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Politique

Fabrication et la distribution de faux produits médicaux : La Convention Médicrime, le 1er instrument juridique

assemblee-nationale

A l’instar des pays européens, le Bénin a adopté hier, lundi 19 juin 2017, en plénière au Palais des gouverneurs à Porto-Novo, la Convention médicrime.  Il s’agit  de l’unique outil international qui criminalise la contrefaçon mais aussi la fabrication et la distribution de produits médicaux mis sur le marché sans autorisation ou en violation des normes de sécurité.

La contrefaçon de produits médicaux et la criminalité associée menacent la santé publique. Depuis quelques années, le phénomène est en constante augmentation et atteint des proportions inquiétantes : il est très difficile d’avoir une vision complètement objective des choses mais on s’accorde à considérer qu’elle représente aujourd’hui près de 10 % du commerce mondial des médicaments. En cause notamment, une distribution de masse facilitée par Internet, une industrie très lucrative et peu risquée. Ainsi, La Convention Médicrime est destinée à protéger la santé publique du fléau de la contrefaçon de produits médicaux, la Convention Médicrime introduit des sanctions pénales en érigeant en infraction certains actes, y compris la complicité et la tentative de commission d’une contrefaçon, mais également en mettant en place des mesures de prévention et de protection des victimes. Elle offre également un cadre de coopération internationale et des mesures destinées à améliorer la coordination des actions au niveau national. Cet outil permet donc de renforcer la lutte contre un trafic lucratif en imposant des mesures de répression plus strictes au niveau national.

A l’unanimité des députés présents et représenté, l’Assemblée nationale béninoise a autorisé la ratification de la convention médicrime.

Kola Paqui

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Santé du chef de l'Etat : L'autre filière après le Pag

gouvernance

L'occasion fait le larron, dit-on. Le chef de l'Etat Patrice Talon a été hospitalisé à Paris, et autour de son état de santé, tout un spectacle d'intérêts. Depuis qu'il était en France, ce sont des messages de réconfort dans tous les sens. Chose normale, puisqu'au-delà de tout, le président de République est un humain qui en a besoin. Mais le hic, c'est l'allure de formalité sur fond d'intérêts égoïstes que prend cet état de chose. On prend la "défense" du chantre du Nouveau départ pour lui montrer qu'on l'aime, qu'on est de coeur avec lui dans cette épreuve qu'il est en train de traverser. Mais en réalité, c'est pour se faire remarquer que certains acteurs font des déclarations de soutien ou envoie des communiqués. A peine de retour, que les messages de compassion fusent de partout. Et à cette allure, demain n'est pas la fin. Beaucoup d'acteurs politiques, d'acteurs de la société civile, des chefs traditionnels vont entrer dans la danse. Et, tel que le Programme d'action du gouvernement (Pag) a été l'objet de toutes les attentions ces dernières semaines, la santé du chef de l'Etat le sera aussi. A défaut de messe d'action de grâce ou de prières qu'on pourrait susciter, les communiqués, eux, n'en manqueront pas. On va en pondre beaucoup. A Patrice Talon de s'apprêter à en recevoir et lire. A lui de savoir apprécier aussi le contenu étant donné qu'en politique, aucune carte n'est à négliger.

M.M

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Présidence de la République : Talon est vraiment rentré, mais convalescent

patrice-talon

Un conseil extraordinaire des ministres s’est tenu, hier lundi, après le retour incognito du chef de l'Etat au bercail. Un seul point à l'ordre du jour, l'absence sur trois semaines de Patrice Talon dans l'Hexagone pour des raisons de santé. Longtemps gardé secret par le gouvernement avec toute la cacophonie enregistrée dans des déclarations de ministres, le morceau a fini par être lâché. L'opinion en sait donc un peu plus sur ce qui a conduit le président de la République à Paris. Il s'y est rendu pour un bilan de santé mais a dû subir deux opérations chirurgicales au niveau de la prostate. Mais, jusqu'à la tenue de ce conclave gouvernemental suivi du point fait par le ministre d'Etat, Pascal Irénée Koupaki, le scepticisme habitait encore les Béninois. Talon est-il vraiment rentré? Pourquoi ce mythe autour de son retour? Pourquoi ni vidéo, ni photo sur le chantre de la Rupture  ne circule pour dissiper les inquiétudes?  Dans la soirée, comme pour colmater les brèches, la Direction de la communication de la présidence de la République (Dir.com) a publié sur les réseaux sociaux, une vidéo-compilation. Il s'agit d'un résumé de la descente de Patrice Talon dimanche à l'aéroport de Cotonou, et une séquence des civilités avec ses collaborateurs un peu avant le conseil extraordinaire des ministres. Ce n'est pas un montage mais réellement Patrice Talon qui malgré la situation, a gardé le sourire.  Bravo à la Dir.com/Pr qui s'est finalement rachetée sur ce qu'elle devrait faire en amont pour éviter tout ce tintamarre inutile auquel l'on a assisté durant trois semaines. Lire le compte rendu

J.B 

communique

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Projet d’une marche de protestation cette semaine : Le Fsp annonce-t-il des moments durs pour Talon?

politique

Les membres du Front pour un sursaut patriotique (Fsp) battront le macadam  le jeudi prochain à Cotonou. Selon certains, c’est le début d’un engagement réel visant à mettre fin à la gestion décriée du président Patrice Talon.

A peine rentré d’un long séjour à l’extérieur, Patrice Talon devra gérer la fronde sociale qui se profile à l’horizon. En effet, le jeudi 22 juin 2017, le Front pour un sursaut patriotique (Fsp) projette une marche de protestation dans les rues de Cotonou. Il ne compte accorder aucun répit au Chef de l’Etat et à son  gouvernement. Lors d’une rencontre organisée vers la fin de la semaine écoulée, les membres du Fsp, ont précisé leur démarche. « C’est pour protester contre une gouvernance autocratique, clanique, d’impunité, de famine et de mépris du peuple que sur insistance des participants à la conférence publique du 16 juin 2017, le Front pour le sursaut patriotique appelle les travailleurs, les jeunes, les élèves et étudiants, les vendeurs et revendeuses des marchés et des rues, les artisans, les démocrates et patriotes à une marche pacifique à Cotonou le jeudi 22 juin 2017 de la Bourse du Travail à la place de l’Etoile Rouge », peut-on lire dans la déclaration ayant sanctionné leur rencontre. Selon les membres du Fsp, il est temps de mettre fin à la confiscation des libertés, à la désarticulation et de sabotage de l’Administration publique, à la destruction des activités de survie des pauvres et au« pillage et accaparement du patrimoine public». Le Fsp compte mobiliser tous les travailleurs. Après les sit-in et les conférences de presse, le Front a donc décidé d’investir la rue. Il veut faire davantage pression sur le président Patrice Talon dont la gestion est fortement critiquée. Plusieurs membres du Fsp confient que le Front fera désormais régulièrement recours à ce droit de manifester afin d’obliger les actuels gouvernants à enfin travailler pour le peuple. L’idée, c’est de les acculer pour qu’il abandonne la politique antisociale qui affame et appauvrit. Cette marche annoncée sera-t-elle le début de moments difficiles pour le régime de la Rupture? Quoiqu’il en soit Patrice Talon et ses collaborateurs multiplient les erreurs. Et les Béninois sont a priori prêts à exprimer leur ras-le-bol après seulement 14 mois de gestion. Mais il faudra également que le Fsp réussisse à réunir des citoyens déçus ou désillusionnés. Le jeudi prochain, le Front testerasûrement sa capacité de mobilisation.

M.M

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Points de presse du conseil des ministres : Pourquoi Koupaki a démissionné

pascal-irenee-koupaki

Sauf revirement spectaculaire, les Béninois ne verront plus à leur petit écran le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence, dans ses traditionnels points de presse. On en sait un peu plus sur sa renonciation à cet exercice hebdomadaire depuis quelques semaines. En effet, lors d’une causerie sur « Café Médias plus », un creuset de rencontre et d’échanges entre professionnels des médias et invités, vendredi dernier, Edouard Loko, Chargé de mission du chef de l’Etat a levé un coin du voile sur les raisons de cet abandon de la mission par Pascal Irénée Koupaki. Sans langue de bois, l’ancien vice-président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication a pointé du doigt la presse qui, selon lui, « a tué la poule aux œufs d’or » que constituaient ces points de presse. Visiblement, Pascal Irénée Koupaki n’a pu résister aux critiques qui lui parvenaient chaque semaine à travers les médias. L’exercice n’aura duré qu’un an. Et PIK, se rendant, sans doute, compte de la délicatesse de cette charge supplémentaire à lui confiée par le président Talon, a dû refuser d’être traité de « ministre de la lecture » tous les mercredis. Lui qui a joué de grands rôles sous l’ancien régime de Yayi Boni. Désormais donc, la presse et l’opinion publique devront se contenter uniquement du communiqué du conseil des ministres. Plus d’autres commentaires ou détails. Lire l’extrait des propos d’Edouatd Loko sur la question.

« Lorsque le conseil des ministres finissait, si vous voyez le ministre Koupaki, il jette la veste (…), les dossiers c’est immense. Le principe de l’opération, il est le seul à qui le chef de l’Etat a dit  ‘’tu peux choisir ce que tu vas dire dece que nous avons dit’’. (…). Mais il se tue et c’est lui-même qui écrit ses choses-là, il trie dedans(…).Maisla première ‘’faute’’ que nous avons eu à faire, c’est les nominations qu’il lui refusait de lire, c’est ça la grosse ‘’erreur’’ qui n’était pas une erreur. Ce n’est pas une faute. Dans un compte rendu de conseil des ministres (…), c’est très rare qu’on lise les mesures individuelles (…). Ça ne se fait pas, c’est dans le communiqué que ça s’écrit. On a beau vous dire ça, mais vous avez tellement tiré sur les points de presse que vous avez réussi à le faire arrêter. Quelques fois certains mercredis (…) il me dit : « mais Edouard est-ce que ça vaut la peine que je  me tue pour ça, puisque le communiqué va sortir?» (…) Je dis non, monsieur le président, ça devient une source d’information puisque les journalistes viennent nombreux et ils étaient autorisés à poser toute sorte de questions (…). Bref, vous avez tué la poule aux œufs d’or. Vous avez frappé. Vous avez confondu ma normo, le point de presse. Vous avez frappé jusqu’à ce qu’il s’est découragé. Mais, il a raison (…) C’est un travail supplémentaire parce que Koupaki occupe un poste stratégique mais très ingrat. Le travail qu’il fait n’est pas visible. La seule visibilité qu’il avait, c’était ces points de presse qu’il s’astreignait à faire. Maintenant que vous avez réussi, le chef de l’Etat lui-même dit : « sortez leur le conseil des ministres le même jour ». Résultat : avant vous avez vu, les conseils des ministres étaient un peu plus longs, un peu plus développés. Vous ne pouvez plus les avoir. Or, avant vous avez tous les points essentiels développés par Koupakiavec possibilité de réponses (…) et après le conseil des ministres, le communiqué vient. Aujourd’hui vous avez le communiqué du conseil des ministres, qu’est-ce que Koupaki viendra encore faire ?ça a disparu de lui-même. C’est inutile désormais. Mais s’il veut, il peut faire des points de presse. S’il y a un sujet qui nécessite des clarifications, il va monter au créneau (…) ».

Transcription J.B

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Hors du territoire depuis 3 semaines Talon : le retour comme l'aller

patrice-talon

Quand il s'envolait il y a trois semaines pour Paris, c'était sans crier gare. Des sources proches du Palais, le chef de l'Etat serait rentré hier dans la soirée, mais alors incognito. Patrice Talon de retour après son check-up qui lui a pris plusieurs semaines, les Béninois s'attendaient à voir le visage de leur président dont les batteries ont été bien rechargées mais visiblement, ils devront encore patienter. Dans l'opinion et particulièrement sur les réseaux sociaux, les inquiétudes ne sont pas encore dissipées pour autant que le retour du "Agbonnon" n'a pas été à la hauteur de la polémique que son séjour parisien, entouré de propos contradictoires dans le rang de certains de ses collaborateurs ministres, a suscité. Aucune vidéo, pas la moindre photo, fut-elle d'un paparazzi, pour officialiser le retour au bercail du chantre du Nouveau départ. Cette non médiatisation de l'événement relance le débat puisque des citoyens confient avoir aperçu en vain le cortège présidentiel s'ébranlant de l'aéroport dans la soirée. Même le conseil des ministres annoncé pour être présidé par lui ce matin à 10 heures ne rassure pas totalement certains mandants. Et pour cause! Que le président de la République dirige ou non cette séance hebdomadaire ratée sur trois semaines, le grand monde ne saura pas grand'chose, étant donné que le conseil des ministres ne se filmait pas. Néanmoins, le gouvernement peut créer la surprise en faisant diffuser par exemple, l'image de Patrice Talon à son arrivée au Palais de la République. Mais l'autre information, selon nos sources,  est que le compétiteur né est au bercail avec son nouveau gouvernement fin prêt.

worou BORO    

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Assemblée nationale : Les communes sans routes pavées préoccupent les députés

assemblee-nationale

Hier, jeudi 15 juin 2017, le ministre du Cadre de vie et du développement était face aux députés de la 7è législature pour leur apporter des réponses par rapport à la question orale avec débat sur le  Programme d’assainissement et de pavage de rues dans les communes, et le point des communes sans routes pavées. De son intervention, il ressort que la BIDC avec qui le gouvernement précédent a signé des accords de prêt a connu quelques difficultés de trésorerie.  «…Les projets de pavage et d’assainissement tiendront désormais compte des nouvelles orientations du Programme Villes Durables ainsi que des ressources effectivement mobilisées…..   », a-t-il déclaré. Lire ci-dessous l’intégralité de son intervention.

Réponse du ministre José Didier Tonato

«  Dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie de la population, le Gouvernement précédent avait initié un Programme d’assainissement et de pavage de rues dans les communes, qui se présente comme suit :

L’accord de prêt n°85/AP/LA/BIDC/EBID/12/2013  du 26 décembre 2013 avec la BIDC a pris en compte 5 communes dont celle de Sakété. Les travaux d’assainissement et de pavage de rues sont en cours actuellement dans ladite commune. Cependant, la BIDC a actuellement quelques difficultés de trésorerie et peine à régler les décomptes en instance. A cet effet, les dispositions sont prises par le Gouvernement afin que les travaux restant soient entièrement financés par les ressources du Budget National en attendant la régularisation par la BIDC en temps opportun.  L’Accord de prêt n°2014  067/PR BN 2014 25 00 du 27 septembre 2014 avec la BOAD a pris en compte 7 communes dont celles de Avrankou et Azovè. Les remises de sites ont démarré. Les conditions suspensives nécessaires aux premiers décaissements sont levées. L’Accord de prêt n°2014 078/ PR BN 2014 27  00 du 17 décembre 2014 avec la BOAD a pris en compte 10 communes dont celle de Tanguiéta. Les remises de sites ont démarré. Les conditions suspensives nécessaires aux premiers décaissements sont levées. L’Accord de prêt n°2015 042/PR BN 2015 13  00 du 22 juillet 2015  avec la BOAD a pris en compte 12 communes dont celles de Bantè, Covè, Glazoué, Matéri et Toffo. Les conventions  de maîtrise d’ouvrage délégué  sont en cours de signature. Un projet d’accord de financement avec la BOAD prenant en compte 20 communes dont celles de Adjarra,   Akpro-Missérété, Dangbo, Adjohoun, Agbangnizoun, Zangnanado, Ouinhi, Malanville, Cobly et Bounkoumbé avait été initié. Cependant, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Villes Durables, une analyse a été faite et a promis de réorienter le projet. Les projets de pavage et d’assainissement tiendront désormais compte des nouvelles orientations du Programme Villes Durables ainsi que des ressources effectivement mobilisées….. ».

Propos recueillis par Kola Paqui

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Avec quel instrument les gouvernants mangent aujourd’hui ? Bruno Amoussou interpellé

amoussou

La gestion sous la Rupture est décriée par tous. Mais quelle pourrait être la lecture du président Bruno Amoussou qui a déclaré appartenir au pouvoir? De dangereux indices poussent à l’interpeller.

Les Béninois veulent bien écouter le président de l’Union fait la Nation(Un), alliance de partis politiques inféodés au pouvoir de Talon, sur la gestion de l’actuel régime.  Bruno Amoussou, pour qualifier la corruption, aimait en effet à affirmer sous Yayi Boni : « Hier, si on se servait de la cuillère à café pour manger, sous Yayi, on se sert de la louche». Aujourd’hui comment les gouvernants béninois remplissent-t-ils l’estomac? Une question à laquelle réfléchira beaucoup l’allié de Patrice Talon. Seulement, la situation est claire. Le Bénin va mal. Aujourd’hui, les plaintes des populations s’enregistrent dans toutes les rues. Les actions antisociales de Patrice Talon  affament le peuple. Dans le même temps, les collaborateurs du Chef de l’Etat se la coulent douce. Les Préfets et les ministres reçoivent des émoluments faramineux. Les entreprises des proches du Chef de l’Etat gagnent presque tous les appels d’offre lancés par l’Etat sur fond de corruption et de népotisme. En réalité, à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou, la Société Morpho Dys dirigée par un proche de Talon, a gagné le marché gré à gré d’un système de contrôle au profit de l’Etat. Une société créée seulement quelques jours après le lancement dudit marché. Beaucoup se souviennent aussi des décaissements des 40 milliards de F Cfa au profit des sociétés évoluant dans la filière coton, toutes rattachées à Patrice Talon. Il s’agissait entre autres de la Société de développement du coton (Sodéco), de la Société de distribution internationale (Sdi) et de la société Denrées et fournitures agricoles (Dfa). Tout le peuple reconnaît aujourd’hui que le ministre des Finances a accordé des exonérations fiscales sur la base d’un ancien arrêté (2012) à Bénin Control Sa dans le cadre de l’exécution du Programme de vérification des importations (Pvi) ; Bénin Control Sa qui n’est rien d’autre que la propriété de Patrice Talon. De grands décaissements ont également été faits à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss). 29 millions de F Cfa ont été octroyés à un cabinet pour le recrutement de 94 agents au profit de la Caisse. Aujourd’hui, ledit recrutement contesté a été annulé et les millions dépensés semblent partir en fumée. L’autre fait qui retient l’attention et qui inquiète aussi, c’est la situation au Port autonome de Cotonou. Dans une motion de grève adressée au ministre des Transports le 09 juin dernier, le Syndicat des travailleurs dudit port(Syntrapac) a dénoncé plusieurs décisions du gouvernement. Il a fustigé la prise « d’arrêtés signés non ventilés par le ministre des Transports portant octroi d’agrément de manutentions aux sociétés Atral et Pik Net Work au port de Cotonou». Ce syndicat se mobilise donc contre les faveurs accordées à deux sociétés proches du pouvoir. Les inconduites sont légion. Et le ministre des Finances, filleul du président Bruno Amoussou y est apparemment mêlé. Le père de Romuald Wadagni, faut-il le rappeler, a été pendant longtemps le Directeur de cabinet du président de l’Un. Sous la Rupture, Bruno Amoussou se dit même être le pouvoir. Alors, peut-il nier la réalité dans une situation socio-économique où seuls les proches du Chef de l’Etat ont pignon sur rue ? Il existe une constante : les hommes d’affaires insoumis au régime sont affaiblis. Beaucoup pensent que le drame socio-économique qui se joue de nos jours est bien pire que ce que le Bénin a connu sous le régime défunt. Les gouvernants actuels ont sans doute des appétits voraces voire destructeurs. Mais le président de l’Un a peut-être une autre lecture des dures et indéniables difficultés. Enfin, il est moralement interpellé.   

M.M

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Incertitude autour du retour de Talon ce week-end : Sacca Lafia embrouille tout!

patrice-talon

Les Béninois attendront peut-être encore longtemps avant de revoir leur Chef d’Etat. Et pour cause, les informations divulguées par les membres du gouvernement ne rassurent pas du tout. Hier jeudi, un audio qui a fait le tour des réseaux sociaux a apporté  de nouveaux échos sur Patrice Talon absent du territoire depuis trois semaines. Dans cet élément, le ministre de l’Intérieur montrait au micro de Frissons radio que le Chef de l’Etat se portait bien et que les institutions fonctionnaient normalement. « (…) Le président est en voyage, remplit ses fonctions. On reçoit depuis là où il est des instructions quand il y a des problèmes. On s’adresse à lui. Il a averti l’ensemble du gouvernement de son voyage et de son calendrier. Il  n’y a aucun intérêt à dire que notre président est à tel endroit », a déclaré Sacca Lafia. «Il rentre peut-être le milieu de la semaine prochaine » poursuivra-t-il.Le ministre de l’Intérieur qui n’a pas été précis dans son propos, laisse donc un brin de doute sur la date de retour du Chef de l’Etat. Rien ne prouve que le président Patrice Talon regagnera le bercail très tôt. Et ce propos vient contredire une nouvelle attribuée au gouvernement selon laquelle le Chef de l’Etat pourrait effectuer son retour ce week-end. Par ailleurs, cette réaction du ministre de l’Intérieur contraste un peu avec celle du ministre des Affaires étrangères. Le Chef de la Diplomatie, Aurélien Agbénonci avait en effet lors d’une rencontre avec les ambassadeurs accrédités au Bénin, souligné que « le Chef de l’Etat se porte comme un charme». Patrice Talon a certainement quelques ennuis de santé puisque trois semaines sont un peu longues pour un bilan de santé effectué par un non patient. C’est dire que le gouvernement cache des informations vitales aux populations. La sortie médiatique du ministre de l’Intérieur n’éclaire à tout le moins personne. Elle  jette encore de doute sur le retour du Chef de l’Etat qui commence à manquer à son peuple réduit à la précarité.

M.M

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Concours frauduleux de la Cnss : L’occasion en or pour Talon de réhabiliter sa parole

patrice talon

Les positions justes, claires et tranchées du Président TALON contre les fraudes  ayant émaillées les derniers concours de recrutement, organisés par le régime précédent ont été déterminantes pour sa victoire aux dernières élections présidentielles. En fustigeant vertement durant la campagne électorale cette situation, le candidat Talon a semblé donner des gages de son attachement à une République plus égalitaire et plus juste au profit de ses filles et fils.

De plus, en déclarant dans son discours d’investiture le 04 avril 2016,  « devant le peuple béninois et le monde entier » pour lui emprunter son expression, je cite : « C’est la sélection par le mérite et l’observance des valeurs qui font la qualité d’une gouvernance. Cette sélection est d’autant plus efficace si elle se fonde sur l’égalité réelle des chances lors des concours, lors des appels d’offres, lors de la reconnaissance et de la récompense du travail accompli » fin de citation.  Le Président Patrice TALON venait ainsi circonscrire le périmètre du contrat de confiance entre le peuple  et lui, parce qu’ayant solennellement engagé son mandat à travers sa parole axée sur  la méritocratie républicaine.

En juillet 2016, la décision salutaire d’annuler les concours à polémique susmentionnés fut perçue par tous, comme les prémices du respect des engagements pris par le Président Patrice TALON et de sa volonté d’opérer une rupture avec ces anciennes pratiques regrettables. Toutes choses qui devraient en principe sonner le glas des manœuvres malsaines et de l’impunité, mais également instaurer pour de vrai les valeurs cardinales d’intégrité et de probité dans l’espace public en général et autour de l’organisation des tests et concours en particulier.

Paradoxalement, moins d’un an après, notre pays tombe de nouveau de plein pied dans les travers tant décriés par le Président Patrice TALON et le peuple béninois tout entier.

Et pour cause, conscients de ce qu’ils ne risquent point d’être inquiétés , il s’est trouvé des fils de ce pays qui ont décidé, de profaner la parole du Chef de l’Etat, de  dévoyer son action en la sacrifiant sous l’autel de la fraude, de la tricherie, de la corruption, du clientélisme, contrariant ainsi le précieux contrat de confiance entre le Président Patrice Talon et son peuple et mettant à la mal le sentiment d’appartenance des filles et fils du Bénin à une même nation. Ces « délinquants au col blanc », opérant sous le couvert de leurs postions, ont choisi par leurs agissements nauséeuses, d’encrasser le « Bénin révélé ».

Face à cette situation, le Président Patrice TALON, doit prendre ses responsabilités en allant plus loin que le Conseil d’Administration, c’est-à-dire aller au-delà d’une simple annulation pour éviter que cette décision ne soit interprétée comme un trompe l’œil, de la poudre aux yeux juste pour calmer la colère des béninois désormais vigilants. Et pour cause, le précédent concours annulé intervenu moins d’un an seulement  après celui-ci de  la CNSS, n’a visiblement pas dissuadé les  « white-collar crime »  qui cette fois, ont poussé encore plus loin le bouchon de l’amoralité,  de la fourberie.

C’est donc dire que la « thérapie annulation » qui s’est révélée insuffisante et inefficace, ne saurait être reconduite en l’état sans être complétée par un « traitement coercitif puissant et profond» au risque d’entrainer la mort du « patient Bénin ».

Qui plus est, les manœuvres récentes des mis en cause suite à l’annulation de ce test de recrutement à la CNSS, si elles sont vérifiées, requièrent que le Président Patrice Talon réagisse le plutôt possible, en sanctionnant avec la dernière rigueur ces indélicats qui en dépit de la décision d’annulation usent de manœuvres frauduleuses et subversives pour maintenir vaille que vaille leurs protégés.

C’est exclusivement à ce prix que le Président Talon pourra rétablir la confiance entre lui et son peuple, consubstantielle à la réussite de son mandat. Dans le cas contraire, le Président Patrice aura trahi son peuple et sera légitimement tenu pour complice, voire pour coupable de ces agissements qui décrédibilisent sa parole, écornent son image, brouillent son action, contrarient ses desseins pour la nation et fragilise la République.

Mieux, toute chose étant égale par ailleurs, si, aucune sanction ne tombe dans le dossier de la CNSS, cela s’assimilerait au renoncement officiel du Président Patrice TALON de faire de  bonne Gouvernance la pierre angulaire de sa gestion du pouvoir  d’une part, et à l’annonce anticipée de l’échec de son mandat d’autre part. Le Président  Talon ayant lui-même dans son discours d’investiture, subordonné la qualité de la Gouvernance aux valeurs de justice, d’équité, de transparence et probité, gage de la réussite de son mandat.

Monsieur le Président de la République, Son excellence Patrice TALON, il ne vous reste qu’une chose à faire au nom de la  patrie : Surgissez et agissez maintenant dans ce dossier de la Cnss : La réussite de votre mandat en dépend.

Habib Worou

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