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Politique

Retrait de l’agrément de BBcom : Une décision arbitraire qui risque de compromettre Patrice Talon

patrice  talon

(Le gouvernement vise Saley et se retrouvera avec des opérateurs nigérians)
La Décision du Gouvernement de révoquer la convention du Réseau de téléphonie mobile Bell Bénin lors du Conseil des Ministres du 2 août dernier, au-delà des raisons évoquées, posent plus de problèmes qu’elle n’apporte de solutions. Et si pour beaucoup c’est l’homme politique et opérateur économique Salifou ISSA alias Saley qui est ainsi frappé, c’est ignorer que depuis juillet 2016 Bell Bénin Communications SA, ne lui appartient qu’à 10 %, les 90% étant déjà vendus à l’opérateur nigérian GLOBAL TECOMNET LIMITED. En pensant donc « punir » Salifou ISSA pour non docilité politique le gouvernement TALON met en péril les relations d’affaires entre le géant voisin et le Bénin. Un énième front vient d’être ainsi ouvert sur le plan économique par Patrice TALON dont le slogan RUPTURE semble s’accommoder plus des crises  et des méthodes va-t-en guerre plutôt que la négociation, et la préservation d’un climat d’affaires plus convivial et plus sain. Seulement à force de jouer avec le feu Patrice TALON risque de se brûler.

« Lorsqu’on veut tuer son chien, on l’accuse de rage », dit l’adage. Le gouvernement du Président Patrice TALON n’est pas allé chercher loin le prétexte pour se débarrasser du réseau de télécommunication Bell Bénin : non-respect des obligations du réseau vis-à-vis de l’Etat, qui s’est traduit par son incapacité à solder la contrepartie financière de sa licence évaluée à 6 milliards de FCFA et les redevances dues au titre de cette licence qui s’élève à plus de douze milliards (12.089.012.237 FCFA plus précisément), autres dettes au niveau des structures étatiques s’élevant à plus de 9 milliards et aux opérateurs privés de télécommunications évaluées à 2.861.644.076 de nos francs. Il resterait en outre devoir au fisc une somme de 491.845.562 FCFA. Vu ainsi toutes les raisons semblent justifier pour opposer au malheureux la loi et les conventions signées. Même le recours gracieux introduit le 19 mai 2017 suite à la sanction prise en son encontre par le régulateur des communications électroniques et des postes (ARCEP) le 18 avril 2017 n’a pu recevoir grâce, tant le désir d’en découdre avec le promoteur du réseau paraissait bien inébranlable. La décision était donc imparable et les acteurs prêts au jeu. Côté Cour tout semble propre et les ministres instruits semblent sereins pour mettre en œuvre les recommandations.

Représailles

Seulement lorsqu’on regarde un peu du côté jardin de ce dossier on se rend compte qu’en réalité les raisons évoquées ne sont autres choses que des faux-fuyants, des alibis pour régler ses comptes à cet opérateur de téléphonie dont le promoteur n’est rien d’autre que l’honorable Salifou ISSA. Et pour qui connait les rapports entre cet opérateur économique  et le Président TALON depuis que le premier a contribué à faire échec à la révision  de la Constitution du 11 décembre 1990, gâchant ainsi « le mois des réformes » décrété par le Ministre de la Justice Joseph DJOGBENOU, il n’y a plus d’écheveau à démêler, tant l’évidence saute à l’œil. En effet ce n’est pas d’aujourd’hui que datent les difficultés de l’opérateur de téléphonie mobile et l’Etat le savait bien. Mieux l’Etat a même accompagné des réformes envisagées dans le souci d’améliorer la situation de l’entreprise dans la perspective de sa cession souvent associée à celle de Benin Telecom SA. C’est ainsi que depuis 2010 l’Administrateur Général de Bell Bénin communication SA a été associé à bien des négociations entre le gouvernement béninois et des opérateurs internationaux, français et marocains notamment, en vue de la privatisation de Bénin Télécom SA dans laquelle est souvent intégrée celle de Bell Benin. Il convient de préciser que dans ces négociations des personnalités du gouvernement actuel au plus haut niveau étaient présentes et ont joué des rôles qu’il convient de clarifier (nous y reviendrons). Mais d’ores et déjà on peut retenir que c’est la Société Linkston appartenant au sieur Pape DIOUF, qui n’est autre que le fils de l’ancien Président sénégalais Abdou DIOUF, qui a officié aux côtés du Bénin en qualité de « Conseil ». Un autre personnage énigmatique y a joué un rôle stratégique sur lequel nous reviendrons.

Alors que les différentes tentatives de rachat avec France Telekom et Maroc Télécom ont échoué (on y reviendra !),  le gouvernement béninois à travers l’ARCEP, a, sur demande de l’opérateur BBCOM,  validé la restructuration de la Société Bell Benin Communications SA à travers l’ouverture de son capital à hauteur de 90% à des investisseurs étrangers (cf. lettre n°0404/ARCEP/SE/GU/2016 du 15 mars 2016). Ainsi depuis octobre 2016 les différentes phases de la cession de 90% des actions de Bell Benin Communications SA ont été bouclées par un acte enregistré par l’étude de Me Massihou A. BILEOMA au greffe de Cotonou le 27 octobre 2016. Pour le gouvernement qui a autorisé l’ARCEP à approuver la requête relative à la transaction, « cette cession d’actions permettra à l’Etat et ses démembrements de se faire rembourser leurs créances su BBCOM, estimées à la somme de vingt deux milliards six cent trente millions trois cent quatre vingt cinq mile cent vingt huit (22 630 385 128) francs CFA (cf. Communication n° 109/16 du 9 février 2016, en Conseil des Ministres). Le problème c’est que cette ouverture de capital est devenue une réalité et a entrainé le contrôle direct au profit de Global Tecomnet Limited, et le gouvernement en était conscient, puisqu’il a donné sa caution et a même, dans la foulée, prorogé la durée d’exploitation de la licence de BBCOM SA le 5 avril 2016 (Cf. Décret 2016-258 du 5 avril 2016)  pour une durée de 5 ans. En outre cette prorogation a reçu l’adhésion du régulateur du secteur, l’ARCEP, qui, dans sa Décision 2016-008 la justifiait entre autres en ces termes :

 « Considérant les efforts antérieurement consentis par le gouvernement en offrant à l’opérateur BBCOM, les possibilités de retrouver ses capacités d’exploitation à travers la signature de deux ( 2) avenants et l’autorisation de l’ouverture du capital social  à un partenaire stratégique ;

« Considérant notamment la nécessité pour le gouvernement de poursuivre ses efforts dans l’accompagnement  de cette entreprise nationale à sortir de ses difficultés en offrant au repreneur stratégique le temps nécessaire pour implémenter son plan de restructuration, le temps restant à courir dans le cadre de la convention d’exploitation n’étant plus que d’une année (…) »

Il est donc loisible de constater que le gouvernement est donc bien au fait de la situation de BBCOM et de son nouveau statut auquel il a contribué par les actes réglementaires nécessaires. Dès lors, qu’est-ce qui justifie la sanction du 18 avril ? Entre la transaction ayant conduit à la prise de contrôle de BBCOM SA par GLOBAL TECOMNET LIMITED fin octobre 2016 et la date de la sanction le 18 avril quelle nouvelle situation est intervenue ? Quelle faute a été commise par BBCOM SA ? Pourquoi le souci clairement exprimé par le gouvernement et approuvé par le régulateur sectoriel d’accompagner  BBCOM « à sortir de ses difficultés en offrant au repreneur stratégique le temps nécessaire pour implémenter son plan de restructuration » s’est plutôt mué en volonté manifeste de se débarrasser de l’opérateur, ce qui se traduit par le rejet du recours gracieux du 19 mai et le retrait de la licence prononcé par le Gouvernement béninois le 2 août ?

En réalité aucun argument de taille ne peut être évoqué pour justifier cet acte arbitraire en total décalage par rapport aux options précédemment faites pat le gouvernement souvent sur recommandation ou décision de l’ARCEP. Qu’on ne nous dise surtout pas que c’est sous l’ère Boni YAYI, car l’Etat est une continuité et à son arrivée Patrice TALON a déjà eu l’occasion d’abroger des actes réglementaires pris sous les mandats de Boni YAYI. Aussi les dettes dont on parle étaient-elles déjà connues lors des autorisations de modification substantielle entrainant un changement de contrôle direct au profit de Global Tecomnet Limited, puis de prorogation de la durée d’exploitation de la Licence. Les évoquer aujourd’hui comme argument de la révocation de la Licence est une manière d’abuser des populations voire de les mépriser. Alors pourquoi cette décision arbitraire ? Très simple : Punir « Saley » pour n’avoir pas rallier les rangs de la Rupture en victime expiatoire. Une mesure de rétorsion en somme dont les répercussions sont loin de se limiter aux seules frontières du Bénin

Suites judiciaires et déballages en vue

La Décision du gouvernement a péché par l’erreur sur la cible. En effet s’il est vrai  que le promoteur de BBCOM est bien l’honorable Salifou ISSA, force est de constater que la transaction autorisée par le gouvernement et dont mention est faite plus haut a conduit à la prise de possession de la propriété de l’entreprise par le Nigerian Global Tecomnet Limited représenté par son Chef Consultant. La Décision du gouvernement nuit donc en premier lieu au nouveau repreneur qui voyait ses rêves  d’opportunité d’affaires au Bénin s’éteindre avant même de produire des fruits. Certes il a été prudent de conditionner le paiement des coûts de l’opération par le démarrage effectif de ses activités, une mesure de prudence qui, aujourd’hui semble payer. Toujours est-il que la perspective de perdre ce marché dans de pareilles conditions de règlement de comptes peut bien conduire l’opérateur nigérian à intenter un procès contre le gouvernement. Un autre front en perspective. Mais il y a plus, car le rôle joué par la Diamond Bank dans la finalisation de l’opération de cession de capital n’est pas des moindres : c’est en effet cette banque qui s’est occupé de rechercher le repreneur nigérian. La situation actuelle créée par le gouvernement pourrait aussi contrarier les responsables de cette entreprise qui pourraient être tentés de rétablir l’image de leur structure.

Toujours est-il qu’en décidant de s’en prendre à tous ceux qui ne sont pas toujours de son côté au point de nuire aux emplois et aux familles le gouvernement Talon fait preuve d’une courte vue de l’esprit, car si certains ont pu être pris au jeu, d’autres ne semblent pas disposés à se laisser conduire à l’abattoir comme des bêtes de somme.  Parmi ceux-ci l’Honorable  Salifou ISSA qui ne sait que trop sur ce système qu’il a contribué à mettre en place. Joint sur ce dossier le Député a estimé que l’heure n’était pas encore aux déballages. Mais son entourage estime que si le Président Patrice TALON et son prédécesseur Boni YAYI le souhaitent, l’un par la caution à l’arbitraire et l’autre par son silence alors il pourrait avoir des déballages.

Ce qui est d’ores et déjà sûr c’est que la décision du Conseil des Ministres de retirer la licence à l’opérateur GSM BBCOM risque d’être la goutte d’eau qui fera déborder le vase.

Une contribution extérieure de Sésé Mariani d’ALMEIDA

Tous coupables de ne pas regagner le navire TALON !

Inexorablement, inlassablement, aveuglément le Gouvernement du Président Patrice TALON ouvre par-ci et par-là divers fronts de règlement de comptes ou d’affaiblissements de personnalités dérangeant soit ses intérêts économiques, soit sa quiétude politique. Le cas palpable est celui du dernier conseil des Ministres où, d’un seul coup, le gouvernement se débarrasse de trois personnalités qui ont un point commun : ne pas appartenir à la galaxie TALON ! D’abord : Léhady SOGLO !  Jusque-là Maire de la Ville de Cotonou. Son tort ?  Avoir défié le Président TALON par un « non » cuisant dans le dossier « Grand NOKOUE » dans l’antre même de la Présidence de la République. On ajoutera, en circonstances aggravantes, qu’il s’illustrait dans l’ignorance d’un homme dont seule la suffisance emportait autorité : sa pesante tutelle !  Dans une procédure aussi expéditive qu’inquisitoire digne des « Animaux malades de la Peste » (de La Fontaine),  il est tout simplement révoqué avec des poursuites judiciaires en attente et de lourdes charges…

Ensuite : Komi KOUTCHE, l’ancien argentier du Bénin. Ministre d’Etat, Ministre, il est ici « épinglé » dans le cadre de présumés malversations au Fonds National de Microfinances dont il fut Directeur Général. Deuxième fois cité dans le cadre des fameux audits (qui n’étaient pas censés être publiés), l’ancien Challenger de Me Adrien HOUNGBEDJI paie le prix de ses récentes sorties laissant poindre l’éventualité d’un activisme politique loin d’être en harmonie avec la ligne unitaire du système en place.

Enfin : Salifou ISSA à travers Bell Benin Communications SA. Mais là le gouvernement semble avoir « tiré à terre ». Car au lieu d’avoir en face le « député non aligné » le pouvoir aura plutôt à en découdre avec des opérateurs nigérians comme Global Tecomnet Limited et Diamond Bank .  Sans oublier les rebondissements qui risquent de faire des vagues !

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Pour une lutte efficace contre la corruption : Guy Mitokpè prône un «deal républicain» entre Etat et magistrats

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Le séminaire parlementaire d'imprégnation sur les projets de loi portant modification du code pénal et le statut de la magistrature, s’est ouvert  hier jeudi 03 Août 2017 à l'hôtel Jeco de Dassa-zoumé. Et comme à ses habitudes, le plus jeune Député de la 7ème législature, Guy Mitokpè, dans sa verve qu’on lui connaît, a clairement exprimé son point de vue.

Le séminaire parlementaire d'imprégnation sur les projets de loi portant modification du code pénal et le statut de la magistrature a démarré ses travaux par  la brillante communication du professeur Noël Gbaguidi, président de la commission ayant travaillé sur le projet du nouveau statut de la magistrature. Ainsi reprenant à son compte, les propos du professeur Noël Gbaguidi : « Une nouvelle justice pour un État moderne », le Député de la 16ème circonscription électorale Guy Mitokpè a dénoncé les maux qui minent le Bénin et qui empêchent son réel essor. A l’en croire, les pères fondateurs de la République du Bénin ont péché en rémunérant au minima les travailleurs du pays. Pour Guy Mitokpè, la corruption est la plus grande plaie qui menace le développement du Bénin. Il propose donc révision du statut de la magistrature en vue de l’amélioration des conditions de vie et de travail des magistrats, gage d’une lutte efficace contre la corruption. Selon les propos de l’élu de l’Union fait la nation, si tous les métiers ont leurs risques, il est judicieux de reconnaître que tous les métiers n'exposent pas de la même manière aux tentations de la corruption. Guy Mitokpè n’a pas manqué d’attirer l’attention sur d'autres corporations qui méritent  un statut particulier. Il a fini son plaidoyer en prenant en exemple les préfets qui ont vu augmenter leurs indemnités, et cela a boosté les préfets et particulièrement « celui que vous et moi connaissons... », a-t-il conclu.

Th. A

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Législatives de 2019/Cabale contre les Soglo : Comment Talon balise le chemin à ses poulains

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Qui maîtrise les grands électeurs peut gagner facilement les élections. Cette formule, il semble que le chef de l'Etat Patrice Talon l'a lue et l'a ensuite affichée à son chevet pour y jeter un coup d'oeil matin, midi, soir telle la posologie d'un médicament sensible. Les derniers développements de l'actualité au plan national poussent à aller sur cette piste.

Léhady Soglo, maire révoqué de commune de Cotonou a été accablé de toutes parts. En tout cas, avant qu'il n'abandonne, ce sont des tirs groupés qu'il a essuyés aussi bien du préfet Modeste Toboula que du chef de l'Etat. De la crise soudaine à la Renaissance du Bénin, son parti à son renvoi de la tête de la municipalité. Une succession de faits qui laissent entrevoir une dose de politique avec en toile de fond les législatives de 2019.  

 Ce qui a amené cela...

Beaucoup l'avaient dit. C'est grâce à la popularité de Candide Azannai en 2015 que Joseph Djogbénou, ex avocat du chef de l'Etat et actuel ministre de la Justice, a découvert l'Assemblée nationale sa toute première fois. Depuis lors, inutile de rappeler que le courant ne passe pas entre les deux hommes parce que le premier considère l'autre comme son jeunot en politique. L'autre évidence également, c'est la lune de fiel entre Patrice Talon et son ex-ministre de la Défense, Candide Azannai. Il faut donc se lever tôt pour préparer au mieux les élections législatives dans moins de 2 ans. Dans la 16ème circonscription électorale, il faut pouvoir relever le défi d'il y a 2 ans, surtout montrer qu'on y était sans l'aura de quelqu'un. Or, même si la Rb a perdu du terrain, elle constitue néanmoins une menace dans la 16ème. Et si on la dépièce? En tout cas, si tout marche bien du côté de la Justice, dans cette crise de bicéphalisme, on pourrait avoir dans la 16ème circonscription  électorale, un certain Abraham Zinzindohoué, ancien 3ème titulaire sur la liste Rb originelle que conduisait Rosine Soglo. Abraham Zinzodohoué, faut-il le rappeler, avec la crise au sein du parti,  a réussi à prendre la tête de la seconde aile à la faveur du congrès de Sun City à Abomey.  Djogbénou, lui ayant déjà fait l'expérience avec succès sur la liste Union fait la Nation, 2ème titulaire après Candide Azannai, rien n'est sûr aujourd'hui. Après son court séjour d'un an au Parlement, il a dû céder son fauteuil à son suppléant Orden Alladatin, pour rejoindre le gouvernement au poste de Garde des Sceaux. Qu'on le veuille ou non, l'ex avocat de Patrice Talon a sérieusement chuté dans les sondages. Si on récapitule, Zinzindohoué, conduisant l'aile des dissidents de la Rb qui ont fait allégeance au Pouvoir, il es plus aisé que Patrice Talon compose avec lui. Un précieux siège donc dans la 16ème circonscription. Restera le positionnement de Joseph Djogbénou et Orden Alladatin, deux autres précieux sièges. Ce qui fait déjà 3 sièges sur les 5 dans cette circonscription. Beaucoup d'observateurs y voient un 4ème pion du chef de l'Etat, à savoir Modeste Toboula qui n'a de cesse depuis sa nomination à la tête de la Préfecture, de multiplier ses sorties médiatiques, ses actions d'éclats. Et ce n'est pas pour rien qu'il se permet de tester par moments (ce fut le cas aux festivités du 1er août à la place de l'Etoile Rouge) sa popularité. Même s'il est de la région agonli, une candidature de Modeste Toboula à Cotonou se précise. Et on y travaille pour. En dégageant Léhady, le préfet qui ne voulait pas d'un maire qui lui fait ombrage, sera désormais le seul maître à bord à Cotonou. Ses actions ne seront donc plus noyées, on en fera plus de la récupération, en tout cas plus personne, fut-il membre de l'ancienne "royauté" qu'il a réussi à destabiliser. Les déplacements de Modeste Toboula et du gouvernement seront beaucoup plus dans la 16ème où déjà au niveau de la Barrière de Houeyiho, il y a le chantier d'embellissement de la zone après cette opération très controversée de libération des espaces publics. Si on réussit donc à étouffer la Rb  originelle et les Soglo, ce serait un boulevard ouvert.

Plusieurs observateurs font la même lecture avec les résultats d'audits agités contre tel ou tel leaders dans d'autres circonscriptions électorales.  

En tout cas, 2019 c'est dans moins de deux ans. Le temps sera certainement notre allié.

Worou BORO 

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57è anniversaire de l’Indépendance du Bénin : Des insolites de la célébration….

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En dehors de la position assise adoptée par l’ancien président Nicéphore Soglo pour saluer l’arrivée du chef de l’Etat, Patrice Talon ; un fait diversement apprécié dans l’opinion, d’autres insolites ont retenu aussi les attentions ce 1er Août 2017 à l’occasion de la fête de l’Indépendance du Bénin à la Place de l’Etoile Rouge. De la stupéfaction liée à la présence de l’ancien président Nicéphore Soglo au test de popularité par le préfet Modeste Toboula, votre journal en était témoin…
 
Regards croisés entre Toboula et Nicéphore Soglo…

Si l’arrivée de Nicéphore Dieudonné Soglo, ancien président de la République, s’est passée dans une indifférence totale, le Préfet du Littoral, Modeste Toboula a été accueilli au son de la fanfare. Oui, de la musique  a retenti pour signaler son arrivée. Chose curieuse, les ministres du gouvernement n’ont pas bénéficié de cet accueil. Mais le fait le plus important ici reste les regards croisés entre Modeste Toboula et le Président Nicéphore Soglo. De son siège, l’ancien président-maire avait suivi du regard le préfet que certaines sources appellent bien le bourreau de son fils. Pendant que l’autre marchait à pas militaires jusqu’à la tribune officielle, on pourrait lire beaucoup de choses à travers les regards de l’ancien Chef de l’Etat. En tout cas, pas de poignée de mains entre les deux hommes ni d’échanges à la fin du défilé militaire.

Toboula teste sa popularité…

Comme le Chef de l’Etat, le préfet du Littoral Modeste Toboula s’est bien approché des populations, mais l’accueil n’a visiblement pas été le même. Puisqu’à l’opposé du Président Talon, le préfet n’a pas eu les poignées de mains dans la foule mais il est vite rentré dans son véhicule suite au tintamarre né des quelques mots lancés aux populations. Les populations n’ont sûrement pas encore oublié les opérations de liberation des espaces publics conduites par le préfet Modeste Toboula. Une opération qui a d’ailleurs fait beaucoup de mécontentements.

 La presse fait son numéro…

Les hommes des médias, malgré le professionnalisme dont ils ont fait preuve dans l’exercice de leur métier, ont été contraints de recourir au forcing pour accéder à la main courante et recueillir quelques réactions au terme du défilé. Après avoir empêché les photojournalistes de prendre les photos du défilé, les agents de sécurité ont tenté de maintenir les journalistes sous la bâche à eux réservée pendant que la tribune officielle se vidait. « Mais nous n’allons pas prendre en interview les chaises. Laissez-nous faire notre boulot » laissaient entendre les hommes des médias. Mais rien. Alors, il fallait oser passer la barrière au risque de revenir du terrain sans éléments. Des menaces d’user de la force n’ont pas manqué du côté des hommes armés.

Réalisation : Aziz BADAROU

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Célébration du 1er Août 2017 : Moukaram Badarou et le Pcc appellent à une prise de conscience

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«  APPEL A UNE PRISE DE CONSCIENCE »

Le  Bénin célèbre, ce 1eraoût 2017, les cinquante-sept ans de son accession à la souveraineté internationale. A cette heureuse occasion, je voudrais profiter pour inviter chaque béninoise et chaque béninois à méditer sur ces deux interrogations : sommes-nous réellement une Nation indépendante ? Et que faire pour l’être concrètement ? Il est vrai que le pays dispose de tous les attributs d’un Etat souverain mais  chacun est conscient de la dépendance de l’indépendance du Bénin. L’inconscience citoyenne et l’inconscience politique ont conduit au bégaiement du processus du développement du pays. La corruption à haut débit, le clientélisme, le régionalisme négatif, l’ethnocentrisme, l’impunité, la gabegie, le népotisme, le manque de rigueur, bref la mauvaise gouvernance érigée en un système intégré de travail confortent la dépendance du pays. Les nations qui se veulent indépendantes ont tourné dos à ces maux. C’est le cas de la Chine ; il ya cinquante-sept ans, ce pays avait son indice de développement proche de celui du Bénin (Dahomey à l’époque), donc insignifiant. Aujourd’hui, elle est la deuxième puissance économique du monde, si elle n’est pas déjà la première. Les chinois ont travaillé dur pour arriver à ce niveau et ils continuent d’ailleurs.

J’ai la certitude que le Bénin sera réellement indépendant si les béninois prennent conscience de la situation et se mettent résolument au travail ; si les béninois renouent avec les valeurs morales, sociales et républicaines ; si les béninois donnent un sens à l’intérêt général et à l’égalité des chances ; si les béninois limitent la puissance de l’argent et lui redonnent sa valeur faciale ; si les béninois cessent de s’amuser avec le « feu ».

Le Parti Conscience Citoyenne que j’ai l’honneur de diriger exhorte le peuple béninois à une prise de conscience et à un sens aigu du patriotisme. Chaque béninois, dans ses actes et actions au quotidien, doit prioriser le Bénin. Chacun à sa place et où qu’il se trouve, doit travailler à mériter l’héritage et à réaliser le rêve des pères de l’indépendance de notre cher pays, le Bénin.
A chacun et à tous, je souhaite une bonne fête de l’indépendance.

Que Dieu bénisse le Bénin.

Moukaram A. M. BADAROU

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Conseil des ministres de ce mercredi : Des sanctions prises contre de hauts gradés

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Plusieurs responsables des forces de défense et de sécurité ont écopé de sanctions hier lors du Conseil des ministres. A en croire nos sources, le Directeur général de la Gendarmerie nationale  a été relevé de ses fonctions. Il s’agit du Lieutenant-Colonel Antoine Dansou. Sa sanction serait liée aux nombreux cas d’insécurité notés ces derniers jours sur toute l’étendue du territoire national.  Par ailleurs, on apprend des mêmes sources que le Commissaire de la Brigade économique et financière (Bef) subira un arrêt de rigueur de plusieurs jours pour légèreté. Nous y reviendrons dans nos prochaines parutions.

M.M 

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Talon cautionne la révocation de Léhady

patrice  talon

A bien suivre la Une de votre Journal dans sa parution du lundi, 05 septembre 2016, on pourrait conclure, avec la succession des faits, que les prédictions se concrétisent. En effet, outre les deux dernières photos de ces maires qui ont fini par afficher leur proximité avec le Pouvoir, et donc épargnés par la tempête de décapitation, Matin Libre voit son analyse se conformer. Après les maires Djigla d’Allada, Souradjou de Parakou, Séverin Adjovi de Ouidah qui ne se sont pas vite jetés dans les bras de la Rupture pour chanter l’hymne du Nouveau départ, par la ventilation du Programme d’action du gouvernement (Pag), c’est au tour de LéhadySoglo de se voir déboulonner pour son insoumission, au-delà de la dizaine de chefsd’accusation qu’on lui colle au finish. Le fils de Nicéphore Soglo, ancien président de République était dans le viseur depuis. C’est visiblement pourquoi, sa révocation ne devrait pas trop attendre. Aussitôt le rapport présenté en conseil des ministres, aussitôt la sentence prononcée sous la ‘’bénédiction’’ du chef. Le tête-à-tête Talon-NicephoreSoglo, après le défilé militaire le 1er août dernier, n’a pu rien corriger. La suspension du maire après audition passe à sa révocation. Après LéhadySoglo, à qui le tour ?

W.B

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Audit sur fond de destitution de maires : Wanted ! Et l’histoire donna raison à Matin Libre !

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(Voici ce que disait votre journal de la situation actuelle déjà dans sa parution du lundi, 05 septembre 2016)
Au-delà du vent de destitution qui souffle à la tête de certaines communes et municipalités, le gouvernement lance une mission d’audit pour voir clair dans la gestion de certains maires. Ce n’est pas anodin…

Au nombre des 16 mairies concernées, 6 sont les plus en vue. Il s’agit des communes de Cotonou avec à sa tête LéhadySoglo, Ouidah dirigée par Séverin Adjovi, Bohicon avec Luc Attrokpo, Dassa-Zoumè dirigée par Nicaise Fagnon, Parakou avec SouradjouKarimou et Allada avec Mathias Djigla dont la destitution a été prononcée la semaine écoulée. Si au niveau de la commune d’Allada, les carottes semblent être cuites, du côté de Parakou, tout pourrait aller également comme sur des roulettes. En effet, 19 conseillers municipaux sur les 25 que compte le conseil municipal réclament la tête de l’édile, qui a même pris acte. On peut donc affirmer que les missions d’audit à envoyer dans les mairies n’ont pour finalité que d’accélérer ce processus de destitution en cours. Le Pouvoir de la Rupture pourrait donc surfer sur ce paramètre pour éjecter avec célérité les maires qui seraient épinglés dans les rapports de la mission. Car, outre la question de transparence dans la gestion de ces maires, il est une évidence qu’il y a l’aspect politique. Les intérêts du moment pour le Pouvoir de la Rupture qui entend contrôler certaines communes, l’obligent à mettre à prix la tête de ces maires ciblés.

Worou BORO

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Révocation du Maire du Cotonou : Le gouvernement précipite le départ de LéhadySoglo

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Léhady Soglo n’est plus le Maire de Cotonou. Le Conseil des ministres d’hier 02 août 2017 a accéléré son départ de la présidence du Conseil  municipal de la plus grande ville du Bénin. Un acte qui vient corroborer la thèse de l’acharnement contre cet opposant au régime de la Rupture.

Le passage de Léhady Soglo à la tête de la Mairie de Cotonou relève de l’histoire. Il n’a pu finir le mandat quinquennal entamé en juillet 2015. De sources officielles,  Léhady Soglo a été révoqué par le Conseil des ministres d’hier. Apparemment, le gouvernement de Patrice Talon s’est empressé de prendre une décision aussi grave. Le désormais ancien Maire n’a été suspendu que le 28 juillet 2017. Cinq (05) jours après seulement, le Conseil des ministres le révoque. Or la loi  n° 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin donne au gouvernement un délai de près de deux mois pour se décider. L’article 56 souligne en effet que « … La  suspension   ne   peut  excéder   deux   mois.   Passé  ce   délai,   le   maire   ou   l'adjoint   suspendu   est rétabli d'office dans ses fonctions ».  C’est dans ce délai que l’acte de révocation précisé par l’article 54 de la même loi, est pris. Le gouvernement a, lui,  choisi d’aller très vite. Même si la révocation est légale, on note une certaine précipitation dans la démarche du gouvernement. Il y a comme une volonté prononcée de se débarrasser d’un adversaire politique gênant. En refusant de faire allégeance à Patrice Talon, LéhadySoglo s’est mis à dos tout le régime de la Rupture. Le Préfet du Littoral, Modeste Toboula a rendu son mandat infernal. Pour défaire cet opposant, Patrice Talon et son gouvernement n’ont pas hésité à utiliser toutes les armes offertes par la loi. Ils ont d’abord exploré sans succès la voie de la destitution. Ensuite, la voie de la révocation a été envisagée. Elle était la voie devant faciliter une décision qu’on peut qualifier d’opportuniste. Patrice Talon a en effet frappé suite à une séance d’audition à polémique (Lire Audition et suspension du Maire LéhadySoglo : Des Conseillers  dénoncent la violation  des textes par Toboula, dans le n°752 de Matin Libre). Certains observateurs ne cachent pas leur déception. Pour eux, la révocation prévue par la loi et utilisée pour la première fois depuis le processus de décentralisation, a été instrumentalisée. Ils soutiennent que LéhadySoglo devrait saisir la juridiction administrative pour excès de pouvoir conformément à l’article 58 de la loi n° 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin. A entendre ces spécialistes de la décentralisation, la suspension et la révocation du Maire de Cotonou ont été expéditives et devraient être sanctionnées pour ne pas constituer un dangereux précédent au Bénin. Dans le camp du Maire révoqué, rien n’est encore décidé. En attendant un recours de LéhadySoglo devant la Cour suprême, le prochain Maire de Cotonou pourrait être connu dans un délai de quinze jours même si depuis lundi 31 juillet, c’est le premier adjoint au maire, Isidore Gnonlonfoun, installé maire intérimaire par le préfet qui gère les affaires courantes.

Mike MAHOUNA

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Message du Chef de l’Etat à la veille du 1er août : Que vaut la Responsabilité sans des choix déterminants?

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Le Chef de l’Etat a souligné l’importance de la responsabilité dans la consolidation de l’indépendance du Bénin  dans un message adressé le 31 juillet dernier à la Nation. Mais tout montre que les options du gouvernement forment un contraste avec cette réalité  soulignée par Patrice Talon.

« Je reste persuadé que l’indépendance, c’est la liberté certes, mais c’est surtout le choix de la responsabilité», a déclaré le président Patrice Talon le 31 juillet dernier. Il poursuivra : « La liberté ne devient véritablement un acquis que lorsque nous en faisions un pari ambitieux :celui de la volonté inébranlable d’aller toujours vers le progrès économique et social pour un bien-être durable».Le Chef de l’Etat a souligné une réalité indéniable.Et il faudra que les Etats, notamment ceux africains,  fassent de bonnes options  pour donner sens au type de responsabilité que prône le président de la République. Patrice Talon a certes une  vision affirmée. Mais au Bénin, tout semble ne pas suivre cette norme reconnue. Les modes de vie ne révèlent pas vraiment des choix responsables. En effet, Patrice Talon qui a promis la rupture dans la gestion des affaires publiques n’a pratiquement rien changé sur ce plan. Alors que le Bénin est un pays producteur de coton, le pays continue d’importer presque tous les tissus utilisés à l’intérieur de ses frontières.  Le Chef de l’Etat n’a réellement pas encore réfléchi à un projet d’industrialisation devant conduire à la transformation du coton produit. Par ailleurs, les tenues cousues à l’étranger et importées restent le modèle vénéré. Le sommet de l’Etat ne donne pas encore le bon exemple. Ainsi, on préfère promouvoir les tenues des meilleurs tailleurs français ou italiens que de donner un coup de pouce aux nationaux qui ne manquent pourtant pas de talent. Patrice Talon pourrait copier par exemple ses pairs burkinabèou encore  malien afin d’encourager la production locale. Le Bénin continue également d’importer des nourritures. Les Béninois ne produisent pas la majorité de ce qu’ils consomment.Le gouvernement pourrait donc décider de décourager l’importation de certains aliments pour soutenir la production locale. Le système éducatif qui ne répond plus aux besoins du marché de l’emploi doit être, lui aussi, réformé. L’ancien candidat à la présidentielle, Daniel Edah a d’ailleurs compris l’importance de cette réforme. Il l’a soulignée  dans un message publié le 31 juillet 2017 : « Le système éducatif doit être arrimé à une vision politique clairement établie afin de produire les compétences dont notre économie a effectivement besoin et non plus des compétences pour servir les autres ».Beaucoup de personnes dénoncent la politique économique et sociale adoptée et pratiquée depuis avril 2016. Elles estiment que ladite politique que d’aucuns qualifient de« capitaliste et sauvage » a affamé les couches vulnérables plus qu’elle a créé d’emplois.  

Renforcer l’indépendance du Bénin c’est faire des choix qui protègent le national et les initiatives nationales.  C’est aussi des modèles économique et politique qui rendent moins dépendant vis-à-vis de l’extérieur.   Patrice Talon et ses collaborateursdoivent se montrer sincères en intégrant cette évidence dans le Programme d’action du gouvernement (Pag) qui continue d’être vulgarisé depuis son lancement en décembre 2016.  

M.M

Discours du  Président  Patrice Talon

Béninoises, Béninois,

Mes chers compatriotes,

Aucune Nation ne peut se construire durablement sans rester enracinée dans l’histoire.

Une histoire que la conscience collective a le devoir de renouveler constamment en y puisant à chaque occasion majeure de la vie nationale, les enseignements utiles et nécessaires pour l’avenir.

C’est tout le sens de cette 57ème célébration de l’accession de notre pays à l’indépendance.

Mais au-delà des symboles et des rituels qui fixent un événement historique, ce dernier se détermine aussi par le commentaire que l’on en fait et surtout les orientations qu’il nous inspire.

Si bien que ses conséquences sont constamment infléchies par la façon dont nous nous réapproprions les faits politiques, économiques et sociaux de la Nation.

C’est pourquoi, je voudrais inviter chaque Béninoise et chaque Béninois, à méditer cette année sur le sens et la portée de notre fête nationale, pour en sortir quelque chose de profond, au-delà des festivités diverses et variées organisées sur tout le territoire national.

Je reste persuadé que l’indépendance, c’est la liberté certes, mais c’est surtout le choix de la responsabilité.

La liberté ne devient véritablement un acquis que lorsque nous en faisons un pari ambitieux : celui de la volonté inébranlable d’aller toujours vers le progrès économique et social pour un bien-être durable.

C’est fort de cette conviction que, depuis le 6 avril 2016, notre pays, sous l’impulsion de mon gouvernement, a pris avec courage, un nouvel élan vers le progrès et la modernité. En témoignent les réformes entreprises et les chantiers déjà engagés à cet effet.

Progressivement, les piliers durables d’un Etat démocratique, économiquement et socialement viable, sont en train d’être posés.

Je voudrais remercier chacune et chacun de vous, et vous encourager pour votre engagement ainsi que votre disponibilité.

Pour ma part, je reste dévoué et fidèle à la République : c’est le serment que j’ai prêté, et je m’y emploie, même par les temps d’épreuves.

A cet égard, je voudrais vous exprimer toute ma gratitude pour les prières, les vœux, les pensées positives dont vous m’avez récemment gratifié.

J’en ressens un immense réconfort et j’en ressors plus déterminé que jamais, plus engagé encore, à servir au mieux notre cher et beau pays, au grand dessein.

Mes chers compatriotes,

Oui, notre pays a un grand dessein.

C’est autour de cette conviction que je fonde l’action de mon gouvernement.

Une action qui appelle des efforts constants certes, mais nécessaires à la relance de notre économie, à sa transformation structurelle en vue d’assurer l’amélioration de nos conditions de vie.

C’est ce qui justifie mon appel à la mobilisation de toutes les énergies, à la confiance en l’avenir radieux de notre pays, et à la foi en notre capacité à réussir ensemble.

Ce sont là en effet, les ressorts indispensables à la réussite de cette œuvre palpitante, exigeante mais ô combien passionnante.

Au cours de ces derniers mois, mon gouvernement a finalisé la conception de plusieurs chantiers de développement, avec des modèles économiques et financiers désormais fiables.

Ces projets, dont la viabilité et la pérennité sont assurées, sont sur le point de voir le jour dans le cadre d’un aménagement équilibré du territoire national.

Nous avançons donc au quotidien sur ces nombreux chantiers qui auront un impact positif et durable sur les conditions de vie de la population béninoise toute entière.

Il s’agit notamment :

de la sécurité dans nos villes, nos campagnes et sur nos axes routiers ;de la fourniture et de la distribution de l’eau et de l’énergie électrique ;de l’éducation avec l’installation prochaine du Conseil National de l’Education - Nouvelle Génération ;de la mise en place d’un nouveau système de santé pouvant garantir des soins de qualité ;d’un nouveau mécanisme de protection sociale surtout en faveur des populations vulnérables ;de la modernisation de la gestion des déchets dans l’agglomération du Grand Nokoué ;du développement agricole et de l’amélioration des revenus des producteurs agricoles ;du lancement de la Cité Internationale de l’Innovation et du Savoir, à SémèPodji ;de la promotion immobilière ;de la finalisation des projets touristiques sur les sites prioritaires à Abomey, Allada, Ouidah, Porto-Novo et Nikki ;du nouveau mode de gestion sécurisée de la Pendjari et du Parc régional W ;de l’assainissement des plans d’eau et de la réinvention de la Cité fluvio-lacustre de Ganvié ;de l’instauration de la meilleure gouvernance dans tous les secteurs et de la lutte contre l’impunité, pour ne citer que ces chantiers.

Pour réaliser tout cela et l’inscrire dans la durée, je reste persuadé que chaque compatriote est convaincu qu’il n’y a pas de réponses concrètes et durables aux aspirations individuelles et collectives, sans une économie bien structurée, une justice crédible et des services sociaux de qualité.

Nous y travaillerons tous ensemble et je vous félicite pour les sacrifices que vous y consentez.

C’est aussi le lieu de rassurer les générations montantes, de notre détermination à leur assurer un mieux-être pérenne et à leur créer les conditions favorables afin qu’à leur tour, quand le moment viendra, ils se consacrent avec ardeur à leur devoir vis-à-vis de la République.

C’est dans cette perspective que j’ai décidé d’instaurer, pour compter de l’année 2018, l’Initiative Présidentielle de Promotion de l’Excellence.

Il s’agit, ainsi, pour stimuler les talents, de décerner chaque année, à la veille de la célébration de la Fête nationale, des Prix d’Excellence aux plus méritants.

Nos meilleurs élèves et étudiants, agriculteurs, artisans, artistes, journalistes, hommes et femmes de lettres, et d’autres encore, se verront décerner ce prix, sur la base des critères de qualité et de compétence qui auraient permis de les identifier.

Ce faisant, j’ai la conviction que la saine émulation faisant son œuvre, nous irons d’exploit en exploit.

Mes chers compatriotes,

Mon devoir est de vous convaincre, que le prix à payer pour y parvenir est dans l’organisation efficiente de notre administration publique, dans la rigueur qui accompagne l’action et dans la lutte quotidienne contre toutes les formes de déviance, qui ternissent l’image de notre pays.

Il nous faudra sans doute, avec plus d’engagement que par le passé, lever toutes les barrières qui retiennent encore l’élan de notre communauté vers le progrès attendu.

L’adhésion de tous aux réformes prévues dans en est la clé.

Enfin, conformément à la tradition, à l’occasion de notre fête nationale, j’ai décidé de gracier certaines catégories de prisonniers.

Et ce faisant, parce que je crois que chacun peut s’améliorer, je les exhorte à retrouver leur place au sein de la société et à contribuer sainement à son évolution positive.

Ensemble, nous sommes plus forts et notre pays connaîtra un beau dessein.

Vive la République !

Vive le Bénin ! Bonne fête à tous.

Je vous remercie.

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