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Doloris Toudonou sur ‘’Président d’un Jour’’ : «Porto-Novo mérite son titre de capitale du Bénin mais...»

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Porto-Novo, la ville capitale. Nous sommes à Adjarra, quartier Yêvié. Votre rubrique ‘’Président d’un jour’’ dépose ses valises dans la maison Toudonou. Effilée, le teint noir, les cheveux coupés, elle revint des études ce samedi 24 mars 2017. Dans son salon, l’équipe de votre journal l’attendait patiemment. Malgré les griffes de la faim et le délicieux plat de riz déjà apprêté, elle a d’abord choisi de se soumettre à nos questions. Elle, c’est Doloris Jerry Toudonou. Et c’est à elle que le verbatim de ce jour doit son histoire.

Matin Libre : Conçue pour permettre aux élèves de s’exprimer sur la gestion de la chose publique, votre rubrique donne aussi l’occasion aux dirigeants de s’imprégner des difficultés que vivent les plus jeunes afin de prendre en compte, dans la mesure du possible, leurs propositions. Depuis donc décembre, ‘’Président d’un jour’’ écrit son livre. Si, toute l’étendue du territoire national y est concernée, ce n’est alors pas un hasard que la cité aux trois noms nous reçoive. Et c’est le Collège d’enseignement général (Ceg) I qui est à l’honneur sur ‘’Président d’un jour’’. Doloris Jerry Toudonou y est, en effet, élève en classe de 2nde C. Fille aînée d’une famille de trois enfants, elle a 14 ans. Son père, Hyppolite Toudonou  et sa mère, Amélie Adandé, sont respectivement, enseignant et Sage-femme d’Etat. Doloris raffole du riz accompagné de la sauce d’arachide avec du poisson. Ecouter de la musique nigériane, se balader avec ses camarades, restent ses loisirs. Fidèles lecteurs, bienvenue dans le compte rendu complet et fidèle de notre entretien avec la présidente Toudonou!

D’entrée, madame la présidente, pourquoi la série C ?

La présidente Doloris Toudonou : J’ai choisi la série C parce que mon objectif c’est de faire la gestion des banques. Je vois que, aujourd’hui, notre économie n’est pas bonne. On ne gère pas notre économie comme il le faut. Notre économie aujourd’hui est mal gérée. Il y a la corruption et puis dans les banques, les salaires ne sont pas remis comme il le faut. Elles enlèvent des pourcentages. Elles vont enlever mais elles exagèrent. Pour que l’économie soit ce qu’elle doit être, il faut que tout le monde ait un boulot. Au Bénin, le secteur économique m’intéresse parce que je compte gérer l’économie béninoise.

Vous pensez pouvoir offrir du travail à tous ceux qui sont dans le besoin?

Au maximum, on peut le faire. On peut créer des associations de fabrication, former des gens par exemple dans l’artisanat. Aujourd’hui, on n’a pas les moyens pour satisfaire à tous nos besoins.

Madame la présidente comment trouvez-vous Porto-Novo en tant que capitale du Bénin?

Porto-Novo mérite son titre de capitale du Bénin mais, bon, à Porto Novo, il n’y a pas de routes, il y a trop de creux. Dans certains quartiers, il n’y a pas de courant. Certains quartiers sont attractifs. Il faut construire des routes à Porto-Novo, électrifier tous les quartiers, et organiser des journées de salubrité pour que la ville soit au moins attractive.

Un mot sur l’enseignement madame la présidente

Il y a certains enseignants qui n’expliquent pas le cours comme il le faut. Ils n’ont pas le niveau qu’il faut.

Humm! vous, vous avez remarqué que les professeurs n’ont pas le niveau qu’il faut!

Oui. Aussi, il serait mieux qu’on finisse les cours à 15h. Quand on finit à 19h, il y a souvent des bagarres qui se produisent entre élèves, entre les membres de l’administration. L’enfant qui sort aussi à 15h, aura plus de facilité à apprendre ses leçons parce que quand on sort à 19h, le temps ne suffit pas pour apprendre les cours. Quand on prend le secteur de l’enseignement, avant, on avait beaucoup de professeurs qui sont des vacataires mais aujourd’hui, on a beaucoup de titulaires. Les professeurs, quand ils étaient vacataires, ils ne prennent pas le soin de nous expliquer le cours, ils sont pressés et on ne comprend pas le cours comme il le faut mais, maintenant qu’ils sont titulaires, ça va.

Ah! ça alors! madame la présidente de l’enseignement à la santé, qu’elles sont vos observations?

Aujourd’hui on n’a pas les hôpitaux de référence comme il le faut. On n’a pas beaucoup d’agents de santé qui sont qualifiés. Aussi, ils font des grèves et beaucoup de personnes meurent. Pour mettre fin aux grèves dans le secteur de la santé, on peut…Aujourd’hui, ils sont en train de réclamer des primes, on peut leur attribuer ces primes-là. On peut leur accorder les ¾.

La culture, on en parle aussi sur ‘’Président d’un jour’’

Le secteur culturel… Aujourd’hui, beaucoup de Béninois ne s’intéressent pas à la tradition. La tradition aujourd’hui ne compte plus pour eux. Nous ne mettons pas en valeur ce que nous avons comme héritage. Par exemple notre habillement.

(Rire) Vous et moi sommes en robe-là!c’est tout sauf le pagne, c’est tout sauf traditionnel. Est-ce à dire que nous ne valorisons pas notre tradition ?

La qualité des pagnes aujourd’hui n’est pas bonne.

Puisque vous parlez de la valorisation de notre culture, qu’est-ce qui explique votre préférence pour la musique nigériane ?

Moi j’aime les musiques nigérianes parce que les sons qu’ils émettent dans la musique, c’est intéressant chez moi.J’aime pas trop leur musique au Bénin. J’aime les musiques béninoises qui parlent de ce qui se passe.  J’aime ‘’Maman’’ de Miss Espoir (elle fredonne Ndlr); j’aime aussi Zeynab. La plupart des artistes béninois chantent pour chanter.

Que faut-il donc faire pour donner vie à la musique béninoise?

Pour redonner vie à la musique au Bénin, on peut organiser des soirées. On peut dire aux artistes béninois de faire l’école de musique pour se former avant de commencer par chanter parce que beaucoup d’entre eux, ne savent pas chanter.

Votre mot de la fin madame la présidente

J’aimerais dire à tous les Béninois de se patienter parce que ce qui se passe actuellement dans le pays n’est pas trop intéressant. On est dans une, je ne vais pas dire qu’on vit dans une misère mais, nous sommes en route. Talon à dire de se patienter dans deux ans. Mais, dans deux ans, beaucoup de personnes peuvent mourir.  Il faut vite faire les choses.

Cyrience KOUGNANDE

Dernière modification levendredi, 31 mars 2017 06:33
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