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Politique

Politique nationale : Amoussou chez Ajavon

sebastien-ajavon-et-bruno-amoussou

Bruno Amoussou était au domicile de Sébastien Ajavon. Cela peut surprendre plus d’un. Mais pourtant, c’est bien réel. Le président de l’Union fait la nation Bruno Amoussou et son épouse ont passé le réveillon du 31 décembre au 1er janvier au domicile du couple Ajavon. En effet, le magnat de la volaille a l’habitude d’inviter des amis et des personnalités à passer avec lui le réveillon de janvier. C’est dans ce cadre que Bruno Amoussou était au domicile de Sébastien Ajavon. Par ces temps où tous ceux qui sont proches du gouvernement de la Rupture ont peur de s’afficher avec Sébastien Ajavon, Bruno Amoussou s’est mis au-dessus de la mêlée. Il a fait preuve de sagesse en répondant à l’invitation d’Ajavon. C’est la preuve qu’il n’y a pas que la politique dans la vie. Si un jour Sébastien Ajavon et Patrice Talon décident de fumer le calumet de la paix, Amoussou Bruno vient, par ce geste de haute portée, de montrer qu’il est la personne la mieux indiquée pour jouer les médiations.

M.M

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Gouvernance à l'ère de la Rupture : Talon diplômé de la Haute école Yayi

Patrice-Talon

Deux ans de gouvernance au sommet de l'État, sous la Rupture ou le Nouveau départ. A l'évaluation, on se rend compte aisément que beaucoup d'options politiques et de pratiques du régime défunt sont en vogue. Si la gouvernance de l'ancien président Yayi Boni, pourtant décriée par les actuels dirigeants, était une école, Patrice Talon en serait simplement un impétrant.

Yayi Boni peut être fier, où qu'il se trouve aujourd'hui, d'avoir un bon héritier qui assure bien ses arrières en terme de gestion au sommet de l'État. Sur plusieurs plans, son successeur ne se lance pas inutilement dans l'invention d'une roue qui, certainement selon lui, existe déjà. D'aucuns pourraient, à juste titre, se demander où est le problème si Patrice Talon récite bien les cours de Yayi Boni;  l'État étant une continuité. Effectivement, aucun problème si par le passé on n'avait pas vertement critiqué ces choix politiques. Des choix qui, à la surprise générale, refont surface avec les chantres de la Rupture ou du Nouveau départ. Est-il besoin de rappeler, entre autres, que les microcrédits aux plus pauvres, l'option de location de groupes électrogènes pour pallier le délestage, la pléthore de portefeuilles ministériels, la violation flagrante des textes de lois de la République et des décisions rendues par la Haute juridiction, sont toujours d'actualité ? Que dire du Programme d'action du gouvernement (Pag) qui regorge plus de projets recyclés que de nouveaux ? Le dernier acte en date posé par Patrice Talon et qui lui confère le diplôme de la Hey (Haute école Yayi), c'est bien le rappel récent, au poste de conseiller spécial du président de la République, de deux de ses anciens ministres dont il s'était étonnamment débarrassé du gouvernement il y a quelques mois. Qui dit mieux?

Worou BORO

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PRECIPITE DELEGATAIRE : Talon Patrice s'amuse!

Patrice-Talon

Et pourtant il sait que même les gouverneurs à l'époque coloniale savent que le Bénin est un pays d'hommes intègres et intelligents. Que le Bénin est une identité complètement à part.

Patrice Talon,  Olivier Boko, Joahannes Dagnon ne savent pas que les béninois savent que le contrat concernant le délégataire n'est pas encore signé. Nos chères autorités le contrat en débat, le contrat qui fait couler beaucoup de salive et d'encre, n'est pas signé, Et pourtant vous attribuez déjà des bureaux aux étrangers au port autonome de Cotonou.

Que tramez- vous au juste?

Que pensez-vous?

Que croyez-vous?

Avez-vous oublié toute votre assurance au sujet de la révision de la constitution?

Autre chose.

Pourquoi tente t-on,  Pourquoi essaie t-on d'étouffer la présentation du bilan de l'actuelle directrice du port autonome de Cotonou?

Pourquoi en sourdine l'on bat des pieds et des mains pour empecher Huguette Amoussou de dire à la face du monde ses performances durant son exercice?

Qu'est ce qui peut faire peur?

Qu'est ce qui effraie?

Le point de vue de l'opinion nationale et internationale?

Si votre affaire est crédible,  si votre dossier est nickel, si vos arguments tiennent la route, pourquoi vous cachez - vous?

On veut savoir si vous votre affaire de délégataire était nécessaire.

On veut savoir si votre affaire de délégataire en valait la peine.

On veut savoir s'il n'y a pas la possibilité pour les locaux, pour les béninois de faire mieux,

On veut savoir si une réorganisation du port autonome de Cotonou,  des cadres et autres de la plate forme portuaire n'est pas possible.

On veut savoir s'il ny a pas possibilité ici de confier aux cadres du port  avec un cahier de charge précis, les performances à atteindre annuellement ou mensuellement.

Il ya anguille sous roche.

Il ya suspicion.

Il ya problème.

Ce qui se trame est flou et superflu.

L'affaire de délégataire est une affaire sombre et lugubre.

Les béninois ont le devoir d'ouvrir grandement les yeux, pour parer au plus pressé.

Il ya absolument danger, pour la survie de l'économie nationale.

Dine ABDOU

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La loupe : Ici c’est vraiment le Bénin

adrien houngbedji

La nouvelle est tombée hier sur la tête des béninois comme un coup de massue.

Le cabinet de H. O. Léonard Migan, huissier de justice près du Tribunal de Cotonou a fait déposer au domicile du Président de l'Assemblée nationale,  Adrien Houngbédji, une "assignation aux fins d'exécution et de condamnation aux astreintes avec signification de pièce", à la requête de monsieur Chabi  Sika Abdel Kamar Ouassagari.

Aux premières heures de la publication de l'information,  beaucoup ont cru à une intoxication ou un tract. A la fin, il se révèle que le document en circulation sur le net est authentique. Pour n'avoir pas exécuté la décision Dcc- 17- 262 du 17 décembre 2017 de la Cour constitutionnelle ordonnant au Parlement de désigner ses représentants qui devraient siéger au sein du Cos-Lépi, Adrien Houngbédji est assigné devant nos tribunaux.

Pour être précis, il doit payer s'il perd le procès, dont la première audience s'ouvre le 22 janvier prochain, et ne s'exécute pas, comme astreintes comminatoires la bagatelle de cent millions de francs CFA  par jour.

C'est une première.

Quelles que soient les insuffisances et les incohérences d'une telle démarche.

Quels que soient les dessous politiques et les sous embranchements.

Quels que soient les vices de procédures,  cette affaire fera tâche d'huile. Elle fera des émules et ouvrira l'esprit à la réflexion.

Historiquement, elle renforce la vivacité,  la qualité et le dynamisme de la démocratie et du droit public.

Depuis des années, les observateurs de la vie politique nationale, surtout les juristes en ce qui concerne l'application des décisions de la Cour constitutionnelle par les gouvernants se demandaient, hormis la révision de la constitution, que fau- il faire. Comment peut-on parvenir à contraindre le gouvernement à s'incliner spontanément? Quelle sanction faut-t-il trouver pour contraindre ceux qui violeront la loi fondamentale?

Voilà une piste.

Même si elle est à parfaire, c'est une piste sérieuse.

Que l'initiative aboutisse ou non, elle provoquera un déclic qui aidera à combler ce vide préjudiciable au respect de la Constitution.

Bravo à Chabi Sika Ouassagari.

Bravo à ses avocats.

Dine ABDOU

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Justice, Santé et Forces armées : Voici les députés qui ont voté pour le retrait du droit de grève

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L’Assemblée nationale est au cœur de la polémique. Les députés du Bloc de la majorité présidentielle (Bmp), après avoir voté pour le retrait du droit de grève aux agents de la Santé, de la justice et de la sécurité, ont franchi le Rubicon mardi 02 janvier 2018 en retirant également le droit de grève aux magistrats. Fort de leur majorité d’une soixantaine de députés, ils ont modifié les dispositions de l’article 20 de la loi N°2003-35 du 21 février 2003 portant statut de la magistrature en empêchant désormais les magistrats d’aller en grève. Le nouvel article dispose: « comme citoyens, les magistrats jouissent de la liberté d’expression de croyance, d’association et de réunion. Ils sont libres de se constituer en association ou en tout autre organisation ou de s’affilier pour défendre leurs intérêts, promouvoir leur formation professionnelle et protéger l’indépendance de la magistrature. La grève est interdite aux magistrats ». Il n’en fallait pas plus pour susciter le courroux des concernés en particulier et des travailleurs en général. Depuis hier, la justice est paralysée. La santé promet entrer dans la danse la semaine prochaine. Sans compter des mouvements de soutien d’autres corps qui ne sont pas concernés par le retrait du droit de grève. La situation risque d’être hors contrôle les jours et semaines à venir du fait de la volonté d’un bloc de députés décidés à en découdre avec les acquis démocratiques.

Album Photo des députés à qui on doit cette situation sociale tendue

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Assignation de Me Adrien Houngbédji : Un fait inédit, mais peut-il prospérer?

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Le président de l’Assemblée nationale  a été assigné en justice pour n’avoir entrepris aucune diligence pour faire exécuter la décision de la Cour constitutionnelle enjoignant aux députés de désigner leurs représentants du Cos-Lépi. Cette plainte qui reste une première au Bénin pourrait ne pas être la meilleure initiative.

Me Adrien Houngbédji pourrait comparaître devant la justice le lundi 22 janvier prochain. Un citoyen a en effet porté plainte contre la deuxième personnalité de la Nation béninoise. Le sieur Chabi Sika Abdel Kamar Ouassagari a saisi le Tribunal de première instance de Cotonou. Il reproche au président de l’Assemblée nationale de n’avoir entrepris aucune diligence pour exécuter la décision de la Cour constitutionnelle demandant au Parlement de désigner ses représentants au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) au plus tard le 21 décembre 2017. Dans l’acte d’assignation déposé hier lundi, le sieur Ouassagari invite la justice à ordonner à Me Adrien Houngbédji d’avoir à exécuter la décision Dcc 17-262 du 12 décembre 2017 de la Cour constitutionnelle «sous astreinte comminatoire de F Cfa  cent millions par jour de résistance à compter de la notification de la décision à intervenir». La procédure engagée contre le président de l’Assemblée nationale est plutôt inédite au Bénin. C’est la première fois qu’un tel responsable politique est assigné devant une juridiction judiciaire. Me Adrien Houngbédji n’a pu faire respecter la décision de la Haute juridiction au Parlement. Et pour cause, il a préféré suivre l’une des voies prescrites par le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Un choix qui n’a pas permis aux députés de désigner leurs représentants au Cos-Lépi conformément au délai indiqué par les 7 Sages de la Cour. Si certains s’étonnent de la démarche du citoyen Ouassagari, d’autres trouvent que son action révèle le mauvais fonctionnement des institutions. La plainte  formulée par Kamar Oussagari serait la preuve du recul de « notre Etat de droit en marche depuis 27 ans » selon le juriste Serge Prince Agbodjan. Dans une tribune publiée hier, il a martelé : «  C’est honteux après 27 ans de démocratie que ça soit des citoyens  qui assignent des autorités constitutionnelles jouissant  des avantages tirés de nos maigres moyens, nos impôts de respecter notre loi fondamentale». Commentant la procédure lancée, l’avocat Alain Orounla soulignera quant à lui que l’assignation est hypothétique et aléatoire. «(…) ça risque d’être un coup d’épée dans l’eau parce que le juge saisi qu’on  appelle dans notre jargon, le juge de l’exécution est compétent certes pour trancher un certain nombre de contestations concernant les titres exécutoires, les décisions qui posent problème, sauf lorsque ces contestations échappent à sa compétence, c’est-à-dire échappent à la compétence de l’ordre judiciaire, c’est-à-dire que ce juge est compétent pour tout ce qui est des privés, des particuliers, des sociétés etc. Et là, il s’agit  d’une difficulté qui s’élèverait à l’occasion d’une décision de la Cour constitutionnelle. Je ne pense pas que ce geste  pourrait reconnaître sa compétence pour disserter et statuer au sujet  de la demande qui est formulée devant elle», a-t-il fait savoir. Un autre spécialiste du droit constitutionnel qui a requis l’anonymat a indiqué que le juge judiciaire n’est pas compétent pour connaître des questions de constitutionnalité. « Le fait de n’avoir pas exécuté la décision de la Cour constitutionnelle ne constitue pas la violation d’une loi mais la Constitution. Or la Cour constitutionnelle ne fait pas partie de l’ordre judiciaire», ajoutera-t-il. Pour lui, il est clair que l’assignation du sieur Oussagari a peu de chances de prospérer.

Mike MAHOUNA    

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Nominations à la présidence : Hêhomey-Sèhouéto, mauvais ministres, bons conseillers ?

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(Talon à l’école de Yayi)
L’un viré du gouvernement, l’autre limogé à la suite du dernier remaniement ministériel, Hervé Hêhomey et Lazare Sèhouéto sont rappelés pour être respectivement conseiller du Chef de l’Etat chargé des infrastructures et conseiller aux affaires politiques. Ainsi, deux de ceux qui étaient aux premières heures de l’avènement de la Rupture, après avoir été sortis du gouvernement peuvent maintenant se contenter d’un lot de consolation. Mais des deux, le cas de l’ancien ministre du transport et des infrastructures Hervé Hêhomey viré du gouvernement bien avant le remaniement ministériel, certainement pour avoir commis une faute lourde, préoccupe. Comment-est-ce qu’un ministre limogé, pour avoir commis une bourde dans l’exercice de ses fonctions, peut maintenant être un bon conseiller dans le même domaine ? On se souvient que dans le temps,  la cellule de communication de la présidence a essayé de justifier le limogeage  par une supposée insubordination du ministre, qui aurait préféré organiser une activité politique dans sa région au lieu de répondre à une injonction du Chef de l’Etat, . Mais pour la majorité des Béninois, ce sont plutôt les déclarations de Hervé Hêhomey  sur le préfinancement de 20 milliards FCFA à l’entreprise Ofmas qui l’ont fait partir du gouvernement. Hervé Hêhomey, dans son zèle habituel, n’a pu garder le secret sur le préfinancement d’une route qui devrait pourtant être exécuté en mode Bot (Build Own and Transfert). Ce qui veut dire, qu’en son fort intérieur, le ministre qu’il est n’a pas apprécié que le gouvernement sort 20 milliards des caisses de l’Etat pour préfinancer des travaux qui devraient être exécutés en Bot après avoir confié le marché gré-à-gré à Ofmas. Au cours d’une sortie médiatique, le Directeur des travaux publics Jacques Ayadji, en voulant sauver les meubles, a plutôt enfoncé encore plus le gouvernement en affirmant que sous Yayi aussi, l’entreprise Adéoti, bien qu’exécutant des travaux en Bot, avait également bénéficié de préfinancement de l’Etat. Quel conseil Patrice Talon peut alors attendre de celui-là qu’il a désavoué publiquement pour avoir dévoilé un secret qui a mis le gouvernement dans une position inconfortable ? La réalité, Hervé Hêhomey et Lazare Sèhouéto  limogés et sans aucun lot de consolation, risquent à la longue d’être des proies facilement enrôlables par l’opposition. Il fallait leur trouver quelque chose. A ce rythme la présidence risque d’être bientôt le point de chute d’anciens ministres comme au temps de Yayi. Avec quoi a-t-on alors rompu ?

Talon à l’école de Yayi

On a beau prôné la Rupture, sur bien d’aspects c’est à un copier-coller qu’on assiste dans la gouvernance.  Boni Yayi avait trouvé que la meilleure façon d’avoir le contrôle sur les ministres débarqués du gouvernement, c’est de les faire conseillers. Il y en avait tellement. Certains, sans bureau, arpentaient les couloirs de la présidence à longueur de journée. Même s’ils ne sont plus ministres de la République, le fait d’avoir toujours un titre, un salaire, des primes et un véhicule de fonction permettait à Boni Yayi d’entretenir leur illusion d’être toujours du système afin qu’ils n’aillent pas grossir les rangs de ses détracteurs. Ça a marché puisqu’il a pu faire ses dix ans sans craindre que des dossiers de la République ne soient déballés à la face du monde par d’anciens collaborateurs. Avec la nomination de Sèhouéto et de Hêhomey, il faut comprendre que Talon est en train d’utiliser les mêmes armes que son prédécesseur pour s’assurer un mandat paisible. Des 7 ministres sortis du gouvernement, à part les trois ministres supposés proches d’Ajavon et Candide Azannaï qui a démissionné de lui-même, il ne restait que Hervé Hêhomey et Lazare Sèhouéto, partisans de première heure, qui pouvaient continuer à espérer que le Chef de l’Etat veuille enfin leur jeter un regard bienveillant. Combien de temps allaient-ils attendre que leurs incessants appels de pied produisent ses effets ? Patrice Talon qui, désormais s’inscrit dans une politique de la ruse et de la rage, avait-il le choix ? Le voilà obligé de recourir à la méthode Yayi pour essayer de garder auprès de lui d’anciens ministres tombés en disgrâce. Il y a donc alors de bonne chose qu’on peut copier dans la gouvernance de Yayi.

B.H

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La loupe : Patrice Talon déplace déjà les pions

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Elections législatives de  2019.

Ceux qui croient que les ministres de la Rupture et les directeurs des sociétés d'État sont hors course auront bientôt leurs yeux pour pleurer. Les prétendants au poste de député qui misent sur l'absence des géants pour ficeler leurs stratégies, afin de se retrouver sur la liste de la mouvance présidentielle dont le maître à jouer a pour nom Patrice Talon doivent ouvrir les yeux et écarter leurs oreilles. Grandement.

Il y a environ une semaine, le Chef de l'Etat a donné des consignes fermes à  quelques directeurs généraux. "Je voudrais commencer par vous sentir progressivement sur le terrain politique ". La matérialisation de cette consigne ne tardera plus à être visible. Inutile donc de chercher à savoir si c'est vrai ou faux.

Le terrain qui commande nous édifiera.

Tout le monde sait que les désirs de Patrice Talon sont des ordres. La machine électorale s'huile au grand dame des naïfs qui croient au caractère sacré de la parole du Chef de l'État. D'ailleurs cette parole n'a rien d'officiel pour qu'on lui accorde tant de crédit, c'est la parole du politicien qui avait des difficultés pour constituer l'équipe qui devrait être issue de son premier remaniement. Cela lui a permis d'écarter facilement les prétendants politiques difficiles, mais que lui ne voulait pas nommer ministres. Il a parlé aux directeurs. Il ne tardera pas à parler aux ministres. A ses ministres qu'il entend positionner. Ceux qui veulent vérifier cela ont une piste banale. Allez à  Sakété. Vous vous rendrez compte que les lignes bougent. Après, si vous ne retrouvez pas Joseph Djogbénou un week-end à Cotonou, faites un tour a Abomey, tout en cherchant à savoir qu'elles activités il y mène. On n'a pas besoin de dire plus.

La rumeur qui avait fait état de ce que les ministres de Patrice Talon ne seront pas en lice pour les prochaines législatives se révèle finalement comme un somnifère pour endormir profondément les adversaires du dehors et les adversaires du dedans. Les députés du Bmp qui pensent qu'ils vont caresser Patrice Talon dans le sens du poil pour se retrouver facilement sur sa liste, afin de faire volte-face après, ont du chemin à parcourir.

Il sait et prévoit tout ça.  Il joue aussi et veille au grain.

Le jeu sera très serré et les grincements de dents ne manqueront pas. Il peut même arriver que les alliés les plus solides, et les plus enracinés se retrouveront contre toute attente sur les carreaux.

Il se pourrait parallèlement que les plus oubliés, les plus en apparence insignifiants ou qui semblent ne pas faire partie du schéma retrouvent un large sourire.
Des surprises?

Il y en aura à coup sûr

Dine ABDOU

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Vote de la loi portant statut de la magistrature : Les députés de la minorité déclinent toute responsabilité

assemblee-nationale

La 7ème législature s'est réunie hier, jeudi 04 janvier 2018 au Palais des gouverneurs à Porto-Novo afin de continuer avec l'étude de la proposition de loi portant statut de la magistrature. La proposition de loi a été adoptée malgré la position des députés de la minorité qui ont voté contre signalant qu'ils ne veulent pas être complices de ce complot.

L'examen de la loi 2018-01 portant statut de la magistrature a été conclu hier jeudi 04 janvier 2018 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo par un vote "contre" de 14 députés de la minorité présents et représentés. Si malgré cette position des députés de la minorité parlementaire, le vote a eu lieu, ces derniers ont toutefois la conscience tranquille pour avoir dit "non". Ils l'ont d'ailleurs fait savoir à travers l'explication de vote donnée par le député Simplice Codjo en leur nom. Il faut noter qu'avec cette loi,  le droit de grève est retiré aux magistrats. La grève est interdite aux magistrats". En effet, après  les agents de santé, de la Police républicaine et du personnel judiciaire, l’Assemblée nationale a retiré le droit de grève aux magistrats. Cette interdiction est consacrée par l’article 20 de la loi portant statut de la magistrature en République du Bénin actuellement en révision à l’hémicycle.

Kola Paqui

Lire ci-dessous l'explication de vote du député Simplice Codjo

Déclaration de l'honorable CODJO  Dossou Simplice après le vote sur la loi portant statut de la magistrature ce 04.01.18 à Porto Novo.

Le droit de grève retiré aux agents de la santé de la justice et de sécurité est un droit consacré par les articles 31 de la constitution et 8 du pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels.

Il en résulte que ce droit de grève en tant que liberté fondamentale ne peut faire l'objet d'interdiction.

La constitution n'accorde aux législateurs que nous sommes que le pouvoir d'en définir les conditions de jouissance. En votant oui pour une telle loi nous sommes entrain de porter atteinte aux acquis démocratiques issus de l'historique conférence des forces vives de la nation de février 1990.

Par ailleurs le garde des sceaux ministre de la justice a invité dans ce même hémicycle les députés du Bmp exclusivement à voter l'amendement proposé par le collègue Ahouanvoebla. Ce qui exclut d'emblée les députés de la minorité que nous sommes.

C'est donc pour ces raisons qu'à l’instar de mes collègues de la minorité, bien que cette loi contienne des points positifs appuyant les magistrats dans leur fonction, je vote contre pour ne pas être complice d'une telle dérive.
Je vous remercie ;

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La loupe : Janvier de toutes les incertitudes

patrice talon

Le climat social au Bénin est, on ne peut plus tendu,  et c'est peu dire.

L'appareil judiciaire, pierre angulaire et soupape des activités économiques ne tournera pas du tout durant cinq jours bien comptés. Les magistrats sont en grève. Cinq jours sur cinq, probablement, très probablement renouvelable.

Les agents de santé annoncent de leur emboîter le pas. Avec la même fermeté et le même mode opératoire. Autant que les magistrats, ils sont hautement remontés, et n'entendent pas aller de main molle. Motif, le droit de grève définitivement retiré par la loi. Dans l'armée, la grogne est à peine voilée, le mécontentement aussi. Même si on fait semblant à raison de minimiser. Il faut prendre les questions de l'armée avec délicatesse, pour ne pas réveiller le chat qui dort. On comprend.

Voilà qui mettra Patrice Talon en examen. Le moment est venu plus que les autres fois de tester sa capacité de management et de gestion des crises. Il ne suffit pas d'être méthodique et rigoureux,  d'être autoritaire et rigoureux,  d'être non complaisant, et avoir des ambitions.

Non tout ça peut ne pas suffire

Un homme d'État, c'est aussi l'art de gérer les grandes crises,  les gérer et parvenir à les résorber.

Et là c'est une occasion en or.

A ce sujet, j'ai des appréhensions. Le pouvoir actuel rarement sait prendre la mesure des choses le matin, il est jusqu'auboutiste et pénalise ainsi le développement. Ce faisant, il perturbe sans s'en rendre compte, le déroulement normal de son programme d'actions. Ils chercheront à foncer tête baissée  comme des phacochères, et risqueront à leur risque et péril de se cogner la tête contre le mur.

Les débrayages qui s'annoncent sont rarement autant généralisés et le mobile n'est presque jamais celui-là. Ainsi, les travailleurs dont, à leurs yeux jouent leur destin, seront implacables et peu flexibles. Les caciques du pouvoir ont intérêt à intégrer tous ces paramètres dans leur approche de solutions ou de riposte.

L'heure n'est peut-être pas grave,  mais elle n'est pas moins grave. Elle peut être délicate.

Personne ne souhaite que le pouvoir dandine. Mais il risque de dandiner parcequ'on doit ajouter à tout cela la faim et le ralentissement de toutes les affaires.

Ce n'est pas tout. La politique peut s'en mêler et elle s'en mêlera naturellement. Ici étant le Bénin.

Aucune opposition politique sur aucune partie de la terre ne peut refuser de profiter des difficultés du pouvoir, en matière de crise sociale pour surfer sur l'émotion du peuple. Dénoncer cette manière de faire ne changera rien. Il vaut mieux prendre la mesure des choses et ne pas se positionner comme des messieurs je sais tout.

Messieurs les dirigeants vous ne savez rien

Dine ABDOU.

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