TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

Couverture linkedln

A+ A A-

La Loupe : Qu’est-ce qui fait courir Abraham Zinzindohoué ?

Abraham-Zinzindohoue

La Cour constitutionnelle

Pour qui est collé à l’actualité de la Renaissance du Bénin aile putschiste,  ou aile Atrokpo, ou pour les accros des média,  il est à remarquer depuis quelques mois, une intense activité du Président de la Renaissance du Bénin, maître, professeur, Président Abraham Zinzindohoué.

Cela suscite beaucoup d’interrogations dans l’opinion.

Pour expliquer cette course contre la montre dans les journaux, à la télévision et sur les chaînes des radios, pour s’expliquer cet amour subit à l’activisme politique en faveur du gouvernement, les éléments de réponse fusent de toutes parts. Pour les naïfs, c’est la volonté de donner plus d’ancrage à son Rb demi légale, demi illégale.

Les moins naïfs, imaginent qu’il court pour  son positionnement dans le Zou, dans le compte des législatives de 2019, sans savoir que s’il ose cela, il sera grillé systématiquement par Luc Atrokpo et des gens comme le député Agonkan qui ont accepté de le faire Président de leur parti politique sur la base de calculs politiciens bien polis.

Certains encore disent qu’un probable remaniement pourrait appeler son nom.

Mais il y’’a mieux.

Abraham Zinzindohoué rêve d’être l’un des membres de la prochaine Cour constitutionnelle, celle en fonction en ce moment étant constitutionnellement obligée de faire sa valise en Mai-Juin prochain. Il faut démontrer à Patrice Talon, qui rêve ardemment de prendre sa revanche sur la Cour sortante, dont les décisions ces deux dernières années, ne sont pas favorables au gouvernement,   sa loyauté, sa disponibilité et sa capacité à tenir fidèlement. Surtout que Zinzindohoué a largement le profil du job. Avocat, professeur agrégé,  ancien Président de la Cour suprême, ancien député,  et ayant au-delà de vingt ans d’ancienneté dans sa profession de juriste.

Il y a absolument de bonnes raisons pour saliver.

Il ne rêve pas juste d’être membre de la Cour, mais d’en être le Président.

Il reste à savoir si cela lui marchera avec l’imprévisible Patrice Talon dont les motivations des choix restent souvent inexplicables.

De toutes les manières, pour l’opinion et la majorité des béninois, désigner un chef de parti comme Président de la Cour constitutionnelle serait un précédent grave, une faute morale impardonnable,  un coup d’État contre la démocratie.

La politique étant une vaste forêt pleine de sauvageries animales, végétales et humaines, on ne peut jurer de rien.

Dine ABDOU

Dernière modification lemardi, 03 avril 2018 04:49
Connectez-vous pour commenter
Retour en haut

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !