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Sciences et Santé

Fièvre à virus de Lassa : Deux cas découvert dont un décès à Boukoumbé

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L’épidémie de la Fièvre hémorragique à virus de Lassa sévit à nouveau au Bénin.Deux cas de fièvre à virus Lassa ont été enregistrés dans la commune de Boukoumbé, a-t-on appris de sources proches de la direction départementale de la santé de l’Atacora. Des deux patients souffrant de la fièvre de Lassa, un décès a été déjà enregistré et le second se trouve actuellement dans une situation critique. Selon un point d’urgence fait par la direction départementale de la santé de l’Atacora, le premier cas a été enregistré le 8 janvier dernier. Le patient, un habitant de Nadoba, commune frontalière du Togo a été reçu à l’état terminal à l’hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta. Il est décédé juste après le prélèvement, apprend-on. Les analyses ont permis de le confirmer comme étant un cas positif de Lassa, précise la source. Le second cas, soulignent les autorités sanitaires du département, a été reçu ce lundi 15 janvier au centre de santé de Boukoumbé, dans un état vaccinal très critique avec des signes très évidents de Fièvre Lassa. « Nous sommes en épidémie de Lassa », a confirmé le chef service santé publique de l’Atacora, Dr Salifou Sourakatou, joint au téléphone par certains confrères. Pour circonscrire l’épidémie dans un champ contrôlable, renseigne-t-on, des dispositions ont été prises pour l’identification et la constitution des cas qui ont eu des contacts avec les deux malades. Ceci, afin de les mettre en isolement pour suivi. « Il a eu également la mise aux normes de la salle d’isolement des cas à l’hôpital, la réquisition d’une équipe de soin et l’activation des comités de gestion des épidémies et d’interventions rapides », a-t-on rassuré du côté de la Direction départementale de la santé (Dds). L’objectif est de trouver  un plan de riposte rapide contre l’épidémie. D’autres actions sont aussi envisagées, dont notamment, une réunion de l’équipe d’intervention rapide de la DDS élargie à la zone sanitaire en vue de l’élaboration d’un plan rapide de riposte assorti des besoins urgents. En plus d’observer une bonne hygiène communautaire, les populations sont invitées à alerter les agents de santé pour des fièvres insistantes et des cas de décès inexplicables. La fièvre à virus Lassa est de retour dans le nord Bénin.

Aziz BADAROU

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Assemblée générale constitutive de la Société béninoise d’Urologie : Josué Avakoudjo élu président

sante

La Société Béninoise d’Urologie (Sobu) vient d’être portée sur les fonts baptismaux. C’est à la faveur d’une assemblée générale constitutive qui s’est déroulée le 02 décembre dernier à Cotonou. Cette société viendra répondre efficacement aux besoins des populations en matière d’affections urologiques. C’est le Dr Josué Avakoudjo qui préside aux destinées de cette association. Il a été élu par les participants composés d’universitaires, praticiens hospitaliers du public et des libéraux. Ceci, après avoir amendé et validéles statuts et règlement intérieur de la Sobu. Le bureau directeur est donc composé de neuf(09) membres. En effet, la Sobu entend améliorer la pratique de l’urologie à travers l’organisation régulière des congrès, fora, enseignements post universitaires (EPU) destinés aussi bien aux urologues qu’aux professionnels de la santé. Des séances de diffusion et de partage des résultats des recherches sont aussi prévues, toute chose qui concourt à l’amélioration de la prise en charge des patients. De même, il existe actuellement une inégale répartition des urologues sur le territoire béninois. De ce fait, des affections bénignes dans certaines parties du Bénin continuent d’être mortelles dans nos contrées. « En attendant que les autorités y remédient à travers des recrutements et mises à disposition, la SOBU organisera des missions de sensibilisation, de dépistage et de prise en charge de certaines affections urologiques à l’endroit des populations ‘’urologiquement défavorisées’’ », a indiqué Josué Avakoudjo. Et de poursuivre « La Sobu mettra à jour et à disposition de la population la liste actualisée des praticiens capables de prodiguer des soins de qualité répondant aux normes à nos populations ». Véritable société savante, la Société Béninoise d’Urologie est un creuset d’échanges scientifique entre les professionnels de la santé de la sous-région en générale et des urologues béninois en particulier.

M.M

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Coopération Bénin/Oms : Des actions conséquentes pour le mieux-être de la population

OMS

Conformément à sa mission qui est d’amener tous les peuples du monde au niveau de santé le plus élevé possible, l’Oms a engagé un processus de réformes qui s’est traduit par l’adoption du douzième programme général de travail (Pgt) 2014-2019. Il en découle au Bénin, l’adoption de la Stratégie de coopération (Scp) de l’Oms avec le pays, dont la troisième génération) qui couvre la période 2016-2019, intègre les priorités des réformes engagées et les objectifs de développement durable (Odd ).

La nouvelle Stratégie de coopération de l’OMS (Scp3) avec le Bénin, couvre la période allant de 2016 à 2019 et  coïncide avec le premier cycle de cinq ans de la mise en œuvre du programme relatif aux Objectifs de développement durable (Odd), qui vise à garantir l’accès universel aux services de santé de qualité  d’ici 2030. Les principaux responsables du ministère de la Santé du Bénin et des experts de l’Oms réunis en décembre 2015 dans le cadre du Forum national sur les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) et l’internalisation des Odd ont évalué conjointement, eten toute responsabilité, le niveau d’atteinte des Omd relatifs à la santé. Ils ont aussi internalisé les objectifs de développement durable en se donnant pour mission d’accélérer la progression du Bénin vers la couverture sanitaireuniverselle.

La Stratégie de coopération de l’Oms 2016-2019

L’analyse de la situation sanitaire, les résultats de la revue de la précédente Scp et les consultations menées avec les différentes parties prenantes ont permis d’identifier quatre priorités stratégiques qui vont guider la coopération de l’Oms avec le Bénin pour la période 2016-2019. Cet agenda stratégique est une interface entre les priorités de leadership du douzième Programme général de travail de l’Oms et les choix en matière de développement sanitaire déclinés dans le Pnds 2009-2020. Chaque priorité stratégique apporte une contribution spécifique à la réalisation d’au moins une priorité sanitaire du pays, et la réalisation de chaque priorité stratégique relève de la responsabilité conjointe du gouvernement et de l’Oms. Les domaines d’action pour chaque priorité stratégique définissent les efforts et les approches stratégiques sur lesquels le bureau de l’Oms au Bénin devra se concentrer pour produire des résultats conformes aux fonctions essentielles de l’Oms, en tirant par ailleurs profit desavantages comparatifsde l’Organisation.

Priorités stratégiques et domaines d’action prioritaires de la SCP 2016-2019

La troisième Stratégie de coopération de l’Oms avec le Bénin vise à soutenir activement les politiques et stratégies adoptées récemment par le gouvernement béninois en vue d’atteindre les objectifs de développement durable. La Scp3 se veut le reflet des réformes en cours au sein de l’Organisation et intègre les options politiques et stratégiques du secteur de la santé pour la période indiquée. Elle constitue aussi le cadre de référence pour le travail de l’ensemble de l’Organisation avec le Bénin et ses autres partenaires au développement. Les priorités stratégiques, les principaux domaines d’action et les approches stratégiques qui vont guider la coopération de l’OMS avec le Bénin pour la période indiquéeconcernent :

-    au titre Maladies transmissibles, la réduire du fardeau des maladies transmissibles (VIH/sida, tuberculose, paludisme, maladies des tropiques négligées et maladies à prévention vaccinale) et la prise en compte de l’impact causé par le changement climatique

-    En ce qui concerne les maladies non transmissibles, le soutien au développement et la mise en œuvre des politiques sectorielles, des stratégies et des programmes, y compris la recherche et la production de données, le suivi et l’évaluation de la situation et des tendances sanitaires afin de prévenir et de contrôler les maladies non transmissibles, ainsi que leurs facteurs de risque de façon à arrêter et inverser la charge croissantedue aux maladies non transmissibles au Bénin

-    l’initiative vise également à améliorer les indicateurs desanté tout au longde la vieet promotion des comportements sains et favoriser l’accès aux interventions hautement efficaces en vue d’améliorer la santé du nouveau-né, de la mère et de l’adolescent, en collaboration étroite avec toutes les parties prenantes, les partenaires bilatéraux et multilatéraux, les communautés, les institutions de la recherche, le secteur public et privé, afin de garantir l’équité et la responsabilisation mutuelle.

-    pour le renforcement du système de santé, il incombe d’apporter un appui technique à l’édification d’un système de santé performant fondé sur les soins de santé primaires et capable de répondre aux besoins des usagers, dispensant des soins de qualité, résilient aux situations d’urgence et de catastrophe, résolument orienté vers la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle et respectueux des droits de l’homme (qui favorise l’expression du droit à la santé ), de l’équité et de l’égalité entre hommes et femmes.

Rôle de la Représentation de l’Oms dans la mise en œuvre du Programme stratégique

En qualité de conseiller politique et technique du gouvernement, le bureau de pays de l’Oms au Bénin ne ménagera aucun effort pour la mobilisation des partenaires techniques et financiers en vue de la mise en œuvre du Pnds et des plans subséquents qui en découlent. La Représentation de l’Oms exercera le mandat de l’Organisation selon ses fonctions essentielles en s’appuyant sur le douzième programme général de travail. Elle s’attèlera àfaciliter la mobilisation de l’ensemble des partenaires au développement sanitaire autour du Pnds pour soutenir sa mise en œuvre de la politique nationale de santé; jouer pleinement son rôle de chef de file des partenaires techniques et financiers en ce qui concerne l’élaboration des politiques et stratégies et la planification des réponses à apporter aux situations d’urgences et catastrophes dans le pays sur le plan de la santé publique; apporter son appui au développement des normes et standards applicables dans le secteur de la santé au Bénin, apporter son appui technique au renforcement des capacités afin d’assurer un changement durable et d’inverser les tendances actuelles. L’équipe de l’Oms s’emploiera également à soutenir le plan stratégique du Snigs et la recherche en santé en vue de la production des informations fiables nécessaires à la prise de décision; et soutenir l’évaluation des politiques et des stratégies mises en œuvre à travers les revues conjointes périodiques des plans triennaux et annuels. La structure de l’organisation du bureau de pays est conçue de manière à faciliter la mise en œuvre de l’agenda stratégique et est alignée sur l’organigramme du Bureau régional de l ’Oms pour l’Afrique afin d’obtenir le maximum d’appui technique du niveau régional et inter-pays. La mise en œuvre de la présente SCP intervient dans le contexte et l’esprit des objectifs de développement durable. Pour ce faire, l’Oms ajustera ses actions pour proposer des stratégies novatrices s’articulant essentiellement autour de la collaboration accrue avec les acteurs non étatiques, y compris le secteur privé; la collaboration accrue avec des secteurs autres que la santé (agriculture, éducation, industrie et commerce, entre autres) afin d’influencer l’action sur les déterminants socioéconomiques de la santé ; le plaidoyer en faveur de la gouvernance sanitaire en intégrant la santé dans toutes les politiques et dans tous les programmes sectoriels, avec un accent particulier sur l’amélioration de la qualité des services (accessibilité, décentralisation , échelonnement) et des soins (rationalisation, intégration, continuité, globalité) pour soutenir la marche vers la couverture sanitaire universelle; la mise en place d’un système de suivi pour apprécier les progrès réalisés en direction de la couverture sanitaire universelle et, surtout , pour mesurer la qualité des services et des soins.

D’après les archives de l’OMS


Thomas AZANMASSO

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Grogne dans le secteur de la santé : Grève de 72h sans service minimum dès mardi

sante

C’est encore reparti dans nos formations sanitaires ! Le Collectif des syndicats de la santé vient de déclencher une grève de soixante-douze (72) heures sans service minimum renouvelable par tacite reconduction toutes les semaines pour compter du mardi 16 janvier à 8heures au vendredi 19 janvier 2018 à 8heures. Mécontents, ils décident également de boycotter la production des rapports statistiques au niveau de toutes les formations sanitaires, des projets et programmes ainsi que les Codir, les supervisions, les séminaires, les ateliers et toutes autres formations. Ils l’ont notifiée dans une motion de grève adressée au ministre de la Fonction Publique, à celui des Finances et à leur ministre de tutelle. Les syndicats de la santé exigent entre autres l’abrogation pure et simple de la loi qui leur retire le droit de grève votée par les députés le 28 décembre 2017. Le calvaire des patients reprend. Après le secteur judiciaire, le secteur de la santé sera perturbé par des mouvements de débrayage dès mardi prochain. Les hôpitaux seront à nouveau paralysés et les patients devront recourir aux cliniques privées pour se faire soigner. A l’origine de cette grève, le retrait du droit de grève aux agents de la santé et la violation du protocole d’accord signé avec le gouvernement. «Nous venons de finir une grève et le gouvernement a signé avec nous un protocole d'accord, mais à notre grande surprise le protocole n'est pas respecté... et maintenant on vient nous arracher le droit de grève» affirme Adolphe Hossou, porte-parole du Collectif des syndicats. Pour ce dernier, l'article 31 de la Constitution scelle le droit de grève aussi  la nouvelle loi viole-t-elle le texte fondamental. «Qui ne réclame rien n'a rien ! C'est la grève qui nous a tout donné » clame Adolphe Houssou.


Aziz BADAROU

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Retrait du droit de grève et violation du protocole d’accord : Les syndicats de la santé paralysent les hôpitaux mardi prochain

CNHU

(La motion de grève sera déposée ce jour au ministre de la santé)
C’est encore reparti dans nos formations sanitaires ! Le calvaire des patients reprend sous peu. Le Collectif des syndicats de la santé décide à nouveau de déclencher un mouvement de paralysie des hôpitaux à compter du mardi, 16 janvier 2018 sur toute l’étendue du territoire national. Ceci pour protester contre le retrait du droit de grève aux agents de santé ainsi que la violation du protocole d’accord signé avec le gouvernement. La motion de grève est prévue pour être déposée ce jour mardi, 09 janvier 2018…

Après le secteur judiciaire, le secteur de la santé sera perturbé par des mouvements de débrayage dès mardi prochain. Les hôpitaux seront à nouveau paralysés et les patients devront recourir aux cliniques privées pour se faire soigner. A l’origine de cette grève, le retrait du droit de grève aux agents de la santé et la violation du protocole d’accord signé avec le gouvernement. Une situation qui ulcère les travailleurs qui, à la faveur de l’Assemblée générale samedi dernier, ont décidé à l’unanimité d’un arrêt collectif de travail dans les hôpitaux. Notons qu’une délégation du Collectif des syndicats de la santé poursuit sa tournée de sensibilisation, d’information et d’échanges avec les bases dans tous les départements dans l’optique d’une riposte concertée. Joint au téléphone, le porte-parole du Collectif, Adolphe Houssoua confirmé l’information et estimé que tous les militants sont prêts et réclament une grève en urgence.  

«Nous venons de finir une grève et le gouvernement a signé avec nous un protocole d'accord, mais à notre grande surprise le protocole n'est pas respecté... et maintenant on vient nous arracher le droit de grève»poursuit Adolphe Hossou. Pour ce dernier, l'article 31 de la Constitution scelle le droit de grève aussi  la nouvelle loi viole-t-elle le texte fondamental. Rappelons que les députés béninois ont voté, le 28 décembre dernier, une loi interdisant à plusieurs professions le droit de grève. Sont concernés les fonctionnaires de la santé, de la justice, de l'administration pénitentiaire, ou encore les paramilitaires. Le droit de grève sera également retiré aux magistrats. «Qui ne réclame rien n'a rien ! C'est la grève qui nous a tout donné »,clame Adolphe Houssou. Longtemps accusé de ne pas prôner un dialogue social franc avec les partenaires sociaux, le gouvernement de la Rupture vient d’enfoncer le clou avec l’interdiction de grève aux travailleurs. Car déjà, plusieurs secteurs sont menacés de paralysie et d’autres le sont déjà. Faut-il le rappeler, le pire avait été récemment frôlé avec ces agents de santé qui avaient déclenché durant de longues semaines, une grève sans service minimum et par tacite reconduction. La pomme de discorde n’était autre que le rapport de la Commission des réformes. Un rapport qui ne prendrait pas en compte les vrais problèmes du secteur, selon les syndicalistes qui soupçonnaient une intention de privatisation des hôpitaux. Le Chef de l’Etat s’était donc vu contraint de s’asseoir à la table de négociation pour solutionner la crise avec à la clé, un protocole d’accord signé. Mais contre toute attente, le parlement décide de retirer le droit de grève aux travailleurs. Voilà qui risque de coûter très cher aux populations béninoises. Qui du gouvernement ou des syndicats fléchira pour éviter le pire ? La question reste toute posée.

Aziz BADAROU

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CNHU-HKM/Bloc Médecine : Le Cbf fait don de matelas, moustiquaires et draps

Cbf

(Un autre don de 5 lits médicalisés annoncé pour fin janvier)
Profondément touché par les conditions d’hospitalisation et de prise en charge des patients au Centre national hospitalier universitaire (Cnhu-Hkm), le Conseil des béninois de France (Cbf) a décidé de faire preuve de solidarité et d’apporter un appui à ce centre de référence. Ainsi, des matelas et des draps neufs ainsi que des moustiquaires imprégnées ont été offerts hier, jeudi 04 janvier 2017, au Bloc Médecine du Cnhu-Hkm.Les béninois de France promettent également doter le Centre hospitalier de cinq (05) lits médicalisés d’ici fin janvier 2018

D’une valeur estimée à environ sept millions (7 000 000) FCfa, le présent don du Conseil des béninois de France est composé de 200 draps, 100 matelas neufs et 100 moustiquaires imprégnées. Un don qui devra permettre de soulager un tant soit peu les peines des patients ainsi que les difficultés du personnel soignant du Bloc Médecine du Cnhu-Hkm. Les cris de cœur des patients et des praticiens hospitaliers n’ont pas laissé indifférents les béninois de France qui, une fois informés de la situation “critique“, se sont empressés d’agir pour offrir des conditions de prise en charge et d’hospitalisation plus confortables. A sa prise de parole, le représentant des praticiens hospitaliers, Dr Dieudonné Gnonlonfoun s’est acquitté d’un devoir de reconnaissance à l’endroit des donateurs pour leur prompte réaction. Une réaction qu’il a d’ailleurs jugée d’indispensable et opportune en raison du déficit de matériels, de matelas, toilettes et autres qui caractérisent le Bloc médecine.  Pour lui, les patients ne meurent pas uniquement de la pathologie dont ils souffrent mais également des conditions d’hospitalisation et de prise en charge. Très ravi donc de l’initiative du Cbf, il a plaidé pour une gestion efficace et efficiente du don. Quant à la directrice générale adjointe du Cnhu-Hkm, elle a reconnu que cet important don permettra d’améliorer les conditions d’hébergement des patients avant de solliciter le concours du Conseil des béninois de France pour la construction de nouvelles infrastructures modernes dans l’optique de garantir une meilleure hospitalisation et prise en charge des patients. Le Président du Cbf, Jean Charles Ahomadégbé a, dans son intervention, souligné qu’aucune marche vers le développement ne saurait être amorcée sans des hommes en bonne santé. Ceci, pour justifier l’importance de cette initiative du Conseil des béninois de France qui, reste une émanation du Haut-commissariat des béninois de l’extérieur (Hcbe). A l’en croire, le Cbf regorge d’experts et ne souhaite qu’à mettre cette expertise au service de la nation. Ceci sera d’ailleurs confirmé par le président du Hcbe, Romain da Costa qui estime que le Bénin a besoin des compétences des membres du Cbf notamment dans le domaine de la santé. Le maire des Aguégués dont la commune bénéficie également de l’appui duCbf pour la rénovation complète de la maternité des Aguégués ainsi que le représentant du ministre de la santé, Dr Lucien Toko ont salué le sens de patriotisme et de solidarité des donateurs. Le secrétaire général, Razak Oba, le vice-président du Cbf, Cossi Faustin Aïssi et Felicien Hassica, Délégué de l’ile de France ont rassuré de leur engagement à toujours contribuer aux efforts de développement du Bénin. Notons, par ailleurs, qu’un don de cinq (05) lits médicalisés est prévu d’ici fin janvier 2018.

Aziz BADAROU

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Après quelques jours d’accalmie : Les syndicats de la santé menacent à nouveau

sante

Alors qu’on pensait que la crise au niveau du secteur de la santé est définitivement solutionnée après la séance d’échanges tenue avec le Chef de l’Etat en personne au Palais de la République, le Collectif des syndicats de la santé pourrait paralyser à nouveau les hôpitaux d’ici peu. Et ceci, en raison d’une “politique de ruse“ usée pour ôter le droit de grève aux travailleurs du secteur de la santé. Après une première séance de concertation la semaine écoulée entre les secrétaires généraux des syndicats du Collectif, il a été décidé d’organiser des assemblées générales avec les bases à travers tout le pays pour leur faire parvenir l’information et recueillir leur avis avant toute action de riposte. Ainsi, dès samedi, 06 janvier 2018, les responsables syndicaux du Collectif feront le déplacement dans tous les départements du Bénin. Le calvaire des patients semble encore loin de connaitre une fin. Et pour cause, les syndicats de la santé se disent victimes d’un marché de dupe de la part du gouvernement et dénoncent un faux dialogue social entretenu jusqu’ici sans grands acquis syndicaux. Rappelons que ces syndicats, menaçant déjà de paralyser le secteur de la santé avant l’avènement du régime du « Nouveau départ », avaient subitement suspendu tous les mouvements, quelques jours seulement après l’élection du Président Patrice Talon. Les revendications venaient d’être satisfaites ou juste une lueur d’espoir ? A en croire le porte-parole du Collectif des syndicats de la santé, Adolphe Houssou, le gouvernement leur a promis qu’une commission de base sera mise en place pour étudier les revendications en vue de leur donner gain de cause. Ce qui fut fait mais malheureusement, le rapport de la Commission n’a toujours pas permis au Conseil des ministres d’apporter les solutions qui s’imposent à leurs préoccupations. Mais le vrai visage du gouvernement ne sera dévoilé qu’au niveau de la mise en œuvre des réformes sanitaires. Après avoir exprimé un désaccord au sujet de la composition de la Commission des réformes, on a voulu éviter que les nerfs soient tendus en intégrant un paramédical. Ensuite, ce fut le rapport de la commission qui fera l’objet de la polémique. Le dégel de la crise tardant à venir, le Chef de l’Etat a dû s’asseoir à la table des négociations pour solutionner la crise. Mais l’accalmie ne sera que de courte durée. Le Collectif des syndicats de la santé fustige le retrait du droit de grève aux travailleurs de certains secteurs de l’administration publique et déplore le niveau de satisfaction de leurs revendications. ‹‹Le retrait du droit de grève à la santé est une manière de nous réduire au silence, de nous empêcher de réagir, si le Président et son gouvernement ne respectaient pas leur engagements››, dénonce Adolphe Houssou. Pour lui, depuis la suspension de la grève, le Gouvernement n’a plus réagi par rapport au processus de mise en œuvre des réformes dans le secteur de la santé. Selon ses propos, les engagements pris en ce qui concerne les rappels de la prime de risque n’ont pas été respectés. ’’Le vote de cette loi est certainement le signe annonciateur de la mise en exécution à pas forcés des réformes visant à privatiser les hôpitaux’’, fustige le syndicaliste. La menace de grève sans service minimum est d’ores et déjà brandie.

Aziz BADAROU

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Bicéphalisme au sein de l’Ordre national des pharmaciens du Bénin : Incohérences et incongruités des Arrêts rendus par la Cour Suprême

toukourou-batoko-gazard

Depuis des années, le sous-secteur pharmaceutique est en proie à une crise profonde. La preuve, deux (02) Ordres sont aux commandes de cette profession depuis janvier 2015. En amont, un mésusage des textes par le Ministre de la Santé, Dorothée Akoko KINDE GAZARD. Des recours sont formulés. Des décisions sont rendues. Enquête dans le dédale du juridisme qui plombe un secteur sensible qui relève de la santé publique.

A priori, c’est une crise qui secoue le sous-secteur pharmaceutique depuis plusieurs années. A postériori, c’est plus une guerre motivée par des intérêts personnels et légitimée par des subterfuges juridiques. Nous étions en décembre 2014. A la veille du renouvellement du bureau du Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens présidé par Dr Moutiatou TOUKOUROU installé le 17 janvier 2011 pour un mandat de quatre (04) ans censé prendre fin le 16 janvier 2015. Par enchantement, un conflit éclate entre le ministère de la Santé et le bureau de l’Ordre. Le premier prétexte d’un pouvoir discrétionnaire pour organiser les élections ordinales. Le second à travers sa présidente refuse et exige le respect des dispositions de l’ordonnance n°73-38 du 21 avril 1973 portant création et organisation des Ordres Nationaux des Médecins, des Pharmaciens, des Chirurgiens-dentistes et des Sages-femmes modifiée par l’ordonnance n°73-59 du 24 avril 1973. C’est en respect de cela que la décision n°2014-004/ONPB/CN/PCN/SG du 30 Septembre 2014 portant modalité d’organisation des élections relatives au renouvellement des conseils centraux et du conseil national de l’ordre des pharmaciens du Bénin avait été prise par la Présidente en exercice conformément à l’article 94 de l’ordonnance citée plus haut comme l'avait fait le Dr Charles Henri AÏNADOU en décembre 2000. De quoi irriter Dorothée KINDE GAZARD qui l'a fait savoir dans sa correspondance n°9054 du 25 novembre 2014 et qui convoque par la suite et unilatéralement une autre élection. En réalité, ce ne serait donc que l’écran de fumée dressé pour dissimuler un long mésusage des textes et une intention malsaine de prendre en otage la profession.
 
Il était une fois, le dossier UBIPHARM
 
Tout a commencé après la nomination du Professeur Dorothée Akoko KINDE GAZARD, le 1er juin 2011 aux commandes du Ministère de la Santé. Six mois après son arrivée, curieusement et sans une raison valable, elle convoque le 23 janvier 2012 à son cabinet une séance de travail avec les ordres de santé. Au menu, le dossier UBIPHARM-Bénin. En vérité et pour rappel, c’est sous le Ministre Issifou TAKPARA, ministre de la Santé à l’époque que dans un premier temps, la société UBIPHARM-Bénin créée en 2009 a introduit au mois de mars de la même année une demande d’exercice en qualité de société de grossiste-répartiteur de produits pharmaceutiques. Comme l'exige la procédure et en respect des dispositions de la loi 97-020 du 17 juin 1997 en son article 3, «l’autorisation de l’exercice en clientèle privée est donnée individuellement par le Ministre de la Santé en Commission Technique après avis favorable du Conseil de l’ordre compétent». La demande d’autorisation étant adressée par le Président du Conseil de l’Ordre et non le ministère de la Santé. Donc l’ordre national des Pharmaciens dirigé en ce moment par Charles Henri AINADOU a émis un avis défavorable motivé en ses séances d’abord du 16 décembre 2009 ensuite le 18 janvier 2010. Avis qui sera confirmé 19 février 2010 par la Commission technique en présence du Conseil Technique Juridique du Ministère de la Santé. Simultanément, une autre demande de mutation de la licence d’exercer en qualité de grossiste-répartiteur précédemment accordée à la société MEDIPHARM BENIN au profit d'UBIPHARM Bénin avait été introduite. Elle sera accordée à travers l’arrêté  n°5248/MS/DC/SGM/DPMED/SEP/SA en date du 4 août 2009 mais qui fut abrogé plus tard par l’arrêtén°8868/MS/DC/SGM/DPMED/SEP/SA du 7 décembre 2009 pour raisons de faux documents. Encore qu’une licence d’agrément ne se mute pas en pharmacie. On la retire dès cessation d’activités. A l’arrivée, pour la même société, il y avait une demande de mutation de licence adressée au Ministre de la Santé et une autre demande de licence d’ouverture et d’exploitation déposée sur la table de l’Ordre National des Pharmaciens du Bénin (ONPB). A l'occasion donc de cette réunion du 23 janvier 2012, les membres de la Commission Technique qui lui ont encore réaffirmé leur avis défavorable. Curieusement, le compte rendu de la commission technique du 19 février 2010 qui a donné l’avis défavorable à la demande de licence d’ouverture et d’exploitation de la société UBIPHARM-Bénin a miraculeusement disparu du Ministère de la Santé jusqu’à ce jour. Le lendemain, le Bureau de l’Ordre National des Pharmaciens du Bénin présidé par Dr Moutiatou TOUKOUROU (entre temps un nouveau bureau avait été élu et installé depuis le 17 janvier 2011) a été convoqué le 24 janvier 2012 au Palais de la République par certains conseillers du Président Boni YAYI. Le rapport de la séance évoque Joseph TAMEGNON, ancien conseiller technique à l'économie, Aurélien HOUESSOU et Jean Alexandre HOUNTONDJI, anciens conseillers spéciaux du Président et enfin Affoussatou ADJIBADE. A cette séance, le bureau du Dr TOUKOUROU Moutiatou a réitéré aux conseillers présents, l’avis défavorable du Conseil National de l’Ordre et aussi l’avis défavorable de la Commission Technique du 19 février 2010 en respect strict des textes confirmé par le Directeur de la Pharmacie, du Médicament et des Explorations Diagnostiques d'alors Dr Frédéric LOKO et l'ancien Directeur National de la Protection Sanitaire. A la suite de cette réunion, le Président Boni YAYI a mis sur pied, une commission par Décret n°2013-123 du 7 mars 2013présidée par Jacques Alidou KOUSSE pour étudier les relations entre le Ministère de la Santé et les différents ordres de santé. Une commission dans laquelle se retrouve Henri Charles AÏNADOU alors même qu’il est l’auteur des papiers frauduleux ayant induit en erreur le ministre Issifou TAKPARA dans la prise de l’arrêté de mutation qui sera abrogé par la suite.
 
Place à la pagaille du Ministère de la Santé
 
Après des mois de travaux, la Commission KOUSSE rend son rapport. Invités le 30 octobre 2013 par le Président Boni Yayi, les ordres professionnels de santé prennent connaissance du contenu dont la première recommandation dudit rapport était dedissoudre les Ordres professionnels de santé. A l’issue de ce conseil des ministres, plusieurs décisions ont été prises selon l'extrait du relevé n°22 extra des décisions prises par le conseil des ministres en sa séance extraordinaire du 30 octobre 2013. Les unes aussi attentatoires aux textes réglementaires que les autres. Ainsi au point 7 de ce relevé, il est "demander aux différents Ordres Nationaux de Santé et associations des professionnels de santé de procéder au renouvellement de leurs conseils et/ou bureaux respectifs en conformité avec les textes régissant le secteur médical et paramédical". Ignorant toutes les dispositions des textes réglementaires, la ministre a fait organiser des élections ordinales. Mais bien avant, la ministre prend, le 02 décembre 2013, l’arrêté n°378 portant attribution de site sur la carte pharmaceutique 2012-2013 et des sites vacants sur les cartes antérieures en violation même des décisions prises en Conseil des Ministres du 30 octobre 2013. Huit jours suite à cette décision, c’est-à-dire, le 10 décembre 2013, le Conseil National de l’Ordre formule un recours hiérarchique auprès du Président de la République pour faire rapporter l’arrêté n°378, pris abusivement par le Ministre Dorothée Akoko KINDE GAZARD. Le lendemain, le même Conseil National de l’Ordre adresse les courriers n°188 et 189/ONPB/CN/PCN/SG/13 à deux (02) pharmaciens bénéficiaires illégaux de sites pour attirer leur attention sur les conséquences d'une éventuelle mise en œuvre de cet arrêté n°378. Ceci parce que ces deux pharmaciens ne remplissaient pas les conditions exigées par l’arrêté n°13495/MS/DC/SGM/CTJ/DPM/CNOP/SA du 28 décembre 2006 portant condition d’exercice de la profession de pharmacien d’officine en République du Bénin en son article 11. Sans suite et toujours préoccupé par les éventuelles conséquences, l'ordre introduit le 19 décembre 2013 un recours gracieux auprès du Chef de l’Etat contre certaines décisions prises en Conseil des Ministres du 30 octobre 2013. Malheureusement les 24 et 31 décembre 2013, ces deux (02) pharmaciens ne remplissant pas les conditions d’attribution de sites ont adressé au Conseil National de l’Ordre en violation de la loi 97-020 deux requêtes ayant pour objet "Transmission de dossier d’attribution de site pour avis". C’est alors que le 24 décembre 2013, pour éviter des préjudices aux pharmaciens bénéficiaires des autorisations irrégulières découlant de l’Arrêté n°378, le Conseil National de l’Ordre a formulé auprès de la Cour Suprême une requête afin qu’il soit ordonné en procédure de référé le sursis de l’exécution de certaines décisions du conseil des ministres du 30 octobre 2013 relative à l’attribution de site, l’autorisation de la société grossiste-répartiteur UBIPHARM-BÉNIN et l’arrête n°378 portant attribution de site.
 
Incohérences des décisions de la Cour Suprême
 
Le 05 février 2014, la Cour Suprême rend la décision d’irrecevabilité par l’ordonnance n°001/CA, seulement six (06) semaines après le dépôt de la requête. Quelle célérité !!! Une irrecevabilité qui est une conséquence de l’inobservation du délai de deux (02) mois après le dépôt du recours gracieux ou hiérarchique avant toute introduction d’une requête devant la Cour Suprême. Toutefois, les recours gracieux et hiérarchique étant restés sans suite après le délai requis, le Conseil National a introduit le 28 février 2014 auprès de la Cour Suprême, deux (02)  recours en annulation pour excès de pouvoir contre l’arrêté n°378 portant attribution de sites et certaines décisions du Conseil des Ministres du 30 octobre 2013. Depuis 3 ans, ces deux (02) dossiers fondamentaux sont encore pendants devant la Cour Suprême jusqu’à ce jour. Elle qui pourtant avait pu rendre une décision en moins de deux mois. Néanmoins, elle a pu programmer des recours déposés en 2015 qui sont entièrement liés aux décisions prises en conseil des Ministres du 30 octobre 2013. C’est le cas de la décision rendue le 19 janvier 2017 et qui  fait polémique aujourd’hui sur la légitimité des deux (02) bureaux d’Ordre. En effet, la Cour Suprême estime que Dr TOUKOUROU Moutiatou, régulièrement réélue par la majorité des pharmaciens le 27 décembre 2014,  n’a pas qualité pour porter plainte au nom de l’Ordre parce que la Ministre de la Santé, Dorothée Akoko KINDE GAZARD contesterait les élections organisées conformément aux textes et comme à l’accoutumée par le bureau de l’Ordre au Chant d’Oiseau de Cotonou. Aussi, la Cour estime que Dr ADEBO Falilou, autre requérant, ne peut pas non plus porter plainte au nom de l’Ordre car les arrêtés du Ministre de la Santé ne toucheraient pas ses intérêts personnels. Est-ce que la loi permet au ministre de la santé de reconnaitre ou non la régularité et/ou la légalité des élections ordinales auxquelles la majorité des pharmaciens ont participé? Surtout en sachant  que la mission assignée à l’ordre est la défense de l’honneur et de l’indépendance de la profession. C’est ce qui est d’ailleurs affirmé dans le Code français de Santé Publique qui précise que bien la loi détermine les missions de l’ordre ainsi que la manière dont son fonctionnement majoritaire doit être organisé, l’autonomie organisationnelle et budgétaire s’oppose à ce qui soit considéré comme se trouvant dans un état de dépendance étroite vis-à-vis des pouvoirs publics. Et plus encore que l’article 94 de l’Ordonnance 73-38 du 21 avril 1973 dispose que ce sont "Des arrêtés du Ministère de la Santé Publique qui fixent les modalités et les dates d'élection et de nomination des différents conseils de l’Ordre des Pharmaciens, sur proposition du Conseil National de l’Ordre…". Mieux la même ordonnance dispose en son article 89 que "les décisions administratives du Conseil National de l’ordre sont susceptibles de recours devant la juridiction administrative compétente et les décisions juridictionnelles du même conseil peuvent être portées devant la juridiction administrative la plus élevée de la République, par les voies de recours de droit commun". Moyen dont pouvait user le ministère de la santé publique en son temps pour protester contre les décisions ayant conduit à l’élection notamment celle n°2014-004/ONPB/CN/PCN/SG du 30 septembre 2014 portant modalité d’organisation des élections relatives au renouvellement des conseils centraux et du conseil national de l’ordre des pharmaciens du Bénin. Au constat, il s’est plutôt substitué à la Cour Suprême. En outre, qui peut alors porter plainte au nom et pour le compte de l’Ordre National des Pharmaciens du Bénin lorsque la Cour dénie encore le droit à un pharmacien régulièrement inscrit au tableau de l’Ordre de défendre les intérêts de sa profession? Alors que dans le même temps, ce sont de simples pharmaciens n’appartenant à aucune structure de l’Ordre (Conseil National et conseils centraux) qui se sont plaints au Ministre de la Santé, Et pourtant, la Ministre de la Santé, Dorothée Akoko KINDE GAZARD s’est illégalement basée sur leur plainte pour organiser simultanément une autre élection le même 27 décembre 2017 avec une minorité de pharmaciens. C’est là que la décision de la Cour Suprême est bizarre et incohérente et qui cache une intention malsaine de celle-ci qui ne dit pas dans ses arrêts si la Ministre de la Santé, Dorothée Akoko KINDE GAZARD était habileté à créer une Commission Electorale Ordinale (CEO) pour organiser une élection ordinale. Aucun texte ne lui en donne la responsabilité. Le projet d’arrêté est élaboré que par l’ordre sortant comme calendrier électoral. Plus grave, des arrêtés sont pris par la ministre en déniant le droit de vote aux pharmaciens inscrits au tableau de l'ordre mais plutôt aux sociétés grossistes-répartiteurs. Tout semble indiquer qu'un arrêté peut modifier une loi. Manifestement la crise dans laquelle sommeille le sous-secteur pharmaceutique depuis des années relève plus d’une guerre des intérêts inavoués aidés par le juridisme inconséquent de la Cour Suprême.

Mike Mahouna

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6ème édition de la campagne de promotion de Moringa Oleifera : La promotion du Cléome Gynandra également lancé

promotion-moringa

L’Ong The Hunger Project-Bénin a effectué le lancement officiel de la 6ème édition de la campagne de promotion de Moringa Oleifera. C’était, le week-end dernier, à Blue Zone de Cotonou. Ce fut également une occasion pour les membres de cette Ong, d’effectuer le lancement de la première édition pour la promotion du Cléome Gynandra.

L’édition 2017 de la promotion du Moringa sera axée sur thème « Le Moringa pour la nutrition et dans l’entrepreneuriat pour la jeunesse ». La campagne de promotion de Moringa Oleifera a pour objectif de faire connaitre davantage cette plante et de la valoriser pour améliorer le statut nutritionnel des populations au Bénin. Pour le directeur national de l’Ong The Hunger Project-Bénin, les résultats durant ses cinq dernières années sont encourageants. Il poursuit en disant que ces campagnes ont consisté à sensibiliser les populations sur l’importance du Moringa. « Elle a également consisté à promouvoir le Moringa dans les épicentres et aussi en tant que complément alimentaire. Elle a, par ailleurs, consisté à la mise en place de cinq unités de transformation pour les converger vers les acteurs », a-t-il ajouté. Au regard de ces résultats, Hunger-Projet-Bénin retient de célébrer la 6ème édition  avec quelques spécificités. Parmi ces dernières, il y a la création de Bémin pour poursuivre et porter à une échelle supérieure, la valorisation du Moringa à des fins nutritionnelles au Bénin. The Hunger Project-Bénin se consacrera désormais à la promotion et la valorisation de la  plante de Cléome Gynandra.

Et du Cléome Gynandra ?

Le Cléome Gynandra est une plante reconnue comme étant dans le répertoire des plantes à haute valeur nutritive. Cette plante est présente au Bénin et a nom en fon le « Akaya », « Sabo » en adja et « Somboé » en éwé. Selon le présentateur du Cléome Gynandra, Carlos Houédégbé, cette plante existe en trois variétés. Il poursuit qu’on la retrouve beaucoup plus à Natitingou au Bénin, et à Kara dans le Togo. C’est une plante qui, selon lui, se cultive facilement et peut se faire même chez soi. « Ses feuilles sont consacrées pour traiter des maladies telles que : le paludisme, l’ictère, la migraine, améliorent la lactation et l’anémie », a-t-il martelé. Pour le Secrétaire permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition et parrain de l’événement, Rock Mongbo, une des clefs de lutte contre la malnutrition est la consommation en élément nutritif. Il pense désormais adopter le Cléome Gynandra aux côtés  de Moringa Oléiféra dont il ne cesse de louer les bienfaits.

Thérèse Wohndéna GNITONA (Coll)

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Au sujet de la Massothérapie : La foi en une guérison sans consommation de cachet

Ignace-NVEKOUNOU

Avec le professeur Ignace N'Vekounou des méthodes naturelles de maintien du bien-être et de bonne silhouette chez tout individu sont possibles. Comment guérir des maladies sans l'absorption de médicaments dont les effets secondaires peuvent induire d'autres maladies parallèles ?Le Massothérapeute en parle.

Du métier d'enseignant (Professeur) à la profession de massothérapeute, Ignace N'Vekounou sur la base de ses  expériences personnelles, des études, des recherches et des formations sanctionnées par des diplômes, réussit aujourd’hui à donner satisfaction à des patients sans usage des médicaments des officines de pharmacie. « En effet, Je traînais 118kg à 38 ans et après avoir échoué avec tout traitement et régime, j'ai fini par concevoir et expérimenter une méthode sans médicaments pour perdre 33 kg en deux ans. Alors, pour comprendre scientifiquement ce qui s'est passé réellement en moi, j'ai dû faire des études, des recherches et formations. Aujourd'hui, Je suis massothérapeute, spécialisé en rééquilibration énergétique et posturale », va-t-il faire savoir. Mais à la question qu'est-ce que la massothérapie ? Le connaisseur répond : « Être massothérapeute, c'est soigner par le massage. Dans le cas présent, ce massage vise la rééquilibration générale de l'organisme car il n'y a pas de maladie sans la mauvaise répartition de l'énergie dans le corps. Tout masseur, n'est pas massothérapeute. Un masseur peut accompagner des soins médicaux au massage ; tandis que le massothérapeute à lui seul peut traiter ». Il poursuit en expliquant qu’il y a une méthode manuelle japonaise dénommée le Zen Shiatsu qui est un état basé sur la "méditation "qui est la clé du succès, un excellent outil pour maîtriser la grande source de pouvoir que nous possédons. Shiatsu, signifie "pression " avec les doigts. C'est un massage concentré sur la structure osseuse, sur le système nerveux autonome et sur le fonctionnement des organes en vue d'une stimulation des muscles, des circulations du sang et de la lymphe. Ainsi, la thérapie Zen Shiatsu repose sur l'ostéopathie dans la méditation et la détente. C'est un puissant instrument de la massothérapie englobant les redressements, les déblocages, les rééducations, les réajustements osteo-articulaires, les manipulations viscérales. Ainsi, les fatigués, les faibles, les stressés, les surexcités, les arthrosiques, les paralytiques, les déséquilibrés, les obèses, mêmes les cas désespérés retrouvent la joie de vivre.

A propos du centre où se déroule le traitement…

Les domaines d'action de mon centre sont multiples comme vous pouvez le constater dans la réponse précédente. Mais, le massage est comme une semence et vous convenez avec moi qu'on ne saurait semer dans la brousse. C'est pourquoi ici, au centre nous procédons d'abord à un nettoyage du Côlon (le gros intestin) dont l'encombrement cause le vieillissement et la mort.

M.M

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