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La Loupe : Son avocat à la Cour, son avocat à la Justice

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Le remaniement tant attendu est enfin rendu public. Le départ de Maître Joseph  Djogbénou du gouvernement pour la Cour Constitutionnelle a provoqué un tollé général au sein de l'opinion publique. On reproche à Patrice Talon l'indécence et l'incommodité à travers cette nomination. La Cour Constitutionnelle étant une institution sacrée, une structure particulière, le fétiche le plus vénéré de la démocratie béninoise, il n'a pas été admissible pour nombre de béninois, de voir cet Avocat et ministre de la justice controvers de Patrice Talon, siéger parmi les sept sages de la Cour. C'est indigne, et ça ne ressemble ni à la Rupture, ni au chef de la Rupture. Cette polémique avait à peine pris fin, que déjà, depuis hier, un autre Avocat de l'actuel Président de la République a atterri dans le nouveau gouvernement en remplacement de Me Djogbénou. Un Avocat de Patrice Talon remplace un Avocat de Talon en somme. Et où?  Comme patron de la justice. Une justice que les Béninois disent être à la solde du gouvernement. En nommant Maître Sévérin Quenum ainsi, quel jugement ferions-nous des critiques adressées par les  milliers de Béninois pour le cas du ministre sortant parachuté à la Cour.

La volonté de dire je m'en fous est à mon avis ce qui peut inspirer une telle action.

Les soupçons d'acharnement vont s'amplifier,  au même moment dès que des propositions de lois seront validées par  la Cour, on soupçonnera la Cour' de Djogbénou de comploter contre la démocratie ou qu'il suit à la lettre les injonctions de son chef. En agissant ainsi on creuse l'écart de confiance entre le chef de l'État et  le peuple béninois. Crise de confiance et suspicions tranchants.

Peut-on, en agissant de la  sorte, continuer à espérer la crédibilité?

Je suis perplexe, confu et ébahi!

Aucun texte n'oblige le chef de l'Etat à agir dans le sens contraire.

C'est juste par principe,  par commodité, et à cause de la morale en politique qu'une telle chose ne devrait pas se produire à l'ère de la Rupture et surtout sous Patrice Talon.

C'est stratégiquement erroné,  politiquement bancal.

Lorsque, sous un régime on positionne ses deux principaux Avocats, tout citoyen peut soupçonner la volonté de faire main basse, de verrouiller, ou de préparer de mauvais coups.

Dine ABDOU

Dernière modification lejeudi, 07 juin 2018 05:25
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