu du Code et d’en faire la critique de certaines propositions. Les débats qui ont suivi chaque communication ont permis aux députés de lever à leur niveau les points d’ombre.

Les responsables des associations professionnelles des médias qui étaient aussi à la rencontre, appuyés des cadres du Ministère de la Communication et des technologies de l’information et de la communication se sont attelés à expliquer aux parlementaires les raisons de leurs positions par rapport à certaines dispositions.

Le ministre de la Communication, Komi Koutché, dont la présence remarquée a été notée sur les deux jours qu’ont durés les travaux, est intervenu par moments pour des clarifications.

La démarche de Komi Koutché appréciée des députés

C’est un nouveau type de modèle stratégique que les députés constatent depuis la nomination de Komi Koutché au Ministère de la communication et des technologies de l’information et de la communication. A Agoué, les parlementaires, aussi bien de la mouvance que de l’opposition, ont longuement apprécié cette méthodologie.

En effet, après l’introduction d’un projet de loi à l’Assemblée nationale, le ministre Komi Koutché initie une rencontre d’appropriation du texte. « Cette approche nous permet de mieux comprendre le texte avant qu’il ne soit étudié en commission puis appelé en plénière. Nous apprécions cette méthode du ministre. Et nous l’encourageons. D’ailleurs, on ne souhaite pas à un petit éléphant de grossir. Il le tient de ses parents », a clamé le député Sabi Moussa comme plusieurs autres de ses collègues. Cette stratégie permet aussi aux députés d’écouter directement des sons de cloche qu’ils n’auraient pas pu avoir si les travaux étaient seulement en plénière. Cela permet aussi d’étudier avec beaucoup de diligence les projets de loi.

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Le Président Boni YAYI à Washington

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En marge des activités officielles du sommet USA-Afrique, le Chef de l’Etat le Président Boni YAYI a reçu en audience Mme KAREN BASS, membre du congrès américain. Le Président de la République a eu avec Mme BASS des échanges sur les questions touchant l’éducation et la promotion du coton béninois. Mme BASS a déclaré à sa sortie d’audience que ses discussions avec le Chef de l’Etat ont porté notamment sur l’éducation et les moyens à mettre en œuvre pour faciliter l’entrée du coton béninois sur le territoire des Etats-Unis.

Pour ce qui concerne l’éducation, le souci partagé est d’amener davantage d’étudiants béninois à étudier dans des universités américaines. Les questions liées à la sécurité des affaires ont été aussi abordées.La deuxième personnalité reçue par le Chef de l’Etat est M. Christopher Smith également membre du congrès américain. Il a parlé avec le Chef de l’Etat du MCC et des droits de l’homme notamment les questions liées au progrès de la démocratie en Afrique. Mais on retiendra surtout que le président Boni YAYI et son hôte ont particulièrement échangé sur le programme «les mille premiers jours des enfants dans le monde». Le Bénin participe à ce programme et en a ratifié les documents. Ce programme met l’accent sur l’accès des enfants à une nutrition et à une éducation de qualité dès leur naissance. Les télécommunications ont été au centre de la troisième audience du Chef de l’Etat lorsqu’il a reçu le groupe XTERA qui travaille en collaboration avec EXIMBANK sur un projet de modernisation des infrastructures de Bénin télécoms SA et la fibre optique.Enfin, le Président de la République a été l’hôte d’un déjeuner offert en son honneur par le sénateur Jack ISAACSON. Il convient de noter que la Directrice du corps de la paix participait à ce déjeuner. On se souvient qu’un membre du Corps de la Paix en poste à Ouaké avait été assassiné.

La Directrice du corps de la paix a salué les efforts déployés dans ce dossier par le Président Boni YAYI et s’est vivement félicitée des très bons rapports de coopération qu’entretiennent les peuples béninois et américain. Sur ce dossier d’assassinat, le Président Boni YAYI a indiqué que la procédure suit son cours pour retrouver les auteurs de cet horrible assassinat. Il assure, à ce propos que justice sera rendue et que le droit sera dit.Enfin, il est revenu au sénateur ISAACSON d’indiquer le sens de ce déjeuner qu’il a offert au Chef de l’Etat et à sa délégation. Il s’agit a-t-il dit d’un geste symbolique pour dire toute son appréciation pour les efforts de développement que fournit le gouvernement béninois. Il marque ainsi sa solidarité et son soutien à l’action publique de développement en cours au Bénin.

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Proposition de loi visant la grève des Magistrats au Bénin : Le député Valentin Houdé dénonce une ‘’loi assassine pour la justice’’

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Le député Valentin Aditi Houdé, 2ème Questeur de l’Assemblée nationale et non inscrit vient de donner sa position sur la proposition de loi portant modification de l’article 18 de la loi n°2001-35 du 21 février 2003 relative au statut de la magistrature. C’était mardi dernier au cours du débat général sur le rapport de la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme lors de l’examen en plénière du dossier. Dans une présentation historique du pouvoir judiciaire, le député Valentin Aditi Houdé, a traité la proposition de loi en question de ‘’loi assassine pour la justice’’ au vu de l’importance du pouvoir judiciaire dans toute société humaine aspirant à une évolution. « …Les luttes pour le progrès humain ont pour pierre d’angle la recherche de la liberté, grâce au triomphe de la justice pour tous, qui ruine les pratiques arbitraires au sein de la société… », a dit le député Valentin Aditi Houdé. Aussi, a-t-il invité ses collègues à s’abstenir de voter cette loi qui, selon lui, constitue une source de tensions inutiles entre les institutions de la République.
(Lire ci-dessous l’intégralité de l’intervention du député Valentin Aditi Houdé)

Intervention du Député Valentin Aditi Houdé sur la Proposition de loi portant modification de l’article 18 de la loi n° 2001-35 du 21 Février 2003 relative au statut de la magistrature.
La proposition de loi en étude pose le problème de l’étendue des compétences législatives par rapport au statut des droits et libertés reconnus et consacrés par la Constitution et les traités.
Il s’agit d’un texte qui interdit aux magistrats le droit d’être électeur qui est corollaire au droit d’être éligible, la liberté d’expression et d’opinion, la liberté d’association, la liberté syndicale, le droit de grève, en somme le droit d’être citoyen.

Monsieur le Président,
Universellement reconnu comme troisième pouvoir au sein de la société après l’Exécutif et le Législatif, la Justice ne peut être juste que si elle jouit de la plénitude de ses prorogatives au nombre desquelles la liberté comme un des constituants fondamentaux des attributs de l’Homme.
Longtemps au service de l’arbitraire dans les monarchies, la Justice est devenue indépendante vis-à-vis des deux premiers pouvoirs avec l’avènement des Etats républicains nés du combat des intellectuels humanistes et des luttes populaires. Et c’est une avancée, une victoire, un acquis qu’il serait hasardeux voire suicidaire, au Bénin comme ailleurs, de tenter de remettre d’une manière ou d’une autre en cause.
Les luttes pour le progrès humain ont pour pierre d’angle la recherche de la liberté, grâce au triomphe de la justice pour tous, qui ruine les pratiques arbitraires au sein de la société. Le combat des intellectuels, qu’ils soient organiques (acteurs politiques), humanistes (penseurs du social allant dans le sens de la promotion des attributs humains), ou purement théoriques, a imprimé à la marche du monde un rythme soutenu, renforcé et conforté ici et là par des luttes populaires pour plus de justice et de liberté.
L’évocation de noms de quelques figures emblématiques mondiales de ce combat et de ces luttes permet de nous rafraîchir, s’il en était encore besoin, la mémoire.
Ainsi, :
- Membre du Congrès puis élu deux fois de suite Président des Etats Unis, Abraham Lincoln s’est battu farouchement non seulement pour la sauvegarde de l’Union, mais également pour l’abolition de l’esclavage dans la Fédération en faisant voter des lois anti-esclavagistes.
Cela s’appelle défendre et promouvoir les attributs humains de liberté et de dignité sans lesquels pas de progrès humain.
Son audace dans une Amérique de la seconde moitié du 19è siècle lui vaudra d’être assassiné en 1865. Mais l’humanité entière en est sortie grandie.
- Le Mahatma Gandhi, dans son Inde encore colonie britanique ;
- Le Pasteur noir Martin Luther King aux Etats-Unis d’Amérique ;
- Le Héros du régime abject de l’apartheid, l’Immortel Nelson Mandela, tous les trois, entre autres, ont mené à leur corps défendant et victorieusement le même combat : la mort de l’arbitraire qui tue les droits humains dont la privation fait de l’être humain une chose.
Et comme l’histoire le montre, malheur à celui par la faute de qui l’homme au singulier ou au collectif se voit privé de ses droits les plus élémentaires mais les plus chers, parce que inaliénables : l’intégrité du libre arbitre (la conscience !) et la liberté.
Plus que d’ordre juridique et social, la proposition de loi présentement en débat pose une problématique d’ordre sociétal en ce sens qu’elle vise à frapper et atteindre en plein cœur la société béninoise.
A l’allure où vont les choses, il est à craindre, par la faute de la Représentation Nationale, faisant marche arrière par rapport au progrès humain que connaît continuellement le monde et par rapport aux acquis réalisés par le peuple béninois, il est donc à craindre que la République se laisse tenter par les sirènes de l’arbitraire.
Une aventure douloureuse dans laquelle la République pourrait aller jusqu’à se donner le droit de vie ou de mort sur les citoyennes et les citoyens parce qu’elle aurait confondu citoyens et sujets.
La Justice, parce qu’elle est une potion difficile à avaler, interpelle chacun de nous, membres de l’Assemblée Nationale du Bénin, 6ème Législature. Elle lui demande, en son âme et conscience de se montrer juste en ne votant pas pour une loi assassine pour la Justice de son pays et au-delà de celle-ci, une loi assassine pour la démocratie et les libertés chèrement conquises par le peuple.
A la justice de notre pays, que nous voulons opérante, opérationnelle, efficace, efficiente, nous nous devons de rendre justice.
Grâce à une grande capacité d’écoute et de discernement, l’Assemblée Nationale a le devoir de voter des propositions de loi qui améliorent les conditions de travail et de vie des magistrats.
De la sorte, la Justice gagnera en diligence et en excellence.
Monsieur le Président,
Si la présente loi venait à être votée, déclarée conforme à la Constitution et promulguée, elle n’aurait pas résolu les problèmes pour lesquels les magistrats vont en grève. Elle aurait seulement tenté de supprimer les symptômes d’une maladie au lieu de guérir la maladie elle-même.
Cette loi court fortement le risque de ne pas être respectée par les magistrats qui ne cesseront pas d’aller en grève.
Dans une pareille situation, c’est toute une bonne partie du système institutionnel national à savoir Assemblée Nationale, Cour Constitutionnelle, et Présidence de la République qui serait fragilisée.
Au regard de tout ce qui précède, il importe que les Honorables Députés s’abstiennent de voter pour cette proposition de loi, qui au fond outrepasse les compétences législatives ordinaires de l’Assemblée Nationale et constitue une source de tensions inutiles entre les institutions constitutionnelles.

Je vous remercie.

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Bénin : la coopération bénino-tchadienne est excellente (Déby)

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COTONOU - Le Bénin et le Tchad entretiennent une coopération excellente, a déclaré samedi à Cotonou, capitale économique béninoise, le président tchadien Idriss Déby Itno, à l’ issue de sa visite de 48 heures à Cotonou, où il a assisté vendredi à la célébration du 54e anniversaire de l’indépendance du Bénin en tant qu’invité d’honneur.

S’exprimant à la presse avant son départ de Cotonou, le président tchadien s’est félicité que les populations tchadiennes et béninoises circulent librement dans les deux pays en exerçant leurs activités économiques.

"Les dispositions prises par les deux pays, notamment à travers la signature des accord-cadre de coopération entre la République du Bénin et la République du Tchad et celui portant création de la Grande Commission Mixte de Coopération Bénino-Tchadienne favorisent des échanges économiques, politiques et sociaux entre les deux peuples", a-t-il déclaré.

Initiée depuis 1961, au lendemain de l’accession des deux pays à l’indépendance, la coopération bénino-tchadienne a connu son envol en février 2002, avec la visite du président Deby au Bénin.

A l’issue de cette visite les deux pays ont décidé de supprimer, à partir de juin 2002, le visa d’entrée dans leur territoire respectif en faveur de leurs ressortissants.

Dans le domaine économique, un accord de partenariat pour stimuler les échanges commerciaux entre les deux pays a été signé en septembre 2000.

En février 2002, les autorités béninoises ont attribué à la partie tchadienne, un espace de 5.000 m2 de terre-plein au Port autonome de Cotonou, pour servir en franchise, aux marchandises en direction et ou en provenance du Tchad, à l’exclusion des véhicules usagés. Cet espace a par la suite été étendu à 10.000 m2.

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Message du Président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement à l’occasion de la fête nationale du 1er Août 2014

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Cotonou, le 31 juillet 2014

Béninoises, Béninois,Mes chers compatriotes,
Comme à l'accoutumée, nous célébrons demain, 1er août 2014, le cinquante quatrième (54ème) anniversaire de notre fête nationale, en souvenir de l'avènement de notre pays, le Bénin, sur la scène internationale en tant que Nation souveraine déterminée à assumer pleinement son destin à la face du monde et devant l'histoire.

À la veille de la commémoration de cet événement majeur de l'histoire de notre pays, nous devons d'abord, dans une attitude de foi et d'humilité, tourner nos regards vers le Père Céleste, Maître absolu du monde, pour le remercier de sa bienveillance envers le Bénin à travers le maintien d'un climat de paix, de stabilité politique et de cohésion tout en implorant sa divine protection pour notre sous-région, notre continent et toute la planète.

Au moment où nous nous préparons à revivre ces premiers instants de notre indépendance, je voudrais, en votre nom à tous, saluer avec déférence, la mémoire des illustres pères fondateurs de notre Nation et celle de nos vaillants compatriotes, combattants de la liberté pour tous les sacrifices consentis, parfois au prix de leur vie, afin qu'advienne ce jour radieux et d'espérance du 1eraoût1960.

En ces heures de souvenirs et de joie, j'ai aussi une pensée affective pour ceux de nos concitoyens confrontés à la souffrance physique ou morale notamment les personnes éplorées et les malades. Aux uns et aux autres, j'adresse au nom de la Nation, nos sentiments de profonde compassion et nos vœux de prompte guérison tout en les assurant de notre soutien et de nos encouragements.

Période de communion citoyenne et fraternelle, je ne saurais oublier nos compatriotes vivant à l'extérieur du territoire national, dans le cadre de leurs activités professionnelles ou en mission au service de la République mais dont les pensées sont en ce jour tournées vers la mère patrie. Je leur souhaite une excellente fête et saisis cette heureuse occasion pour leur renouveler notre solidarité et saluer leur patriotisme ainsi que leur concours au développement de notre pays, le Bénin.

Je voudrais de manière particulière exprimer la reconnaissance de la Nation envers nos Forces de défense et de sécurité qui, malgré la modestie des moyens en dépit des efforts consentis par l’Etat, veillent courageusement sur l’intégrité territoriale, la sécurité des personnes et des biens, parfois au prix de leur vie.

Mes pensées vont également aux confessions religieuses pour leurs jeûnes et leurs prières en vue de soutenir la Nation. Je salue leur esprit de tolérance et de cohabitation, facteur de paix, et les invite à poursuivre dans cette dynamique. C’est pour encourager cette fraternité entre les religions que mon gouvernement a accepté d’accompagner l’initiative de l’organisation prochaine dans notre pays du Forum international sur « l’Education et la Paix par le dialogue Islamo-chrétien et interreligieux »

En cette heureuse circonstance, je veux aussi témoigner ma reconnaissance à nos partenaires au développement pour leur contribution de qualité aux efforts du Peuple béninois pour bâtir une Nation unie, stable, démocratique et prospère.

Aux ressortissants des pays frères et amis résidant au Bénin et partageant notre vie quotidienne, je veux enfin les rassurer de notre hospitalité et de notre protection.

Béninoises, Béninois, Mes très chers compatriotes,
Au delà de son caractère festif, la commémoration de notre fête nationale est aussi un moment privilégié pour célébrer la République et renouveler notre attachement à ses valeurs fondatrices que sont la justice, la fraternité, la solidarité, la démocratie et l'Etat de droit, gages du progrès de notre Nation.

Cette année, notre fête nationale intervient dans un contexte, certes marqué par la persistance des difficultés économiques, mais aussi par d'importantes actions menées par mon Gouvernement en vue de la consolidation de notre démocratie et la réalisation d'une économie émergente, prospère et solidaire pour mieux lutter contre la pauvreté qui demeure notre seul ennemi commun.En ce qui concerne notre système démocratique, je voudrais me réjouir des avancées enregistrées au cours de cette année. En effet, la prestation de serment et l’installation officielle, le 02 juillet dernier, des nouveaux membres de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA), le renouvellement à bonne date des membres de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) ainsi que du Conseil Economique et Social (CES) et leur installation officielle, le 21 juillet de cette année, sont la preuve que l’alternance au niveau des Institutions de l’Etat se poursuit et que la culture démocratique s’installe irréversiblement dans nos mœurs.

Ces progrès sont à l'actif de toutes nos Institutions, de notre classe politique et des acteurs de la société civile que je remercie, au nom de la Nation.Nous ne devons cependant pas oublier qu'une démocratie véritablement au service du Peuple comporte des exigences auxquelles la nôtre ne peut se soustraire. Dans cette perspective, le respect, la crédibilité, le fonctionnement efficace et la collaboration de nos Institutions s'avèrent d'une impérieuse nécessité.

De même, nos formations politiques doivent à leur tour être porteuses de projets de société alternatifs et favoriser, dans l'intérêt supérieur de notre chère patrie, la cohésion et la mobilisation autour des grands enjeux nationaux. Enfin, le respect à bonne date du calendrier des échéances électorales est aussi une exigence majeure de toute démocratie.

A cet égard, je comprends à juste titre l'impatience, voire l'inquiétude de mes compatriotes par rapport à la non tenue, jusqu'à ce jour, des élections locales en dépit de l'extinction des délais légaux impartis. En tout état de cause, je tiens à rassurer tout le Peuple béninois que mon Gouvernement pour sa part, continuera à jouer sa partition aux côtés des autres Institutions de la République afin que les élections communales, municipales et locales puissent se dérouler impérativement avant la fin de l’année 2014, car il y va de la crédibilité de notre système démocratique et de ses Institutions.

Béninoises, Béninois,Mes chers compatriotes,
Comme j’ai coutume de le dire, « une démocratie qui ne nourrit pas est un poison pour le Peuple ». C’est dire que, pour être durable, l’indépendance politique doit nécessairement s’accompagner de l’indépendance économique. En d’autres termes, le renouveau démocratique doit s’adosser au renouveau économique. Telles sont ma vision et ma conviction.

C'est conscient de cette vérité qu'après la phase de l'assainissement de nos finances publiques et de la stabilité macro-économique validée par la communauté internationale, j'ai décidé, dans la conduite de l'action gouvernementale, de mettre l'accent sur le combat pour l’éradication de la pauvreté à travers la réalisation d'une croissance économique forte, inclusive et résiliente dans la perspective de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement. C'est le sens des réformes structurelles et institutionnelles ainsi que d'autres initiatives prises par mon gouvernement et dont certaines portent déjà des fruits.

C’est à ce titre que mon gouvernement veille à éviter les exclusions sociales en poursuivant son programme de construction d’infrastructures en vue d’offrir à nos populations les services de base de qualité notamment l’accès à l’eau potable, à l’énergie, à l’éducation, à la santé, au foncier, aux routes et aux pistes rurales.

Soucieux de l’insertion des jeunes dans l’agriculture, mon gouvernement a poursuivi résolument sa politique de création d’entreprises agricoles à travers les centres de formation à l’entreprenariat agricole et l’aménagement de nos vallées.

C’est aussi l’occasion de remercier et de féliciter nos braves producteurs dont le travail opiniâtre a permis d’augmenter notre production agricole notamment le coton et les cultures vivrières.

Pour lutter contre le chômage des jeunes et le sous-emploi, mon gouvernement a installé des centres de promotion d’affaires ou BPC et a décidé du recrutement de 15 000 jeunes dans différents secteurs de l’Administration publique et de la poursuite du programme portant institution du corps national des jeunes volontaires pour le développement.
S’agissant de l’autonomisation des femmes, mon gouvernement a renforcé les activités de microfinance à travers le revolving qui permettra de faire passer le nombre de femmes impactées de un million deux cent mille (1 200 000) aujourd’hui à environ deux millions (2 000 000) d’ici à la fin de l’année 2015.

C'est en vue de mieux soutenir ces actions d'accélération de la croissance économique, d’élimination de la pauvreté et d’amélioration des conditions de vie des populations de nos communes que mon gouvernement, avec le soutien de nos partenaires, a initié la Table ronde sur le financement du développement du Benin, tenue du 17 au 19 juin 2014 à Paris.

L’organisation de cette rencontre qui a mobilisé d’éminentes personnalités du monde de la Finance et de l’Economie, de nombreux investisseurs privés et partenaires techniques, est la parfaite illustration de la volonté de mon gouvernement de contribuer au relèvement des défis qui continuent de nous interpeller sur la voie du développement économique et social de notre pays.

Je voudrais saisir une fois encore cette heureuse occasion pour remercier les participants à cette Table Ronde et renouveler la reconnaissance du Peuple béninois à nos partenaires techniques et financiers, à notre diaspora ainsi qu’à tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué au succès de ce forum dont les résultats sont allés bien au-delà de nos attentes.

Cette Table Ronde nous a offert des possibilités jamais égalées de nouer des partenariats novateurs, intelligents et mutuellement bénéfiques. Je puis vous rassurer, mes chers compatriotes, que mon gouvernement s’active en vue des dispositions à prendre pour la mobilisation effective et diligente des financements annoncés. A cet égard, la concrétisation des différents réformes, programmes et projets annoncés au cours de ces assises est entrain d’être réalisée avec l’appui de nos partenaires au développement.

C’est le lieu d’inviter les responsables de nos Institutions, les honorables députés à l’Assemblée Nationale, la classe politique, les organisations de la société civile et toutes les autres composantes de notre Nation à jouer, en synergie avec mon gouvernement, le rôle qui leur revient dans la mise en œuvre effective des conclusions de cette Table Ronde.Chacun, par son engagement patriotique et citoyen, par son ardeur au travail et son amour pour le Bénin, peut et doit pouvoir contribuer de façon décisive à la cohésion nationale et à la réalisation des nobles ambitions portées par notre pays et auxquelles la communauté internationale a solennellement adhéré à Paris.

Béninoises,Béninois,Mes très chers compatriotes,
Outre les résultats positifs de la Table Ronde de Paris et des réformes engagées au profit des jeunes et des femmes, les deuxièmes Etats Généraux de la Presse ont été organisés en février 2014. Les principaux objectifs de ces assises visent :
l’instauration d’une presse crédible, responsable et respectueuse de la déontologie de la profession, de l’éthique et de la morale ;

la formation et le renforcement des capacités des acteurs de nos médias ;

la nécessité d’une restructuration et d’une rationalisation de nos espaces médiatiques.

Aussi convient-il de rappeler ici les nombreuses actions et réformes en cours pour le développement dans notre pays d’une véritable économie numérique et d’un secteur des TICs créateur de richesse et d’emplois.

Je voudrais enfin saisir l’opportunité de la célébration de cet anniversaire de notre fête nationale pour souligner la nécessité d’une mobilisation individuelle et collective dans le cadre du Programme « Dix (10) millions d’âmes, dix (10) millions d’arbres » en vue d’une meilleure gestion des effets pervers des changements climatiques et l’instauration d’une bonne gouvernance environnementale dans notre pays.

Béninoises,Béninois,Mes chers compatriotes,
Je ne saurais passer sous silence les longues crises qui ont secoué notre pays dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la justice.

A cet égard, je voudrais souligner la principale leçon qui me paraît essentielle, à savoir qu’en toutes circonstances, nous devrions privilégier la concertation et le dialogue. En effet, c’est bien le dialogue social accepté par tous qui nous permettra de surmonter cette crise et de favoriser l’instauration d’un climat social apaisé. J’exhorte donc tous les partenaires sociaux à toujours demeurer disponibles à ce dialogue social afin qu’ensemble, dans la paix et la fraternité, nous construisions le Bénin émergent.

Mes chers compatriotes,
L’effort de construction nationale ne devant exclure personne, et profitant de notre fête nationale, j’ai décidé de gracier certains de nos compatriotes incarcérés et qui en remplissent les conditions après l’accomplissement des formalités prescrites à cet effet. Je les invite par la même occasion à s’abstenir dorénavant de ces comportements déviants qui n’honorent ni leurs familles ni la Nation.

A travers cette grâce, je veux faire appel à l’esprit de tolérance, d’amour et d’acceptation de l’autre afin que nous nous unissions tous ensemble, pour bâtir un Bénin nouveau, un Bénin de paix, de concorde, de stabilité, de sécurité et de solidarité.

Mes très chers compatriotes, Le Bénin, notre chère et commune patrie, a un avenir prometteur pourvu que dans le travail, l’unité, la solidarité et le partage nous continuions de bâtir notre destin commun.Bonne fête de l’indépendance à chacune et à chacun et que Dieu bénisse notre chère Nation.

Vive le Bénin !

Vive la République !

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Projet Epine dorsale/Supposée corruption des têtes couronnées La part de vérité de l’He Claudine Prudencio

claudine-prudencio

Le recours à la médiation des rois dans le dossier Epine dorsale du groupe Petrolin ne répond qu’à une tradition africaine qui préconise le recours aux conseils des sages, en cas de situation conflictuelle dans la cité. C’est le sens que Claudine Prudencio donne à la sollicitation de la médiation des rois du Bénin dans ce dossier. Dans cet entretien, elle demande à ce que justice soit rendue à l’opérateur économique Samuel Dossou-Aworet, dont le groupe ‘’Petrolin’’ est en train d’être dépossédé de ‘’son’’ projet au profit du groupe Bolloré.

Honorable Claudine Afiavi Prudencio, vous êtes depuis quelques jours au devant de l’actualité nationale à travers le dossier Épine Dorsale de Développement de l’Economie Béninoise. Qu’est ce qui sous-tend votre engagement ?
Le dossier Épine Dorsale de Développement Intégré de l’Economie Béninoise est une initiative du Groupe Petrolin de notre compatriote Samuel Dossou-Aworet. Un projet qu’il a initié lui-même et dont il assure, sur fonds propres, les premiers financements incluant notamment les frais d’études relatifs à toutes les composantes du projet ainsi que les travaux de réalisation du port sec de Parakou. Comme l’on peut le constater, le Port sec de Parakou et le port pétrolier, minéralier et commercial en eaux profondes de Sèmè Podji sont deux terminaux stratégiques encadrant le chemin de fer de l’Ocbn, afin de relever le niveau de développement économique de la sous-région et de notre pays en particulier. Malheureusement, vous le savez très bien, ce digne fils du Bénin ayant gagné l’appel d’offres international lancé par les Etats du Bénin et du Niger le 04 août 2008, relatif à la concession de gestion, de réhabilitation et d’extension du chemin de fer de Cotonou jusqu’à Niamey via Dosso, est en train d’être dépossédé de ce dossier par des manœuvres obscures en faveur du Groupe Bolloré qui n’avait même pas soumissionné.
En ma qualité d’élue de la Nation, je ne peux rester indifférente à une telle flagrante injustice. Je réagis avec force et conviction aujourd’hui car à la demande du Président Boni Yayi, j’ai personnellement insisté auprès de Monsieur Samuel Dossou-Aworet pour accélérer les premiers financements ainsi que certaines réalisations en dépit des retards accusés par le Gouvernement pour l’accomplissement des diligences à sa charge. Je connais donc parfaitement les tenants et aboutissants de ce dossier mieux que ceux qui racontent des contrevérités à la télévision.

Pourquoi avez-vous démarché le Haut Conseil des Rois du Bénin ?´
Le terme "démarcher’’ est une injure à l’égard des garants de nos traditions. Personne n’est allé ‘’démarcher" les Rois du Bénin. J’ai entendu dire que les rois ont été soudoyés et ont reçu de l’argent par ci et par là. Je m’inscris entièrement en faux contre de telles allégations.
Dans nos traditions africaines, il est de coutume que lorsqu’un digne fils d’une localité se sent lésé, il fasse part de ses difficultés devant le Conseil des sages. Une démarche que le Président de la République lui-même entreprend très souvent. Il rencontre très fréquemment les Rois au Palais de la Marina. C’est dans ce cadre que le Dossier Épine Dorsale a été porté à l’attention des Rois du Bénin. J’ai été invitée en tant qu’élue de la nation et princesse de deux cours royales, à la cérémonie d’ouverture de cette session du Haut Conseil des Rois du Bénin. Selon le communiqué final, les Rois du Bénin se sont prononcés sur l’actualité sociopolitique et économique de notre pays, à savoir : La grève des magistrats, la Lépi, les élections municipales etc... Le dossier Épine Dorsale de Développement Intégré de l’Economie Béninoise ne représente qu’un petit paragraphe de leur communiqué final.

Selon certains, le promoteur investisseur aurait refusé la main tendue du Gouvernement dans le dossier Epine Dorsale ?
La question ne se pose pas en ces termes. Nous sommes en matière économique et lorsque la confiance qui constitue le socle de la relation est perdue, la partie qui ne se sent pas en sécurité a le droit de saisir la juridiction compétente. C’est ce qui est fait. Certes, le Gouvernement a lancé un appel public au dialogue. Mais au-delà de cette initiative, rien n’est fait pour rassurer l’opérateur économique béninois. Au contraire, officiellement, on lui demande de mettre la balle à terre et officieusement, on permet à certains de noircir son image en inventant des histoires invraisemblables et en disséminant des informations inexactes. Ils tentent de le poignarder dans le dos et ceci est inadmissible. Je connais suffisamment bien le dossier pour ne pas accepter une telle attitude. Ceci est une injustice et un scandale qu’aucun de nos compatriotes béninois ne peut supporter. Le monde entier sera au courant et la justice tranchera.

Dans ces conditions, que préconisez-vous ?
Il faut rétablir Monsieur Samuel Dossou-Aworet, Président du Groupe Petrolin dans ses droits. J’ai soutenu avec force et conviction lors des différentes élections le Président Boni Yayi et j’ai sollicité les suffrages des familles qui souffrent aujourd’hui de la situation économique et politique du pays. Je souhaite de tout mon cœur de ne pas avoir à regretter mon choix et de devoir demander pardon à ceux qui ont suivi mes consignes électorales. Notre gouvernement doit soutenir nos hommes d’affaires sans aucun distinction, qu’ils viennent du Sud ou du Nord.

J’entends de plus en plus parler d’hommes d’affaires nouveaux et vertueux, et je me demande de qui parle-t-on. Que veut-on insinuer à propos. Je prends l’exemple de Monsieur Samuel Dossou-Aworet. Qui peut apporter une seule preuve susceptible de mettre en doute son éthique ? Personne. Que les tentatives de tromperie cessent alors !

Il semble que le dossier est plombé de partout.
Seul le gouvernement du Bénin peut répondre à cette allégation. Il est vrai que si nos autorités avaient respecté leurs engagements et signé les conventions concernées, cet important projet de développement serait déjà réalisé depuis 2012. Malheureusement, tel n’a pas été le cas, un fait que les populations ignorent.

Il paraît que le Niger sur qui le Bénin compte vient d’opposer un veto dans ce dossier
Je l’ignore. Pour ma part, le Traité qui régit l’Ocbn étant ratifié par les parlements des deux États, il revient donc aux Parlements du Bénin et du Niger de se prononcer. Ce qui pourrait prendre du temps.

Malheureusement, le comité interministériel chargé des négociations relatives au projet de liaison ferroviaire Bénin/ Niger visé par le communiqué du Conseil des Ministres des 15 et 17 juillet 2014 était effectivement à Paris du 21 au 26 juillet dernier en vue de finaliser les négociations et signer les documents juridiques avec le groupe Bolloré qui n’avait même pas soumissionné pour ce dossier.
Pourquoi cet empressement soudain de signer avec Bolloré qui n’est venu dans ce projet de rails Bénin - Niger que le 07 novembre 2013, alors que le Gouvernement du Bénin n’a pas signé les documents juridiques permettant au Groupe Petrolin ayant gagné cet appel d’offres international de commencer les travaux en lui imposant un délai de réalisation.

Il y a sûrement anguille sous roche !
Le Groupe Petrolin se battra pour faire avancer le projet dans l’intérêt du pays malgré les déclarations de ceux qui privilégient Bolloré, un acteur étranger, et disent que "depuis quatre ans, l’eau a coulé sous le pont".
On parle aujourd’hui de boucle ferroviaire, et on va jusqu’à dire que ce n’est pas le même projet alors que des réunions se tiennent à Paris entre les deux Etats qui avaient lancé l’appel d’offres International du 04 août 2008 gagné par le Groupe Petrolin. Ce sont ces deux Etats qui se retrouvent à Paris avec Bolloré, et le gouvernement du Bénin continue de dire qu’il ne s’agit pas du même projet. Quelle contradiction ! Ils disent même qu’il s’agit d’un projet Epine Dorsale nouvelle formule. Ils n’ont même pas vérifié s’il s’agit d’un nom déposé par le Groupe Petrolin et ils vont à la table ronde avec, en ignorant l’initiateur….

Malgré tout, vous semblez avoir des inquiétudes ?
Je prends simplement le peuple béninois à témoin, car au-delà de ma modeste personne qui reçoit des menaces de mort, c’est maintenant le tour de Monsieur Samuel Dossou - Aworet d’en recevoir sous forme d’appels anonymes. Cette situation est inconcevable dans un pays où l’on clame la démocratie et l’Etat de droit.

De sources concordantes, j’apprends que des plans secrets seraient ourdis et exécutés par diverses personnes contre Monsieur Samuel Dossou-Aworet et moi-même.
Un tel lamentable désordre ne peut pas exister dans un Etat de droit et moi Claudine Afiavi Prudencio élue de la nation, je n’ai pas le droit de me taire sur un dossier aussi limpide et important pour mon pays.
Je profite donc de votre journal pour rappeler aux uns et aux autres ainsi qu’à leurs éventuels commanditaires qu’aucun obstacle ne peut empêcher l’eau de ruissellement de poursuivre son chemin.
Ce n’est pas parce qu’on est un citoyen français qu’on peut piétiner les droits des hommes d’affaires béninois chez eux ; ce temps est révolu !
Je ne refuse pas aux étrangers de venir investir dans notre pays, à condition que les intérêts nationaux soient respectés.

Le communiqué du Conseil des Ministres des 15 et 17 juillet 2014 dit ceci : ’’qu’il s’en suit qu’il n’est pas raisonnable de toute évidence de souhaiter que le Gouvernement s’astreigne à la clause de 40 ans au risque d’hypothéquer durablement le développement de notre pays’’. Ce passage est le résultat d’une mauvaise compréhension de ce que Monsieur Samuel Dossou-Aworet a dit à sa sortie de la visite qu’il a rendue au roi d’Allada.
Monsieur Samuel Dossou-Aworet a dit tout simplement que la Convention cadre qu’il a signée avec le Gouvernement du Bénin, a aujourd’hui une durée de vie de 40 ans extensibles et que cette même Convention Cadre prévoit des Conventions Particulières pour chaque projet de l’Epine Dorsale. Ce qui est clair parce que tout contrat a une durée de vie et cette durée est différente de la durée de réalisation des travaux. La preuve en est que le groupe Petrolin n’a pas mis 40 ans pour construire le Port sec de Parakou. Il ne faut pas confondre la durée de convention et la durée de réalisation des travaux. Attention alors à la désinformation des populations.
Certaines personnes disent que le Président du Groupe Petrolin Monsieur Dossou-Aworet serait incapable de réfectionner une simple gare. Ce sont des ignorants ayant des intentions malveillantes par rapport aux intérêts du peuple béninois. Ils oublient que rien ne reste caché sous le soleil et que la roue tourne et continuera de tourner.
Le peuple béninois sait parfaitement que c’est bien le Président Boni Yayi qui a téléphoné depuis Lomé, après son élection à la magistrature suprême en 2006, à Monsieur Samuel Dossou-Aworet, notre compatriote, pour lui demander de venir l’aider à relever l’économie du pays. C’est dans ces conditions que le projet “ Epine Dorsale de développement intégré de l’économie béninoise“ était conçu et toutes les études liées à ce projet ont été financées sur fonds propres par le Président du Groupe Petrolin, Monsieur Samuel Dossou-Aworet. C’est pour cela que les intérêts de ce compatriote doivent être préservés. Aucun juriste ne peut trouver des arguments valables pour dénoncer cette Convention – Cadre limpide signée entre l’Etat Béninois et le Groupe Petrolin. Nous sommes tous Béninois et nous n’avons qu’une parole.

Honorable Prudencio, nous apprenons que Bolloré demande à avoir le port sec de Parakou
Le Port sec de Parakou est l’une des composantes du Projet Epine Dorsale. Le Président Boni Yayi a demandé expressément à Monsieur Samuel Dossou-Aworet de le construire pour lui permettre de régler le problème politique qu’il avait à Parakou. Monsieur Samuel Dossou-Aworet avait exigé en son temps la signature des conventions particulières de l’Ocbn et du Port sec avant de démarrer les travaux. Le Président Boni Yayi en personne m’a demandé à plusieurs reprises d’intervenir pour convaincre Monsieur Samuel Dossou-Aworet à réaliser le projet du Port sec sans délai en m’assurant que les Conventions du Port sec de Parakou, de l’Ocbn et du Port en eau profonde seront signées en une fois dès la fin des diligences préalables au Port en eau profonde. Le Président Boni Yayi lui-même était bien évidemment conscient qu’il n’y a pas de Port sec sans rails et que les deux projets sont intimement liés. Comment le Gouvernement de ce même Président peut aujourd’hui décider de céder le Port sec construit par Monsieur Samuel Dossou-Aworet à Bolloré et lui offrir le terminal de l’Ocbn situé à la gare de Parakou au détriment de son compatriote et initiateur du projet ?

Je suis tout ça de très près et je ne me tairai pas parce qu’aucun Béninois ne s’autoriserait à agir en France comme Bolloré le fait au Bénin.

Honorable, nous apprenons également que les Ministres passeront chez les rois pour leur expliquer le Projet Epine Dorsale à leur façon.
Parfait ! Qu’ils le fassent. Ni les rois, ni le peuple ne sont dupes !

Et s’il s’avérait que cette menace de Bolloré était vraie, n’auriez vous pas peur ?
Je n’ai peur de personne et il n’est pas question de me taire ! J’espère seulement que rien n’arrivera à Monsieur Samuel Dossou-Aworet. La situation actuelle m’amène à dire qu’ au delà de Monsieur Samuel Dossou-Aworet, tous nos compatriotes hommes d’affaires doivent réagir au lieu de subir.

Il semble que le Groupe Petrolin n’a pas de moyens financiers pour réaliser ces différents projets, raison pour laquelle le Bénin donne à tout prix les rails à Bolloré
Qu’est-ce qui permet à ceux qui le disent d’affirmer que le Groupe Petrolin n’a pas les moyens financiers de ce projet. Qu’ils nous en apportent la preuve.

Je tiens à rappeler une fois pour toutes que le Groupe Petrolin est explorateur et producteur de pétrole dans une quinzaine de pays et que ce Groupe a fait ses preuves partout dans le monde, soutenu par des partenaires solides depuis sa création en 1992. Sa réputation internationale n’est pas à faire !

Je vous remercie

 

 

 

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