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La Loupe : Ceux qui parlent d’acharnement ciblé ont-ils raison ?

Atao Hinnouho

Dans l’affaire dite Atao, ou de faux médicaments, on ne le dira jamais assez,  le gouvernement a le devoir de ne pas donner raison aux mauvaises langues qui crient à la chasse aux sorcières et aux règlements de compte politiques.

On n’a pas besoin d’être juriste ou christianiste céleste pour savoir que la machine qui est derrière l’activité de Taofic Hinnouho alias Atao, député à l’Assemblée nationale du Bénin est une lourde et grosse machine. Les ficelles sont longues et les ramifications indénombrables. Les complicités sont énormes et l’administration y prend une part énormissime.

Aussi bien pour l’essence frelatée que tout autre produit de contrebande, il faut la télécommande ou la téléprotection de l’administration avant que cela prospère. On ne commercialise pas les faux médicaments au vu et au su de tout le monde,  à ce degré sans être épaulé par quelque chose de très fort.

Et bien, si le directeur des douanes et droits indirects est encore à son poste, malgré tout ce que l’opinion a vu et entendu ces derniers jours alors il y a risque du deux poids deux mesures.

Si le directeur de la pharmacie est encore à son poste jusqu’à ce jour, alors le gouvernement prend le malheureux risque de donner raison à ses pourfendeurs. On peut sans risque de se tromper affirmer que l’on tend vers la complaisance et une sournoiserie non désintéressée. Le dossier est clair, et on n’a pas besoin d’attendre longtemps.

Les containers de médicaments, qu’ils soient faux ou pas, ne peuvent pas atterrir sur le territoire béninois et rentrer même dans les maisons à cette échelle sans que les services des douanes ne soient au courant, c’est impossible.

Ceux qui signent les papiers et les autorisations de tous genres en ce domaine c’est la douane et les agents de la pharmacie.

Le relèvement des chefs brigade et des commissaires pour la moindre étincelle liée à la corruption est opéré avec une diligence saluée par tous. Même si c’est fait de manière cavalière et précipitée.

Pourquoi pour cette fois-ci,  On doit traîner aussi longuement les pas?

Quels intérêts touche-t-on en agissant spontanément?

Qu’est ce qui justifie la lenteur dans les sanctions administratives et disciplinaires?

Il y a questionnements, et cela mérite éclaircissements.

Dine ABDOU

Dernière modification lemercredi, 13 décembre 2017 05:06
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