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Politique

Rencontre avec les cellules de base PRD de Honvié : Moussa Saka et Edmond Zinsou dopent le moral des militants

Moussa-Saka-et-Edmond-Zinsou

Les responsables du Parti du Renouveau Démocratique (PRD) de la commune d'Adjarra avec à leur tête le député Edmond Zinsou et l'opérateur économique Moussa Saka, ont entrepris une tournée dans toute la commune d’Adjarra. L’objectif est de faire l'état des lieux c'est-à-dire le point de l'existence effective des cellules de bases et de s'enquérir des difficultés que rencontrent ces dernières. En un mot, doper le moral aux militants surtout que se tiendra dans quelques jours l’Université de vacances qui est une grande assise pour le parti politique PRD.

En effet, le domicile de l'ancien conseiller communal, Ex- chef de l'arrondissement de Honvié Sokènou DJEBOU à Honvié a accueilli la délégation dans l'après-midi du vendredi 29 septembre 2017. Cette délégation des responsables du Parti du Renouveau Démocratique (PRD) de la commune d'Adjarra a eu à échanger avec les membres de toutes les cellules de base de l'arrondissement de Honvié ainsi que ceux de sa sous-section.  La mobilisation était forte. Plus de 500 personnes environ se sont rassemblées au tour de ces responsables PRD. Ce fut une rencontre édifiante car les différents problèmes qui existent ont été soulevés et des résolutions ont été prises surtout que cette séance se tient à la veille de l’organisation de l’Université de vacances à l’issue de laquelle des réformes importantes sont annoncées pour le parti. C'était aussi l’occasion pour l'honorable Edmond Zinsou qui avait à son côté le sieur Moussa Saka, natif de l'arrondissement, de clarifier la situation du PRD avec son appartenance à la mouvance présidentielle et d'apporter des réponses idoines aux différentes préoccupations soulevées.

Il est à souligner que le maire, les conseillers communaux et le président de la session PRD d'Adjarra étaient aussi tous présents à cette séance d'échange.

Kola Paqui

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Suppression annoncée de la Cena : Pourquoi le Chef de l’Etat va échouer

patrice  talon

Le gouvernement aurait bien dans un agenda secret la volonté de supprimer la Commission électorale nationale autonome (Cena). Si c’est le cas, l’aventure pourrait se solder pour un échec ; une nouvelle défaite pour le président Patrice Talon.

Depuis quelques semaines, des informations persistantes annoncent  la création d’un groupe d’experts visant à réfléchir sur le système politique national. Au nombre des réformes prévues pour être réalisées, beaucoup citent la suppression de la Cena. Certaines personnes avaient pris la défense du gouvernement en démentant l’information. Mais hier jeudi, la minorité parlementaire a étalé à nouveau la même inquiétude. Dans une déclaration lue à la tribune de l’Assemblée nationale, Justin Adjovi a, au nom de 23 députés, souligné les craintes d’une partie de la population. « La révision du code électoral qui se prépare en catimini par certains de nos collègues est le prochain complot contre notre peuple.  Il se susurre que la Cena  est dans le viseur des complotistes», a-t-il fait savoir. Avant d’ajouter : «Il nous plait de rappeler ici que la Cena est une expérience heureuse, copiée par les Etats d’Afrique et qu’elle nous a évité les crises post-électorales. Nous voudrions attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la gravité exceptionnelle de la disparition ou de défiguration de la Cena ; la paix post-électorale dans notre pays dépend de ce fleuron de notre démocratie». Le gouvernement ne s’est pas encore exprimé sur le sujet. Mais compte tenu de l’importance de la question, les 23 députés ont décidé d’alerter l’opinion et de montrer les effets pervers que comporterait une telle réforme. La démarche de ces élus est bonne, car les choix  réalisés par le gouvernement depuis le 06 avril 2016 ne rassurent pas. En réalité,  faire disparaître simplement la Cena, c’est redonner au ministère de l’Intérieur les compétences nécessaires pour organiser les élections. Et selon plusieurs sources, ce bien l’intention du gouvernement. Dans un pays où les échéances électorales sont faites de suspicion généralisée, responsabiliser à nouveau le gouvernement pour cet exercice délicat relève d’une erreur monumentale. L’option pourrait exposer le Bénin à de graves crises électorales.

Certes, les dénonciations et les mises en garde se multiplient. Mais Patrice Talon et ses collaborateurs pourraient bien se lancer dans la réforme décriée. Le gouvernement de la Rupture qui s’est toujours illustrée par sa gestion cavalière pourrait envers et contre tous, élaborer un tel projet à cause de ses visées électoralistes. Le Chef de l’Etat et certains de ces fidèles l’ont d’ailleurs proclamé à maintes reprises : « Nous allons gouverner avec la ruse et la rage ». Le gouvernement de la Rupture compterait-il ruser pour gagner les prochaines élections? C’est une préoccupation qui taraude les esprits. D’ailleurs, plusieurs observateurs affichent leurs inquiétudes, vu la gouvernance de Patrice Talon.  Au  Bénin, les contrats de gré à gré sont devenus la règle, les décisions liberticides sont monnaies courantes. Pis, le président de la République donne l’impression de prendre comme modèle Paul Kagamé qui a installé un régime répressif au Rwanda.  Supprimer une institution autonome pour mieux contrôler l’organisation des élections, c’est bien une offre de courtisans que le Chef de l’Etat ne repousserait pas. C’est trop tentant.

Un nouvel échec…

Après l’échec du projet de révision de la Constitution en avril dernier, Patrice Talon pourrait également essuyer une nouvelle déculottée. En effet, s’il réussit avec la ruse et la rage à faire passer le projet portant suppression de la Cena au Parlement, avec la complicité de ses députés godillots, le Chef de l’Etat pourrait bien faire face à l’opposition de la Cour constitutionnelle. La création de la Cena reste en réalité une avancée démocratique réelle. Et tout prouve que sa disparition donnerait un coup de frein au processus de démocratisation en cours. Pour rappel, lorsque la Commission électorale avait été créée en 1994 à la veille des premières législatives, elle avait suscité des controverses. Le Chef de l’Etat d’alors avait saisi la Haute juridiction pour contrôle de constitutionnalité. La Cour constitutionnelle par sa décision Dcc 34-94 du 23 décembre 1994 avait affirmé que « la création de cet organe participe des prérogatives constitutionnelles du Parlement et ne viole pas le principe de la séparation des pouvoirs », mais a surtout reconnu que « la Cena s’apparente à une autorité administrative indépendante du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif». Mieux, les 7 Sages ont souligné que « l'institution de  la  Cena  se  fonde  sur  les  exigences  de  l'État  de  droit  et  de  la  démocratie pluraliste affirmées dans le Préambule de la Constitution du 11 décembre 1990». Ils montreront par ailleurs que « la création de la Cena (…) est liée à la recherche d'une formule permettant d'isoler, dans l'administration de l'État, un organe disposant  d'une  réelle  autonomie (…) pour l'exercice d'attributions concernant le domaine sensible des libertés publiques, en particulier des élections honnêtes, régulières, libres et transparentes». Autant de formules qui défendent le bien-fondé de l’initiative. La Cour avait ainsi consacré définitivement l’institution comme un régulateur déterminant du système électoral national. S’inspirant de cette jurisprudence historique qui fonde la légitimité et la constitutionnalité de la Cena,  les 7 Sages pourraient bien écarter toute initiative visant à détruire ladite commission et à fragiliser davantage les processus électoraux au Bénin. La Cour s’est bien attribué des rôles par le passé pour épargner le Bénin du pire. Elle n’hésitera pas à nouveau à faire preuve d’audace en rejetant un projet porteur de germes de déstabilisation.

Mike MAHOUNA         

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Gouvernance à l’ère du Nouveau départ : Les députés Non Bmp font le procès de Talon

talon-et-houngbedji

La minorité parlementaire s’est exprimée hier lors de l’ouverture la 6ème session extraordinaire de l'année 2017. Dans une déclaration faite par  Justin Adjovi, le bloc des députés qui ont voté contre le projet de révision de la Constitution ont peint en noir la gouvernance Talon. Ils en ont profité pour mettre en garde contre tout projet de la suppression de la Cena.
Lire ci-dessous la déclaration

Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Chers membres du Bureau de l’Assemblée Nationale,
Honorables députés,

Chers collègues,

Depuis février 1990, soit plus de 27 ans déjà, notre pays, la République du Bénin, s’est résolument engagé sur la voie de la démocratie, démocratie dont il est d’ailleurs le berceau en Afrique. Mais depuis peu, il est dans des incertitudes,  et les élus du peuple que nous sommes, avons l’obligation de dénoncer cet état de chose, quoi qu’il nous en coûte, au risque d’être complice devant l’histoire.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

L’histoire de notre pays, de notre peuple, est jalonnée de lutte, une histoire, qui comme, celle de beaucoup d’autres peuples qui refusent de subir n’est pas un long fleuve au cours tranquille. Nous devons y puiser les valeurs,  qui nous permettent d’être en phase avec cette phrase de notre hymne national « Enfants du Bénin  débout »

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, qui d’entre nous n’a pas applaudi le Président de la République lorsqu’alors candidat, il a donné à notre peuple l’espoir de l’avènement d’une justice libre, espoir résumé par cette phrase «  un Etat qui ne respecte pas les décisions de justice est un Etat voyou »

Qui n’a pas rêvé d’un Bénin plus démocratique en entendant le candidat Patrice TALON dénoncer les supers pouvoirs d’un Président de la République trop puissant, pouvoirs qu’il avait donné l’assurance de ramener à leurs justes contenus s’il était élu ?

Qui n’a pas vu venir l’éclosion de notre économie lorsque le candidat Patrice TALON, en tandem avec un des plus grands opérateurs économiques du pays lors de la campagne  pour le 2ème tour de l’élection présidentielle a déclaré que ce dernier serait son principal allié s’il devenait Président de la République ?

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, les interrogations sont nombreuses et il serait fastidieux de vouloir les énumérer.

Mais voilà le candidat Patrice TALON désormais président de la République pour que naissent d’autres interrogations.

Notre peuple vit avec angoisse

Les conflits d’intérêts au sommet de l’Etat dont les plus grandes manifestations sont le fameux PVI à histoire, les achats de domaine de l’Etat non mis en vente, le monopole sur le Coton et l’anacarde, les marchés gré à gré, les attributions fantaisistes d’agréments, et la liste est longue

Le limogeage et la traque des responsables syndicaux et de la société civile qui s’opposent aux actes illicites.

L’acharnement politique contre Maires, Députés, anciens Directeurs Généraux, anciens Ministres, opérateurs économiques et menaces sur certains responsables d’institutions qui refusent de croire au prétendu nouveau départ.

L’organisation de concours frauduleux, notamment au niveau de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale et de la justice alors que le Président avait fait de l’un de ses thèmes de campagne, la lutte contre la fraude

Les redressements fiscaux sélectifs à travers la mise en exécution d’un plan de destruction des opérateurs économiques nationaux. Sinon, comment comprendre qu’un harcèlement fiscal de plus de 165 milliards de francs CFA  soit adressé à un seul opérateur économique pendant que le PVI est exonéré de toutes taxes et droits douaniers.

L’accentuation de la pauvreté au lieu de sa réduction  

Les déguerpissements sauvages de nos mères, épouses, sœurs et frères du site d’exercice de leurs activités économiques

Le licenciement en masse, les recrutements ou nominations de parents et amis du cercle restreint du pouvoir au mépris de toute déontologie

Le mépris des lois, notamment celles sur le RAMU et le Cos-lépi et l’application de lois rejetées par la Cour Constitutionnelle

La démobilisation hasardeuse des militaires, livrant à la rue des citoyens qui n’ont appris que le métier des armes, ouvrant ainsi la porte à l’insécurité

La vassalisation de l’Assemblée Nationale qui se manifeste entre autre par la mise entre parenthèse de son règlement intérieur qui se traduit notamment par les nombreux ateliers d’imprégnation des députés sur instigation du gouvernement, sur des textes qui ne sont pas introduits à l’Assemblée Nationale

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

La révision du Code électoral qui se prépare en catimini par certains de nos collègues est le prochain complot contre notre peuple. Il se susurre que la CENA est dans le viseur des complotistes. Il nous plait de rappeler ici que la CENA est une expérience heureuse, copiée par les Etats d’Afrique et qu’elle nous a évité les crises post-électorales. Nous voudrions attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la gravité exceptionnelle du risque de disparition ou de défiguration de la CENA ; la Paix post-électorale dans notre pays dépend de ce fleuron de notre démocratie.

Les Béninoises et les Béninois ont encore en mémoire la très vive tension qu’il y avait eu entre le Président de la République et son prédécesseur. Si l’élection présidentielle de 2016 avait été organisée par le Ministère de l’Intérieur, nous sommes tous conscients du risque de trouble que cela aurait engendré.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Depuis l’historique vote du 04 avril 2017, l’Assemblée Nationale est comme coupée en deux hémisphères : La majorité parlementaire et la minorité parlementaire.

La minorité parlementaire, signataire de la présente déclaration se félicite de l’issue de ce vote qui a été précédé par une montée inquiétante de la tension dans notre pays par des manifestations çà et là, notamment devant le parlement. Certains naïfs pensaient que détenteur de la force publique, le gouvernement aurait maitrîsé la situation ; erreur. Il y avait plus fort au Burkina-Faso voisin ; même le redoutable Shah d’Iran qui avait une sécurité des plus redoutables dans la région Asie a dû son salut à la fuite pour aller finir en exil.
Nous avons la conscience claire sur notre vote de ce 04 avril 2017 et nous recommencerions si cela était à refaire.

Nous voulons ici également saluer nos collègues qui n’ont pas eu la même vision que nous ce 04 avril 2017. Ils ont voté en leur âme et conscience, et c’est cela aussi la démocratie. C’est pourquoi nous exigeons qu’il nous soit reconnu aussi ce droit à la liberté et à la différence, que certains ont du mal à accepter.

La dernière manifestation de cette incurie a été l’attitude du préfet du plateau qui, à l’occasion des manifestations du 1er août 2017, a invité les populations à lyncher un de nos collègues pour avoir émis son vote contre la révision de la Constitution.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Nous nous insurgeons et élevons la plus vive protestation contre le comportement de ce préfet inculte et anti-démocrate et exigeons que l’Assemblée Nationale se saisisse du dossier afin que de pareils comportements ne se répètent à l’avenir.

Notre vote du 04 avril 2017, Monsieur le Président, a permis au Gouvernement de lancer la vulgarisation de son PAG. Ne serait-ce que pour cela, le Gouvernement devrait nous en être reconnaissant. Notre pays est résolument et irréversiblement engagé sur la voie de la démocratie ; il ne reculera pas quelles que soient les intimidations ; qu’on se le tienne pour dit. C’est en raison de cet engagement que du haut de cette tribune, nous appelons notre peuple à la vigilance…

Vive la Démocratie
Vive le Bénin
Je vous remercie

Ont signé les Députés de la minorité parlementaire

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Affaire Ofmas et recours excessif aux emprunts obligataires : Indigné, Léonce Houngbadji interpelle le gouvernement

leonce-houngbadji

Le président du Parti pour la libération du peuple (Plp) était face à la presse hier, Mercredi 27 Septembre 2017. Léonce Houngbadji a exprimé son inquiétude face à la dégradation de l'environnement politique, social et économique, marquée par les divergences, les crises, la mal gouvernance, la corruption, l’impunité et les conflits d’intérêts. C’est la salle de Conférence de l’Hôtel Azalai de Cotonou qui a servi de cadre à sa déclaration.

Le Président du Parti pour la libération du peuple (Plp), Léonce Houngbadji n’entend pas observer la loi du silence, face à la multiplication des crises et des scandales politico-financiers et économiques. Et dans cette perspective, le Plp a saisi le 11 septembre 2017, la Directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi) à Washington par rapport aux conséquences de l’exécution de contrats « léonins » par le Gouvernement béninois sur les finances publiques et le rôle que joue «l’ami et le confident» Olivier Boco, Président du Conseil d’administration de Bénin control Sa, sur la plateforme portuaire.

Une République des affaires

Parmi les affaires ayant suscité le cri d’alarme de Léonce Houngbadji, figurent les exonérations fiscales et douanières accordées à Bénin Control Sa, à Webb Fontaine Group et à d’autres sous-traitants, le 15 mai 2017, par le ministre de l’Economie et des finances, Romuald Wadagni, dans le cadre de la mise en œuvre du Pvi-Ng. L’orateur juge lesdites exonérations de massives et hors normes et ce, au mépris du code des douanes, du code général des impôts et du code des investissements. Avec ces avantages hors réglementation, explique-t-il, le prestataire peut gagner 100f et déclarer 30f à l’Etat. Dans le cas du Pvi-Ng, l’Etat béninois n’a aucun moyen de vérification, affirme-t-il. Selon ses propos, les évaluations des marchandises demeurent dans les mains de Bénin control, faisant des douaniers de simples exécutants. Le président du Plp dénonce des manipulations constantes dans les relations contractuelles entre Bénin control (Bc) et Webb fontaine group (Wfg), prévoyant la rémunération payable à Wfg par Bc pour 30.000 F Cfa Ht par transaction, alors que le contrat de services du 5 août 2016, liant les deux entreprises, dans le cadre de la mise en œuvre du Pvi-Ng, fixe la même rémunération pour les services fournis payable par Bc à Wfg, 0.38% Ht de la valeur FOB totale des importations des biens. Léonce Houngbadji attire par ailleurs, l’attention des Béninois sur le taux d'endettement public qui est passé de 42% au 31 mars 2016 à 53% au 30 juin 2017, soit une augmentation de 11% en 15 mois de gestion, en raison principalement des emprunts obligataires et émissions de bons du Trésor. Face à ce tableau sombre, le Plp lance un appel à la vigilance et à la mobilisation du peuple béninois. Il propose enfin un dialogue politique national.

Thomas AZANMASSO

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Séminaires parlementaires répétitifs à l’hôtel Jeco de Dassa : Le député Okoundé dans un conflit d’intérêt ?

Jean-Eudes-Okounde

L’hôtel Jeco de Dassa serait-il devenu le quartier général des députés de la 7ème législature ? A ce jour, le constat fait état d’une prédilection des députés pour cet hôtel lors des séminaires parlementaires. Cela pourrait être un fait tout à fait anodin si Jeco Hôtel n’était pas en réalité la propriété d’un député de la 7ème législature, en l’occurrence Jean-Eudes Okoundé.

Plus d’une fois déjà, les députés de la 7ème législature se sont retrouvés à Jeco Hôtel de Dassa Zoumè pour des séminaires. C’est le cas par exemple du séminaire sur l’étude de 12 propositions de loi inscrites à l’ordre du jour de la 2ème session extraordinaire de 2017 qui s’est déroulé du vendredi 24 février au mercredi 1er mars 2017, soit 6 jours durant. Les 27 et 28 juin 2017, les députés étaient également à Jeco Hôtel pour l’appropriation de la proposition de loi portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation des sachets en plastique en République du Bénin et du projet de loi relatif à la protection, l’aménagement et la mise en valeur de la zone littorale du Bénin. Une proposition de loi dont l’initiateur n’est autre que le député Jean-Eudes Okoundé. Il n’en fallait pas plus pour inspirer un quotidien de la place qui avait titré dans le temps : « L’He Jean-Eudes Okoundé s’offre un séminaire parlementaire dans son hôtel à Dassa pour étudier sa loi ». Juste au lendemain de ce séminaire, jeudi 29 juin, un autre séminaire, sur la proposition de loi portant régime juridique du bail à usage d’habitation, a débuté dans la même ville. En août 2017 dans le même hôtel, un autre séminaire dit d’imprégnation  a duré 5 jours.

C’est vrai qu’il leur arrive d’aller aussi à Agoué pour des séminaires. Mais ça ne fait aucun doute que Jeco Hôtel est de loin la préférence des organisateurs de ces séminaires parlementaires compte tenu de la fréquence à laquelle les députés s’y rendent. Point n’est besoin de dire que la 7ème législature a une préférence particulière pour la ville de Dassa Zoumè mais surtout pour l’Hôtel Jeco de Jean-Eudes Okoundé. Ceci amène à poser la question de savoir s’il n’y a pas là un conflit d’intérêt étant donné que c’est un parlementaire qui prend fréquemment ce marché au Parlement. Qu’il vous souvienne que dans le cadre de la construction du siège de l’Assemblée nationale qui s’est révélé être un scandale, il s’est avéré que des députés avaient pris également des marchés. Ce qui, sans doute constitue un handicap à la manifestation de la vérité et à la volonté de faire rendre gorge à tous ceux qui sont impliqués dans ce scandale où sont engloutis 14 milliards FCfa du contribuable. Même s’il n’existe pas de loi qui interdit cette forme de conflit d’intérêt, l’éthique aurait voulu qu’en sa qualité de député, l’He Jean-Eudes ne prenne aucun marché à l’Assemblée nationale. Cela va de la crédibilité des politiciens Béninois.

M.M

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Retour des dissidents au sein du Prd : Charlemagne Honfo sur les traces de Michel Bahoun

charlemagne-honfo

Le weekend dernier a été marqué par le retour au sein du parti Prd de  l’ancien député  André Koukoui et de son épouse. Une action saluée par beaucoup et qui fait souffler un bon vent au sein de cette famille. Ceci a été réalisé grâce au leadership dont fait montre le Maire Charlemagne Honfo. Il vient, par cet acte, confirmer ses capacités de rassembleur comme d’ailleurs chez le Maire Michel Bahoun qui avait réalisé le même exploit dans sa commune avant même les élections législatives passées. Le mot d’ordre d’après les élections présidentielles lancé par le président Adrien Houngbédji est donc suivi. Charlemagne Honfo a fait revenir au bercail  du Prd, certains gros bonnets qui étaient partis pour des raisons qui leurs sont propres. André Koukoui ex-député Prd, Bérénice Koukoui ex première adjointe au maire de Sème-podji, le conseiller Ayaba et le chef ville d’Agbalilame sont les gros poissons que  le maire Honfo a pu repêcher pour le compte du Prd.  Sèmè-Kpodji est donc sur les traces d’Akpro- Missérété car l’ancien député Prd Hounkanrin Joseph, Frédérique Dossou, le conseiller Agossou Pierre  et autres sont  revenus au sein du Prd et ont même bénéficié d’un bon positionnement sur la liste lors des élections communales. ce qui leur a permis d’être élus conseillers même 1er adjoint au maire pour ce qui est du cas de Joseph Hounkanrin.

Kola Paqui

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Gestion de l’Assemblée nationale : Gabégie sous Houngbédji

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A l’ère de la Rupture et sous la présidence de Me Adrien Houngbédji à l’Assemblée nationale, les députés sont gâtés. Tellement le Parlement est arrosé financièrement que cela suscite d’inquiétudes dans les rangs. Les chuchotements s’amoncelant, votre journal Matin Libre est allé fouiner dans les couloirs du Palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Les données collectées sont renversantes et interpellent.
 

De nos investigations auprès de sources bien introduites au Parlement, au cours de la deuxième quinzaine du mois d’Août 2017, chaque député a miraculeusement reçu la somme de quatre millions cinq cent mille (4.500.000) francs Cfa. Cette générosité débordante et soudaine de l’institution parlementaire, présidée par Me Adrien Houngbédji, a motivé ceux qui n’y comprenaient rien à pousser leur curiosité par rapport à un tel don. Mais il leur a été simplement dit de s’en servir pour aller rencontrer leurs mandants. Or, faut-il le rappeler, en 2016, dans le cadre du projet de la révision de la Constitution qui a échoué, c’était déjà cinq millions (5.000.000) francs Cfa par tête et pour le même objectif, avait-on dit. C’est un secret de polichinelle puisqu’à la suite de la doyenne d’âge Rosine Vieyra Soglo, le député Gildas Agonkan l’a avoué dans les médias. A la question de savoir si c’est une tradition ou une pratique courante au Parlement, une source s’en indigne : « Ca ne correspond à rien et c’est quand même l’argent du contribuable ». Elle poursuit : «  Sous le président Nago ça se faisait mais il ne donnait pas autant d’argent. Il vous donne 1 million mais il exigeait qu’on fasse des tournées pour aller expliquer des actions du Parlement dans nos circonscriptions. Et c’était des délégations. C’est quand vous y allez qu’on vous paie là-bas. Cela veut dire que quand vous n’y allez pas, vous n’êtes pas payé. On est payé au maximum à 1million, sinon c’était 500 ou 600.000 FCfa. Et avec ça on payait l’essence, le manger… ». De l’argent frais qui pleut à gogo sur l’Assemblée nationale, cela devrait interpeller tout adepte de la lutte contre la corruption et de la promotion de la bonne gouvernance. Surtout lorsqu’on se rappelle que courant 2016, parce que les députés burkinabé se sont octroyés chacun un million (1.000.000) francs FCfa pour aller faire des tournées dans leurs circonscriptions administratives, les fonctionnaires burkinabé ont déposé une motion de grève pour manifester leur désapprobation contre une telle chose.  

Dans la droite ligne…  

Parlant toujours de la façon dont les ressources publiques sont gérées, il y a ces séminaires et ateliers organisés ici et là ces derniers mois par l’Assemblée nationale. En effet, selon des témoignages, ces assises ne sont rien d’autres que des rendez-vous pour se partager les sous. Et généralement, le personnel d’appui, autre que les assistants, fait au moins le double des députés. A titre illustratif, au dernier séminaire d’imprégnation des députés qui s’est tenu à Dassa-Zoumè, non seulement députés et personnels ont été logés et nourris, mais chaque parlementaire, de sources bien renseignées, a eu une enveloppe de cinq cent mille ( 500.000) francs Cfa, sans compter bien évidemment le personnel administratif, les chauffeurs (deux pour certains députés) et les gardes du corps. Dans un pays où le gouvernement a opté pour la suspension de certaines primes et avantages à ces mêmes ateliers et séminaires chez certains cadres dans l’administration publique, il y a matière de réfléchir.  

Troisième fait qui fait dresser les cheveux sur la tête, c’est le recrutement d’une soixantaine d’agents en février 2017 par l’institution parlementaire. Un recrutement qui, d’après nos recoupements, a été fait suite à la grogne de membres de la Conférence des présidents. Ces derniers n’étant pas d’accord que le président se taille la part du lion, ont réussi au finish à placer, eux aussi, les leurs (un pour certains, deux pour d’autres). Est-il besoin de mentionner que depuis qu’ils ont été recrutés, ces agents n’ont pas encore reçu, à ce jour, d’affectation et tournent en rond dans la maison Parlement quand bien même leur situation salariale est déjà régularisée. L’Assemblée nationale accepte-t-elle vraiment de payer des oisifs mieux traités que dans la fonction publique ?

Le quatrième fait qui s’invite au débat sur la gestion des ressources publiques, c’est l’achat des trois véhicules haut de gamme précisément de marque « Jaguar ». Selon nos enquêtes, ils sont affectés à trois députés membres du Bmp. Qu’est-ce qui pourrait justifier l’achat de tels véhicules dans un contexte de morosité économique où on parle de sobriété ? L’autre préoccupation est que s’il est vrai que certains députés, forts de statut de président de groupe parlementaire, peuvent bénéficier de ces véhicules, il y en a par contre qui ont déjà perdu cette casquette mais curieusement continuent de bénéficier de ces privilèges. Autrement dit, comment se fait-il que de simples députés désormais continuent d’avoir droit à un véhicule administratif ? Alors même que n’eut été le chef parc de l’Assemblée nationale, la doyenne d’âge Rosine Soglo se verrait son véhicule retiré sous prétexte qu’elle n’est plus présidente de groupe parlementaire. Et pourtant comme elle, d’autres sont dans le cas mais n’ont pas été approchés. Pour l’heure, nous taisons les noms des concernés.

Une largesse incompréhensible…Pourquoi ?

Dans les couloirs de l’Hémicycle, plusieurs députés continuent de se surprendre de cette poule aux œufs d’or qu’est devenue subitement leur institution. Ils ne s’en reviennent pas surtout que c’est sous la présidence de Me Adrien Houngbédji, connu pour sa rigueur, que de telles largesses aient droit de cité. Est-ce que tout ceci est fait exprès parce que Adrien Houngbédji qui a signifié son appartenance à la mouvance présidentielle est en train d’aider le chantre du Nouveau départ à entretenir les députés afin de mieux conserver sa majorité du « Bmp » (Bloc de majorité présidentielle) ? D’où proviennent ces liasses distribuées allègrement ? Le président Houngbédji, forclos pour les échéances présidentielles, joue-t-il son avenir politique en mettant à l’aise ses pairs afin d’avoir une législature apaisée pour une éventuelle réélection à un perchoir que continuent de lorgner les anciens présidents de l’institution ? La préoccupation reste entière pour le moment. Autant de liquidité pour quelle finalité ? Les prochains jours nous édifieront…

Worou BORO

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Conclave des partis dérivés du Fard-Alafia : Encore une alliance de circonstance

alliance-politique

Du déjà vu, est-on tenté de dire à l’annonce du rassemblement des forces politiques dérivées du Fard-Alafia. Les hommes politiques béninois ont cet instinct de se repositionner sur l’échiquier politique à l’approche d’échéances électorales annoncées comme celles de tous les dangers. Et l’inconnu ici, c’est les législatives de 2019.

La présidentielle de 2016, avec à l’arrivée la victoire de Patrice Talon, a pour conséquence la recomposition de la classe politique. Les hommes politiques traditionnels ne vendaient pas chère la peau de l’homme d’affaires. Son avènement au pouvoir a donc bouleversé la donne. De nouveaux ovnis politiques, forts de leur proximité avec le nouvel homme fort, font leur apparition sur la scène publique. Les politiciens traditionnels sentent alors le danger frapper à la porte. Même le retournement spectaculaire de veste n’est plus un gage d’un bon positionnement. Alors face au danger, l’instinct de survie amène les politiciens à se rassembler afin d’espérer peser dans la balance. Ensemble on est plus fort, devient le mot d’ordre de gens qui, pourtant ensemble hier, se sont séparés pour mieux se combattre sur le terrain des intérêts personnels et égoïstes. On se réunit pour bénéficier des avantages du pouvoir ou pour l’affronter. Dans l’un ou l’autre des cas, ces unions ne durent que le temps d’une échéance électorale. Cette épreuve conjuguée au passé, les intérêts deviennent divergents. On en a vu avec l’Ubf, la majorité présidentielle du temps du général Mathieu, l’Union fait la nation, l’Alliance Soleil à la veille des législatives de 2015 et maintenant avec les Fcbe. Comme ces ancêtres, il est à craindre que l’idée d’une force politique unique du septentrion que prône aujourd’hui le Fard-Alafia ne subsiste qu’aux élections de 2019. La perspective de la  présidentielle de 2021 suffit pour voir ce regroupement  hétéroclite volé en éclats, chacune des composantes à nouveau à la recherche de l’oiseau rare auprès de qui elle pourra assurer sa survie politique après 2021.

B.H.

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Justification de la gouvernance sous la Rupture : Ayadji contraint de citer Yayi en référence

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L’ancien Secrétaire général adjoint du Syndicat des travailleurs de l’administration des transports et des travaux publics  (Syntra- Ttp) a dû proclamer les mérites du régime du Changement. Pour se tirer d’une scabreuse affaire, Jacques Ayadji  n’a pas hésité à étaler le savoir-faire de Yayi Boni.

Le bilan de Yayi Boni n’était donc pas aussi nul comme le laissait croire Jacques Ayadji. Presque noyé dans un dossier qui cacherait un scandale, le directeur général  des Infrastructures est obligé de reconnaître certains efforts de l’ancien régime. Face à la presse, la semaine écoulée, Jacques Ayadji déclarait au sujet du dossier Ofmas international : « ( …) Ofmas devrait chercher les financements que l’Etat va garantir et commencer à rembourser à la réception provisoire des travaux. Il s’est fait qu’au nombre des axes qui ont été confiés à Ofmas, il y en a un qui crée énormément de souffrances aux populations. Je veux parler de l’axe Porto-Novo–Akpro-Missérété… Le gouvernement conscient du délai nécessaire à l’entreprise pour la mobilisation des financements et soucieux du règlement diligent des souffrances des populations, a décidé de mettre à titre de préfinancement, des moyens à disposition de l’entreprise pour que dans l’urgence, elle réalise ce tronçon». Il précisera : « ce n’est pas une nouveauté. Nous l’avons fait sur le projet aéroport-place de souvenirs sous le gouvernement de Yayi Boni ».  Jacques Ayadji soutient que le choix fait par le gouvernement est le meilleur. Patrice Talon  et ses collaborateurs n’auraient donc commis aucun crime en préfinançant un projet Bot (build, own and transfer), l’ancien président Yayi Boni ayant fait recours à cette pratique.  Un raisonnement plutôt étrange. Il est étrange d’autant qu’il est conçu et soutenu par un détracteur du régime de Yayi Boni. Jacques Ayadji n’a jamais décelé un acte positif dans la gestion de l’ancien Chef de l’Etat. A l’entendre, tout était mauvais sous l’ancien régime. Les transports seraient selon lui, le secteur dans lequel le Changement a fait un bilan calamiteux. « Le secteur des travaux publics et des transports est un secteur dans lequel le gouvernement béninois a échoué depuis 2006 », avait même affirmé l’ancien Secrétaire adjoint Syntra-Ttp au cours d’une émission de télévision. Curieusement, Jacques Ayadji devenu directeur général des infrastructures trouve des points positifs dans la gouvernance du régime du Changement. En réalité, le gouvernement est au cœur d’une forte polémique et il fallait se défendre. Il fallait démontrer que les reproches faits au régime de la Rupture sont des pratiques régulières. Pour minimiser et dédramatiser la polémique qui enfle depuis le limogeage du ministre Hervé Hêhomey, Jacques Ayadji a dû ravaler ses vomissures. Donneur de leçon hier, le directeur général des Infrastructures est obligé de renoncer à ses "convictions" face aux dures réalités du pouvoir. Il a fait des concessions. Il devra en faire davantage dans les prochains jours, car le régime de la Rupture ne réinventera jamais la roue.

Mike MAHOUNA

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Amitié de longue date Talon-Hêhomey : la politique s’interpose !

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Comme une trainée de poudre, la nouvelle du limogeage du désormais ancien ministre des Infrastructures et des transports, a fait le tour des réseaux sociaux et de la presse aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. On était la soirée du 18 septembre 2017. Pour beaucoup, c’était la grosse surprise. Patrice Talon pouvait toucher à certains pions sauf à Hervé Hêhomey dont le rapprochement et l’amitié ne sont plus à prouver.
 
C’est une lapalissade que de dire qu’entre le président Patrice Talon et son ex ministre Hervé Hêhomey c’était une histoire d’arbre et de son écorce. Homme de confiance, Hervé Hêhomey était au cœur de la conduite de certains projets de l’opérateur économique qu’était Patrice Talon. C’est une amitié de longue date au point où très peu pourraient pronostiquer une si brutale séparation. Même le ministre Hêhomey ne pouvait imaginer un tel scénario. Mais comme l’affirment certaines langues, la politique a ses raisons que la raison elle-même ignore. Autrement, si Patrice Talon n’avait pas été à la politique pour exercer le pouvoir d’Etat, pourrait-il se débarrasser de la même façon de celui qui a été pendant longtemps son collaborateur ? De toutes les façons, que ça soit l’un ou l’autre des arguments avancés pour justifier l’éviction du désormais ancien ministre des Transports de Patrice Talon, il y a une dose de politique ou d’intérêt derrière. En effet, quand on admet que c’est parce que Hervé Hêhomey n’a pas vite déféré aux injonctions du chef de l’Etat pour aller constater l’effondrement d’un pont à Gogounou dans la partie septentrionale du pays, c’est nul doute que pour le chef du gouvernement, il y a un intérêt politique qui se cacherait derrière le volet social qui lui tiendrait à cœur et qu’on tente de faire passer dans l’opinion. Et c’est le même calcul politique qui sous-tendrait ce limogeage que beaucoup lient aujourd’hui au chantier routier Porto-Novo-Akpro Missérété. Il est donc clair que là où il y a un enjeu ou un intérêt politique à préserver, l’amitié peut être sacrifiée. Quand on analyse bien, Hervé Hêhomey ne le savait pas ou qu’il n’a pas bien internalisé cette réalité. Sinon, il allait certainement mettre de bémol dans sa façon de servir le chef    ; lui qui pensait, sans doute, être son protégé ou son homme de confiance. Loin s’en faut. Le collaborateur ou l’ami n’est qu’un fusible. Et quand le pouvoir politique s’y mêle ou s’interpose, c’est vite fait !

Worou BORO

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