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Politique

Réviser la constitution avant fin 2016 : Camouflet pour Talon

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La révision de la constitution du 11 décembre 1990 avant 2017 était censée être la première réforme d’envergure du nouveau régime. Le Chef de l’Etat Patrice Talon l’avait promise à l’occasion de son premier message à la Nation, la veille de la fête de l’indépendance. « J’engagerai sous peu le processus de révision de notre constitution », avait-il déclaré. Une commission technique dite des réformes institutionnelles et politiques avait été mise en place dans ce sens et un référendum devrait avoir lieu en décembre 2016 au plus tard pour qu’enfin la révision de la loi fondamentale soit une réalité. Mais 2016 est passée et rien. Tout ce qu’on retient de cette entreprise est la bagatelle de 10 millions de francs CFA que chaque membre de la commission Djogbénou s’est tapé. Le principal enjeu, la révision de la constitution avant 2017, telle qu’annoncée, est un flop, le 1er et le plus gros du régime du Nouveau départ. Patrice Talon n’aura pas réussi à tenir sa promesse. Le bel exemple que la réalité du pouvoir est tout autre chose. Un président peut avoir les meilleures intentions du monde, il se doit de tenir compte de son environnement sociopolitique. Patrice Talon l’a appris à ses dépens.

Et ce qui a constitué le principal obstacle à ce projet de révision est la volonté d’imposer un mandat unique. Très tôt, des voix se sont levées contre, même dans le propre camp du Chef de l’Etat. Mais Patrice Talon y tenait comme à la prunelle de ses yeux. C’est dans cette veine qu’il a été ventilé dans l’opinion la possibilité d’un référendum avant que le projet soit examiné au parlement. L’objectif était de mettre, par un vote populaire, la pression sur les députés. Mais là encore, c’est un échec. Le Président la cour constitutionnelle a senti le besoin de faire un rappel à l’ordre : «Ce contre quoi il faut maintenir une vigilance de tous les instants, c’est la volonté de quelques acteurs politiques de se défaire du socle constitutionnel et d’ignorer délibérément la procédure de révision prévue par la Constitution elle-même », avait lancé Théodore Holo,  lundi 28 novembre 2016, à l’occasion de l’ouverture de l’atelier régional de haut niveau sur les réformes constitutionnelles en Afrique de l’Ouest. Il est allé  même plus loin en affirmant : « …Tout projet ou proposition de révision pour être soumise au référendum doit au préalable être voté à la majorité des 4/5 des membres de l’Assemblée nationale». Voilà qui est clair. Ce n’était pas évident pour Patrice Talon de compter sur une telle majorité en 2016. La conséquence directe est que 2016 est passée sans que la révision de la constitution soit une réalité. Mais une nouvelle année est là. Pourra-t-il faire en 2017 ce qu’il n’a pas réussi en 2016 ?

B.H

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Rétro 2016 : Point des grands évènements politiques de 2016

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Ajavon  répond oui aux sollicitations

L’homme d’affaires Sébastien Ajavon a déclaré sa candidature  à la présidentielle de 2016 le dimanche 03 janvier 2016. Face à une foule de sympathisants au stade de l’amitié Mathieu Kérékou, il affirmait à cette occasion son engagement et sa détermination  à servir le pays. Il acceptait ainsi de jouer son destin. Il avait appelé toute la classe politique  et tous les Béninois à l’accompagner  à la victoire.  

Gbadamassi choisit Ajavon

Le député des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) Rachidi Gbadamassi a choisi de se battre pour Sébastien Ajavon. C’est le choix qu’il a fait dans le cadre de la présidentielle de 2016. Rachidi Gbadamassi a dévoilé son option dans la matinée du dimanche 03 janvier 2016 à son domicile à Parakou. Le buffle du Nord a donc contesté le candidat des Cauris, Lionel Zinsou. Pour lui, l’ancien premier ministre de Yayi Boni est un candidat imposé.

Abdoulaye Bio Tchané candidat à la présidentielle
 
L’ancien président de la Banque ouest-africaine pour le développement (Boad) est  candidat à la présidentielle de 2016. Il a accepté de mener la bataille le mercredi 07 janvier au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Il compte faire du Bénin, un pays pourvoyeur d’une multitude d’opportunités et de richesses. Il se dit porteur de l’espérance du peuple béninois.  

Emmanuel Golou  renonce à sa candidature

Le président du Parti social-démocrate (Psd) ne sera pas candidat à la présidentielle de 2016. Emmanuel Golou a décidé de ne plus solliciter les suffrages des électeurs parce que l’Union fait la Nation (Un) à laquelle appartient son parti ne croyait plus en sa candidature. « Notre alliance s’était engagée dans une procédure de désignation de candidature unique.  Les discussions  n’ont malheureusement pas abouti à ce but visé au départ… Je perçois la déception de nombreux militants du Parti social-démocrate et de  l’Union fait la Nation », a-t-il écrit dans un message publié le lundi 11 janvier 2016.

Pascal Irénée Koupaki, candidat
 
Le chantre de la « Nouvelle conscience » a fait sa déclaration de candidature au palais des Sports de Cotonou le samedi 16 janvier 2016. Le candidat a confié vouloir faire passer le Bénin avant toutes sortes d’intérêts particuliers et personnels. Il compte revenir aux valeurs essentielles,  provoquer une rupture radicale de comportement, réconcilier le développement personnel et le développement  collectif, culturel, économique et social.

Le Psd  choisit Ajavon

Le Parti social-démocrate a choisi de se battre pour le candidat Sébastien Ajavon. Il a dévoilé son option à l’issue d’un Conseil national tenu les 20 et 21 janvier 2016 à Cotonou. Selon les membres de ce parti, Sébastien Ajavon  incarne l’espoir de tout le Bénin à la présidentielle de 2016.

36 candidats pour succéder à Yayi Boni

La Cour constitutionnelle a publié le samedi 30 janvier 2016 la liste des candidats à la présidentielle. Ils sont au total 36 prétendants à se jeter dans la course. Ils ont de différentes ambitions et ont de divers projets de société. Les candidats devront rivaliser d’ingéniosité pour gagner la confiance des électeurs.

Eric Houndété soutient  Lionel Zinsou

Le député Eric Houndété soutient la candidature de Lionel Zinsou. Le 04 février 2016, le candidat malheureux à la candidature unique de l’Union fait la Nation (Un) a défendu son choix. « Nous avons choisi aujourd’hui, comme dirait le candidat lui-même, de faire de deux (02) en un (01), de faire un ticket avec le candidat Lionel Zinsou qui pour nous, apparaît comme le candidat du rassemblement parce que lui, plutôt que de démanteler les forces politiques par l’argent, a opéré le rassemblement des forces politiques. C’est cela la vision de l’Union fait la Nation. C’est cela la vision des forces qui veulent la transformation.Il faut rassembler les forces», a-t-il déclaré. A propos de l’Un, le député avait laissé entendre  «C’est à l’Union fait la Nation de savoir si elle a besoin de moi. Nous avons assumé notre responsabilité, notre obligation de servir. Si l’Union fait la Nation se trompe, je ne peux pas être dans sa dynamique. Si c’est une erreur délibérée, je ne peux pas la suivre».

Le député  Bani Samari s’en est allé

Bani Samari  est passé de vie à trépas.  Ce député de la 6ème  législature est décédé le dimanche 28 février 2016. Plusieurs affirment qu’il a été victime d’une crise cardiaque. Il s’était montré quelques jours avant sa mort très combattif aux côtés  du candidat Patrice Talon. C’était en effet l’un des grands soutiens  de l’homme d’affaires dans le septentrion.

Lionel Zinsou, vainqueur du 1er tour
 
Le candidat de l’alliance républicaine, Lionel Zinsou  est classé 1er lors du premier tour de la présidentielle de 2016.  Affublé de tous les qualificatifs blessants, il a pu damer le pion  à ses adversaires. Il affrontera l’homme d’affaires, Patrice Talon au second tour.

Abimbola et le Rnd rejoignent Patrice Talon

Patrice Talon a reçu un soutien de taille dans le cadre du second tour de la présidentielle. Le député Jean-Michel Abimbola et le Rassemblement  national pour la démocratie (Rnd) ont lâché l’alliance Fcbe-Prd-Rb. Ils ont rejoint la barque Talon le 17 mars 2016. Avec cette option, l’ancien ministre de Yayi Boni a rompu les amarres avec les Fcbe qu’il a servies pendant longtemps.

Talon, le successeur de Yayi Boni
 
Il a été de tout temps faiseur de roi. Mais le dimanche 20 mars 2016, il a démontré  dans les urnes  sa capacité  de se hisser  au sommet de l’Etat. Patrice Talon est le successeur de Yayi Boni. Il a amélioré lors du second tour de la présidentielle ses performances  dans les départements du sud (Mono-Couffo, Ouémé-Plateau et surtout dans le Zou, le Littoral et l’Atlantique). L’homme d’affaires a également fait de bons scores dans le septentrion. Il n’y a pas fait piètre figure.

Lionel Zinsou reconnaît sa défaite

Le candidat de l’alliance républicaine a donné une leçon de démocratie à la classe politique nationale au petit matin du lundi 21 mars  2016.  Sentant sa défaite à la présidentielle, Lionel Zinsou  a félicité le gagnant  Patrice Talon. Il a reconnu la victoire de son challenger alors qu’aucun chiffre officiel n’était disponible. En révélant sa défaite avant les structures compétentes, le dernier Premier ministre de Yayi Boni a apaisé une partie de la population  très anxieuse  par rapport  à la suite  du processus électoral.

Le Prd désormais derrière Talon

Dans une déclaration publique faite le 22 mars 2016, le Parti du renouveau démocratique (Prd) qui avait combattu la candidature de Patrice Talon lors de la présidentielle lui a apporté son soutien. La Direction exécutive du parti (Den) a « chaleureusement félicité le candidat Patrice Talon pour sa brillante élection et l’a assuré de son soutien  dans l’accomplissement de la tâche de redressement économique, de réformes institutionnelles et de renforcement de la cohésion et de l’unité nationales ».

Martin Rodriguez crée le parti démocrate

Parti démocrate (Pp). C’est la dénomination de la formation politique proposée par l’homme d’affaires, Martin Rodriguez aux Béninois. Il a fait l’annonce le dimanche 03 avril 2016 à Cotonou. Selon lui, le Pp animera la vie politique en s’employant à former  ses membres et réaliser des activités génératrices de revenus pour occuper le terrain. Le nouveau parti ne flattera pas Patrice Talon durant les prochaines années.

Le président Talon prête serment
 
Le nouveau Chef de l’Etat a officiellement pris fonction le mercredi 06 avril 2016 au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. C’était au cours d’une manifestation sobre devant les membres de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle. A l’occasion, Patrice Talon a promis de faire la vie dure aux corrompus et aux corrupteurs. Il a également promis de rétablir l’Etat de droit et faire de la compétence, le seul  critère de promotion  des cadres aux postes de responsabilité.

Talon forme son premier gouvernement

Patrice Talon a rendu public le 06 avril 2016 son premier gouvernement. Ilest composé de 21 membres. Le président a tenu parole quant à la réduction annoncée de l’effectif  qui passe de 28 à 21 ministères. Mais ce gouvernement  fait peu de places aux femmes et fait la part belle aux vieux routiers de la politique.

Yayi rencontre Talon     
 
Patrice Talon et Yayi Boni se sont rencontrés le lundi 18 avril 2016 à Abidjan.  C’était la résidence du président ivoirien Alassane Ouattara en présence de Faure Gnassingbé. Ils se sont pardonnés après la brouille née des affaires dites « Empoisonnement»et « coup d’Etat ». Les deux amis d’hier  devenus ennemis, ont donné l’air d’avoir  définitivement  enterré la hache de guerre.

Talon chez Hollande

Le président Talon a fait le  mardi 26 avril 2016 sa première visite officielle en France. Avec le président François Hollande, il a parlé de l’énergie, de l’agriculture et de la sécurité. Les deux hommes se sont aussi expliqués par rapport à la nouvelle coopération  entre le Bénin et la France. Lors de cette première visite, Patrice Talon  a souligné au cours d’une conférence de presse que le Bénin reste un désert de compétences. Une bourde qui lui a valu assez de critiques.   

Talon désigne les chefs-lieux des nouveaux départements

Les six nouveaux chefs-lieux de départements ont été adoptés en Conseil des ministres le mercredi 22 juin 2016. Patrice Talon a également nommé par la même occasion les 12 préfets.Selon le Ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence, Pascal Irénée Koupaki, la désignation de ces nouveaux chefs-lieux permettra  de combler  les insuffisances  dans l’administration et la gestion  du territoire.

Talon reçoit le rapport de la commission Djogbénou

La Commission chargée des réformes politiques et constitutionnelles  a déposé le mardi 28 juin 2016 son rapport. Patrice Talon a pris connaissance du contenu. Il a promis d’envoyer au Parlement incessamment un projet de révision de la Constitution. Lequel projet devra être étudié voire amendé par les députés.

Patrice Talon réconcilie les  méthodistes

Après deux décennies  de tiraillement, l’église protestante méthodiste retrouve  la voie de la réconciliation. Le culte célébré à cet effet a eu lieu le dimanche 03 juillet  2016 au palais des Congrès de Cotonou. Pour le révérend Mathieu Alao, c’est un  ouf de soulagement. Il a exprimé sa reconnaissance au Chef de l’Etat Patrice, l’artisan principal de cette réconciliation qui par cette initiative ouvre de nouvelles perspectives aux fidèles protestants.

Emile Derlin Zinsou s’est éteint

L’ancien président Emile DerlinZinsou est décédé. Il est passé de vie à trépas le 28 juillet 2016. Il était le doyen des anciens présidents encore en vie. Il a dirigé le Bénin entre 1968 et 1969.

Talon  chez Buhari

Patrice Talon était le mardi 02 août 2016 en visite au Nigeria. C’est la première rencontre officielle  qu’il a eue avec son homologue nigérian depuis son élection. Les deux hommes se sont enfin parlé dans le cadre bilatéral après plusieurs rendez-vous avortés.Le président Talon qui a été critiqué pour avoir choisi Paris plutôt que Abuja pour sa première sortie officielle s’était défendu lors de l’entretien à bâtons rompus diffusé par la télévision nationale. A l’en croire le président Buhari était souffrant et il fallait qu’il attende son rétablissement. Désormais, c’est fait. Buhari et Talon ont discuté  de la coopération entre les deux Etats au palais Aso Rock. De retour de son voyage, le Chef de l’Etat a fait le point de leurs échanges. Selon lui, MuhammaduBuhari s’est engagé à  faciliter le commerce entre le Bénin et le Nigeria. Les deux ont souligné la nécessité d’encourager davantage le commerce des produits locaux.

Les Fcbe critiquent Talon

Passé le délai de grâce, les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et alliés estiment qu’il est maintenant temps de se prononcer sur la gouvernance des nouveaux dirigeants à la tête du pays depuis le 6 avril 2016. A la faveur d’une sortie médiatique officielle, des personnalités de l’alliance ont porté un regard critique sur des actions du régime de la Rupture. C’était le mercredi 17 août au Palais des congrès.« Nous ne sommes pas venus dire ici qu’en 4 mois le président Talon a échoué », a martelé Amos Elègbè pour qui, cette démarche de l’alliance est « pédagogique ». Après 4 mois, il est temps selon les Fcbe et alliés de savoir la vision ou l’orientation qui gouverne le Bénin. Aussi, le chef de l’Etat et son équipe doivent-ils avoir « de l’humilité et de respect pour le peuple  « en pensant à l’intérêt général et surtout aux problèmes de la jeunesse.

Talon décharge Nourou-Dine Saka Saley

Nourou-Dine Saka Saley quitte le cabinet du ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané. Le gouvernement de la Rupture a décidé de se séparer de lui le jeudi 1er septembre 2016 en Conseil des ministres. Le ministre d’Etat, Secrétaire général à la Présidence de la République l’a souligné à la faveur d’un point de presse. «… Un proche collaborateur d’un membre du gouvernement a émis sur les réseaux sociaux des commentaires inappropriés sur le décret portant mise en place à la présidence de la République de la Cellule d’analyse des projets d’arrêtés ministériels et préfectoraux. Ce collaborateur qui n’a pas cru devoir faire part exclusivement à sa hiérarchie de ses commentaires et observations a donc agi au mépris des obligations liées à sa fonction. Le Conseil a relevé qu’un tel comportement ne saurait être toléré. C’est la raison pour laquelle, le Conseil a décidé de le décharger de ses fonctions», a-t-il déclaré.

Laurent Amoussou, nouveau Chef d’Etat-major de l’armée

Le général de Brigade Laurent Amoussou est le nouveau chef d'état-major général des armées béninoises. Ainsi en a décidé le conseil des ministres en sa séance du mercredi 14 septembre 2016. Laurent Amoussou était jusqu’à sa nomination, le chef d’état-major adjoint des armées béninoises. Il remplace ainsi le désormais ex-chef d’état-major général des armées Awal Djibril BoukoNagnimi, admis à faire valoir ses droits à la retraite à partir du 1er octobre 2016.

Michel Aclehinto, nouveau maire d’Allada

Mathias Djigla a un successeur. Il a nom Michel Aclehinto. Le nouveau maire de la Commune d’Allada a été désigné le vendredi 16 septembre 2016 au cours d’une session extraordinaire. Sur les 18 Conseillers que compte actuellement Allada, 12 étaient présents. Et tous les 12 élus ont voté pour Michel  Aclehinto précédemment Premier adjoint au maire. La session extraordinaire s’est déroulée sous la supervision de la Préfecture de l’Atlantique. Avec cette désignation, la Mairie d’Allada met ainsi fin à la gestion décriée de Mathias Djigla.

Charles Toko, maire de Parakou

Charles Toko est le successeur de KarimouSouradjou qui aura passé treize mois à la tête de la municipalité de Parakou. Ainsi en ont décidé les conseillers municipaux de Parakou dans la soirée du lundi 03 octobre 2016. Le nouveau maire de Parakou a été élu par 23 voix sur 24 avec un bulletin nul. C’est le verdict qui est sorti des urnes à l’issue du vote de l’élection du nouveau maire de Parakou. Une élection qui intervient après la destitution du maire KarimouSouradjou. Charles Toko devient ainsi le cinquième maire de la municipalité de Parakou en trois mandatures.

Sébastien Ajavon en garde à vue
 
Le patron des patrons béninois est placé en garde à vue le vendredi28 octobre 2016. Mis en cause dans une affaire de saisie de drogue au Port autonome de Cotonou, Sébastien Ajavon n’est plus libre de ses mouvements. Il est en garde à vue à la Compagnie territoriale de gendarmerie de Cotonou. Mais avant d’être immobilisé, il était un peu plus tôt face à la presse dans un grand hôtel de Cotonou. Sébastien Ajavon et ses proches collaborateurs ont donné leur version des faits dans ce qu’il convient d’appeler «affaire des 18 Kg de cocaïne».

Sébastien Ajavon remis en liberté

Il n’y a pas de preuves suffisantes pour jeter en prison le magnat de la volaille. Ainsi en a décidé le juge Jacques Hounsou qui connaissait le vendredi 04 novembre 2016 de  l’affaire « saisine de cocaïne au Port de Cotonou». Sébastien Ajavon a été remis en liberté au bénéfice du doute. Les trois agents de la société Comon Sa aussi. Ils ont nom Christian Tolodji, Nestor Ajavon et Barnabé Yéloassi. Le milliardaire Sébastien Ajavon aura donc passé successivement 7 nuits en garde à vue à la Compagnie territoriale de gendarmerie de Cotonou.

KamarouFassassitire sa révérence
 
L’ancien ministre de Travaux publics et des Transports, puis en charge de l’Énergie du gouvernement Mathieu Kérékou, et candidat à la présidentielle de 2016, KamarouFassassia a poussé son dernier soupir le dimanche 04 décembre 2016 au Cnhu de Cotonou. Il avait 67 ans.

François Abiola annonce son départ des Fcbe

L'ancien vice-premier ministre du dernier gouvernement de Yayi Boni mettra fin dans les prochains jours à ses relations avec les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Du moins, le parti Mouvement Espoir du Bénin devra rompre les amarres avec ses alliés de l'ancienne majorité au pouvoir. Le ¨Professeur François Abiola l'a révélé le samedi 10 décembre 2016 à l'occasion du congrès du MEsB. Une lettre officielle de retrait du MEsB des Fcbe sera incessamment adressée au Coordonnateur national, Eugène Azatassou. L'ancien collaborateur fidèle de Yayi Boni quittera donc la barque Fcbe qui a dirigé le Bénin durant 10 ans. François Abiola et le MEsB veulent faire cavalier seuls.

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Sébastien Ajavon sur ‘’Moi Président’’ : « Moi, je suis le candidat de la pratique »

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Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Bonjour! Il y a quelques années, l’homme avait déclaré ne pas faire de la politique. Mais chemin faisant, sa volonté de servir son peuple inspirée par la parabole chrétienne et le miracle opéré aux Noces de Canaan dans les Saintes Ecritures l’ont amené à faire sienne cette célèbre phrase du Roi Béhanzin, citation: «A mon destin, je ne tournerai pas le dos. Je ferai face et je marcherai». Il a, de ce fait, décidé d’être le candidat de la réussite avec l’assurance d’être prêt pour la mission. Dès lors, il se distingue par le nombre de soutiens qu’il reçoit auprès de la classe politique et du secteur privé dans lequel il opère. Le candidat que nous recevons ce jour, vous vous en doutez certainement, est bien Sébastien Germain Ajavon.

Présentation

Né le 19 janvier 1965 à Cotonou, Sébastien Germain Ajavon est un homme d’affaires béninois. Président Directeur Général de plusieurs entreprises commerciales à vocation agroalimentaire, il intervient aussi parallèlement en tant que promoteur dans le domaine des sports et lesecteur des médias. Ses collaborateurs parlent de sa grande maîtrise des filières d’importation. Mais l’autre aspect de la personnalité de Sébastien Ajavon serait également son intégrité. Fort de ces deux qualités, il est élu, en 2006, Président du Conseil National du Patronat (CNP-Bénin) qu’il continue de diriger pour le compte d’un second mandat. Amoureux du cuir rond, il assure, en 2009, la gestion du Comité Exécutif de la Ligue de Football Professionnel du Bénin (LFPB). De 2009 à 2014, il préside le Conseil d’Administration de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Par ailleurs, à travers la fondation qui porte son nom, Ajavon Sébastien Germain s’est bâti une réputation de mécène à travers le financement et la réalisation des œuvres sociales. Bien qu’avec un certain doute, l’évocation de sa candidature ne souffrait d’aucune indiscrétion. L’homme d’affaires déclare son intention de succéder au Président Boni Yayi lors d’un meeting le 03 janvier 2016 à Cotonou. Et le 12 janvier, il formalise son vœu en allant déposer officiellement son dossier de candidature à la CENA. «Réussissons tous ensemble», c’est le projet de société qu’il nous propose, qu’il nous demande d’accepter pour transformer le Bénin sur la base d’un contrat de cinq ans. M. Ricardo KPEKOU. Et justement, nous avons 52 minutes pour parcourir ce projet de société dont vous venez, à l’instant, de parler. Monsieur Sébastien Germain Ajavon, vous avez suivi cette présentation faite par mon collègue de votre personne. Est-ce que vous êtes satisfait?

Exact. Ça va. Ça peut aller.

D’accord! Je l’ai rappelé dans mon introduction, au cours de cette émission, nous allons parcourir de long en large votre projet de société. Il y a juste quelque temps, vous avez déclaré ne pas être candidat ou du moins, ne pas faire de la politique au Bénin. Mais subitement, vous avez changé de version. Vous avez décidé d’être candidat. Qu’est-ce qui explique ce fait?

Merci beaucoup! Je voudrais remercier les journalistes de l’ORTB et, en même temps, remercier les téléspectateurs qui nous écoutent en ce moment et qui nous suivent devant leurs écrans. Je voudrais tout simplement dire que je disais toujours que je ne voulais pas faire de la politique parce que je n’en voulais pas. Mais à un moment donné, il faut savoir laisser son égo et accepter de servir son pays. Vous savez, quand tout le peuple vous demande, regardez du Nord au Sud tous ceux qui ont voulu que Sébastien Ajavon puisse se présenter comme candidat à la présidentielle de 20016 au Bénin, il était très dificile pour moi de dire non à ces demandes. Et puis, c’est le destin. L’homme veut peut-être quelque chose mais le destin peut décider autrement. M. Ricardo KPEKOU.

Vous avez donc choisi de répondre favorablement aux appels du peuple béninois.

Tout à fait! Affirmatif!

Vous avez cédé à la pression populaire.

Non! Ce n’est pasune pression. Peut-être que le peuple voyait ce que moi, je ne voyais à mon petit niveau. Quand on vous appelle pour servir, vous ne pouvez pas tourner dos à la souffrance du peuple. Je pense que c’est pour cela que j’ai dû accepter cette proposition. Et je me battrai pour que le Bénin puisse se relever.

Nous allons aborder le fond de votre projet de société.

Nous avons donc 52 minutes. Vous avez parlé, dans une première partie de ce projet de société consacrée à la gouvernance et à la géostratégie. J’ai bien envie de savoir quelles sont les dispositions ou les mesures que vous allez pouvoir prendre réellement si le peuple béninois vous faisait confiance au soir de l’élection présidentielle pour pouvoir enrayer ou diminuer la corruption au Bénin.

Je vous remercie. C’est tout simple. Vous savez que depuis 09 ans, je suis Président du patronat. Et à ce titre, je proposais au Gouvernement, chaque année, des mesures qui n’ont jamais été suivies. Mais comme ce n’est pas moi qui ai été élu, nous, on est là juste pour proposer les mesures. Et c’est libre au Gouvernement de les prendre en compte. En fait, de quoi souffrons-nous au Bénin? On souffre d’un problème de gouvernance. La corruption, ce n’est pas de dire je lutte contre la corruption tout le temps. C’est juste d’apporter des solutions. Nous sommes dans la «dénorme». Il faut juste qu’on revienne dans la norme. Moi, je ne parle pas de réformes. Il s’agit des normes qu’il faut respecter. Et j’ai toujours proposé au Gouvernement des mesures qui n’ont pas été prises en compte. En sommes aujourd’hui. Moi, je vous dirai simplement qu’à mon arrivée, je m’évertuerai, dans les tout premiers mois, avant les 100 jours, à tout faire pour redonner confiance aux créateurs de richesses et d’emplois. C’est la priorité des priorités. Et nous avons déjà fait des propositions, en tant que Président du patronat, au Gouvernement qui n’ont pas été prises en compte. Vous verrez que, dans les 100 jours, les gens vont parler du Bénin autrement parce que c’est des actes qu’il faut poser. Ce n’est pas des paroles. Aller à la réduction de la corruption, c’est tout simple. C’est déjà commencer par dématérialiser. Nous avons proposé cela plusieurs fois, mais cela n’a jamais été pris en compte. Pour quelles raisons? On ne saurait le dire. Mais, en tout état de cause, pendant les 100 jours, vous allez voir que ce n’est pas des réformes. Il s’agit de «renormer». On doit arriver aux normes. Et ça, nous savons le faire. Nous sommes des privés. Nous savons le faire.

Parmi les normes, vous préconisez quoi? La revalorisation du salaire ? Est-ce que vous êtes de ceux qui pensent que le fonctionnaire béninois, le travailleur béninois est corruptible parce qu’il gagne mal sa vie ?

Vous savez, je peux vous dire quelque chose. Je me suis battu, en tant que Président du patronat, pour que le SMIG revienne à 40.000 francs CFA. Quand vous recrutez quelqu’un à 40.000 francs CFA, vous avez recruté un voleur. M. Ricardo KPEKOU.

Ah bon!

Oui! Vous avez recruté un voleur parce qu’à 40.000 francs CFA, vous ne pouvez rien faire.

Pourquoi vous dites qu’on a recruté un voleur ? Il va détourner les fonds publics. C’est cela ?

Puisque déjà, il faudrait qu’il puisse arriver au boulot. Donc, il faudrait qu’il puisse prendre son transport pour arriver. Il faudrait qu’il puisse repartir chez lui. Vous avez déjà pris la moitié. Et il faudrait qu’il puisse se loger. Il faudrait qu’il puisse se nourrir. Soyons conséquents envers nous-mêmes. Si vous voulez que les gens rendent, que les gens donnent une bonne rentabilité au niveau où ils se trouvent dans leur service, il faut les payer. Il faut payer. Et nous allons essayer de regarder tout cet état de choses pour que nous puissions corriger l’injustice, corriger les dysfonctionnements. Vous ne pouvez pas demander aux gens d’aller faire un travail sans leur donner les moyens. Et ça, c’est de l’hypocrisie. Nous devons forcément regarder cela et le corriger. Vous payez 40.000 francs aujourd’hui à quelqu’un, même si c’est un manœuvre, vous êtes sûr que quand vous lui tournez un peu le dos, il fera autre chose derrière vous.

Alors, le SMIG va passer à combien quand vous serez Président ?

Ce n’est pas forcément qu’il faut toucher au SMIG. Ce n’est pas parce que le SMIG est à ce niveau. Mais le SMIG, c’est une référence.

Vous allez augmenter alors les salaires ?

Les salaires, nécessairement, on est obligé de les augmenter. Si on n’augmente pas les salaires, on ne peut pas demander à un employé de rendre tout ce qu’il peut pour un pays et lui payer 40.000 francs. Il ne fera rien avec 40.000 francs.

Alors, quand vous allez augmenter les salaires, cela pourrait encourager l’inflation. Comment vous allez maîtriser l’inflation.

Je vais vous dire ce qui se passe aujourd’hui. C’est la mauvaise gestion des ressources de l’Etat. Les petits fonctionnaires que nous avons ne bénéficient pas réellement de la grande masse. Quand on vous dit que nous avons dépassé déjà la masse salariale. Cela se passe au niveau des Directeurs de cabinet. Cela se passe au niveau des ministres. Cela se passe au niveau des gros, des grands. Cela ne se passe pas au niveau des petits. De toute façon, nous n’avons même pas le choix. Nous sommes obligés de recruter. Nous sommes obligés d’augmenter les salaires. Sinon, nous n’aurons pas les résultats. Dans le privé, il faut motiver le personnel. Si vous ne motivez pas le personnel, vous n’aurez pas le résultat que vous escomptez.

L’augmentation des salaires ne suffit pas pour lutter contre la corruption. Il faut également prévoir des mesures répressives.

C’est ce que je disais tantôt. Je dis que nous allons passer à la dématérialisation. Vous savez, je ne suis pas venu pour voler. Loin s’en faut. Je n’en ai pas besoin.

Vous avez une grosse fortune.

J’ai besoin de servir mon pays. Et puisque la tête ne vole pas, le corps ne volera pas. Et pour que ce corps ne vole pas, il faut pouvoir le rétribuer. Si vous le soumettez à la mendicité, c’est foutu. Vous n’aurez pas le résultat.

Sébastien Germain Ajavon, dans votre projet de société que j’ai là sous les yeux, vous avez promis mettre en place un Gouvernement restreint et un mode de gouvernance qui assure la délégation de responsabilité et de la redevabilité. Cela veut dire quoi?

C’est exact. Vous avez vu, depuis quelques années, nous avons eu un Gouvernement de 28 ou 27 membres. C’est exagéré pour notre pays. Je viens de vous dire que l’inflation dont on parle, on dit que la masse salariale est au-dessus du pourcentage prévu. C’est de cela qu’il s’agit. Il faudrait nécessairement que nous revenions aux normes. Et pour cela, on n’a pas besoin d’une loi. On a juste besoin d’être logique, d’être gestionnaire.

Vous allez réduire le train de vie de l’Etat.

Obligatoirement! Et vous pouvez compter sur moi. Vous aurez le Gouvernement le plus restreint que vous n’ayez jamais vu au Bénin.

Votre domaine de compétence, ce sont les affaires. Vous y avez fait vos preuves. Et vous avez même confié que vous êtes en mesure de porter le taux de croissance à deux chiffres en peu de temps. Comment comptez-vous y arriver quand onsait que les réalités et les procédures de gestion dans le privé ne sont nécessairement pas les mêmes que dans le public ?

Nous en venons là. Vous avez vu? Ils ont dit qu’ils ont eu un taux de croissance de 6%.

Sensiblement 6%! M.

Sensiblement 6% avec la mauvaise gestion! Quand on va apporter une bonne dose de bonne gestion, vous voyez que tout de suite, nous allons passer à deux chiffres. De quoi il s’agit? Nous sommes dans un environnement où nous avons le Nigeria voisin qui est le pays le plus riche et le plus peuplé de l’Afrique. A partir de ce moment, je ne peux avoir un riche voisin et moi, je serai pauvre. Ce n’est pas possible.

Ce qui est quand même bizarre, Sébastien Germain Ajavon, c’est que tous les candidats qui sont passés ici ont pratiquement tous parlé du Nigeria. Le Nigeria apparaît donc aujourd’hui comme la poule aux œufs d’or.

Je vais vous dire ceci. Moi, je suis le candidat de la pratique. Je suis le candidat qui ne verbiage pas, qui ne fait pas du verbiage. Je suis le candidat qui a déjà fait ses preuves. Je suis le candidat qui travaille du matin au soir avec le Nigeria. Je sais de quoi je parle. Si les gens ont entendu, pendant les 10 années, comment je plaidais le Nigeria et tout ça... Et on prie pour dire le Nigeria... Entre le savoir faire et le parler, il y a un grand fossé. Moi, ce dont je vous parle aujourd’hui, c’est que vous devez comprendre que je sais comment tirer les ressources de ma proximité avec le Nigeria. Je l’ai fait tout le temps.

Dans quels domaines, le Nigeria peut être une chance de développement pour le Bénin ?

Vous savez, nous avons un pays à budget essentiellement iscal. Notre pays est un pays de transit. Nous n’avons pas la population. Nous n’avons pas le pouvoir d’achat. Celui qui a le pouvoir d’achat se trouve être notre voisin. Premièrement! Secundo, c’est que nous sommes obligés de continuer dans l’importation. Nous sommes obligés puisque nous importons pour le Nigeria, et cela crée des ressources à l’Etat. Aujourd’hui, nous avons une fiscalité de porte qui est à près de 8090% de notre budget national. A partir de ce moment, nous devons redynamiser ce secteur-là.

Sébastien Germain Ajavon, je vous prends au mot. Vous parlez de l’importation. On sait que vous le faites si bien puisque vous envoyez tout le temps pratiquement, le Bénin étant un pays de transit, vos produits au Nigeria. Mais le Nigeria, on se rappelle, a toujours souhaité que ce soit la production locale qui puisse réellement venir au Nigeria.

Je vais en venir.

Voilà!

Je vais en venir. Vous allez me laisser vous expliquer un peu.

D’accord!

Vous savez, nous avons beaucoup de choses à prendre avec le Nigeria. Nous sommes un pays de transit. Cela veut dire quoi? Cela veut dire que des produits peuvent passer chez nous pour atteindre le Nigeria. C’est de cela qu’il s’agit. Et nous devons continuer de proiter de cela. Nous avons les TIC, nous avons l’Internet, nous avons la ibre qui est arrivée au Bénin. Mais regardez toutes les dificultés que nous avons avec l’Internet aujourd’hui. Aujourd’hui, l’Internet est une nécessité. Ce n’est pas un luxe. Et si en 2016, nos dirigeants ne l’ont pas compris et que nous sommes encore dans cet état, c’est grave. Je peux vous dire qu’au niveau seulement des TIC, c’est 1 à 2% de croissance. Au niveau seulement des TIC, c’est des dizaines de milliers d’emplois à créer. Donc, c’est le savoir-faire. Tout est question de savoir-faire. Maintenant, on parle du Nigeria. On parle de l’agriculture. Il faut produire. Il ne faut pas tricher les gens. Les gens qui, toujours dans leurs théories, disent que le Bénin doit être un pays agricole. Le Bénin n’a que 112.600 kilomètres carrés. Le Bénin est un petit pays. Le Bénin ne peut pas être une puissance agricole. Il faut qu’on le dise aujourd’hui et maintenant.

En quoi le Bénin ne peut pas être une puissance agricole ? Expliquez-nous un peu.

Il faut déjà qu’on règle le problème de l’autosufisance alimentaire au Bénin et essayer de vendre le surplus, pour l’instant, au Nigeria voisin et, s’il le faut, un peu plus loin. Mais je vous dis que le Nigeria voisin déjà constitue une aubaine pour notre pays. Et nous devons savoir l’exploiter.

Est-ce à dire que si le peuple vous faisait confiance et qu’au soir de l’élection présidentielle, vous étiez au Palais de la Marina, vous n’allez pas en faire une priorité ? Je veux parler de l’agriculture.

Mais, ce n’est pas du tout ce que je dis.

Ah! Expliquez-nous!

Vous savez, je suis un fermier. Contrairement à ce que vous pouvez penser, je suis un fermier. J’ai voulu faire de la mécanisation parce que j’ai plus de 2.000 hectares. Je ne peux pas aller à la houe avec 2.000 hectares. Je fais venir les engins agricoles, les tracteurs, les moissonneuses, les batteuses et tout. Tout est là. Mais le Gouvernement me dit que je dois mettre le gasoil au prix de la pompe. Ce n’est pas possible. En fait, c’est un praticien qui parle. Ce n’est pas un théoricien. Vous avez affaire à un praticien. Je suis aujourd’hui fermier jusqu’au Brésil. Donc, je sais de quoi je parle. Le Brésil, c’est un continent. Ils ont tellement d’espaces qu’ils sont meilleurs dans beaucoup de choses. D’abord, pour faire la culture, il faut avoir l’espace. Je viens de vous dire que le Bénin est un petit pays. Mais pour l’autosuffisance alimentaire, le Bénin est assez grand. Nous pouvons faire un peu d’exportation. Vous avez vu le coton depuis des années, c’est des subventions depuis le début et ces subventions, c’est des amis qui se partagent cela. La population, est-ce qu’elle a vraiment gagné? Les paysans, est-ce qu’ils ont vraiment gagné dans ce coton? Pourtant, nos sols sont en train d’être appauvris. Nous utilisons des insecticides. Nous utilisons des intrants qui appauvrissent nos sols. Quand on appauvrit le sol, cela doit nous rapporter beaucoup de devises. C’est juste une question de commencer par savoir comment le Bénin se positionne pour que nous puissions atteindre la croissance à deux chiffres.

Donc, vous promettez, Sébastien Germain Ajavon, sur ce plateau aujourd’hui devant les téléspectateurs qui nous suivent, qu’une fois au pouvoir, vous allez amener la croissance économique du pays à deux chiffres.

Cela me paraît une réalité, une effectivité. Pourquoi je vous dis cela? Rien n’est fait au Bénin. Rien. Quand vous prenez le domaine de l’énergie, sans l’énergie, aucun développement. Je vous dis qu’on doit faire un avant de faire deux.

Justement, parlant de l’énergie, qu’est-ce que vous allez faire dans ce secteur une fois à la Marina ?

Ça va être la priorité des priorités. Aujourd’hui, on ne peut jamais étudier sans l’énergie. On ne peut faire des industries sans l’énergie. L’énergie est au début et à la in de tout. C’est ce que j’ai dit depuis 2007. J’ai proposé aux gouvernants, j’ai dit : «Ecoutez! Arrêtons l’hémorragie. Le Bénin souffre. Nous devons produire. Laissez la production de l’électricité aux privés. Permettez aux privés de prendre une participation dans la distribution. Et, pour ce qui concerne le transport, l’Etat garde encore le transport». Je suis allé plus loin pour dire que nous devons délocaliser. On ne doit plus faire un transport qui coûte trop cher. On peut, commune par commune, leur donner des unités. Cela peut être des centrales solaires. L’éolien n’est pas encore rentable. Mais cela peut être aussi des centrales à gaz. Nous sommes obligés de passer par là. Nous devons produire assez d’électricité pour que tout le monde puisse avoir accès à l’électricité de qualité et à moindre coût. Je vais vous dire ceci. L’électricité est le moteur de tout développement. J’avais proposé de construire Maria-Gléta. Je vous dis que le montant que je voulais prendre pour construire Maria-Gléta, avec plus de puissance, et en quatre phases, c’est-à-dire 25 mégas quatre fois, ce montant fait la moitié de ce qui a été dépensé aujourd’hui par l’Etat. C’est de la mauvaise gouvernance. L’Etat n’est pas commerçant. Regardez la SBEE. La SBEE est une société commerçante qui vend de l’électricité. Comment est-ce qu’on peut dire que ce que vous vendez, vous ne l’avez pas de disponible? Cela veut dire quoi? Quand vous ne savez pas faire quelque chose, vous ne vous mettez pas dedans. L’Etat ne peut pas être commerçant. L’Etat ne peut jamais être commerçant. Le résultat auquel nous sommes parvenus aujourd’hui, c’est la mauvaise gouvernance qui apporte cela.

Comment va se passer la cohabitation entre l’Etat et le privé dans le domaine de la gestion de l’énergie au Bénin sous votre mandat, si vous étiez élu ?

C’est ce que j’étais en train d’expliquer. Je dis qu’il faut laisser la production de l’énergie aux privés.

Totalement ?

Entièrement! L’Etat n’est pas commerçant. La preuve, depuis plus de 40 ou 50 ans, vous avez vu le résultat.

Mais est-ce que cela ne va pas coûter plus cher ?

Ce n’est même pas possible. Plus, les gens consomment. Est-ce que quand on a fait venir les sociétés de GSM dans le secteur de la téléphonie mobile, ça coûte plus cher? Bien au contraire. C’est la compétition. Et puis, il y a l’Etat qui est là pour jouer son rôle régalien. On ne se lève pas.

Est-ce que ce que vous dites dans le domaine de l’énergie a déjà été expérimenté avec succès dans un pays et vous l’avez vu ?

Partout. Cela a été expérimenté dans plusieurs pays, partout. En fait, de quoi s’agit-il? L’Etat n’est pas commerçant. L’Etat peut toujours jouer son rôle régalien. Vous ne pouvez pas être en train de jouer le rôle régalien et en même temps faire le commerce. Cela veut dire que vous êtes juge et partie. Et c’est là où ça nous amène.

Sébastien Germain Ajavon, aujourd’hui, quand nous regardons un peu ce qui se passe sur le territoire national, l’Exécutif a quand même pris des dispositions. Il y a l’énergie solaire actuellement qui est en train d’être réalisée. Il y a beaucoup de centrales solaires qui ont été construites. Il y a des lampadaires solaires implantés un peu partout dans le pays.
 
Je vous remercie pour cette question. Vous voyez, moi, je ne veux pas rester dans du saupoudrage. Je veux rester dans un travail cohérent, méthodologique. Je dis toujours qu’on doit faire un avant de faire deux. Tout ce qui est fait là, allez voir ce que cela devrait coûter. Allez demander qu’est-ce que cela devrait coûter. Qu’est-ce que ça a coûté? Est-ce que c’est la qualité? Est-ce que c’est de cela qu’on a besoin? Tout est question de savoir gouverner. Je vous jure, le Bénin a eu beaucoup de mal.

Donc, vous allez réviser les termes en termes de passation de marchés publics?

C’est la norme. Nous devons revenir à la norme. Tout ce qui est fait, vous avez vu? Plein de gré à gré. Cela veut dire qu’au niveau de la passation des marchés, il y a des difficultés. Et nous allons les résoudre. Moi, ce que je veux apporter, c’est que tout le monde verra que ce qu’ils ont fait à 100 francs, je l’ai fait à 50 francs et c’est de bonne qualité. Et quand je ferai des économies de 50% sur le budget chaque année, cela veut dire que je ferai deux fois ce qu’ils ont eu à faire, même trois fois.

Apparemment, vous serez très rigoureux.

Mais je suis un homme de rigueur. Et rien de beau ne se fait sans rigueur. La rigueur ne veut pas dire méchanceté. La rigueur se trouve dans la norme toujours. Vous ne pouvez pas vouloir de quelque chose et de son contraire. Rassurez-vous. Je suis venu pour servir.

Vous êtes un opérateur économique privé. Vous avez parlé à l’instant, dans votre développement, de la collaboration qui doit exister entre l’Etat et le privé. Vous, en tant que privé, quand vous serez élu Président de la République du Bénin, quelle sera la cohabitation que vous allez pouvoir avoir notamment avec le privé pour ne pas mettre réellement sur pied une concurrence déloyale parce que d’aucuns la craignent déjà?

Merci pour cette question. Je vais vous dire ceci. C’est des hypocrites. Nous, on n’est pas hypocrites. Je dis que je suis venu pour servir. Mon budget est essentiellement fiscal. Si je n’ai pas des recettes, cela veut dire que je vais avoir un budget plus bas. Vous ne verrez jamais  cela. Je vous garantis que j’aurai au minimum 50 milliards supplémentaires, sans faire de la persécution pour les chefs d’entreprises. Je viens de dire, d’entrée de jeu, que ma première préoccupation, c’est de remettre en coniance les créateurs de richesses. Vous savez ce qui se passe? C’est tout simple. Quand vous ne savez pas faire quelque chose, demandez l’expertise. Vous allez voir un médecin qui vous prescrit un médicament. Vous refusez de l’utiliser. Vous allez mourir. Alors, n’allez pas voir le médecin. De quoi il s’agit? Je ne suis pas le seul chef d’entreprise ici au Bénin. Dès que j’arrive, je prends secteur par secteur et nous signons un accord. Je ne veux pas savoir ce que l’autre gagne. Je veux savoir ce que l’Etat gagne.

Vous parlez des secteurs. Parlons du secteur de la télécommunication,. Quelles sont les réformes que vous allez entreprendre, Monsieur Sébastien Germain Ajavon? Vous avez commencé par le dire. L’Internet peut être une source de création de richesses. Nous avons la fibre optique qui passe par le Bénin.Nous en avons deux maintenant. Mais apparemment, nous n’en profitons pas assez, selon vos dires. Quelles sont les réformes que vous proposez pour que le Bénin profite véritablement de ce secteur ?

Vous savez? Je vais peut-être vous surprendre. Je ne vais pas perdre mon temps pour regarder en arrière. On vous confie une maison qui a des problèmes. On vous dit que vous devez redresser la maison. Qu’est-ce que vous faites? Vous faites l’état des lieux. Donc, je vais faire l’état des lieux au niveau de la télécommunication pour savoir l’existant. Et de cet existant, où est-ce qu’on doit projeter le pays? Je vous jure, c’est des milliards de francs qui peuvent rentrer dans les caisses de l’Etat tout en permettant au secteur privé qui a fait son exercice, qui sait faire son métier, de gagner de l’argent.

Sébastien Ajavon, est-ce que ce ne sont pas des paroles assez mielleuses, des promesses que vous faites aux téléspectateurs, juste pour avoir leurs suffrages?

Est-ce que Ajavon Sébastien a jamais fait des promesses mielleuses?

C’est à vous de nous le dire.

Vous êtes en face de quelqu’un qui connaît son métier. Vous savez? Je suis un agrégé en pratique, en économie pratique. Tout ce à quoi vous vous attendez là, depuis qu’on leur a laissé la possibilité de faire leurs preuves, ils ont fait quoi? De quoi les gens ont peur? Je vous dis qu’en cinq ans, vous verrez. Vous verrez au niveau de l’emploi. Vous verrez au niveau des ressources. Vous verrez au niveau de la gouvernance.

Vous avez donc décidé, Sébastien Ajavon, de venir faire vos preuves. Eventuellement, si les Béninoises et les Béninois vous faisaient confiance, vous allez justement prendre le bulletin unique et pouvoir nous dire, en réalité, quel est votre logo et quelle est votre position sur ce bulletin unique. D’abord, votre logo pour pouvoir l’identifier comme cela se doit aux téléspectateurs. Vous allez montrer cela à la camera. M. Sébastien Germain AJAVON. On est tellement nombreux. Mais je voudrais juste dire que la deuxième ligne, à partir de la droite, je suis en troisième position. La position est claire. Vous avez vu. C’est la bougie et le poisson. C’est un symbole. Et c’est un symbole de réussite. Je voudrais dire, ne vous perdez pas. C’est la deuxième ligne et c’est en troisième position en venant de la droite. Voilà mon logo. Et que Dieu nous prête vie, vous verrez que les tâches seront à la hauteur du logo. Sébastien Ajavon, ce qui frappe tout de suite à l’œil, c’est la bougie et le poisson. Cela veut dire quoi? Pourquoi une bougie et un poisson? Parce que vous êtes opérateur économique? Expliquez-nous.

La bougie! On vient de parler longuement de l’énergie. La bougie, elle ne s’éteindra pas, même quand il y a la nuit. La bougie, c’est la lumière. Je veux que tout le monde continue de prier pour moi parce que je suis un humain. Je suis un être humain et j’ai besoin que les gens m’accompagnent par la prière. Beaucoup d’autres choses sur la bougie. On passera toute une journée pour en parler. Mais le poisson, c’est signe de vivre en mangeant. Et je veux apprendre aux gens à pêcher. Quand on va pêcher, ce que l’on peut pêcher rapidement, c’est le poisson. J’apprendrai aux jeunes à pêcher. C’est de cela qu’il s’agit. On ne va plus continuer de former les jeunes à l’administration tout en sachant que l’administration ne recrute plus.

Sébastien Ajavon, vous parlez justement des jeunes. Avant de parler de la jeunesse, je voudrais parler du tourisme et de la culture qui sont une véritable source de revenus pour certains pays africains tels que le Sénégal ou le Maroc. Mais au Bénin, ces secteurs semblent marginalisés. Le projet de la route des pêches est toujours en souffrance depuis des années. Que prévoyez-vous pour relever ce secteur ou ces deux secteurs ?

Merci beaucoup! Vous avez parlé de croissance à deux chiffres. Le secteur du tourisme seul peut faire grimper notre croissance de deux points.

Comment ?

Il faut y aller avec de la méthodologie. La route des pêches, on en parlait depuis des années. Tous ceux qui sont passés là disent route des pêches, route des pêches... Si on vous disait ce qui a été dépensé dans ce projet, vous allez, peut-être, tomber des nues. Mais je vous dis ceci.

Combien a été dépensé ?

Je ne sais pas. Mais dès qu’on va arriver, on fera l’état des lieux. Je dis qu’il y faut aller progressivement. Tant que vous n’aurez pas l’énergie, vous ne pourrez pas construire les ouvrages, les hôtels, les aménagements. Il faut l’énergie. C’est pour cela que je vous dis que la priorité des priorités restera l’énergie. Maintenant, la route des pêches, c’est sur 45 kilomètres. Qu’est-ce que j’avais proposé au Gouvernement? J’ai dit: «Commençons par 5 kilomètres». Ça, c’est une démarche d’un chef d’entreprise et non d’un administratif. L’administratif, il ne fait que dépenser. Mais il ne sait pas qu’on doit rentrer l’argent, qu’on doit avoir la recette avant de dépenser.

Vous allez gérer le Bénin comme une entreprise ?

Mais, le Bénin, c’est une entreprise. Il faut juste comprendre que l’Etat doit jouer son rôle régalien. L’Etat doit pouvoir gérer la sécurité, gérer l’armée, gérer l’éducation nationale, même là encore, avec le privé, gérer la santé avec le privé. Nous sommes tenus d’aller vers la modernisation et d’aller vers le tourisme. Le tourisme rapporte. C’est la deuxième devise au Sénégal. Même si on est aveugle, on n’est pas sourd. Ou si on est sourd, on n’est pas aveugle

Sur le projet de la route de pêches, par exemple, vous savez qu’il y a des efforts qui ont été faits récemment. Nous avons vu un opérateur économique qui est venu soutenir le Président de la République et promettre que ce projet sera réalité sous peu.

On est à la fin du mandat. Vous avez vu quelque chose là? On doit se dire la vérité. Moi, je ne joue pas. Je sais faire quelque chose. Je veux juste montrer, en cinq ans, ce qui se fera. Et je vous ai dit que peut-être que ce qu’on fera en cinq ans, ils ne l’ont pas fait en 20 ans.

Oui, Ajavon, parfois, ce n’est pas la volonté qui manque au Chef de l’Etat mais c’est l’accompagnement des cadres qui fait défaut. Comment pouvez-vous être sûr que vous ne vivrez pas les mêmes difficultés.

Cessez de dire cela. Un chef est un chef. Je dis que quand c’est bien, on dit que le chef a fait. Quand c’est mauvais, il faut que le chef endosse. Fuir ses responsabilités comme cela, franchement, vous ne pouvez jamais développer un pays en disant que c’est toujours les collaborateurs. Qui a mis les collaborateurs? Qui a choisi ces collaborateurs?

Revenons à votre projet de société. Vous avez parlé justement dans ce projet de l’emploi des jeunes. Et c’est une priorité dès le 06 avril 2016 pour vous. Si, éventuellement, vous étiez élu, que proposez-vous à la jeunesse? Combien d’emplois allez-vous créer, par exemple pour les jeunes en un quinquennat ?

Je ne vais pas dire que je vais créer 200.000 ou 300.000 emplois. Mais ce que je voudrais faire, c’est de montrer les limites de l’Etat. Je ne pourrai pas créer beaucoup d’emplois au niveau de l’administration tout en sachant qu’il y a des pôles à couvrir au niveau de la santé, de l’éducation nationale. Il y a des secteurs dans lesquels nous sommes obligés de recruter. Nous sommes obligés, nous n’avons même pas le choix. Mais le seul secteur aujourd’hui qui peut créer l’emploi, c’est le secteur privé. Et je vous ai dit, à l’entame de cette discussion, que je mettrai en coniance ceux qui savent créer l’emploi. Je vais vous dire quelque chose de simple. Ce n’est pas, en fait, de la magie. C’est juste le bon sens.

Comment on met en confiance ceux qui savent créer l’emploi ?

Il faut que l’Etat devienne responsable et respecte ses engagements. En fait, redonner confiance aux chefs d’entreprises, c’est de leur dire : «Ecoutez! Dites-moi tout ce que je dois faire pour vous sécuriser». C’est eux qui me créent l’emploi. C’est eux qui savent créer l’emploi.

Oui mais je ne peux vous sécuriser sans perdre moi-même.

D’abord, si je ne sécurise pas ceux qui vont créer l’emploi, comment est-ce que je peux avoir des ressources moi-même? C’est de cela qu’il s’agit. Ce qui s’est passé pendant toutes ces années, c’est qu’on n’a même pas respecté sa signature. L’Etat n’a pas respecté sa signature

Donc, Sébastien Ajavon, vous promettez créer beaucoup d’emplois à la jeune génération.

Pas des emplois précaires mais des emplois réels.

Vous avez également prévu une part à la promotion de la femme dans votre projet de société.

Vous savez, la femme pour moi, il faudrait qu’elle soit fille, puis femme. Enfant, fille, femme. Déjà, ce que le Gouvernement a fait en disant gratuité jusqu’en classe de terminale pour les filles.

Vous allez continuer ?

C’est une très bonne chose mais ce n’est pas bien fait. On ne dit pas gratuité et on ne donne pas les ressources pour que les enfants puissent aller à l’école normalement.

Non! Mais les ressources sont envoyées, Monsieur Sébastien Ajavon.

Non! Pas du tout!

Vous avez quelle preuve de ce que vous dites ?

Vous savez bien que quand on commence la rentrée, vous devez envoyer de l’argent dans l’école puisque l’école ne prend plus des scolarités. Si vous envoyez au milieu de l’année, comment est-ce que les enfants vont continuer? Est-ce que c’est la gratuité ça? On demande même des cotisations parallèles.

Vous, vous ferez quoi ?

Il faut juste bien gérer les choses. La priorité de l’avenir de notre pays, c’est l’humain. C’est les hommes. Et la femme, si on veut qu’elle aille loin, il faudrait vraiment que l’écolage soit gratuit. On dit scolarité gratuite. C’est juste ce que l’on paye. Mais les livres, les cahiers, tout ce qui s’en suit, ce n’est pas l’Etat qui paye.

Vous allez payer tout ça ?

Non! Nous allons regarder, dans la mesure du possible, ce que nous pouvons faire pour alléger la tâche. Quand on dit qu’il faut essayer de payer à sa juste valeur le fonctionnaire, tous ces intrants-là sont dedans. Vous payez mais vous lui permettez aussi de ne pas avoir des charges énormes parce que vous dites, comme si ce n’était pas possible, d’améliorer cela. Il faut juste bien gérer les ressources existantes.

Dans votre Gouvernement, il y aura combien de femmes ?

Moi, je ne suis pas la personne qui fait des incantations, qui fait des promesses sans les tenir. Je veux des femmes de qualité. Je vous jure. Je sais que les femmes, quand elles veulent faire le travail, elles le font très bien. Si j’ai les femmes de qualités, elles peuvent être même plus nombreuses que les hommes. Mais il faut les avoir. Le tout ne sufit pas de dire que je veux mettre moitié femme, moitié homme. Il faut qu’on les trouve. Il faut qu’elles soient bonnes à leurs postes. Rassurez-vous. Je vais vous dire, mes plus proches collaborateurs, que ce soit en Europe ou ici, c’est les femmes. Et cela donne plus de confiance.

Sébastien Ajavon, on sait que vous êtes également dans le domaine des sports. La preuve, vous avez eu à offrir au Bénin un centre de sport. Qu’est-ce que vous allez faire justement pour les sports et les loisirs quand vous serez Président de la République.

Ça, c’est mon dada hein! Le sport, c’est d’abord la santé. Il faut inculquer dans la tête des jeunes, des enfants, qu’ils doivent faire le sport tous les jours. Et dans ce cadre, je vous le dis, si dans les cinq ans, je ne construis pas les aires de jeu en gazon synthétique, des pistes d’athlétisme dans toutes les communes du Bénin...

Comme ce qui se fait déjà?

Je ne sais pas si quelque chose se fait. Ils ont annoncé des choses qu’ils sont en train de faire. Pourquoi ils ont attendu neuf (09) ans avant de commencer par faire ce qui est primordial?

Non! Natitingou a été posé il y a longtemps. Parakou...

Ils ont trop attendu. C’est ce que je dis. Tant mieux. On verra ce qu’ils ont fait. On verra ce qu’Ajavon fera. Moi, ce que je vous dis, dans le sport, nous allons revenir avec le football professionnel. Mais pour ce faire, il faut passer par la formation des jeunes. Si on ne passe pas par la formation des jeunes, voust-ce que vous allez trouver des moyens? Je viens de vous dire que chaque année, je vais augmenter mon budget de 50 milliards sans chercher à racketter les chefs d’entreprises et les créateurs d’emplois.

Donc, une fois Sébastien Germain Ajavon au pouvoir, toutes les 77 communes du Bénin auront des pelouses synthétiques.

Sur les cinq ans. Je ne dis pas que je les ferai en une année. Je suis quelqu’un de très méthodique. Je mets un avant de faire deux. Je suis dans la norme. Mais rassurez-vous. Avant la in de mon quinquennat, tout au moins, nous aurons des gazons synthétiques dans toutes les communes du Bénin.

Là, les stades auront un beau visage. Et nos hôpitaux, qu’avez-vous prévu ?

Voilà! Ça, c’est encore quelque chose qui me fait très mal. Vous savez, aujourd’hui, vous ne pouvez même pas faire un examen d’IRM au Bénin. Il n’y en a pas. Vous êtes obligés d’aller au Togo. Le Togo est plus riche que nous? C’est encore là un problème de gouvernance. Dès que j’arrive là, le plateau du CNHU va changer. Nous n’irons plus au Togo pour faire l’IRM. Mais c’est la gestion qu’il faut mettre en place qui sera différente. M. Habib SOUMANOU. Vous revenez de Parakou. Qu’estce que vous prévoyez pour le CHD Borgou/Alibori? Vous parlez du CNHU.

On doit mettre le minimum dans tous leincroyable! On ne peut pas comprendre qu’on soit en 2016 et qu’on dise qu’on n’a pas d’IRM, qu’on dise qu’on n’a pas de scanner... Ce n’est pas possible. Vous savez ce qui est dépensé chaque année pour envoyer les gens à l’extérieur ?

Quand vous parcourez le pays, puisque vous revenez du septentrion, vous avez vu beaucoup d’hôpitaux de zone qui ont été construits sous le régime du Président Boni Yayi un peu partout dans nos communes.

Quels sont les instruments qui se trouvent dans ces hôpitaux?

C’est bien équipé.

Est-ce que les hôpitaux sont équipés? Je dis non. Ce n’est pas équipé du tout.

Oui mais les gens meurent plus dans nos hôpitaux pour faits de grève que pour manque de matériels.

Je vais vous dire quelque chose. Ça aussi, c’est une question de savoirfaire. Est-ce que vous avez entendu chez les privés qu’il y a grève? C’est juste un problème de savoir-faire, de gouvernance.

Mais qu’est-ce que vous allez faire pour qu’il n’y ait plus grève ?

Quand je vais arriver, vous allez voir s’il y aura grève.

Ah bon! Quelle est la politique que vous allez mettre en place?

Je vais anticiper. Il faut anticiper. Il faut discuter avec le personnel. Moi, chez moi, à chaque année, quand on se voit à l’orée de l’année, ils disent: «On n’a rien à demander».

C’est parce que vous êtes fortunés.

Ce n’est pas une question de fortune. C’est ce qui se passe dans l’entreprise, c’est sur cela qu’on joue pour rémunérer.

J’allais vous poser la question. On dit que vous avez bâti votre fortune sur la fraude et la corruption douanières. Que répondez-vous ?

Vous savez bien que je suis resté au Bénin. J’ai été persécuté partout.

Je pense que cet épisode est fermé puisque le Gouvernement a reconnu qu’il m’a persécuté. Et ils sont en train de payer.

Ah bon!

Ils sont en train de payer. Bien sûr! Apparemment, vous n’êtes pas informés. Ils sont en train de payer les 13 milliards. Ils ont annulé les 35 milliards qu’ils ont mis sur le dos de la société COMON. Ils sont en train de payer. Mais depuis décembre, puisque j’ai demandé à être candidat et que le peuple a voulu que je sois candidat, ils ont arrêté de payer. Ça encore, c’est plus grave. Je vous dis, c’est de la mauvaise gouvernance.

Donc, vous n’êtes pas coupable de ce dont on vous accuse ?

Je suis le premier contributeur du pays depuis 2007. Et mon poursuivant ne fait pas le cinquième de ce que je paye. En quoi on peut me traiter encore de fraudeur?

En tant que Président de la République, s’il arrivait que vous soyez élu, pensez-vous pouvoir être vraiment neutre et impartial en cas de conflit entre l’une de vos entreprises et un service de l’Etat ?

Vous savez ce qui fait ma force? Je ne fais aucun contrat avec l’Etat. Je ne veux même pas entendre parler de cela. Je ne fais pas de marché d’Etat. A la date d’aujourd’hui, je défie quiconque. Ce n’est pas parce qu’on ne me l’a pas proposé mais je ne veux pas me souiller. Dieu m’a déjà donné assez.

Quand vous serez Président, ferez-vous des contrats aux privés ?

Forcément. Il faut bien qu’il y ait des gens qui fassent les marchés d’Etat, sinon, l’Etat ne pourra pas continuer.

Sébastien Germain Ajavon, nous sommes tenus par le temps. Au plan politique, peut-être l’avant-dernière question, nous avons vu derrière vous un certain nombre de politiques. Il s’agit de Rachidi Gbadamassi, de l’honorable Claudine Prudencio et tout ça. Ce sont des personnalités politiques. Qu’est-ce que vous pensez aujourd’hui de la réforme du système partisan parce que toutes ces personnes sont venues vous soutenir, mais ce ne sont pas de grands partis qui sont derrière vous?

Merci beaucoup! Vous savez, tout ça, j’arrive au moment où le Parlement est déjà mis en place. Quand on veut parler de réforme, c’est le Parlement. Tout ce qu’on avait dit tout à l’heure, c’était la norme. Mais quand on parle de réforme, il faut aller à l’Assemblée. A partir de ce moment, c’est de là que la politique vient. S’ils veulent vraiment que la situation des partis s’améliore, c’est à eux. Moi, je préfère cela parce que, regardez le nombre de candidatures que nous avons aujourd’hui. Cela n’honore pas notre pays. Mais qu’est-ce que nous pouvons si la classe politique ne veut pas, elle-même, changer les choses. Je ne veux pas être hypocrite. C’est à la classe politique, parce que c’est l’Assemblée qui décide de ces choses-là. Ce n’est pas moi. Moi, je ne ferai qu’accompagner toute initiative bonne.

On vous aura compris, Sébastien Germain Ajavon, sur cette question. Vous allez, en 30 secondes, montrer à nouveau votre place sur le bulletin unique aux téléspectateurs avant la conclusion de cette émission.

Chers téléspectateurs, encore une fois, j’ai accepté d’y aller. Et sachez que les cinq prochaines années vous réservent de bonnes surprises, des surprises agréables. Vous allez regarder la deuxième ligne, à partir de la droite, je suis en troisième position. Mettez votre cachet sur la bougie et le poisson, ainsi que ma photo et vous êtes en train de sauver le Bénin. Je vous remercie.

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4 questions pour Nahida Codo sur ‘’Président d’un jour’’ : «La prise en charge de la malnutrition infantile s’impose»

Nahida-Codo

Elle a nom Nahida Anne-Laure Codo. C’est elle que nous recevons sur ce numéro de votre rubrique ‘’Président d’un jour’’. La  nouvelle trouvaille du groupe de presse Matin libre dont l’objectif est de permettre aux ados de s’exprimer sur la gestion de la chose publique. L’occasion est aussi donnée aux dirigeants de s’imprégner des difficultés que vivent les plus jeunes afin de prendre en compte, dans la mesure du possible, leurs propositions. ‘’Président d’un jour’’ s’étend sur toute l’étendue du territoire national. Pour ce numéro, nous sommes à Godomey, maison Adité. Petite de taille et d’âge, Nahida Codo déborde d’idées. Comme pour dire que la sagesse ne tient réellement pas lieu de cheveux blancs.

D’entrée madame la présidente, dites-nous qui est Nahida Anne-Laure Codo ?

Nahida Codo est la fille de Laure Adité, esthéticienne, et de Firmin Codo, ingénieur en mécanique résident en France. J’ai 12 ans, élève en classe de 4ème au Complexe scolaire ‘’La Glycine’’ à Godomey. Mes plats préférés sont surtout le riz, la salade, et un peu la pâte. Concernant Mes jeux et loisirs, j’aime beaucoup les dessins-animés mais, les dessins qui éduquent, qui peuvent donner de bons conseils. Les films aussi mais ceux qui peuvent nous amener à changer de comportement. La présidente Nahida Anne-Laure Codo aime prier, chanter, et danser. Elle adore suivre le journal. Enfant unique pour l’instant, elle est dynamique et entreprenante. Ce n’est pas facile à une femme d’être présidente de la République au Bénin. Il y a des hommes qui refusent carrément que leurs femmes fassent la politique. Je demande aux femmes qui ne sont pas dans ce cas de se donner à fond au travail. La femme est sacrée. Elle est très intelligente. La femme a beaucoup de dons.

Rentrons à présent dans le vif du sujet. Madame la présidente, à quand le miracle pour la fin des coupures de courant électrique ?

D’abord, les sources sont épuisées. C’est à cause de ça qu’on ne retrouve pas beaucoup de courant. Dès fois, il y en a, dès fois, il n’y en a pas. J’essaie de toutes les manières pour que le Bénin soit satisfait mais pour l’instant, on continue le travail. La coupure peut durer encore une année mais je ferai tout pour y mettre fin. On a déjà assez demandé aux pays voisins. Nous devons fournir pour nous-mêmes. Nous devons nous développer nous-mêmes et non chaque fois, aller demander les dons des pays amis pour venir nous alimenter ici. Donc, je préfère qu’on se développe, qu’on agisse, et qu’on dise, ça, c’est nous-mêmes qui l’avons fait. Je pense à l’énergie solaire. Mais je ne veux pas faire comme le président de l’année passée, Yayi Boni. Cette année est nouvelle. On va commencer avec de nouvelles choses. Avec les voies qu’on envisage déjà, on verra ce que ça va donner.

Comment se porte le secteur de l’Education au Bénin ?

Le secteur de l’éducation pour le moment va bien. Il y avait un certain temps où les professeurs n’étaient pas bien payés par l’Etat et il y avait des grèves. Mais, il y a une raison. Il n’y avait pas d’argent dans les caisses. Le président Yayi Boni a fait pour lui. Il a essayé d’aider le pays pour que les enfants aillent à l’école parlant de la gratuité de l’enseignement. Mais, là où il s’est arrêté, ça a été un peu bas et puis, il y a eu beaucoup de grèves. Moi, je dois beaucoup aider. On doit encore plus faire pour le pays; plus que le président Yayi Boni, sinon, il a fait de son mieux. Dans l’enseignement, les manuels scolaires sont chers. Mais, c’est normal parce que les citoyens se plaignent du manque d’argent. Ils ne payent plus les taxes et impôts qui fournissent au président de l’argent pour payer le salaire aux professeurs. Le président doit chercher là où il va mettre un peu de prix pour pouvoir payer les professeurs pour que l’éducation fonctionne bien. On a plus de dix professeurs dans une seule classe. Mais, on va baisser les prix. Ceux qui n’ont pas les moyens, on comprend facilement leur situation. On va baisser les prix pour ceux qui n’ont pas de père et de mère. On va construire des orphelinats pour les identifier. Ceux qui en ont payent. Maintenant, l’ancien programme est mieux que le nouveau. Le nouveau programme a baissé de beaucoup, le niveau des élèves. Dans les classes,ont ne fait même plus de dictée. Je vais remettre l’ancien programme. Là, chaque matin, il y aura au moins une dictée. Au Bepc maintenant, il y aura la dictée. Aujourd’hui, les élèves ne respectent plus leurs enseignants. Mais, ça part déjà de la maison. Si déjà à la maison, ils ne respectent pas leurs parents, ils ne peuvent pas respecter leurs enseignants. Que les surveillants d’école jouent leur rôle : punir. On supplie aussi les parents pour qu’ils éduquent bien leurs enfants afin qu’à l’école, que ce soit facile pour les professeurs.

Abordons pour finir le secteur de la santé. Madame la présidente, partagez avec nous vos observations.

Les docteurs et médecins fuient le Bénin. La galère est beaucoup et ils sont obligés d’aller un peu loin du pays. Mais, on compte par tous les moyens faire revenir ces spécialistes et leur payer l’argent qu’il faut pour que le Bénin soit fier du secteur de la santé. Il y a peu d’hôpitaux publics. On va construire des centres de santé dans les zones un peu éloignées pour aider les populations à mieux se satisfaire. J’apprécie beaucoup ce que le président Yayi Boni a fait. Il a laissé la césarienne gratuite. C’est une bonne mesure. Pour impacter ce secteur durant mon mandat, je sais qu’on a beaucoup de maladies, de virus, comme Ebola et le Lassa au Bénin. Là, je vais créer un réseau de docteurs spécialement payés pour les virus comme ça et le traitement sera gratuit. Ma tata un jour, m’a montré la photo d’une petite fille de 4ans. Elle souffrait de malnutrition sévère. Je n’ai pas pu bien regarder la photo. J’avais pitié. Donc, je compte, comme pour la césarienne, rendre gratuit le traitement de cette maladie. Il y aura une prise en charge gratuite et totale de ces enfants dans les hôpitaux publics et privés. La prise en charge de la malnutrition infantile s’impose. Parlant de la santé, j’ai constaté que les moustiquaires achetées et distribuées gratuitement pour empêcher que les gens tombent malade du paludisme sont utilisées pour l’entretien des jardins et pour pêcher des poissons. Ce n’est pas bon. Ça rabaisse le pays. La santé est plus précieuse que ces jardins. Les jardins ne poussent pas tout de suite or, la santé, jour et nuit, est menacée. Je demande à la population de veiller à ce que les moustiquaires soient utilisées pour dormir et être à l’aise et ne pas avoir à se frapper le corps. Je prévois des jours de sensibilisation. Il y aura encore des distributions gratuites de moustiquaires. Maintenant, il y a trop de cliniques et les soins ne sont pas de qualité alors que les prix sont élevés. Il y a des cliniques qui, en cas de coupure de courant, sont dans le noir. C’est même à côté de moi. Imaginez qu’en ce moment une femme soit en train d’accoucher par césarienne! Qu’est-ce qu’elle va devenir ? Ces cliniques, on appelle ça la mort. Il faut arrêter avec ces pratiques.


Cyrience KOUGNANDE

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Négociation pour un rapprochement avec Talon : Ajavon, un cas social ?

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On le sait qu’entre le magnat de la volaille et celui de l’or blanc, c’est désormais la lune de fiel. L’affaire des 18kg de cocaïne a fini par plomber ce qui restait encore de l’entente entre ces deux poids lourds de l’économie béninoise et alliés politiques aux premières heures de la Rupture. Dans cette mésaventure qui l’a amené à passer une semaine de garde-à-vue  à la brigade territoriale de Cotonou, Ajavon soupçonne une main invisible du pouvoir. Et du côté du pouvoir, Patrice Talon en veut  à Ajavon pour avoir organisé une conférence de presse au cours de laquelle, il a fait des menaces à peine voilées à l’endroit du gouvernement de la Rupture.

Mais le temps des reproches terminé, place maintenant à la réconciliation. Alors même que les pro-Ajavon bombent le torse sur les réseaux sociaux, celui-ci est plutôt engagé à fumer le calumet de la paix avec le Chef de l’Etat. C’est alors que Patrice Talon, ne voulant pas lui-même être au centre de cette tentative de rapprochement, peut-être parce qu’il continue toujours de garder une dent contre Ajavon, a désigné son épouse pour recevoir le couple Ajavon. Désormais donc, c’est Claudine Talon qui essaie d’aplanir les divergences entre son époux et Sébastien Ajavon pour qu’en fin de compte, un terrain d’entente soit trouvé. Or, il se trouve que Claudine Talon est la présidente de la Fondation du même nom. Une Fondation qui œuvre dans le social. Pour Patrice Talon, Ajavon serait-il devenu un cas social pour qu’il désigne la présidente de la Fondation Claudine Talon pour recevoir ses plaintes et ses propositions de solution pour une sortie de crise ? L’avenir nous le dira.

Worou BORO

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Who is who : Sur les traces de « Mercredi rouge »

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Connaissez-vous le concept “Mercredi rouge” au Bénin? A cette question, beaucoup répondraient par l’affirmative. Mais pour rappel,  «Mercredi Rouge» était un mouvement porté par des activistes de la « Société civile » pour dénoncer les supposés dérives du pouvoir de Yayi Boni. Démarré mi-juillet 2013, ce mouvement « national » d’humeur a lieu chaque mercredi, principalement à Cotonou. Vêtus de rouge (chemise, T-shirt, foulard, casquette…), les figures de proue auxquelles s’ajoutèrent syndicalistes, politiques et autres citoyens, ralliaient hebdomadairement la place de l’Etoile rouge, le QG par excellence du mouvement.  “Mercredi rouge” fait partie des mouvements qui ont agité le second mandat de l’ancien chef de l’Etat. Le principal « combat » était son opposition farouche à la révision de la Constitution tant voulue par Yayi Boni. L’initiative, quoique noble, certains n’hésitaient pas à y soupçonner des mains invisibles d’hommes d’affaires. Faut-il le rappeler, « Mercredi rouge » est intervenu quelque un an après le départ en exil de l’homme d’affaires, Patrice Talon, cité par le régime défunt d’être l’instigateur des affaires dites Tentatives d’empoisonnement et de coup d’Etat contre Yayi Boni. Sur les traces de « Mercredi rouge », Matin Libre s’est intéressé à ces véritables meneurs dudit mouvement. Que sont-ils devenus, Joseph Djogbénou, Orden Alladatin, Urbain Amégbédji, Séraphin Agbahoungbata, Gaston Zossou, Jacques Ayadji, Alexandre John Tikpa,… ?  Coïncidence pour coïncidence,  avec Patrice Talon au pouvoir, il n’a pas fallu trop de temps pour que la plupart de ces noms se retrouvent dans le dispositif dirigeant du pays.   

* Joseph Djogbénou  

Depuis le 6 avril 2016, il est le Garde des Sceaux, ministre de la Justice

* Orden Alladatin

Son ascension a été fulgurante comme celle de Joseph Djogbénou dont il est le suppléant en tant que Député. Ainsi, lorsque le professeur Agrégé de Droits a fait son entrée au gouvernement aux côtés de Patrice Talon, Orden Alladatin est installé à l’Assemblée nationale.

* Séraphin Agbahoungbata

Ancien communiste, le chef de l’Etat l’a appelé à ses côtés au Palais de la Marina où il occupe le fauteuil d’Intendant du Palais de la République. Ce Juriste a été nommé deux semaines seulement après la prise la du pouvoir par Patrice Talon.

* Urbain Amégbédji

De la Société civile, il migre en politique. A l’avénement de Patrice Talon, il a été promu Directeur général de l’Agence nationale pour l’Emploi (Anpe). Poste qu’il occupe depuis sa nomination en onseil des ministres le 22 juin 2016.

* Jacques Ayadji

Ingénieur des Travaux publics, il a été promu Directeur général des Infrastructures au ministère des Infrastructures et des transports.

* Gaston Zossou

Ancien ministre sous le feu Général Mathieu Kérékou, sa maison a été envahie un matin par un dispositif costaud d’agents de sécurité à cause du mouvement « Mercredi rouge ». N’eut été une mobilisation spontanée des populations,   il aurait sans doute été pris. Mais tout ceci relève du passé puisqu’il a sera récompensé. Avec la venue de Patrice Talon, il a été fait Directeur général de la Loterie nationale du Bénin (Lnb).  

* Alexandre John Tikpa

Très connu sur le web, il était l’un des activistes et relai et très connu de « Mercredi rouge » sur le réseau social Facebook. Depuis que Patrice Talon a pris les commandes du pays, le profil de John a changé sur Facebook. Tout le monde pourrait désormais y lire «Social Media Manager à la Présidence de la république.»

NB : La liste n’est pas exhaustive. Certains acteurs clés continuent de jouer leur rôle au sein de la société civile. Vont-ils être aussi nommés comme les premiers ? Trop tôt de le dire. A chacun son opinion.

Réalisation: Jacques BOCO

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Positionnement politique : Talon offre Gbadamassi en sacrifice à Houngbédji

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Le rapprochement subit entre le Chef de l’Etat Patrice Talon et le président Adrien Houngbédji aurait-il pour dommage collatéral Kader Gbadamassi ? Entre deux négociations, c’est l’avenir politique de ce transfuge du Prd lors de la dernière présidentielle qui se voit sacrifié dans une logique de règlement de compte. De quoi est-il question ?

Houngbédji, on le sait, ne tolère pas la dissidence. Encore moins quand ça vient d’un vice-président du parti.Qu’il vous souvienne que contre le mot d’ordre du Parti du renouveau démocratique (Prd) dont il était le vice-président, Kader  Gbadamassi avait opté pour la Rupture en appelant les militants à voter pour Patrice Talon. En guise de récompense pour son soutien, le poste de Dg/Sogema lui était prédestiné. Ceci surtout à cause de son ethnie de provenance, les Yoruba étant considérés comme ceux qui maîtrisent le mieux les rouages du commerce, donc capables de bien gérer le grand marché Dantokpa. Mais depuis l’attente se fait longue. Nos sources nous renseignent que la tête de Kader Gbadamassi aurait été mise à prix par Adrien Houngbédji avant tout rapprochement avec Talon. Mais en plus d’obtenir de Patrice Talon de surseoir à toute promotion de son ancien vice-président, Houngbédji aurait également exigé qu’il lui soit interdit toute activité politique hors du Prd. Patrice Talon ayant besoin des députés Prd pour faire passer ses réformes au parlement, se voit ainsi pieds et mains liés de même que Kader Gbadamassi.

On ne serait donc pas surpris de voir, les jours à venir, Kader Gbadamassi, présenter des excuses et faire à nouveau allégeance à son parti originel, condition sine qua non à toute nomination. Une réconciliation entre Kader Gbadamassi et Adrien Houngbédji se profile donc à l’horizon puisque de toute façon, les deux se retrouvent aujourd’hui du même côté.

Pour ceux qui l’ignorent, Kader Gbadamassi est le fils de feu MoucharafouGbadamassi, membre fondateur du Prd et allié de première heure d’Adrien Houngbédji. C’est Moucharafou Gbadamassi qui a donné à Adrien Houngbédji la clé de Porto-Novo et a permis l’ancrage du Prd dans le milieu yoruba. Rien qu’au nom de cette amitié, Houngbédji devrait faire table rase du passé, pardonner et laisser Kader Gbadamassi se tracer sa propre voie en politique.

Voilà comment se gère la Rupture. Les opposants d’hier sont mieux lotis que les artisans de première heure. Et ce n’est pas tout. Bientôt, votre journal fera des déballages sur la manière dont Bruno Amoussou a été contraint au chômage.

Worou BORO

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Groupe parlementaire « République Dynamique Nouvelle-Cohésion et Action » : Dah Houdégbé sauve enfin les meubles

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Même si celui-ci a perdu son poste de président du groupe parlementaire, il aurait eu le mérite d’avoir reconstitué un autre groupe parlementaire. Ainsi, en fin de semaine dernière, le nouveau groupe parlementaire « République Dynamique Nouvelle-Cohésion et Action », dont la déclaration d’existence a été faite en plénière, vient sauver les meubles car l’attente devenait très longue. Des rumeurs faisaient état de ce que plusieurs députés sans groupe parlementaire avaient refusé de faire partie de ce groupe que voulait former le député Octave Houdégbé après la dislocation du premier dont il fut le président pour des raisons politiques personnelles. C’est chose faite désormais. Même s’il n’en est plus président, il a quand même réussi à former un autre.   

Kola Paqui

Lire ci-dessous la déclaration

Déclaration de création du Groupe parlementaire « République Dynamique Nouvelle-Cohésion et Action »
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
Messieurs les Présidents des Groupes parlementaires,
Madame et Messieurs les Présidents des Commissions,
Mesdames et Messieurs les Députés,

Je ressens un immense plaisir et une fierté légitime de m’adresser à vous aujourd’hui pour accomplir une formalité fort simple mais combien chargée de sens, celle d’annoncer la création d’un nouveau groupe parlementaire. Cet acte qui entre dans le fonctionnement normal du parlement remonte à la genèse de son instauration. Au Bénin, l’histoire de l’institution parlementaire dans sa forme actuelle remonte également à l’avènement du renouveau démocratique intervenu depuis le 6 Avril 1991 qui a vu l’entrée en fonction du Président de la nouvelle république consacrée par la Constitution du 10 Décembre 1990. C’est le lieu de saluer chaleureusement tous les anciens députés de toutes les législatures qui ont précédé celle-ci.

Déjà plus de 25 années de pratiques parlementaires dans cette nouvelle ère démocratique qui a connu beaucoup de mutations politiques, institutionnelles et socio-économiques. La contribution de l’Assemblée nationale à la construction d’un Etat de droit, démocratique, moderne et prospère a été significative et mérite d’être amplifiée et saluée.

Mesdames et Messieurs les députés,

Il me plait de rappeler ici que nous avons l’obligation de nous assurer que les lois que nous votons respectent les libertés fondamentales et individuelles, les droits de l’homme, les valeurs démocratiques et protègent le citoyen. Le contexte politique national qui voit naître ce groupe parlementaire est fortement marqué par la volonté du peuple béninois de bâtir un nouvel avenir pour le Bénin, que dis-je, de construire un pays bien gouverné, rayonnant, attractif où les hommes et femmes seront épanouis dans un cadre de vie sain, paisible et sécurisé. Notre peuple aujourd’hui plus qu’hier aspire à un bien-être intégral. Les béninois veulent vivre décemment maintenant et tout de suite, pouvons-nous entendre leurs cris de détresse ? Nous ne pouvons plus continuer de nous investir dans la politique politicienne en déphasage avec les aspirations profondes du peuple souverain. C’est pour tout cela que, nous députés signataires de la présente déclaration, avons décidé de créer le groupe parlementaire dénommé : « République Dynamique Nouvelle-Cohésion et Action (RDNCA) » en vue de faire remonter et défendre les préoccupations légitimes et fortes des populations béninoises qui nous ont investis de leur confiance par leur vote. Pour ce faire, le groupe parlementaire « République Dynamique Nouvelle-Cohésion et Action » entend agir en tout temps et en tout lieu, ici et partout dans la cohésion, dans une nouvelle dynamique, celle de fédérer toutes les énergies pour réaliser l’idéal commun de développement, d’harmonie sociale, de paix et de sécurité. C’est la seule bataille qui vaille aujourd’hui la peine d’être menée.
Dans ce sens, nous nous engageons à travailler ensemble avec toutes les sensibilités politiques ici au parlement et au plan national qui partagent les mêmes principes, valeurs aspirations et idéaux que nous. De plus, nous sommes déterminés à œuvrer pour le vote des lois susceptibles de soustraire les populations à l’extrême pauvreté, la précarité grandissante et la peur que demain sera pire qu’aujourd’hui.

Mesdames et Messieurs les députés

Notre parlement a de nombreux défis à relever et nous devons nous battre coude à coude pour cela. Œuvrer ensemble en laissant s’exprimer toutes nos différences nous grandira et garantira une meilleure qualité de nos débats et de plus grandes performances. A cet effet, notre groupe entend prendre sa juste part dans cette œuvre noble mais immense.  La vie est un long chemin mais c’est Dieu qui trace ce chemin. Mais ici, la réussite de notre mandature est aussi un chemin que nous-mêmes avons commencé à tracer dans le travail quotidien en plénière, dans les commissions, séminaires, missions, les représentations dans les institutions nationales et régionales, les tournées et les conférences. Je souhaite que ce chemin soit mieux praticable pour nous tous dans la cohésion, l’équité et la solidarité.

Je m’en voudrais, avant de terminer mes propos, de ne pas vous remercier au nom des membres du groupe parlementaire « République Dynamique Nouvelle-Cohésion et Action » pour cette écoute et attention soutenue et vous renouveler toutes mes salutations cordiales et amitiés.

Je vous remercie

Ont signé, les honorables députés :

1-ADJOVI Justin
2- ALLAGBE Jean-Marie
3- BAGOUDOU Adam
4-CODJO Simplice
5-DJENONTIN Valentin
6-ESSOU Pascal
7-HOUDEGBE Octave
8-TCHOBO Valère
9-GARBA Yaya

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Huit mois de gouvernance Talon : Les cadres déjà humiliés par la Rupture

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Ça dégomme seulement sous la Rupture. En effet, en huit mois de gouvernance Talon, c’est à des limogeages tous azimuts de cadres à divers niveaux de responsabilité que le peuple a assistés au point où certains se demandent ce qui se passe concrètement.

On pensait avoir rompu avec les limogeages en cascade que d’aucuns avaient déploré sous le Changement, notamment les premiers mois de Yayi Boni au pouvoir. La chose était condamnée parce que ressentie comme une humiliation des cadres promus il y a quelques jours ou mois par le même système.  Les ministres Colette Houéto, Gaston Dossouhoui, DossouKpédétin et bien d’autres à l’instar du Directeur de cabinet de Colette Houeto, le professeur Pierre Metinhoué doivent avoir gardé un mauvais souvenir de leur bref temps passé aux côtés de l’ancien chef de l’Etat. Sous la Rupture de Patrice Talon il semble que c’est un record qu’on veut battre. Et ça va très vite. Dire aujourd’hui que la Rupture supplante ou surclasse le Changement, ne serait pas exagéré même si ici ce ne sont pas les membres du gouvernement qui sont directement touchés. En tout cas, en 8 mois, 6 cadres nommés à divers postes de responsabilités par le pouvoir en place sont déjà remerciés. Autant les motifs varient d’un cas à un autre, autant le temps passé au poste n’est pas le même. Trop de cadres déjà en peu de temps. Est-ce la preuve d’un amateurisme dans les nominations ou la conséquence du « désert de compétences » ? Etude de cas :  

* Nourou-Dine Saka Saley

Son cas est exceptionnel. Il n’a pas été limogé pour incompétence ou mauvais résultat mais plutôt parce qu’il aémis sur les réseaux sociaux, le 28 août, des commentaires supposés « inappropriés » sur le décret portant miseen place à la présidence de la République, de la Cellule d’analyse des projets d’analyses des arrêtés ministériels et préfectoraux. En effet, le jeune, désormais ancien conseiller technique en charge du secteur privé et de la promotion de l’entreprise, l’entrepreneuriat et l’emploi auprès du Ministre d’État du Plan et du Développement, a été relevé de ses fonctions lors d’un conseil des ministres. A peine trois mois au poste.  

* Georges Marie-Léandre Amlon

Nommé en mai dernier, en remplacement de Stéphane Todomè, dans les conditions connues de tous, son limogeage prononcé le mercredi 30 novembre 2016 a été une grosse surprise. Connu pour son calme, son professionnalisme, Georges Amlon est qualifié de « trop cartésien ». Journaliste à la section Radio de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb), son éviction du poste de Directeur général de l’ORTB continue de susciter des interrogations dans certains milieux. Pas plus que 6 mois d’expérience à ce poste plus politique que technique.

* Edouard B. Konfo

Son séjour en tant que patron du Commissariat central de Cotonou n’aura duré qu’un éclair. Au total 20 jours,  soit du 24 novembre 2016 au 14 décembre 2016, et le relai s’est arrêté pour Edouard Konfo, pour ce qui est de sa mission en tant que commissaire principal de police à la tête du commissariat central de Cotonou. Pour rappel, il a été relevé de ses fonctions par note administrative n°062 du 14 décembre, signée du Directeur Général de la Police National IdrissouMoukaïla.

* Robert KuassiNoudéhou

A l’instar de son frère d’arme, le commissaire Edouard Konfo, le lieutenant-colonel des eaux, forêts et chasse, Robert KuassiNoudéhou, Directeur général du Centre  national de gestion de réserves de faune (Cenagref) a été relevé de ses fonctions à la faveur du conseil des ministres du 14 décembre.

* Pierre Claver Tossou

Sur le plan de la « gouvernance administrative et douanière », le Directeur général des Douanes et Droits Indirects, lui, a été relevé de ses fonctions suite à la décision du conseil des ministres du 21 décembre 2016. Faut-il le rappeler, le colonel des Douanes Pierre Claver Tossou, a été nommé à l’issue du Conseil des ministres du 25 mai 2016. Il aura passé 7 mois à la tête de la Dgddi.

* Toussaint Séké

L’Inspecteur des douanes Philippe Toussaint Séké, Receveur douanes port Cotonou a été aussi remercié par la Rupture suite au conseil des ministres du 25 mai 2016.


*Achille Allossogbé

Il aura été le troisième officier des douanes à être déchargé par le conseil des ministres du 25 mai. Il était chef section escorte spéciale des véhicules d’occasion.

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Discours sur l’état de la Nation : La réaction de quelques députés

Parlement

Jeudi 22 décembre dernier, le Président Patrice Talon était devant la représentation nationale pour délivrer son premier discours sur l'état de la Nation. Nous vous proposons de lire les impressions de quelques députés après son passage.

Benoît Dègla

« C'est un discours qui parle des attentes des populations... »

«...Il a abordé l'ensemble des problèmes qui concernent notre société aujourd'hui. Il a abordé les problèmes de l'emploi, de la jeunesse, du cadre de vie, les grandes réformes au niveau des institutions de la République. Ce sont des problèmes qui nous tiennent à cœur et sur lesquels il est revenu (...) C'est un discours qui parle des attentes des populations et des députés. Le reste, c'est d'attendre que le Programme d'actions du gouvernement et le budget général de l'Etat qui vient d'être voté puissent combler ces attentes. Il a dit qu'il souhaite gagner. Nous le souhaitons vivement pour notre pays parce que s'il gagne, ce n'est pas pour lui, c'est pour le Bénin... »

Sofiath Schanou

« Chacun doit jouer sa partition pour que le pays avance... »

«...Moi je dis que c'est son premier passage. On ne peut pas aller à des commentaires. Attendons de voir que ça aille dans le bon sens. Nous sommes tous des Béninois. En un mot, ça veut dire que nous sommes tous appelés à œuvrer pour qu'on atteigne le bon port. De notre côté au Parlement, nous allons jouer le rôle qui est le nôtre ; c'est-à-dire légiférer et contrôler les actions du gouvernement. C'est ça notre rôle à nous. Nous allons légiférer dans le sens du mieux-être des populations. Il reste à tout un chacun de nous, quel que soit le niveau auquel il se trouve, de jouer sa partition pour que le pays avance... »

Jean-Marie Allagbé

« C'est un très bon discours... »

«...Vous savez que c'est un très bon discours qui n'a fait que relater les expressions du peuple béninois. Pour nous, ce n'est pas un discours nouveau parce qu'à l'Assemblée nationale, nous ne sommes pas là pour bloquer. Il y a déjà eu beaucoup de ratifications d'accords de prêts que nous avons autorisées. C'est dans ce même hémicycle que nous avons voté la loi sur le Partenariat public privé (Ppp) qui est un grand outil de travail. Je n'oublie pas le budget général de l'Etat, gestion 2017 que nous avons voté à l'unanimité. Donc, nous les députés de la 7ème législature, nous sommes en train de jouer notre partition. Il reste au gouvernement de jouer la sienne... »

Janvier Yahouédéou

« Commençons d'abord par l'accompagner... »

«...Le président Patrice Talon, à l'écouter, il faut rêver et je pense que nous devons l'accompagner. Commençons d'abord par l'accompagner et l'accompagner signifie accepter un certain nombre de gènes, un certain nombre de difficultés. Les premières difficultés publiques que nous ressentons par exemple, c'est la libération des espaces publics. Ça gène. Moi-même qui vous parle, je suis concerné. Mais je vous confirme qu'avant le 31 décembre 2016, je vais dégager les espaces publics que j'occupe. J'invite tous les Béninois concernés à faire ce minimum pour montrer au Chef de l'Etat que nous avons envie que le Bénin change. On peut être pauvre, mais propre. Par la suite, nous allons l'observer. Si le président Patrice Talon fait bien, nous allons l'acclamer. Mais s'il fait mal, je serai parmi les premiers à lui dire stop !... »

Député Valentin Djènontin

«...je salue sa détermination à faire bouger les choses ... »

«... Ce premier message du Chef de l'Etat, le président Patrice Talon sur l'état de la Nation, je l'ai trouvé assez concis, assez court et assez ramassé. Globalement, je peux le classer en 3 catégories. Premièrement, il a essayé de faire le point de ce qu'il a vu à son arrivée. Deuxièmement, il a pris des engagements sur ce qu'il entend faire du pays. Troisièmement, c'est son invitation au peuple béninois à l'accompagner. J'ai compris à travers l'intervention du Chef de l'Etat, une certaine détermination...»

En même temps, j'ai trouvé qu'il a pris conscience des entraves éventuelles à ses actions.

C'est d'ailleurs pour cela qu'il a sollicité l'appui de tout le monde. Il est conscient que la tâche ne lui sera pas facile ; ce qui est vrai. Je voudrais qu'on puisse rester collés aux mots prononcés par le Chef de l'Etat et si c'est dans le bon sens que les gens puissent participer au développement du pays, nous avons tous obligation de l'accompagner. Mais si chemin faisant, nous constatons qu'il y a des dérives, ne soyez pas surpris qu'en tant que députés à l'Assemblée nationale, nous puissions jouer notre rôle de contrôle de l'action gouvernementale. Ce que je salue dans le message du Chef de l'Etat, c'est sa détermination à faire bouger les choses et nos prières vont l'accompagner... »

Augustin Ahouanvoèbla

« Le président Patrice Talon est un leader... »

«...Je voudrais dire personnellement que c'est avec fierté que j'ai accueilli le discours du Chef de l'Etat sur l'état de la Nation. Il a été suffisamment humble sur les bords parce qu'il n'a pas voulu regarder dans le rétroviseur. Je voudrais aussi dire que nous sommes dans une étape évolutive où ceux qui se trouvent à l'avant-garde doivent nous dire le cap à prendre. Le président Patrice Talon est un leader parce qu'il est doté de l'intelligence, du pouvoir financier et du pouvoir d'Etat. Par conséquent, j'estime qu'avec ses atouts, l'image du Bénin va changer. La routine habituelle et négative qui conduisait les affaires de notre pays et qui nous envoyait dans le gouffre en empêchant le pays de décoller est désormais remise en cause. Je voudrais donc que le peuple béninois sache que chacun doit accepter de faire le sacrifice. Quand on parle de sacrifice, cela interpelle d'abord le numéro 1 du pays qu'est Patrice Talon (...) Seuls ceux qui ne font rien n'échouent jamais sur certaines questions. Il faut reconnaître qu'aujourd'hui, la fierté et l'image du Bénin ont pris un coup très positif à travers la personne du Chef de l'Etat, le président Patrice Talon. Nous avons fini avec la politique politicienne. Le président Patrice Talon, quand il parle, il a la force de la persuasion. Il est convaincu de ce qu'il veut faire. C'est un homme très ambitieux pour lui-même d'abord et il sait que son ambition doit rejaillir sur son pays. Vous allez vous rendre compte que nous ne sommes pas trompés. Il a dit qu'il fera un seul mandat et je suis convaincu qu'à l'heure du bilan, le peuple béninois va commencer par pleurer quand il va quitter le pouvoir. Je suis au-delà de la conviction. Le Chef de l'Etat, Patrice Talon, il faut le voir. Il n'est pas venu chercher l'argent pour lui-même. C'est l'un des hommes les plus puissants de notre pays financièrement et il devient président de la République. Observez-le dans son humilité, dans sa simplicité et dans la rigueur dans le choix, vous comprendrez que c'est un homme à qui il faut faire confiance... »

Badirou Aguemon

«...C'est un message plein d'espoir ... »

« ...Je crois que c'est un discours qui fait le diagnostic de la situation dans laquelle il a pris fonction. Donc, je pense que c'est un discours qui parle de la situation socioéconomique de notre pays. C'est un message plein d'espoir qui fait rêver et donne l'espoir de voir le Bénin se développer davantage. Nous espérons que d'ici un à deux ans, les choses vont changer (...) Par rapport à l'accompagnement du Parlement, nous savons qu'ils viennent d'arriver. Il faut leur donner les moyens de leur politique. C'est d'ailleurs ça qui a motivé le vote à l'unanimité de la loi de finances, gestion 2017. Je crois que nous allons continuer de rester en cohésion avec les membres du gouvernement parce que nous voulons que le pays avance... »

Rosine Dagniho

« L'essentiel est que tout ce qui est dit, soit réalisé... »

«...J'ai bien apprécié son discours, d'abord à travers son éloquence et ensuite à travers toutes ses promesses. L'essentiel est que tout ce qu'il a dit soit réalisé. Il nous a dit que son mandat ne sera pas celui des fausses promesses. Moi je suis très optimiste et j'espère qu'à travers les actions qu'il mène le Bénin va avancer. Personnellement, je n'ai pas de parti pris dans l'accompagnement qu'il faut au Chef de l'Etat et son gouvernement (...) Si les réformes vont nous apporter tout ce que nous voulons, nous allons accompagner le gouvernement... »

Agbodrafor Nobimè

«... C'est franchement un sentiment de satisfaction qui m'a animé. J'ai souvent dit que les personnes normales sont les moins connues et c'est à travers leurs actes que nous découvrons leurs valeurs. Le président Patrice Talon se laisse découvrir depuis le vendredi dernier. Ceci, d'abord à travers son programme d'actions. Aujourd'hui encore dans son message sur l'état de la Nation, il a survolé les points forts de ce programme d'actions. Sur le plan constitutionnel, nous ne sommes pas les amis du Chef de l'Etat. Nous pouvons être des partenaires si les actions du gouvernement sont en faveur de la Nation et si on respecte constitutionnellement cette Nation. Tous les 83 députés ne peuvent pas être du coup de son bord. Mais si la majorité arrive à convaincre le reste, il gagnera alors le pari. Lorsque la logique ne déserte pas le forum, vous n'avez pas besoin de vous tracasser... »

Député Moukaram Adjibadé Koussonda

«...Il a rappelé certaines actions phares qu'il a eues à mener depuis qu'il est là et que nous apprécions au jour le jour. Il s'agit par exemple de la réduction de la taille du gouvernement. C'est important. Il a supprimé complètement la location des véhicules par les services de l'administration publique. Au niveau du recrutement, il a parlé des 3 ordres de l'enseignement. Il a parlé de la carte universitaire. S'il peut mettre en œuvre tout ce qu'il a dit, je pense qu'il y aura un petit changement, surtout changement de mentalité dans le sens de la lutte contre la corruption, la gestion des finances publiques et le respect de l'autorité. Si les Béninois aussi peuvent se mettre tous au travail, je pense que le pays va avancer. Il n'a pas manqué de parler des réformes que nous attendons avec impatience ici au Parlement. Ici, nous étudions les dossiers à fond et nous voyons d'abord ce qui profite aux populations et dans l'intérêt général de la Nation... »

Propos recueillis par Kola Paqui

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