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Gwladys Agbayahoun sur « Président d’un jour »: « Le Bénin va très mal aujourd’hui»

Gwladys-Agbayahoun

Sur « Président d’un jour » de ce jour, l’équipe de Matin Libre a été accueilli par la présidente Gwladys Agbayahoun. Elle est élève en classe de 1ère AB aux Cours secondaires « les Elus ». Dans la peau du Président de la République du Bénin, Glwadys Agbayahoun  dévoile ses ambitions pour son pays à travers cette interview accordée à l’équipe de Matin Libre.  

Matin libre : Bonjour madame la présidente. Nous aimerions vous demander comment va le Bénin ?

Gwladys Agbayahoun : Le Bénin va très mal aujourd’hui car les hommes souffrent financièrement, les femmes crient à tout moment et l’économie est malade ou mal gérée.

Nous allons entrer dans le vif du sujet avec le volet éducation. Madamela présidente, quel est votre constat dans ce domaine ?

L’éducation a de sérieux problèmes au Bénin. Avec les nouvelles réformes dans ce système,on espère que le comportement des jeunes, change. Plus la vie évolue, plus les jeunes s’adonnent à des comportements malsains, surtout leur façon de s’habiller, de parler et même de travailler. Ils s’adonnent à de mauvaises choses qui rendent leur niveau intellectuel faible. Espérons un jour que tout changera, qu’ils comprendront et se mettront sur le droit chemin.

Mais puisque vous êtes là aujourd’hui, que comptez-vous faire ?

J’envisage aider ces jeunes en ouvrant des centres de formation qui leurs permettront de savoir comment se comporter dans la vie sociale. Je mettrai à leur disposition, des enseignants qualifiés qui pourront par leurs enseignements les faire changer afin qu’ils aident pour le développement de cette Nation. Il est vrai que le système éducatif mis en œuvre au Bénin ne permet pas une fin pour être immédiatement employé. Il faut se spécialiser après, ou faire des stages. C’est des choses qu’on doit corriger. J’aimerais par ailleurs aider les orphelins et les femmes battues par leurs maris.

Le manque d’emploi des jeunes, parlons-en madame la présidente !

Les jeunes sont nos assureurs. Normalement, ils devraient remplacer les vieillards. Mais l’on constate aujourd’hui que c’est le contraire, ce sont plutôt les vieux qui sont en fonction et ne veulent pas du tout céder leurs places. Ils ne pensent plus à leurs enfants mais plutôt à leurs seuls intérêts.

Madame la présidente,que  pensez-vous de la gestion de l’énergie électrique ?

En matière d’énergie électrique, je n’en sais pas trop car je pense que le délestage ne peut pas être enterré au Bénin.

Abordons le secteur de santé à présent madame la présidente, avec le régime précédent, nous avons assisté à la gratuité de la césarienne et au Régime d’assurance maladie universelle (Ramu). Comment appréciez-vous ces mesures et puisque vous êtes là aujourd’hui, quelle est la politique que vous allez mettre en œuvre pour marquer votre mandat dans ce secteur ?

La gratuité de la césarienne et le Ramu sont de très bonnes initiatives, car ils permettent à ceux qui n’ont pas les moyens, de bénéficier de soins médicaux. Je pense que c’est un secteur dans lequel je vais beaucoup investir car, quand le social est bien géré, il y a moins de mécontentements, donc moins de mouvements de grèves.   

Pourquoi cette urgence pour la réforme du système partisan au Bénin ?

Il faut comprendre qu’après une trentaine d’années de la mise en œuvre du processus démocratique, le bilan n’est pas plaisant pour ce qui est de la gestion au niveau des partis politiques. Le grand nombre que font les partis politiques ne profite en rien au pays. Ils sont nombreux comme partis politiques dans ce petit Bénin, mais à peine arrivent-ils à se conformer aux exigences de la loi. Le gouvernement veut bien financer les partis politiques, afin de répondre à cette exigence constitutionnelle, il faut qu’il y ait une certaine organisation de ces partis politiques.

Le Ravip, vous-vous êtes enrôlée déjà ? Que corrigera-t-il ?

Non, je ne l’ai pas encore fait. Je pense qu’il n’y a rien à changer dans ce système car il permet d’être un bon citoyen. Une seule carte qui va servir à beaucoup de choses à la fois. Le Ravip est différent des autres recensements. Ici tout le monde est pris en compte, étrangers et autochtones. Il est vrai que le Ravec n’est pas encore fini, ni la Lépi, et déjà on doit parler du Ravip. Il faut comprendre la spécificité qu’offre chaque recensement. Le Ravip est différent de la Lépi qui est aussi différente du Ravec.

Pourquoi cette chasse aux Dg? Est-ce une manière pour lutter contre la corruption ?

Je ne dirai pas que c’est pour lutter contre la corruption mais, pour au moins la réduire. Il y avait trop de laisser aller dans le pays. Des détournements s’opèrent allègrement sans inquiétude. Il faut y mettre un terme un jour. Je crois que sur ce plan, nous avons encore beaucoup à faire. D’ailleurs nous ne le faisons pas assez. Il faut convaincre les béninois de ce que la chose publique ou étatique se gère avec beaucoup de dextérité, efficience et honnêteté.  

Votre mot de fin ?

Notre cher pays le Bénin doit être un pays saint et j’invite au respect des lois.

Propos recueillis par Kola Paqui
Image Hospice Koffi

Dernière modification levendredi, 16 février 2018 05:01
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