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Fonctionnement des institutions : La ruse de Talon pour contrôler la Cour

Talon-Djogbenou

Le Chef de l’Etat ne devrait pas avoir du mal pour mettre sous coupe réglée la prochaine mandature de la Cour constitutionnelle. Il a trouvé une «bonne» solution  avec la complicité des députés godillots  du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp).

Le renouvellement des membres de la Cour constitutionnelle  est une occasion en or pour l’Exécutif  d’étaler toute sa domination sur l’appareil étatique. Le pouvoir de la Rupture nourrit depuis 2016  ce rêve. Il pourrait enfin le réaliser. En effet,  depuis hier lundi 14 mai, le Parlement a désigné conformément à la Constitution quatre (04) personnes sur les 7 que doit compter la Haute juridiction. Il s’agit notamment du ministre de la Justice Joseph Djogbénou, de l’ancien magistrat  Issifou Amouda Razaki, de Rigobert Azon et de Moustapha Fassassi. Des personnalités proches de la majorité présidentielle. Beaucoup étaient étonnés d’apprendre le nom de l’actuel ministre de la Justice. Sans doute, est-ce un deal  conclu entre le gouvernement et le Bmp. Joseph Djogbénou  était pressenti comme le prochain président de la  Cour constitutionnelle. Et beaucoup s’attendaient à ce qu’il soit nommé par le gouvernement. Mais le Bmp a accepté de faire le job pour feindre de brouiller les pistes. En décidant de jouer le jeu de l’Exécutif, les députés du Bmp ouvrent un boulevard au Chef de l’Etat. Il lui permet pour d’avoir la main mise sur l’équipe qui succèdera à celle conduite actuellement par le Professeur Théodore Holo. En réalité, le gouvernement devra désigner également trois (03) membres devant siéger au sein de la même institution. Et Patrice Talon qui a vécu une expérience malheureuse durant ces deux dernières années avec le Professeur Holo, ne désignera que des hommes de paille capables de satisfaire à tous ses caprices. La Rupture a donc utilisé la ruse pour pouvoir atteindre ses objectifs. Le gouvernement semble bien manœuvrer pour prendre le contrôle de la Cour constitutionnelle, l’une des rares institutions qui lui résistent depuis 2016. Mais l’Exécutif pourra-t-il réussir à transformer en un réel appendice cette institution qui a sorti à plusieurs reprises le Bénin de l’impasse politique? Une vraie interrogation.   

Mike MAHOUNA

Dernière modification lemercredi, 16 mai 2018 05:18
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