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Marie-Elise Gbèdo sur ‘‘Moi Président’’ : «Pourquoi démissionner ? On ne démissionne pas comme cela»

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Bonsoir madame, bonsoir mademoiselle, bonsoir monsieur qui a dit que la politique n’est pas une affaire de femme ? Ce soir dans la série des entretiens pour la course à la marina une amazone, c’est du moins comme ça qu’elle s’appelle.  Marie ElyseGbèdo elle est notre  invitée ce soir.L’amazone des temps moderne Me Marie-Elise Gbèdo candidate à la présientielle de mars 2016 sur le plateau de l’Ortb tv, présisement sur l’émission «Moi Président» de la campagne électorale. Ce vendredi c’est elle qui est à l’honneur dans votre journal. Voici, comme l’exige la tradition, le verbatim de l’émission.

Présentation

Née en 1954 à Mankono en Côte – d’Ivoire ; elle est la première femme candidate à une élection présidentielle  au Benin. Brillante avocate, elle fut  entre 1998 et 1999, ministre du commerce  sous kérékou, ardente défenseur des droits  des femmes et présidente de l’association des femmes juristes du Bénin, elle est nommée Garde des sceaux sous le régime de Boni Yayi et ministre de Commerce et d’industrie.  Participation infructueuse aux élections, 0,36 des suffrages en 2001, 0,31 en 2006 puis  0,41en 2011, l’amazone du Houénoussou  slogan en depuis 2001, estime que l’heure est venue pour les femmes au Bénin d’exercer le pouvoir.

Marie Elise GBEDO vous venez d’entendre mon collègue  est ce que vous aviez un complément ou un supplémentent  à faire au regard de cet aperçu biographique ?

Non pour cet aperçu je peux bien me contenter de cet aperçu qui est quand même assez ramassé, c’est bien ça me convient.

Alors, quelle est votre vision du Bénin  depuis 2001 jusqu’à maintenant,  qu’elle est le rêve que vous nourrissez de façon globale  pour notre pays ?

Pour notre pays, je pense pour développer ce pays, je pense  à ce que j’appelle les urgences, que nous avions conceptualisées en 5E de Marie Elise GBEDO qui fondent l’ossature de la première partie de mon projet de société et la deuxième partie, je dis malgré tout ce que nous faisons, il y a encore des priorités dont nous allons parler dans la deuxième partie, mais ce qui est de l’ossature qui est le plus vraiment important pour moi aujourd’hui, c’est tout ce que j’ai mis dans les 5E pour booster notre économie.

L’habitude de cette émission c’est de partir du politique pour arriver à l’économie et enfin, terminer par les questions sociales, mais  vous évoquez-là comme priorité pour vous,  comme premier axe important de votre projet de société des 5 E,  peut-être allons-nous commencer par les 5 E et puis après on pourra entrer dans les détails. Alors les 5E ça regroupe quoi ?

Voilà, ne vous inquiétez pas, parce que les 5 E regroupent aussi ce que vous aviez dit à savoir, aussi bien le politique, l’économique et le social.

On y va alors !

Les 5 E de Marie Elise, c’est d’abord l’Energie, L’Emploi des jeunes, l’Entreprenariat, l’Education et l’Environnement.

Marie Elise Gbèdo dans ces 5 E parlant de l’Energie vous promettez une autosuffisance à 100% aux Béninois !

Tout simplement parce que,  après analyse et tout ce que nous avions vécus dernières années avec la dépendance  énergétique que nous avions vis-à-vis  de nos voisins, l’énergie électrique est devenue un élément transversal pour le développement économique de notre pays.

Le problème énergétique ne l’était pas avant ?

Il l’était mais avec les problèmes de délestage  qui sont de plus en plus accrus, il n’y est plus question de faire de l’à peu près.

Marie-Elise Gbèdo, 100% d’autosuffisance en énergie qu’elle sera votre stratégie ?

Ma stratégie c’est que, j’ai demandé à savoir, nous sommes à combien aujourd’hui, puis que nous avons le délestage qui empêche la vie domestique des marchés, les entreprises etc… Alors, je crois savoir que aujourd’hui, nous sommes à 230 mégawatt et que le besoin du Bénin, c’est 350 à 400 mégawatt. Alors, que faut-il faire, nous avons un gap de 170 mégawatt pour qu’on se sente plus à l’aise et qu’on fasse marcher notre économie. Je me mets dans les urgences et là, j’appelle pour ce faire, les entreprises, les investisseurs nationaux et internationaux pour que très rapidement dans les années à venir c’est-à-dire des 2016 si j’ai la chance d’être élue mais c’est l’urgent des urgences

Mais madame Gbèdo, nous voulons savoir le modus  opérindi, première étape de votre stratégie ce sera quoi ? Deuxième étape sera quoi ? Troisième étape sera quoi ? Est-ce que vous balayez Maria Gléta ? Est-ce que vous-vous déconnectez de l’initiative Bénin- Togo? Est-ce que vous confiez toutes la stratégie a des privés nationaux ou étrangers ? Comment ça va se faire ? On veut savoir !

Je n’ai plus d’espoir sur Maria Gléta, faut pas se voiler la face. Mais depuis 2001, si vous prenez mon projet de société je n’ai pas arrêté de parler de Adjarala, d’après mes enquêtes on me dit que Adjarala peut nous faire 100 mégawatt et le reste j’ai l’obligation de travailler avec le secteur privé. D’ailleurs vous verrez que le secteur privé est au cœur de mon projet de société pour booster l’économie de ce pays.  Donc je ne vais pas laisser tomber ce qui se fait déjà, mais il faudrait que notre dépendance nationale soit affirmée même si nous avons déjà un deal avec le Togo ou avec les autres,  essayons nous-mêmes d’être totalement indépendants et l’autre sera un surplus pour nous. C’est pour l’économie parce que vous aviez vu les entreprises aujourd’hui souffrent si nous n’avons pas d’industrie, on n’apas l’étoffe industriel dans ce pays depuis, mais c’est parce que nous n’avons pas l’énergie suffisante.

Marie Elise Gbèdo,  vous évoquez le privé, quelle va être la base du partenariat comment ça va fonctionner ?

Vous savez que le secteur privé a besoin de l’Etat pour faire sa promotion, nous allons nous asseoir.  

Que faut-il faire concrètement puisque aujourd’hui, le secteur privé semble être pratiquement fâché contre l’Etat, contre le gouvernement, alors en ce moment-là, il faut les sécuriser.

C’est un secteur stratégique il faut le confier ce secteur essentiellement au privé ?

Non pas essentiellement au privé L’Etat aura également son mot à dire. c’est pour ça que je dis on doit s’asseoir, j’ai besoin d’investisseurs nationaux parce qu’il faut que on apprenne à impliquer nos hommes d’affaires, nos entreprises nationales dans les projets du gouvernement parce que sans secteur privé, il n’y a pas de croissance, sans secteur privé il n’y a pas d’emploi pour les jeunes. Moi je veux me mettre ensemble avec le secteur privé avec la part du gouvernement que nous allons former pour booster l’économie et donner de l’emploi aux jeunes. Mais donner de l’emploi aux jeunes, il me faut le tissu l’industriel qui n’existe pas vraiment dans notre pays ; donner la possibilité aux entreprises privées de se développer parce que seule l’entreprise privée est vecteur de croissance et d’emploi durable. C’est pour cela que je dis que l’énergie est l’élément central aujourd’hui, on ne peut pas continuer de nous amuser parce que ça va de mal en pis c’est pour ça que moi j’en fais le cœur le centre du développement de nos entreprises, de l’emploi des jeunes et du développement économique de ce pays.

On a en envie de s’étonner du fait que vous n’évoquiez pas par exemple les énergies renouvelables d’autant qu’on sait que tous les pays en voie de développement ont commencé par avoir des problèmes si on peut appeler d’énergie traditionnelle !

Dans mon projet de société je l’ai bien dit, j’ai bien dit que nous allons également explorer d’autres énergies renouvelables dont le solaire, verra ce que ça peut coûter, parce que ça coûte aussi chèr.

Pourquoi vous n’avez pas fait des études pour savoir ce que ça peut coûter ? Gouverner c’est quand-même prévoir !

Mais bien sûr on l’a fait et c’est dans le projet de société on l’a déjà évoqué et je vais même loin, c’est de prévoir pour les communautés rurales, un système d’électrification basé sur la biomasse et le solaire aussi, donc les propositions sont là. Vous savez, j’ai besoin d’avoir à mes côtés des économistes en a la matière,je vais m’entourer d’experts, parce que je ne sais pas ce qu’il y a là.

Vraiment la permettez madame Elise GBEDO vous ne voulez pas être sincère avec nous ?

Comment je veux pas être sincère avec vous quand vous dites que je dis que les  prévisions sont là, c’est quoi un projet de société, c’est une projection sur l’avenir et on ne sait pas encore tout ce qu’il y a là mais je vous le dis c’est la projection elle est là et avec les experts en a la matière, nous allons nous asseoir pour savoir quelle sera le coût effectif dans la réalisation de ce projet d’électrification suffisante et auto suffisante pour le pays

Passons à la deuxième étape Marie Elise Gbèdo, l’emploi des jeunes qu’aviez-vous prévu faire puisque que on sait très bien que la jeunesse estle dindon de la farce des acteurs politiques, en général, chaque acteur vient, propose des chiffres en milliers ou centaine milliers d’emploi, mais finalement pas grande chose que feriez-vous précisément ?

vous savez moi personnellement je dis, nous allons repenser cette problématique de la formation et de l’emploi des jeunes, comment ?Elaborer un plan quinquennal, où à partir de 2016, je me mets avec tous les acteurs de l’économie pour définir ce qu’il faut faire pendant ces 5ans et je vous dis, moi ma proposition c’est d’allier l’emploi des jeunes à la production,décréter 2O17 …qui sera l’année nationale de la production et pour pouvoir augmenter de 50% au moins  la production nationale. L’année qui va suivre…

 De quelle production parlez-vous ?

 De la production agricole, parce que nous voulons donner un autre visage à la fonction agricole, en faire un vrai… parce que quand on parle de l’agriculture à nos jeunes, j’ai compris qu’il n’ont pas vraiment envie d’y aller, or l’agriculture est l’avenir de notre pays, ils ne veulent pas y aller parce qu’ils se voient comme les paysans classiques en tenue déchirée…, le développement de l’entreprise agricole, en faire une vraie entreprise agricole pour pouvoir embaucher les jeunes , la production, la transformation locale également sur la deuxième année, il faudrait qu’on puisse transformer nos produits locaux, ce qui ne se fait pas et ensuite comme je le dis la compétitivité des unités de production on ne les a pas,  il y a pas de politique claire sur la façon dont on fait participer les jeunes à la politique agricole.  Moi je vais même loin, l’industrie agro alimentaire et c’est pour ça que je dis même encore que si je n’ai pas d’énergie suffisante je ne peux industrialiser, nous avons besoin du tissu industriel pour donner du travail à nos jeunes,moi je vais les envoyer dans ce secteur.

Vous voulez que je vous pose une question, les jeunes qui nous regardent en ce moment peuvent rougir et mêmeblanchir en fonction de leur teint,de savoir par exemple que  vous évoquez l’ agro-alimentaire ou la production agricole et autres de savoir qu’il y a de grosse entreprises  qui leur  font peut être une sorte de concurrence déloyale et ils sont nombreux sur la terrain et vous disent quand nous produisons nous n’avons pas beaucoup de moyens et les entreprises qui sont sur la place vendent moins cher que nous, or, nous, en alliant  nos facteurs de production et notre coût de revient,nousne pouvons pas vendre au prix aux quels vendre les entreprises, comment voulez-vous qu’ils puissent s’en sortir ?

Ils vont s’en sortir parce que au niveau de la fiscalité tous les jeunes qui voudront se mettre dans ce secteur d’activité bénéficieront d’accompagnement fiscale et ça il faut s’asseoir pour le définir et donc tous ceux qui sont prêts à faire de l’auto-emploi, il faudrait forcément les accompagner et également alléger toutes les procédures administratives qu’il faut pour les aider devant le fisc parce que ce problème existe aussi.

Vous allez leur distribuez des millions et vous  ne serez plus en mesure de les récupérer après, comme ça a été le cas pour d’autre ?

Je ne le ferai jamais, c’est pour ça que moi je ne mets pas dans ce créneau et je n’ai pas arrêté de le dire, le gouvernement, l’Etat n’est pas créateur d’emploi durable, vous avez vu aujourd’hui,on prend les jeunes pour le stage qui dure une année et il n’y a rien qui en sort.C’est pour ça que je dis, que je travaille en symbiose  avec les entreprises locales pour aider ces jeunes-là.

Alors quelle stratégie comptez vous mettre en place pour réduire  l’importation qui tue la production locale au Bénin ?

Absolument et toujours ce problème  récurrent que nous vivons, nous avons notre voisin du Nigeria à côté, le Nigéria dit  Béninois produisez et moi je vous achète tout, mais dans la conscience de nos opérateurs économiques, c’est toujours ce qu’on appelle l’achat-vente tout de suite c’est pour ça que je dis il faudrait que l’Etat s’assoit avec les vrais entrepreneurs.

Il y a de faux entrepreneurs ?

Moi ceux que je n’appelle… pas vraiment du faux,c’est pas négatif, c’est ceux qui font du « socha-doucha », c’est-à-dire on va acheter quelque chose on vient le revendre, on a l’argent tout de suite et on ne pérennise pas l’entreprise. Or nous avons besoin des vrais nationaux qui veulent réellement aider le gouvernement à résorber les jeunes qui sont malheureusement au chômage.

Marie Elyse Gbedo, vous parlez du 3ème E  qui est l’entreprenariat, mais  finalement on a envie de faire la différence entre l’entreprenariat et l’emploi des jeunes, est-ce qu’il y a une différence fondamentale pour vous et sur quelle base vous opérez cette différence ?

La différence est que nous avons besoin de renforcer de développer les entreprises. On en a pas vraiment, et surtout ça se crée et elles ne sont pas viables, elles meurent trop vite .Que faire pour qu’elles ne meurent pas trop vite qu’on puisse le pérenniser donc il faut encourager la création des Pmi, des Pme et aider toutes entreprises pour l’artisanat.

Elles  sont nombreuses qui sont là,   vous avez fait le point vous-même des statistiques, c’est des milliers qui existent déjà,  mais qu’est-ce qu’on en fait c’est ça la question, si vous demandez d’encourager, d’encréer, alors que celle qui existent n’ont pas les facilités de survivre et même de prospérer et pourquoi faut-il encourager d’en créer indéfiniment ?

C’est pour cela que je dis-moi ma politique sera une politique inclusive de dialogue permanent avec ces entreprises, mieux les orienterpour qu’il y en ait pas beaucoup et qui ne savent pas comment écouler leur marchandises.

Quelles sont les secteurs dans lesquelles vous allez les orienter puisque vous parlez d’orientation si les Pme et Pmi se mettre en place quelles sont les secteurs ?

Vous savez,  le service au Benin n’existe pas, moi je rêve pour le service parce que j’ai su que le Bénin est un pays de transit, l’artisanat on peut bien créer des entreprises  pour booster aussi notre tourisme et là je vais jusqu’à parler également de la culture , les entreprises culturelles a développer, ce n’est pas développer et mettre à disposition de toutes ses entreprises les besoins réels,  c’est pour ça que je dis si moi je viens je m’asseois avec tous les secteurs.

Vous avez été ministre de la culture  de l’artisanat et du  tourisme  et vous parlez maintenant de façon normative alors que vous aviez été dans l’action déjà qu’est-ce que vous aviez fait en ce moment ?

Vous savez le ministre est là pour exécuter le programme de société de son chef  qui est le président de la République.Il n’est pas sûr que lorsque vous faites certaines propositions de développement, qu’on vous suive.

Mais il est de notoriété que Mathieu Kérékou, quand même laisse mains libres d’une certaine manière à ces ministres !

Vous savez j’ai quitté le gouvernement de Mathieu kérékou depuis 15 voire 17 ans mais je ne comprends pas que jusque-là, l’embarcadère d’Abomey Calavi ne soit pas chose faite pour booster le tourisme par rapport à Ganvié, mais moi j’en ai pleuré, on avait beaucoup de choses à faire jusqu’ à ce que je parte mais j’ai vu que tous mes successeurs, jusqu’à ce jour n’ont pas été capables de mettre sur pied cet embarcadère, c’est un exemple parmi  tant d’autres ça fait partie d’ailleurs de ce qui m’a poussé à vouloir être chef d’Etat parce que j’ai compris que, quel que soit mon envie,mon désir  d’avancer on peut m’arrêter à un niveau en me disant tu ne peux pas. Mais qu’est-ce que je peux faire je m’écrase. C’est pas parce que j’appartiens à un gouvernement que  si le chef de l’Etat dit ça c’est pas prioritaire, je vais m’entêter !

On revient rapidement au quatrième E si vous voulez bien

Le quatrième E c’est l’éducation globalement pour ce que je mets c’est la réforme du système éducatif.

Pour le nouveau programme par exemple les programmes d’étude d’approche par compétence !

Rien n’est totalement mauvais et rien n’est totalement beau  on constate qu’il y a des failles.

Qu’est-ce qui est mauvais  dans ce programme d’étude ?

Oui l’approche par compétence n’est pas  mauvaise,c’est à l’application peut être qu’il y a mal donne, l’approche par compétence ne veut pas dire de laisser tomber  un système d’éducation plus proche de nos réalités. Qu’est-ce que je veux dire par là les enfants aujourd’hui, on a enlevé de l’approche par compétence tout ce qui est relatif à la citoyenneté ou civique pourquoi ?

Les enseignants vous rétorquent que non !

Moi je leur dit si, parce  que le résultat est là et l’approche par compétence n’ a pas donné également le résultats qu’on attendait puis que il y a un  laxisme, ce qui fait que tout est bâclé,même par rapport à la compétence, est-ce que c’est  la politique gouvernementale qui a fait que… l’homme qu’il faut à la place qu’il faut n’a pas été non plus, ce qui fait que nous avions des problèmes de politisation à outrance de notre système éducatif où les hommes pour qu’il faut pour appliquer cette réforme ne sont pas là !

Et vous allez nommer les enseignants au ministère de l’enseignement ?

Je ne mettrai pas au ministère de l’enseignement beaucoup d’enseignants. Je mettrai des expèrts en éducation.Les enseignants n’ont qu’à rester à leur place, ce qui est dommageable, il suffit d’appartenir à la mouvance comme on dit chez nous et c’est là que nous avons beaucoup péché, on vous enlève d’une école et on vient vous mettre dans le ministère où vous ne faites rien, vous n’aviez pas l’efficacité qu’il faut, moi je dis non. Les enseignants n’ont qu’à rester dans les écoles, continuer à recevoir la formation  qu’il faut pour élever leur niveau d’accompagnement des enfants .

Marie Elise Gbedo ils vous regardent,  vous les acteurs publics vous venez à la télé faire de beaux discours, vous prenez des frais de mission, vous bouffez le gâteau national et eux ils sont dans la  craie cent élèves en face, ils ne gagnent que leur maigre salaire eux aussi ont envie de vivre comme vous, conséquence, ils viennent dans les ministères !

Je ne suis pas d’accord c’est pour ça, quand ils viennent dans les ministères ils ne travaillent pas parce que nous on ne travaille pas, donc ils viennent s’asseoir là, il faut une réforme de l’administration publique parce que  ça aussi a été mon constat.

A ce niveau-là vous allez faire quoi ?

Mais on va s’asseoir et on va le faire parce que il y a un programme de réforme de l’administration publique, mais la politique, c’est ça qui nous a tué, l’incursion de la politique dans l’administration où on ne met pas l’homme qu’il faut à la place qu’il faut tout simplement parce que on appartient à la mouvance,  au serail  de chef de l’Etat…

Que proposez-vous pour que l’homme qu’il faut ne soit pas à la place qu’il faut ?

Renseignez-vous sur la façon dont moi j’ai géré mes ministères, parce que je peux dire que par rapport au président de la République  j’ai eu des ministères.

Vous avez bien géré des femmes puisse que vous faites le combat des femmes

Des femmes compétentes attention, des femmes compétentes à leur place parce que on les a reléguées à une place qui n’était pas la leur et  je n’ai fait que rendre justice à ces femme-là  qui ne m’ont pas déçu et qui ont travaillé mais,  au-delà de cela, Marie Elise n’a pas nommé un frère, une sœur, un cousin ou quelqu’un qui n’a pas de la compétence.  J’ai toujours travaillé avec les ressources humaines de la maison et moi je ne fais pas de cadeau renseignez-vous et on vous le dira avec moi c’est la compétence et je pense que dès lors que j’ai déjà fait  cette expérience à un petit niveau je deviens présidente de la République, d’ailleurs tout le monde le sait ce sera l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

J’ai pas le sentiment Marie ElIse Gbèdo puisse que chaque fois vous dites que vous allez vous asseoir donc vous ne serez pas  une présidente qui décide, qui tranche,  mais une  présidente qui aura trop de synthèses et vous  seriez obligé Ed’attendre que les experts viennent peut-être un peu la tourner en bourrique avant de prendre une décision !

Je parle toujours de la participation inclusive avec les gens avec qui je vais travailler, je ne connais pas tout, je n’ai pas honte de dire que je ne connais pas tout je suis une juriste et si  vous me mettez dans mon étoffe de juriste, je peux vous sortir tout sans soucis mais par rapport à l’économie et tout le reste j’ai besoin de travailler avec tout le monde pour le développement de ce pays et user des compétences de tous ceux qui m’entourent.

Restons sur ce registre de l’éducation,  que pensez-vous du programme de la gratuité de l’enseignement ?

La gratuité est une très bonne chose mais je crois que ce qui fait défaut,  c’est les mesures d’accompagnement pour que l’enseignement qu’on veut donner par rapport à la gratuité ne souffre pas de manque.

Qu'est-ce que votre programme propose par exemple dans ce sens ?

Mais je continuerai dans la gratuité mais en redressant les choses, les mesures d’accompagnement qu’on doit donner aux établissements à  tant la mise à disposition à tant des ressources pour  gérer cette gratuité et parce que vous avez vu  les établissements se plaignent de ne pas recevoir  à tant les ressources pour gérer l’enseignement.

Combien vous réservez par exemple à ces établissements dans le budget pour accompagner la gratuité ?

Pour la gratuité il faut au moins une  bonne trentaine de pour cent de notre budget national pour commencer, c’est comme ça moi je vois les choses 30%du budget de façon effective à mettre à la disposition parce que l’éducation est le socle aussi du développement de notre pays.

Parlons alors du 5ème E l’Environnement et l’assainissement

Je prends l’environnement comme un problème de santé publique, vous avez vu aujourd’hui on a beaucoup de mal  avec les déchets solides, les inondations quand nous avions des grandes pluies tout et tout et je dis-moi tout de suite je pense surtout, je crois qu’on n’as pas  une grande usine de traitement de nos déchets solides et de recyclage, traitement-recyclage pour l’agriculture parce que on peut en faire beaucoup de choses de valeurs de richesses dans le traitement et c’est pareil pour les eaux usées parce que je crois savoir que le Benin n’utilise que 3% des ressources en eau de ce pays les 97% autres sont évaporés  vont dans la mer on ne les canalise pas pour pourvoir les traiter.

Parlant de mer qu’est-ce que votre programme prévoit spécialement dans le cas de la lutte contre l’avancée  de la mer qu’est-ce que vous prévoyez fait dans ce sens.

C’est que il y a des actions courageuses à entreprendre mais on n’a pas le courage parce que on a peur des populations, on a peur de l’électorat  vous savez très bien  que aujourd’hui si Cotonou  est face à tout ça, c’est parce que nous sommes mal logés là où il faut et l’avancer de la mer fait que il faudrait peut-être voir dans quelle mesure délocaliser Cotonou.

Vers quelle localité ? Et quelle ville par exemple ?

Mais nous allons à l’intérieur du pays  à partir d’Abomey-Calavi jusque-là on peut dégager Cotonou et nous réinstaller  à l’intérieur  pour que on ne soit pas un beau jour envahi pas la mer. Regardez malgré tout ce que on est entrain de faire pour empêcher l’avancée de la mer on a l’impression que ça ne marche pas on nous a mis des spécialistes  des pays bas , je crois etc  et  le problème demeure.

Marie Elyse Gbèdo, pendant que le gouvernement qui est en place qui est finissant  construisait les villas Censad, on ne vous a pas entendu par exemple, votre voix pour vous exprimer, une sorte de désolation ou d’opposition, c’est pas prudent qu’on ait construit ces villas au bord de la mer et les bâtisses continue là !

Vous seriez tonnez qu’ ce que j’aidis au début, si vous travaillez avec le chef qui son gouvernement qui vous a normé il n’est pas sûr que vos désirs sera toujours prise en compte     

Mais vous avez la capacité de la parole !

Mais vous voulez que je vienne à la télé dire que au conseil des ministres je me suis opposé à tel et tel chose et ils ont fait, mais non je comprends on me donne des explications et je comprends.

Cela peut pour vous amener à démissionner !

Pourquoi démissionner, on ne démissionne pas comme ça.

Vous êtes complice alors de politique ainsi important c’est juste une parenthèse

Il y a pas de problème, je sais assumer mes responsabilités, ça ce n’est pas le problème mais je peux vous dire que je fais partie de ceux qui se sont même opposés à la construction du Palais des Congres sur la plage, puisse que au nom du tourisme je me suis dit, il ne faut pas qu’on mette du ciment sur la plage mais je n’ai pas été suivi, si la voix de la majorité passe quand vous-vous faites votre proposition…

 Sur quel canal Vous avez manifesté votre désapprobation

Qu’est-ce que je viens de dire, je sors du conseil des ministres je suis solidaire  de la politique gouvernementale,  vous voulez que je sorte pour dire que tout le monde m’a battu ?

Nous avons pris le temps de parler de vos 5 E que vous avez dit, c’est l’épine dorsale de votre projet de société, alors on a très bien vu que vous avez abordé ces 5 E de façon transversale mais je suis sidéré moi par le fait que la santé n’apparait que sous les espèces d’une relation un peu timide avec l’environnement pourtant la santé dit-on avant tout et pourtant Marie Elyse Gbèdo… !

La santé si vous voyez mon projet de société, vient dans ce que j’appelle encore des priorités, parce qu’il faut renforcer le système sanitaire de notre pays. La santé est bien, là mais dans les priorités pour l’assurance maladie pour nos populations, c’est très important parce que  lorsque vous faites votre enquête tout le  monde n’a pas un accès facile aux hôpitaux, aux médicaments même lorsqu’on nous parle des génériques, les moyens ne sont pas là parce que pour ça je propose même que on revienne à la création d’une pharmacie spécialement pour les hôpitaux comme on en avait eu dans ce pays pour doter des hôpitaux en médicament essentiel  pour faire face aux besoins de nos populations.
 
Alors quand vous avez fini d’évoquer la question de la santé sous ses espèces, on voit  très bien que il y a des médecins qui sont formés au Bénin et que nos centres hospitaliers n’ont pas de médecins spécialistes dans la plupart des  régions de notre pays, à cet égard que voulez-vous faire ?

Voilà si vous voyez dans toujours mes priorités, j’ai parlé de la diaspora, nous allons réorganiser le système sanitaire par le biais des Béninois de l’extérieur, donc les médecins qui sont à l’extérieur, pour éviter que l’on puisse évacuer sanitairement nos populations  qui ont bien des personnes malades à un coût trop élevé pour notre pays alors que nous n’avons pas cette spécialisation, comment ensemble avec les Béninois de l’extérieur qui sont déjà bien structurés, comment voir avec ses médecins le retour progressif de nos médecins et d’autre…
 
Parlant de personnel sanitaire, que comptez-vous faire pour limiter les débrayages dans le monde sanitaire, est-ce que votre projet de société  prévoit de salaire, de prime et tout, est-ce que vous avez prévu quelque chose ?

Oui j’ai prévu quelque chose, ça il faudrait revoir tout le système sanitaire. Mais après le serment d’hypocrate, je pense que, quel que soit ce qu’on peut reprocher au gouvernement, il n’est pas bon que les agents de santé laissent les malades mourir pour leurs primes.

Vous allez leur enlevez ces primes ?

Je n’ai jamais dit ça mais au-delà de ça il y aura toujours des problèmes avec le gouvernement pour des revendications légitimes mais il faudrait que les comportements changent et il faudra donc une formation pour les agents sanitaires pour dire que lorsqu’on s’est engagé pour faire un métier et il y a des problèmes il ne faut pas faire mourir les autres pour ça.
 
Marie Elyse Gbèdo, on va profiter du temps qui nous reste pour aller en live comme on le dit et vous allez être très précise pour des questions que nous allons vous poser, profitons de cette question de la grève pour évoquer les reformes politiques. Vous savez après la commission Ahanhanzo Glèlè il y a eu la commission Gnonlonfoun, parmi les propositions  faites dans la perspective de la révision de la constitution, la commission Gnonlonfoun propose par exemple une sorte de suppression  du droit de grève qu’est-ce que vous vous proposez à cet égard-là, qu’on enlève  à tous les agents du service public le droit de  grève, face aux Béninois directement dans la camera que feriez vous ?  

Je ne vais pas me lever et trancher si je devais trancher, c’est comme dans le domaine de la justice et aussi dans le domaine de la santé, parce que ça va de pair et c’est de ressources humaines qui subissent négativement ces grèves et comme je ne voulais pas trancher, se sera encore une affaire du dialogue, je propose donc déjà qu’on canalise juste à un certain niveau il faudrait que la grève s’arrête, ça se passe déjà au Canada. Au canada lorsque, il s’agit de grève, c’est le parlement qui demande, qui nomme le médiateur pour régler les problèmes. Dans cette condition, on demande aux  travailleurs d’aller travailler et le médiateur le fait et ils ont l’obligation  d’arrêter en ce moment là parce que il y aura des sanctions c’est le système au canada.

Question pratique, est-ce que vous allez revenir sur la loi qui interdit aux douaniers de faire de la grève puisse que vous dites que c’est a un certain niveau qu’est-ce que vous allez faire en ce moment ?

Je le ferai parce que je dis au lieu de refuser, d’interdire, on les laisse commencer mais la condition est qu’il y ait de service minimum, ils peuvent faire grève quand il y a service minimum, mais quand il y a pas service minimum alors là on arrête les dégâts et on s’en tient peut être à un médiateur.

Et quand les revendications sont légitimes ?

Il y a toujours des revendications légitimes, il n’y a pas de revendications illégitime, mais il faut savoir raison garder car lorsque la vie de nos concitoyens est en jeu , il  faut pas les laisser mourir parce qu’on a pas reçu sa prime. C’est pour ça je dis que, arrivé à un certain niveau,  quand on voit que ça  ne va  plus et que il y a dérapage, alors là, il y a une  loi qui va leur interdire en ce moment  T d’arrêter et les négociations vont continuer il vont reprendre le travail.

La maison justice a combien de pourcentage de corrompus, combien avez-vous dit ?

Rires ! Non ben écoutez vous savez…

Non vous allez juste répondre à ça et je pose  ma question après.

Non le pourcentage euh…rires ! Il n’ya pas de pourcentage je n’ai pas plus que ça. Mais il y en a, il y en a, c'est-à-dire que il ne faut pas ce voiler la face. Il y a des dysfonctionnements et il ne faut pas les cacher. Moi quand j’en parle c’est pour que ça change. Il y a des dysfonctionnements, Il y a des brebis galleuses partout.

Que faire Marie-Elise Gbèdo que faire ? On a envie de savoir que faire par rapport à la maison justice ?

Appliquer les textes, si nous avons une loi sur la corruption c’est pour que cette loi soit appliquée. Si on attrape quelqu’un, que ce soit dans le domaine de la justice ou ailleurs on applique les textes. Parce qu’il faut mettre fin a l’impunité Tant qu’on ne mettra pas fin a l’impunité ça ne s’arrêteras pas. Appliquons les textes c’est le premier défis pour le développement de notre pays appliquons les textes.

Pendant que vous dites ça, est-ce que vous ne comprenez pas vous-même qu’ils ont trop de travail, les magistrats et qu’ils vont subir évidemment la pression des acteurs politiques et aussi des groupes économiques et ça dépend d’abord des recrutements et surtout  la possibilité dans la reforme de  dessaisir  le président de la République de sa présence dans le corps de la magistrature Marie Elyse Gbèdo !

Mais depuis 2001 c’est carrément d’actualité si vous prenez mon projet de société de 2001, c’est dedans.

 Je ne l’ai pas vue dans celui de 2016 !

Mais oui  à l’époque où ça délaissait pas, vous avez peut être 10ans parce que en 2001, vous êtes tout jeune  vous aviez peut être 15 ans et vous n’êtes pas intéressé par ça, mais je dis si vous le voyez…

Pourtant dans le projet de société 2016  ce n’est pas dedans

Il y est je suis désolé donc vous m’aviez lui en diagonal, l’indépendance de la justice il faut que je le renforce et surtout la non immixtion de l’exécutif, l’indépendance vis-à-vis de l’exécutif et plus de nomination du président de la cours suprême.

C’est un principe général est-ce que vous, Marie Elyse Gbèdo, vous êtes pour que le chef de l’état ne fasse plus partie du conseil supérieur de la magistrature,  pas seulement la nomination du président ?

Evidement je l’ai écrit c’est là dans mon projet de société il ne sera pas président du Conseil supérieur de la magistrature puisque j’ai vécu l’expérience donc je l’ai proposé relisez mon projet de société ça y est.

Marie Marie Elyse Gbèdo vous êtes contre la révision de la constitution  ou pour la révision de la constitution ?

Je suis pour la révision de la constitution, on va pas se voiler la face, il y a des articles de  cette constitution qu’il faut amender.

Laquelle ?

Je prends tout de suite la Haute cours de justice

Qu’est-ce que vous allez en faire ?

Moi je propose que ça soit une institution Ad‘hoc c’est-à-dire, c’est quand il y un problème qu’il faut se retrouver et que les magistrats qui sont à la cour constitutionnelle vont se réunir pour juger, c’est-a-dire il y aura des périodes pour cette haute cours de s’installer et de régler les problèmes que ça ne soit plus une cour permanente, je l’ai toujours voulu comme ça. Même si elle est Ad‘hoc les procédures pour juger, les  juges ne changent, pas qu’est-ce qu’elle pourrait faire ?

Si la procédure pour envoyer par exemple les ministres à la haute cour de justice ne change pas et que les députés peuvent jouer de la politicaillerie  pour que ça traine, à ce moment-là comment-est ce qu’on peut faire ?

Il y aura une reforme a ce niveau-là, moi seule je ne peux pas vous le dire parce qu’il y a plusieurs acteurs pour penser la reforme de la haute cour de justice et la rendre performante. Parce que chaque fois je me dis mais comment ce fait-il que même en  France lorsqu’un grand agent public de la trempe de Sarkosy peut se faire poursuivre sans problème, donc il y a un  problème à notre niveau qu’il faut s’assoir avec les juristes et trouver, il faut trouver solution.

Vous êtes pour le retour aux juridictions ordinaires pour juger les ministres

Je suis pour honnêtement, je peux vous dire, je suis pour, parce que ça coûte quoi, lorsque vous êtes soupçonné de quelque chose, allez vous expliquer, lorsque vous ne vous reprochez rien, mais les juristes sont là pour étudier et examiner votre dossier et vous déclarer innocent ou coupable. Moi je suis pour parce que ça ne peut pas continuer comme ça, on va pas faire des ministres des êtres supérieurs non ?

Alors qu’est-ce que votre projet prévoit dans le cas de renouvellement du mandat du président de la république

Je n’ai rien dit la sur, parce que ce qui se passe aujourd’hui ne me cause aucun problème, renouvellement du mandat de toute façon, par rapport  à l’âge  c'est-à-dire on  ne sautera pas le verrou là hein, alors je reste traditionnellement campé sur le mandat de 5 ans renouvelable, une seule fois.

Est-ce que la position des femmes, la discrimination positive des femmes devra désormais faire partie de la constitution ou qu’est-ce que vous allez en faire , vous allez continuer par en parler dans l’Afjb ( Association des femmes Juriste du Benin ) ou faire dans l’espace publique ?

Nous avons fait un travail qu’on a remis à la commission des lois par le truchement de l’ancien Président de l’Assemblée National pour étoffer l’article 26 et au lieu d’avoir 4 articles seulement pour les fonctions administratives et la parité on met tout sous l’article 26 qui énonce le problème de légalité homme et femme et au moment de la révision de la constitution on en parlera aussi. Il faudrait qu’on nous les amende et que l’article 26 sois un ensemble beaucoup plus homogène par rapport au droit de la femme et la participation de la femme aux prises de décision et dans les fonctions  publiques

J’ai abordé également la formation des femmes pour leur permettre de prendre des avantages, de se rendre beaucoup plus remarquable dans les instances de prise de décisions surtout au niveau local !

Oui au-delà parce que j’ai dit par rapport aux femmes  des zones rurales et des zones périphériques, les femmes pauvres,  je parle d’un autre visage de la micro finance au plus pauvre et là je dis, c’est des groupes qui bénéficierons du crédit, on va les aider dans l’ouverture des marchés et l’écoulement de leur produit. Mais mieux lorsqu’on va les aider à avoir suffisamment de ressources pour se prendre en charge mais il faut les initier également à la politique.

Combien vous leur promettrez pour les prêts de micro crédit ?

Quand elles font un groupement de 50 femmes 2000000 n’est pas si mal  parce qu’elles seront solidairement des responsables femmes pour générer des fonds et rembourser facilement et il y aura plus de solidarité

Très rapidement sur la culture qu’es ce que vous pensez faire ?

Moi j’ai toujours pensé au théâtre national à mes temps, parce que il n’y pas de structures pour permettre aux artistes d’évoluer et de s’épanouir, il faut qu’on arrive a créer ce théâtre pour leur permettre et après pourvoir les envoyer…, le gouvernement va pourvoir les associer par exemple, je fais un déplacement et je l’ai fait lorsque j’étais ministre de culture et du tourisme, je partais toujours avec des acteurs culturels dans ma délégation pour aller montrer le visage du Benin, montrer ce que nous savons faire et ce que nous avons culturellement.

3 millards sont réservés pour accompagner la culture vous pensez augmenter la cagnotte ?

On ira à 5milliards

Excusez moi sur quel base vous parlez de 5milliards, vous avez évoqué  30% tout à l’heure c’est quand même surprenant pour une juriste de commencer par évoquer, sur quel base Marie Elyse Gbèdo ?

Sur l’intérêt national et surtout par rapport au budget qui est trop petit par rapport à la culture, il faudrait que le budget soit plus consistant à la culture.

Combien vous réservez pour la culture désormais en dehors du Fonds d’aide que vous élevez à 5milliards ?

Je ne donnerai pas de chiffre comme ça

Très bien on sent bien que Marie Elise Gbèdo vaut  entre les chiffres et les non chiffre en tout cas quand il le faut mais les téléspectateurs, les citoyens qui nous suivent ont besoin de savoir quel est votre logos, quel est votre positon sur le bulletin unique, que Marie Elise Gbèdo nous dise un mot à ce sujet.
(Expression en langue nationale)

Marie Elise Gbèdo on est au terme de cette émission, les  52 minutes sont vite parties, vous présidente première réforme au soir du 6 avril 2016 ?

Energie, énergie, énergie, j’ai l’obligation de travailler sur ce secteur,  la reforme doit porter en urgence et priorité sur ce secteur.

Plus de délestage avec Marie Elise Gbèdo !

Pus de délestage, c’est ça mon rêve pour ce pays et ça va se réaliser.

Dernière modification lesamedi, 01 avril 2017 21:43
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