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4 questions pour Nahida Codo sur ‘’Président d’un jour’’ : «La prise en charge de la malnutrition infantile s’impose»

Nahida-Codo

Elle a nom Nahida Anne-Laure Codo. C’est elle que nous recevons sur ce numéro de votre rubrique ‘’Président d’un jour’’. La  nouvelle trouvaille du groupe de presse Matin libre dont l’objectif est de permettre aux ados de s’exprimer sur la gestion de la chose publique. L’occasion est aussi donnée aux dirigeants de s’imprégner des difficultés que vivent les plus jeunes afin de prendre en compte, dans la mesure du possible, leurs propositions. ‘’Président d’un jour’’ s’étend sur toute l’étendue du territoire national. Pour ce numéro, nous sommes à Godomey, maison Adité. Petite de taille et d’âge, Nahida Codo déborde d’idées. Comme pour dire que la sagesse ne tient réellement pas lieu de cheveux blancs.

D’entrée madame la présidente, dites-nous qui est Nahida Anne-Laure Codo ?

Nahida Codo est la fille de Laure Adité, esthéticienne, et de Firmin Codo, ingénieur en mécanique résident en France. J’ai 12 ans, élève en classe de 4ème au Complexe scolaire ‘’La Glycine’’ à Godomey. Mes plats préférés sont surtout le riz, la salade, et un peu la pâte. Concernant Mes jeux et loisirs, j’aime beaucoup les dessins-animés mais, les dessins qui éduquent, qui peuvent donner de bons conseils. Les films aussi mais ceux qui peuvent nous amener à changer de comportement. La présidente Nahida Anne-Laure Codo aime prier, chanter, et danser. Elle adore suivre le journal. Enfant unique pour l’instant, elle est dynamique et entreprenante. Ce n’est pas facile à une femme d’être présidente de la République au Bénin. Il y a des hommes qui refusent carrément que leurs femmes fassent la politique. Je demande aux femmes qui ne sont pas dans ce cas de se donner à fond au travail. La femme est sacrée. Elle est très intelligente. La femme a beaucoup de dons.

Rentrons à présent dans le vif du sujet. Madame la présidente, à quand le miracle pour la fin des coupures de courant électrique ?

D’abord, les sources sont épuisées. C’est à cause de ça qu’on ne retrouve pas beaucoup de courant. Dès fois, il y en a, dès fois, il n’y en a pas. J’essaie de toutes les manières pour que le Bénin soit satisfait mais pour l’instant, on continue le travail. La coupure peut durer encore une année mais je ferai tout pour y mettre fin. On a déjà assez demandé aux pays voisins. Nous devons fournir pour nous-mêmes. Nous devons nous développer nous-mêmes et non chaque fois, aller demander les dons des pays amis pour venir nous alimenter ici. Donc, je préfère qu’on se développe, qu’on agisse, et qu’on dise, ça, c’est nous-mêmes qui l’avons fait. Je pense à l’énergie solaire. Mais je ne veux pas faire comme le président de l’année passée, Yayi Boni. Cette année est nouvelle. On va commencer avec de nouvelles choses. Avec les voies qu’on envisage déjà, on verra ce que ça va donner.

Comment se porte le secteur de l’Education au Bénin ?

Le secteur de l’éducation pour le moment va bien. Il y avait un certain temps où les professeurs n’étaient pas bien payés par l’Etat et il y avait des grèves. Mais, il y a une raison. Il n’y avait pas d’argent dans les caisses. Le président Yayi Boni a fait pour lui. Il a essayé d’aider le pays pour que les enfants aillent à l’école parlant de la gratuité de l’enseignement. Mais, là où il s’est arrêté, ça a été un peu bas et puis, il y a eu beaucoup de grèves. Moi, je dois beaucoup aider. On doit encore plus faire pour le pays; plus que le président Yayi Boni, sinon, il a fait de son mieux. Dans l’enseignement, les manuels scolaires sont chers. Mais, c’est normal parce que les citoyens se plaignent du manque d’argent. Ils ne payent plus les taxes et impôts qui fournissent au président de l’argent pour payer le salaire aux professeurs. Le président doit chercher là où il va mettre un peu de prix pour pouvoir payer les professeurs pour que l’éducation fonctionne bien. On a plus de dix professeurs dans une seule classe. Mais, on va baisser les prix. Ceux qui n’ont pas les moyens, on comprend facilement leur situation. On va baisser les prix pour ceux qui n’ont pas de père et de mère. On va construire des orphelinats pour les identifier. Ceux qui en ont payent. Maintenant, l’ancien programme est mieux que le nouveau. Le nouveau programme a baissé de beaucoup, le niveau des élèves. Dans les classes,ont ne fait même plus de dictée. Je vais remettre l’ancien programme. Là, chaque matin, il y aura au moins une dictée. Au Bepc maintenant, il y aura la dictée. Aujourd’hui, les élèves ne respectent plus leurs enseignants. Mais, ça part déjà de la maison. Si déjà à la maison, ils ne respectent pas leurs parents, ils ne peuvent pas respecter leurs enseignants. Que les surveillants d’école jouent leur rôle : punir. On supplie aussi les parents pour qu’ils éduquent bien leurs enfants afin qu’à l’école, que ce soit facile pour les professeurs.

Abordons pour finir le secteur de la santé. Madame la présidente, partagez avec nous vos observations.

Les docteurs et médecins fuient le Bénin. La galère est beaucoup et ils sont obligés d’aller un peu loin du pays. Mais, on compte par tous les moyens faire revenir ces spécialistes et leur payer l’argent qu’il faut pour que le Bénin soit fier du secteur de la santé. Il y a peu d’hôpitaux publics. On va construire des centres de santé dans les zones un peu éloignées pour aider les populations à mieux se satisfaire. J’apprécie beaucoup ce que le président Yayi Boni a fait. Il a laissé la césarienne gratuite. C’est une bonne mesure. Pour impacter ce secteur durant mon mandat, je sais qu’on a beaucoup de maladies, de virus, comme Ebola et le Lassa au Bénin. Là, je vais créer un réseau de docteurs spécialement payés pour les virus comme ça et le traitement sera gratuit. Ma tata un jour, m’a montré la photo d’une petite fille de 4ans. Elle souffrait de malnutrition sévère. Je n’ai pas pu bien regarder la photo. J’avais pitié. Donc, je compte, comme pour la césarienne, rendre gratuit le traitement de cette maladie. Il y aura une prise en charge gratuite et totale de ces enfants dans les hôpitaux publics et privés. La prise en charge de la malnutrition infantile s’impose. Parlant de la santé, j’ai constaté que les moustiquaires achetées et distribuées gratuitement pour empêcher que les gens tombent malade du paludisme sont utilisées pour l’entretien des jardins et pour pêcher des poissons. Ce n’est pas bon. Ça rabaisse le pays. La santé est plus précieuse que ces jardins. Les jardins ne poussent pas tout de suite or, la santé, jour et nuit, est menacée. Je demande à la population de veiller à ce que les moustiquaires soient utilisées pour dormir et être à l’aise et ne pas avoir à se frapper le corps. Je prévois des jours de sensibilisation. Il y aura encore des distributions gratuites de moustiquaires. Maintenant, il y a trop de cliniques et les soins ne sont pas de qualité alors que les prix sont élevés. Il y a des cliniques qui, en cas de coupure de courant, sont dans le noir. C’est même à côté de moi. Imaginez qu’en ce moment une femme soit en train d’accoucher par césarienne! Qu’est-ce qu’elle va devenir ? Ces cliniques, on appelle ça la mort. Il faut arrêter avec ces pratiques.


Cyrience KOUGNANDE

Dernière modification levendredi, 30 décembre 2016 05:50
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