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Rencontre Talon-diaspora Béninoise à Paris : Bilan et perspectives

Rachidi-Kotchoni

Le Président de la République du Bénin, Patrice A.G. Talon, a initié une rencontre avec la diaspora béninoise de France et des environs le 07 octobre 2017. Cette rencontre qui s'est tenue Place Vendôme (Paris, France) a été l'occasion pour le Président de la République et d'éminents membres de son équipe gouvernementale de présenter leurs réalisations aux compatriotes vivant à l'étranger et d'échanger avec eux sur des sujets brulants concernant le Bénin.

C'était la première fois que je me retrouvais dans la même salle que le Président de la République et je dois avouer que j'ai été agréablement surpris par le personnage. En effet, j'ai découvert un homme intelligent, lucide, structuré, cultivé et toujours prêt à l'action. D'entrée de jeu, le Président de la République a promis qu'il n'éludera aucune question. Il a tenu parole en répondant à toutes les questions avec perspicacité et sans trop d'arrogance. Je dis "sans trop d'arrogance" car il est impossible d'asséner ses points de vue avec conviction sans paraître un peu arrogant. Mais l'auditoire vous pardonne lorsqu'à chaque fois vous précédez vos arguments les plus péremptoires par des "excusez-moi l'expression" ou encore "je m'excuse d'être direct avec vous". Le Président Talon est un véritable maître dans l'art dialectique.

Ceux qui me connaissent savent que je n'ai pas voté pour le candidat Talon aux dernières élections présidentielles, simplement parce que j'avais du mal à faire confiance au personnage. D'ailleurs, je n'ai voté pour personne car je n'ai toujours pas de carte d'électeur.J'ai été parmi les premiers à manifester mon indignation de voir Patrice Talonélu Président de la République sur les réseaux sociaux car je trouvais que cette élection a été sale, aussi bien sur le plan de la manière dont l'argent a circulé que sur le plan des arguments de campagne. Mais après la rencontre Place Vendôme, je suis parti avec le sentiment que j'aurais peut-être pu voter pour le candidat Patrice Talon si l'occasion m'avait été donnée de le rencontrer avant les élections (et aussi si j'avais une carte d'électeur!).

Comment ne pas succomber aux arguments d'un Président de la République qui affirme être en train de neutraliser toutes les niches de corruption, assainir les finances publiques, investir dans l'éducation à travers des bourses et des cantines scolaires, numériser le fonctionnement de l'administration publique, investir massivement dans les infrastructures et les énergies, promouvoir le sport et les arts, etc.? Je pense que tout comme moi, l'ensemble de l'audience était conquise. La séance des questions-réponse s'était déroulée dans une ambiance tellement électrique que le Président a répété a plusieurs reprises "il faut qu'on organise ce genre de rencontre plus souvent". Autant dire que le Président Talon était également tombé amoureux de son Public. Une rencontre qui ne devait durer que deux heures n'était toujours pas finie après quatre heures. On découvre un Patrice Talon courtois et qui apprécie la chaleur humaine. Lorsqu'il argumentait sur une question et qu'on n'était pas d'accord avec lui, il mettait son modérateur (qui n'est autre que S.E. Agbenonci, ministre des affaires étrangères) et ses agents de sécurité en veilleuse et invitait l'interlocuteur ou interlocutrice coriace à venir discuter avec lui sur le podium. Cela donnait ensuite lieu à quelques minutes de chuchotements dans les oreilles entre le président et son interlocuteur, qui se terminait invariablement par un geste du Président qu'on pouvait traduire de loin par "tu viendras me voir tout à l'heure après la rencontre" ou encore "je reprendrai contact avec toi pour poursuivre cette discussion".

Le président et ses ministres ont fait de brillantes présentations et leurs discours ont été applaudis. Après la rencontre, je suis entré en communication avec de bons vieux amis vivant au Bénin pour vérifier certaines des affirmations de nos ministres. Malheureusement, toutes les personnes que j'ai interrogées n'ont pas la même lecture des événements politiques qui se déroulent au Bénin que les membres du Gouvernement qui étaient venus nous rencontrer. Si les avis que j'ai eus sont représentatifs, cela voudrait dire que beaucoup de béninois ne sont pas sur la même longueur d'onde que leur Gouvernement. La communication politique du Gouvernement Talon mériterait donc d'être améliorée à l'intérieur du pays. J'inviterais le Président à agir avec sagesse et intelligence pour obtenir l'adhésion de ses concitoyens car la cohésion sociale est indispensable pour mener à bien les réformes douloureuses dont le pays a grand besoin.

Je suis allé à la rencontre de Place Vendôme avec une liste de suggestions destinées à attirer l'attention du Président de la République sur des sujets précis. Malheureusement, la parole ne me fut pas donnée (tout le monde ne pouvait pas intervenir compte tenu des contraintes de temps). Je souhaite lui transmettre ces modestes suggestions afin qu'il en tienne un peu plus compte dans les actions futures de son Gouvernement. Par souci d'impartialité, je donnerai ces conseils ici sans me référer à une affaire particulière et sans citer de nom particulier. Je disais donc que je souhaitais dire à son Excellence, le Président Patrice Talon qu'il y a quatre conditions préalables au développement d'un pays.

Premièrement, le respect des droits de propriétés et des contrats, gage de confiance des investisseurs et des citoyens sur le long terme. Les événements politiques ne doivent pas être de nature à mettre en péril la tranquillité des investisseurs nationaux et étrangers. De même, l'investisseur national ne doit pas craindre que son appartenance politique nuise à ses affaires. Enfin, la corruption ne doit pas atteindre des degrés qui favorisent l'expropriation des citoyens et une répartition arbitraire des droits de propriété. Un environnement des affaires propice à la promotion du secteur privé (ce qui constitue encore la faiblesse de l’économie béninoise) passe non seulement par l’attractivité du pays mais aussi et surtout par la sécurisation de l’investissement. Je considère donc que le respect des droits de propriétés et des contrats est le pilier numéro un du développement.

Secundo, la qualité des institutions. Il faut que le Gouvernement actuel du Bénin fasse davantage la promotion de ladémocratie, de la bonne gouvernance et de la transparence dans la gestion des affaires de l'État. Ceci est nécessaire pour créer et maintenir la confiance des citoyens en leurs institutions et en leurs dirigeants. Le Président Talon doit aller à la rencontre du peuple béninois et expliquer son action, comme il l'a fait avec la diaspora. S'il a pu convaincre la diaspora, il devrait également être en mesure de convaincre les premiers concernés par son action, c'est-à-dire, ses concitoyens qui vivent au Bénin. Mais avant d'aller parler aux Béninois, il faut leur donner un peu à manger, car ventre affamé n'a point d'oreille. J'en profite pour dire ici que la demande intérieure (c'est-à-dire, la capacité des résidents béninois à consommer et à investir) doit d'être relancée sans attendre. Il y avait beaucoup de niches de corruption qui faisaient vivre l'économie du pays. Au fur et à mesure que ces niches se ferment par souci d'assainissement des finances publiques, il faut créer de nouveaux canaux légaux, formels et vertueux de redistribution des richesses. Ceci implique, entre autres choses, de laisser éclore des entreprises formelles à forte utilisation de main d'œuvre. Autrement dit, il faut que l'individu qui vivait de la corruption puisse désormais vivre à la sueur de son front comme le demande la Bible. Sinon, il arrivera un moment où les parents ne pourront pas payer la contribution scolaire de leurs enfants. Et là, ça va vraiment craindre.

Troisièmement, la capacité des dirigeants à organiser et à façonner la société. À ce niveau, je pense le Président Talon (alias "Agnonnon") adonné des preuves de ses capacités. Il faudrait qu'il continue sur cette lancée en mettant en œuvre des mécanismes incitatifs et individuellement rationnels au service de la transformation de notre société. Un mécanisme incitatif a pour but de nous indiquer le chemin à suivre et de nous forcer à prendre ce chemin. Un mécanisme individuellement rationnel est un mécanisme que le citoyen consent à suivre car ceci est conforme à ses intérêts. Lorsque les mécanismes politiques mis en place sont à la fois incitatifs et individuellement rationnels, les dirigeants n'ont plus à craindre que les citoyens dévient du droit chemin. L'objectif est donc d'atteindre un niveau où le dirigeant mettrait en œuvre des réformes douloureuses sous les applaudissements d'un peuple conscient de l'utilité de ces réformes.

Quatrièmement, la capacité de notre pays à contrôler son destin collectif. Ici je serai un tantinet plus vague car il s'agit d'un conseil pour tous les présidents africains. Collectivement, nous avons les capacités de définir nous-mêmes les valeurs qui fondent notre société, de décider de la valeurs des choses et des biens, de décider des choses qui auront de la valeur à nos yeux et des choses qui n'en auront pas. Collectivement, nous sommes capables d'orienter nos priorités et nos préférences dans les directions qui favorisent le développement de notre pays. Pour faire court, j'essaye de dire que nous sommes capables d'éditer nous-mêmes le logiciel qui doit tourner dans nos têtes. Un logiciel édité par une autre personne ne peut pas favoriser notre développement. Au contraire, cela nous opposera les uns aux autres et favorisera le développement de celui dont le logiciel est installé dans nos têtes. Il est urgent que les dirigeants africains prennent conscience de ce pouvoir qui est en leur possession et qu'ils l'utilisent dans le bon sens.

Pour élaborer sur le dernier point, prenons l'exemple de l'économie béninoise qui est agricole à près de 70%. En l'absence d'autres changements, le Bénin restera pauvre dans son ensemble tant que le paysan béninois restera pauvre. Nous devrions donc être en mesure de décider collectivement qu'un paysan qui a travailler durant toute une année et qui a produit une certaine quantité de coton, de maïs, d'ananas ou d'autre chose doit être à l'abri du besoin.

C'est à nous de prendre cette décision collectivement en orientant les dépenses publiques, nos décisions de consommation et nos priorités dans telle ou telle direction. Ni Dieu, ni la Banque Mondiale, ni le FMI, ni la France, ni les marchés mondiaux des matières premières ne viendront le faire pour nous.

Dans la même veine, nous pouvons décider un jour de supprimer le taxi-moto (zémidjan) et l'essence frelatée de notre économie. Le gouvernement lancerait alors des chantiers à forte demande de main d'œuvre pour absorber les personnes travaillant dans ces secteurs; il mettrait aussi des moyens de substitution (c'est à dire de nouvelles stations services et de nouveaux autobus) à la disposition de la population à prix accessible; il ferait des campagnes de sensibilisation pour éduquer le peuple sur les bénéfices du sport et de la marche. En fin de compte, les citoyens prendraient plaisir à marcher pour sortir de leur rue avant d'emprunter un moyen de transport en commun.
Voila des exemples de situations où nous devons expérimenter des mécanismes incitatifs et individuellement rationnels: prendre des décisions bienveillantes à l'égard des citoyens, les inciter à s'y conformer tout en leur démontrant que la décision est bonne pour eux individuellement et collectivement. Si on pouvait consacrer l'équivalent de 1% du total des budgets de campagnes électorales à la sensibilisation et à l'éducation du peuple, imaginons le changement!

Monsieur le Président, n'ayez donc pas peur d'aider votre peuple. Aidezle peuple à s'émanciper et il se constituera en bouclier autour du vous en cas de difficulté. En faisant grandir votre pays, vous deviendrez le président d'un grand pays et par là même un grand chef d'État."La richesse d'un pays, ce n'est ni le diamant, ni l'or, ni le pétrole. La richesse d'un pays ce sont les hommes" (Patrice Talon, le 07 octobre 2017, Place Vendôme, lors de la rencontre avec la diaspora).

Le Gouvernement Talon peut et doit contribuer à l'émergence de ces conditions ci-dessus, conditions qui constituent les fondements sur lequel nous allons bâtir le développement du Bénin. Il est clair qu'il faudra un certain temps pour réaliser ces conditions. À plus court terme, il y a des actions concrètes en faveur du développement que le gouvernement béninois devrait mener. Ces actions doivent miser sur les avantages comparatifs du Bénin afin de porter les meilleurs fruits.

Premièrement, les infrastructures et énergies ne doivent plus attendre. Sans électricité et sans internet, tous nos discours sur le développement sont illusoires. Il faudrait favoriser des initiatives privées dans ces domaines pour permettre au pays d'aller plus vite, des initiatives qui vont au delà de la vente des groupes électrogènes qui sont une catastrophe écologiques. Lorsque j'enseignais à l'AfricanSchool of Economics (Abomey-Calavi) et que la SBEE coupait le courant, toutes mes belles théories économiques tombaient à l'eau devant les étudiants.

Secundo, l'enseignement supérieur doit être érigé en moteur de développement économique au Bénin. Le Bénin possède un énorme capital humain sur lequel le Gouvernement peut et doit surfer. LaCité Internationale de l'Innovation et du Savoir prévu dans le PAG ne suffira pas. Il faut favoriser la création de bonnes institutions universitaires qui vont attirer les étudiants de la sous-région, voire au delà. Cela suppose, bien entendu, que le Bénin continue d'être un pays où règnentpaix et sécurité. Le Bénin doit faire émerger des complexes universitaires de type Houdégbé, UPIB, ou ASE et autres, mais revus et corrigés de tous les défauts que nous reprochons aux acteurs actuels de l'enseignement supérieur privé béninois. Si nos diplômes sont reconnus mondialement au point où des tests de langues sont requis pour venir au Bénin, imaginons l'impact que cela pourrait avoir sur un centre comme le CEBELAE!

Troisièmement, le Bénin doit dynamiser le financement des entreprises naissantes. Franc CFA ou pas, si nos banques n'accompagnent pas de nouvelles initiatives privées capables de créer de la richesse, si elles se contentent juste de financer les campagnes saisonnières d'anacarde au taux d'intérêt de 20%, l'économie nationale ne décollera pas. L'État doit encadrer les banques et les inciter à financer les initiatives privées à fort potentiel. L'objectif à terme est de faire émerger une classe d'entrepreneurs béninois à succès qui n'éprouveront pas le besoin de vivre sur le dos de l'État, mais qui, au contraire, feront vivre l'État.De plus, il faudra veiller à ce que ces entrepreneurs nationaux ne soient pas lésés par rapport à leurs homologues étrangers qui investissement au Bénin. En effet, beaucoup d'entrepreneurs béninois ont le sentiment d'être étouffés par un cadre légal qui ne favorise que l'émergence d'entrepreneurs libanais, chinois ou français. L'État doit envisager des facilités fiscales en faveur des entreprises naissantes et veiller à ce qu'une grande partie de l'économie béninoise reste aux mains des béninois.

Quatrièmement, il est urgent de mettre en place une politique industrielle ambitieuse pour le Bénin. À ma connaissance, le Bénin n'a pas de plan de développement industriel qui résiste aux changements de gouvernement. Or il est urgent que le Bénin développe son secteur industriel pour diminuer sa dépendances aux recettes fiscales liés aux activités du Port Autonome de Cotonou. Il faut donc rapidement mettre en place un plan de développement du secteur industriel qui va non seulementattirer les capitaux et le savoir-faire étranger, mais aussi catalyser l'innovation au niveau national.

Je vais terminer en faisant quelques observations sur le PAG. Comme il s'agit d'observations faites en regardant de loin, je peux me tromper sur certaines choses. Je m'excuse donc à l'avance pour d'éventuelles erreurs d'appréciation.

À mon humble avis, le PAG mériterait un recadrage et une reformulation des objectifs pour en permettre un monitoring et des évaluations périodiques. Par exemple, on doit pouvoir dire le taux d'exécution du PAG en temps réel. Sinon, le PAG sera perçu par les citoyens et les investisseurs comme un plan aux contours imprécis.

Secundo, il faut innover sur la façon d'opérationnaliser le PAG. Par exemple, en association avec les banques privées et les institutions d'aide bilatéral et multilatéral, le Gouvernement pourrait lancer des appels à projets sur des thèmes précis. Par exemple, l'économie numérique, l'énergie solaire, l'énergie éolien, le transport fluvial, etc. Les entrepreneurs potentiels soumettraient des projets déclinés sous forme d'offres techniques et financières, des experts étudieraient ces projets et décideraient lesquels doivent être développés. Une partie du financement viendrait naturellement de la contribution du porteur du projet, l'autre partie viendrait sous-forme de prêt consenti par les partenaires sous le parrainage du Gouvernement.

Troisièmement, il est urgent de rendre la chaîne d'exécution des dépenses publique plus efficace. J'ai entendu dire que plus de 50% (chiffre à vérifier) des crédits alloués par les partenaires au Bénin ne sont pas consommés. Dans ces conditions, la capacité du Bénin à déployer les grands projets contenus dans le PAG pourrait bien être le plus redoutable des obstacles à franchir. Il faut donc commencer par roder le système pour s'assurer que la machine est bien huilée au niveau de la chaîne d'exécution des dépenses publiques.Il faut aussi respecter avec rigueur notre programmation et ne pas hésiter à imposer notre agenda aux Partenaires Techniques et Financiers, à l’instar du Rwanda. Nous devons, à l'instar du Sénégal, champion du monde en termes d'aide au développement reçu par tête, mettre au point une machine vorace qui consomme tout les crédits alloués à l'aide au développement et qui en redemande.

À ce titre, j'aimerais prévenir qu'il ne faut pas revoir les objectifs du PAG à la baisse. Au contraire, il faut trouver des moyens innovants pour son financement. Par exemple, la restructuration de la dette en partenariat avec les bailleurs de fonds, la titrisation de la dette, la sollicitation de pays émergents ayantdes excédents de liquidité, etc. Mais attention, les marchés financiers ont horreur des conflits d'intérêt. Un conflit d'intérêt réel ou apparent au sommet de l'État peut nuire à la capacité du pays à mobiliser des ressources sur les marchés financiers. Le Gouvernement ne doit pas prendre à la légère les allégations de conflit d'intérêt et de mauvaise gouvernance au sommet de l'État. Il faut faire face aux critiques courageusement et y répondre de manière convaincante.

En guise de conclusion, j'aimerais inviter le Président de la République et son gouvernement a agir dès maintenant pour réduire considérablement le coût des transitions politiques au Bénin. Les transitions politiques coûtent trop cher au peuple béninois, tant sur le plan financier que sur le plan de l'incertitude macroéconomique. En effet, on a le sentiment que la nouvelle corde n'est jamais tressée sur l'ancienne, que les acquis ne sont pas assez cumulatifs, qu'il faut à chaque fois effacer le disque dur et installer un nouveau logiciel au lieu simplement de mettre à jour l'ancien logiciel, etc. Nous avons besoin d'atteindre un niveau où les transitions politiques font moins peur à la population et aux investisseurs et où les acquis des régimes précédents sont conservés. Ceci nécessite, bien entendu, que le gouvernement conduise le Bénin vers un niveau où ce qui unit les béninois est plus fort que ce qui les divise.
 
Dr. Rachidi Kotchoni

Dernière modification lejeudi, 12 octobre 2017 05:15
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