TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

Campagne Maïs MatinLibre

A+ A A-

La Loupe : Après la suppression des grèves

la-loupe

Beaucoup nasillent et applaudissent. D'autres bombent le torse et jouent aux patriotes, les plus zélés estiment que  c'est une loi salvatrice.

C'est à dire que la nouvelle loi supprimant le droit de grève est pour tous ceux-là immanquablement salutaire et absolument efficace pour le développement,  et assassine la fainéantise.

Je pense la même chose.

Mais...

Mais quoi?

Mais après, si les agents de santé qui exagèrent parfois, effectivement,  sont contraints à ne plus aller en grève, si les magistrats, acteurs principaux et cruciaux de développement, qui eux aussi exagèrent, et en font un instrument de chantage, sont dépossédés de cette arme, 

Que va-t-il se passer désormais?

Si les gouvernants banalisent les revendications justes et justifiées, s'ils piétinent les droits des travailleurs, s'ils se montrent insolents et chosifient les travailleurs, que va t'il  se passer?

Quelle est l'alternative?

Quelles sont les solutions de rechanges?

Ceux qui se prennent pour le centre du monde, les soutiens bêtes et zélés n'ont pas prévu qu'il faut tenir compte de l'après.

Lorsqu'un agent de santé privé de mouvements de débrayage se sent marginalisé et humilié dans sa profession,  Il a toutes les possibilités de mal soigner.

Or, faire semblant de soigner, ou soigner nullement un patient dans la discrétion va créer plus de dégâts que si les grèves étaient autorisées officiellement.

Attention.

Il ne faut pas rompre pour rompre,  il ne faut pas rompre définitivement.

Et si toutes ses réformes étaient destinées à des fins politiciennes, il y a lieu de s'inquiéter. Si Patrice Talon et son gouvernement ont engagé l'Assemblée nationale dans cette voie juste pour le zèle de Michel Adjaka ou pour arrêter les velléités de quelques syndicalistes têtus, alors là, la démocratie et la République sont en danger.

On ne gouverne pas pour régler les questions d'humeur. Au même moment que l'on reproche aux syndicalistes de préférer la satisfaction des revendications catégorielles,  on doit veiller pour que l'État aussi ne dissimule pas les règlements de compte dans les réformes.

Le cas de Laurent Mètongnonen dit long sur les réelles intentions du gouvernement.

Soixante-onze millions devenus deux ou trois millions, et puis, non reconnus ayant été perçus par le supposé apporteur d'affaires ou commissionnaire.

Que la suppression de la grève ne soit pas un tremplin pour des règlements politiques

Dernière modification levendredi, 05 janvier 2018 05:14
Connectez-vous pour commenter
Retour en haut

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !