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Politique

Phobie de la constitution d’une opposition sous la Rupture : Azannaï, la lueur d’espoir !

Candide-Azannai

La vitalité de la démocratie dépend de la vitalité de l’opposition au régime. Malheureusement, cetactivisme qui a fait la renommée du système démocratique béninois dans les années 1990 n’est plus aujourd’hui qu’un vieux souvenir. Dans le Bénin de la Rupture, plus aucun parti politique digne du nom ne veut s’inscrire dans une opposition. Depuis avril 2016, on assiste à des allégeances de toutes sortes au pouvoir, même les plus spectaculaires.

Exit le temps où contraints à une opposition par les urnes, les politiciens béninois assumaient cette responsabilité devant l’histoire. L’opposition au régime de Nicéphore Soglo de 1991 à 1996 et celle dont tout le monde garde encore un bon souvenir. Animée en son temps par Albert Tévoédjrè, Séverin Adjovi, Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou et autres, elle demeure à ce jour la référence. Ils n’ont fait aucun cadeau au régime d’alors et leur lutte a payé puisqu’ils ont réussi à ramener au pouvoir Mathieu Kérékou, empêchant ainsi Nicéphore Soglo de renouveler son mandat. La Rb, alors contrainte à une opposition, a assumé son destin pendant les 10 années de pouvoir de l’ancien marxiste-léniniste devenu démocrate. De 2006 à 2016, le Prd de Me Adrien Houngbédji a aussi assumé son destin d’opposant au régime de Boni Yayi. Mais aujourd’hui c’est le même Prdqui, contraint une seconde fois par les urnes, refuse d’assumer à nouveau ce destin sous prétexte que le parti a déjà cumulé 25 années dans l’opposition.Seul, le président de la Renaissance du Bénin s’est engagé dans cette voie. Mais c’est sans compter avec l’envie de ses compagnons de lutte d’aller à ‘’la rivière’’. Cette logique a coûté aujourd’hui à Léhady Soglo son fauteuil de président de la Rb puis celui du maire de Cotonou. C’est comme si au Bénin d’aujourd’hui, il y a une autre génération de politiciens qui refusent de faire l’opposition quoi qu’il advienne.

Et pourtant lorsqu’on a fait le choix de s’aligner derrière un candidat et que ce dernier échoue à la présidentielle, la logique voudrait que tous les partis l’ayant soutenu s’inscrivent dans une opposition face au nouveau régime. Aujourd’hui au Bénin, c’est tout le contraire. De plus en plus, il y a comme une phobie de l’opposition qui s’installe dans le rang des politiciens. Plus aucun ne veut assumer une telle responsabilité. Aussitôt le scrutin terminé, un nouveau président prête serment, c’est à une ruée qu’on assiste vers le nouveau pouvoir. Tous ceux qui, lors des campagnes, avaient combattu le candidat, deviennent subitement des laudateurs du nouveau régime. Pour être dans les bonnes grâces du Chef de l’Etat, certains politiciens n’hésitent pas à ramasser leurs vomissures. Ils deviennent les défenseurs acharnés du régime en multipliant les arguments pour justifier leur revirement spectaculaire.

Azannaï pour relever le défi

Fort heureusement dans cette course vertigineuse pour se mettre sous la « parapluie » de la Rupture, une lueur pointe à l’horizon. Alors que rien ne le prédisposait à jouer ce rôle, Azannaï a créé la surprise d’abord en se démarquant du pouvoir dont il était le porte-étendard puis en engageant son parti dans une opposition ‘’pure et nette’’. D’aucuns diront qu’est-ce qu’il pourra faire tout seul ? Mais c’est mal connaître l’homme. Azannaï, à lui tout seul,est capable de faire le bulot de 10 opposants à la fois. L’ancien Chef de l’Etat l’a appris à ses dépens. Tout homme politique avisé devrait savoir qu’il faut mieux ne pas l’avoir contre soi. Et le natif d’Azali (Abomey) vient de donner rendez-vous pour avril 2018, quand le pouvoir Talon aura totalisé 2 ans. Le Bénin pourrait alors renouer avec une opposition active. La démocratie ne s’emporterait que mieux.

B.H

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Aversion ou non pour le port d’écharpes honorifiques : Talon relance le débat

Patrice Talon

Sa visite d’amitié et de travail au Burkina Faso entretient à nouveau la polémique au pays. Mais sur un autre plan. En effet, contrairement au flop de Paris, le chef de l’Etat burkinabé a pu recevoir son homologue béninois, Patrice Talon qu’il a fait Grand-Croix de l’Ordre national du Burkina Faso.Ici, ce n’est pas le déplacement incognito de l’homme au « pays des Hommes intègres » qui déchaine les passions dans l’opinion, mais plutôt le fait qu’il a accepté porter l’écharpe distinctive.

Patrice Talon crée l’évènement en acceptant porter l’écharpe d’une décoration liée à sa fonction. On pourrait dire et de deux pour le chantre du Nouveau départ si et seulement si le 6 avril 2016 à sa cérémonie d’investiture dans le fauteuil présidentiel, il avait accepté au cou l’écharpe de la Grande chancelière qui l’élevait au rang de Grand maître de l’ordre national du Bénin, comme c’est de coutume. Mais à l’époque, le successeur de Yayi Boni, contre toute attente, a refusé.  Qu’est-ce qui a pu se passer dans sa tête pour qu’il s’oppose au rituel ? L’aversion pour ces fla-flas ou l’envie d’emballer le peuple en lui montrant qu’il incarne la simplicité et la sobriété ? A bien analyser le comportement, on est tenté de répondre à ces questionnements par l’affirmative même si certains observateurs y voient plutôt la méfiance. En tout cas, méfiance ou pas, à Ouagadougou ce mardi 10 octobre 2017, Patrice Talon n’a éprouvé aucune gêne à offrir sa poitrine pour qu’on y pose médaille et écharpe. Et si sa photo officielle placée dans les institutions, sociétés et office d’Etat ne laisse voir lesdits attributs, on peut sans risque de se tromper dire que ce qui s’est passé au Burkina Faso est une première. C’est donc à juste titre qu’au sein de la population, la polémique enfle. Pourquoi ailleurs et non chez lui d’abord ? Donc Patrice Talon aimait bien porter publiquement d’écharpes et de médaille? Autant de préoccupations qui alimentent le débat. Comment expliquer ces deux facettes présentées par le président Talon de Porto-Novo à Ouaga ? Son équipe de communication ou ses proches collaborateurs, à défaut de lui-même, tenteront peut-être d’éclairer l’opinion.

Worou BORO

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Complot contre les opposants : Que cache le silence du gouvernement ?

Patrice-Talon

Que répond le gouvernement face aux dénonciations des forces de gauche au sujet de l’existence d’un plan pour faire taire les voix discordantes? Depuis qu’il a été distillé dans l’opinion des informations sur de supposées rencontres d’opposants au régime Talon à Paris, les rumeurs se font de plus en plus persistantes sur un plan qui serait en préparation pour faire taire les voix critiques. Le Front pour le sursaut patriotique prend au sérieux ces informations et parle de machination du pouvoir Talon contre les opposants. L’analyse de certains faits et gestes peut conforter ceux qui dénoncent la gouvernance actuelle de l’existence réelle d’un tel complot. Il s’agit, par exemple de l’injonction faite en son temps au Garde des sceaux,lors du conseil des ministres qui a suivi la perquisition manquée du domicile de Léhady Soglo, de poursuivre en justice les personnalités trouvées sur les lieux. Et sur lieux, il y avait Candide Azannaï, Sébastien Ajavon, Nicéphore et Rosine Soglo, Séverin Adjovi, Robert Dossou, Léonce Houngbadji, en somme toutes les  personnalités susceptibles d’animer une opposition face au régime du Nouveau départ. Un procès pour obstruction à une décision de justice contre toutes ces personnalités à la fois pouvait faire craindre des tensions dans le pays. Et c’est certainement ce risque que le Chef de l’Etat n’a pas voulu courir en revenant sur sa décision. Mais l’idée de mettre hors d’état de nuire ces personnalités a-t-elle pour autant quitté l’esprit du chantre du Bénin révélé ? De plus, l’un des nombreux collaborateurs zélés du Chef de l’Etat n’aurait de cesse d’affirmer à qui voudrait l’entendre que tous les opposants seraient surveillés  comme du lait sur le feu et que bientôt, ils tomberont un à un dans la nasse. Tout ceci ajouté à la déclaration faite par le Chef de l’Etat alors candidat, la crainte des opposants peut être justifiée.

En effet, sur ‘’Moi Président’’, Patrice Talon avait déclaré que le bilan ne compte pas dans la réélection d’un président et que c’est sa capacité à tenir l’opposition, les grands électeurs, les médias et empêcher la compétition. Une fois élu et désormais en quête d’un second mandat, qui peut jurer que cette stratégie n’est pas déjà mise en œuvre dans une politique de ruse et de rage ? Lorsqu’on opère des nominations contestées à la justice, lorsqu’on envoie des audits et qu’on fait des redressements fiscaux ciblés, lorsqu’un agent des eaux et forêts est mis aux arrêts pour avoir critiqué la gestion faite des parcs nationaux, on peut se demander si quelque chose ne se prépare. La psychose peut gagner le rang de l’opposition comme de la population. Il revient alors au gouvernement de rassurer les uns et les autres. Le Bénin et-il toujours ce havre de paix où ceux qui ne partagent pas la même vision que le pouvoir en place peuvent librement s’exprimer ? Le gouvernement doit se prononcer sur la question afin de mettre fin une fois pour toute à cette rumeur de complot qui est en train de causer du tort au pays sur le plan international.

M.M

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Après le fiasco de Paris : Talon doit faire le grand ménage

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Alors qu’un communiqué du ministère des Affaires étrangères révélait une ntretien entre Patrice Talon et Emmanuel Macron à Paris la semaine écoulée, la rencontre n’a pu jamais avoir lieu. C’est un échec diplomatique que le Chef de l’Etat ne saurait laisser impuni.  

Le dernier séjour en France du président Patrice Talon reste un naufrage. La diplomatie béninoise a mordu la poussière. Elle a mis le Chef de l’Etat dans une situation inconfortable, peu enviable. Un échec cuisant. En effet, il avait été annoncé qu’« à l’invitation de son Excellence Monsieur  Emmanuel Macron, président  de la République française, Monsieur Patrice Talon, président de la République… effectuera, du 02 au 09 octobre 2017 une visite de travail en France… ». A en croire le communiqué signé par le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la coopération, Marc Hermanne Araba, les deux Chefs d’Etat devraient se rencontrer. Ce devrait être la première visite officielle de Patrice Talon en France après l’élection du président Macron. Le communiqué avait été publié sur les réseaux sociaux par les membres de la Direction de la communication de la présidence de la République. Plusieurs canards avaient été mobilisés dans le cadre d’une vaste communication organisée depuis le palais de la Marina. Mais il n’en sera rien. Le président Talon ne réussira jamais à rencontrer son homologue français. Du moins, dans la période du 02 au 09 octobre 2017. Pour camoufler l’échec, certains préposés à l’intoxication nourris par le palais de la Marina montreront que le communiqué du ministère des Affaires étrangères serait le draft d’un document qu’un collaborateur zélé aurait balancé sur les réseaux sociaux. De son côté, s’expliquant sur le sujet lors d’une rencontre avec la diaspora béninoise en France, le Chef de l’Etat a soutenu que le calendrier du président Macron n’a pu cadrer avec ses heures de disponibilité. « Chacun a ses braises et je ne peux pas imposer au président français  de trouver le calme, la lucidité, le temps qu’il faut pour me recevoir», avait-t-il précisé. Le Chef de l’Etat a cru ainsi pouvoir  minimiser un grand dysfonctionnement de l’appareil diplomatique national. Seulement, les faits sont têtus et personne ne peut nier qu’il y a eu échec.

Agbénonci au banc des accusés

La diplomatie béninoise a sans doute failli à l’une de ses missions. Il n’est pas du tout acceptable que Patrice Talon ait cherché en vain à rencontrer son homologue français. La France et le Bénin partagent de profondes relations. Ces couacs sont, soit les signes d’un froid dans les rapports des deux Etats, soit une légèreté dans le rang des collaborateurs de Patrice Talon. Plusieurs observateurs  confient d’ailleurs que le Chef de l’Etat doit faire un grand ménage au sein de l’appareil diplomatique. Pour eux, le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci doit être sanctionné. Marc Hermanne Araba,le Secrétaire général dudit ministère et plusieurs diplomates sont aussi au banc des accusés. L’ambassadeur du Bénin en France, Auguste ComlanAlavo mérite d’être rappelé selon les mêmes observateurs qui lui reprochent une faute lourde. A y voir de près, les observateurs n’ont pas tort puisque pour peu, Patrice Talon a déjà fait prononcer de lourdes sanctions contre des fonctionnaires. En effet, plusieurs commissaires avaient été mis aux arrêts de rigueur pour fautes légères. Le ministre Hervé Hêhomey avait même été déchargé pour des erreurs politiques. Alors pourquoi devrait-on laisser impunis des fonctionnaires dont l’incompétence notoire a écorné l’image du pays?Pourquoi doit-on protéger un ministre qui a étalé ses limites à la face du monde? Le Chef de l’Etat a le devoir  de nettoyer sonécurie pour éviter de nouvelles humiliations. Le Bénin mérite mieux.  

Mike MAHOUNA

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Université de vacances du Prd : Adrien Houngbédji réaffirme son soutien au Pag

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L’Université de Vacances du Parti du renouveau démocratique (Prd), s’est tenue vendredi 06 octobre 2017, à Dangbo. Dans son allocution d’ouverture, le président du Prd, Me Adrien Houngbédji, tout en  réaffirmant le soutien ferme du parti au Programme d’actions du gouvernement du président Patrice Talon, a appelé à l’assainissement du système partisan béninois.

Dans son allocution d’ouverture, le président du Parti du renouveau démocratique,  Me Adrien Houngbédji, a réaffirmé le soutien ferme du parti au programme d’actions du gouvernement du président Patrice Talon : « Le Parti soutient le Pag et le Président Patrice Talon sans faille, au point que chaque coup porté à ce gouvernement est suivi d’un coup porté au Prd et à ses dirigeants. Nous assumons notre option et tout porte à croire que cette option est fondée », a-t-il précisé. La rencontre de Dangbo serait donc à l’en croire, le lieu privilégié pour  aguerrir les participants sur les enjeux et les avantages de l’exécution efficiente dudit programme. Ainsi, tout en exprimant ses profonds remerciements au président de la République, il en appelle à une large adhésion des populations au Pag. Par ailleurs, fidèle à son engagement d’œuvrer à  l’assainissement du système partisan béninois, exprimé le 15 juin 2015, à l’occasion de son investiture à la présidence de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji a exprimé la nécessité de « débarrasser le jeu partisan national de la transhumance, des chaînes de financement douteuses ou opaques et de la prolifération de formations politiques ». A l’en croire, toutes ces tares ont la conséquence perverse d’accentuer la personnalisation du pouvoir politique, et de créer des hiérarchies de redevances et d’intérêts à la place de véritables projets de société. Il a donc appelé les participants à   réfléchir à l’avenir du système partisan béninois pour envisager la classe politique tel que souhaitée par les populations, dans ses valeurs et ses capacités à changer leur quotidien.

Th.A

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UV 2017 du Prd à Dangbo : Moussa Saka et les cadres d'Adjarra félicitent l'organisation

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Le week-end du 7 Octobre 2017 a été peint  aux couleurs de la famille politique Prd. Le Parti du renouveau démocratique (Prd), de Me Adrien Houngbédji, a honoré les fils et filles de la Vallée de l'Ouémé par l'organisation dans la commune de Dangbo à l'Institut de mathématiques et de sciences-physiques (IMSP), de l'Université de vacances de cette année. Se voulant un événement sobre, l'instance a juste réuni rien que les cadres du parti, venus d'un peu partout du territoire béninois. " Une première pour la porte d'entrée de la Vallée qu'est la commune Dangbo, mais une réussite" a laissé entendre l'opérateur économique  Moussa Saka venu avec les cadres de la commune d'Adjarraà  l'UV. Au nom de la délégation, ce dernier a dit toutes ses admirations au Président Adrien Houngbédji qui par son brillant discours d'ouverture, a désormais révélé la volonté du parti Prd et de ses militants d’accompagner le Programme d'actions du gouvernement (Pag) du président Talon afin que ce dernier n'échoue point.

Kola Paqui

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Fan club Yayi Boni : Un outil pour pérenniser les acquis de l’ancien président

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La tournée nationale du Fan club Yayi Boni s'est poursuivie, samedi 07 octobre dernier, dans les départements de l'Atlantique et du Littoral. A Abomey-Calavi, les militants se sont retrouvés à la place des fêtes Bon coin Ouoghi de Cocotomey. Et à Cotonou, c'est la salle de conférence du chant d'oiseaux qui a accueilli la rencontre.

L'objectif du fan club Yayi Boni, est de sauvegarder et de pérenniser les acquis de l'ancien président de la République du Benin, Yayi Boni. Venus très nombreux marquer leur adhésion au mouvement, hommes et femmes, jeunes et sages ont tenu à saluer l'homme intrépide qui a marqué positivement l'histoire du Bénin. Pour la représentante des femmes Kassin Benoîte << On ne regrette le bonheurqu’après l'avoir perdu >>. Elle a salué les actions sociales du président Yayi Boni à l'endroit des femmes, notamment les microcrédits aux Plus pauvres qui, à l'en croire, ont sorti nombre de femmes de la pauvreté. Ses propos sont contrebalancés par ceux du représentant des Zémidjans, Didier Mèvo, qui a reconnu les qualités exceptionnelles d'homme d'écoute et d’actions du président Yayi Boni. Quant au représentant des étudiants, Jérémie Hessou, il a exprimé sa reconnaissance au président Yayi Boni, pour ses mesures sociales ayant facilité les conditions d'étude aux étudiants sur toute l'étendue du territoire national. Il n'a pas manqué de dénoncer  les dérives de l'actuel gouvernement, marquées par la suppression des mouvements étudiants et surtout l'augmentation exponentielle des frais d'inscription dans les universités du Bénin. Resituant le cadre du Fan club, l'organisateur général, Gérard Ahissin, a indiqué que loin d'être un mouvement politique, le Fan Club Yayi Boni est une marque de reconnaissance aux nombreuses souffrances endurées par l'ancien Chef d'État pour le bonheur du peuple béninois. Il a invité les participants à saisir la balle au bond pour œuvrer à une pérennisation des acquis de l'homme. Le trésorier général du Fan club,  Dramane Hamissou, a lui aussi reconnu les mérites d'homme de grands projets de Yayi Boni. Tout en dénonçant la campagne de dénigrement orchestrée par l'actuel gouvernement à l'encontre de l'homme, il appelle à une mobilisation autour de l'initiative. « Yayi Boni mérite des hommages bien mérités de son vivant », a lancé  le vice-président, Emmanuel Faton,  pour qui les œuvres sociales de l'ancien président tranchent nettement avec la politique du nouveau gouvernement marquée par les déguerpissements sauvages et autres. Même son de cloche chez le présidant du Fan club Yayi Boni, Prudence Tessi. Il dénonce pour sa part la politique d’intimidation des sbires du régime. << Le Papa bonheur c’est Boni Yayi >>, a-t-il lancé. Ainsi fidèles à ses convictions de loyauté et d’intégrité, il exhorte la jeunesse à prendre exemple sur le président Yayi Boni, pour un engagement citoyen au service du peuple. « Le Fan club Yayi Boni n’est pas un rassemblement politique, nous ne sommes pas des opposants au régime Talon. Nous voulons l’aider à  mieux faire », a-t-il précisé. La tournée se poursuit dans les autres localités du Bénin.

Thomas AZANMASSO

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Désormais dans «l’opposition nette et pure » : Azannaï virile contre Talon

candide azannai

L’ancien ministre Candide Azannaï est résolument dans « l’opposition pure et nette» sur l’échiquier politique national. Il a annoncé la couleur ce week-end au cours du Conseil national ordinaire de son parti «Restaurer l’espoir». Candide Azannaï n’a pas ménagé Patrice Talon, son ancien champion.

Le président de «Restaurer l’espoir» a retrouvé encore plus de liberté depuis sa démission du gouvernement de la Rupture. Presque tout le monde savait qu’il ne bénissait plus la gouvernance du président Patrice Talon. Mais ce week-end, son parti et lui ont "définitivement" rompu les amarres avec l’équipe au pouvoir. Le Conseil national ordinaire tenu dans la cité historique d’Abomey a officialisé sa position face au gouvernement de la Rupture. Patrice Talon ne peut plus compter sur le soutien de « Restaurer l’espoir ». C’est le premier parti qui lui a clairement tourné le dos moins de deux ans après sa prise du pouvoir. Le thème principal du Conseil national renseignait à suffisance  sur les objectifs du bureau politique et des militants : « Mieux s’organiser pour mieux défendre les populations». Dans son discours de clôture, Candide Azannaï étalera les raisons de ce choix de sa formation politique. Le philosophe n’a pas mâché ses mots. Pour lui, se positionner sur l’échiquier politique national aujourd’hui, c’est se clarifier, c’est se rendre lisible. « Le diagnostic posé à l’issue des travaux du congrès du 03 juin 2017 concluait à un dérèglement du Bénin visiblement préjudiciable aux populations actuelles. Mais plus préoccupant, ce dérèglement brutal est préjudiciable aux générations futures », déclarera-t-il.  Et d’enfoncer le clou : «Le dérèglement brutal que nous évoquions, en nous inspirant du diagnostic du congrès ordinaire du 03 juin 2017, a atteint gravement l’âme spirituelle de la Nation, les bases de notre tradition morale, menace les fondements institutionnels de la République, les secteurs vitaux de l’économie, déstabilise la sécurité financière du pays, violente la gestion des solidarités et jette de lourds hypothèques sur l’essence même de notre expérience démocratique… ».  Candide Azannaï fera également allusion  à l’impunité  dont semblent profiter les dirigeants d’une certaine église: « La laïcité ne saurait être réduite à la protection intéressée au sommet de l’Etat de sectes dispensatrices de violences, de vulgarités, d’escroqueries et comble de l’horreur, de menaces et de morts dans la Cité et l’Etat comme le récusait Hégel, ne peut être réduit à une association d’individus ayant à cœur le règlement de leurs intérêts particuliers… ». A l’entendre, « les pauvres de notre pays sont des résistants sociaux qui subissent presque sans secours les effets dévastateurs des complicités entre la mauvaise gouvernance et les « sur-pillards », entre la mal-gouvernance et les « sur – corrompus », les « sur-corrupteurs ».  « Il me paraît un acte criminel d’épargner la pauvreté et de meurtrir le pauvre … il n’est pas humain de renforcer la pauvreté, de la fortifier par les suppressions massives et revanchardes d’emplois et de déclencher dans le même temps des sévices injustifiées contre les pauvres, les marginalisés, les jeunes, les vulnérables…», ajoutera le président de « Restaurer l’espoir » visiblement très déçu de la gestion du président Talon.  Sans tomber dans la vulgarité,  Candide  Azannaï  a passé son message avec des expressions très bien choisies ; des expressions qui révèlent bien l’évidence. Les Béninois vivent mal. La gouvernance Talon est jusque-là un échec. Et l’ancien ministre chargé de la Défense nationale ne s’est pas du tout montré hypocrite. Les positions des deux anciens alliés politiques  sont désormais inconciliables. Candide Azannaï qui a mouillé le maillot pour l’élection de l’homme d’affaires jure vouloir assumer «avec hauteur et opiniâtreté » son «positionnement oppositionnel à la gouvernance actuelle». Cet engagement souligne assurément une volonté de combattre un régime de plus en plus vomi.

Mike MAHOUNA   

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Réforme du système partisan : Le cheval de bataille de Claudine Prudencio

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L’ex usine d’engrais de Dêkoungbé, arrondissement de Godomey, ne pouvait contenir du monde, samedi 07 octobre 2017, jour de l’ouverture officielle du 3ème congrès extraordinaire de l’Unionpour le développement d’un Bénin nouveau. Militants, sympathisants et partis politiques amis de l’Udbn se sont mobilisés aux côtés de la présidente Claudine Afiavi Prudencio pour l’accompagner dans la réforme du système partisan et la restauration de l’éthique politique.

Habillés aux couleurs du parti, les militants et sympathisants de l’Udbnont massivement répondu à l’appel de la présidente et député de la 6ème circonscription électorale Claudine Prudencio. La veille, vendredi 06 octobre, le volet intellectuel du congrès a permis aux militants de réfléchir, autour du thème : « Ensemble, réalisons le Bénin dont nous rêvons », sur la révision des textes de l’Udbn, le Programme d’action du gouvernement (Pag) vu par l’Udbn de même que la réforme du système partisan. Ce qui a permis aux congressistes d’apporter une caution politique à la vision du Chef de l’Etat avec des recommandations à verser dans ce sens, la réaffirmation de la constance de l’Udbn dans son soutien à la Rupture, la redynamisation du parti par un léger remembrement de son bureau politique et la vulgarisation du Pag.

Dans son message,la présidente de l’Udbn a partagé son rêve d’un Bénin nouveauavec les militants et les personnalités invitées. Ce Bénin nouveau passe, selon Claudine Prudencio, par l’appropriation et l’engagement du parti pour la réalisation des réformes que prône le Chef de l’Etat Patrice Talon dans le Pag. Et au nombre desdites réformes, une place de choix est accordée  à la réforme du système partisan et à la restauration de l’éthique politique afin que soit réglée, une fois pour toute, l’épineuse question de la place de plus en plus prépondérante de l’argent dans la politique. Dans son soutien au Programme d’action du gouvernement, l’Udbn entend renforcer sa présence sur le terrain aux côtés des populations. Pour ce faire, le parti de Claudine Prudencio s’est assigné une double mission. Celle d’être désormais  « la passerelle nécessaire à l’appropriation des réformes du Gouvernement par les Populations ; et à la mise au parfum des besoins des Populations au Gouvernement ».

B.H

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Divergence et antagonismes avant les élections : Les solutions de l’Abdc pour un apaisement

politique

Les cinquièmes entretiens politiques de l’Association béninoise  de droit constitutionnel (Abdc) ont permis de trouver quelques solutions pour faire grandir la démocratie béninoise « dans la divergence et l’apaisement ». Plusieurs communications ont meublé ce moment de réflexions organisé hier ? jeudi 05 octobre 2017 à Cotonou.

L’Abdc a une fois encore  réussi à réunir autour d’une table les grandes composantes de la classe politique. Au cours d’une journée de réflexions,  les participants aux cinquièmes entretiens politiques  de l’Abdc que dirige le Professeur Frédéric Joël Aïvo, ont souligné la nécessité de travailler au renforcement de la démocratie béninoise. « La démocratie béninoise à l’épreuve des antagonismes politiques : comment faire grandir la démocratie dans la divergence et l’apaisement? » était en effet le grand thème de la rencontre. C’est Me Huguette Bokpè Gnacadja  qui posera le diagnostic des maux minant le jeu politique national à travers la communication intitulée « Etat des lieux de l’animation  de la vie politique depuis l’alternance d’avril 2016». A l’entendre, ces derniers mois, les partis politiques ont perdu encore un peu de leur crédibilité. Ils affrontent des dissensions internes et certains sont tentés par  le piège du régionalisme selon elle. L’avocate soulignera par ailleurs que le climat politique a été vicié par l’échec du projet de révision de la Constitution et la destitution  des maires. Le député Valentin Djènontin a, pour sa part,  indiqué quelques signes annonciateurs d’une période de trouble dans sa communication  qui portait sur le sous-thème : «Comment faire grandir la démocratie béninoise dans la divergence et l’apaisement ?». « Nous nous approchons dangereusement des années 88 et 89», a-t-il déclaré. Selon lui, Patrice Talon a décrété lui-même l’opposition, les leaders d’opinion s’expriment difficilement et les opposants sont persécutés. «La manière dont les Finances publiques sont gérées actuellement, on  ne l’a jamais connue dans ce pays.  Il n’y a plus de règles », a-t-il regretté. Le député Orden Alladatin plutôt proche du pouvoir, qui faisait un développement sur le même sous-thème, soutiendra que «  la loi de la majorité sur la minorité, c’est la démocratie». Et de poursuivre : « Arrêtez d’instrumentaliser  les préoccupations  existentielles de nos populations pour vous opposer à la vision du Chef de l’Etat ». En guise de solutions, le député de l’Union fait la Nation  a montré que la révision de la charte des partis politiques  doit être une priorité. « Il nous faut aménager un système efficace de bonne gestion et de garantie des libertés », a-t-il fait savoir. Le 1er Vice-président de l’Assemblée nationale qui a présenté le sous-thème : « L’apaisement est-il possible avant les échéances électorales ? », a, lui, d’abord montré qu’ «il y a des risques de détérioration de notre espace politique »,  avant d’inviter la classe politique au consensus. « La démocratie béninoise est une démocratie consensuelle. Il faut créer des mécanismes de consultations régulières », a martelé  Eric Houndété. « Nous devons aider le président de la République à réussir. Mais l’aider, ce n’est pas faire du conformisme », insistera Valentin Djènontin qui a demandé au gouvernement  de se montrer tolérant, d’accepter la différence et de respecter les textes. Le président de l’Abdc  qui a relevé un nouveau défi avec le soutien de la Fondation Hanns Seidel ce jeudi, a précisé qu’il fallait faire parler les acteurs politiques. « La discordance est indispensable. Les critiques, nécessaires. Mais jusqu’où sommes-nous capables d’aller?», s’est-il interrogé. Pour le Professeur Frédéric Joël Aïvo, le Bénin entre bientôt dans un nouveau  cycle d’élections, et il était important d’évaluer les mutations que peut connaître la  scène politique nationale.

Allégresse SASSE

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