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Politique

La Loupe : Combien d'entreprises?

patrice  talon

La Rupture qu'on a dit qu'elle vient d'arriver,  a déjà dépassé la barre des deux ans. Bientôt on dira deux ans et demi, et ainsi de suite. Ceux qui disaient que Patrice Talon vient d'arriver et s'y accrochaient comme une ligne de défense, je crois qu'ils sont encore vivants. Et ceux qui leur disaient que ça va finir bientôt ne sont pas morts. Pour ne pas ennuyer, on ne reviendra pas sur le magnifique projet d'asphaltage qui ne vient plus.
Aujourd'hui on doit pouvoir revenir sur la création d'emplois. Nul ne peut nous demander de ne pas questionner la Rupture et le Nouveau départ sur le nombre d'emplois créés. Emplois nouveaux et durables. Pas fonction publique ni vacataires, encore moins ACE (Agents contractuels de l’Etat).
L'actuel chef de l'Etat est un commerçant. Un opérateur économique. Un homme d'affaires. Lors de la campagne électorale en 2016, les partisans du chef de l'Etat ont clamé sous tous les toits, que, le plus bas salaire au  niveau de ses sociétés est de cent mille francs, et que ses entreprises comptent au moins sept mille emplois directs. Ils en déduisaient que si un tel candidat accédait au pouvoir, ce serait un eldorado de l'emploi.
Faisons à présent le point.
Combien d'entreprises modernes et dignes, entreprises nouvelles, pouvons-nous compter actuellement?
De quoi souffrent le Bénin et sa jeunesse?
Formation, emplois et paix du cœur. Pas plus.
Il faut y penser.Et considérer que Matin Libre opine librement, juste pour le bonheur de tous, il est veilleur de  conscience.

Dine ABDOU

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Malversations constatées dans les prisons du Bénin : Guy Mitokpè interpelle le gouvernement

Guy-Mitokpe

Le député Guy Mitokpè (photo), membre de la Commission des lois et du Groupe parlementaire « La voix du peuple », a adressé une question orale au gouvernement, ce 8 juin 2018. Et ce, en application des articles 106.1 à 106.5 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale. Guy Mitokpè dénonce des malversations en cours dans les prisons du Bénin et constatées par le président de l'Ong Bénin Diaspora Assistance. En effet, à en croire le député, par voie de presse, le président de l'Ong Bénin Diaspora Assistance a évoqué après une descente dans un certain nombre de prisons du pays, dont Cotonou, des faits assez préoccupants pour l'image du Bénin. Le président de l’Ong Bénin diaspora assistance a évoqué selon Guy Mitokpè, « Des faits suffisamment graves, allant du proxénétisme, aux avortements à répétitions, sans oublier la commercialisation honteuse des dortoirs allant 20. 000 FCFA à 65. 000F FCFA. » Le comble serait, selon les propos de l’élu de la 16 e circonscription électorale, la question de commercialisation de certains types de drogues dans les  prisons béninoises évoqués également par les responsables de l’Ong.

Th.A.

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La Loupe : Essence frelatée interdite, victoire électorale interdite!

essence-kpayo

Interdire la vente de l'essence de contrebande, surtout aux abords des voies, est une chose normale et bonne pour notre pays, car c'est interdire de brûler nos compatriotes impunément, c'est empêcher de laisser brûler nos maisons et même parfois des villages ou quartiers de ville entiers.

C'est éviter les problèmes de santé multiples et multiformes.
C’est tendre vers la modernisation de nos grandes villes, en élaborant un vaste projet de vente légale et modernisée de l'essence, par la subvention de mini-stations, et des camions citernes modernisés.
Dire aujourd'hui que cette initiative, que la loi qui proscrit le kpayo est mauvaise c'est ne pas
être patriote. C'est haïr le développement.

Mais alors,

Oui, mais alors, la conséquence politique sera lourde pour le pouvoir de la Rupture. Cette audace, sans rater va agir négativement sur le vote lors des prochaines législatives et plus. Ça va se payer cash dans les urnes. C'est de la survie des gens qu'il s'agit. Dans l’Ouémé et l'Atlantique surtout, ça ne pardonnera pas.
Sauf si on trouve un palliatif de choc dans les six mois à venir

C'est exactement comme si l'on dit, subitement, que la production du coton est interdite à Banikoara, ou que le maïs est prohibé dans le Plateau, ou la pêche aux Toffin.

Les candidats de Patrice Talon dans l'Ouémé et l'Atlantique, y compris une partie du Septentrion, sont tombés dans l'eau chaude.

Dine ABDOU

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Résultats des élections au bénin : Robert Dossou parle du KO de 2011

Robert-Dossou

L'émission phare de la radio nationale a reçu hier dimanche 10 juin 2018 s'est penché sur les 25 ans de la Cour constitutionnelle du Bénin. Pour en débattre, Me Bastien Salami était en face de  son doyen, ancien bâtonnier, Robert Dossou. C'est pour la première fois que cette émission accueille un ancien président de la Cour constitutionnelle. Et justement, l'occasion a été mise à profit par un des auditeurs  qui s'est permis de revenir sur le fameux KO fait par le président Boni Yayi à la faveur de la présidentielle de 2011. Plus précisément, l'auditeur a voulu savoir qui a favorisé le KO entre la Cour constitutionnelle et la Cena: “Entre la Cour et la Cena, laquelle des institutions a conduit le Bénin dans le KO de 2011?”.

Me Robert Dossou, comme à son habitude, n'a pas fait dans la langue de bois. Pour le président de la Cour au moment des faits, ni la Cena, ni la Cour Constitutionnelle n’ont conduit le Bénin dans un KO. "Ce sont les électeurs, ce sont les urnes”. Il précise que ce n'est pas juste de penser que lui seul, même s'il est le président puisse s'imposer aux six autres sages élargis à d'autres juges, soit au total 12 pour proclamer le KO. Me Robert Dossou soutient que la Cour et la Cena on travaillé sur la base des résultats sortis des unes et certifiés par les représentants des candidats au niveau des bureaux de vote. Il finit par trouver des boucs émissaires. A savoir que s'il y a fraude, alors tous les représentants des candidats se sont entendus sur le fait. Et au journaliste de lui dire que la Cour avait pourtant des représentants sur le terrain pour certifier de la sincérité des résultats.

A ce niveau, pour se défendre, Me Robert Dossou explique que la Cour n'avait pu avoir de représentants dans tous les bureaux de vote sur le territoire national. Regrettant qu'à la manœuvre de cette rumeur, on retrouve des intellectuels bien avertis de ces questions, Me Dossou a enfin souhaité que les Béninois mettent enfin fin à cette polémique qu'il  qualifie d'"imbéicilité, voire d'idiotie"

Il reste à vérifier si en 2011, la cour n'avait pas pu déployer des représentants dans tous les bureaux de vote. Ce qui est certain, aucune cour ne pourrait plus tenir ce discours pour justifier quoi que ce soit, vu qu'elle arrive désormais à envoyer des représentants dans tous les bureaux de vote.

S.C

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Cour Constitutionnelle : Djogbénou pour conduire une mandature atypique

joseph-djogbenou

La sixième mandature est désormais aux commandes de la Cour constitutionnelle. Une mandature atypique, à plusieurs égards. Malheureusement aux grands défis. Il reste à espérer que le professeur Joseph Djogbénou, une tête bien faite (à qui tout semble réussir en politique depuis deux ans maintenant) et son équipe prennent très vite la couleur du milieu. Pour que vive la démocratie béninoise.

C'est ce lundi 11 juin 2018 que la sixième mandature de la Cour constitutionnelle entre réellement en fonction. Depuis la cérémonie de passation de service vendredi dernier entre les présidents sortant et entrant, on peut dire que c'est la première journée officielle de travail que les nouveaux sages, désormais investis se mettent ensemble pour commencer par s'entretenir, s'organiser, vu l'immensité de la tâche, loin des caméras et autres androïdes indiscrets. Et parlant de mandature, le président de l'actuelle mandature, la sixième, bien naturellement, a fort à faire. Selon les propos d'un des anciens présidents, de l'extérieur, on y a une autre conception. Mais une fois au charbon, on y découvre la juste réalité.
Le professeur Joseph Fifamè Djogbénou tient le maillet de son maitre, Théodore Holo. Dans l'histoire de cette haute juridiction constitutionnelle, c'est en effet la première fois que le professeur remet le relai effectivement dans les mains de son étudiant. Atypique. On ne peut souhaiter mieux et le professeur Holo devrait pouvoir s'en réjouir, se satisfaire. Mais ce n'est pas juste ça qui nous permet de parler d'une mandature atypique.

Une mandature sans constitutionnaliste

C'est pour la première fois, soit dans l'histoire de la Cour constitutionnelle du Bénin qu'il y a une mandature sans constitutionnaliste, ou tout de même un publiciste.

Pendant la première mandature, même s'il n'a pas été président, l'honneur a été tout de même fait au principal géniteur de cette Constitution aujourd'hui vieille de 28 ans, le professeur Maurice Ahanhanzo, d'y être pour veiller sur la maison, le fétiche. Il a été reconduit à la deuxième mandature avec l'espoir, pour lui, cette fois-ci d'en présider les destinées après l'invalidation de la présidente sortante, Mme Pognon. Mais hélas, c'est sans compter avec la volonté politique. La spécialiste du droit privé, Mme Ouinsou est venue, elle aussi, lui ravit la vedette. A l'opposé, les portes de la Haute Cour de justice qui n'avait pas les arguments pour fonctionner au vrai sens du mot, s’ouvrirent à lui. A quelque chose, malheur est bon.

A la troisième mandature, le professeur Ouinsou a été reconduite à la tête de l'institution. On y notait tout au moins aussi un publiciste, le professeur Christophe Kougniazondé, sans oublier que la présidente reconduite a aussi du job maintenant.

Puis, la quatrième mandature, présidée par Robert Dossou, lui-même publiciste. Dans celle-ci, il y avait également un des pères fondateurs de la Constitution du 11 décembre 1990, le professeur Théodore Holo. Donc somme toute, Robert Dossou ainsi que Théodore Holo, qui en savent beaucoup sur la lettre et l'esprit des différentes dispositions contenues dans la loi fondamentale. A la cinquième mandature, le président Boni Yayi refusant de replacer sa confiance en Robert Dossou, désigna pour siéger le magistrat Euloge Akpo, dame Lamatou Nassirou et l'avocat Simplice Dato. Mais de son côté, le bureau du parlement renouvelle sa confiance à Théodore Holo qui succédera à son ainé bien aimé à la tête de la haute juridiction constitutionnelle. Soit pour la première fois, un constitutionnaliste pur et dur et par ailleurs au cœur de la rédaction de la loi fondamentale en question est placé à la tête de l'institution. Et enfin, la sixième mandature qui vient de prendre les commandes. Aucun constitutionnaliste. Le Professeur agrégé est spécialiste du droit privé et des sciences criminelles. Peut-être son parcours en qualité de titulaire d'un Diplôme d’études approfondies en droit de la personne, Chaire Unesco des droits de la personne et de la démocratie, pourra être utile à quelque chose; sans oublier son passé premier responsable d'une ONG, DHPD, ayant comme domaine de prédilection les droits humains. Malheureusement, ce parcours est déjà noyé dans son passage au gouvernement où le professeur de droit a défendu, curieusement, l'interdiction du mouvement syndical aux étudiants, l'interdiction de prières dans la rue aux musulmans, et pleins d'autres actes attentatoires à la liberté de manifestation alors que lui-même, à travers le mouvement mercredi rouge, s'opposait dans la rue tous les mercredis au régime défunt. Doit-on rappeler que le professeur Djogbénou, alors étudiant en droit à l'Université d'Abomey-calavi, a été président du mouvement syndical le plus ancien et le plus représentatif, la FNEB?
Ainsi donc, pour la première fois, nous avons une mandature qui ne compte en son sein le moindre publiciste. Ce qui peut inquiéter lorsqu'on sait que la matière sur laquelle les sages ont à se prononcer cinq ans durant, reste la Constitution.

Une cour renouvelée à 100%

L'autre aspect qui nous amène à traiter cette mandature d'atypique, c'est l'une des rares fois que la Cour constitutionnelle est renouvelée à 100%.

Pour rappel, après l'éviction de la première présidente Elisabeth Pognon, le professeur Ahanhanzo Glèlè est resté. nous étions à la deuxième mandature. Jacques Mayaba, Lucien Sebo et les deux dames, à savoir Clothilde Mèdégan et la présidente Ouinsou sont revenus pour siéger au sein de la troisième mandature. Pour le compte de la cinquième mandature dirigée par le professeur Holo, lui-même avait été membre de la cinquième. Donc à l'exception de la quatrième dirigée par Me Robert Dossou c'est la seconde fois que cette Cour est renouvelée à 100%. Mais la Cour Dossou a la chance de contenir des constitutionnalistes.

A tout ceci, il faut préciser un autre élément atypique. Si ce n'est pas la première fois qu'un avocat est placé à ce niveau de responsabilité, c'est tout de même la première fois que l'avocat personnel du président de la République est devenu président de la Cour constitutionnelle.

Sans occulter le fait que c'est la première fois qu'un Béninois de moins de 50 ans est propulsé dans ce fauteuil de sagesse. "Aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années".

Tout de même un bémol. Si Boni Yayi n'a pas renouvelé le mandat de Me Robert Dossou malgré le KO de 2011, cela veut dire que ce dernier n'était pas qu'une caisse de résonance. De la même façon, si le président Talon s'est refusé de renouveler le mandat du professeur Holo ainsi qu'à tous les autres membres, malgré tout ce que Adjavon a comme récrimination par rapport à la proclamation des résultats de la présidentielle de 2016, cela signifie que les mandatures ne sont pas aussi malléables comme on pouvait le croire.

Dans tous les cas, le professeur Djogbénou ainsi que toute son équipe sont au fait des a priori distillés sur leur mandature. Ils ont donc une grande responsabilité, celle de sortir tête haute en 2023. On sait qu'au Bénin, suivant que les décisions arrangent tel ou tel autre camp, on saura vous attribuer une coloration politique. Mais les spécialistes du droit constitutionnel, surtout africains, en toute technicité, sauront démêler l'écheveau. D'où l'urgence d'une réforme politique qui permette aux universitaires béninois de rester dans leur couloir.

En attendant, nous croyons que si Djogbénou veut, il sortira par la grande porte. Les cadres avec à leur tête le Secrétaire général qui est un constitutionnaliste, l'expérience du conseiller Sylvain Nouwatin qui avait cédé son fauteuil à ce dernier, la jurisprudence et surtout humilité du président les y aideront.

Que le Président se tienne pour dire que les Béninois, comme à l'heure habitude, diront la Cour Djogbénou, et non la Cour Talon. Tout comme il avait été dit: la Cour Pognon, la Cour Ouinsou, la Cour Dossou, la Cour Holo.

Simplice Comlan

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Tournée de sensibilisation et d’œuvres sociales à Bantè : Adam Affo Dende démontre le bien fondé des réformes de Talon

Adam-Affo-Dende

C’est par une rencontre avec les Imams des neufs (9) arrondissements  de la commune de Bantè que Adam Affo Dende a ouvert sa tournée, et ce, pour faire montre de son attachement à sa religion, mais également pour marquer son soutien à la communauté musulmane de la commune qui traverse des moments pieux du ramadan. Au menu des débats, la croyance à Allah et la vision du chef de l'État pour les religions du pays. Et c’est avec enthousiasme qu’ils ont accueilli leur hôte dans une rencontre qui intervient à une période très sensible pour les musulmans et dénudée de tout intérêts électoraux. Adam Affo Dende les a exhortés à la prière pour le Chef de l'État.

Rencontre avec les leaders d'opinion et les opérateurs économiques.

L’ambiance était conviviale entre les leaders d'opinion et les opérateurs économiques. Ici les débats ont tourné autour des sujets brulants  d'actualités. Adam Affo Dende a saisi l’occasion, pour mieux expliquer à ces  acteurs de la vie économique et sociale, l'importance des réformes du régime en place. L’objectif de la rencontre était de faire jouir à cette  couche de la population béninoise, ses droits à l’information. Ce fut donc l’occasion pour lui, d’expliquer à l’assistance, les nombreux efforts déployés par le gouvernement pour favoriser le bien-être de la population. Il a par ailleurs invité ces opérateurs économiques à apporter leur pierre à l’édifice en vue de la mise en œuvre efficace du Programme d’actions du gouvernement (Pag). Cette étape a pris fin sur l’engagement ferme de l’assistance, d’accompagner le Chef de l’Etat dans sa politique de transformation socio-économique et politique du Bénin.

Cap sur Mayamon pour soutenir Owoloyé

Après  Gouka, cap fut mis sur Mayamon où Adam Affo Dende a pris rendez-vous avec Joseph Dègny, alias  Owoloyé, l'un des artistes traditionnels à voix d'or de  la commune de Bantè. En effet, pour la sortie de son cinquième (5ème) album, l'artiste a sollicité le parrainage de l'ancien Directeur général de la Caisse autonome d'amortissement (Caa). Une demande qui a reçu l’assentiment de Adam Affo Dende, très attaché à la culture traditionnelle. Et c’est donc volontiers qu’il répondu à l’appel et s’est félicité du choix porté sur sa modeste personne. Adam Affo Dende s’est dit très honoré par  ce choix porté sur lui. La cérémonie de lancement du nouvel album s'est déroulée dans une ambiance conviviale avec à la clé, la contribution d'une symbolique enveloppe financière du parrain  à l'artiste.

M.M.

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SITEX et CBT : Serge Ahissou apporte des clarifications aux députés

Serges-Ahissou

Le ministre de l'industrie et du commerce, Serges Ahissou était hier jeudi 07 juin 2018, devant la représentation nationale pour  répondre aux questions orales des députés sur la gestion de la Sitex et de la CBT. Après avoir fait la genèse de la Sitex et de la CBT,  le ministre Ahissou, en répondant aux questions des députés, a fait remarquer que la situation sociale à la SITEX et à la CBT a constitué de tout temps une forte préoccupation pour le Gouvernement. C’est ce qui, selon lui, a motivé la relance de la SITEX en attendant de trouver un repreneur pour sa réhabilitation. 
 
Fruit de la coopération sino-béninoise, la Société des Industries Textiles du Bénin (SITEX), créée le 07 mai 1987, est spécialisée dans la production et la commercialisation de tissu écru 100 % coton, support d’impression de fancy, initialement destiné à la Société Béninoise de Textiles (SOBETEX) qui, avant cette création, importait annuellement 15 à 20 millions de mètres d’écru de l’extérieur.

Elle a écrit ses lettres de noblesse dans les années 1996 à 1998 et a initié la création de la Compagnie Béninoise des Textiles (CBT) dont elle détient 49 % des actions (soit 490.000.000 de F CFA).

La CBT est également une entreprise sino-béninoise résulte d’un projet d’extension et de modernisation de la SITEX. Elle a démarré la production en octobre 2002.

Malheureusement, fragilisée par ses contre-performances internes, la SITEX a succombé à la grave crise du secteur textile dont l’acuité n’avait d’égales que la persistance à partir de 2002. Il en est résulté la fermeture complète de l’entreprise en novembre 2004 avec le licenciement collectif du personnel qui a engendré le paiement de 1.010.899.252 F CFA de droits de licenciement.

La SITEX présentait à son déclin, l’image d’une entreprise fortement endettée (soit 5.224.972.159 F CFA de dette), avec un cumul de pertes antérieures de 6.642.874.610 F CFA qui indique une structure financière décadente, un fonds de roulement négatif de -1.885.342.090 F CFA, des capitaux propres négatifs de -3.834.551.756 F CFA et un taux de paupérisation de 253,38 % contre un plafond fixé par l’OHADA à 50 %.

Dès lors une administration déléguée a été mise en place pour liquider les affaires courantes de la Société.

Il s’est alors avéré nécessaire d’engager mensuellement 13.900.000 F CFA pour éviter l’encrassement des équipements et assurer divers entretiens et éclairage, surveillance et gardiennage, rémunérations et autres pendant que l’usine reste fermée donc inactive.

Mais en l’absence du financement de cette dépense pérenne à fonds perdu et à la réflexion, un plan de restructuration et de relance des activités a été conçu en février 2005, adopté en Conseil d'administration et approuvé en Conseil des Ministres.
 
 
Réponses au menu
 
Question 1:
Ce qui justifie la mauvaise organisation du travail à la SITEX ainsi que les mauvaises conditions de vie et de travail des employés*

Réponse  
Le plan de relance de la SITEX adopté en 2005 comporte les trois volets, suivants :
- la reconnexion de la SITEX à son segment de marché après trois ans d’absence, à partir d’un financement de 220.715.041 F CFA ;
- l’évaluation de la première phase et la réhabilitation des équipements productifs grâce à un appui financier de 250.821.500 F CFA de l’Etat ;
- le financement du fonds de roulement de l’entreprise.
Si les deux premiers volets du plan ont été conduits à bonnes fins, par les financements visés supra (220.715.041 F CFA en juin 2007 et 250.821.500 F CFA en avril 2009), le financement du fonds de roulement peine à se mettre en place.
Ainsi, en l’absence de fonds de roulement, la SITEX survit grâce aux crédits interentreprises (SBEE et autres fournisseurs) et aux rares concours bancaires ponctuels du fait de la structure financière et du statut de l’entreprise qui incitent à la prudence.
Par ailleurs, la vétusté chronique des équipements (92,53 %) et leur obsolescence ainsi que les discontinuités d’exploitation du fait de la situation ci-dessus décrite ne favorisent guère les meilleurs rendements et productivités souhaités pour une bonne compétitivité entrepreneuriale.
Néanmoins, la SITEX, sous l’Administration Déléguée a :
- recruté 271 employés et versé plus de 2,3 milliards de Francs CFA de salaires nets à ce jour ;
- fait l’effort d’améliorer au quotidien ses performances.
 
Question 2:
Les raisons liées au non versement des prélèvements sur salaires à la CNSS*

Réponse:
La situation financière de la SITEX est celle d’une entreprise en faillite avec un taux de paupérisation de 253,38 % et mise en restructuration, fortement endettée et sans fonds de roulement, à équipements vétustes et obsolètes. Avec les conditions difficiles d’exploitation, la SITEX se trouve obligée d’engager une hiérarchisation des dépenses et de définir des priorités.
Les priorités arrêtées portent sur :
- la régularité et le payement à bonnes dates des salaires ;
- le maintien en activité de l’entreprise à travers l’approvisionnement en matières et fournitures ;
- la régularisation de la situation des agents admis à faire valoir leurs droits à la retraite pour favoriser une retraite paisible.  C’est ce qui explique les difficultés de versements de cotisations à la CNSS.
 Néanmoins, la SITEX a, autant que possible, opéré des versements au cours de la période de l'Administration Déléguée.
A ce titre, 100.594.713 F CFA ont été payés dont détail suit :
- 19.571.919 F CFA versés pour favoriser le départ aisé des travailleurs admis à faire valoir leurs droits à la retraite ;
- 81.022.794 F CFA de cotisations versées à la CNSS de 2005 à ce jour dont :
 Les cotisations ouvrières prélevées sur 2015, 2016, 2017 et 2018 ont été, à ce jour, entièrement reversées.
 
Question 3:  
Qui sont les responsables des différents cas de vols constatés au sein de la Société et quelles sont les mesures prises pour sanctionner ces derniers?

Réponse:
Les cas de vols constatés à la SITEX ont été perpétrés par des ouvriers qui ont été ont été régulièrement confiés au Tribunal de Première Instance de Lokossa, jugés et sanctionnés en fonction des arrêts rendus. Ils ont également été sanctionnés sur le plan administratif en fonction des fautes commises.
 
Question 4:
Combien l’Etat a versé à l’Administration Déléguée à ce jour et les résultats obtenus?

Réponse:
 Les appuis financiers de l’Etat en faveur de la SITEX sur la période de l’Administration Déléguée s’élèvent à cinq cent quarante-six millions cinq cent trente-six mille cinq cent quarante-et-un (546 536 541) F CFA.
Les résultats obtenus sont entre autres :
- la réhabilitation du potentiel technique de la SITEX ;
- la reconnexion de l’entreprise avec son segment de marché ;
- le recrutement de 271 travailleurs précédemment licenciés de la SITEX avec paiement sur la période de 2005 à ce jour de plus de 2,26 milliards de Francs CFA de salaires nets ;
- la contribution au maintien d’un climat social apaisé dans la ville de Lokossa et ses environs ;
- la résorption du dédain initial affiché des potentiels repreneurs de l’usine ;
- le paiement de diverses dettes héritées à la fermeture de l’usine en 2004.
 
Question 5:
Qu’est ce qui explique les mauvaises gestions administratives, matérielles et financières qui caractérisent la SITEX ?

Réponse:
La gestion de la SITEX est encadrée par un Conseil d’Administration et soumise au contrôle de deux (02) Commissaires aux Comptes désignés par l’Etat.
 Par ailleurs, de 2005 à ce jour, cinq (05) Commissions de vérifications y ont été dépêchées.
La situation financière de l’entreprise, en l’absence de fonds de roulement, le poids de son endettement hérité à la fermeture, l’utilisation sous dimensionnée de son potentiel qui ne favorisent pas la mobilisation de ressources suffisantes expliquent les difficultés de l’entreprise à honorer à bonnes dates ses engagements commerciaux, financiers et sociaux.
 
Question 6:
Les mesures prises par le Gouvernement pour restructurer la SITEX  et lui redonner vie pour le bonheur du peuple béninois

Réponse:
S’inspirant des dispositions des articles 664 et 665 de l’OHADA, relatives à la faillite des entreprises et, à l’analyse des résultats de la période de l’Administration Déléguée, le Gouvernement a, dans le cadre de la restructuration complète de la SITEX, envisagé deux options complémentaires.
La première option, objet de décision prise en Conseils des Ministres (Relevé N° 05/PR/SGG/REL du 04 février 2010 et Relevé N°1, Affaire N°04/15 de 29 Janvier 2015) porte sur :
- le toilettage des états financiers de l’entreprise ;
- la recapitalisation de la SITEX ;
- le financement de son fonds de roulement et
- le renouvellement progressif de ses équipements productifs.
La deuxième option est relative à la privatisation de l’entreprise, soit à travers une location gérance, soit à travers l’ouverture du capital social, soit par une cession pure et simple.
 
 Question 7:
Le type de régime auquel sont soumis les travailleurs de la CBT

Réponse:
Les travailleurs de la Compagnie Béninoise de Textile sont soumis au code du travail en vigueur au Bénin. Les salaires des ouvriers de la CBT sont cadrés par la convention collective de la CBT rédigée en conformité avec la Convention Générale en vigueur au Bénin. La CBT dispose donc d’une grille salariale qui est respectée pour le paiement de ses travailleurs.
Le SMIG (40.000 FCFA) n’est payé qu’aux apprentis ouvriers pendant leur première année de formation qui dure en tout deux ans. Cette allocation de subsistance subie une augmentation de 3.600 FCFA pendant la seconde année de formation et devient donc 46.300 FCFA. Après cette période de formation, ils sont engagés comme ouvriers conventionnés de la CBT et sont classés suivant la grille salariale de la Convention Collective adoptée dont aucun salaire n’est inférieur à 43.000 FCFA.
 
Question 8:
Ce qui explique la non-représentativité  du personnel de la CBT au sein du Conseil d’Administration

Réponse:
Les statuts adoptés par les deux Etats propriétaires de la CBT prévoient pour le Conseil d’Administration, cinq (05) représentants de l’Etat chinois et 4 représentants de l’Etat béninois provenant des Ministères concernés par la coopération. Il n’a été prévu aucune représentation des travailleurs. Cependant, pour répondre à la préoccupation des travailleurs, le Conseil d’Administration accepte la présence d’un de leur représentant en tant qu’observateur pendant une partie des sessions.

Kola PAQUI

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La Loupe : L’interdiction de l’essence frelatée en question

essence-kpayo

Officiellement, et juridiquement la vente de l’essence frelatée a pris fin. L’Assemblée nationale en a décidé désormais ainsi. Bientôt, plus de maisons brulées du fait de l’essence kpayo, plus de morts inutiles, plus de quartiers entiers en feu. Dire que ce n’est pas une bonne chose, c’est être peu objectif et irresponsable.

Mais, socialement, est ce qu’une telle décision est venue à point nommée? Est-ce qu’une décision du genre en cette période de conjoncture, de  presque misère, tombe bien?

Je suis perplexe!

Politiquement,  qu’est-ce que ça vaut pour le pouvoir?  Qu’est-ce que ça vaut pour les prochaines élections? Pourquoi Adrien Houngbédji, exprès, a laissé la conduite des débats au général à Robert Gbian? Pourquoi un tel hasard et une telle coïncidence?

Disons-nous la vérité!

Celui qui ose supprimer l’essence frelatée en ces temps de précampagne a osé. Surtout pour ceux qui ont des ambitions dans la région de l’Ouémé et de l’Atlantique. On n’égratigne pas le kpayo quand on veut se faire élire ou réélire aux joutes électorales.

Patrice Talon est audacieux, mais sur ce coup,  Il est un casse-cou. Il a fait son propre Hara-Kiri, son suicide. Cela ne se pardonne pas, ça se paye cash.

Le pouvoir de la Rupture peut tout faire,  Patrice Talon peut être l’homme le plus intelligent de la planète, il peut être un extraterrestre, un politicien hors pair. Il va baver, il lui sera difficile de s’en sortir sans blessure. Et le mal est qu’il a  grillé ainsi beaucoup d’autres politiciens acquis à sa cause. Pour dire vrai, Patrice Talon se comporte comme un Président qui ne veut pas de second mandat, et tous les politiciens qui croient au second mandat de celui-ci, abordent certainement, le tournant décisif de leur propre mort politique. Je crois finalement que Talon s’en fout, et s’en contrebalance.

Son objectif finalement est de marquer son temps, de s’immortaliser, et «d’être porté en triomphe à la fin de son mandat. Les petits calculs de politiciens, les questions de mandat et de carrière le laissent de marbre, et imperturbable.
Politiciens, faites attention avec Patrice Talon, il n’a pas votre temps.

Dine ABDOU

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Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle : Sans surprise, le plan de Talon exécuté

Joseph-Djogbenou

(Les premières décisions des 7 Sages très attendues)
 
C’est donc Me Joseph Djogbénou qui conduira  durant les cinq (05) prochaines années la Cour constitutionnelle du Bénin. L’Agrégé des facultés de droit a été élu par ses pairs hier jeudi 07 juin 2018 lors de la première rencontre ayant suivi leur installation. Le vice-président de la Haute juridiction a pour nom le magistrat à la retraite,  Razacki Amouda Issifou. L’information a été confirmée par le Secrétaire général de la Cour, Dr Gilles Badet dans un communiqué de presse publié hier en début d’après-midi. L’ancien Garde des Sceaux remplace ainsi le Professeur Théodore Holo qui vient de faire 10 ans au sein de l’institution. La passation de service entre les deux hommes se fera ce vendredi à en croire le même communiqué signé par Dr Badet.  Sans surprise, le Chef de l’Etat a fait exécuter son plan. Il a réussi à imposer à la tête de la Haute juridiction  l’un de ses plus fidèles collaborateurs. Beaucoup de bruits avaient en effet couru quelques jours avant l’installation de la 6èmemandature de la Cour par rapport au nouveau bureau. Mais Patrice Talon n’a pas voulu déjouer les pronostics. Il a tenu à avoir son avocat personnel à la tête de l’institution considérée comme le gardien de la paix au Bénin. Proche de Patrice Talon, Joseph Djogbénou, 49 ans, était jusqu’à sa nomination comme Juge constitutionnel, un ardent défenseur des réformes politiques, même les plus controversées, du Chef de l’Etat. La complicité existant entre les deux hommes nourrit depuis peu des commentaires sur le fonctionnement de la prochaine Cour. Joseph Djogbénou, ce Garde des Sceaux qui a pensé presque toutes les réformes rejetées par l’équipe du Professeur  Théodore Holo, influencera désormais toutes les décisions de la Haute juridiction. Beaucoup craignent que les réformes sur le droit de la grève de certains fonctionnaires, le projet de révision de la Constitution très critiqué et d’autres réformes jugées liberticides et dangereuses pour la démocratie béninoise passent sans difficulté. A tout le moins, les premières décisions de la Cour constitutionnelle, 6ème mandature sont très attendues.

Mike MAHOUNA

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Lilia Houessou sur ‘’Président d’un jour’’ : «La commercialisation de l’essence frelatée ne peut pas être interdite»

Lilia-Houessou

20 minutes d’horloge debout sous le hangar de sa mère vendeuse de bouillie ‘’Aklui’’.20 minutes bien suffisantes au vu de la moisson, pour que votre quotidien vous fasse découvrir, une nouvelle voix. Elle, c’est celle d’une jeune fée : Lilia Houessou. Elle passe au peigne fin, l’actualité sociopolitique nationale. Merci d’honorer le rendez-vous du verbatim…

Matin Libre : Madame la présidente, merci de vous présenter davantage à nos lecteurs

La présidente Lilia Houessou : Moi, c’est Houessou Lilia. J’ai 16 ans. Je suis au complexe scolaire la Refondation, je fais la 1ère B. Papa, il est électricien bâtiment et maman est vendeuse de bouillie appelée ‘’aklui’’. J’ai deux sœurs et deux frères, donc je suis la benjamine.Comme loisirs dans la vie, j’aime la danse et les chansons, souvent les musiques modernes.J’aime manger la pâte avec la sauce plus crincrin.

Quelle appréciation faites-vous madame la présidente de la grève qui a secoué le secteur de l’éducation il y a peu ?

Moi, je n’ai pas d’appréciation pour ce temps de grève, parce que ça a pénalisé plusieurs élèves et beaucoup d’élèves se sont retrouvées avec des grossesses à la fin de cette année. Parce qu’il y a beaucoup d’élèves qui demandent la permission à la maison pour aller à l’école or, c’est pour se promener chez les petits garçons du quartier.Pour ne plus assister à ces trucs, je vais faire de mon mieux pour pouvoir assouvir aux besoins des syndicats. Si, au moins, ils ont besoin de 100% de leur salaire, même si c’est 75% je trouve, je peux leur payer pour reprendre leur travail, afin que les élèves aillent au cours. Sur les résultats de fin d’année, beaucoup d’élèves, s’ils ne prennent pas conscience de leurs difficultés parce qu’ils ont déjà raté leur niveau dans le cours, d’autres se sont retrouvées à la fin avec des grossesses et comme ça, elles, ils, ne peuvent plus suivre les cours. Donc, pour les résultats de fin d’année, ce sont seulement ceux qui ont pris conscience de leur avenir qui auront la réussite.

De la grève à la grossesse ! N’y a-t-il pas un problème de conscience ?

Oui oui, il y a un problème de conscience, parce que les cours sont bien différents de partir chez petit ami, il y a de différence. Pour dire à ces filles, c’est juste de prendre conscience de leur avenir parce qu’avec les garçons, il n’y a pas beaucoup de trucs à gagner. Donc, l’avenir est plus meilleur que d’avoir des grossesses et en plus commencer par se promener de quartier en quartier. Donc, il faut qu’elles se soucient de leur avenir, plus que de se soucier des enfants à venir.

Yayi Boni et sa césarienne gratuite, qu’en pensez-vous madame la présidente ?

Même si cette césarienne est gratuite, beaucoup de femmes perdent leur vie par ce phénomène. Puisque, beaucoup n’arrivent pas à résister à la césarienne.Pour la césarienne, puisqu’il y a beaucoup de femmes qui ne peuvent pas enfanter seules et qui ont besoin de césarienne mais qui ne disposent pas des moyens, je vois que cet apport du Président Yayi a été une bonne chose. Mais, seulement, il y a un peu d’apport à apporter parce que beaucoup de femmes meurent pour ça. Les médecins sont compétents mais seulement plusieurs femmes n’arrivent pas à résister à la césarienne.

Grève dans le secteur de la santé, toujours dans la logique de la suppression ?

Oui, au niveau des grèves dans le domaine de la santé, on peut dire que ça a beaucoup influencé les patients qui sont à l’hôpital, parce que lorsque tu amènes un patient, on te dit qu’ils sont en grève, qu’ils ne peuvent pas voir le problème que ton patient a et si celui-là devrait mourir, ils vont le laisser mourir, à cause de leur grève. Oui, on doit leur interdire d’aller en grève, puisqu’à cause de ces grèves, beaucoup de médecins négligent leurs patients qui peuvent mourir, ou même des trucs peuvent même aggraver leur santé, à cause de leur grève. A l’heure-là, il faut donc aider les médecins, ils doivent avoir au moins la moitié de leur salaire et là…Il faut alors l’apport de tous les instruments de santé dont-ils ont besoin et ensuite de leur salaire et là, ils pourront bien satisfaire leurs patients.

L’énergie…

Au niveau de l’énergie, on a constaté que le délestage a diminué plus que le temps d’avant. Il y a de coupures, seulement que c’est plus rare que les temps antérieurs.Il peut bien arriver qu’on ne nous coupe plus.Ce serait, lorsque notre pays aussi sera indépendant dans l’électricité. De là, les coupures  de nos temps pourront disparaître.

Avec la vente de la bouillie peut-on satisfaire aux besoins de ses enfants ?

Pas tout, mais au moins la majorité des besoins de ses enfants. Au moins la majorité, puisqu’il y a papa aussi. Même s’il n’est pas avec nous, il contribue.

Vous vous êtes déjà faites enrôlée au Ravip ?

Pour le Ravip, au fait, moi, je n’ai pas assez de temps pour y participer. Et en plus, lorsqu’on y va, il y a des corrupteurs qui viennent, c’est pour remettre de l’argent et puis rentrer. Donc, ceux qui sont sous le soleil du matin au soir, on les oublie, à cause de l’argent des autres.

Ce phénomène n’est pas de nos jours et puis pour éradiquer cela (la corruption Ndlr), il faudra fournir assez de travail. Puisque les jeunes qu’on engage pour ces différents travaux ont toujours l’ambition de trouver l’argent. Donc, eux, ils préfèrent prendre l’argent des autres qui viennent que de recevoir ceux qui étaient debout sous le soleil, sous la pluie en train de les attendre. Il faut juste sensibiliser ces jeunes qui sont souvent…C’est vrai, il y en a plein d’autres. Mais, c’est juste de les sensibiliser afin qu’ils puissent faire leur travail, même sans l’argent apporté par les corrupteurs qui viennent les corrompre de prendre l’argent... Il faut juste qu’ils suivent la mesure qu’ils doivent prendre. Il faut aussi leur apprendre que la corruption n’est pas une bonne pratique pour qu’ils puissent l’exercer et aussi les aider à oublier cette pratique. Il faut aussi une leçon de morale qu’on ajoute à notre nouveau programme que nous sommes en train d’exécuter, puisque l’ancien programme n’était pas comme ce que nous faisons de nos jours. Donc, lorsque les enfants auront une leçon de morale, ça pourra les aider à mieux penser, à mieux comprendre les faits.

Appréciez vous-même votre gouvernance madame la présidente

Cette gouvernance, beaucoup de gens ne sont pas d’accord pour les différentes actions menées par le gouvernement. Le peuple n’est pas du tout d’accord. Pour le déguerpissement, en fait, ça a endommagé plusieurs familles puisque les endroits où la maman ou le papa peuvent se mettre pour vendre au moins pour 1500 F Cfa  ou 2000 F Cfa, on les renvoie. Ils ne trouvent plus autre place pour pouvoir vendre. Donc, de là, il y a la pauvreté qui se présente en plus dans beaucoup de foyers.

Si vous le dites. Le nouveau code pénal du Bénin sanctionne la commercialisation de l’essence frelatée, vous êtes sérieuse ?

On ne peut pas…La commercialisation de l’essence frelatée ne peut pas être interdite totalement puisque beaucoup de familles se nourrissent avec ça. Pour partir à la station avant de prendre de l’essence, vaut mieux partir chez quelqu’un qui vend de l’essence frelatée. Puisque ça aussi, ça diminue le coût d’achat de beaucoup de personnes.Il faut donc trouver d’emplacement pour les stations sur toute l’étendue du territoire national avant de pouvoir interdire la vente de l’essence frelatée. Là maintenant, il faut leur trouver quelque chose qu’ils seront en train d’exercer avant de leur interdire la vente de l’essence frelatée.

Votre mot de la fin madame la présidente

Le gouvernement doit aider la population à oublier les souffrances, les problèmes déjà endurés et aussi à la population de revenir à la vie normale et un peu éradiquer leur souffrance intérieure. Dans le pays, on constate des vols, des tueries d’enfants. Donc, à ceux qui pratiquent ces différents trucs qu’ils les laissent et changent de vie.Il y a les tueries d’enfants par les ‘’hounnons’’, des fois, on dit que ce sont des ‘’gaymen’’. Donc, il faudrait que le gouvernement puisse trouver un moyen afin d’éradiquer cette pratique.

 Réalisation : Cyrience KOUGNANDE
Transcription : Janvier Gbedo (Stag)

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