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La Loupe : Patrice Talon capitule

Patrice-Talon

La normo- communication est assassinée.  Et sur sa dépouille émerge «l’intensio» communication. On ne demandait pas mieux. On n’avait pas dit au gouvernement de la rupture de verser dans le populisme, on ne lui avait pas dit de chosifier les populations, ou de les humilier par des billets de banque à tour de bras. Tout ce qu’on leur conseillait et ils faisaient les omniscients et les zélés qui ont la science infuse, c’est d’expliquer en amont le bien fondé des actes qui engagent le destin de plus de dix millions de personnes.

Pour un régime de la rupture, du nouveau départ et du changement radical, c’est un crime d’ignorer aussi royalement la communication et le contact avec les dirigés.

Maintenant que c’est compris, c’est de bonne guerre. Au moins tous ceux qui critiquent la gestion de ce gouvernement ne seront plus traités d’opposants ou d’ennemis du peuple. Le chef de l’État a même reconnu qu’il y a eu trop de décisions unilatérales, et pris l’engagement trois fois devant les femmes de Dantokpa de ne plus agir ainsi, de désormais consulter le peuple avant d’opérer les réformes.

Un rattrapage à saluer mais qu’on ne peut pas s’empêcher d’appeler médecin après la mort. Médecin après la mort, parce que tout le monde sait qu’après les études il n’y a plus grande chose à corriger, ni à espérer,  par les femmes surtout en ce qui concerne la construction des marchés.

Il est vrai que si une telle résolution est prise après la rencontre, c’est une bonne nouvelle pour le climat socio politique.

Seulement un mot a été lâché lors de la rencontre avec les femmes qui ressemblera finalement au style Yayi,  si l’annonce est mise en application. « Je viendrai désormais de plus en plus vers vous au marché,  mes collaborateurs aussi, mes ministres aussi». Ça ressemble à la méthode Yayi à la veille des échéances électorales. Prétendre de la prise de contact gouvernementale pour glisser vers la campagne électorale permanente et prématurée.

Boni Yayi ferait-il des émules?

Par ailleurs, quand on observe le décor de la salle du peuple du palais de la République et la quincaillerie de la communication qu’on y découvre, est-on en droit de se demander combien coûte chaque rencontre au contribuable, afin qu’une comparaison soit faite par rapport à l’austérité tant prônée.

Dine ABDOU

Dernière modification lemardi, 06 mars 2018 06:09
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