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Politique

Présidentielle en France : Pour Houngbadji, Macron montre le chemin à la jeunesse consciente

leonce-houngbadji

(Lire la déclaration du président du Plp)

Déclaration du Président du Parti pour la Libération du Peuple (PLP) suite aux résultats du 1er tour de l’élection présidentielle française
 
Lorsque la jeunesse ose, elle gagne ! J’adresse mes vives félicitations à Emmanuel Macron pour son résultat historique. Comme vous le savez, le candidat du mouvement En Marche est arrivé en tête du premier tour de la présidentielle française avec 23,7% des suffrages.

Dans une interview accordée au Magazine Jeune Afrique, j’avais exprimé ma profonde admiration à Emmanuel Macron pour la qualité de son leadership et surtout pour les valeurs et les principes qu’il défend, lesquels sont en phase avec ceux du Parti pour la Libération du Peuple (PLP) que je préside.

Emmanuel Macron montre le chemin à la jeunesse consciente. Oui, les jeunes peuvent changer le monde, à condition qu’ils participent activement à sa construction politique, sociale et surtout économique.  

J’invite la jeunesse béninoise à se montrer combative pour changer le Bénin. Nous devons avoir la force de nous opposer à ceux qui ne veulent pas que les choses changent dans l’intérêt supérieur de notre pays.
Ayons la capacité de rêver.
Osons libérer le Bénin !
 
Cotonou, le 23 avril 2017
Léonce HOUNGBADJI, Président du Parti pour la Libération du Peuple (PLP)

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Recadrement récurrent des choix du gouvernement par Holo : Qui conseille Patrice Talon?

patrice talon

Le Chef de l’Etat a-t-il vraiment un Conseiller juridique. Beaucoup se posent cette interrogation depuis quelques semaines tant les grandes décisions du gouvernement sont systématiquement jugées inappropriées par la Cour constitutionnelle.  

Le gouvernement de la Rupture n’a presque pas de boussole. Tout prouve qu’il navigue à vue. Ses décisions sont souvent jugées incohérentes. Les derniers arrêts de la Cour constitutionnelle montrent clairement qu’il ne murit pas bien ses réflexions avant de les accoucher. En effet, deux lois votées récemment par l’Assemblée nationale ont été jugées anticonstitutionnelles.La loi portant régime général d’emploi des collaborateurs externes de l’Etat et celle qui fixe les conditions et la procédure d’embauche, de déplacement de la main d’œuvre et de résiliation du contrat de travail en République du Bénin, ont été rejetées par la Cour constitutionnelle. Par les Décisions Dcc 17-087 et Dcc 17-088 du 20 avril 2017, les 7 sages de la Cour ont en partie donné raison aux syndicats qui trouvaient ces lois antisociales.Il ne faut surtout pas se tromper : si ces lois ont été introduites au Parlement comme des propositions des lois, il faut bien souligner qu’il s’agit des textes écrits par le gouvernement dont certains députés se sont appropriés. La non-conformité de ces lois à la Constitution doit donc être attribuée à l’Exécutif. A ces décisions, il faut ajouter d’anciens arrêts de la Cour constitutionnelle moins favorables au gouvernement dirigé par Patrice Talon. Dans la décision Dcc 17-057 du 09 mars 2017, la Haute juridiction a jugé non conforme à la Constitution la nouvelle charte graphique du gouvernement de Patrice Talon. « La disposition des couleurs nationales telle que présentée sur les documents officiels n’est pas conforme à la Constitution», avait-t-elle souligné. A travers laDcc 17-065 du 06 mars 2017,les 7 Sages ont montré que « la décision du Conseil des ministres du O5 octobre 2016 et le décret n°2016-616 du 05 octobre 2016 portant  interdictions d’activités des fédérations, unions, associations ou organisations faitières d’étudiants dans toutesles universités nationales du Bénin sont contraires à la Constitution et donc nuls et non avenus ». On peut également rappeler la démission anticonstitutionnelle d’anciens membres de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin). Comme on peut le constater, les mauvais exemples sont légion. Ce gouvernement travaille comme s’il n’est pas conseillé. Enfin, il est mal conseillé. En 12 mois, le nombre de sanctions de la Cour constitutionnelle est énorme. C’est un record. Cela jette du discrédit sur un gouvernement qui se montretrop élitiste. Selon certains observateurs, Patrice Talon qui n’a souvent que faire des conseils de ses collaborateurs n’en demandepresque jamais. Au contraire, les conseillers qui ont déjà trop peur de contrarier l’homme d’affaires prospère, ne sont vraisemblablement là que pour satisfaire ses caprices. Le Chef de l’Etat pourrait bien avoir de bons conseillers. Mais, il demeure un homme qui se laisse difficilement convaincre. Ce qui fait dire à plusieurs observateurs que Patrice Talon est son propre conseiller juridique. Et si les choses devraient continuer ainsi, la Cour constitutionnelle pourrait toujours remettre en cause les décisions du gouvernement ; tout au moins jusqu’en 2018 où l’équipe du Professeur Théodore Holo finit son mandat.

M.M

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Loi sur les zones économiques spéciales : Les innovations selon le député Jean-Eudes Okoundé

Jean-Eudes-Okounde

Initiateur de la proposition de loi fixant le régime des zones économiques spéciales en République du Bénin, le député Jean-Eudes Okoundé, très satisfait d’avoir vu sa loi adoptée a tenu un point de presse pour remercier ses collègues et le gouvernement Talon pour l’accompagnement. C’était aussi l’occasion pour ce dernier de révéler les innovations que contient cette loi. Le député a signalé que l’adoption de cette loi par la représentation nationale, vient corriger une insuffisance constatée sur les zones franches industrielles, surtout en ce qui concerne la fiscalité et d’autres conditions pouvant favoriser l’installation des investisseurs dans ladite zone.

Kola Paqui

Lire ci-dessous l’intégralité de sa déclaration

Nous venons donc de voter la loi sur les zones économiques spéciales. Cette loi qui vient corriger une insuffisance qu’il avait sur les zones franches industrielles, notamment sur la fiscalité, d’autres conditions qui devraient favoriser les investisseurs à s’installer dans la zone franche industrielle. Vous savez, nous sommes dans un pays où nous sommes à côté du Nigeria, et il faut des conditions propices pour que les industries puissent s’installer pour l’émergence de l’économie. Notamment, en matière industrielle, agro-industrie et consorts. Donc, cela nous a poussés à faire cette proposition pour booster les investisseurs nationaux qu’étrangers à s’installer. Ce qui est important dans cette loi, c’est qu’il y aura plusieurs zones économiques spéciales, en fonction des spécificités de chaque zone. Pour ça, je voudrais remercier tous les députés, qui ont étudié cette loi avec nous, et qui ont porté leurs voix, pour que cette loi soit une réalité. Vous savez, aujourd’hui, si nous prenons des zones qui ont des spécificités dans certaines spéculations, notamment, agro-alimentaire, avec la pierre comme exemple, où on pourrait avoir une zone économique dédiée à la fabrication de matériels. Je cite les dessous de tables, les lavabos et consorts. On peut avoir une zone économique comme cela. On peut avoir une zone économique spéciale avec plus d’autres spéculations. Je crois que c’est un bon coup que nous venons de frapper, pour le développement de notre pays. Le gouvernement nous a accompagné à pouvoir régler cette proposition de loi, que nous venons aujourd’hui de voter. Donc, je voudrais dire merci à tous les collègues qui ont vu l’importance de cette loi, qui ont perçu la pertinence d’éléments, de tout ce qui comme mesures incitatives à présenter aux investisseurs, parce que nous sommes dans un milieu concurrentiel. Si nous regardons par exemple au Togo, au Gabon, au Cameroun, tous ces pays sont dotés de loi sur les zones économiques spéciales. Dès que nous n’allons pas nous aligner uniquement sur ces pays,  c’est que nous allons derrière. Aujourd’hui, nous sommes dotés de cette loi qui doit inciter les investisseurs à venir s’installer dans notre pays. Telle que la loi  est faite, cela va être quelque chose qui sera sur toute l’étendue du territoire, à cause du fait que nous avons des potentialités à développer, à mettre en exergue sur toute l’étendue du territoire. Donc, je voudrais remercier le gouvernement pour l’accompagnement, parce que, de bout en bout, le gouvernement a été là, pour expliquer, pour discuter avec les députés, pour que tout le monde puisse adhérer. Nous avez vu que ça a été voté  à l’unanimité. Cela veut dire que les collègues ont vu l’importance de cette loi, et je leur dit merci. Merci pour ce travail abattu. Il y a beaucoup d’autres lois qui vont être votées pour l’émergence de notre économie. Je pense que vous êtes là chaque fois que nous faisons le travail. Je remercie la presse qui relaie tout ce que nous faisons ici pour le développement de ce pays. Je vous remercie.

Propos recueillis par Kola Paqui

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Assemblée nationale : La loi sur les régimes des zones économiques adoptée

assemblee-nationale

Mardi 18 avril 2017, les députés de la 7e législature ont poursuivi en plénière l’examen de la loi sur les régimes des zones économiques qui a été adoptée à l’unanimité des députés présents et représentés.

En effet, le  jeudi  23 mars 2017 au Palais des gouverneurs, Avant la clôture de la 2e session extraordinaire de l’année  2017, les députés de la 7e législature ont entamé l’examen  de la proposition de loi fixant le régime des zones économiques en République du Bénin. 2 titres sur les 5 ont été adoptés. Ainsi, hier mardi 18 avril 2017, la représentation nationale a poursuivi les travaux en plénière et a finalisé l’examen de cette proposition de loi qui, selon   le ministre de la Justice Joseph Djogbénou, permet d’améliorer et de corriger le régime des zones franches et sites industriels. Elle permettra d’encourager le secteur privé à participer aux activités d’aménagement, d’exploitation et d’entretien des zones y compris l’aménagement des infrastructures. Les débats hier ont tourné autour des exonérations des sociétés qui vont investir dans les zones économiques. A ce niveau, les députés André Okounlola, Benoit Degla et Yibatou Sani Glèlè ont trouvé que ces exonérations sont des avantages de trop pour ces sociétés qui, pour la plupart, sont étrangères. Pour eux, c’est une politique qui ne favorise pas les investisseurs nationaux. Mais dans son intervention, le  député Jean-Michel Abimbola a dissipé toutes les inquiétudes de ses collègues. Pour lui, ces exonérations sont en phase avec les dispositions qui sont pratiquées dans la sous-région. Et de plus, ces exonérations permettent d’amener ces investisseurs étrangers vers le Bénin, a-t-il complété.   

Les députés dans leur majorité ont salué cette loi qui viendra booster l’économie nationale. En réalité, Les zones économiques spéciales ont vocation à promouvoir le développement de pôles économiques spécialisées ou de zone de développement prioritaire. Il est à comprendre que les zones économiques spéciales présentent des atouts et opportunités économiques à valoriser. Chaque zone est généralement associée à un ou plusieurs domaines d’activités spécifiques.

Kola Paqui

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An 1 de la Rupture : L’Abdc parle des déceptions et espérances des citoyens

ABDC

La gouvernance de Patrice Talon était au cœur des quatrièmes entretiens politiques de l’Association béninoise de droit constitutionnel (Abdc) hier jeudi 20 avril 2017. L’Association qui a reçu le soutien de la Fondation Hanns Seidel, a organisé une discussion contradictoire sur les douze (12) premiers mois de la Rupture.

«Bilan citoyen de la gouvernance du président Talon». C’est le thème des entretiens politiques de l’Abdc d’hier. Ils ont connu un panel unique modéré par le président de l’Abdc,  l’Agrégé des Facultés de droit Frédéric Joël Aïvo. Trois communicateurs ont confronté leurs points de vue. Il s’agit de Wilfried Léandre Houngbédji, Directeur de la Communication à la présidence de la République, Dr Simon-Narcisse Tomety, géographe, territorialiste de développement et de Ralmeg Gandaho, le président de l’Ong Changement social. Selon Dr Simon-Narcisse Tomety et Ralmeg Gandaho, le gouvernement accorde peu d’attention au peuple. Selon le Territorialiste de développement, entre la Rupture et le Nouveau départ, un an après, on constate le déguerpissement sauvage voire barbare des populations, le défaut de transparence dans la réalisation des actions, un système pauvre en gouvernance participative, trop technocratique. M. Ralmeg Gandaho dénoncera une démocratie personnalisée et non institutionnelle, une approche dommageable de l’Etat-entreprise en relevant les failles du programme d’actions du gouvernement. Léandre Houngbédji, lui, tout en soulignant que le gouvernement  semble livré à lui-même en raison d’un défaut de socle politique, a montré que Patrice Talon a essayé de poser les bases du Nouveau départ. Construire un Etat moderne exige la destruction de certains vestiges du passé, même si c’est douloureux, a-t-il dit. Il a par ailleurs cité la maitrise de la situation des besoins énergétiques, la disparition progressive du délestage et le lancement du bitumage de 500 km de routes. Ce jeudi, les échanges ont permis de comprendre qu’il faut davantage au Bénin une politique plus inclusive, participative, une meilleure visibilité et lisibilité des actions, des méthodes adéquates, plus de dialogue, d’humilité, l’acceptation de la critique et de la contradiction, l’éducation et l’encadrement des citoyens et une refonte du système partisan. Le président de l’Abdc  a, quant à lui, montré que ces quatrièmes entretiens politiques étaient très utiles puisqu’ils ont permis d’apprécier  les 12 premiers mois de la Rupture. « Il faut donner du temps au président pour accélérer les réformes », a-t-il déclaré par ailleurs. Mais Frédéric Joël Aïvo qui se veut vigilant a indiqué qu’aucune réforme ne peut être applaudie si elle doit écraser les hommes. A la fin des échanges, la Représentante de la Fondation Hanns Seidel, Aridja Frank a exprimé sa satisfaction. Elle a plaidé pour qu’un message citoyen, notamment les propositions de la rencontre, soit remis au Chef de l’Etat.

A.S

Quelques extraits de propos

Dr Simon-Narcisse Tomety
«On est passé… à un système d’intolérance de la contradiction»

« Un an  pour moi, éparpiller les réalisations physiques d’un régime n’a pas de sens. C’est un an pour mettre en place un contrat social. La chaine décisionnelle de notre pays est un empilement de systèmes menteurs avec des rapports de mensonges… Le système actuel est haut perché, est trop technocratique, est très pauvre en gouvernance participative, n’écoute pas…On est passé d’un système de management des ressources humaines axé sur la clochardisation des cadres et le gaspillage de la qualité des ressources humaines du pays à un système d’humiliation des intellectuels avec une mise en doute de la capacité à innover d’où une hyper-présidentialisation de la chaine décisionnelle. Nous sommes passés d’une gouvernance hyper-populiste et de culte de la personnalité et de gaspillage du patrimoine de l’Etat… à une gouvernance hyper-élitiste faite d’humiliation, de manque d’attention des pauvres et de célébration de la peur…Nous sommes passés d’un pays gouverné par une coalition de 94 partis politiques et de 300 mouvements alliés tous alimentés clandestinement par des fonds publics avec une opposition très active et télécommandée par des opérateurs économiques puissants à un multipartisme à pensée unique...On est passé d’un système de coexistence des forces politiques et citoyennes pour la préservation de la démocratie et de la paix à un système d’intolérance de la contradiction…Il ne faut pas faire seulement de la communication urbaine. Rester à Cotonou et penser que ce qu’on dit à Cotonou est suivi par l’auditeur yom, ditamari, c’est une erreur. On doit sentir la Rupture et le nouveau départ dans chacune des 77 Communes. Il nous faut surtout un référentiel sur le nouveau départ. On est en train de faire un saut dans le néant. Le Pag (Programme d’actions du gouvernement, Ndlr), pour moi, ne suffit pas pour arriver au Bénin révélé…La politique n’est qu’un instrument au service du social ».

Me Sadikou Alao
« Le conflit d’intérêt est devenu une méthode de gouvernance»

« Il faut bien que ce que nous allons dire puisse être notifié à qui de droit ; et comme on le dit dans notre jargon : afin que nul n’en ignore. L’initiative prise est dans la marche du temps à cause des incongruités auxquelles on assiste ces derniers temps. On assiste à des choses jamais vues. Si nous ne corrigeons pas ces choses, il serait difficile d’aller vers le développement que nous convoitons, il sera difficile de changer en toute sérénité nos institutions sans être suspecté de vouloir  se servir… Ici, le conflit d’intérêt est devenu une méthode de gouvernance. On ne peut pas nous respecter dedans, à l’extérieur et dans le monde financier, le marché financier auquel nous nous adressons pour emprunter si nous sommes en perpétuel conflit d’intérêts. Nous devrons mettre fin aux lois liberticides,  aux lois d’exclusion. Notre Assemblée est devenue très perméable à toutes sortes de loi… On ne peut pas gouverner en commençant par écraser les pauvres. »

Me Hélène Kèkè Aholou
«La corruption est galopante»

« (…) Quand on parle de rupture, à mon humble avis, on rompt avec tout ce qui est mauvais dans le passé. On ne rompt pas avec ce qui est bon pour pouvoir établir ce qui viendra plus tard. La rupture, c’est rompre avec la corruption permanente. On nous a corrompus aussi. Et je me suis dit que c’est une erreur. Il y a deux semaines, j’ai vécu quelque chose dans mon cabinet et j’en tremble. Un neveux me demande de l’argent et me dit que c’est pour aller corrompre. Je ne l’ai pas cru. J’ai remis l’argent et lui ai demandé de me ramener la preuve. Il m’a ramené la preuve… La corruption est galopante. Le virus est partout.»

Wilfrid Houngbédji
« Oui, il y a des faiblesses »

« J’ai écouté les appréciations, les critiques généralement pertinentes. J’ai envie de vous dire au nom du Chef de l’Etat  pour emprunter un propos gaullien : il vous a entendus, il vous a compris puisque vous avez pu vous-mêmes observer à l’occasion de son entretien du 08 dernier qu’il annonce l’amorce d’un virage pour tenir compte effectivement désormais de la dimension politique de la fonction. J’ajouterai même politicienne parce qu’il semble que sur ce terrain on ne peut vraiment pas faire autrement et espérer engranger des résultats… Je pourrais prendre à mon compte le bilan déjà effectué par la plateforme des Osc et m’en tenir à cela pour relever avec les acteurs de cette plateforme que sur 198 promesses,  en un an 6 ont été effectivement bouclées, 2 ne l’ont pas été, 86 ont été mises en route et qu’il reste 104 qui n’ont pas avancé. On observerait que 50% des promesses majeures du candidat et du président ont été soit accomplies ou mises en route. C’est plutôt de bon augure pour la suite (…) Quand on a dit ça, pour un bilan citoyen, on pourrait dire : on n’a qu’à continuer. Mais nous sommes des humains. Et nous sommes au Bénin (…) Oui il y a des faiblesses. Il y a des choses à améliorer. Mais oui aussi, l’ambition est là… »

Propos transcrits par A.S

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Refus de passation de charges au ministère de la défense : Talon craint-il des révélations de Candide Azannaï ?

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Ce n’est plus une confidence, le désamour entre l’ex ministre de la défense et le Chef de l’Etat, Patrice Talon. En tout cas, plus depuis le 27 mars 2017 où Candide Azannaï a rompu les amarres avec le gouvernement de la Rupture. Mais depuis, les efforts du premier artisan de l’ère du Nouveau départ pour passer service en bonne et due forme à un successeur désigné ou intérimaire ont été vains. Ses sollicitudes à le faire ont rencontré un refus catégorique du Chef de l’Etat. Le Président Patrice Talon craindrait-il d’offrir une occasion en or à ce dernier de faire des révélations sur sa gouvernance ?

Inutile de se voiler continuellement la face dans cette affaire de refus de passation de passation de charges au ministère de la défense. Patrice Talon craindrait bien quelque chose pour ne pas dire le bilan d’activités de son ex ministre Candide Azannaï. Conscient du fait que les cérémonies de passation de charges restent une occasion pour faire le point de sa gestion et surtout du fait que le Ministère en question soit rattaché à la Présidence, le Chef de l’Etat ne voudrait sûrement pas que l’opinion publique soit à nouveau agitée avec de nouvelles révélations ou les vraies raisons de la démission de son grand ami d’hier, Candide Azannaï. En effet, rien n’est toujours candide dans cette affaire car ni le démissionnaire ni le Président n’a encore évoqué profondément la discorde. Et d’ailleurs, le député Guy Mitokpè n’avait-il pas rassuré que le moment venu, Candide Azannaï s’adresserait au peuple pour s’expliquer ? Il n’est cependant pas exclu que la cérémonie de passation de charges soit l’occasion rêvée pour l’ex ministre de faire son bilan et d’évoquer le divorce prématuré entre son mentor et lui, un an seulement après son élection.« Je tiens à passer service en bonne et due forme et en respect de la tradition administrative et des règles républicaines qui conviennent en de pareille circonstance… Par conséquent, il est à mon humble avis, j’insiste que cette passation de service que j’appelle de tout mon vœux ait lieu le plus tôt que possible afin de me permettre une liberté sur mon agenda », a clairement notifié l’ex ministre Candide Azannai au Président de la République, Patrice Talon. Mais le refus catégorique du chantre de la Rupture n’a pas tardé. « …le Président de la République vous faire dire que la formalité sollicitée n’est pas nécessaire et que vous pouvez disposer de votre agenda tel que souhaité », répliqua le chef de l’Etat dans une autre correspondance. Face au fait, il importe bien de se demander ce que craint véritablement Patrice Talon en s’opposant à la passation de charges qui ne peut être considérée comme facultative, mais plutôt comme un impératif républicain. Mais lorsqu’on sait que l’ex ministre n’a jamais son bec dans l’eau quand il faut se faire entendre, il y a bien des raisons de ne pas lui offrir un plateau d’or pour s’extérioriser. Cependant, le Chef de l’Etat sait mieux que quiconque que la passation de charges répond à une double exigence à la fois administrative et juridique. Elle reste une question de responsabilité politique. Se réclamant toujours bon démocrate, le Chef de l’Etat a plus ou moins surpris plus d’un en refusant de se conformer aux textes pour faire passer service à son ancien collaborateur. De toute façon, il y a bien quelque chose qui cloche dans cette situation.

Aziz BADAROU

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Trois questions d’actualité liées au coton : Le ministre Koudandé peine à convaincre les députés

Delphin-Koudande

A la faveur de la reprise des questions au gouvernement, le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Delphin Koudandé est allé apporter des éléments de réponses aux députés sur la préoccupation des députés Abdoulaye Gounou, Eric Houndété et Youssoufou, relative à la lenteur d’évacuation du coton-graine dans toutes les zones de culture, au risque de mouille du coton, la diminution du prix de transport de la tonne de coton et les difficultés d’évacuation du coton vers les usines.

L’auteur de la première question d’actualité, le député Abdoulaye Gounou, a signalé que la saison des pluies, expose des risques de mouille, ce qui va, à coup sûr, causer une perte de la bonne partie de la production. Le pire, c’est que si rien n’est fait, toute la production sera irrécupérable dans certaines localités enclavées. Par le passé, des mesures alternatives étaient prises pour accélérer l’évacuation du coton dans les hangars de stockage pour éviter les mouilles. Le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche dans sa réponse, a appelé à l’attention des députés sur le contexte de la campagne cotonnière 2016-2017. La décision du conseil des ministres, en sa séance du 26 avril 2016, a rétabli l’accord-cadre entre l’Etat et l’Association interprofessionnelle de coton (AIC), qui était mis en place le 7 janvier 2009. Suite à cette décision, il a informé la plénière, qu’il a pris un arrêté portant création du comité technique paritaire transitoire Etat-AIC, chargé de conduire la campagne cotonnière 2016-2017. Il a rappelé que la production du coton-graine, s’élevait à environ 260 000 tonnes.

Pour ce qui est de la lenteur constatée pour l’évacuation du coton-graine, le Ministre a rappelé que la production cotonnière a franchi le seuil de 400.000 tonnes. Il a informé qu’il y a eu des retards dans la mise en œuvre du plan d’évacuation, imputables aux mouvements des transporteurs de coton. Prévue pour démarrer le 10 novembre 2016, l’approvisionnement des usines n’a commencé que le 12 décembre 2016, soit un mois de retard. Il faut ajouter des pannes au  niveau des usines, qui ne sont pas des phénomènes extraordinaires. La conjonction de ces trois facteurs, ne pouvait que conduire à des perturbations, ne saurait-ce que momentanée dans l’évacuation du coton-graine vers les usines, et la congestion observée devant les usines.

L’honorable Nouhoum Bida Youssoufou, s’est interrogé sur la diminution du prix de transport de la tonne de coton. Les gros-porteurs ont manifesté leur mécontentement par un soulèvement pour bloquer cette opération. Selon les informations obtenues auprès de ces transporteurs des gros camions, et suivant l’actualité, le prix de transport de la tonne du coton aurait connu une diminution.

Le ministre a informé que cette diminution n’est que virtuelle, parce qu’on ne peut pas considérer la valeur moyenne de transport de la tonne. Il faudra la ramener au kilomètre. L’efficiente de l’organisation cette année, signale-t-il, a été de minimiser les transports de coton vers des zones plus éloignées. On a concentré le transport des zones qui sont proches des usines, qui a permis une gestion efficiente. Le gouvernement n’est pas intervenu dans la fixation de ces prix, mais c’est entre l’AIC et les transporteurs. La première décision, c’était de remettre la filière coton aux acteurs. Ce qui a été fait. Mais, nous avons des engagements avec l’AIC, pour conduire ces transitions qui est la première campagne que l’Etat avait démarrée, avant de remettre la charge à l’AIC.

Reprenant la parole, le député Bida, auteur de la question, a reconnu que la gestion de ce secteur doit se faire avec beaucoup plus de prudence. Toute fois comme cela doit se lire sur le visage de ses collègues, l’honorable Bida n’a pas caché son sentiment d’insatisfaction face aux réponses données par le ministre. « (…) Je suis resté sur ma soif, par rapport aux réponses du ministre, et je crois que la question doit vraiment être revue. Si nous maintenons ce cap, notre économie connaîtra une inflation qui ne dira pas son nom. Nous devrions faire attention. Je voudrais inviter le gouvernement à ne pas se désengager, il doit jouer un rôle de gendarme. Si vous refuser ce rôle, vous allez tuer ce secteur » a-t-il souligné.

Kola Paqui

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Cyriaque Goudali sur « Moi Président » : « Nous sommes animés d’un esprit de déception »

Cyriaque-Goudali

Bonjour ! La Haute autorité de l’audiovisuelle et de la communication(Haac) innove de faire respecter les articles 142 de la Constitution et 48 du code électoral. L’espace de régulation des médias du Bénin fait obligation à l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb) de recevoir dans un entretien de 52 minutes, les candidats retenus dans le standing-bloc de la présidentielle de 2016 afin de partager avec les Béninois, leur projet de société. Mon collègue AbibSoumanou et moi recevrons ce jour, le candidat Cyriaque Zacharie Goudali.   

Cyriaque Zacharie Goudali, bonjour !

Bonjour messieurs les journalistes. Bonjour aux téléspectateurs et à tous nos militants.

Qui est Cyriaque Zacharie Goudali ?

Cyriaque  ZacharieGoudali, à l’état civil est né le 15 mars 1962. Détenteur d’un Bac L2, il a pris part à l’ensemble des manifestations scolaires et estudiantines ayant conduit à l’avènement de la démocratie en 1990 au Bénin. Il en a été profondément marqué et il prône le respect et la célébration de tous les martyrs qui ont payé de leur vie pour la convocation de la Conférence des forces vives de la nation de février 1990. Il se présente à l’élection présidentielle aujourd’hui en tant que leader de M6M, entendez le « Mouvement du 6 Mai ».

Alors, Cyriaque Goudali, si cette présentation ne vous paraît pas exhaustive, vous pouvez en dire plus…

Je crois que ce n’est pas le plus important. Le plus important, c’est ce qui nous réunit ici ce matin.

Quel est votre état d’esprit en abordant ce débat sur cette campagne électorale qui va commencer très bientôt ?

Nous sommes sereins. Nous sommes alignés d’une sérénité telle que vous ne pouvez pas imaginer. Pour nous, le peuple saura choisi, saura distinguer le bon grain de l’ivraie au soir de l’élection présidentielle de 2016.

Vous avez décidé d’être candidat à l’élection de 2016. C’est une décision à la fois grave et pas facile à prendre. Est-ce que, c’est ce qui a inspiré la rédaction de votre projet de société ?

 Il me semble que je m’en vais défoncer une porte ouverte. Parce que votre introduction a déjà planté le décor. C’est justement ça qui a inspiré la rédaction de mon projet de société. Et donc, je permettrai aux téléspectateurs et aux militants de découvrir le contenu. C’est pour vous dire que nous sommes très amères, nous sommes animés d’un esprit de déception. Nous sommes déçus simplement par la gestion qu’on fait de notre démocratie qui est très chère à nous et qui pour nous, semble être seulement la richesse dont dispose ce pays. Parce que, nous n’avons pas deux choses à vendre jusqu’à la date d’aujourd’hui. Nous n’avons que notre démocratie à vendre que nous vendons d’ailleurs mais qui malheureusement est en train de souffrir le martyr, de ceux-là  qui ont eu l’honneur de la diriger, ceux-là que nous appelons aujourd’hui les jouisseurs. Car ce n’est pas vraiment des gens qui sont venus diriger cette démocratie telle que nous aurions souhaité.

Vous aurez le temps de nous dire comment-est-ce que vous pensez diriger désormais si éventuellement les Béninois et Béninoises vous accordaient leur suffrage universelle. Mais dites-nous, dans ce premier projet, nous allons parler de la politique. Vous avez déjà commencé par parler de la démocratie, un des axes de votre projet de société, vous parlez notamment de restauration de la démocratie. Comment comptez-vous y prendre ?

Je ne vous ferai pas l’affront de vous envoyer à notre projet de société. Mais je m’en vais vous faire cas de ce que, aujourd’hui, vous savez très bien que la démocratie, comme je viens de le dire d’ailleurs, n’est pas ce que nous, on avait imaginé avant, et plus précisément en plein 21e siècle. Et si on sait que la vraie démocratie a été connue dans ce pays au cours de la transition. De 90 à 91, nous avons cessé d’être véritablement en démocratie. Parce que, on ne saurait comprendre, comment dans un pays démocratique, et qui se veut respectable, et qui respecte les textes, les lois, on, puisse en arriver à de pareilles situations où on enregistre la corruption à une échelle galopante où on constate même que la corruption qu’on détient au cueilleur café se  retrouve aujourd’hui à une perle mécanique. On ne peut pas comprendre que l’impunité est de mise. Comment peut-on comprendre que dans un pays qui se veut démocratique puisse faire la promotion à des gens qui ont été reconnus coupables des fautes administratives et graves d’ailleurs, quand nous prenons simplement l’organisation qui organise les concours dans notre pays, qui sont des concours à polémique, et ceux-là qui sont les responsables ont encore été promus. On se pose la question, sur quelle planète sommes-nous ? Et quand nous en arrivons à constater que le droit à la parole, le droit d’expression, la liberté d’expression, est aujourd’hui en mal. On se demande où on est ? Ce n’est pas ça. Ce n’est pas ça la démocratie. Mieux, quand vous voyez que les institutions de contre-pouvoirs sont à la porte de l’exécutif, on se demande quel type de démocratie sommes-nous en train de vivre. C’est pour ça que, à notre arrivée, nous ferons en sorte que de pareilles situations puissent être conjuguées au passé.

C’est très facile de faire de critique Cyriaque Goudali. Vous souhaitez à votre arrivée au pouvoir faire le contraire. Mais qu’est-ce que vous voulez faire ? Comment vous voulez le faire ? Vous ne dites rien aux téléspectateurs. Vous ne faites que critiquer les autres…

Nous disons, le respect de la démocratie. Vous savez, il n’y a pas de magie. La démocratie, c’est un concept qui est universel, qui est unique. Et lorsque vous enlevez quelque chose, lorsque vous enlevez un seul maillon de ces composants, ça cesse d’être démocratie. Nous parlons de la restauration. La démocratie, telle que nous on l’a rêvée… C’est ça justement qui nous a amené.

Et commet vous avez rêvé de cette démocratie ?

C’est parce que justement nous l’avons rêvé que nous nous sommes sacrifiés pour que la démocratie puisse être chose réelle dans notre pays.

Qu’est-ce que vous voulez voir se concrétiser ou se réaliser pour parler de démocratie au Bénin ?

Nous ferons en sorte que la constitution, en tout cas, celle-là, qui est encore d’actualité et qui, préside au destinée de notre pays sur le plan de loi aujourd’hui, puisse être respectée à la lettre. Et-bien, pour les quelques lois, les quelques articles et qui méritent d’être corrigés, nous pensons que, à notre arrivée, dès pratiquement la première année, nous ferons en sorte que le parlement puisse voir dans quelle mesure cette constitution, là où  elle a des imperfections, puisse être corrigée. Vous n’êtes pas sans savoir que le bruit a couru et tout le monde est unanime et reconnaît qu’on ne peut pas continuer sur cet angle-là. Car on sait que pour la législature, c’est le patron de l’exécutif qui préside l’organe suprême de la magistrature. Ça ne peut pas continuer. Il faut que ça cesse et ça fait qu’aujourd’hui, les juges ne bénéficient pas de cette liberté d’action qui normalement devrait présider à tout ce qui devraient mener comme action dans le cadre de l’exercice de leur fonction.

Est-ce la raison pour laquelle vous parlez de rétablir la justice dans votre projet de société ?

Ça fait partie et c’est l’une des raisons. Lorsque vous prenez toutes ces raisons, elles ont pour dénominateur commun, l’injustice. Est-ce que vous savez que, si nous étions dans un pays normal où il y n’avait pas cette proportion à toujours mettre la justice sous les bottes de l’exécutif, et que ceux-là qui avaient organisé, par exemple des concours frauduleux dans ce pays…      

Mais ce n’est pas prouvé que ce soit frauduleux ?

C’est prouvé ! La preuve est que ça été annulé.

Vous parlez de quels concours ?

Des concours à polémique. Vous avez, on enregistre tous les jours. Vous avez, quand tout cela s’était passé, on a tout fait de faire encore la promotion des responsables, ceux qui avaient organisé cela. Je ne vous apprends rien. Cela voudrait dire que, depuis cinq ans, depuis les cinq dernières années, on a enregistré que ça. Et celui qui n’a pas l’argent, celui qui n’a pas de connaissance  n’a plus le droit de voir son enfant réussi à un concours alors que...

Alors, comment comptez-vous faire autrement les choses ?

Justement nous disons la démocratie est  un kit vous savez on ne saurait polémiquer le sûr, la démocratie est un kit.

Et quelle proposition vous faites pour mieux  organiser les concours dans notre pays ?

Nous ferons en sorte qu’il y est la transparence possible.

C’est très facile de dire qu’il est la transparence l’exécutif en place l’a également dit. Vous proposez quoi concrètement ?

Vous savez, ce que nous proposons, c’est la transparence. Et on ne saurait la mettre  à parler des mécanismes et de tout ça là ici parce que le temps étant trop court et toujours est-il que nous avons pris l’engagement de faire en sorte que plus rien ne soit comme il est aujourd’hui.

Vous parlez de la restauration de la démocratie. Vous parlez également de la séparation des pouvoirs. Vous parlez de la loi fondamentale. Pour conclure sur cette question, quand vous serez au pouvoir,quelle est la première imperfection que vous allez pouvoir corriger dans la loi fondamentale ?

Je crois avoir planté le décor comme vous venez de le dire en posant le problème de la magistrature. C’est la première action. La deuxième action, c’est de faire en sorte que véritablement, les institutions de contre-pouvoir jouent le rôle qui est le leur.

Parce que vous pensez qu’elles ne le font pas ?

Oui, elles ne le font pas. Ça, c’est clair. C’est au vue de tout le monde. Je ne vous apprends rien quand on sait que pour ces élections présidentielles de 2016, il y a eu des actes qui ont été posés et qui n’auraient pas dû être posés, en temps normal dans un pays qui se veut respecter et respectable…

Un exemple d’acte posé...

Un exemple d’acte posé, les gens font la campagne, posent des affiches qu’ils ne devraient pas poser…

Ce n’est pas à vous de le dire. Il y a des institutions qui sont habiletées à le dire…

Voilà mais qui n’ont pas dit justement, qui l’ont dit quand les gens ont fini véritablement par profiter de cette violation et qu’au finish, ils ont dit nous avons fini d’avoir ce que nous voulons et les institutions ont sorti leur tempo…

Mais il y a des institutions que vous auriez pu saisir pour dénoncer le fait. Pourquoi avoir attendu ?

Les institutions ont aussi le droit de s’autosaisir. Et si elles ne le font pas, le citoyen aussi… mais vous croyez qu’on en a pas parlé ? Même vous, les hommes de la presse, vous en avez parlez. Vous en avez fait cas. Nous même candidat, on en a parlé. On n’a raté aucune occasion de flécher ces institutions-là. Mais elles ont fait  semblant de rester sourdes.

Vous parlez également dans votre programme, de dépolitisation de l’administration publique dans votre projet de société. Pourquoi cet aspect des choses a retenu votre attention ?   

Très bien. Je suis content que vous ayez touché des pans des problèmes de la société. Vous savez, lorsque vous êtes dans un pays et ce n’est pas la promotion de l’excellence du mérite qui est faite, et que c’est la promotion de la médiocrité qui est faite sous faux de clientélisme  politique, vous convenez avec nous que l’administration ne saurait que se porter vraiment mal. La preuve est que, notre administration a des contre-performances et d’une intensité rare jamais égalée…

Est-ce que vous avez des chiffres pour appuyer ce que vous êtes en train de dire-là ?

Je préfère, comme je le disais, je ne préfère pas me lancer dans les chiffres parce que le temps qui m’est imparti est si court que je préfère continuer. Mais toujours est-il que j’ai fait le diagnostic et le mal est là, et attend

Le deuxième pan de votre projet de société a trait à l’économie, notamment au chômage et à l’emploie de jeunes. Comment comptez-vous dynamiser l’économie nationale ? Est-ce vous avez des chiffres précis pour pouvoir réellement nous dire comment est-ce que vous comptez rehausser la croissance économique de notre pays ?

Et  bon, quand on sait qu’on nous a promis la croissance à deux chiffres, il y a de cela dix ans, et qu’on a chanté en tout temps et en tout lieu, vous convenez avec moi que ça n’a été qu’un marché de dupe.

Il y a eu certainement des difficultés. Qu’est-ce vous, vous voulez faire pour atteindre ces objectifs ?

Ce que nous voulons faire à notre arrivée, c’est d’abord 1, dans les reformes que nous avions énumérées et dont on vient de faire cas d’une bonne partie. Quand on sait qu’il faut faire en sorte que l’administration soit dépolitisée pour la rendre beaucoup plus performante. Lorsque vous avez une administration qui n’enregistre que des contre-performances, ne vous attendez pas à voir une croissance économique comme cela se doit. Parce que 2, vous n’êtes pas sans savoir aujourd’hui, l’Etat perd des milliards du simple fait du comportement de ces agents à cémenter, qui en temps normal devraient faire leur travail avec toute orthodoxie que cela mérite. Tout ça là, c’est des éléments qui concourent à des pertes de recettes pour notre pays.

Vous estimez, Cyriaque Zakari Goudali, je vous prends au mot, que la croissance économique, le pouvoir en place n’a pas respecté sa promesse, elle est pourtant évaluée à 5,6%. En 2009, on sait à cause de la crise économique, elle était à 2,9%, vous voyez un peu le creuset, le large, la comparaison qui est faite. Est-ce qu’il n’a pas eu des efforts qui ont été faits pendant toutes ces années ?

Lorsqu’on nous parle de croissance économique, j’ai mal. Ça, c’est la parole du gouvernement contre la parole de nous autre béninois, citoyen. Je crois que, s’il y a véritablement croissance, comme on préfère chanter sur tous les toits, ça devra se ressentir dans le panier de la ménagère. Et vous-même qui être là, vous l’auriez senti qu’il y a quelque chose. On a un de plus. Alors, comment pourrait-on comprendre que dans un pays où, on ne parle que d’augmentation de salaires, et qu’au même moment, le salarié n’est jamais satisfait, tout simplement parce qu’on n’arrive pas à contenir l’infraction. Mais attendez, il y a un marché de dupe. Il y a quelque chose qu’on nous cache. Les chiffres qu’on nous communique, je vous le dire, allez voir de près, ce n’est pas vrai.

Vous voulez dire que les chiffres de L’INSAE sont tronqués, c’est ça ?

Je dis, c’est des chiffres tronqués.

Mais comment le savez-vous ?    

Tout simplement, parce que, s’il avait réellement ces croissances, la ménagère doit ressentir sa dans son panier. Il n’a rien à faire.

Vous avez dit que vous aviez participé aux luttes des années 80 et quand le panier de la ménagère était en difficulté, on a senti à travers les manifestations publiques mais aujourd’hui, personne ne se plaint apparemment ?

Alors, je voudrais vous simplement lorsqu’on est en démocratie, en ce temps, nous étions sous un régime dictatorial.

Et pourtant, il avait des manifestations ?

Laissez-moi vous recensez comment tout cela s’était passé. A l’époque, il n’avait pas le chômage. Et que, après avoir terminé le cursus universitaire, vous êtes à la maison ou vous pouvez rentrer au village tranquillement et on pouvait vous rappeler pour vous dire, venez prendre service.

Vous êtes nostalgique de cette époque ?

Nous sommes vraiment nostalgiques de cette époque.

Pourtant, vous avez combattu ?

Dans notre vie, on dit, si dans notre vie aujourd’hui, si je ne peux pas avoir plus, je prie Dieu que ça puisse rester telle qu’elle est. Je dis, en ce temps-là, le panier de la ménagère ne souffrait pas autant. Simplement parce que, je vous le dis, il n’avait pas le chômage. En ce temps, si on s’était rebellé contre le pouvoir  de l’époque, c’est parce qu’on avait soif des libertés. C’est tout. Ce n’est pas parce qu’on avait faim hein. C’est la quête de liberté qui nous a amené à des situations contractuelles, à des situations qui nous ont conduits à une banqueroute qui a fini par engendrer ces difficultés financières qu’on appelait à l’époque, conjoncture.    

Cyriaque Zakari Goudali, à la Marina en 2011, on se rappelle, le gouvernement avait promis une croissance à deux chiffres. Vous vous promettez combien comme croissance ?

Nous nous disons d’abord, à notre arrivée, ferons l’état des lieux et voir réellement ce qui est là comme je vous l’ai dit tantôt, on ne va pas se baser sur des chiffres ou des données...

Donc, vous ne promettez rien ?

Nous promettons la croissance, rien que la croissance

C’est facile de le dire hein. Tout le monde peut promettre la croissance…

Je dis qu’on ne promette que sur les réalités des chiffres existants. Si les chiffres existants sont sujets à polémique, alors là mais…

Alors, quel moyen pour y parvenir. Vous préconisez à mettre l’accent sur le partenariat public-privé. Comment comptez-vous associer le privé pour créer la croissance ?

Je vous donne un petit exemple. Lorsque l’Etat ne traite pas, ne met pas l’accent sur le partenariat public-privé, l’Etat ne crée pas l’emploi. L’Etat ne crée pas la richesse. C’est le privé qui crée la richesse. Or il faut que l’Etat soit à l’écoute de ces privés pour savoir les difficultés….

Et l’Etat crée les conditions…

L’Etat crée les conditions. Et je m’en vais vous dire par exemple, lorsque vous prenez simplement nos transporteurs et qui ont besoin de subvention, et que dans notre pays, il n’y a aucune banque pour allouer des crédits à ceux-là pour qu’ils puissent changer leur pack automobile, vous convenez avec moi qu’ils ne peuvent que en souffrir. Que les infrastructures de notre pays ne peuvent qu’en souffrir. Et à la chaine, on arrive même à rentrer dans le cadre de la sécurité. Tout est à la chaine. La nécessité de faire en sorte que l’Etat puisse créer les conditions pour que véritablement le privé puisse apporter…lorsque le privé se porte mieux  pour faire les conditions idoines, objectifs  créés par l’Etat ne lui permettre forcement, l’économie du pays prend forcément un coup dans le sens de la croissance. Je prends par exemple, le cas des agriculteurs, lorsque l’Etat ne crée pas les conditions devant permettre aux entreprises agricoles d’aller vers l’agro-bisness même, vous convenez avec nous que, à des moments donnés, nous serons obligés forcément d’aller prendre des produits de contre saison à l’extérieur. Vous voyez comment lorsque le moment arrive, les Béninois sont obligés d’aller chercher de tomates au Burkina, à Lomé et autres. Pourquoi il ne faut pas créer les conditions pour permettre à nos entreprises agricoles de pouvoir importer des machines pouvant leur permettre de réussir à faire des produits en contre saison. Cela apporte de plus pour l’économie.   

Vous avez parlé d’un partenariat entre le public et le privé…

Nous avons aussi dit, qu’à notre arrivée, nous allons aussi créer pour les transporteurs, une banque pour le développement du transport dans notre pays. Nous allons créer beaucoup de choses.

Quant aux entreprises, quelle serait la taxe quand on sait que qu’actuellement il y a la taxe professionnelle synthétique qui est appliquée et qui impacte les petites et moyennes entreprises. Vous, quel sera le type de taxe que vous allez mettre en œuvre pour pouvoir aider les uns et les autres ?   

Vous avez, une politique ne réside pas seulement dans des inventions et des créations mais dans une politique d’aliment de taxe à en point fini. Mais il faut encore réfléchir sérieusement sur l’impact que cela peut avoir sur la vie des citoyens pour ne pas dire du commun des Béninois. Est-ce véritablement, l’Etat a réfléchi sur la faisabilité, sur l’impact que cela peut avoir sur la vie, même sur le panier de la ménagère.

Donc, vous voulez supprimer les taxes quand vous serez au pouvoir ?

Je ne dis pas supprimer. Je dis, seul l’Etat seul qui en a créée en a le secret. Et à notre arrivée, on va voir si c’est fondé. Puisque, on ne met pas fin à quelque chose qui est jugé profitable pour la nation.

Mais vous n’en avez pas discuté avec les transporteurs, avec les privés ?

Nous en avons discuté avec les transporteurs. Et comme vous venez de constater, je vous ai dit qu’à notre arrivée, nous allons œuvrer pour le partenariat public privé soit notre cheval de bataille.

Vous avez également promis dans votre projet de société, 500 mille emplois durant votre quinquennat à raison de 100 mille par an. Comment comptez-vous créer 500 mille emplois ?

D’abord, à notre arrivée, nous devons faire un inventaire de ce qui est fait…

C’est normal. On le fait toujours…

Non, personne ne l’a fait jusqu’aujourd’hui. Je dis bien, nous allons faire l’inventaire de tout ce qui a été fait comme recrutement pour savoir qui est chômeur, qui ne l’est pas et qui normalement devrait être chômeur.

Et c’est après cela que vous allez mettre en place la politique ?

La politique, nous l’avons déjà. Tout ça là, ça participe à la réalisation, à l’application et la mise en œuvre de cette politique. Alors, comment peut-on comprendre des gens qui normalement devraient être au boulot, au travail, des gens qui devraient être engagés, qui ne devraient pas être chômeurs sont chômeurs et ceux qui n’ont pas le droit et qui n’ont pas les qualités font semblant de travailler. Et vous voulez avoir une performance dans l’administration et vous voulez aussi parler de la suppression de chômage. Non ! et mieux, à notre arrivée, nous allons faire en sorte que l’accent soit mis sur la formation, sur la qualité des ressources humaines. Parce que, vous n’êtes pas sans savoir que, nous en tant qu’opérateur économique, nous avons des partenariats, des relations avec des partenaires étrangers, qui veulent installer des usines dans notre pays mais qui simplement nous disent que vous n’avez pas la main d’œuvre, et donc nous ne pouvons malheureusement pas venir installer nos usines ici dans le cadre d’un transfert technologique. Parce que, la qualité de notre main d’œuvre ne permet pas de pouvoir faire tourner ces usines avec une main d’œuvre locale. Nous, nous ne sommes pas prêts à amener des gens dans votre pays, qui viendront s’installer, qui viendront utiliser une main d’œuvre ghanéenne ou togolaise. Nous disons que, nous allons mettre l’accent sur la formation de nos jeunes depuis la base. Même sur le plan universitaire, nous avons dit qu’il faut l’adéquation formation et emploi. Nous sommes allés très loin pour dire que le droit de s’instruire doit être un droit unanimement indiscutable. Il n’aura plus de sélection, de discrimination à l’Uac, telle que nous assistons aujourd’hui. Tous les Béninois riches comme pauvres doivent avoir le droit d’aller à l’Université.


Quelle discrimination parlez-vous ?

Quand vous serez au pouvoir, le micro crédit va passer de 50 mille à 100 mille voire 200 voire 300 mille. Où pensez-vous trouvez les moyens ?

Il y a une tricherie dans notre pays.  Tout d’abord, pour le problème de micro finance, le Bénin n’a pas besoin forcément de s’orienter à ces banques.

Visiblement, vous passez plus votre temps à dénoncer qu’à faire des propositions…

C’est cela justement ! Je m’en vais vous dire, vous savez que l’argent pour financer les microfinances est dans ce pays déjà. Et on ne se sait pas ce qu’on en fait.

L’argent est où ?

Prenons simplement ce que génère l’escorte des véhicules d’occasion. Si on prenait ce que génère l’escorte des véhicules d’occasion…

Combien ça génère ?

Ça génère des milliards.

Il y a plusieurs secteurs dans ce pays dans lesquels il faut investir…

Je dis, attendez, vous savez comment c’est géré ce que génère les véhicules d’occasion…

Vous en savez certainement plus que nous

Voilà, c’est pour ça je vous dis à notre arrivée, le micro crédit peut passer au double ou au triple même. Le fonds est là. Lorsqu’on nous fait croire que c’est de l’extérieur qu’on prend de l’argent alors que les ressources sont là, alors qu’on nous dise ce qu’on en fait. Ce que ça génère. Vous savez, avant l’arrivée de ce régime, cette histoire était gérer par un privé. On a dit, l’argent est là. Nous, on a le secret. Ne vous en faites pas. A notre arrivée, les microfinances vont du simple au double et au triple même s’il le faut parce que les sous sont là. On n’a même pas besoin forcément de s’adresser à une banque. Est-ce que vous savez que quelque part, ce problème de microfinance, lorsqu’on s’adresse à des banques, ça sous-tend des commissions ?

C’est vous qui le dites

Mais attendez, si on s’adresse à des banques, mais une banque ne fait pas de la Fina-profit. Lorsque la banque vous passe de l’argent pour des nids de crédit, forcement il faut s’attendre à payer des intérêts. Ces intérêts font que, ce qu’on alloue aux femmes, se voit briefer, il faut dire il faut fournir ci, il faut déposer ci….nous devons nous débarrasser la location de ces crédit de toute autre charge  inutile qui va obliger la bonne dame qui n’a même pas 1000F en poche et qui ne veut que faire une activité pour aller chercher de l’argent. Il faut une simple formalité.

Vous avez certainement le secret pour pouvoir faire grimper le taux de microcrédit accordé aux femmes…

Ce n’est pas un secret mais c’est une réalité  

On le verra certainement si la population vous accordait leur confiance mais à présent santé. Le système sanitaire actuellement ne semble pas vous plaire Cyriaque Goudali. Vous proposez même une gratuité des soins complètement…

J’ai entendu quelqu’un dit que lui à son arrivée, qu’on fera en sorte qu’il sera interdit de soin à l’extérieur. Et là, elles vont comprendre qu’il faut renforcer le pack technique de nos hôpitaux et centresde santé. Nous, à notre arrivée, nous allons œuvrer à ce que véritablement, le pack technique de nos centres de santé et de nos hôpitaux soit renforcé et équipé selon les normes modernes. Et nous allons mettre l’accent sur la qualité des hommes. C’est-à-dire, tous ceux-là qui sont des médecins, des infirmiers, sages-femmes et autres, on mettra l’accent sur la qualité et le renforcement des capacités du personnel doit être forcément une politique qu’on doit mener dans ce secteur. Et mieux, avant même ça, il faut veiller à ce que ce soit vraiment des gens qui ont le niveau, la qualité, et qu’ils soient formés. Vous savez aujourd’hui, à l’Inmes là, je dis, des choses se passent dans ce pays et quand vous entendez et que vous en avez les preuves, vous êtes révoltés. A l’Inmes où on doit former des infirmiers et sages-femmes dans notre pays, vous qui êtes là, vous avez votre sœur qui a le Bac, malgré la moyenne qu’elle a et que vous n’avez personne en haut, vous allez là, vous ne pouvez pas l’inscrire.

En haut, c’est où ?

En haut, suivez mon regard… je dis plus rien ne sera comme aujourd’hui. Nous allons faire en sorte que tout soit dépolitisé. Il n’y a que des hommes politiques aujourd’hui qui ont le droit d’aller inscrire leurs enfants dans ce centre-là.

Vous avez fait les statistiques ?

Au moins à 75%, ce sont leurs enfants

Et d’où vous détenez ces chiffres ?

Je dis au moins de 75%. Moi, ma nièce qui devrait aller-là cette année, mon cousin a tout fait, il n’a pas ou inscrire son enfant

C’est parce que vous êtes pauvre ?

Pas forcément pauvre. Je vous dis d’en haut…

Parce que votre nièce n’a pas pu s’inscrire, vous estimez …

Je vous donne des preuves. C’est pour vous dire que je n’invente rien.

Vous ne connaissez personne en haut ? Vous n’avez aucune relation avec le Président de la République ?

Allez demander, allez faire l’enquête.

Quelles sont vos relations avec le Président de la République ?

Je sais que c’est mon président.

Vous ne l’avez jamais rencontré ?

Lui-même qui me voit, sait que, on se connait. Je n’ai pas besoin de… Vous-même, vous savez, le chef de l’Etat, il a fait ce qu’il a pu faire. Ce n’est pas lui-même qui est là. Lorsque les conseillers font des choses en son nom, et que la politique mise en place ne permet pas de les contrôler, de contrôler ce qu’ils ont dit, vous pouvez banalement commettre des erreurs. Là, tout homme est faillible. Nous ne voulons pas en parler. Nous voulons parler de l’avenir tout en prenant l’exemple du passé pour corriger des choses.

Quand vous serez là, vous mettrez en place un mécanisme pour permettre de contrôler tout cela ?

Justement, c’est pour cela nous disons qu’à notre arrivée,  nous allons faire en sorte, en notre temps, qu’il y ait un cabinet privé. Le cabinet privé va nous permettre d’anticiper.

Cyriaque Goudali, nous tendons vers la fin de l’émission. Deux petites questions pour conclure avant que, Abib ne puisse en compléter une. Si vous n’étiez pas élu au soir du scrutin électoral, qui allez-vous supporter au second tour ?

Cette question nous a été longtemps posée. Nous, au S6M entendez Système du 6 mai, toutes les décisions sont prises de façon collégiale. Mieux, on n’est pas encore après le premier tour. Car on ne sait pas qui sera au second tour. Par la grâce de Dieu, ça peut être nous.

Allez aux élections, c’est une question d’électorat. Vous avez les moyens et l’électorat pour réussir ?

Un, nous avons les moyens. D’abord, les moyens, c’est notre tête, les idées que nous avons. Alors, qu’attendez-vous alors comme moyens. L’électorat, notre électorat, ça fait les 10 millions de Béninois.

Est-ce vous avez déjà pris votre carte l’électeur ?

Vous devez constater avec nous que les cartes l’électeur ont de la peine à sortir des tiroirs. Seuls ceux qui ont en charge la gestion des cartes d’électeur peuvent nous dire le secret, ce qu’ils mettent de cette rétention, cette politique qu’ils mènent. Vous avez que, en aucun moment, les responsables du Cos-Lepi ne se sont plaints et puis curieusement à l’arrivée, nous apercevons que rien n’est prêt. Alors qu’on nous disait que tout marche. Il aurait fallu qu’ils se plaignent pour que nous sachions qui, quelque part, on ne nous cache pas des choses. Aujourd’hui, je crois que le moment est venu pour que les gens jettent le masque. Ils en ont déjà jeté. Normalement, ils n’ont plus une seconde à faire à leur poste. On devrait tourner leur page et passez à autre chose. Je n’ai pas encore la carte d’électeur. C’est très malheureux.

Si actuellement, vous étiez élu, quelle serait la première décision  que vous allez prendre ?

Comme première décision, vous savez, je l’ai déjà recensé. Il faut mettre l’accent sur la qualité de l’administration forcément, voir aussi comment faire aussi l’état des lieux de tous les recrutements faits depuis ces cinq dernières années surtout à la fonction publique.

Vous semblez en vouloir à ces recrutements…

Vous convenez avec nous que dans un pays où celui qui n’a pas mis pied dans une salle d’examen ou de composition réussit et celui qui y était ne réussit pas. Vous croyez qu’on va laisser ça. On ne peut pas laisser cette injustice. Lorsqu’il y a de l’injustice, les gens ne se sentiront pas béninois. Ils ne se sentiront pas patriotes. On va leur donner le goût du patriotisme.

Ce que vous dites ne va pas frustrer certains de vos électeurs qui se retrouveraient peut-être dans le cas ?

Nous, on a rien à foutre. Notre problème, c’est la justice. Si quelqu’un veut aller avec de l’injustice, il aurait choisi. Mais nous, nous disons, la justice, c’est la chose la mieux partagée.

Votre mot de la fin pour conclure cette émission

Mon mot de la fin, au soir du premier tour de l’élection présidentielle, qu’on sache que et que remarque que les Béninois ont voté selon leur cœur et non  selon la passion et la raison. Mais selon le cœur, surtout le cœur, que leur cœur parle et qu’ils en décident comme cela se droit.

Vous pouvez nous montrer votre place sur le spécimen

Voici notre place sur le spécimen. C’est ça que les électeurs vont voter. C’est là, la place réservée à votre candidat. GoudaliZakari Cyriaque qui prône la responsabilité de la démocratie et la justice. Rien que ça

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Cumulation d’emploi d’enseignement et fonction ministérielle : La Cour condamne Djogbénou

joseph-djogbenou

Le ministre de la Justice, Joseph Djogbénou méconnait la Constitution du 11 décembre 1990. C’est la sentence prononcée par les 7 Sages de la Cour constitutionnelle dans la décision Dcc 17-082 du 13 avril 2017.  Il est reproché au Garde des sceaux de cumuler l’exercice de sa fonction de membre de gouvernement et l’emploi public d’enseignant à la Faculté de droit et de science politique de l’université d’Abomey-Calavi. Saisie d’un recours le 05 décembre 2016 pour violation  de l’article 54 de la Constitution, la Haute juridiction a reconnu les prétentions du requérant Hubert Nassara.  La Cour a démontré que l’article 54 alinéa 5 de la Constitution qui dispose : « Les fonctions de membre du gouvernement  sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de tout emploi public, civil ou militaire et de toute autre activité professionnelle »,  a été violé.  « Il y a lieu de dire et juger  que  Monsieur  Joseph Djogbénou, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, en continuant à exercer son emploi d’enseignant dans la Fonction  publique en même temps qu’il exerce les fonctions de membre du gouvernement, a méconnu les dispositions de l’article 54 de la Constitution», ont soutenu les 7 Sages dans leur décision. Sans doute, l’Agrégé des Facultés de droit, Joseph Djogbénou devra-t-il abandonner momentanément ses cours dans les universités publiques.

Mike MAHOUNA

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Conseil des ministres : Des nominations à la présidence et au ministère de la défense

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REPUBLIQUE DU BENIN
Fraternité-Justice-Travail
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT
N° _15/2017/PRJSCG/CM/OJ/ORD

Compte rendu du Conseil des Ministres

Le Conseil des Ministres s'est réuni mercredi, le 19 avril 2017. sous la présidence de Monsieur Patrice TALON, Président de la République, Chef de l'Etat, Chef du Gouvernement.

Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers.

l. Au titre des mesures normatives,

Le projet de décret suivant a été adopté:

Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d'Administration de l'Agence Béninoise pour l'Environnement (ABE).
Le mandat des membres du Conseil d'Administration de l'Agence Béninoise pour l'Environnement (ABE) est arrivé à expiration.
Le Conseil des Ministres a donc adopté le présent décret portant nomination des nouveaux membres et instruit le Ministre du Cadre de Vie et du Développement Durable, de prendre les dispositions nécessaires pour leur installation.

II. Au titre des communications.

2.1 Situation financière de l’Ambassade du Bénin à Bruxelles.

Le Conseil des Ministres a examiné une communication du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, relative à la situation financière de l’Ambassade du Bénin à Bruxelles.

Il s’agit d’une accumulation de dettes irrégulièrement contractées dans le cadre du fonctionnement de l’Ambassade. Ces dettes envers quatre organismes belges, d’un montant total de 321 769,25 euros, requièrent un règlement dans les meilleurs délais, afin de préserver les relations de coopération entre le Royaume de Belgique et notre pays.

Le non-règlement de ces dettes risque par ailleurs de compromettre les efforts de mobilisation de ressources et/ou de leurs garanties, actuellement en cours pour la mise en œuvre du Programme d’Action du Gouvernement.

En approuvant la communication, le Conseil des Ministres a autorisé le Ministre de l’Economie et des Finances, à mettre à la disposition de r Ambassade du Bénin à Bruxelles par procédure d’urgence, les ressources nécessaires pour le règlement des dettes envers les quatre institutions belges concernées.

Dans le même temps, le Conseil des Ministres a autorisé la mise sur  pied d’une commission d’enquête spéciale, dirigée par l’Inspection générale des finances, qui se rendra dans de brefs délais à Bruxelles, pour vérifier la gestion administrative et financière du Chef de mission sortant au cours de la période concernée et proposer des mesures administratives conséquentes.
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération et le Ministère de l’Economie et des Finances assureront conjointement la mise en œuvre diligente des mesures sus évoquées.

2.2 Organisation d’une rencontre au Bénin.

Le Conseil des Ministres a marqué son accord pour la tenue, dans notre pays, du séminaire national sur les enjeux, défis et perspectives du droit d’auteur et des droits voisins au Bénin, qui aura lieu à Cotonou, du 19 au 21 avril 2017.

2.3 Participation du Bénin à des rencontres internationales.

Le Conseil des Ministres a autorisé la participation de notre pays:
- à la visite de travail d’une délégation béninoise, à 0lso, en Norvège, qui se \ déroulera, du 27 au 28 avril 2017, dans le cadre des négociations pour le financement du démantèlement des installations situées en mer sur le champ pétrolifère de Sèmè ;
-     à la formation sur le thème: « l’interministériel et le processus normatif », qui se déroulera à Paris, en France, du 19 au 30 juin 20 17 ;
- aux réunions de la quarante-quatrième (44bne) session du Conseil des Ministres des Affaires Etrangères de l’Organisation de la Coopération Islamique (CMAE/OCI), qui se tiendra à Abidjan, en Côte-d’Ivoire, courant les mois d’avril et juillet 2017.

2.4 Réunions statutaires.

Le Conseil des Ministres a marqué son accord pour la participation aux différentes réunions statutaires, au titre de l’année 2017, des ministères suivants :
- Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique;
-  Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.

2.5 Comptes rendus de missions à l’étranger  

Les comptes rendus suivants de la participation de notre pays à des rencontres internationales ont été approuvés. Il S’agit;
- de la dix-neuvième session des négociations intergouvernementales Bénino-Allemandes, qui Si est tenue à Berlin, en Allemagne, du 21 au 22 septembre 2016 ;
- de la réunion sur la feuille de route pour la fièvre aphteuse en Afrique de l’Ouest, qui s’est tenue à Lomé, au Togo, du 7 au 8 septembre 2016 ;
- de la douzième (I2ème) édition du marché africain de Distribution du Contenu du Programme Audiovisuel (DISCOP AFRICA), qui s’est tenue à Abidjan, en Côte-d’Ivoire, du 30 mai au 2 juin 20 16 ;
- de la formation interrégionale sur les systèmes de management de la qualité, le renforcement en audit interne et le contrôle assurance/qualité des laboratoires, qui s’est déroulée à Bogor, en Indonésie, du 12 au 16 décembre 2016.

Le Conseil des Ministres a également approuvé le compte rendu des missions itinérantes de délivrance de passeports ordinaires biométriques aux Béninois de l’extérieur, qui se sont déroulées dans certains pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie, du 8 août au 5 octobre 2016.

2.6 Agréments pour nomination d’ambassadeurs

Le Conseil des Ministres a donné son agrément pour la nomination de quatre nouveaux ambassadeurs étrangers près le Bénin.
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération a été instruit des dispositions d’usage à prendre pour la suite découlant de ces agréments.

III. Au titre des mesures individuelles

Des nominations ont été prononcées à la Présidence de la République et au Ministère de la Défense Nationale.

3.1 Au Cabinet militaire du Président de la République:

Chargé de Mission du Président de la République:
Colonel YAYA Soumaïla ;

Chef de la Division Législation et Contentieux :
Lieutenant-colonel OSSAH H. Pierre;

Chef de la Division Gendarmerie et des Forces paramilitaires:
Lieutenant-colonel BOKO Firmin;

Chef du Service Sécurité des Systèmes d’information et de Communication: Chef de bataillon HOUNTON Saturnin;

Chef de la division Air :
Commandant ALAPINI Josélyto Gildas.

3.2 Au Ministère de la Défense Nationale:

Directeur de Cabinet:
Colonel KEREKOU Homère Montan;

Directeur Adjoint de Cabinet:
Colonel FASSINOU Vincent;

Secrétaire Général :
Colonel VIGAN-MEDJI Bonaventure;

Secrétaire Général Adjoint:
Colonel ADANDEDJAN Blaise;

Conseiller Technique aux Affaires Maritimes :
Capitaine de Vaisseau GONSALLO F. J. d’Assise;

Directeur de l’Administration et des Finances :
Intendant Militaire de Ière classe HOUNKPE Antoine;

Directeur de la Coopération Militaire et des Opérations de Maintien de la Paix:
Colonel ALIZANNON S. Mathias;

Conseiller Technique Juridique:
Intendant Militaire de Ière classe KODA Alidou;

Conseiller Technique aux Relations Extérieures :
M. KOHOUNGO Eké Appolinaire;

Inspecteur Général des Années :
Colonel SANNI BACHABI Abdoul Baki;

Inspecteur Général des Années Adjoint:
Intendant Militaire de 1ère classe CHANHOUN M. José;

Attaché de Défense Adjoint près la Mission Permanente du Bénin à New York:
Colonel ADJAHO Antoine;

Directeur de l’organisation et du Personnel des Années Adjoint
Intendant Militaire de Ière classe ASSOGBA Alfred;

Directeur du Service de Santé Adjoint des Années:
Médecin Colonel AHOUANVOEKE Léonce;

Directeur du Matériel des Années Adjoint:
Lieutenant-colonel SACCA Alassane ;

Directeur du Renseignement Militaire Adjoint
Colonel DASSI Doctrové ;

Conseiller Technique «aux Sports et Loisirs du Chef d’Etat-Major Général :
Colonel MED’ETO Chimato ;

Conseiller Technique aux Opérations du Chef d’Etat-Major Général :
Colonel TETEDE Idjouola.

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