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Politique

Fin de l’affaire Talon

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Lundi 11 août 2014, réunion de la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Cotonou qui a mis fin à l’affaire Patrice Talon. Il s’agit des dossiers de supposées tentatives d’empoisonnement et de coup d’Etat qui ont éclaté et secoué la Nation béninoise respectivement en Octobre 2012 et en février 2013. Un véritable feuilleton juridico-politique très médiatisé qui a connu son épilogue lundi dernier où le dossier a été vidé et clôturé. Ainsi, Le richissime homme d’affaires Patrice Talon et son bras droit Olivier Boko peuvent maintenant circuler librement, voire revenir chez eux au Bénin sans aucune crainte. On se rappelle que c’est le 14 mai dernier que le chef de l’Etat a accordé son pardon à ses compatriotes cités dans ladite affaire…

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Libération de Désiré Vodonou : Panique dans la 24ème circonscription électorale

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A peine a-t-il recouvré de façon provisoire sa liberté, il fait déjà trembler les acteurs politiques qui ont profité de son séjour carcéral pour se faire élire députés dans la 24ème circonscription électorale. L’homme d’affaires Désiré Vodonou puisque c’est de lui qu’il s’agit, est craint.

Accusé d’escroquerie dans un dossier de vente de 980 Kg d’or et arrêté depuis avril 2011, le richissime homme d’affaires et ancien député, Désiré Vodonou, a été mis en liberté provisoire dans la nuit du lundi 11 août 2014. Ce membre actif de l’alliance Force Clé ne jouit pas encore de ses droits civils et politiques (la Cour constitutionnelle l’ayant déchu desdits droits en 2011) mais fait déjà peur dans le Zou. Les partis politiques qui se disputaient la 24ème circonscription depuis l’embastillement du philanthrope paniquent. Les états-majors de la Renaissance du Bénin (Rb), de l’Udd-Wologuèdè et du Cds-Finagnon réfléchissent déjà aux mesures pouvant leur permettre de résister au retour du redoutable Vodonou tant il reste l’un des hommes politiques les plus admirés dans le Zou.

Dans la 24ème Circonscription électorale, il reste incontournable parce que très populaire. La majorité présidentielle et d’autres partis politiques de la région qui ont jouit de la situation, doivent maintenant batailler dur pour sauvegarder les espaces. Il était aimé parce qu’il était proche du peuple, il connaissait le peuple et il vivait dans le peuple. L'homme d'affaires de par ses oeuvres sociales a réussi à conquérir beaucoup de coeurs. C’est ainsi qu’il s’est enraciné à Zogbodomey, Zâ-Kpota, Covè, Zagnando et Ouinhi. La bataille a priori sera plus rude dans la 24ème circonscription électorale. Et c’est le moins qu’on puisse dire, car son temps, de Zogbodomey à Ouinhi, l’alliance Force Clé a régné en maître. Depuis qu’il a été arrêté puis gardé au gnouf, les populations du Zou, particulièrement celles de la 24ème circconscription, principales bénéficiaires des oeuvres de Désiré Vodonou se sont battues pour sa libération. Lundi dernier, après 40 mois de détention, l’ancien député a été accueilli a recouvré sa liberté. Et c’est le cri de joie dans son Zogbodomey natal. De sources informées, d’autres populations s’apprêtent à organiser de grandes manifestations pour fêter son retour. Ce qui vient en rajouter d’ailleurs à la trouille de ses challengers qui se disaient maîtres d’une citadelle imprenable.

Les membres du parti Force clé chez Vodonou


 

Les membres du parti Force clé se sont rendus hier mardi 12 août 2014, au domicile de Désiré Vodonou. La forte délégation conduite par le député Eric Houndété, est allé partager avec lui la joie de la liberté retrouvée. En mission parlementaire à l’extérieur du pays, le président de Force clé, l’Honorable Lazare Sèhouéto n’était pas de la partie. L’Union fait la Nation dont le président Bruno Amoussou était également hors du territoire national et rentré hier, se retrouvera certainement ce jour pour décider de la conduite à tenir. Il faut souligner que l’ancien député Vodonou Désiré a été élu dans la 24ème circonscription électorale sous la bannière de Force Clé. Avec l’avèrnement de l’Union fait la Nation une alliance politique de l’oposition, il a été un membre actif. Avec cette visite à Vodonou Désiré 24heures après sa libération provisoire, on peut dire que ses collègues sont allés lui doper le moral.

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Le ministre Koutché obtient le vote de la loi par K.O

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Après plusieurs nuits blanches et autres longs débats parlementaires, la proposition de loi sur la radiodiffusion numérique en République du Bénin a fini par être adoptée par les députés. Un deuxième exploit à mettre à l’actif du ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Komi KOUTCHE, qui en dépit du contexte politique actuel parvient à faire l’unanimité autour des projets du gouvernement.

C’est par un vote k.o de 62 voix pour, zéro contre et zéro abstention, que les parlementaires ont donné feu vert à la loi hier mardi   12 août 2014. Ce faisant, les représentants du peuple donnent ainsi un « coup de pouce important au processus de migration vers la radiodiffusion numérique », a laissé entendre le ministre de la Communication. Progressivement donc, la marche du Bénin vers l’échéance du 17 juin 2015, prend corps. Et que retenir de cette loi sur la radiodiffusion numérique en République du Bénin ? Il faut dire qu’ellle comporte 58 articles répartis en cinq (05) titres. Cette loi dont le législateur vient de doter le Bénin, encadre la marche du pays vers juin 2015. Dans son intervention, Komi Koutché a reconnu à sa juste valeur l’acte posé par les députés. « Je salue l’initiative très éclairée du Parlement, parce que la question de l’avènement du numérique, au-delà d’un enjeu est aujourd’hui un impératif et une urgence. C’est ce que d’ailleurs la Cedeao et l’UMOA ont compris, en recommandant de façon impérative à tous les Etats membres de conduire ce processus en procédure d’urgence, parce que nous sommes à moins d’un (1) an de l’échéance. Si la révolution numérique n’est pas réussie toutes nos télévisions vont afficher des nuages. Donc, c’est avec satisfaction que je note que le parlement a initié cette loi, loi inscrite en procédure d’urgence conformément aux recommandations de l’Uemoa et de la CEDEAO » a déclaré le ministre de la Communication.

Les députés ont fait œuvre utile

Le Ministre Komi Koutché, a ajouté que :« La plupart des dispositions de cette proposition de loi, s’inspirent des documents de travail de la commission nationale de migration de l’analogique au numérique au sein de laquelle la Haac siège avec quatre (4) personnes ». Et est ajoute : « Donc, c’est une loi qui tient grandement compte non seulement de la transposition de dispositions types qui ont été élaborées au niveau communautaire et des travaux que la commission a eu à faire à son niveau ».

D’autres aspects abordés

Dans son intervention à l’Assemblée nationale, le ministre Komi Koutché a abordé d’autres aspects de la loi. Sur l’urgence et l’opportunité de cette proposition de loi, il affirme : « il faut dire que c’est cette loi qui ouvre la voie à la concrétisation de la révolution numérique. A l’heure où nous sommes, je pu vous dire que normalement à partir du 31 juillet passé, il y a des types d’équipements qui ne sont pas compatibles au numérique que notre administration douanière devrait déjà commencer par interdire. Mais sans une disposition légale appropriée, la douane ne peut pas pouvoir le faire. Or, il n’est pas normal que nous laissions nos populations continuer d’acheter par exemple des télévisions qui d’ici un (1) an ne seront plus utilisables. Donc, voilà le premier avantage de cette loi. Le deuxième avantage, c’est que quand on parle du numérique, c’est la mobilisation des ressources. C’est l’Uemoa et la Cedeao qui ont adopté une démarche communautaire de mobilisation de ressources pour les Etats. Cette loi qui permet bien entendu de mobiliser les deux institutions financières de ces deux (2) instances que sont la Boad et la Bidc pour que les requêtes introduites par les Etats commencent pas être instruites. C’est donc une initiative très importante et je voudrais très humblement plaider en faveur de son adoption ce jour pour que nous puissions rattraper ce retard qui est déjà accusé, afin que notre dossier puisse être pris en compte par ces instances pour la mobilisation des ressources et les diligences à l’interne pour épargner nos populations des désagréments ».

Qu’en tirent les populations?

«La première, c’est l’amélioration de la qualité de l’image au niveau des populations. La deuxième, c’est la démocratisation de l’accès à l’information. Et la troisième, c’est la libération de plusieurs fréquences, parce que avec le mode analogique aujourd’hui, chaque télévision est véhiculée par une fréquence, alors que lorsque nous allons vers le numérique une seule fréquence peut véhiculer plusieurs télévisions ; ce qui fera que les litiges que nous avons aujourd’hui en ce qui concerne les demandes de fréquences non attribuées seront sensiblement réduits. Enfin pour ce qui concerne toujours les avantages, il est clair que lorsque nous aboutissons au numérique, les télévisions actuelles vont libérer de l’espace. Nous connaissons beaucoup de problèmes en ce moment en ce qui concerne la qualité des services Gsm. Tout le monde parle de la connexion Internet. Tout ceci est lié à des questions de ressources en fréquence, en tout cas en grande partie. Une fois que ces fréquences seront libérées, l’administration des TIC disposera donc de beaucoup de ressources en fréquences ce qu’on appelle dividende numérique pour pouvoir permettre aux opérateurs Gsm d’avoir les ressources qu’il faut pour offrir les services haut débit », a détaillé le ministre.

Et ce n’est pas tout...

Les conséquences, d’ici 12 mois, toutes les télévisions que nous utilisons aujourd’hui ne seront plus compatibles. Cette question de la numérique compatibilité impose que les populations qui sont déjà avec un pouvoir d’achat réduit soient appelées à faire face à de nouvelles dépenses pour acheter de nouvelles télévisions et c’est là que la question de l’accompagnement intervient. « Dans le programme qui a été élaboré et homologué par la Cedeao et l’Uemoa, le gouvernement a la responsabilité de pouvoir accompagner les populations ne serait-ce que par la mise à disposition de décodeurs numériques pour que ces populations n’aient pas à faire face à des dépenses lourdes. Le gouvernement doit mettre en place non seulement un accompagnement en termes de matériels mais aussi en termes d’encadrement et de sensibilisation. Nous avons déjà lancé la sensibilisation à l’endroit des populations et dès que cette loi sera votée nous allons aborder la phase active », a soutenu Komi Koutché. Devant de telles explications, les députés séduits, n’avaient de choix que de donner quitus à cette loi qui engage toute la nation.

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Assemblée nationale/ 6è législature : Les signes d’une fin de mandat difficile pour la mouvance

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(Clôture ce jour de la 4è session extraordinaire de 2014)

La fin de la sixième législature n’aura pas échappé aux calculs politiciens pour les échéances électorales à venir. La mouvance se porte mal parce que certains de ses députés ont décidé de s’affranchir du joug présidentiel pour prendre en main leur destin politique. Déjà, c’est l’insomnie pour le président Yayi Boni dont le programme repose sur des réformes et le compte à rebours a commencé.

L’échec de la 4è session extraordinaire de l’Assemblée nationale dont les travaux seront clôturés ce jour mardi 12 août 2014 au palais des gouverneurs est une preuve patente de ce que les hommes de main du président Yayi Boni n’ont plus la maîtrise totale de leurs députés. Sur deux dossiers programmés, un du gouvernement et un des députés, probablement un seul passera si les législateurs décidaient de contenter le ministre de la Communication dont les aller et venues au parlement sont incomptables. Ce qui fait logiquement un rendement de 50 % pour une session extraordinaire pourtant convoquée sur la demande des députés de la mouvance qui, visiblement voulaient en finir avec les magistrats. Mais le hic est que l’examen de la loi portant retrait du droit de grève aux magistrats en république du Bénin a accouché d’une souris. Deux nuits au parlement, trois plénières et la mise en place d’un groupe de travail n’ont pas amené les différents camps à harmoniser leurs violons. Le consensus ne pouvant pas être obtenu vu les velléités et les arguments de chaque partie, le président de l’Assemblée nationale, le professeur Mathurin Nago a dû prendre ses responsabilités et déclarer le parlement incompétent pour retirer ou non le droit de grève aux magistrats. S’il est vrai que la position des députés de l’oppo sition était connue sur la question, il aura fallu la détermination de certains députés qui se réclament toujours de la mouvance pour faire échec à cette loi liberticide. Ce qui fait dire aux observateurs que la loi contre les magistrats a été un test de cohésion pour la mouvance présidentielle. Et même depuis le rejet du vote du budget général de l’Etat, gestion 2014, on est en droit d’affirmer que la mouvance ne se porte pas bien. En tout cas, le président Yayi Boni ne peut plus compter sur sa mouvance pour faire passer comme une lettre à la poste certains de ses projets dont les enjeux ne sont plus à démontrer. La réalité est bien là. Car au moment où certains députés de la mouvance s’accrochent encore à la barque FCBE parce que voulant toujours être positionnés pour les prochaines législatives, d’autres tentent de prendre leur liberté. Et parmi ceux qui sont restés et ceux qui se libèrent, Boni Yayi ne trouve pas son affaire.

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Quel sort pour les dissidents Fcbe ?

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Ils sont un certain nombre d’acteurs à ne plus respecter la discipline de groupe au sein de la majorité présidentielle. Souvent sur des sujets qui défraient la chronique, ils n’ont plus le même point de vue que les autres membres de la famille politique au point où certains d’entre eux se sont même désolidarisés du groupe. Cet anachronisme dans le camp des Forces cauris pour un bénin émergent (Fcbe) est bien perceptible au Parlement. Mais au vu de certaines considérations politiques, est-ce toujours la bonne option pour ceux-là qu’on pourrait considérer comme des dissidents même s’ils ne l’ont pas avoué publiquement ?

Juste après les législatives de 2011 avec le partage des postes au Parlement et le remaniement ministériel qui a suivi, les prises de position au sein de la famille Cauris ont eu droit de cité. Elles se sont enchaînées avec les affaires Pvi, supposées tentatives d’empoisonnement, de coup d’Etat, et bien d’autres sujets d’intérêt. Si la radicalisation de ces positions est aisément constatée chez les députés comme Candide Azannai, Bani Samari et récemment Claudine Prudencio, elle est plus ou modérée chez leurs collègues Nicaise Fagnon, Zéphirin Kindjanhoundé,… A l’exception du second, élu sur une autre liste, mais qui était tout de même de la majorité au Parlement, tous les autres ont été élus sur la liste Fcbe. Choisir d’être critique ou d’avoir des points de vue divergents sur des sujets vis-à-vis du pouvoir auquel on a appartenu et duquel on a pu avoir certains privilèges, à moment donné, est un choix osé qui pourrait être préjudiciable. Ceux qui ont emprunté cette voie par le passé, qu’ils soient de l’époque Yayi ou du temps de ces prédécesseurs, en savent quelque chose. Les conséquences sont souvent lourdes En effet, des personnalités en arrivent à y perdre leur peau. Lorsqu’elles ne sont plus positionnées sur la liste de la grande famille politique, elles signent souvent leur mort politique à travers la création de parti politique sans base solide. D’autres vont nouer des alliances non prospères avec des formations politiques pas très populaires. Le vote sanction des populations est aussi l’autre pilule amère à avaler. Nombreux sont les députés de la 5ème législature qui n’ont pas connu la 6ème parce qu’étant dans le cas.

Les victimes d’alors…

On se souvient de certains noms comme Nathanael Bah Aurélien Houessou, Maxime Houédjissin, entre autres, anciennement membres du parti la Renaissance du Bénin, sous le président Nicéphore Soglo. Ils ont, en effet, été surpris de ne plus se voir réélire députés à l’Assemblée nationale, malgré les diligences faites par le Prd pour les placer sur sa liste. Idem pour d’anciens membres du parti de Me Adrien Houngbédji qui ont choisi de rompre les amarres avec ce parti. Thimothée Zannou, un ancien député du Prd en a fait l’amère expérience. C’est dire que choisir de tourner dos à la formation politique qui vous a permis d’être élu est un choix périlleux. Et pourtant certains tentent toujours l’aventure. A un moment où beaucoup se bousculent au portillon des Fcbe pour avoir ne serait-ce qu’une petite place au soleil, d’autres semblent ne pas s’en soucier. Bientôt les Communales et législatives. Parviendront-ils à tirer leur épingle du jeu ? Difficile de l’affirmer. Des dissidents pourraientt faire l’exception.

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Après plus de trois ans de détention Désiré Vodonou libéré

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L’ancien député Désiré Vodonou a été libéré, tard dans la nuit, d’hier lundi 11 août 2014. C’est dans une liesse populaire qu’il a été accueilli devant la prison civile de Cotonou. Après plus de trois ans de détention, le député de l’opposition a recouvré sa liberté, après avoir versé une caution de 300 millions de francs CFA.

« Alléluia !!! Alléluia !!! Alléluia !!! », C’était les premiers mots lâchés par Désiré Vodonou pour remercier Dieu, hier, juste après sa libération de la Prison civile de Cotonou. Les membres de l’Amicale Désiré Vodounou avaient massivement effectué le déplacement pour le porter en triomphe. Considéré comme un prisonnier politique depuis son incarcération en 2011, et son maintien en détention quand bien même la justice a ordonné sa mise en liberté en juillet 2013, le député Désiré Vodonou a exprimé sa joie de retrouver les siens après tout ce temps passé en prison. Il a ensuite salué tous ceux qui ont contribué d’une manière ou d’une autre à sa libération. Très gais, les membres de l’Amicale Désiré Vodonou ont manifesté leur victoire par des danses, des chansons improvisées. L’ancien député Force Clé a été ensuite raccompagné à son domicile par une forte délégation de ladite amicale.

Les premières impressions de l’Honorable Désiré Vodonou lors de sa libération

« Vous savez, j’ai deux phrases à dire. La première, c’est de dire merci à Dieu, puisque qui moi je suis pour tenir pendant quarante (40) mois. Je dois simplement dire merci et profiter pour dire à mes amis détenus qu’ils ont mon soutien. Et que j’ai compris ce que ça veut dire la prison. Désormais, ça fait partie de mes doléances. L’autre chose, je dis à mes charmantes épouses et à mes enfants, merci. Ils ont été endurants. Dieu fera le reste et laissons l’avenir au temps. »

Irénée Tomètin alias Prince Yadjo, membre de l’Amicale Désiré Vodonou

Je suis acteur culturel, tout ce que l’homme fait dans la vie le poursuit, le député Désiré Vodonou a fait du bien, on ne peut que parler bien de lui. Artistiquement, il a beaucoup apporté et je suis certain que tout le monde entend parler de lui au niveau de la culture, il n’a pas fait seulement pour les artistes du zou, il a fait pour tous les artistes. Tous ceux qui ont eu la chance de se rapprocher de lui, savent que c’est un homme qui s’investit beaucoup dans l’éducation et la culture. Il est quand même bien qu’on fête sa libération. C’est pour cela que moi je suis ici aujourd’hui pour apporter mon soutien à ce monsieur qui a beaucoup apporté à la jeunesse du Bénin

Ulrich Dehou, membre de l’Amicale Désiré Vodonou

Il faut dire que l’honorable Désiré Vodounou est un prisonnier politique, l’honorable Azannai l’a dit récemment. C’est un sentiment de joie, un sentiment de liberté et de triomphe qui m’anime

Amoussou Constantin, membre de l’Amicale Désiré Vodonou

«Chacun sait que l’Honorable Désiré Vodonou est un membre influent de l’opposition appartenant à l’Union fait la Nation Il a été très actif pendant les périodes électorales de 2011 et c’était dans l’entre-deux des élections présidentielle et législatives qu’il a été objet d’une poursuite judiciaire dans un contexte qui était un peu flou et lui-même, il avait dû se rendre en avril 2011 parce que son imunité avait été levé avec la complicité de la Cour Constitutionnelle. Globalement, il s’est rendu en avril 2011 en pensant qu’il pouvait faire valoir des arguments de droit, croyant à l’état de droit notre pays. Mais en dépit de ce que la justice avait ordonné sa mise en liberté sans caution e sans condition en juillet 2013, il a été maintenir jusqu’à ce jour. Il fallu qu’un recours soit porté devant la Cour Suprême, qui a confirmé la mise en liberté provisoire mais au payement d’une caution de 300 millions de francs CFA. Donc ce sont ces formalités qui ont été opérées   et aujourd’hui il est en liberté. Mais dans ce dossier, il n’a jamais eu de plaignant. On se souvient qu’au moment où on arrêtait l’Honorable, on avait arrêté un américain aussi dont on disait être la victime de l’Honorable. Hors celui là a dit qu’il n’a jamais un problème avec Désiré Vodounou. Je ne voudrais pas entrer dans les détails. Voilà les détails que je peux donner là»

Aziz BADAROU et Abdul Fatai


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Formation des journalistes à la maîtrise de l’élaboration du Budget de l’Etat : Le Ministre Gbian pour une information économique et financière de qualité

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Du 07 au 09 août 2014 à l’Hôtel Bel Azur de Grand-Popo, le Ministère de l’Economie et des finances a formé une quarantaine de journalistes économiques et parlementaires sur le processus d’élaboration et d’exécution du Budget Général de l’Etat. Plus qu’une formation, c’est à un management de qualité pour donner plus de visibilité à son département que le Ministre Jonas Gbian a invité les professionnels des médias.

Cadre macro-économique du budget de l’Etat, gestion 2015, Procédure d’encadrement de l’examen et du vote du projet de loi des finances de l’année, Procédures d’élaboration du budget de l’Etat, Gestion des dépenses publiques au Bénin. Ce sont les quatre thèmes qui ont meublé cette session de formation dont le caractère innovant n’a pas échappé aux bénéficiaires. En effet, c’est la première fois que le Ministère de l’Economie et des finances décide de former les journalistes économiques et parlementaires à la veille de la session budgétaire. De même, la qualité des communicateurs à savoir, le Directeur Général du Budget, le Directeur de l’Exécution du Budget, le Contrôleur Financier, le Directeur de la Préparation du Budget, le Directeur de la Prévision et de la Conjoncture, dénote du sérieux mis par l’argentier national pour une meilleure visibilité de la mission qui est la sienne. En réaffirmant, à chaque occasion, le rôle important qu’occupe la presse nationale dans le dispositif de son ministère, Jonas Gbian a voulu, par cet atelier de formation, renforcer les capacités des journalistes économiques et parlementaires pour une information économique et financière vraie et de qualité au profit des populations béninoises. Enfin, cette formation vient comme pour confirmer le rôle de vecteur de formation et d’information que le Ministre de l’Economie et des finances a toujours reconnu aux acteurs des médias. Au terme de cette session de formation, le Ministre Gbian attend sûrement des journalistes économiques et ceux accrédités au parlement un accompagnement à son engagement à faire de la transparence budgétaire, une règle d’or dans la gouvernance financière publique depuis son avènement à la tête de cet important département ministériel. Afin que la chaine ne se brise, plusieurs autres sessions de formation sont programmées au profit des professionnels qui n’en demandent pas mieux se former et informer les populations.

Les Communications et les Communicateurs

1-   Cadre macro-économique du budget de l’Etat, gestion 2015. Aristide Médénou, Directeur de la Prévision et de la Conjoncture.

2-   Procédure d’encadrement de l’examen et du vote du projet de loi des finances de l’année. Rodrigue Chaou, Directeur de la Préparation du Budget.

3-   Procédures d’élaboration du budget de l’Etat. Célestin Hossou, Directeur Général du Budget.

4-   Gestion des dépenses publiques au Bénin. Saliou Youssao, Directeur de l’Exécution du Budget et Franck Latifou Djigla, Contrôleur Financier.

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Recrutement de 2700 jeunes volontaires : Pourquoi le gouvernement doit aller jusqu’au bout

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Dans sa volonté de recruter 2700 jeunes volontaires nationaux pour leur faire acquérir des expériences en entreprise ou dans l’administration, le gouvernement du président Yayi Boni entend raisonnablement se conformer au décret N°2010-666 du 31décembre 2010 instituant le Corps national des jeunes volontaires pour le développement. Au regard du grand écart existant entre le nombre de candidatures enregistrées par le Ministère de la Jeunesse, des Sports et le quota officiel fixé pour le recrutement, on peut aisément affirmer que le projet a reçu un écho favorable au niveau de la cible. Un indicateur que le Chef de l’Etat et son équipe ne doivent pas prendre à la légère.  

2700 jeunes à recruter pour servir dans les services d’Etat et entreprises. A l’arrivée, plus de 20 000 dossiers, du Cep au Master, ont été enregistrés chez des jeunes dont l’âge varie de 18 à 40 ans. Ce n’était pas gagné d’avance quand on sait que c’est du volontariat, qui plus est, dans le contexte béninois où ce mode de service est très peu développé. Rares sont les Béninois qui aiment faire du volontariat. Mais en dépit de tout, ce « volontariat d’expertise professionnelle» qui est un engagement contractuel du jeune diplômé sans emploi dans une mission de service public, moyennant une indemnité forfaitaire, a suscité un intérêt. Un regard dans le rétroviseur, et on peut assimiler l’enrôlement en vue des volontaires au Service militaire d’intérêt national (Smin), une initiative du même gouvernement dans les années 2007, 2008 et 2009. L’objectif final étant la formation du citoyen de type nouveau. C’est donc reparti pour un autre test pour le gouvernement, est-on tenté de dire. Un nouveau test parce qu’à l’analyse de la gestion qui a été faite du projet Smin, le gouvernement aura pour tâche de mieux gérer le présent projet qui, qu’on le veuille ou non, est salutaire ; car combien ne sont-ils pas ces diplômés sans emploi, à la recherche de l’expérience professionnelle avec même un stage non rémunéré mais n’en trouvent pas ?

Corriger le tir

Si en son temps le Service militaire d’intérêt national avait fait beaucoup ‘’d’heureux’’ à ses débuts, au point où des étudiants en fin de cycle ou non avaient abandonné les cours pour se faire enrôler, nombreux d’entre eux en gardent un mauvais souvenir. C’est même un regret aujourd’hui pour d’autres. Et pour cause. «On leur a vendu du vent.» En effet, lorsqu’on interroge la plupart d’entre eux, ils ont été floués. Le gouvernement, dans son souci de renouer avec les repères ou les valeurs qui se meurent, s’y est peut-être mal pris. La preuve, plus de service militaire. Certainement parce que le projet n’a pas été bien muri, tous les contours n’ont pas été bien cernés, et il a manqué la vision prospective au-delà de ce que d’aucuns diraient que c’était un projet électoraliste. Il y a eu aussi un peu de cafouillage dans la communication si bien que le gouvernement, mal compris a, à un moment donné, essuyé la colère des appelés. Le comble, c’était cette décision du conseil des ministres du mercredi 13 février 2013, qui a autorisé la visite médicale d’incorporation dans les Forces armées béninoises de certains appelés du Service militaire d’intérêt national (Smin) en « Spécialité Santé ». La nouvelle a provoqué des grincements de dents dans les rangs des démobilisés. C’en est suivi des dénonciations et des menaces de la part des « laissés pour compte » qui ont qualifié d’injuste ce reversement. Au fond, quand on analyse bien toute la tempête qui a prévalu, on peut affirmer sans ambages, qu’il y avait un problème de communication au départ du projet Smin. Le gouvernement a été mal compris. Les appelés étaient partis sur l’idée que le Service militaire était le passeport, la seule clé pour avoir accès à la Fonction publique puisque c’est ce qui a été maladroitement servi par certains officiels via les médias. Malheureusement ou heureusement, ce sont les plus chanceux qui ont eu ce privilège.

La décision du gouvernement du président Yayi Boni de recruter 2700 jeunes volontaires s’inscrit sans doute à son attachement à la jeunesse de son pays, notamment sa volonté de réduire le taux de chômage des jeunes au Bénin, ce qui veut dire que l’initiative mérite alors d’être bien conduite. Il y a quelques jours dans le journal parlé, sur la télévision nationale, le Ministre de la Jeunesse et des Sports, Safiou Affo faisait comprendre qu’au-delà des expériences que ces jeunes auront à acquérir, il y en a dont les projets présentés peuvent être financés et suivis selon leur pertinence. Que veut le peuple ? Même si on est opposant au pouvoir, on doit pouvoir saluer l’idée qui sous-tend ledit projet. Mais là où le gouvernement ne doit pas faillir, c’est de tout mettre en œuvre pour joindre l’acte à la parole. Outre l’impartialité ou la transparence qui doit caractériser la phase de sélection des candidats, l’on doit veiller à l’atteinte du but visé. Et pour y arriver, il faut s’inspirer des forces et faiblesses du projet siamois qu’est le service militaire ; faire de la communication objective en expliquant davantage l’initiative, ses contours et la finalité pour que dès lors, ceux qui se seraient engagés sachent quel sort leur est réservé. Ce qui suppose que les sorties médiatiques, comme la récente effectuée par le Ministre Affo, doivent être multipliées. Il revient donc au chef de l’Etat et à son gouvernement de prouver à la jeunesse et au peuple, que s’ils ont attendu quatre ans après la prise du décret instituant le Corps national des jeunes volontaires pour le développement avant de passer à son application effective, c’est parce qu’ils se sont suffisamment donné du temps pour bien se préparer et réussir.

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Invalidation de la nomination du magistrat Gangny : A qui la faute ?

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Chers amis, qu’il vous souvienne que le 07 septembre 2012, informé de la mise en œuvre de consultations irrégulières, le Bureau exécutif de l’Unamab (Be/Unamab) a appelé l’attention de Madame le Garde des Sceaux, Maitre Marie-Elise Gbèdo, sur le caractère attentatoire desdites consultations aux dispositions des articles 126 de la Constitution du 11 décembre 1990 et 37 de la loi portant statut de la Magistrature.

Le 28 mai 2013, après plus de huit (08) mois, le Gouvernement a publié ces nominations sans tenir compte des irrégularités relevées par le Be/Unamab.

Le 31 mai 2013, le Be/Unamab a relevé et publié dans plusieurs journaux et sur internet les irrégularités contenues dans lesdites nominations. Parmi ces irrégularités figure le déplacement du magistrat Gangny du Tribunal de Porto-Novo à la Cour d’appel de Parakou sans son consentement

Le 16 juillet 2013, le Garde des Sceaux a adressé au Be/Unamab une lettre circulaire à l’effet de différer l’installation des magistrats nommés.

Le 20 janvier 2014, le Conseil des Ministres a publié certaines nominations correctives. C’est ainsi qu’un autre collègue a été nommé en lieu et place du magistrat Gangny au poste de juge d’instruction du premier cabinet à Porto-Novo. Concrètement, à compter de cette nomination, le premier cabinet de Porto-Novo a alors eu à sa tête deux juges d’instruction. Malgré les nouvelles dénonciations du Be/Unamab, le magistrat Gangny a été contraint à passer service et à rejoindre la Cour d’Appel de Parakou malgré le recours en inconstitutionnalité qu’il a exercé.

Le 03 juillet 2014, la Cour Constitutionnelle, sous le visa de l’article 126 de la Constitution, a déclaré le décret n°2013-258 du 07 juillet 2013 contraire à la Constitution.

En droit, deux problèmes pratiques se posent :

1- Comment respecter la décision de la Cour constitutionnelle au regard de la situation personnelle du magistrat Gangny ?

2- Quel est le sort des actes juridictionnels posés par le magistrat Gangny à compter de sa nomination à l’invalidation de celle-ci ?

Seuls les Gardes des Sceaux Marie Elise Gbèdo, Valentin Djènontin-Agossou, le Csm et le Gouvernement, responsables de cette situation, pourront répondre à ces questions.


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Affaire «Epine dorsale» Prudencio, Dossou-Aworet et Yayi : …le dialogue

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A l’évocation de l’affaire «Epine dorsale», trois noms résonnent désormais dans l’opinion publique nationale. D’une part, le gouvernement pour ne pas dire le chef de l’Etat, Yayi Boni ; et d’autre part le représentant du Groupe Petrolin, l’homme d’affaires Samuel Dossou-Aworet, qui devrait exécuter le projet puis la députée Claudine Prudencio. Si on a semblé noter une accalmie ces derniers temps dans ce dossier, nul n’ignore qu’il a sérieusement occupé l’actualité. Des escarmouches par médias interposés, on en a connu entre les deux camps. Mais évaluant les conséquences de cette brouille, les protagonistes gagneraient mieux en privilégiant le dialogue.

Depuis que des tensions sont nées entre son conjoint, l’homme des affaires Samuel Dossou Aworet et le gouvernement, la députée de la 6ème circonscription électorale a pris ses distances vis-à-vis de la majorité présidentielle qu’elle représente jusqu’à ce jour à l’Assemblée nationale. En effet, le richissime opérateur économique craint pour ses investissements dans le projet "Epine dorsale". La majeure partie de ce projet dont il réclame la paternité, lui aurait été arrachée au profit du Groupe français Bolloré. Un fait qu’il désapprouve de concert avec Claudine Prudencio. Elle en a même fait une bataille personnelle. Pour la première secrétaire parlementaire, c’est une injustice d’avoir fait la part belle à un investisseur étranger, qui n’était pas cité au départ du projet. Dans une longue interview accordée aux médias vers la fin du mois de juillet 2014, elle déclarait : «Il faut rétablir Samuel Dossou Aworet, Président du Groupe Petrolin dans ses droits. J'ai soutenu avec force et conviction lors des différentes élections le Président Boni Yayi et j'ai sollicité les suffrages des familles qui souffrent aujourd'hui de la situation économique et politique du pays. Je souhaite de tout mon cœur de ne pas avoir à regretter mon choix et de devoir demander pardon à ceux qui ont suivi mes consignes électorales. Notre gouvernement doit soutenir nos hommes d'affaires sans distinction qu'ils viennent du Sud ou du Nord».

Elle poursuit : «J'entends de plus en plus parler d'hommes d’affaires nouveaux et vertueux et je me demande de qui parle-t-on? Que veut-on insinuer à propos. Je prends l'exemple de Samuel Dossou Aworet. Qui peut apporter une seule preuve susceptible de mettre en doute son éthique? Personne. Que les tentatives de tromperie cessent alors!». Selon elle, il existe aussi des menaces graves auxquelles l’Etat doit mettre fin : « Au-delà de ma modeste personne qui reçoit des menaces de mort, c'est maintenant le tour de Samuel Dossou Aworet d'en recevoir sous forme d'appels anonymes. Cette situation est inconcevable dans un pays où l’on clame la démocratie et l’Etat de droit ! De sources concordantes, j'apprends que des plans secrets seraient ourdis et exécutées par diverses personnes contre Samuel Dossou Aworet et moi-même». A l’analyse de ces propos, qui ne sont que des morceaux choisis, on peut sans doute dire que l’’’affaire est sérieuse’’. Visiblement, l’engagement de la députée ne s’arrêtera que lorsque l’opérateur économique aura gain de cause. Sur le terrain, elle poursuit son combat. Et toutes les voies de recours sont à explorer. En témoigne le ralliement de certaines têtes couronnées à la cause. Ces derniers dans leur rôle de médiateurs ont appelé le chef de l’Etat à discuter avec M. Dossou. Des plaintes et déclarations qui n’ont pas laissé indifférent le camp présidentiel. Outre les explications des ministres Natondé Aké des transports et Marcel de Souza chargé du Développement sur les chaînes de télévision, le conseil des ministres s’est penché sur le dossier en rassurant l’homme d’affaires. « Le gouvernement tient à rassurer notre compatriote Samuel A. Dossou qu’il est, sans aucun doute, partie prenante du projet et il lui revient à l’instar du partenaire de référence de se mettre avec confiance et détermination au travail pour que le train et les rails deviennent de nouveau une réalité quotidienne dans notre pays», confère relevés des séances du 15 et du 17 juillet 2014. Mais en dépit de cette ‘’main tendue’’ le couple Dossou-Prudencio a préféré porter l’affaire devant les tribunaux afin que le droit soit dit pour que chacune des parties soit située. Un feuilleton que d’aucuns assimilent à celui précédemment tourné par l’Exécutif et l’homme d’affaires béninois Patrice Talon, et dont l’issue reste encore floue.

Et pourtant…

Lune de fiel entre Claudine Prudencio et le Chef de l’Etat, c’est le moins qu’on puisse dire au regard de la tournure que prend l’affaire ‘’Epine dorsale’’. En tout cas, tant que le Groupe Petrolin n’entrera pas dans ses droits, l’élue de la 6ème circonscription électorale n’est plus disposée à soutenir les actions de la majorité présidentielle comme elle en avait l’habitude. Yayi Boni et Claudine Prudencio, désormais diamétralement opposés. Est-ce la bonne option quand on sait que dans un passé récent, tout se passait à merveille. Est-il besoin de rappeler ici les privilèges dont Claudine Prudencio a bénéficié avec le Pouvoir ? Même si elle était populaire dans la 6ème circonscription électorale de par ses œuvres sociales, l’histoire retiendra néanmoins que c’est sous Yayi Boni qu’elle est devenue ministre puis députée. Mieux, sous l’onction du président de la République, elle fait partie du bureau du Parlement convoité par plus d’un. Elle y occupe le poste de Secrétaire parlementaire. Inutile de rappeler aussi que la députée est l’un des rares acteurs politiques de la majorité qui bénéficiaient de la présence physique du chef de l’Etat à leurs différents meetings. Toujours sous Yayi Boni, l’homme d’affaires Samuel Dossou-Aworet s’est vu attribuer une fréquence de télévision et de radio. A défaut d’être exhaustif, il faut noter tout de même que ces rapports avec le couple Dossou-Prudencio ont également profité au chef de l’Etat. Sur plusieurs fronts, cette femme battante a été le bouclier de Yayi Boni. Pour la présidentielle de 2011, elle a mouillé le maillot et on ne pourra parler de l’historique K.O en l’excluant. A la lumière de tous ces événements, on se rend compte qu’entre les trois acteurs, c’est une longue histoire. C’était une histoire de l’arbre et de l’écorce. Ils sont donc condamnés à s’entendre que de se livrer au spectacle déplorable servi par certains médias. Des images qui n’arrangent aucun des deux camps. Le milieu politique étant ce qu’il reste, dans certaines situations on a plutôt intérêt à faire des options assez muries afin d’éviter les surprises irréversibles.

Le dialogue, rien que le dialogue

Tout bien pesé, Samuel Dossou Aworet, Claudine Prudencio et le Chef de l’Etat n’ont aucun intérêt à continuer d’étaler au grand jour leurs divergences. Le projet "Epine dorsale" devrait transformer à tout le moins le transport au Bénin (à travers la renaissance des rails). C’est donc une œuvre de développement engageant tout le peuple béninois. A terme, non seulement le Bénin gagnera, mais aussi bien le chef de l’Etat que le Groupe Petrolin, à travers l’homme d’affaires Samuel Dossou, auront leurs noms gravés dans la mémoire collective. Indirectement Claudine Prudencio aussi. Et c’est pourquoi, pendant qu’il est encore temps, il n’y a que la voie du dialaogue, celle de la sagesse qui s’offre aux protagonistes. En allant se confier aux hauts dignitaires de la tradition, Samuel Dossou-Aworet et la députée Prudencio étaient certainement dans cette logique, car au Bénin, ces têtes couronnées savent mieux traiter ces genres de «petits» conflits. Pourquoi ne pas espérer une issue favorable ? Le dialogue avec le gouvernement pourrait bien être la solution qui évitera des situations encore fâcheuses pour le Bénin devant les tribunaux. Le gouvernement doit donc poursuivre les discussions afin de mettre fin à la guéguerre. car «Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès qui amènera l’une des parties à payer des milliards de francs CFA de domages et intérêts.

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