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Politique

Remaniement technique du gouvernement : Talon crée la surprise

remaniement-ministeriel

Le remaniement du gouvernement annoncé est enfin intervenu hier mardi 05 juin 2018. L’Avocat Sévérin Quenum succède à Joseph Djogbénou qui siège désormais à la Cour. C’est à ce seul remplacement que nombre de Béninois s’attendaient. Mais Patrice Talon a créé la surprise en imposant d’autres changements.

Me Sévérin Quenum. C’est le nom du nouveau Garde des Sceaux.  C’est lui qui remplace Joseph Djogbénou. Avocat du Chef de l’Etat, il a farouchement défendu Patrice Talon durant sa traversée de désert. Il s’est aussi beaucoup battu pour que son client devienne président de la République. Mais depuis deux ans, Me Sévérin Quenum a été moins présent sur la scène médiatique. La date du 05 juin 2018 a désormais tout changé. Il abandonne momentanément sa toge pour enfiler son costume de politicien. Votre journal ne s’est donc pas trompé en le citant parmi les successeurs potentiels de Me Joseph Djogbénou et en le voyant favori. Il devra poursuivre l’œuvre entamée par son prédécesseur aux côtés  du Chef de l’Etat.

L’autre nouvelle figure

Hormis l’entrée au gouvernement de Me Sévérin Quenum, il y a une nouvelle tête qui fait désormais partie de l’équipe. En effet, au ministère de la santé, Alassane Séïdou a été remplacé par l’Agrégé de Gynécologie, Benjamin Ignace Bodounrin Hounkpatin, 43 ans. Inconnu du sérail politique, le tout nouveau ministre de la Santé, l’une des surprises du remaniement ministériel vient peut-être réaliser les nombreuses réformes annoncées dans son département. Il s’agira certainement pour lui de donner corps au projet assurance pour le capital humain (Arch), doter les hôpitaux existants de plateaux techniques de grands standings et continuer de construire des hôpitaux de référence.

Un médecin au chevet des chantiers routiers

En perdant le portefeuille de la santé, Alassane Séibou n’a pas,  quitté le gouvernement. Ce médecin de formation dirige désormais le ministère des Transports qu’occupait Cyr Koty. Scandale, crieraient certains. Mais le Chef de l’Etat a son propre plan. Alors que Patrice Talon prônait en début de mandat, la compétence, il a fait hier un choix pouvant laisser l’opinion publique perplexe. Techniquement que peut faire un spécialiste de la santé à la tête du ministère des Transports? Le principe de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut est-il respecté ? Beaucoup douteront en tout cas de l’efficacité du ministre Séidou. Le Chef de l’Etat a sans doute sa propre lecture. Sa définition de la notion de compétence a peut-être évolué face aux enjeux politiques. Est-ce le dynamisme d’Alassane Séibou au ministère de la Santé qui définissait sa compétence? Est-ce sa capacité à gérer les différentes épidémies qui a séduit le Chef de l’Etat? Autant d’interrogations qui restent sans réponses pour le moment. Mais pour certains observateurs, les législatives s’annoncent et Alassane Séibou, natif de Kandi a bien besoin de mobiliser une partie du septentrion pour le Chef de l’Etat. Et le ministère des Transports lui donne assez de marges de manœuvres pour briller sur le terrain, au-delà de ce qu’il sera au chevet des chantiers routiers.

Koty sorti du gouvernement

Comme son prédécesseur, Hervé Hèhomey, Cyr Koty n’a pas duré à son poste. Il a été éjecté du gouvernement. En réalité, ce ministre ressortissant de Ouinhi (région Agonlin) peinait à convaincre. Les rares sorties qu’il a effectuées durant son court séjour au gouvernement n’étaient pas percutantes. Ces derniers jours, il a presque disparu des radars pour se faire voler la vedette par le Directeur des infrastructures. Jacques Ayadji était  sur beaucop de chantiers lancés par la Rupture. Il a supplanté son ministre qui a peut-être des difficultés à suivre les cahiers de charges imposé par le Chef du gouvernement. Certains analystes souspçonnent même une brouille entre le président de la République et lui. Mais ce qui est aussi évident, c’est que les législatives ne sont plus loin. Il y a donc les enjeux politiques qui caractérisent la 24ème circonscription électorale qui pourraient bien influencer la décision de Patrice Talon.     

Mike MAHOUNA 

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Décryptage des deux ans de gestion de Talon à Zè : Du monde derrière Eustache Béhanzin et ses alliés

Eustache-Behanzin

Les Cadres de concertation communaux et d'Arrondissement (Ccc/Cca) du Candidat Patrice Talon aujourd'hui ''président de la République'' ont analysé le samedi 02 juin 2018 les deux ans de gestion du "Chantre de la rupture". C'est la salle de réunion du Collège d'enseignement général (Ceg) de Zè qui a servi de cadre à ces combattants qui ont bravé la pluie, le soleil et toutes sortes d'intimidations, il y a deux ans, pour soutenir l'actuel locataire du palais de la Marina. D'entrée, c'est le président du comité d'organisation de cette rencontre, Hyppolite Awoumènou qui a souhaité la bienvenue aux délégations venant des onze (11) arrondissements de Zè. Il a aussi invité l'assistance à observer une minute de silence en mémoire de l'ancien Secrétaire financier de la coordination, Léon Oundé. Ce fut le tour du Secrétaire exécutif de la coordination, Eustache Béhanzin de féliciter tous les coordonnateurs ayant mouillé le maillot pour le président de la République. Il a ensuite fait le point des grandes réalisations de la Rupture depuis avril 2016. Eustache Béhanzin a souligné entre autres le démarrage effectif de la construction de l'aéroport de Glo-Djigbé, l'organisation des concours transparents, le démarrage du projet "PEJ" qui a profité à plus de 300 jeunes de Zè ; chaque ayant bénéficié d’un montant de 200.000 F Cfa pour démarrer l’activité de son choix. L'autre phase de cette retrouvaille entre Ccc/Cca de Zè a été la prise de parole des invités d'honneur notamment les directeurs départementaux des sports, culture et loisirs de l'Atlantique et du Littoral respectivement Epiphane S. Honfo et Edgard Djossou. Ils ont tour à tour évoqué les grands axes du Programme d'action du gouvernement (Pag) avant d'être appuyés par le Directeur de l'Obsu, Alexis Akakpo. Ce samedi, les participants venus nombreux ont particulièrement apprécié l’intervention du sieur Henri Kpadoto qui veut qu'on se débarrasse de la "Majorité parlementaire adoptive" en 2019 afin de permettre au Président Talon d'insérer la jeunesse dans son équipe. Cette rencontre, soulignons-le, est la toute première à Zè depuis deux ans de pouvoir de Patrice Talon.

M.M

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Fin du colloque de l’Abdc à Cotonou : La Cour constitutionnelle du Bénin magnifiée

cour-constitutionnelle

Le Bénin doit être plutôt être fier de sa Cour constitutionnelle. Les participants au colloque international sur les 25 ans de la Haute juridiction sont presque unanimes sur cette évidence. Organisée par l’Association béninoise de droit constitutionnel (Abdc) que dirige le Professeur Frédéric Joël Aïvo, et ses partenaires, la rencontre scientifique a été pour les praticiens et théoriciens du droit constitutionnel l’occasion de redécouvrir le rôle des 7 Sages du Bénin. « Je n’ai pas encore vu un colloque organisé par une Cour constitutionnelle avec des anciens présidents qui viennent s’asseoir, qui regardent les plus jeunes, qui leur passent le témoin. Cela n’existe nulle part. Cela existe au Bénin », a martelé le Rapporteur général du colloque Babacar Kanté. Et de poursuivre : « La Cour constitutionnelle est forte au Bénin. La seule explication, c’est qu’elle a une légitimité populaire… et par la régulation du pouvoir politique... La Cour a assumé sa majorité. Il y a une majorité assumée de la part de la Cour». Le samedi dernier à l’ouverture du Colloque, le Professeur Frédéric Joël Aïvo soulignait quant à lui : « On n’est pas toujours d’accord avec les décisions prises par la Cour. Mais nous sommes d’accord au total que 25 ans  après, le gardien de la paix, le gardien de la stabilité, c’est la Cour constitutionnelle du Bénin». Il montrait ainsi le rôle déterminant qu’a dû jouer la Haute juridiction dans la construction de la démocratie béninoise. Il n’avait pas tort. Plusieurs praticiens  du droit constitutionnel ont en effet rappelé au Bénin l’obligation de garder le cap pour continuer d’influencer ses voisins. Le dimanche dernier, le président de la Cour constitutionnelle Théodore Holo a apprécié la rencontre. Pour lui, le colloque scientifique a été une occasion de débats francs et houleux. Le colloque de deux jours initié le week-end dernier avait pour thème central : « La Cour constitutionnelle dans le temps ; un quart de siècle au service de l’Etat de droit». Quatre (04) panels faits de deux (02) communications chacun ont marqué cet évènement qui intervient à la veille de l’installation d’une nouvelle équipe à la Haute juridiction. Les constats faits par les éminents professeurs et autres observateurs devraient sans doute influencer les choix des nouveaux juges constitutionnels.

M.M

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La loupe : Du nouveau au prd

Francis-Okoya

Par une note finalement authentique, qui date de plusieurs semaines, le Président de l'Assemblée Nationale, Président du Parti du Renouveau Démocratique, a remplacé Francis Okoya, précédemment chargé de mission au cabinet civil de ladite institution.
Francis Okoya est un ami et proche du député Augustin Ahouanvoebla. Il a travaillé longuement avec lui au Cos-Lépi et n'a jamais cessé de lui témoigner son amitié et son soutien. Son limogeage, ou son remplacement, pour être  moins tranché, est dû à son accointance avec le Président du groupe parlementaire Prd. On dit même que c'est précisément parce que suite à la polémique liée à la création du Mouvement Hindowa, que les barrons du Prd soupçonnent d'etre un machin de Augustin Ahouanvoebla, qui préparerait une démission en douce du Prd.
Mais avant tout ça, il faut dire que maître Adrien Houngbédji avait laissé déjà le député sans responsabilité, lors du dernier congrès du Parti.
On reprochera donc à Francis Okoya, sa loyauté, et sa fidélité vis-à-vis de celui que l'on tente de faire passer pour un dissident.
Tenter de faire passer pour...?
En vérité, entre Adrien Houngbédji et Augustin Ahouanvoebla c'est totalement ou presque fini.
La reste relève désormais de mirages, illusions et superficialités.
Selon les recoupements d'informations, la dissidence au sein du Prd ne fait que s'annoncer, elle ne tardera pas à prendre d'autres allures.
Des ennuis, et des stigmatisations risquent de mettre d'autres responsables du Parti mal à l'aise.
Pour dire vrai, beaucoup cherchent des alibis pour se désolidariser, et prendre leur destin en main.
Au Prd il y'a du nouveau, et risque d'avoir du nouveau, au fil des mois.

Dine ABDOU

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Vérification de la gestion du budget 2016 de l’Assemblée par Houngbédji : Plutôt qu’une simple commission, Ahossi réclame un audit

leon-ahossi

Les inquiétudes du député Comlan Léon Ahossi au sujet de la commission de vérification du budget de l’Assemblée nationale, exercice 2016 sont grandes. Dans l’opinion publiée ci-dessous, il a émis des observations pertinentes quant à cette structure de contrôle mise en place par le président de l’Assembléenationale suite à des dénonciations sur sa gestion.Pour l’élu de la 17ème circonscription électorale, Me Adrien Houngbédji « gagnerait àfaire l'option d'un audit pour convaincre de sa volonté de faire pattes blanches ». Lire sa réaction.

Il y a depuis quelques jours une vaste communication autour d'une certaine commission de vérification du budget de l'Assemblée nationale, gestion 2016. Il se dit ici et là que le président de l'Assemblée nationale a pris cette décision suite aux critiques du député Ahossi de la gestion des ressources de l'institution.

Je voudrais par ici donner mon opinion sur cette opération de charme dont le but, in fine, est d'obtenir le quitus pour ce qui a été fait.

Il s'agit dans le cas d'espèce d'un contrôle de gestion qui aboutira à certifier que pour un montant engagé et décaissé, il y a eu les justificatifs, opération qui ne pourra attester de la qualité de la gestion. Sans douter de la compétence des collègues qui forment la Commission, chacun dans son domaine d'activité, j'ai de sérieuses réserves sur leur maitrise du rôle d'un professionnel de contrôle de gestion. Cela, de toute évidence, ne peut s'improviser.

Par contre ce qui est à souhaiter c'est l'appréciation d'une part de la qualité de la dépense, et d'autre part du coût de la dépense. Il faudrait que les travaux de la commission permettent aux députés, et au-delà, aux contribuables de comprendre pourquoi on a fait le choix d'acheter des motos d'escorte pour une institution qui n'a pas une section escorte, pourquoi ces motos n'ont jamais été mises en service. Pourquoi a-t-on fait l'option d'acheter des véhicules de marque Jaguar dont les coûts auraient pu couvrir l'achat de plus de trois Toyota Camry (qui a été acheté pour les membres de la conférence des présidents). Pourquoi un de ces véhicules a été offert á un député Lambda qui n'a aucune responsabilité au sein de l'Assemblée. Les députés et le contribuable seraient curieux de connaître le coût du nouvel immeuble construit et celui des meubles car, et le président de l'Assemblée le sait, il y a beaucoup de commentaires de surfacturation au sujet de ces choses.

Il y a donc tellement de choses plus importantes à savoir et qui appellent des expertises largement au-delà de la commission. Le président de l’Assembléenationale gagnerait à faire l'option d'un audit pour convaincre de sa volonté de faire pattes blanches.

Comlan Léon Ahossi,
Député à l'Assemblée nationale

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Succession de Djogbénou au gouvernement : Difficile choix pour Talon

Patrice-Talon

Le Chef de l’Etat doit nommer incessamment le successeur de Me Joseph Djogbénou désigné membre de la Cour  constitutionnelle, 5ème mandature. Mais visiblement, ce ne sera pas un choix aisé pour le locataire de la Marina.

Le portefeuille de la Justice ne restera pas inoccupé. Patrice Talon  doit  trouver le successeur de son Joseph Djogbénou. Si Talon a les prérogatives de nommer qui il veut, il lui sera tout de même difficile de découvrir une compétence très proche de lui, capable de faire le même job que l’Agrégé des facultés de droit. Ce choix relève pratiquement d’un casse-tête. En effet, si nul n’est indispensable comme le pensent certains, il est quand même compliqué de se séparer de certains collaborateurs avec qui on a pu cultiver la complicité. Et comme probables candidats à la succession de Joseph Djogbénou, la short list du président de la République pourrait avoir des noms comme Charles Badou, SévèrinQuenum, Armand Zinzindohoué ou encore l’ancien Bâtonnier Jacques Migan. Mais ils n’ont pas les mêmes chances devant le président Talon. Des facteurs pourraient favoriser certains et éliminer d’autres. Beaucoup voyaient Me Abraham Zinzindohoué à la Cour constitutionnelle. Mais Patrice Talon qui a dû avoir l’approbation de cet avocat, a porté son choix sur son épouse Me Cécile de Dravo.Pour certains observateurs, il est désormais très difficile pour le président de la Renaissance du Bénin (Rb) de reprendre les rênes du ministère de la Justice. Dans l’opinion, certains se demandent si Patrice Talon fera fi des critiques pour faire la promotion du couple dans la même période. Me Sévérin Quenuma, lui, peut-être quelques chances de succéder à son ami et confrère Joseph Djogbénou. Très effacé de la scène médiatique depuis l’élection de Patrice Talon, Me Quenum est considéré comme l’ «enfant marginalisé» de la Rupture au regard de la lutte qu’il a menée entre 2012 et 2016 pour que Patrice Talon prenne le pouvoir. Il part en tout cas favori pour le poste ministériel puisque le Chef de l’Etat avait déjoué les pronostics en évitant de le désigner à la Cour constitutionnelle pour remplacer SimpliceDato le sage démissionnaire. De son côté, Me Charles Badou très proche de Joseph Djogbénou pourrait, comme son confrère Quenum, bénéficier de la confiance du Chef de l’Etat. Ardent défenseur des réformes politiques de la Rupture, il fait partie du collège d’avocats qui défend l’Etat béninois actuellement en Tanzanie face à l’homme d’affaires, Sébastien Ajavon. Le dernier potentiel successeur de Djogbénou, mais pas des moindres est Me Jacques Migan. Même s’il est ces derniers jours moins actif dans les médias pour défendre la Rupture, l’ancien Bâtonnier ne cache pas sons soutien à Patrice Talon. Il était aux côtés du Parti du Renouveau démocratique (Prd) lors du meeting organisé par les Tchoco-tchoco pour remercier le gouvernement. Seulement, l’ancien avocat de Sébastien Ajavon qui n’était pas un soutien de première heure de Patrice Talon pourrait être écarté de la course, le poste de ministre de la Justice étant stratégique. Fin calculateur, Patrice Talon pourrait, face aux enjeux, se passer de ces compétences vivant au Bénin et aller dénicher l’oiseau rare à l’extérieur. Un choix bien risqué.      

Mike MAHOUNA             

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La Loupe : Le remaniement des Législatives ?

Patrice  Talon

Sauf tremblement de terre imprévisible, avant le prochain week-end, Patrice Talon rendra publique la liste de son nouveau gouvernement.
Est-ce un remaniement technique?
Est- ce un remaniement général, ou complet?
Difficile de le dire.
Le départ de Joseph Djogbénou du ministère de la justice pour la Cour constitutionnelle est un des motifs de ce remaniement.
Mais il n’est pas le seul, car après la démission de Candide Azannaï du gouvernement, on pouvait  aussi  opérer juste un remaniement technique. Ce ne fut pas le cas. Donc si le remaniement tout à l’heure était profond il n’y aura rien d’illégal.
Ce qui est à retenir ici fondamentalement, est que  contrairement à hier,  le chef de l’Etat trouve plus que nécessaire, désormais d’entrer de plein pieds, dans la politique politicienne.
L’opinion l’a déjà remarqué avec les marches de soutien honteuses du Prd autorisées certainement par le pouvoir pour faire plaisir à un courtisan, à un allié dit de taille, et incontournable.
A l’allure où vont les choses, surtout avec la fougue inattendue de Boni Yayi qui jure de faire mal  lors des trois élections prochaines  (Législatives, Municipales et la Présidentielle), quoi qu’il arrive.
C’est pourquoi le gouvernement annoncé,  a des chances d’être renforcé politiquement. Surtout que les ministres actuels ont été cooptés depuis 2016  pour construire et pour faire le développement.
Les talents, les compétences,  les éruditions, pour cette fois-ci, n’auront pas, beaucoup,  nettement, la chance.
Aucun régime politique ne peut survivre à «l’apolitisme», surtout au Bénin.
Talon l’a appris â ses dépends, et ouvre progressivement les yeux pour corriger la pente.
Pourvu que cela lui réussisse

Dine ABDOU

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Colloque international à Cotonou : L’Abdc fait le bilan des 25 ans de la Cour constitutionnelle

Theodore-Holo

Le fonctionnement et l’évolution de la Cour constitutionnelle du Bénin ont été évalués à la faveur d’un colloque international organisé à Cotonou le week-end écoulé par l’Association béninoise de droit constitutionnelle (Abdc). C’était dans le cadre des 25 ans de la Haute juridiction.

La Cour constitutionnelle célèbre cette année les 25 ans de sa création. Une occasion qu’a saisie l’Abdc pour faire le bilan de l’existence de la Haute juridiction. Soutenue par l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) et l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (Idea), l’Abdc a réuni théoriciens et praticiens du Droit constitutionnel ainsi que les politiques à Cotonou. Il s’agissait pour eux de porter des regards critiques sur les décisions de la juridiction constitutionnelle et d’évaluer surtout les nouveaux enjeux auxquels devra faire face prochainement l’institution. Pour plusieurs participants, la Cour constitutionnelle est restée un modèle parce que ses membres ont souvent été des hommes intègres. « Le Bénin reste l’un des pays de l’espace francophone ayant connu des progrès ces dernières années sur le terrain de l’enracinement de l’Etat de droit», a souligné le représentant de l’Oif, Mesmer Gueyou. A l’entendre la vitalité du constitutionalisme africain est salutaire pour l’enracinement de l’Etat de droit et la démocratie et il est important pour le Bénin de consolider sa Cour constitutionnelle. «Notre juridiction constitutionnelle a évolué sous le regard bien veillant de ceux qui jusque-là ont participé à générer l’ordre constitutionnel. La Constitution a veillé à ce que le fonctionnement des Institutions, la mise en œuvre des droits de l’homme soient conformes au vœu qui a été fait à la Conférence nationale», déclarera le président de l’Abdc, le Professeur Frédéric Joël Aïvo. Pour lui, la Cour a joué un rôle fondamental au Bénin depuis 1993. «On n’est pas toujours d’accord avec les décisions prises par la Cour. Mais nous sommes d’accord au total que  25 ans après, le gardien de la paix, le gardien de la stabilité, c’est la Cour constitutionnelle du Bénin», a-t-il fait savoir. Les participants étaient donc unanimes sur l’importance de la Cour. A travers des communications et des témoignages, la rencontre a permis de montrer le rôle qu’ont joué les premières mandatures mais aussi l’apport nécessaire qu’ont dû donner les deux dernières équipes.
 
Holo distingué, pression sur la nouvelle la Cour

En marge du colloque international sur les 25 ans de la Cour constitutionnelle, le Professeur Théodore Holo a été distingué. Le président sortant de la Cour constitutionnelle a reçu les félicitations de l’Idea.

 C’est le Professeur Adébayo Olukoshi qui a exprimé de vive voix les reconnaissances de l’organisme au président Holo. Il a remis au président Holo, un tableau qui reste selon lui le symbole de la reconnaissance  de l’Afrique pour son brillant passage à la tête de la Cour constitutionnelle du Bénin mais surtout pour sa participation à la construction et à la consolidation de l’Etat de droit en Afrique. La qualité des décisions de la  Haute juridiction  est donc magnifiée. La  Cour constitutionnelle fait la fierté du Bénin en Afrique. C’est un modèle célébré ailleurs. Ce qui voudra dire que la nouvelle équipe désignée et qui sera installée le mercredi prochain n’a pas droit à l’erreur. Les nouveaux Sages doivent sinon rehausser davantage l’image du Bénin, du moins faire comme l’équipe sortant. Il y a désormais comme une pression qui pèse sur la 5ème mandature de la Cour constitutionnelle. Les nouveaux membres doivent poursuivre l’action engagée par les pionniers et renforcer surtout l’image construite ces dernières années par les équipes des présidents Robert Dossou et Théodore Holo. Mais suspectés d’être trop proches du gouvernement, les nouveaux Sages sauront-ils sauvegarder l’image du gardien de la démocratie béninoise? Pourront-ils se départir de leur position partisane et éviter d’exécuter à la lettre les décisions qu’aurait imposées le Chef du gouvernement? Leur désignation a en tout cas généré quelques craintes au sein de l’opinion. Certains observateurs s’interrogent sur leur volonté à animer la Cour en toute indépendance et leur capacité à prendre des décisions qui renforcent la démocratie béninoise. Le tableau offert au président Théodore Holo par l’Idea est  en tout cas une pression sur la nouvelle Cour. Ses membres ont le devoir de réussir. Mieux, ils ont l’obligation de maintenir le Bénin au sein de l’Idea qui a des critères bien rigoureux.  

Mike MAHOUNA

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Présidence de la Cour constitutionnelle : Et si Talon déjouait les pronostics?

Patrice-Talon

Les chances de Me Joseph Djogbénou sont grandes dans la bataille pour le contrôle de la présidence de la 5ème mandature de la Cour constitutionnelle. Mais le Chef de l’Etat, Patrice Talon pourrait bien en décider autrement.

Les nouveaux membres de  la Cour constitutionnelle seront installés le mercredi prochain. Les 7 nouveaux Sages prêteront serment et entreront dans leurs nouvelles fonctions. Le bureau n’est pas encore connu. Mais dans l’opinion, le nom de l’actuel ministre de la Justice est sur toutes les lèvres. Avocat depuis une vingtaine d’années et Agrégé des facultés de droit, Joseph Djogbénou a le profil de haut juriste pour prendre la tête de la Haute juridiction. Ancien avocat personnel du Chef de l’Etat, il reste le premier Conseiller juridique de son ancien client. Me Joseph Djogbénou a les oreilles de Patrice Talon. Soutien inconditionnel du Chef de l’Etat lors de la tentative de révision de la Constitution en 2017, il est a priori pour le président de la République, le collaborateur très dévoué devant assumer cette lourde responsabilité. Mais ce n'est pas exclu que Patrice Talon déjoue les pronostics. Conscient que l’opinion a déjà désigné le président de la nouvelle Cour et que beaucoup soutiennent que Joseph Djogbénou serait un ''mauvais président'', le chef de l'Etat pourrait, pour faire taire la polémique, jeter son dévolu sur un autre haut juriste. Ce qui, du coup, conduirait Me Djogbénou à un poste moins important. D'aucuns parleraient de simple membre de la Haute juridiction même s'il devrait rester très influent au sein de la nouvelle équipe des 7 Sages. Ainsi, la Rupture ferait porter la charge des futures difficiles décisions à prendre à un membre resté jusque-là effacé et moins ouvertement engagé aux côtés du Chef de l’Etat. L’hypothèse est plausible. Seulement, certains observateurs jugent ce choix difficile ou encore humiliant pour Joseph Djogbénou. Influent et puissant ministre de la Justice, il se retrouverait ainsi au garage jouant selon le citoyen lambda les derniers rôles. Ce serait un lourd sacrifice pour cet ardent défenseur de la Rupture qui raterait une belle occasion pour enrichir ses parcours politique et professionnel. "Je vois mal Talon le sortir du gouvernement s'il ne veut pas faire de lui le prochain président de l'institution", argue un observateur averti de la politique nationale. Beaucoup soutiennent certainement cette dernière thèse, mais jusque-là, rien n’est encore clair. L’opinion sera définitivement située cette semaine qui marquera un autre tournant dans le processus de démocratisation au Bénin.

Mike MAHOUNA   

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Célébration des 25 ans de la Cour constitutionnelle : L’Abdc organise un colloque le week-end prochain

Joel-Aivo

Le week-end prochain ne sera pas de tout repos pour les constitutionnalistes. Ils seront à Cotonou dans le cadre d’un colloque international. La rencontre réunira de spécialistes du droit constitutionnel européens et africains dans le cadre de la célébration du 25ème anniversaire de la Cour constitutionnelle du Bénin. Ces instants de réflexion sont organisés par l’Association béninoise du droit constitutionnel (Abdc) avec le soutien de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) et de l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (Idea). A travers ce colloque, l’Abdc que dirige le Professeur Frédéric Joël Aïvo compte faire le bilan des 25 ans de la justice constitutionnelle. La rencontre permettra également de constater ce que la Cour constitutionnelle a apporté à la démocratie béninoise. Les participants devront réfléchir sur les réponses  à donner aux critiques qu’a souvent essuyées la Haute juridiction. «  Nous estimons que le travail qui a été fait ces dix dernières années, d’abord sous la présidence de Robert Dossou puis sous la présidence de Théodore Holo est un travail qui présente des motifs de satisfaction à bien des égards… », déclarait le Professeur Aïvo à la presse au sortir d’un entretien avec les membres de la Cour le vendredi 27 avril 2018 pour souligner la qualité des décisions de la Cour. Le colloque annoncé  se tiendra du 02 au 03 juin 2018 à Cotonou.

Mike MAHOUNA

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