TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

oukoikan-banniere-matin-libre

A+ A A-

Robert Gbian sur « Moi président » : « …le régionalisme est au galop dans notre pays »

robert-gbian

Bonsoir le compte à rebours a commencé pour l’élection présidentielle de 2016 et depuis quelques jours les candidats qui sollicitent le suffrage des béninois présentent leurs visions pour le Bénin. L’innovation majeurs a l’ORTB la chaine publique c’est l’entretien avec les candidats à travers l’émission "Moi, Président". Les candidats auront l’occasion de présenter leurs visions leurs projet de société au béninois, et c’est dans cette dynamique que nous recevons aujourd’hui le candidat Robert Gbian. Bonsoir Mr Robert Gbian.

Présentation

Le général Robert Gbian est l’actuel deuxième vice-président de l’Assemblée nationale du Bénin élu sur la liste Alliance soleil aux dernières législatives de 2015. Il est né à Ina dans la commune de Bembèrèkè du département du Borgou où il a fait sa scolarité. Il a obtenu son Baccalauréat série D en 1973. Il s’est inscrit à l’Université nationale du Bénin où il a décroché son diplôme universitaire d’économie générale. Incorporé dans les forces armées béninoises, il a démarré sa carrière militaire en 1977. Quelques années plus tard il a poursuivi ses études en France où il a obtenu en 1989 le Brevet technique d’étude administratif militaire supérieur équivalent au Diplôme d’administrateur des services financiers. Il a été nommé général de brigade le 1er juin 2007. Général Robert Gbian a occupé plusieurs fonctions, dont notamment celle de directeur du service de l’intendance des armées et directeur de cabinet militaire du président Boni Yayi. C’est à ce poste qu’il a fait valoir ses droits à la retraite en 2012. Le général Robert Gbian est candidat à la présidentielle de 2016.

Alors Mr Robert Gbian êtes-vous satisfait de cette biographie? C’est vrai que c’est une biographie sommaire

Je suis satisfait parce que vous avez dit qu’elle est sommaire.

Alors pourquoi êtes-vous candidat à l’élection présidentielle de 2016 ?

Je suis candidat à l’élection présidentielle de 2016 parce que je veux servir mon pays.

Général Robert Gbian vous avez proposé dans votre projet de société une relecture de nos textes fondamentaux suivant la démarche programmatique et consensuelle. Est-ce une relance de la constitution ?  

Non alors je suis candidat pour réduire la pauvreté de ses populations et améliorer les conditions de vie et de travail de nos citoyens.

Donc dans votre projet de société élaboré en quatre chapitres, vous avez le premier chapitre qui est consacré donc a la démocratie à l’Etat de droit, le deuxième chapitre au modèle économique que vous aurez l’occasion de présenter tout à  l’heure à  vos électeurs et aux béninois un troisième chapitre sur ce que vous pensiez  faire donc de l’amélioration des conditions de vie des populations et puis un quatrième chapitre sur le rayonnement du Bénin à l’international, vous avez parlé de la diplomatie. Le premier chapitre qui parle de la démocratie et l’Etat de droit s’intéresse dans un premier temps à la relecture de nos textes fondamentaux. Je vous demandais tantôt s’il s’agissait bien de la constitution ou s’il s’agit d’autres choses.

Oui merci beaucoup. Oui c’est une relecture des textes ayant valeur constitutionnelle qu’il faut nécessairement relire en particulier. Lorsque nous parcourons notre Constitution on se rend compte qu’il y a des relectures à faire notamment l’article 68 qui donne beaucoup de  prérogatives au Chef de l’Etat, cet article est à relire, à revoir. Il y a imprescriptibilité des crimes économiques c’est  très important et il faut aussi écrire dans notre Constitution, il faut revoir la charte des partis politiques parce que on constate que dans notre pays la transhumance est la règle du jeu. Il faut dans la Constitution qu’on puisse régler définitivement cette situation. Et vous voyez notre pays c’est vrai, c’est la Constitution qui l’autorise  plusieurs partis, on a même plus de 200 partis politiques. Moi je pense que ce n’est pas bien il faut que la Constitution revoit les conditions de création des parties, il faut qu’on puisse amener les partis à de grands regroupements  politiques.

Et comment vous allez faire ? Il faut créer des grands blocs politiques de grands regroupements politiques ou bien comment vous allez faire ?

Oui bon ce n’est pas ici que je le dirai, je crois que moi président, je vais créer des conditions. Je vais inciter la classe politique  à se retrouver, à faire des propositions dans ce sens. Ce n’est pas l’affaire d’une seule personne, c’est l’affaire de toute la classe politique.

Général Gbian, est-ce que le système partisan est aussi si mauvais que ça ? Parce que vous n’avez que  4 députés de l’Alliance soleil,  je voudrais dire à l’Assemblée nationale.  Mais vous avez été élu deuxième vice-président de l’Assemblée.

Bon le système partisan c’est vrai vous parlez de quatre députés de l’Alliance soleil à l’Assemblée nationale. Bon le système partisan on n’aurait pu nous retrouver dans un regroupement plus large que ça. Parce que je sais qu’il y a au moins un parti qui n’a qu’un seul député. Le système partisan, moi je pense qu’à l’étape où il se trouve, c’est à revoir.

Mr Robert Gbian, vous venez de dire tout à l’heure que vous allez  réduire les pouvoir du Président de la république. Vous avez dit dans votre projet de société « nous mettrons en discussion la question de la représentativité du Chef de l’Etat dans certaines institutions de la République ainsi que les modes de désignation de leurs membres »,  de façon concrète qu’est-ce que vous proposez pour réduire les pouvoirs du président de la République à travers les institutions et quelles sont les institutions qui sont concernées?

Merci beaucoup, effectivement on constate que le Chef de l’Etat implique beaucoup d’institutions. Je  veux noter particulièrement trois sur lesquelles je veux axer ma réforme. La Cour constitutionnelle, la Cour suprême et la Haute autorité de l’audiovisuelle et de la communication. Vous voyez la Cour constitutionnelle constituée de sept sages. Sur les sept, quatre sont désignés par le bureau de l’Assemblée nationale, trois sont désignés par le Chef de l’Etat. Imaginez un instant que le bureau de l’Assemblé soit de la mouvance, vous voyez quatre plus trois ça fait sept. les sept seront les sages de l’exécutif. Il faut éviter ce genre de chose.

Et qu’est-ce que vous proposez dans le cadre de la Cour constitutionnelle?

Je propose que les sept sages dans leurs corporations respectives, il faut que, parce que les sept sages viennent de plusieurs corporations. Il y a des sages des magistrats, des juristes ; il faut que chaque corporation en son sein désigne ses membres. Les magistrats désignent en leurs seins, leurs membres, les sages qu’on va identifier désignent leur membres.

 C’est ce qui ce passe maintenant.

En réalité ce n’est pas comme ça.

Ah bon ?

Quand on dit que le Chef de l’Etat nomme trois sages, vous pensez que les sages là, les trois là se réunissent pour se choisir ? Non on est entre nous Béninois, ce n’est pas comme ça.

Est-ce que vous pouvez expliquer comment cela se fait alors ?

Dire que quatre sont désignés par le bureau de l’Assemblée mais ils sont choisis par le bureau de l’Assemblée ce n’est pas par les élections que les quatre sortent.

Mais les magistrats sont choisis par leurs pairs.

Oui les magistrats sont choisis par leurs pairs. Vous avez suivi la dernière fois ce que ça a entrainé comme guéguerre si vous -vous rappelez bien le choix des magistrats. Ça  n’a pas été facile. De toute les façons moi je pense qu’il faut renforcer le choix des membres de la Cour constitutionnelle. Je ne pense pas que les sept soient  élus par un vote démocratique. Non ! Ils sont choisis et lorsqu’ils sont choisis ils doivent leurs choix soit au chef de l’Etat soit aux membres du bureau c’est sa la réalité. Je veux qu’on renforce un peu la démocratie en leurs laissant plus de liberté de se choisir.

Il faut que le président de cette institution soit élu par ses pairs par exemple ?

Voila exactement c’est la conclusion que je voulais…

Vous parlez tantôt des magistrats…

Il faut que les sept sages se réunissent et choisissent le président en leur sein parce que ce qu’on constate la plus part du temps le président est connu d’avance, le président est nommé vous m’excusez le terme donc il faut éviter que ces sages soient les sages de  l’exécutif.

Vous dénoncez la politisation des institutions.

Voila !  Exactement ! La Cour suprême vous savez c’est la même chose. Le président de la Cour est nommé par le Chef de l’Etat donc il faut éviter ça.

Pareille pour la Haac d’ailleurs.

La Haac c’est la même chose. Il faut, comme à la Cour suprême, que les cadres de cette institution qui remplissent les conditions se retrouvent et choisissent en leur sein le président. Naturellement, il sera nommé par la suite confirmé par décret  mais il faut que ça vienne depuis la base jusqu’au sommet.

Robert Gbian président de la république le 6 Avril prochain eh bien, change tout.

Change tout. Ce n’est pas que je veux changer pour changer. Je veux changer parce que je veux que ça avance. Je veux que le Chef de l’Etat ne soit pas un président tout puissant parce que remettre les fonctions à un seul homme c’est important, c’est très important. Donc il ne faut pas lui laisser l’occasion d’en profiter et de faire de l’excès. C’est ce que je voulais dire.

L’une de vos priorités c’est l’indépendance de la justice. Vous avez parlé dans votre document vous apportez une thérapie de choc expliquez aux populations.

Il faut que l’exécutif arrête de  s’immiscer dans les affaires judiciaires. Je souhaite réellement que la justice soit indépendante. C’est-à-dire que l’exécutif  n’ait plus à s’immiscer dans le judiciaire.

Mais selon vous quel sont les mobiles de la dépendance des magistrats et quels sont les réformes que vous  voulez apporter pour assurer l’indépendance de la justice ?

Oui l’indépendance de la justice.

Qu’est ce que vous proposez ?

Bon ce que je propose c’est effectivement dans le projet. Ce que je propose c’est que déjà au niveau des magistrats du siège et les magistrats du parquet c’est qu’une réforme profonde va être faite parce que les procureurs sont souvent sous ordre. Il faut reformer la justice pour que ces procureurs ne soient pas forcément la main de l’exécutif. ça c’est possible si on en arrive…

Mais le chef de l’Etat est représenté dans le Conseil supérieur de la magistrature.

Oui bien sûr ! Mais est ce que sa voix est prépondérante pour le choix ? Il faut éviter ça. Lorsqu’il est président du Conseil supérieur de la magistrature,  il y a avec lui quand même des hauts magistrats qui…

Vous voulez mettre fin à cette pratique là ?

Cette pratique il faut mettre fin a cette pratique-là. Il faut mettre fin à cette pratique-là, parce que la justice on ne la sent pas indépendante. Il faut mettre fin à cette pratique. Il faut pas que ce soit l’exécutif qui contrôle tout et qui décide tout ce n’est pas bien.

Donc vous avez comme impression que les décisions de justice sont influencées aujourd’hui par l’exécutif ?

Oui beaucoup de décisions sont influencées. Quand par exemple on dit que le procureur fait déposer quelqu’un sur instruction de qui vous savez ce n’est pas bien. Les règlements de compte c’est là qu’on les retrouve. Il faut éviter ça.

Tout à l’heure vous avez parlé de la réforme du système partisan mais vous n’avez pas parlé de la part du budget qui sera affectée  au fonctionnement des partis politiques.

Bon je vais en arriver là. Effectivement les partis politiques, la transhumance qu’on observe mais pourquoi ? Parce que nos partis existent de nom mais n’ont pas des moyens de fonctionnement. Lorsqu’on va créer par exemple le chef de l’opposition je souhaiterais même  que le chef de l’opposition soit le candidat qui vient en deuxième position, je voudrais que ce soit lui par exemple le chef de l’opposition et lorsque les partis seront financés, je crois que beaucoup de choses vont s’améliorer. C'est-à-dire même la transhumance… Moi je profite de l’occasion pour dire il faut les textes qui empêchent la transhumance. Vous savez bien les conséquences de la transhumance bien que moi puisse que vous êtes journaliste et vous suivez ça tous les jours.  Les financements des partis, bon je ne veux pas dire le montant mais je crois que et l’exécutif et la classe politique ensemble vont déterminer et les conditions dans lesquelles et les montants qu’il faut allouer pour que les partis soient vraiment indépendants pour que les partis ne se clochardisent pas.

Vous proposez également dans le processus de décentralisation dans notre pays le transfert de 15% des ressources de l’Etat aux communes qui fait environ 650 milliards de francs Cfa.  650 milliards de francs CFA ? D’où vous trainez ses chiffres là ?

15% des ressources de l’Etat. Aujourd’hui les ressources de l’Etat tournent autour de 600, 650 milliards, évidemment on ne parle pas du budget national parce que le budget national et la contribution des partenaires… si nous parlons de ce que génèrent les taxes les ressources propres…

On va tenir compte des ressources extérieures et ça fait combien ?

650 milliards de franc Cfa.

Je croyais que vous parlez des 15% qui représentent ce montant-là.

Oui j’ai parlé de 15% vous trouvez que c’est excessif ?

Non expliquez nous comment vous avez trouvé cette part  aux communes.

Vous saviez bien les chiffres ne s’inventent pas. C’est les recommandations de l’Uemoa. C’est l’Uemoa qui recommande d’affecter 15% des ressources de l’Etat aux communes. C’est d’elle que je tire ce chiffre-là pas que j’ai inventé.
Est-ce que les finances publiques sont à même de transférer 15% aux communes parce que vous savez que par le passé…

15% ça fait combien  si on calcule ?

15% des 650 milliards de franc cfa.

On n’a pas de calculatrice ça fait combien environ ? ça doit faire vous me permettez… Ces 15% doivent servir à quoi ? Il y a le fonds Fadec qui a servi à construire les hôtels de ville…

Vous savez que nos mairies quand vous les visitez, c’est la désolation, il y a des mairies qui ne  peuvent même pas payer le salaire de leurs personnels et vous voyez lorsque nous étions dans l’ancien système et on parle  de sous-préfecture, les sous-préfectures étaient mieux loties parce que le budget de l’Etat venait directement. Aujourd’hui on dit que les mairies sont autonomes alors il y a des mairies qui ne peuvent rien faire. Alors je pense qu’avec cette affectation de 15% vers  les mairies, ça sera un plus pour ces mairies-là. Le fonds Fadec ça c’est un autre problème mais les fonds officiellement alloués à ces mairies, ces fonds serviront à beaucoup de choses.
 
Général  Robert Gbian on va boucler le chapitre 1 consacré à la politique avec une question, vous aviez mis accent sur l’unité nationale est-ce que vous avez comme impression que l’unité nationale est mise à mal aujourd’hui en 2016 ?

Oui, oui il ne faut pas qu’on se leurre. L’unité nationale elle mise à mal, il y a beaucoup de frustrations liées à la mauvaise gouvernance, le béninois à tort ou à raison pense qu’il faut appartenir à une région donnée, il faut détenir un nom donné avant de bénéficier  d’avantage de l’Etat. Je dis bien à tort ou à raison c’est ça qui explique aujourd’hui parce que je constate que le régionalisme est au galop dans notre pays ça me rappelle les années 1960, vous m’excusez peut-
être vous n’êtes pas encore nés, vous m’excusez beaucoup, dans les années 1960 à 1969 au Bénin, on entendait parler des citoyens du nord et des citoyens du sud, aujourd’hui on revient encore avec 50 ans d’indépendance, on revient encore avec ça, c’est une calamité, c’est grave il faut que ça change,  c’est pour cela moi président je vais finir avec tout ça car je ne veux pas qu’il y ait des Béninois du nord et des Béninois du sud, juste des Béninois tout court.

En quoi faisant ?

La solution est la bonne gouvernance de la République. La justice  Le droit, l’État de droit, le partage équitable de lanation en un mot, la bonne gouvernance républicaine


On a compris vos propositions, nous allons aborder le volet économique, pour cela, on va vous permettre de présenter votre logo à vos militants  vos électeurs et vous allez nous expliquer un peu cela

Merci beaucoup, voilà mon logo vous voyez il y a une noix de cola ouverte entourer de 12 étoiles, les 12 étoiles symbolisent  les 12 départements du Bénin symbole de l’unité nationale, la noix de cola vous voyez elle est là, elle symbolise la paix , elle symbolise le partage parce que partout où vous allez dans nos traditions lorsque la noix de cola recette quelque chose c’est pour réparer, pour les demandes de mains de femme , pour les baptêmes pour les réjouissances,  lorsque vous commettez une infraction au niveau traditionnel, au village, vous présentez la cola, vous allez chez le roi il vous pardonne, vous allez chez l’Imam, il vous pardonne et même le Thron utilise la cola pour réparer choses, beaucoup de choses. La cola pour moi est un symbole, un symbole de paix symbole, de l’unité nationale et symbole de joie

Nous allons aborder maintenant le volet économique de cet entretien, quel est le modèle économique que vous proposez au Béninois dès que vous serez à la marina ?

Lorsque je serai à la Marina je propose aux Béninois un modèle économique créateur de richesse et d’emploi, nous devons, je dois tout faire pour assainir les finances publiques. Il faut que les dépenses soient des dépenses maitrisées. Il faut éviter les gaspillages. Il faut réduire, de façon drastique, le train de vie de l’Etat et pour ce faire, moi président je réduirai le nombre de poste ministériel parce que je trouve des ministères qui n’ont pas leurs raisons d’être.

Un exemple ?

Je ne veux pas frustrer ce ministre excusez moi je ne peux même pas le dire, je trouve des ministères qui sont des budgétivores donc il faut beaucoup jouer sur le train de vie de l’Etat, il y a des gaspillages  à tous les niveaux de l’Etat. Si on arrive à maitriser de façons drastique, à réduire ces dépenses, je pense qu’on aura un plus pour faire marcher cette économie.

Alors général Robert Gbian, dans ce chapitre qui est consacré a l’économie vous avez mis un accent particulier sur la corruption qui gangrène notre administration, aujourd’hui nous avons des institutions de régulation au niveau de la corruption nous avons une loi qui est votée, vous président  de la République du 6 avril que feriez vous ?

Vous  voyez la corruption c’est d’abord dans un premier temps un test ensuite la corruption quand on parle de la corruption il faut parler de l’éthique et de morale

On a une loi qui donne des larges pouvoirs au magistrat, on a une loi…
 
Oui mais est-ce que cette loi est vulgarisée, cette loi mérite d’être vulgarisée et ensuite il faut accentuer l’accent sur la sensibilité  des citoyen sur le problème de la corruption, sur les conséquences de la corruption, la loi est là, les textes sont là, pourquoi ils ne sont appliqués simplement ? C’est de ma faute ? C’est de votre faute ?

A propos de la lutte contre la corruption vous avez eu l’occasion de démontrer votre engagement dans cette lutte contre la corruption à l’Assemblé nationale lors du vote pour enlever l’immunité parlementaire de votre collègue Kassa met vous n’avez pas fait vous avez voté contre la levée de cette immunité. Pourquoi?

Non Maxime vous voyez ce problème on a suffisamment expliqué. Je ne suis pas contre la lutte contre la corruption. Les conditions qui étaient les nôtres, la levée de l’immunité parlementaire

Quelles sont ces conditions en ce moment ? Barthélémy Kassa aurait pu accepter d’aller s’expliquer?

Non

Vous devriez lui donner l’occasion d’aller s’expliquer.

Non, ce n’était pas comme ça. Vous voyez, l’Assemblée c’est le haut lieu de la politique il y a des choses que je ne peux  dévoiler ici.

La lutte contre la corruption c’est la politique ?

Non ce n’est pas le problème, il faut s’en tenir au texte même le code qu’on appelle le règlement intérieur de notre assemblée, les conditions de levée l’immunité parlementaire n’était pas remplie, si vous lisez le règlement intérieur et vous savez le rapport qui a été fait par la commission des lois à la fin, ce rapport a dit il faut purement et simplement rejeter. C’est sur les pressions vers 23heures que le rapport a été repris. Lorsqu’on faisait au président, chacun a pris la parole pour dire les conditions qui ne sont pas remplies,  si les conditions de la levée de l’immunité parlementaire sont remplies aujourd’hui, je voterai pour.

Bien évidemment général Robert Gbian, il y avait des questions de forme et de fond, vous avez accepté que la corruption c’est une question d’éthique et de morale. Pour l’honneur même du ministre Kassa, je crois que s’il y avait des problèmes de fond et de forme on pouvait régler et envoyer le ministre Kassa s’expliquer de long en large.

Voilà les problèmes de fonds et de forme, qui devrait les  régler ? C’est pas nous les députés qui devraient le régler, ils sont venus de l’exécutif

On pouvait les renvoyer pour les corriger

On avait renvoyé pour la première fois c’est revenu mais imaginez que la commission des lois est composée des hauts juristes hein.

Mr Gbian contre la corruption vous proposez la vulgarisation.

Non je dis d’abord il faut la sensibilisation et les textes existant il faut qu’on puisse les remettre en place.

Vous voyez je reviens encore sur la corruption par rapport aux parlementaires, est-ce que vous saviez, que la haute cour de justice tel qu’elle fonctionne aujourd’hui, quelle reforme vous proposez dans votre projet de société ?

La haute cour de justice fait partie des reformes sur des pans de mon projet de société, parce que la haute de justice, il faut la revoir sinon je vous assure 10ans, 20ans,… sinon regardez les conditions pour un ministre, un député on dit il faut lever l’immunité à la majorité simple, maintenant pour la mise en accusation il faut encore plus de députés.

Vous pensez que ça aboutir ?

Nous sommes tous les mêmes hein, donc il faut reformuler les textes pour pouvoir lutter efficacement contre la corruption.

Nous allons parler du contenu de la relance du plan d’urgence de la filière agricole. Quel est le contenu de ce programme ?

La filière agricole vous savez, l’agriculture est le poumon de notre économie au Bénin, mais on ne fait rien pour soutenir les paysans, vous voyez,  il faut d’abord régler le problème des fonciers, si le problème de foncier n’est pas réglé, on aura beau parler de l’agriculture il faut trouver un mécanisme de financement pour les producteurs agricoles. Moi je suis de la famille paysanne, mon papa était agriculteur,  moi j’ai fait le champ, j’ai failli même être agriculteur quand j’étais CM1. Je sais ce qui s’appelle la production, les moyens que la production rapporte, donc il faut régler le problème de foncier, il faut financer les paysans à travers une banque agricole par exemple je crois qu’il faut trouver un financement pour les paysans au niveau des banques de financement agricole pour développer l’agriculture dans le plan d’urgence. Il faut qu’on puisse accentuer la mécanisation ça a commencé, beaucoup de Béninois auront des tracteur,  il faut qu’on puisse remplacer les houes par la mécanisation.

Il faut qu’on puisse diversifier le coton parce qu’on en fait un peu trop, c’est votre avis ?

Ça doit être diversifié, il y a des filières anacarde, les filières palmier à huile, on en parle, il faut que ces filières soient dynamisées, je sais que lorsque un palmier est planté, il faut qu’il fasse des années avant qu’il produise, cette filière faisait la fierté de Dahomey, il faudrait la redynamiser, actuellement le coton est notre seule source de devise

Il faut revaloriser le coton il faut qu’il soit privé parlant justement du privé,  il vous avez pensé à la distribution de l’énergie,  pas de développement sans l’énergie, votre politique si vous étiez investi le 6 avril prochain !

Merci si j’étais élu le 6 avril moi Gbian, président dans un premier temps, on fait un audit, un état des lieux de ce qui se fait actuellement pour savoir les besoin en énergie électrique et c’est à partir de cela, qu’on peut orienter nos actions. Mais le privé doit être associé pour la production de l’énergie. Autrement dit il faut avoir le capital, est-ce qu’on ouvre le capital de la société historique au privé ? Bien-sûr, c’est ce que je pense, la Sbee seule si vous faites le constat depuis des années, la Sbee  seule ne peut pas contribuer au développement de l’énergie au Béni, il faut que les privés puissent se mettre pour la production et la distribution du courant, il faut développer notre partenariat avec la sous-région.  Je vois la Cedeao, le problème énergétique est un problème central qui trouble la sous-région. Je suis sûr que si le secteur privé se  trouve aussi dans la production de l’énergie.

Est-ce que vous pensez à l’énergie renouvelable ?

Dans la résolution des problèmes de l’énergie du Bénin, naturellement les énergies renouvelables ont une place importante en particulier l’énergie solaire. L’énergie solaire est, à des endroits donnés expérimentée. Je crois qu’à côté de l’énergie classique que nous connaissons, nous devons voir, encourager la production de l’énergie solaire parce que notre pays regorge de beaucoup de potentialités en ce sens-là.

Robert Gbian nous allons aborder des réformes sur le plan social et culturel. Vous avez proposé par exemple pour le chômage, pour régler la question du chômage des jeunes de créer cent mille emplois à l’horizon 2021. Un petit calcul fait, ça revient à créer 120.000 emplois par an. Alors comment vous allez vous y prendre ?

Les calculs font combien vous avez dit ?

600.000 emplois à l’horizon 2021 donc ça fait 120.000 emplois par an.

Vous voyez d’abord la première chose à faire moi Gbian président c’est de renouer avec le secteur privé. Parce que le secteur privé peut faire beaucoup de chose, ça c’est la condition sine qua non. Il faut libérer le secteur privé pour que le secteur privé ne soit pas les ailes plombées. Ça c’est une première chose. En dehors de cela, l’Etat qui de façon sporadique fait des concours. Il faut développer l’économie numérique vous savez bien, c’est une autre économie, les business to business…

Les 120.000 emplois c’est des emplois durables ou quoi ?

Non, vous voyez quand on parle d’emplois je ne peux pas dire qu’on va créer des emplois en mettant 50 administrateurs civils et 100 préposés. Ce n’est pas des emplois, c’est des emplois qui ne sont pas forcément des emplois durables. Il faut occuper des gens et puis avoir des emplois saisonniers c’est possible mais permanent par saison. Il peut avoir des emplois qui sont permanents, bon peut être ce n’est pas une administration structurée qui va les accueillir, mais beaucoup vont contribuer à cela.

Et quels sont selon vous, les secteurs pourvoyeurs d’emplois ?

Oui les secteurs pourvoyeurs d’emplois aujourd’hui, bon lorsque nous allons développer par exemple le partenariat agricole vous voyez tout le monde parle des vallées on dit par exemple la vallée de l’Ouémé est la plus riche en Afrique, après celle du Nil. Vous voyez lorsqu’on va créer un partenariat agricole et qu’on va créer des conditions à la jeunesse d’exploiter ces vallées, imaginez ce que ça va créer comme emploi. Le secteur agricole est pratiquement le premier secteur pourvoyeur d’emploi lorsque notre agriculture va déboucher à une industrialisation et depuis un certain temps vous remarquez que nous avons des produits qui périssent sans transformation, un exemple les mangues. On a les jus de mangue qui travaillaient, de tomate aussi tout ça là ça n’existe plus.

Il faut promouvoir les Pme par exemple.

Il faut promouvoir les pme et les Pmi.

Monsieur Robert Gbian il nous reste 10 minutes dans cette émission. Mais l’une des conditions de lutte contre le chômage c’est l’adéquation de la formation à l’emploi vous l’avez dit dans votre projet de société. Je voudrais savoir qu’est-ce que vous entendez par éducation et développement ?

Vous voyez il faut que les apprenants soient en adéquation avec les besoins de l’emploi c’est très important. Parce que, on constate que les centres de formation,  les lycées techniques agricoles  les lycées techniques industriels et beaucoup d’autres, il faut que nous revoyons les programmes pour qu’on puisse s’adapter réellement aux besoins de l’emploi. Il faut que même les programmes qu’on va enseigner dans le futur que les privés puissent prendre part à l’élaboration de ce programme.

Général Robert Gbian, on ne saurait mettre un terme à cette émission sans aborder  le volet santé. Nous avons déjà le Ramu nous avons la gratuité de la césarienne, quelle est le plus que vous apportez ?

Oui le plus que j’apporte déjà Tout ce qui est gratuit césarienne,  la scolarisation des filles, c’est une bonne chose qu’il faut maintenir, mais il faut l’encourager parce que lorsqu’on parle de la césarienne dans les faits, c’est bien mais allez dans certaines maternités, dans certains centre de santé ce n’est pas ça. Il faut qu’on puisse renforcer, il  faut qu’on puisse encourager cela il faut qu’on puisse éduquer aussi nos personnels soignants parce que j’ai été victime des cas des parents. En réalité il y a beaucoup de choses que l’Etat fait et qui n’est pas suivi, il faut qu’on soit rigoureux dans la pratique dans la réalisation dans le suivi de ces mesures qui sont créées.

Merci Général Robert Gbian nous avons quatre préoccupations qui ne sont pas prise en compte dans votre projet de société. Il y a d’abord le changement climatique alors qu’est-ce que vous proposez pour les changements climatiques ? Vous avez suivi le sommet de Paris donc actuellement c’est le débat dans le monde entier. Le monde entier est confronté au changement des climats qu’est-ce que vous proposez dans ce sens ?

Merci beaucoup j’adhère entièrement à la décision de la conférence qui s’est tenue en décembre la Cop 21 j’adhère entièrement aux décisions issues de cette conférence. D’abord la réduction des gaz à effet de serre, la réduction des déchets plastiques et l’encouragement de l’énergie renouvelable c'est-à-dire  l’énergie éolienne, bio gaz et d’autres encore.

Autrement, votre gouvernement du 6 avril prochain mettra-quand même au-devant de la scène, l’adaptation et ce qu’on appelle l’atténuation. Général Robert Gbian vous êtes du nord, vous êtes de Bembèrèkè, nous avons les deux parcs nationaux les réserves de la Pendjari et de W. Est-ce que vous les connaissez ? Si oui quelle est la politique que vous comptez mettre en place pour développer ces sites touristiques ?

Oui merci beaucoup je connais bien les deux parcs. Le parc W l’Alibori et l’Atacora, le parc de la Pendjari les chutes de Tanougou et beaucoup d’autres. Vous voyez tout à l’heure peut-être que je n’ai pas pu le dire, la création d’emploi viendra  aussi du développement du tourisme. Nous avons beaucoup de facteurs, beaucoup de chance lorsque… vous connaissez certainement les deux parcs… lorsque vous voyez que c’est la période des… vous voyez la beauté de la nature et généralement quand vous allez vous rencontrez des étrangers qui sont surpris. Donc ça veut dire qu’il faut qu’on fasse suffisamment la promotion et que nous développons  le tourisme, c’est là que nous donnons une importance à ce tourisme parce que je sens que ce n’est pas totalement publié, ce n’est pas vulgarisé, c’est vraiment une chance que Dieu nous a donnée. Ces chutes, ses parcs mais quand vous y allez, vous être émerveillé.

Général Robert Gbian, quand vous étiez au palais de la présidence, il vous a été confié le check up de l’avion présidentiel et après ça on parle de 20 milliards de 40 milliards on a trouvé que c’était trop pour le check up d’un avion présidentiel ça a fait polémique en quelque secondes.

Merci beaucoup. C’est dommage que je ne puisse pas le dire. Vous voyez la béninoiserie comme l’a dit quelqu’un. Je veux vous dire ceci les gens parlent. En parlant de l’avion présidentiel c’est une porte ouverte que les gens sont entrain de défoncer. On parle de scandale d’avion présidentiel il n’a jamais été question de scandale d’avion présidentiel cet avion-là vous me permettez de dire en deux mots ?

Il reste trois minute il faut présenter votre logo.

Bon avion présidentiel, c’est un avion qui a été donné et il a été transformé par un contrat en 2007 en 2009, le chef de l’Etat m’a dit d’aller en Espagne et le ramener son avion, je suis parti, je l’ai ramené et  depuis l’avion a volé a fait près de 1000 heures. L’avion a fait 200 sorties mais les gens en parlant disent que c’est un scandale, je n’ai jamais géré de scandale sur l’avion présidentiel.

Ce n’est pas l’objet de cet entretien mon général. Votre message.

J’en profite pour vous dire que les gens racontent de n’importe quoi. Ils disent ce qu’ils ne connaissent pas si c’était le cas, les tribunaux se seraient autosaisis sur ça. Bon mon mot de fin, c’est dommage, j’ai cru que c’était encore beaucoup mots de fin, c’est de demander à mes sympathisants, à tout le peuple béninois de bien vouloir choisir ce logo qui est le sien c’est la noix de cola avec les douze départements, c’est le symbole de l’unité nationale, c’est le symbole de paix de partage donc c’est à ce seul prix que notre pays sera développé, notre pays sera unifié. Je demande encore une fois le bon choix c’est le logo Ggr. A la fin je demande au peuple béninois d’être serein pour que nos élections soient des élections pacifiques, des élections libres et des élections transparentes. Je crois que les cartes d’électeurs sont en train d’être distribués, je souhaite de tout cœur que tout le monde puisse disposer de sa carte avant le jour des élections.

Dernière modification lemardi, 02 mai 2017 05:38
Connectez-vous pour commenter
Retour en haut

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !