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Politique

Impasse électorale au Bénin : Nago invite le gouvernement à se montrer responsable

nago

Le retard dans l’organisation des élections était au cœur de la cérémonie de présentation des vœux à l’Assemblée nationale hier mardi 06 janvier 2014. Dans le discours adressé à l’hémicycle, le président Mathurin Nago a demandé au gouvernement mais aussi au Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) de se montrer responsables pour éviter le pire au Bénin.

Le gouvernement a un  grand rôle à jouer face à l’impasse électorale à en croire le président de l’Assemblée nationale. Hier, face à ses collègues, il l’a martelé avec insistance pour montrer l’urgence qu’il y a à sauver la démocratie  béninoise menacée. «Je voudrais faire appel à une prise de conscience individuelle et collective pour que nous puissions tous comprendre et assumer entièrement la responsabilité qui nous revient dans la tenue des prochaines élections. J’en appelle également à l’esprit de responsabilité du gouvernement, du Cos-Lépi et de la classe politique tout entière afin de garantir à notre peuple des élections transparentes crédibles et apaisées», a déclaré le président Mathurin Nago. Certes, il a également cité le Cos-Lépi et la classe politique. Mais compte tenu des passes d’armes enregistrées ces derniers mois entre le président de l’Assemblée nationale, la majorité présidentielle et dans une certaine mesure la présidence de la République à propos des actions du Chef de l’Etat suite à la polémique autour de la bretelle de Bopa, de nombreux observateurs soutiennent que Yayi Boni est visé au premier chef puisque, ont-ils confié, l’Exécutif a sa part de responsabilité dans le grand retard observé dans l’organisation des élections municipales, communales et électorales. Mathurin Nago a été encore précis dans son appel en rappelant à l’Exécutif des propos tenus par le Pape Benoît XVI lors de son passage à Cotonou en novembre 2012. «Ne privez pas vos peuples de l’espérance ! Ne les amputez pas de leur avenir en mutilant leur présent ! Ayez une approche éthique et courageuse de vos responsabilités et, si vous êtes croyants, priez Dieu de vous accorder la sagesse ! Cette sagesse vous fera comprendre qu’étant promoteur de l’avenir de vos peuples, il faut devenir de vrais serviteurs de l’espérance», avait déclaré l’ancien souverain Pontife. Le Saint père s’est adressé à l’occasion  aux dirigeants africains. Mais le rappel fait hier par le président Nago n’est pas anodin. Et l’Exécutif et son chef ont certainement pu décrypter le message.   

Allégresse SASSE 

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Pour l’organisation des élections : La Plateforme demande l’utilisation des données du Rena/Lépi

lepi

Réunis en Assemblée générale lundi O5 janvier 2015, les membres de la Plateforme ont constaté l’échec des activités du comité préparatoire du dialogue politique national. Ils ont par conséquent appelé le peuple à exiger l’utilisation pour les prochaines élections des données recueillies au cours du processus de réalisation du Rena/Lépi. Lire le communiqué de presse publié à cet effet.

Communiqué de presse

La Plate-Forme des organisations démocratiques pour des élections crédibles au Bénin s’est réunie en Assemblée Générale le lundi 5 Janvier 2015, au Siège de l’Union fait la Nation, à Cotonou.
L’Assemblée Générale de la Plate-Forme, après avoir reçu, analysé et approuvé le compte-rendu de la participation de sa Délégation au Comité Préparatoire du Dialogue Politique, s’est félicitée de l’exceptionnelle qualité de sa contribution aux travaux dudit Comité Préparatoire.
L’Assemblée Générale de la Plate-forme s’est réjouie des positions patriotiques exprimées par les délégations du PRD et de la RB et les remercie de leur comportement républicain et résolument engagé vers la défense des intérêts majeurs de notre Peuple, à ce carrefour important de notre histoire.
L’Assemblée Générale de la Plate-Forme a tenu, en outre, à expliquer à notre peuple, ce qui suit.
1.    Le Dialogue Politique envisagé ne relève pas de la mansuétude de Yayi Boni, mais constitue l’un des fruits de ses luttes quotidiennes en général et particulièrement de ses marches organisées les 29 Octobre, 10 et 11 Décembre 2014. Le pouvoir de Yayi Boni, acculé de toutes parts, y compris par les Partenaires Techniques et Financiers du Bénin, a fini par accepter du bout des lèvres, un Dialogue qui s’est imposé à lui. La Plate-Forme a accepté de participer à ce Dialogue politique, parce que profondément convaincue que « ça na va pas » et qu’en situation de crise, les premières victimes, ce sont nos braves populations, les femmes et les jeunes défavorisées et écrasées par la misère imposée par la gouvernance scandaleuse de Yayi Boni. Or la crise est là. Le Peuple la vit quotidiennement. L’impasse est là et crève les yeux. Mais les FCBE, leur gouvernement et leur Chef estiment qu’il n’y a ni crise, ni impasse et que tout va bien.
2.    Il devient clair que le « Dialogue Politique », accepté si facilement par Yayi Boni ne pouvait être qu’un leurre. Quand on sait que le même Yayi Boni avait fait obstruction à tout dialogue politique quand, en 2008/2009, les scandales du CEN-SAD déboussolaient notre peuple désabusé. Quand on sait qu’il n’y avait pas accédé au moment où ses complices de ICC Service dépouillaient des milliers de nos concitoyens et mettaient nos banques à genoux. Lui, Yayi Boni ne voulait rien entendre d’autres, quand il voulait s’abriter derrière une LEPI bâclée pour proclamer son KO électoral. Quand ce même Yayi Boni et ses partisans se font aujourd’hui, chantre du dialogue, c’est dans l’espoir de fabriquer un arrangement au sommet entre apatrides, pour lui permettre d’enfoncer davantage notre pays dans le gouffre, avec notre complicité. En posant des préalables de bonne foi, nous le mettions devant ses responsabilités. Nous n’entendions ni nous faire complice de l’apatridie, ni les dindons d’une farce qu’il s’apprêtait à organiser.
3.    Les préalables posés par la Plateforme, le PRD et la RB visaient à tester la bonne foi et la sincérité de Yayi Boni et de ses partisans puisqu’ils ont embouché la trompette du dialogue politique. Et vous avez constaté vous-même leur réaction. Que veulent-ils en réalité, ces gens qui refusent d’avance, que soient mis en œuvre,  les points d’accord, c'est-à-dire, ce sur quoi on se sera entendu, à l’issue du dialogue ?
L’Assemblée Générale de la Plate-Forme lance un appel patriotique à la jeunesse, aux femmes et hommes de bonne volonté, aux patriotes membres institutions de la République, particulièrement à tous les députés de l’Assemblée Nationale, afin que chacun, en ce qui le concerne, prenne ses responsabilités devant l’Histoire. Yayi Boni et ses partisans ne veulent pas d’un Bénin paisible, démocratique et convivial. Yayi Boni et ses partisans ne veulent pas se soumettre à la volonté populaire. Ils veulent tout soumettre à leur arbitraire. Exigeons et arrachons de l’indéfendable COS-LEPI, la base des données recueillies au cours du processus de réalisation du RENA/LEPI, et allons aux élections.
Montrons à Yayi Boni et à ses partisans l’inefficacité de la rouerie politique, du double langage et de la démagogie. On peut tromper un peuple, une partie du temps. Mais on ne saurait tromper tout le peuple tout le temps.

Fait à Cotonou, le lundi 5 Janvier 2015
La Plate Forme

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Actualisation de la liste électorale dans l’Atlantique et le Littoral : Des élus locaux sensibilisés sur la phase de ratissage

elections

La Coordination départementale Atlantique/Littoral du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi) a tenu une séance de travail avec les élus locaux hier lundi 5 janvier 2014 à la Préfecture de Cotonou. Lesdits élus ont été sensibilisés sur l’organisation de la phase de ratissage du processus de correction de la Lépi qui se tient du 5 au 10 janvier 2015 sur toute l’étendue du territoire national.

Les élus locaux de l’Atlantique/ Littoral sont désormais informés sur le rôle qui leur incombe dans la tenue de la phase de ratissage du processus de correction de la Lépi. A en croire Me Hélène Kèkè Aholou, la Coordonnatrice Cos-Lépi desdits départements, l’accompagnement des élus locaux est déterminant pour la réussite de l’opération. Selon les explications fournies lors de la rencontre d’hier, cette phase a été programmée suite à un constat du Cos-Lépi. Après les deux étapes du processus d’actualisation, de nombreux citoyens présents dans la base de données de 2011 ne peuvent pas être inscrits sur le fichier électoral en cours de révision. Car, les informations données par ceux-ci lors de l’audit participatif ou lors de l’enregistrement complémentaire ne suffisent pas pour leur permettre de figurer dans la base de données de 2014. Il fallait donc mettre en place cette initiative, selon le Cos-Lépi, pour intégrer toutes les informations de ces citoyens dans la nouvelle base de données. La coordonnatrice Atlantique/Littoral du Cos-Lépi, Hélène Kèkè Aholou soulignera également que l’initiative permettra aux citoyens qui ne se sont pas présentés lors de l’audit participatif ou dont les données sont incomplètes de s’inscrire sur le fichier électoral national. Selon ses dires, les citoyens décédés seront aussi apurés du dispositif. Face à cette mission, le Cos-Lépi a sollicité l’appui des élus locaux qui permettra, à en croire Me Hélène Kèkè,Aholou de consolider la base de données de 2014.

Allégresse SASSE

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Assemblée nationale : Présentation des voeux ce jour

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Les députés de la 6ème législature vont sacrifier ce jour à la tradition. Il s’agit des échanges de civilités à l’orée de la nouvelle année. A cette occasion, sont attendus les membres du bureau de l’institution parlementaire, ceux de la conférence des présidents ainsi que le personnel administratif de l’Assemblée nationale. Ce sont pratiquement des voeux d’au revoir puisque la 6ème législature tire vers sa fin. Autrement dit, c’est le dernier échange de voeux entre députés de cette législature. Le président Mathurin Nago profitera pour faire un bilan à mi-parcours de tout ce qui a été fait durant cette 6ème législature. Ce sera également l’occasion pour le président Nago d’aborder quelque peu les difficultés rencontrées surtout par rapport à ces dernières semaines où l’institution parlementaire a eu des relations très viciées avec l’Exécutif. L’absence de dialogue, de concertations politiques et de différentes concessions devraient être abordée par le président de l’Assemblée nationale dans son allocution. Sûrement qu’on aura des surprises une fois encore au cours de cette séance. Mathurin Coffi Nago se fera le plaisir de présenter une image bonne de lui comme c’est le cas depuis que le dernier tournant est abordé par l’exécutif.

Kola PAQUI

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Coopération sud sud : Le président Issoufou Mahamadou du Niger à Cotonou le 6 janvier

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(Lire le communiqué rendu public à cet effet)

A l’invitation de son frère et ami, Son Excellence Docteur Boni YAYI, le Président de la République du Niger, Son Excellence Monsieur Issoufou MAHAMADOU, effectuera une visite de travail au Bénin, les 06 et 07 Janvier 2015.
La visite du Président de la République du Niger  au Bénin s’inscrit dans le cadre des échanges périodiques et réguliers que les deux Chefs d’Etat entretiennent, dans le cadre du renforcement des relations d’amitiés et de coopération entre leurs deux (02) pays et leurs deux (02) peuples et offrira l’occasion au Chef de l’Etat d’aborder avec son Illustre Hôte les questions d’intérêt commun entre les deux (02) Etats ainsi que des préoccupations sous-régionales, régionales et internationales.
Au cours de cette visite et conformément aux vœux des deux (02) Chefs d’Etat et de Gouvernement, le Bénin abritera le Mardi 06 Janvier 2015, le premier Conseil des Ministres conjoint, décidé à l’occasion de la réunion conjointe d’évaluation de la 10ème session de la Grande Commission Mixte de Coopération Bénino-Nigérienne.
A l’occasion de ce Conseil des Ministres conjoint qui est une innovation de grande portée politique entre le Bénin et le Niger, les deux (02) Gouvernements vont étudier les dossiers d’intérêt communs entre les deux (02) Etats dont entre autres, les questions du Port, de sécurité et de la tracasseries sur le corridor Bénin-Niger, le projet de réhabilitation ou de la construction du tronçon de la ligne ferroviaire Cotonou-Parakou-Dosso-Niamey, le grand projet de Boucle Ferroviaire Bénin-Niger, les questions relatives aux affaires consulaires.

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Elections en Afrique de l’Ouest : Les craintes de l’Osiwa à propos du Bénin

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Vers la fin du mois de novembre 2014, l’Open society initiative for west Africa (Osiwa), dont est membre le politologue béninois, Mathias Hounkpè, avait publié un communiqué de presse sur l’état du processus électoral au Bénin. C’est un communiqué qui soulignait des incertitudes par rapport aux prochaines échéances électorales au Bénin et en Afrique. Lire l’intégralité du communiqué rendu public le 27 novembre 2014.

Communiqué de presse

Des analystes politiques et chercheurs se réunissent pour discuter des défis spécifiques à la région et évaluer les moyens d’assurer la stabilité et la paix pendant les élections de l’année prochaine.
27 novembre 2014 - (Dakar, Sénégal) – Au moment où les citoyens de six pays ouest-africains sont appelés aux urnes pour élire de nouveaux chefs d’Etat en 2015, les principaux décideurs régionaux et internationaux ont commencé à jeter les bases d’un plan d’intervention efficace pour faire face aux défis et risques électoraux y afférent. La rencontre d’une journée, prévue le vendredi 28 Novembre au siège d’OSIWA à Dakar, vise à évaluer les menaces spécifiques liées aux processus électoraux au Nigeria, au Togo, au Bénin, en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Burkina Faso.
‘’ Nous sommes très inquiets de ce que les élections de 2015 soient émaillées de violence, parce que beaucoup de ces pays sont en phases post-crise’’ explique Mathias HOUNKPE, responsable du programme de gouvernance politique à l’Open Society Initiative for West Africa (OSIWA). ‘’ Dans certains pays comme le Bénin et le Nigeria, ces scrutins se tiennent dans un environnement de forte tension et d’insécurité, tandis que d’autres comme la Guinée et la Côte d’Ivoire ont encore du mal à consolider leurs démocraties post-conflit."
L’Afrique de l’Ouest est sous les projecteurs internationaux depuis plusieurs mois, suite au déclenchement en mars d’une épidémie d’Ebola, et au récent bouleversement politique survenu au Burkina Faso. Alors que 2015 est en passe de devenir une année historique dans l’évolution du paysage politique de la région, il y a encore beaucoup de défis majeurs à l’horizon. "Le Nigeria et la Côte d’Ivoire sont probablement les deux pays les plus préoccupants" poursuit HOUNKPE. "Le Nigeria a la plus grande économie du continent, ce qui signifie que toute perturbation dans ce pays nous affecte tous. Ce facteur combiné au cas Boko Haram et à la « troisième » candidature présidentielle de Goodluck Jonathan, en font déjà un environnement électoral risqué. Pour ce qui est de la Côte d’Ivoire, tout peut y arriver. Sa position géographique charnière entre des pays très fragiles de l’Union du fleuve Mano signifie que nous devons examiner de près les risques de résurgence de la violence ".
Les principaux objectifs de cette réunion, conjointement organisée par l’Institut d’études de sécurité (ISS), International Crisis Group et OSIWA en collaboration avec la Direction de la paix, de la démocratie et des Droits de l’homme (DDHDP), visent à utiliser la recherche de terrain pour faire ressortir les défis et les risques spécifiques à chaque pays, créer un espace de dialogue entre diplomates, organisations internationales, société civile, chercheurs, analystes et medias. Il s’agira également d’identifier des plans d’action complémentaires au niveau national, régional et international. ###

 Source : www.osiwa.org/West-Africa-faces-severe-risks-in.html?lang=

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Gigantesque marche de soutien aux actions du chef de l’Etat hier à Kandi : Azizou El-hadj Issa et les Fcbe lancent un signal fort à l’opposition

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Face aux agissements de l’opposition dans leur fief, les leaders des Forces Cauris pour un Bénin Emergent du département de l’Alibori se sont donnés rendez-vous hier dimanche 04 janvier à Kandi pour réitérer leur soutien aux actions du leader charismatique de cette formation politique. Sous l’égide du coordonnateur des FCBE dans ledit département Azizou El hadj Issa, ces ténors de la mouvance présidentielle ont mobilisé près d’une dizaine de milliers de personnes pour battre le macadam à leur côté afin marquer leur territoire. Ainsi, le ministre l’agriculture Azizou El hadj Issa avait à ses côtés, son prédécesseur Sabaï Katé, les ministres Arifari Bako, Théophile Yarou, Bathlémy Kassa, Naomi Azaria, Rufin Nansounon et Aboubacar Yaya ; le directeur général de la Sonapra Idrissou Bako ; les maires de Malanville, Ségbana, Kandi, Karimama, Gogonou et plusieurs dizaines de cadres de département l’Alibori. Sur plusieurs kilomètres, ces milliers de personnes acquis à la cause du président de la République magnifiaient et chantaient à la gloire de ce dernier. Une fois à la mairie de la ville de Kandi, un géant meeting a meublé cette journée de soutien aux actions de développement du président Boni Yayi. Occasion pour les uns et les autres de transmettre un message d’espoir aux populations de l’Alibori avec en toile de fond l’intervention du ministre des affaires étrangères. Arifari Bako a notamment dénoncé l’attitude anti-démocratique des forces de l’opposition ces derniers jours avant d’annoncer que leur cause est perdue d’avance. Pour lui, les opposants devront se faire à l’idée que le président Yayi ira au terme de son mandat contre vents et marées. Le coordonnateur des FCBE de l’Alibori Azizou El hadj Issa a quand à lui invité ces opposants qui perdent la route à rebrousser chemin encore qu’il est temps car les Forces Cauris pour un Bénin Emergent dudit département reste ouvert à toutes les autres forces politiques. Pour le ministre Azizou, le président Boni Yayi peut d’ores et déjà se rassurer de ce que le département de l’Alibori respectera toujours ses consignes pour les échéances électorales. Un signal fort donc que les membres de la famille politique du chef de l’Etat ont lancé aux forces de l’opposition pour leur dire que le département de l’Alibori est une forteresse imprenable des Forces Cauris pour un Bénin Emergent.

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Cell/com-MAEP

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La classe politique entretient toujours les craintes

politique

Le temps passe mais la classe politique ne s’en soucie guère. L’impasse électorale qui dure depuis des mois est vraisemblablement le cadet de ses soucis. Tout peut capoter désormais, ça lui est égal. C’est du moins l’opinion qu’on se faire du spectacle malheureux que les acteurs de la classe politique ont offert vendredi dernier. Durant une dizaine de jours (du 22 décembre 2014 au 02 janvier 2015), le comité préparatoire pour le dialogue politique national devant solutionner le blocage électoral actuel n’a pu rien produire. C’est le fiasco. Ils ont montré leur incapacité à surmonter leurs intérêts pour prémunir le Bénin de la grande incertitude, une situation dont ils ne mesurent certainement pas encore les conséquences néfastes. Les Fcbe qui représentent la majorité présidentielle et la Plateforme, la Rb, le Prd classés dans l’Opposition n’ont pas pu surpasser leurs calculs politiques. L’Opposition a voulu imposer ses préalables. Mais elle n’a pas convaincu la mouvance présidentielle qui lit dans le retrait de ses adversaires du Comité préparatoire, une vieille stratégie de l’Union fait la Nation pour déstabiliser le pays. Dans cette bataille, chacune des parties s’accuse. Visiblement, aucune d’elle ne veut céder. Elles entretiennent le doute qui plane sur le pays depuis des lustres. Alors qu’aujourd’hui vu le grand retard  déjà observé dans le processus électoral, il faut nécessairement une loi dérogatoire au Code électoral afin d’écourter les délais légaux, la classe politique a préféré faire du dilatoire. Il y a déjà du retard. Et on risque d’en avoir encore si les positions restent tranchées et inconciliables. Les élections municipales, communales et locales sont reportées à une date indéterminée. Les élections législatives, elles, qui sont des consultations à échéances constitutionnelles doivent impérativement se tenir en mars prochain. Dans le même temps, l’impatience monte dans le rang des populations qui auront bien raison de croire à un complot en cas de la non organisation des législatives à temps. Le Bénin court un danger réel dont la classe politique reste responsable ; un danger qu’elle semble minimiser à tort. Les acteurs politiques jouent en effet avec l’avenir des populations. Les ingrédients d’une déflagration sociale se réunissent progressivement. Certaines structures d’alerte précoce s’inquiètent d’ailleurs de plus en plus pour le Bénin (L’Open society initiative for west Africa a dans ce cadre produit en novembre dernier un mini-rapport sur le Bénin). Aux politiques donc de jouer.  

AS  

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Suspension des travaux préparatoires du dialogue politique : Les Fcbe parlent d’un complot de l’Union fait la Nation

eugene-azatassou

Les membres des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) se sont expliqués ce vendredi à leur siège sur le retrait de l’opposition du comité préparatoire du dialogue. Selon eux, l’Union fait la Nation, membre de la Plateforme des forces démocratiques est la vraie l’auteure de la suspension des travaux puisque son objectif  depuis 2012 est de déstabiliser la démocratie béninoise. Lire l’intégralité de la déclaration lue par le Coordonnateur national Eugène Azatassou.

Déclaration de presse des Fcbe

Au sujet de la crise au sein du Comité Préparatoire du dialogue politique
Militantes et militants de l’Alliance Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe),
Chers amis journalistes,
Mesdames et Messieurs,
Le comité préparatoire du dialogue politique vient de voler en éclat.
Les représentants de la plateforme, du Prd, et de la Rb viennent de se retirer unilatéralement du comité préparatoire du dialogue politique.
En effet, à la suite des décisions du Conseil des ministres en ses séances du mardi 25 et du jeudi 27 novembre 2014, le comité préparatoire créé par arrêté N°055/MCRI/DC/SGM/DRFM/DAP/SA du ministère chargé des Relations avec les institutions (Mcri) a démarré ses travaux depuis le 22 décembre 2014.
La méthode utilisée jusque-là est de recenser les points d’accord et de réserver les points de désaccord pour le dialogue politique. On était prêt de finir nos travaux et d’adopter le communiqué final, quand les représentants de l’opposition (la plateforme, le Prd et la Rb) sont revenus sur certains points de préalables.

Il s’agit de :
1.     L’accès égalitaire des partis politiques et alliances de partis politiques aux médias du service public.
2.     Le retrait de l’Assemblée nationale du projet portant révision de la constitution par le Président de la République;
3.     Rendre exécutoire les points d’accord du dialogue ;

Par ailleurs ils ont tous estimé que le Président de la République doit être tenu à l’écart de la direction du dialogue politique.

Ces positions ont amené les Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) à réagir comme il suit :
a.     Les préalables pouvaient être discutés et réglés au dialogue tel que retenu par consensus. La question de l’accès équitable aux médias publics et privés est déjà inscrite au 7ème point des questions à débattre ;
b.     L’amélioration de notre loi fondamentale était déjà inscrite dans le projet de société du Chef de l’Etat et n’avait rien à voir avec les projets de confiscation du pouvoir qui sont en cours ailleurs dans d’autres pays en Afrique et qu’il est loisible à l’Assemblée nationale de rejeter ou de l’étudier. On ne saurait alors en faire un préalable à opposer au dialogue politique ;
c.     Le dialogue a été convoqué par le Chef de l’Etat pour essentiellement trouver un consensus en vue de l’organisation des élections municipales, communales, locales et législatives. Les points d’accord devraient être des propositions et non des injonctions au Président de la République.
Nous leur avons juste opposé nos points de vue et ils se sont retirés sans autres formes de procès prouvant alors qu’ils n’avaient en réalité jamais voulu d’un dialogue politique.
Face à cette situation, nous prenons à témoin l’opinion publique nationale et internationale de la volonté du Chef de l’Etat et de son gouvernement d’organiser le dialogue politique pour aller à un consensus en vue des élections communales, municipales et locales avant les législatives à bonne date. Mais l’opposition dans toutes ses tendances, a voulu noyer cet objectif dans une kyrielle de revendications et de préalables pour finir par se retirer sans incident objectif.
Cela ne nous étonne guère de la part de l’Union fait la Nation et ses alliés car qu’il vous souvienne que depuis 2012 qu’aux termes des journées de l’Union fait la Nation (l’Un) organisées à Cotonou, les 26,27 et 28 juillet 2012 sur le thème : « Rénover le système politique pour mieux gérer le Bénin », l’Union fait la Nation déclare dans sa position 2 page 19 ce qui suit ; nous citons : « l’Un est prête à participer à un dialogue bien préparé. L’organisation d’un dialogue politique national pourrait offrir un cadre de concertation pour rappeler les exigences fondamentales de la démocratie, réaffirmer les règles de fonctionnement des institutions et recréer les conditions de paix. Toutefois son succès dépend d’un accord préalable sur la composition des participants, sur les objectifs poursuivis et sur les thèmes qui y seront débattus. Son succès dépend également de la pression populaire sur le déroulement de ses travaux »
Il apparait clairement que ce que veulent l’Union fait la Nation et ses alliés, c’est l’organisation d’une conférence nationale bis dont l’objectif est la déstabilisation de notre démocratie et de ses institutions donc de notre nation.
En définitive, l’Un et ses alliés dans leur démarche, veulent rendre notre pays ingouvernable, ce que l’Alliance Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) n’acceptera jamais. En tout état de cause nous réitérons notre entière disponibilité au dialogue politique en vue de l’organisation des élections municipales, communales, locales et législatives dans le respect strict de la constitution.

Fait à Cotonou le 02 janvier 2015

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Suspension des travaux préparatoires du dialogue politique : Le ministre Gustave Sonon clarifie

gustave-sonon

Le ministre en charge des relations avec les Institutions, Gustave Sonon est revenu sur les raisons  de la suspension des activités du comité préparatoire du dialogue politique. C’était vendredi dernier dans ses bureaux. Lire un extrait de sa déclaration.

«Les discussions démarrées depuis le 22 décembre 2014 se sont déroulées dans une ambiance de convivialité. Aujourd’hui, c’est une suspension. Nous ne sommes pas compris et nous estimons que cette période de suspension permettra aux uns et aux autres de revenir à de meilleurs sentiments. Nous n’avons pas encore un cadre pour le dialogue politique. Et c’est pour cette raison que nous n’avons pas pu tenir le dialogue pendant longtemps… Mais le protocole additionnel de la Cedeao… et le Code électoral exigent qu’avant toute révision des lois électorales six mois avant les élections, il faut un consensus des principaux acteurs. C’est dans ce cadre que voulant organiser les élections municipales, communales et locales dans les plus brefs délais, nous avons mis en place ce comité. Et nous nous sommes donnés un code de conduite. Selon ce code, il faudrait que les décisions à prendre tiennent compte des différentes lois en vigueur dans notre pays et respectent les institutions de la République… Toutes les décisions seront prises par consensus et non par vote. En cas de faute de consensus, comme c’est un comité qui prépare le dialogue, on a retenu que ces points de désaccord soient débattus lors du dialogue… Par rapport à l’accès aux médias de service public, nous avons estimé qu’il y a une institution, la Haac chargée de réguler les médias qui peut régler ce qui a été demandé au niveau du comité… Nous avons estimé qu’on devait s’entendre sur un certain nombre de préalables, avant d’aller au dialogue. Malheureusement, cela s’est achoppé et c’est ce qui a expliqué la suspension des travaux aujourd’hui. C’est vrai que les gens se sont fâchés et se sont retirés. Mais au niveau du gouvernement, nous pensons que c’est une suspension... Je n’ai pas encore rendu compte au gouvernement».

Transcription : AS

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