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Politique

Présidentielle de 2016 : Pascal Irénée Koupaki, le pouvoir s’arrache

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L’ancien Premier ministre, Pascal Irénée Koupaki vise le palais de la Marina. Mais il ne se rend pas visible. Pour réussir sa bataille, il a décidé d’opter pour la discrétion. Une stratégie plutôt risquée qu’il pourrait bien regretter.
Il est difficile aujourd’hui de douter des ambitions de présidentiable de Pascal Irénée Koupaki. Il veut succéder au président Yayi Boni ; celui-là même aux côtés duquel il a servi la République pendant sept ans (07) ans. Dans l’arène politique, il entend bien redoubler ses contacts avec les populations. A tout le moins à en croire certains posts lus sur sa page Facebook, le week-end dernier n’a pas été de tout repos pour l’homme. «J'ai profité de mon week-end pour me rendre dans l’arrondissement de Houakpè Daho à Ouidah. A Toligbé et à Gbéhonnou, j'ai été heureux de rencontrer les habitants de ces villages lacustres. Ils m'ont fait part des difficultés auxquelles ils sont confrontés. L’assèchement du Lac Ahémé est un problème majeur parce qu’il constitue un véritable frein à la pêche qui reste leur principale activité. Je suis aussi préoccupé par l’insertion professionnelle des jeunes déscolarisés dans ces localités où plus de la moitié de la population à moins de quinze ans», peut-on en effet lire sur la page dédiée à l’ancien Premier ministre. Le samedi 31 août 2014, il avait animé une séance d’échanges avec les «Jeunes leaders du Bénin» au cours de laquelle, il s’est prononcé sur certains sujets ayant récemment défrayé la chronique politique. Il a analysé entre autres les dossiers Programme de vérification des importations, nouvelle génération (Pvi/Ng) et Nocibe, l’acronyme de la société Nouvelle cimenterie du Bénin, une nouvelle société installée dans la Commune d’Adja-Ouèrè ; de grands sujets qui puent la mauvaise gouvernance selon bien des observateurs. Il faut dire que PIK, comme ses adulateurs aiment bien l’appeler, a également publié deux livrets bleus dans lesquels, il a révélé les raisons de l’échec de la gouvernance de Yayi et fait des propositions pour une nouvelle conscience au Bénin. Des actions certainement très organisées ayant pour objectif  de maintenir l’homme au cœur des centres  d’intérêts des Béninois en attendant 2016. Mais il y a tout de même à redire à cette façon de faire.  

La faible médiatisation…

Ils sont nombreux, ces analystes politiques, à soutenir que Pascal Irénée Koupaki fait peu pour appâter les potentiels électeurs. Pour eux, le candidat semble encore mésestimer les enjeux de la présidentielle. Il faut reconnaître que la présidentielle est en effet une élection générale qui se joue sur toute l’étendue du territoire national. Et pour négocier les voix des citoyens, il faut nécessairement aller à leur rencontre. Le présidentiable doit leur montrer qu’il a des ambitions et qu’il peut se faire écouter. L’ancien Premier ministre le fait certes à Kpomassè et à Ouidah. Mais hormis les internautes qui s’intéressent à sa page Facebook et d’autres curieux ayant déjà survolé ses deux livrets bleus, la masse laborieuse ne sait encore en rien de ses grandes orientations. PIK se fait rare dans les médias (la télévision surtout) alors qu’il devrait multiplier les sorties et prendre part activement au débat politique et capter l’attention des populations.
Il doit en réalité être constamment présent pour relever des défis pouvant amoindrir ses chances. Et Pascal Irénée Koupaki a de grands obstacles et souffre de certaines insuffisances. Primo, il n’a jamais occupé de fonctions électives. Il a certes officié dans de bureaux douillets. D’abord auprès du président ivoirien Alassane Ouattara quand celui-ci était Premier ministre au début des années 1990. Ensuite, il a été le Directeur de cabinet de Me Adrien Houngbédji alors Premier ministre dans le gouvernement du Général Mathieu Kérékou. Mais c’étaient des postes "nominatifs". Deuzio, dans sa propre région natale, il pourrait affronter un candidat sérieux qui travaille déjà à occuper le terrain. Le député Eric Houndété, ce potentiel candidat qu’on ne présente plus, a une longueur d’avance sur lui. C’est un politicien averti qui est au Parlement depuis trois législatures. Et il continue de lustrer sa stratégie de conquête même s’il n’a pas encore la bénédiction de l’Union fait la Nation (Un), le groupe politique auquel il appartient. Tertio, plusieurs autres potentiels candidats sérieux conscients des grands enjeux du scrutin investissent déjà la scène publique. Ils s’annoncent et se font connaître en attendant les grands jours. C’est dire que Pascal Irénée Koupaki accumule de grands retards et risque de se réveiller un peu tard. La présidentielle est trop sérieuse pour être ainsi banalisée. Les défis auxquels son équipe, s’il en dispose déjà, et lui devront faire face sont tellement nombreux que beaucoup s’étonnent de leur absence évidente dans le jeu politique.  L’ancien Premier ministre  ne mouille pas encore le maillot alors que la concurrence s’annonce rude. Surtout qu’au sien de la classe politique, ils ne sont plus prêts à rendre sur un plateau d’or le pouvoir à un apolitique. Il s’arrache.

Marchander les susceptibilités de Yayi…

Il est clair que PIK doit arracher le pouvoir d’Etat. Pour cela, il doit se débattre. Il doit faire « un travail de fourmi, un travail dense et laborieux» comme l’a écrit, en effet, le journaliste Constantin Amoussou dans une lettre ouverte  adressée aux confrères de Canal 3 Bénin ; une lettre publiée dans la livraison du lundi dernier du quotidien «La presse du jour». Mais cela ne suppose pas qu’il doit défier son ancien mentor, Yayi Boni. Dans sa stratégie, dans ses sorties publiques, il sera certainement appelé à éclairer l’opinion publique sur certains dossiers fumeux auxquels il a été associé quand il était aux affaires. Seulement, toute attaque frontale et non murie contre le Chef de l’Etat lui sera politiquement fatale. Le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Coffi  s’est adonné à cet exercice courageux. Il en a en effet, fait les frais. Ses observations acerbes sur la gouvernance de Yayi Boni lui ont créé des ennuis  dans sa Commune natale. Et des observateurs ont confié que l’inimitié naissant entre le professeur Mathurin Nago et Yayi Boni pourrait lui coûter cher lors de la prochaine présidentielle. Le président de la République ne sera plus dans les starting-blocks en 2016, mais il conserve une force de nuisance incommensurable. Pascal Irénée Koupaki doit se battre contre vents et marées pour gagner la confiance des Béninois. Mais il doit se méfier du chat endormi.


Mike MAHOUNA

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Audience au Ministère chargé de la décentralisation : Quatre points du PSDCC au cœur des échanges

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Le Ministre de la Décentralisation Isidore Gnonlonfoun a reçu hier lundi 8 septembre 2014 à son cabinet, une mission de supervision de la Banque Mondiale avec à sa tête le sieur John Vandyck. Au menu des échanges, quatre points du Programme des Services Décentralisés Conduits par les Communautés (PSDCC). Les préoccupations de la mission ont été soumises à l’autorité, qui rassure de l’engagement de son département ministériel à faire de ce projet, un défi à relever.


Une mission de supervision de la Banque Mondiale était au cabinet du Ministre de la Décentralisation pour faire le point de certaines préoccupations qui se résument en quatre points. D’abord, l’installation des agents recrutés au profit des départements qui sont sans locaux. Ensuite,  la mise en œuvre des sous-projets communaux par les communes. A ce niveau, aux dires du Secrétaire exécutif (SE) Germain Ouin ouro, les services techniques de certaines communes ne sont pas suffisamment compétents à la fois dans le respect des procédures de passation des marchés et sur le plan technique. La troisième préoccupation est le renforcement des capacités des agents des communes en matière de passation des marchés. Selon le SE, un apport est en train d’être conclu avec le Centre de Formation chargé de la décentralisation pour mettre en œuvre le programme de formation sur deux ans. Enfin, le ciblage des trois cents villages complémentaires. Selon les explications du SE, le PSDCC a bénéficié d’un financement additionnel. « Au départ, on couvrait sept cent villages mais maintenant, les villages vont jusqu’à mille. Donc, il y a trois cents villages complémentaires » a-t-il précisé.
Pour sa part, le Ministre Isidore Gnonlonfoun a pris bonne notes des différentes préoccupations  et rassure la mission de la banque mondiale. Pour lui, ces préoccupations sont des priorités pour son cabinet et il promet mettre en place des mécanismes pour la réussite du projet. Pour cela, il invite les Députés de chaque localité à s’impliquer  afin que le  défi soit relevé.   

Abdul Fataï

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Opposition à la candidature des militaires en 2016 : Les faiblesses du choix de Séverin Adjovi

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Le maire de Ouidah ne soutiendra la candidature d’aucun militaire en 2016. Il a été ferme dimanche dernier sur Océan Fm. Pour Sévérin Adjovi, les Généraux  comprendront moins bien les problèmes sociaux des Béninois. C’est un argument parmi tant d’autres qui ne convainc pas des observateurs.


En attendant leurs déclarations officielles de candidature, les potentiels candidats à la succession de Yayi Boni, s’activent sur le terrain. Au nombre de ceux-ci, il existe deux militaires qui forcent l’admiration. Le Général Robert Gbian et le Général Fernand Amoussou. Le premier a compris très tôt les enjeux de la bataille. Il sillonne depuis peu les campagnes, rencontre les rois ou autres têtes couronnées et leur fait part de ses intentions. Il y a quelques semaines, il a  reçu l’onction des rois de la vallée de l’Ouémé afin d’atteindre ses objectifs.  L’ancien patron du cabinet militaire de Yayi Boni fait preuve de générosité sur le terrain pour se faire comprendre par la foule qu’il ameute. Le second a multiplié ces derniers jours ses apparitions publiques. Au début de ce mois, le Général Fernand Amoussou était à Bohicon, Abomey et dans le 12ème arrondissement de Cotonou. A en croire des témoins ayant vécu ces rencontres entre l’ancien Chef d’Etat-major général de l’armée béninoise et les populations, c’étaient des occasions de grande ferveur. Seulement tous les acteurs politiques n’apprécient pas les incursions de ces stratèges militaires en politique. Comme bien d’autres politiciens, le maire de Ouidah, Sévérin Adjovi conteste les ambitions de ces deux Généraux. Il va même jusqu’à leur dénier le droit de se mêler à la politique. « A tous ceux qui sont Généraux et veulent être président de la République qui se casent et qui réfléchissent, nous disons que nous ne voulons pas des armes. Nous voulons des hommes qui ont des têtes bien faites. Je ne dis pas qu’un Général n’a pas une tête bien faite, mais un Général, même à la retraite, est un Général en réserve. Qu’est-ce qu’il va  faire en politique?», a-t-il déclaré. Le maire a également tenté de jouer avec la quiétude des citoyens : «Mais est-ce qu’aujourd’hui nous devons revenir comme dans les années 60, 70, 80 pour dire, il faut un général pour sauver le Bénin? Non. Si les gens continuent comme ça, vous allez voir un renversement de situation. On va couper des têtes à des gens qu’on ne veut plus voir. Je ne parle pas des Généraux. Je parle des hommes politiques… Il vaut mieux un homme politique pour connaître les problèmes sociaux, pour connaître des problèmes de société, pour connaître comment gérer les ressources humaines».  Ce discours de Sévérin Adjovi montre clairement que les militaires sont à bannir de la scène politique. Ils n’ont pas voix au chapitre dans le jeu politique.

Erreur…

Pour le maire, les militaires forment une catégorie de citoyens à qui l’on doit interdire le droit de briguer la magistrature suprême. Erreur. Beaucoup d’observateurs ont désapprouvé ce discours qu’ils jugent d’ailleurs incongru. Pour eux, les motivations du maire de Ouidah ne sont pas compréhensibles. Selon eux, les motivations extériorisées sur Océan Fm cachent une volonté d’empêcher des citoyens de jouir de leurs droits. Pour ces observateurs, le militaire est un citoyen qui a des droits civils et politiques et qui en use conformément à la loi. Et logiquement, on ne peut les empêcher de participer à la présidentielle. Mieux, les Généraux dont parle le maire Séverin Adjovi sont des citoyens avertis qui ont des expériences certaines pouvant leur permettre d’affronter les difficultés socio-économiques qui frappent tout le pays. Plusieurs analystes soutiennent d’ailleurs que les officiers de l’armée sont de bons gestionnaires des ressources humaines. Aujourd’hui, c’est une évidence que  les politiques professionnels sont incapables de combler les attentes des citoyens. Face à cet échec, pourquoi ne pas donner alors aux militaires la chance de faire leur preuve?

Eviter d’agiter le chiffon rouge…

Pour justifier sa position, le maire Séverin Adjovi a également utilisé des termes ambigus. Il a souligné que l’avènement des militaires créera «un renversement de situation» et  qu’«on va couper des têtes à des gens qu’on ne veut plus voir». Il agite ainsi le chiffon rouge. Or, malgré le jeune âge de la démocratie béninoise, le pays semble avoir définitivement fini avec ces raisonnements en exorcisant ses «petits démons» en 1990. Le débat sur le pouvoir des militaires n’est plus à refaire. Tout citoyen est censé savoir qu’on accède démocratiquement au pouvoir d’Etat. Et tant que le militaire choisit cette voie, la républicaine, aucun obstacle ne devrait le retenir. Selon des observateurs, ressusciter  ce débat aujourd’hui, c’est susciter un débat polémique qui risque bien d’entrainer le Bénin dans une situation d’incertitudes. Pour eux, c’est une maladresse inutile qu’on doit éviter à tout prix à la République. L’autre danger qu’il faudra également fuir en abandonnant ce sujet fumeux, c’est l’exclusion.  L’exclusion est un mal qui affaiblit les institutions et divise la Nation. Sous d’autres cieux, elle est source de déchirements profonds voire de conflit armé. Au Bénin, ce terme rappelle le débat oiseux inventé par des esprits retors en 2005 pour tenter d’empêcher Yayi Boni de se présenter à la présidentielle de 2006. A l’époque, les adversaires du candidat des Cauris ont fait croire qu’il ne respectait pas l’alinéa 5 de l’article 44 de la Constitution qui stipule « Nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République s’il ne réside sur le territoire de la République du Bénin au moment des élections». Pour eux, Yayi Boni qui dirigeait la Banque ouest-africaine de développement (Boad) résidait à Lomé. Mais la Haute juridiction a su éviter le piège que ces personnes sournoises tendaient au peuple béninois. Aujourd’hui, certes, le discours de Séverin Adjovi n’est pas tout à fait le même que ce fameux débat de 2005-2006 mais les deux présentent assez de similitudes. Le Bénin doit donc prendre garde.

Mike MAHOUNA       

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Mathurin Nago contre Yayi Boni : Qui perd, qui gagne ?

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Entre le président de l’Assemblée nationale et le président de la République, ça ne va pas. Mathurin Nago l’a exprimé clairement le dimanche 31 août 2014 depuis son Bopa natal et s’est présenté à la limite comme une victime du régime à qui sa région et lui ont tout donné. Yayi Boni, depuis son Tchaourou natal n’a pas tardé à répondre.


Duel à distance au sommet de l’Etat. C’est le moins qu’on puisse dire. En tout cas, entre les deux premières personnalités de l’Etat et de la majorité présidentielle, le « piiii… » n’a plus de « pan an… ». Bien au contraire, on dirait que ça a fait pitsch. Cette nouvelle situation au niveau de la mouvance présidentielle à moins de deux ans de la fin du mandat du chantre du Changement et de la Refondation, fait couler beaucoup d’encre et de salive. Le premier qui a dégainé et mieux, a envoyé des salves est le professeur Mathurin Coffi Nago. Morceaux choisis. « …Ce n’est pas parce que nous sommes dans la mouvance que nous ne devrons plus tirer la sonnette d’alarme. Nous avons l’obligation de réclamer la bonne gouvernance. Nous devons travailler dans la sincérité, dans le bien, dans la légalité et dans la vérité. Nous devons éviter la frustration qui est une bombe à retardement, en planifiant un développement équitable et équilibré sur toute l’étendue du territoire national… Parce que je pourrais être un obstacle à un plan qui se tramerait savamment, on a décidé de s’occuper de moi, et on s’en occupe très bien... Nous devons aider certains qui auraient une certaine envie qui va à l’encontre de notre démocratie, que ce n’est pas dans leur intérêt ; et nous nous y emploierons. Nous devons faire en sorte que les milliards investis, aboutissent. Nous avons l’obligation de diminuer très considérablement la mauvaise gouvernance… ».

Trop, c’est trop

L’animal politique Yayi Boni a compris cinq sur cinq le message. En réplique, il n’a décoché  qu’une seule flèche, mais bien empoisonnée : « …c’est comme cela qu’on est homme d’Etat ? ». Le décor du lieu d’où est partie l’arme blanche mortifère est choisi à dessein : les berges de l’Okpara, un cours d’eau, affluent du fleuve Ouémé et qui est souvent un « cimetière » pour les jeunes écoliers de Tchaourou, commune natale de Yayi Boni. Comme pour dire à la 2ème personnalité de l’Etat, ce n’est pas seulement ton village qui a besoin d’être désenclavé. J’ai aussi un os dans ma gorge que je gère en tant que président de tous les Béninois. « Un homme d’Etat ne ramène pas tout à sa région, à sa commune, à son village, à soi ». La rispote du  tac au tac du chef de l’Etat a ouvert la voie aux thuriféraires du régime et surtout  à tous « les frères » de Mathurin Nago qui cherchaient fort longtemps une occasion pour en découdre avec lui. Ainsi, unanimement, Paul Hounkpè, le maire de la Commune natale du professeur Nago, ses collègues des Communes de Lokossa, de Houéyogbé, de Grand Popo et des personnalités de la région comme Théophile Soussia, « Babavi » Robert Sognigbé,…ont désavoué leur « grand frère ». Pire, les populations (jeunes et femmes)  sont sorties massivement pour enfoncer le clou. En clair, les représailles ont commencé à 200% dans ce qu’on peut appeler le fief de Mathurin Nago.

Le Palais de la Marina : si proche, si loin!

C’est 2016 qui tient en haleine tout le monde. Les partisans d’un éventuel 3ème mandat et ceux qui légitimement pensent que c’est leur tour. Dans les deux camps, il ne sera pas facile de réaliser le rêve. Le 3ème mandat ne sera possible que s’il y a révision de la Constitution. A l’étape actuelle de la vie politique nationale, aucune révision ne sera possible sans la touche du président de l’Assemblée nationale. Et, celui-ci a été clair, il ne va pas cautionner une telle manœuvre : « ... nous devons aider certains qui auraient une certaine envie qui va à l’encontre de notre démocratie, à comprendre que ce n’est pas dans leur intérêt… », a-t-il martelé devant ses partisans à Bopa. La démocratie sera sauvegardée. Ce qui signifie que c’est le peuple béninois qui sera le premier gagnant de cette guéguerre entre les deux premières personnalités du pays. Et, naturellement, les partisans d’un éventuel  troisième mandat en auront fait les frais. Seulement, cela ne voudra pas dire que Mathurin Nago pourra en tirer profit. Et pour cause. La machine à broyer de Yayi Boni est déjà en marche. Elle fera perdre beaucoup d’énergie physique et financière au professeur Mathurin Nago qui sera obligé d’être en permanence sur le terrain. Le président du parti Upd Gamesu sera obligé de ferrailler dur pour faire face à trois fronts : Yayi Boni et ses thuriféraires, les partisans de l’Alliance Union fait la Nation et les militants qui sont restés fidèles à Jean-Claude Hounkponou, ancien président fondateur de l’Upd Gamesu. Et si Mathurin Nago n’a pas le soutien de son mentor Yayi Boni, il aura certainement le sort de Bruno Amoussou et de Pierre Osho qui avaient été lâchés par le Général Mathieu Kérékou. La suite, on la connaît. Ils n’ont jamais occupé le Palais de la Marina. Mathurin Nago qui vient de dégainer légitimement trop tôt contre le Chef de l’Etat en exercice pourra-t-il vaincre le signe indien ?


Maximin TCHIBOZO

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Sévérin Adjovi à propos des actions de développement de Yayi : «Ouidah n’a profité de rien du tout»

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Le maire de Ouidah, Sévérin Adjovi n’apprécie pas du tout la politique de développement menée par le Chef de l’Etat. Il a étalé les raisons de sa déception  hier dimanche 07 septembre 2014 sur Océan Fm.


Ouidah serait oublié par le gouvernement. A tout le moins, selon le maire Sévérin Adjovi, cette ville historique n’est pas au centre des intérêts du Chef de l’Etat. En huit ans de gestion de Yayi Boni, a-t-il affirmé, «Ouidah n’a profité de rien». A en croire l’invité de la radio Océan Fm, la mairie a été écartée de la gestion de l’une des rares structures installées dans la Commune. « La mairie n’est pas associée à la gestion de l’usine de montage de matériels agricoles… En ce qui concerne le fonctionnement de l’usine, ce sont des militants (des gens proches du pouvoir, Ndlr) qui sont recrutés», a déclaré Sévérin Adjovi soulignant ainsi la politisation de la gestion de ladite usine. Il montrera également que la construction de la route Ouidah-Allada tarde à se concrétiser et que visiblement personne ne défend réellement cette cause pourtant capitale pour les populations de Ouidah. Et de critiquer la non implication du ministre Marcel de Souza dans les actions de développement au profit de la ville historique : « Ouidah n’est pas au gouvernement. Marcel de Souza est de Ouidah mais il ne vient pas à la base. Il n’est pas pour le développement de Ouidah», a-t-il fait remarquer.

De la surfacturation au sommet de l’Etat

Invité à commenter les critiques formulées par le président de l’Assemblée nationale sur la gouvernance de Yayi Boni, Sévérin Adjovi a laissé entendre que les déclarations du Professeur Mathurin Nago sont sérieuses. Selon lui, si le président Nago en est arrivé à montrer que pour une infrastructure qui devrait coûter 1, 5 milliards à Bopa, le gouvernement a dépensé 3,5 milliards, c’est qu’il y a surfacturation au sommet de l’Etat. Il a soutenu que les dénonciations faites par le président de l’Assemblée nationale ne représentent pas grand-chose face aux nombreuses dérives notées sous la gestion de Yayi Boni.
Même si le maire de Ouidah a estimé que la sortie du président Nago a éclairé de nombreux citoyens, il a tout de même fait savoir que le deuxième personnage de l’Etat ne devrait pas se plaindre aujourd’hui parce qu’il s’est longtemps accoquiné avec le pouvoir.  

Carton rouge aux Généraux en 2016

Sévérin Adjovi ne voit pas un militaire succéder au président Yayi Boni en 2016. Le maire de Ouidah est foncièrement contre la participation des Généraux à la présidentielle. Hier sur Océan Fm, il a déclaré que les Généraux sont des Généraux à vie et doivent laisser la politique aux politiciens. Par ailleurs, il n’est plus impressionné par la candidature des financiers et des économistes. Selon le maire de Ouidah, ceux-ci ont montré leurs limites dans la gestion du pouvoir d’Etat durant les huit dernières années.


M.M

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Déclarations croisées de Komi Koutché et Sacca Lafia : L’incertitude sur la correction de la Lépi persiste

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L’actualisation de la Liste électorale permanente informatisé (Lépi) reste toujours préoccupante. Désormais, il y a lieu de s’inquiéter sérieusement quant à l’aboutissement  du processus en cours avant la fin de l’année. Et pour cause, le ministre des Finances et le président du Conseil d’orientation et de supervision (Cos) de l’actualisation de la Lépi continuent d’étaler au grand jour leurs divergences au sujet du financement de l’opération.


On peut continuer à se faire du souci pour la correction de la Lépi tant les dernières informations relatives au processus ne rassurent guère. Il y a gros à parier que l’instrument électoral ne sera pas disponible avant la fin de 2014, c’est-à-dire dans quatre (04) mois au plus tard. En effet, le jeudi O4 septembre dernier, lors d’une conférence de presse, le ministre des Finances, Komi Koutché déclarait : « La Lépi  est une question  de souveraineté. Nous n’allons pas bloquer l’appareil... Nous avons inscrit 12 milliards au budget, si mes souvenirs sont bons. 12 milliards pour les élections et la correction de la Lépi. Et des discussions qui ont été faites entre les deux parties ici avant mon arrivée, c’est qu’on devrait pouvoir piloter pour qu’on puisse rester dans cette enveloppe pour les deux grands évènements. Mais il se fait  qu’aujourd’hui, on est déjà à 6 milliards pour la correction de la Lépi. Les demandes en instance sont de l’ordre de 2 milliards et ce n’est pas la fin. Nous allons nous arrêter où? Nous, on n’a pas bloqué les décaissements. En début de semaine, nous avons encore envoyé 500 millions. Alors c’est bloqué à quel niveau?». Selon Komi Koutché, le Cos-Lépi n’a jamais manqué de financements. Et s’il y a blocage au Cos-Lépi, on ne saurait indexer le gouvernement. Mais quelques heures après son intervention, le président du Cos-Lépi a réagi sur les antennes d’Océan Fm. Le député Sacca Lafia a contesté les propos du ministre des Finances. A l’entendre, l’organe qu’il dirige n’a pas reçu la semaine écoulée 500 millions F Cfa. En tout cas, jusqu’à jeudi dernier, cette somme n’avait pas encore été versée. Mieux, Sacca Lafia demande toujours le décaissement de 9 milliards F Cfa, une petite fortune qui représenterait le reste des fonds à remettre au Cos-Lépi.

D’où le flou...

Il prend ainsi le contre-pied des propos de l’argentier national pour qui, le gouvernement et le Cos-Lépi se serait déjà entendu sur un budget de 12 milliards devant couvrir la correction de la Lépi et l’organisation des élections communales. Ces échanges amplifient pour le moins les craintes des citoyens déjà gagnés par l’impatience. Aujourd’hui, ces divergences de point de vue attestent clairement que le gouvernement et le Cos-Lépi ne travaillent pas en symbiose. Ce jeu de ping-pong auquel se livrent les deux partenaires au grand dam des citoyens jette encore du discrédit sur le processus décrié jusque-là. Nombre d’observateurs affirment que ce jeu flou n’augure de rien de bon pour une opération qui devrait prendre fin dans quatre mois. Car, le Chef de l’Etat a promis à l’occasion de la célébration du 1er  août dernier, d’œuvrer pour que les Communales reportées depuis l’année dernière soient organisées avant la fin de 2014.

Mike MAHOUNA

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19ème circonscription électorale : Yaya Saka, le bourreau du Prd à Adjarra ?

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Autrefois élu sur la liste du Parti du Renouveau démocratique (Prd) à Adjarra, le maire Yaya Saka a pris son destin politique en main en dotant la Commune d’Adjarra, d’un mouvement politique dénommé Forces nouvelles pour un développement durable (Fndd-Hinhonwa). Mais depuis, il n’a cessé de faire courir les ténors du Prd de Adjarra en particulier le député Isidore Zinsou et ses lieutenants. Ce qui amène les observateurs à déduire que grâce à cet homme, le Prd, pour la première fois aborde le virage des consultations avec beaucoup de panique.


Surfant sur l’héritage social de son feu père, Séfou Saka  Aricoche Super, un grand mécène et bienfaiteur de la commune d’Adjarra,  le maire Yaya Saka n’a pas eu de mal à se faire accepter puis adopter  par les populations d’Adjarra en politique.  Comme un véritable coup de destin, élu conseiller sur la liste Prd du président Adrien Houngbédji, puis Chef d’arrondissement de Honvié en 2008, Yaya Saka compta sur son intelligence pour déjouer le plan Prd et réussit à se faire élire maire d’Adjarra après la mort de feu Albert Gogan. C’est ainsi que  commença une nouvelle expérience pour celui qu’on surnommera plus tard,  le développeur d’Adjarra.  
Très tôt, ses adversaires politiques l’ont mésestimé et il les a supplantés quelques mois plus tard. De 400 millions de F CFA, il a porté le budget de la commune à plus d’un milliard 300 millions de FCFA grâce à ses réformes dont l’un des points forts reste le recrutement de personnels qualifiés.  Avec son mouvement politique dénommé FNDD Hihonwa  comme le nom l’indique,  il a réussi à démystifier le Prd en posant des actions concrètes sur le terrain au grand bonheur des populations.  La preuve est qu’aujourd’hui, il a réussi à donner l’insomnie à ses adversaires politiques.  L’avantage du maire Yaya Saka reste son bilan positif et surtout le passé tristement célèbre du Prd à Adjarra avec la mauvaise gestion foncière.  Ce qui fait du maire Yaya Saka, l’un des maires dissidents Prd en pôle position. Car on ne peut plus parler de politique à Adjarra sans le citer. D’ailleurs, la dernière sortie de ses détracteurs politiques peut être assimilée aux  derniers soubresauts d’un cheval  agonisant. Le Fndd talonne le Prd dans tous les arrondissements de la commune d’Adjarra et c’est cela qui gène le plus. Et ils  n’ont plus d’arguments. La rigueur et le respect de la chose publique notamment la budgétisation des recettes relatives au document foncier autrefois géré par ses détracteurs hors budget surtout la détermination d’auditer le foncier avec  la chasse aux actes de cession des parcelles illégalement bradées sans la délibération du conseil communal et l’approbation du préfet apparaissent aux yeux des détracteurs comme un règlement de compte selon les propos de certains conseilleurs lors de l’étude de ce point inscrit à l’ordre du jour d’une session.

M.M

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Présentation de condoléances au Palais d’Adjina - Yayi-Houngbédji : les grandes retrouvailles

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Le président Yayi Boni a présenté hier dimanche 07 septembre 2014, ses condoléances au chef du Parti du renouveau démocratique (PRD), Adrien Houngbédji qui a perdu sa belle mère. Accompagné des membres du gouvernement, il a exprimé sa compassion à Me Adrien Houngbédji et son épouse. Au sortir du tête-à-tête tenu avec le couple éploré, le Chef de l’Etat face à la presse a souligné avoir tenu se déplacer pour témoigner à l’ancien 1er ministre, la solidarité de la République. A en croire les propos du Chef de l’Etat, sa visite aux Houngbédji a été retardée à cause d’une contrainte. Mais  le geste du président de la République a été très apprécié. « Je voudrais dire combien nous avons été sensibles, mon épouse et moi-même à toutes les marques de sympathie, d’amitié et de solidarité dont nous avons été l’objet de la part du chef de l’Etat à l’occasion des funérailles de ma belle-mère. Nous avons été d’autant plus sensibles que cela a été pour nous une surprise», a laissé entendre Me Adrien Houngbédji. Il a ajouté : « La sollicitude du président Yayi nous a prouvés  qu’en dehors de nos positions politiques respectives qui sont souvent des postures, il y a en chacun de nous un cœur. Et tout ce qui est du cœur, de l’homme, le président Yayi Boni en a apporté la preuve en cette occasion. Il m’a agréablement surpris».

C’est fait !


Le chef de l’Etat Yayi Boni et son challenger à l’élection présidentielle de mars 2014, Me Adrien Houngbédji se sont finalement rencontré. Il a fallu le décès de la belle-mère pour que les retrouvailles entre les deux hommes aient lieu. En effet, depuis le août 2013 qu’il a été reçu en audience au Palais de la Marina à la veille de la formation de l’avant dernier remaniement en date, une rencontre publique entre le chef de la majorité au Pouvoir et celui qu’on peut considérer comme opposant à ses actions n’était plus observée. Chacun a préféré retster dans son camp puisque les violons n’arrivaient pas à s’accorder. Yayi Boni a toujours voulu d’un mariage avec le Parti du renouveau démocratique (Prd) mais en retour Adrien Houngbédji a posé les conditions d’un tel mariage. Ce que n’a pas accepté visiblement le président de la République puisqu’il finira pas former son gouvernement sans les représentants du Prd. Depuis lors l’écart s’est creusé entre les deux hommes au point où certaines langues ont même prédit le divorce. Les récentes visites du président de l’Assemblée nationale Mathurin Nago et du premier adjoint au maire de Cotonou, Léhady Soglo au couple Houngbédji ont presque conforté certains analystes dans leur prédiction. Mais c’est finalement fait. Yayi Boni a déjoué les pronostics, au-delà d’autres considérations, en se rendant hier dimanche chez « l’homme d’Etat » Adrien Houngbédji. Les liens venaient ainsi d’être réchauffés à la face du monde. Qu’ils soient sincères ou de façade, les sentiments ont été exprimés réciproquement.
Adékin J. BOCO

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Election de Emmanuel Tiando à la présidence de la Céna : Sacca Fikara dénonce la haute trahison de Me Adrien Houngbédji

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Depuis deux mois que les cinq (05) membres de la Commission électorale nationale autonome (Céna) ont été installés et Emmanuel Tiando a été élu président de l’institution, c’est pratiquement la première fois qu’un membre de l’opposition se prononce officiellement sur les tractations qui ont eu lieu à cet effet. Invité d’une émission en langue nationale Fon, hier jeudi 04 septembre 2014 sur la radio Océan Fm, le député Sacca Fikara a dénoncé l’attitude du Parti du renouveau démocratique (Prd) qui a favorisé ce verdict.


Deux membres pour la majorité parlementaire, deux pour la minorité et un membre dans le rang des Magistrats. C’est désormais ce que prévoit la loi sur la nouvelle Céna au Bénin. Ainsi, avec cette nouvelle configuration, Emmanuel Tiando et Moïse Bossou représentent la Mouvance, alors que Freddy Houngbédji et Basile Fassinou siègent au nom de l’Opposition. Geneviève Boco Nadjo, elle, est magistrate. Après l’installation de ces cinq représentants, la course pour la présidence commença. Les deux prétendants étaient Emmanuel Tiando et Geneviève Boco Nadjo. Il est clair que si les consignes de vote de chaque camp sont respectées par ses représentants, la magistrate qui convoitait fortement le poste allait passer sans coup férir. Mais tel n’a pas été le cas. Contre toute attente, c’est le candidat du chef de l’Etat Yayi Boni, qui a ravi la vedette à sa concurrente. Que s’est-il concrètement passé ? A cette question, le député de Dangbo n’a pas tourné autour du pot. Il a d’abord déploré le fait que ce soit Freddy Houngbédji qui ait été choisi par son père pour siéger à la Céna. Pour Sacca Fikara, il est évident que Me Adrien Houngbédji parle le même langage désormais avec le Pouvoir. Sinon, a-t-il déploré, le candidat de la Mouvance n’allait jamais avoir le dessus. Le président du Prd, selon M. Fikara a dû donner des instructions à son fils pour faire tomber celle autour de laquelle l’unanimité était faite au sein de l’Opposition. A en croire, le président du Mouvement pour la démocratie et la solidarité (Mds), c’est une haute trahison pour le Prd d’avoir agi ainsi. Et pourtant le Prd s’est toujours réclamé de l’Opposition ! C’est du bluff, selon les termes employés par l’invité de Océan Fm. Le parti arc-en-ciel le revendique, mais dans les faits, c’est carrément le hiatus. Un deuxième grand coup que  Me Adrien Houngbédji vient de porter à l’Opposition avec cette élection à la Céna. Sacca Fikira est encore bien loin d’oublier la volte-face du président du Prd au lendemain de l’élection de 2011. Dans ses propos au cours de l’émission, le député a semblé regretter le fait qu’il ait soutenu ce candidat unique porté par  l’Opposition. Alors même qu’il avait refusé de s’aligner derrière Adrien Houngbédji, Sacca Fikara a été contraint par Séfou Fagbohoun, Idji Kolawolé du Madep et bien d’autres à se joindre au bloc opposant. Malheureusement, déplore le président du Mds, le candidat Houngbédji n’a pas été reconnaissant. Il va déclarer après, lui qui, grâce aux efforts des autres formations politiques de l’Union fait la Nation, a raflé dans le Zou, le Plateau, le Couffo et l’Ouémé,  qu’il n’a nullement été soutenu par quiconque. Ce sont des propos que Sacca Fikara a battu en brêche hier sur la 88.6 FM.    

Adékin Jacques BOCO

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Suite à ses critiques sur la gouvernance de Yayi : Nago désavoué par le Mono-Couffo

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La dernière sortie politique de Mathurin Nago n’était pas opportune selon certains membres de la majorité présidentielle du Mono-Couffo. Hier, ils ont répondu au président de l’Assemblée nationale à travers un meeting et semblent ainsi apporter tout leur soutien à Yayi Boni.


Ils n’ont pas attendu longtemps pour se désolidariser du Professeur Mathurin Nago. Moins d’une semaine après les piques du président du Parlement contre le gouvernement à propos de la non-réalisation de la bretelle de Bopa ainsi que les manœuvres de déstabilisation dont il serait victime au sein de la majorité présidentielle, certains membres des Fcbe du Mono-Couffo ont énergiquement répondu. C’était à la faveur d’une rencontre tenue sur le terrain de sport du Collège d’enseignement général de ladite localité sur l’initiative  du maire Paul Hounkpè. «Le président Yayi a beaucoup fait pour notre Commune. Pourquoi jeter de l’opprobre sur notre président aujourd’hui?», s’est interrogé Paul Hounkpè. Il a poursuivi : «On ne peut pas parler comme ça au nom de tous les cadres de notre commune. On n’a pas intérêt. Les motifs qui sont à l’origine de ce qui s’est passé le dimanche passé sont ailleurs. Le Président Yayi a beaucoup fait pour notre commune et notre département. Ceux qui sont de l’autre côté ne peuvent pas savoir qu’il y a eu des investissements et plusieurs réalisations au profit de notre Commune. Nous ne pouvons pas nous associer à cela…Il y avait quelques trois ou cadres qui étaient au pouvoir et qui ont justement profité du pouvoir qu’ils sont dans le regret pour avoir gouté au miel. Maintenant, s’ils veulent s’abreuver à nouveau, ce n’est pas de la manière là qu’il faut procéder».  A l’occasion, il était entouré des maires Dakpè Sossou de Lokossa, Olympe Glago de Houéyogbé et Benjamin Ablo de Grand-Popo. Le Colonel des douanes, Théophile Soussia à la retraite était présent. L’opérateur économique El Hadj Abdou Nouhou dit « Babavi» aussi. L’un après l’autre, ces grands noms de la majorité présidentielle du Mono-Couffo ont désapprouvé les prises de position du président de l’Assemblée nationale. Pour eux, affirmer que Bopa n’a rien reçu de Yayi Boni, c’est le remercier en monnaie de singe. Ils ne l’ont donc pas du tout raté. Ils l’ont lâché et ont donné raison au Chef de l’Etat qui, dans une réponse voilée, avait déjà servi au Professeur Nago sa dose. En visite sur les chantiers de construction de l’aéroport de Tourou en début de semaine,  Yayi Boni a montré qu’un homme politique qui ramène tout à lui ne peut conduire un Etat «Ça !ce n’est pas la parole d’un Homme d’Etat», avait-t-il martelé. Tout ou presque démontre que le président Nago est désormais contesté dans sa région natale. Sa base s’affaiblit et cela annonce un avenir politique incertain pour celui qui méritait malgré tout d’être le dauphin du Chef de l’Etat.

Mike MAHOUNA

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