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Politique

Gouvernance à l’ère de la Rupture : Houngbédji sonne Talon

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Le Prd n’est pas content de la perception et de la gestion faite de son appartenance à la mouvance présidentielle. Déjà des frustrations naissent dans le rang des Tchoco-tchoco et Me Adrien Houngbédji non seulement épouse ces frustrations mais s’est fait porte-voix de ceux des militants qui trouvent que le Prd n’est pas bien logé au sein de la mouvance rupturienne. Me Adrien Houngbédji a profité du 4e congrès ordinaire du Prd tenu, samedi 02 décembre, à Porto-Novo pour dire ses vérités à son allié. D’abord s’agissant de l’option faite par le parti d’évoluer à partir de 2016 aux côtés du pouvoir, Me Adrien Houngbédji a pris le soin de rappeler que c’est depuis 2014, lors de son Conseil national, que le Prd a pris cette résolution et que nul ne pouvait présager en ce moment-là que c’est Patrice Talon qui serait le Président de la République. Une manière de dire au chantre du Nouveau départ que ce n’est pas tant sa personne qui importe pour le Prd et que même si c’était Atao Hinnouho qui devenait président en 2016, le Prd allait faire la mouvance. Conscient que le Prd est traité d’ouvrier de vingt-cinquième heure, Adrien Houngbédji a fustigé le traitement réservé à son parti au sein de la Rupture par les ouvriers de la première heure qui, sentant leurs intérêts menacés, militent au quotidien pour le rejet du Prd. « (…) bon nombre de nos cadres et de nos militants ressentent de légitimes frustrations. Ils estiment que les fruits ne tiennent pas encore la promesse des fleurs (…) » a déclaré le président du Prd. C’est la preuve que Me Adrien Houngbédji et le Prd ne sont pas satisfaits du dernier remaniement ministériel. Ils espéraient que le Prd ait au moins trois portefeuilles ministériels comme cela a été le cas pour Sébastien Ajavon. Le Prd espérait également que ses cadres soient promus à la tête de sociétés d’Etat. Et comme cela n’a pas été le cas, Houngbédji se doute que le clan d’hommes d’affaires autour du Chef de l’Etat qui s’estime « ouvriers de première heure » a certainement pesé de son poids. C’est alors qu’il va rappeler à Patrice Talon les avantages qu’il a à composer avec le Prd : « C’est le mérite de Patrice Talon d’avoir perçu que dans une Assemblée nationale émiettée, le soutien de 10 députés avec à leur tête le président de l’Assemblée nationale n’est pas un soutien négligeable. C’est le mérite de Patrice Talon d’avoir perçu que le soutien actif de 06 maires, de 40 chefs d’arrondissements de quelques centaines de chefs quartiers et chefs villages n’est pas un soutien à dédaigner », avertit Me Adrien Houngbédji. L’arme du premier parti politique des 240 que compte le Bénin est souvent utilisé par Adrien Houngbédji pour vendre cher son Prd à son allié de circonstance. Tout ceci n’est que la résultante d’un malaise né de l’insatisfaction du Prd par rapport à ce que le parti croit être en droit d’attendre de son soutien au gouvernement de la Rupture. Le Prd a des exigences auxquelles Adrien Houngbédji tient comme à la prunelle de ses yeux. Patrice Talon est averti.

B.H

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Etude prochaine du Budget de l'Etat 2018 : Les députés de la minorité en conclave

minorite-parlementaire

L’opposition parlementaire ne devrait pas voter les yeux fermés le projet de loi des finances, exercice 2018. Elle a organisé à cet effet un atelier auquel a également pris part le Groupe de travail Fiscalité du secteur privé béninois. De graves menaces pèseraient sur l’économie nationale.

L’année 2018 pourrait se révéler très difficile pour les Béninois. La situation économique pourrait se complexifier à cause des prévisions contenues dans le projet de loi des finances de 2018. Le vendredi 1er décembre 2017, le diagnostic du Groupe de travail Fiscalité du secteur privé béninois a été clair. Selon Serge Prince Agbodjan, Président dudit groupe, il faut bien s’inquiéter. «Si vous votez en l’état le projet de loi des finances, vous allez aggraver la situation des opérateurs économiques. Nous avons de grandes inquiétudes», a-t-il essayé d’alerter la minorité parlementaire. Il a souligné de nouvelles charges fiscales dans le projet concocté par le gouvernement.  Le juriste et fiscaliste Serge Prince Agbodjan a en effet relevé l’instauration  de la redevance  d’aménagement  urbain (Rau) aux taux de 0,5% ad valorem sur toutes  les marchandises importées et faisant l’objet d’un régime de mise à la consommation, l’institution  d’une taxe au profit de la Commission de l’Union africaine au taux de 0,2% sur la valeur en douane des marchandises importées des pays tiers à l’Ua et l’institution d’une contribution  annuelle destinée à la  mise en œuvre  de la politique  nationale de reboisement dû par les acteurs du secteur forestier présentés par type d’usagers du bois. Selon ses explications, ces nouvelles charges devront compromettre dangereusement l’activité commerciale en 2017. Elles ne facilitent pas du tout la production, à en croire ses mots. Il a également dénoncé la modification  de la réforme sur la Taxe professionnelle synthétique (Tps) à travers la suppression, dans le présent  projet, des barèmes existants et la fixation  d’un taux unique de 2% qui rend  la taxe plus élevée. « Malheureusement, a-t-il commenté, les différentes modifications apportées, chaque année, à la réforme l’éloigne, à notre avis, peu à peu de son objectif initial». Serge Prince Agbodjan soulignera aussi l’affaiblissement des garanties du contribuable à travers l’extension du délai de prescription. Il rappellera que la plupart des règles  instituant le contrôle financier fiscal au Bénin sont des règles  universelles qui sont conçues de façon à garantir les droits de l’Administration et ceux  du contribuable. Pour lui, passer le délai de prescription en matière fiscale  qui est actuellement de trois (03) ans à six (06) ans comme l’a fait le gouvernement,  n’est pas une option à conseiller. Mais avant l’exposé du Groupe de travail, le doyen d’âge des députés de la minorité présents à l’atelier a montré que la rencontre avait pour objectif d’amener les élus à comprendre davantage les propositions de la nouvelle loi de finances. « Nous voulons comprendre pour accompagner le gouvernement et surtout pour accompagner le peuple », a déclaré le député Léon Basile Ahossi.  Vers la fin de l’atelier, les députés de la minorité parlementaire ont tenu un conclave pour certainement définir la stratégie à  mettre en œuvre au cours des débats budgétaires qui s’ouvrent cette semaine.

A.S  

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Fin des Auditions budgétaires à l’Assemblée nationale : Emmanuel Tiando et Aurélien Agbénonci, les derniers reçus

Aurelien-Agbenonci

Les rideaux sont tombés  sur les auditions budgétaires à l’Assemblée nationale. Le Ministre des affaires étrangères et de la coopération  et le président de la Cena ont été les derniers à sacrifier à l’exercice qui consiste à présenter le budget de leur institution à la Représentation nationale. Ceux-ci ont aussi dit quelques mots à la presse à la sortie de la séance tenue avec les députés de la commission budgétaire.
Lire ci-dessous leurs déclarations

Emmanuel Tiando, Président de la Cena

« …Nous venons de présenter notre projet de budget à la représentation nationale et le montant qui a été alloué à la Cena au titre de l’exercice 2018 est le même que celui qui lui avait été alloué en 2017 à savoir 1 milliard Fcfa. Evidemment, par rapport à ce montant, nous avons exprimé nos inquiétudes à la représentation nationale, lesquelles inquiétudes avaient déjà été formulées à l’endroit du Ministère de l’économie et des finances et qui consistent à dire que ce budget ne pourra pas nous permettre de réaliser un certain nombre d’activités préalables à l’organisation du prochain scrutin. A partir de l’année 2019, nous entrons dans un nouveau cycle électoral et il nous faut mener des activités préparatoires à l’organisation de ces scrutins. Et ces différentes activités sont absolument nécessaires et c’est pour cela que nous avons demandé à la représentation nationale de nous appuyer pour que le ministère des finances accepte de nous accorder un crédit supplémentaire de 805 millions Fcfa  pour nous permettre de mener ces activités qui sont absolument indispensables à l’organisation des prochains scrutins. Bien entendu, la représentation nationale nous a fait part de ses préoccupations quant au fonctionnement de la Cena, aux activités préparatoires à l’organisation des scrutins, à la nécessité d’avoir chaque  année une prévision budgétaire pour pouvoir préparer la tenue des élections au  lieu d’attendre le dernier moment pour solliciter ces crédits qui sont des crédits relativement importants. En dehors de cela, la représentation nationale nous a fait part de son souci de voir la Cena s’organiser et avoir à être proactive, parce que s’il n’y a pas de proactivité, nous risquons d’être surpris au dernier moment. Et face à cette inquiétude, nous avons répondu à l’Assemblée nationale que nous ne pouvons être proactives que dans la mesure où nous disposons d’un certain nombre de ressources. Si ces ressources n’existent pas, nous ne pouvons pas engager toutes les actions qui sont absolument nécessaires à la préparation des différents scrutins. Je crois que la représentation nationale a pris bonne note de nos doléances et nous avons l’espoir que notre cris de cœur sera entendu et que  nous serons en mesure d’organiser tout ce que nous avons prévu dans le cadre de  la préparation des scrutins tels que nous les envisageons… ».

Aurélien Agbénonci, Ministre des affaires étrangères et de la coopération

« …Effectivement, les aléas de l’agenda diplomatique font que je suis le dernier des ministres à présenter le budget de mon département devant les trois commissions réunies au parlement. Le budget cette année pour le ministère des affaires étrangères et de la coopération s’élèvera à 29.865.518 Fcfa. Ce budget doit nous permettre de poursuivre l’action que le Président a assignée à notre diplomatie à savoir faire de notre diplomatie une diplomatie de développement. Cela devrait nous permettre normalement de promouvoir une diplomatie économique. Nous avons voulu que la diplomatie serve désormais à faire avancer notre agenda économique pour ouvrir les horizons nouveaux à notre pays, à nos hommes d’affaires, mais aussi ouvrir notre pays à l’étranger pour que des investissements structurants, des investissements massifs puissent être faits dans ce pays (…). Il faut que la qualité du service public des affaires étrangères soit de nos goûts, que nous puissions répondre aux besoins de nos compatriotes à l’étranger et que nous puissions répondre aux besoins de ceux qui souhaitent venir chez nous.(…). Ils ont posé des questions qui sont très importantes. Bien sûr, ils ont évoqué le cas de la Lybie, la question de la traite des personnes est une chose inacceptable. Nous avons comme vous le savez réagi très fermement sur cette question-là. Je me suis exprimé avant de participer à la dernière conférence ministérielle de la Francophonie à Paris en disant que le Bénin condamne ces agissements. Et le Bénin apportera l’assistance qu’il faut à ses ressortissants qui sont dans cette condition-là. Peut-être que nous n’avons pas une approche très spectaculaire de ce genre de problème là. Nous allons au cœur des problèmes qui se posent à nos compatriotes. Mais sur la Lybie, nous sommes en contact permanent avec notre ambassade en Algérie qui a juridiction temporaire sur la Lybie. Nous sommes en contact avec des Ong humanitaires qui nous fournissent des informations précises où au moment où je vous parle, il y a un laisser-passer qui est en train d’être acheminé par DHL à un compatriote qui a pu échapper à ces tortionnaires. Un laisser-passer préparé par notre ambassade en Algérie et qui va être mis en route pour revenir. La protection dont bénéficie chaque béninois à l’étranger est au cœur de la démarche que nous menons dans ce domaine-là. (…) Je voudrais dire que nous nous sommes très fortement associés à la résolution qui a été votée dimanche dernier par l’Organisation internationale de la francophonie pour condamner ces actes et surtout pour prendre des mesures pour que cela ne se répète pas. Au-delà de l’émotion, c’est l’action concrète d’éradication et de prévention qu’il faut conduire… »

Propos recueillis par Kola Paqui

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La Loupe : Vacances du pouvoir

Patrice-Talon

Seuls Patrice Talon et les dépositaires du régime de la Rupture ont le secret d’un pouvoir géré avec des fauteuils vides clés.

Au Port autonome de Cotonou,  l’actuelle directrice générale, Huguette Amoussou occupe provisoirement son fauteuil depuis environ un an et demi. Or, il est dit à tort ou à raison que ce pan de l’économie nationale en est le poumon, avec le regret de ne pas ajouter que c’est sa respiration. Ce giron fonctionne qu’on veuille ou non  avec une psychologie de perturbation. Il y a mieux depuis quelques semaines. La délégation ou le mandatement. Les acteurs du port s’ils disent qu’ils travaillent sereinement, dans cette ambiance de suspicion, ils feraient économie de vérité.

Hommes du pouvoir, tenez en compte.

Au Conseil national des chargeurs du Bénin, depuis le limogeage du tonitruant Antoine Dayori, l’homme au bouc blanc,  le siège est vide. Là-bas aussi tout tourne en rond, les travailleurs de cette société n’ont plus de boussole.

Le directeur général de l’Anac fut remplacé enfin au cours du conseil des ministres du mercredi dernier. Alléluia!

A la présidence,  la direction de la communication ne connait pas de directeur adjoint. Sur une quarantaine de postes à pourvoir, à peine la vingtaine a été pourvue. Cela peut expliquer aussi quelques flottements observés à ce niveau sensible. La communication d’un gouvernement,  qui plus est un gouvernement  de rupture ne devrait pas être axée sur les humeurs. Le personnel qualifié et les moyens adéquats ne devraient pas faire l’objet de légèreté.

L’intelligence d’un chef d’Etat ne peut à elle seule suffire pour conduire et convaincre l’opinion nationale et internationale sur les actions de son gouvernement, ni pour contrôler la veille. Il est important de le souligner.

A la Soneb c’est un intérimaire qui assure le fonctionnement. Peut- il concevoir un plan définitif et durable? Question pertinente.

Pour ceux qui ne le savent pas, ou qui peuvent faire semblant de ne pas le savoir, cet état de choses n’est pas loin de la cause du piétinement évident du Programme d’action du gouvernement (Pag).

On peut, si on le veut corriger cette situation afin de faire mieux.

Dine ABDOU

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Animation de la vie politique : A quand une vraie opposition à Talon ?

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Depuis le 6 avril 2016 où Patrice Talon a été investi président de la République, tout se passe comme si le Bénin n’est plus une démocratie. En dehors des quelques escarmouches lancées par le Front pour un sursaut patriotique (Fsp) et les centrales et confédérations syndicales, plus rien à se mettre sous la dent. Dans la presse au quotidien, ce sont des ralliements et soutiens au chef de la ‘’mouvance’’ qu’on enregistre alors qu’aujourd’hui, beaucoup d’observateurs s’accordent à dire que le terrain est fertile à une opposition redoutable.  

Sous la présidence de Nicéphore Soglo (1991 et 1996), l’on a vu une opposition frontale s’animer avec Albert Tévoèdjrè, entre autres. Sous Mathieu Kérékou, des têtes comme Sacca Lafia, Nicephore Soglo et bien d’autres ont secoué le cocotier. Le peuple pourra se souvenir des 10 ans tumultueux de Yayi Boni. Après pratiquement un an d’exercice du pouvoir, le prédécesseur de Patrice Talon vivait déjà la réalité du pouvoir avec des « G » (G4, G13) puis à mi-parcours avec les « télécommandes ».  A l’ère de la Rupture, sous Patrice Talon, rien de consistant depuis bientôt deux ans. Dans un contexte où ça grogne du fait des déguerpissements des populations des espaces publics, de la morosité économique, des mises aux arrêts d’agents de forces de sécurité publique et de défense, des interpellations pour supposée mauvaise gestion, bref au moment où beaucoup ne sont pas satisfaits de la gouvernance au sommet de l’Etat, la vraie opposition peine à se mettre en place. Et pourtant dans les coulisses, ça se sussurre que cette opposition qui va animer la vie politique sous l’actuel chef de l’Etat, tarde à se faire connaître. Seulement quelques figures qui ne font pas le poids, occupent vaille que vaille le terrain. Qu’est-ce qui pourrait expliquer cette tétanisation de la classe politique notamment des « grands électeurs » qui ne se décident toujours pas ?
Plusieurs raisons selon certains observateurs. Si d’aucuns estiment que formaliser une opposition à moins de deux ans de gestion de Patrice Talon, cela pourrait essoufler ses animateurs pour des motivations de financements, certaines langues n’hésitent pas à aller sur la piste de l’engagement pris par le chantre de la Rupture qui a bien demandé un moratoire de deux ans pour que les populations commencent à se faire servir le mets tant attendu.  L’autre raison majeure agitée, est  l’éloignement de la première échéance électorale (Législatives 2019) puisque c’est cela qu’attendent plusieurs politiques pour obtenir ou actualiser leur immunité parlementaire avant de se lancer dans le bras de fer avec Patrice Talon. Tout compte fait si cette opposition redoutable devrait prendre corps, ces potentiels organisateurs et animateurs devraient provenir du sérail de ceux qui ont perdu le pouvoir en 2016, des frustrés de la Rupture et des victimes bien connues de la politiqque de la « ruse et de la rage ». Et ces figures sont entre autres Sébastien Ajavon arrivé 3ème à la dernière présidentielle et désormais ex-allié de Patrice Talon ; Candide Azannai, ex ministre de la Défense nationale qui estime que Patrice Talon ne respecte pas le contrat social ; Martin Rodriguez, énnemi juré de Patrice Talon et premier opposant déclaré de ce dernier. Comme Sébastien Ajavon, beaucoup pensent qu’il a les moyens de bien huiler la machine. Léhady Soglo, maire révoqué de Cotonou par le pouvoir Talon et Komi Koutché, ex argentier national, tous deux anciens soutiens du candidat malheureux à la présidentielle, Lionel Zinsou, ne sont du reste pour ce qui est des personnalités recensées sur la liste. Le député Issa Salifou qui a connu des déboires sous Patrice Talon avec l’agrément de sa société de Gsm retiré, et subi des « redressements » en terme de consommation d’électricité à payer est également pointé du doigt. La liste n’est pas exhaustive puisque certains comme l’ancien maire de Ouidah, Séverin Ajavon destitué de son poste comme beaucoup d’autres de ses pairs sans oublier d’autres taiseux du moment qui ruminent leur déception par rapport à l’administration Talon.   

Une opposition pour véritablement marquer Patrice Talon à la culotte, certainement que c’est juste une question de semaines ou mois.

Worou BORO

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La loupe : Une autre patate chaude

Patrice-Talon

Du mandataire on est passé au délégataire.

Le Port autonome de Cotonou sera désormais géré quoi qu’on dise par une société privée. Une société étrangère qu’on veuille ou non, parce qu’on n’aurait pas les compétences ici pour une opération d’une telle envergure. Tenons-nous tranquilles, ce n’est pas qu’une information officielle, c’est une information officielle portée par le Chef de l’État en personne,  le chef du gouvernement,  Patrice Guillaume- Athanase Talon. Il a débarbouillé le visage des acteurs portuaires,  surtout les syndicats, avec. Face To face.  Mieux, c’est avec possibilité d’amendement mais pas pour laisser place aux discours interminables et contestations indéfiniment étalées sur la durée.

Le Président de la République fut stoïque et inébranlable sur le dossier. Le premier janvier 2018 au plus grand tard, c’en est fini pour la gestion traditionnelle,  pour le fonctionnement habituel, et pour l’organigramme actuel.

A qui cela profite?

Au pays, aux  philanthropes étrangers,  ou aux intérêts des dirigeants actuels?

Chaque camp innove en argumentation pour justifier sa position. Pour le gouvernement c’est une réforme utile et plus que bénéfique pour la santé de l’économie nationale.

Pour les syndicats, il y a danger et scandale, risque de caporalisation,  et de chômage. Risque poussé de profits pour un groupe restreint. Sur les réseaux sociaux, ça roucoule, ça jase, ça chicotte, et ça canarde.

Le gouvernement va-t-il capituler face aux menaces de débrayages et d’actions fortes?

Va t- il poursuivre son petit bonhomme de chemin?

Il est souhaitable que les deux  protagonistes trouvent un compromis, non pas une compromission, pour l’intérêt général  et le  bien-être de l’économie nationale.

Dine ABDOU

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Record de destitutions et révocation de maires : Azannaï griffe la Rupture

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Au lancement hier lundi, du livre ‘’La destitution des maires au Bénin : une pratique à géométrie variable ? Le cas suspension et révocation du maire de Cotonou Léhady Soglo’’ écrit par le spécialiste en gouvernance locale, Claude Djankaki, plusieurs personnalités du monde politique et syndicale se sont prononcées sur la problématique de destitution tous azimuts des maires depuis le 6 avril 2016. Au nombre de ces personnalités, L’ancien député et ancien ministre déléguée de la Défense nationale, Candide Azannaï. Bien que parlant en parabole, on peut aisément faire le constat qu’il a critiqué l’évolution de la décentralisation  sous le régime de la Rupture. Sans nommer les acteurs ni les faits, il a fustigé les tensions qui caractérisent le pouvoir central et les collectivités locales ainsi que le projet Grand Nokoué imposé par le gouvernement aux mairies de Cotonou et environs. Ce projet qui voudrait que ces dernières s’alignent sur le Programme d’action du gouvernement. Candide Azannaï a eu l’occasion de lancer ses piques à ses anciens alliés politiques du gouvernement. Lire un extrait de son intervention.

«(…) J’ai remarqué à la page 92 (de l’ouvrage, Ndlr) que le 28 juillet 1997, j’étais au Parlement. J’étais député.  On avait débattu de cette loi (l’une des lois sur la décentralisation). J’étais dans la commission des lois. Je n’ai pas été satisfait des travaux en commission. Et en plénière, j’avais pris la parole. Et j’ai vu l’auteur reprendre un extrait très important de mon intervention le 28 juillet 1997. Je dénonçais ce que j’appelais la tutelle-pesante qui peut être dangereuse à l’exercice de la démocratie ou du pouvoir à la base. J’avais utilisé l’expression tutelle-pesante. Beaucoup ne me comprenaient pas en ce moment. Mais le 28 juillet 2017, la tutelle-pesante a pesé. 20 ans jour pour jour.  C’est pour aussi dire que tout dépend de la qualité des parlementaires que vous envoyez à l’Assemblée. N’importe qui ne devrait pas représenter le peuple… Le combat pour défendre le peuple, c’est le combat des valeurs et des principes. Ce n’est pas le combat de quelques petits sous. Ce n’est pas le combat du ventre et de la peur. La solution, c’est aussi le peuple. Il n’y a pas de solution en dehors du peuple (…) Lorsqu’un maire, un conseiller local a une liste et que les populations élisent cette liste… Mais plus tard, on élit un président avec un autre discours. Les populations ont élu deux responsables. Un responsable sous un programme local. Un responsable sous un programme national. Dans la mise en œuvre de ces deux programmes, si je suis socialiste, j’ai été élu sur une liste locale socialiste et que l’autre est capitaliste profiteur et il a été élu sur une liste capitaliste profiteur, et je dois exercer le mandat local et que l’autre veut exercer un autre mandat, qu’est-ce -qu’il faudra faire? Toute la problématique est là. Il y a 20 ans, j’avais proposé qu’on pousse le niveau de la décentralisation un peu plus haut. On avait dit non. Le débat est là».

Transcription : A.S  

Célestine Zanou au sujet des destitutions tous azimuts de maires

« Nous sommes redevenusl’enfant malade… »

«…Mes chers amis, mes chers compatriotes. Vous êtes venus ici ce soir, mais sachez que vous êtes venus au chevet du développement local qui est en danger. Sachez que c’est pour ça que vous vous êtes déplacés. Vous vous êtes déplacés pour le Bénin menacé dans sa bravoure, dans le substratum qui devrait permettre d’avoir des résultats au sommet. Vous avez faire œuvre utile (…) et je tiens à ce que ce soit ce que nous retenions en partant d’ici parce que l’essentiel est là. Avec ces destitutions en série, on vous a dit qu’en moins de deux ans nous avons destitué plus de maires que des pays démocratiquement reconnus l’ont fait en plus de 50 ans. Est-ce que c’est normal ? (…) Mes chers compatriotes, notre pays est en train de reprendre un qualificatif qu’on croyait définitivement enlevé d’enfant malade. Nous sommes redevenus l’enfant malade, il ne faut pas se voiler la face. Nous sommes là ce soir au chevet de l’enfant malade… »

Transcription : J.B.

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Pour des élections crédibles et efficientes au Bénin : La Cena sollicite l’expertise technologique de l’A-Web

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L’Association mondiale des organes électoraux (A-Web) et la Commission électorale nationale autonome du Bénin  (Cena) s’engagent pour des élections crédibles et efficientes au Bénin. Les deux institutions  travaillent dans ce cadre depuis  jeudi 23 novembre 2017 à Cotonou.

La Cena veut rendre davantage performants ses services. Elle a décidé de réaliser cet objectif en coopérant avec  l’A-Web qui a en matière de gestion des élections une expertise professionnelle axée surtout sur les Technologies de l’information et de la communication (Tic). Selon le président de la Cena, Emmanuel Tiando, la Cena à l’instar de plusieurs organes de gestion des élections, fait face à de nouveaux défis. En ce qui concerne le Bénin et tenant compte de l’évolution  du système électoral, a-t-il souligné, ces défis ont trait à la dématérialisation de l’enregistrement des candidatures, à la sécurisation des documents électoraux, à l’identité biométrique de l’électeur et surtout à la chaine de transmission des résultats. A l’entendre, le dernier défi énuméré est très  important. « Dans le souci de répondre à cette attente de nos concitoyens, la Cena  avait expérimenté avec succès au cours de l’élection présidentielle de 2016, un système de transmission rapide des résultats basé sur la communication vocale à l’aide d’une plateforme informatisée conçue à cet effet. (…) elle présente encore des faiblesses qu’il convient de corriger. Il s’agit notamment de l’impossibilité d’assurer une traçabilité conséquente des échanges téléphoniques entre la Cena et les coordonnateurs d’arrondissement, de la difficulté de leur géolocalisation systématique, de l’usage de téléphone personnel parfois incompatible avec le logiciel de pilotage de la plateforme et de la dépendance des opérateurs Gsm pour établir la liaison », a fait savoir le président de la Cena. Pour lui, la Cena compte améliorer cette méthode de transmission rapide des résultats dans le sens d’une plus grande célérité et d’une plus grande sécurité. «  Nous voudrions bénéficier de votre expérience et de votre appui pour permettre à la Cena de disposer d’un outil technologique efficace et adapté pour cette transmission rapide des résultats assortie d’une formation des agents électoraux préposés à cet effet », a martelé Emmanuel Tiando. Il a par ailleurs souligné la nécessité pour la Cena d’acquérir des lecteurs de code barre pour renforcer la sécurité des documents électoraux. « En vous conviant à cette rencontre, a-t-il ajouté, la Cena du Bénin a voulu partager avec vous ses ambitions d’être une institution à la hauteur de la mission que le peuple béninois lui a assignée». Jeudi, lors de la séance d’ouverture de la rencontre, le Chef de la délégation de l’A-Web, Park Gwangil a montré sa disponibilité à relever ensemble avec la Cena les défis soulignés. La mission de l’A-Web au Bénin a pris fin le 26 novembre.

Allégresse SASSE  

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La loupe : La roue tourne

Gilbert-Togbonon

Le crépitement des affaires sordides, et l'exhumation des scandales d'hier et d'aujourd'hui, vient de prendre une nouvelle tournure. Le gouvernement béninois a mis le pied sur l'accélérateur. Segub,  Cnss, Onasa, Fnpeej, et autres, affaire trafic de stupéfiants, affaire Tva.

Gilbert Togbonon le jeune nouveau procureur de Cotonou, rythme avec la nouvelle donne. Les clignotants sont allumés et apparemment, il faut avoir le courage de le dire, ça peut être une première.

Mais espérons,  puisqu'on nous dit de patienter,  espérons les affaires Safran, Ppea2, de fabuleuses nébuleuses aux circonvolutions insaisissables.

C'est un devoir pour Patrice Talon et son équipe de chantres du nouveau départ, et de la rupture, de ne pas faire de l'à peu près.

L'opinion confond également le gré à gré et le BOT. Elle a besoin de comprendre davantage. Quelle est la responsabilité des proches, des amis,  des confidents et des copains. Quels sont les actionnaires virtuels et réels des grandes sociétés qui gagnent les gros marchés à tour de bras, et avec aisance.

Gilbert Togbonon a déclaré solennellement que plus rien ne sera comme avant. Partir d'un article de presse, le Tribunal peut enclencher l'enquête.

Félicitations jeune et intègre procureur.

Voici donc: Matin libre insiste pour dire que Safran peut cacher des incongruités et que l'argent de l'eau des Hollandais peut comporter des coquilles mal ficelés  par les grands maîtres de la Marina.

Au travail Gilbert!

Dine ABDOU

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Entourage immédiat du Chef de l’Etat : Boko-Dagnon, la guerre aura lieu

Olivier-Boko-et-Johannes-Dagnon

Il faut reconnaître que les alliés de Patrice Talon sont tout autant fins et élégants que lui.
Il faut reconnaître qu'ils sont à la fois raffinés et discrets.
Ils sont calmes et civilisés.

Cela peut  expliquer le fait que le commun des mortels ne se rend pas compte facilement que la cendre couve le feu ou la braise.

Johannes Dagnon,  le tout puissant BAI et conseiller spécial du patron a la signature électronique du chef de l'État. Il est son confident,  son cousin et son comptable.

Olivier Boko, encore appelé vice-président n'a ni bureau officiel au palais, ni titre. Mais il est l'œil et l'ombre du Président. Partenaire d'affaires,  Voici ce que lui-même en dit, lors de sa sortie télévisée, après le rejet de son cher projet de révision constitutionnelle, qui a donné naissance, au fameux '"j'aviserai".  " Olivier Boko n'est pas un courtisan, il est un ami,  et il n'est pas facile d'avoir des amis comme lui....."  Il reste pour ceux qui n'ont pas suivi l'émission ce jour-là  à aller découvrir le ton et la fermeté de ce passage.

Ces deux hommes forts nourrissent des ambitions pour le futur et se combattent froidement et effroyablement. Ambition liée à l'argent,  ambition de positionnement stratégique auprès de "dieu", mais surtout ambition politique élevée.

C'est pourquoi ils se livrent une guerre fratricide sans merci, quoi que douce et calculée.

Les positionnements des cadres, les marchés  publics, les dossiers délicats et brûlants,  même la communication du gouvernement,  tout cela se dispute âprement, dans un mouchoir de poche.

C'est ainsi que, contre le gré de Patrice Talon la communication du gouvernement souffre d'un tricéphalisme voire quadricéphalisme dégoûtant. Dagnon très tôt a pu mettre la main sur la structure officielle. La direction de la communication dont le nombre des acteurs prévus n'a jamais été entièrement atteint.

Comme un renard, Olivier Boko a installé une machine communicationnelle parallèle conduite discrètement par Basile Tchibozo,  d’Almeida Samson Koffi alias Dsk dont l'épouse est l'une des responsables de la Benin Control. Ils s'occupent des soins de l'image du gouvernement à travers uniquement la presse écrite, concurremment avec ce qui se fait par la direction officielle. Sans oublier que Edouard Loko n'avait jamais été déchargé de son titre de chargé de mission et chargé des relations avec les médias.

Sur les réseaux sociaux Hermann Dimitri Adankpo joue le rôle de sapeur-pompier et de veilleur soutenu par une équipe d'activistes connus. Pour son cas, on ne parvient pas avec précision à connaître la télécommande entre Dagnon et Boko. Mais on le sait plus proche de Boko avec qui il a le projet avancé de création d'un groupe de presse, et surtout en janvier la création d'un vaste mouvement politique de jeunes.

Sur les affaires du coton, les dossiers de gros marchés,  Johannes et Olivier se livrent la bataille du siècle.

Comme un spectateur à la fois joyeux et peiné, Patrice Talon observe sans grande possibilité d'arrêter cela.

A cette allure la grippe stratégique et l'hépatite B qui s'emparent de plus en plus de ce pouvoir va s'aggraver,  puisqu'elle impactera directement le bilan.

La guerre est inévitable.


Dine ABDOU

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