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Zul-kifl Salami sur « Moi Président » : « On peut faire dire à une loi tout ce qu’on veut »

Zul-Kifl-Salami

Mesdames mesdemoiselles et messieurs bonjour, 52minutes c’est long et c’est court à la fois, long parce qu’il faudra au candidat que nous recevons  aujourd’hui d’avoir du souffle et de l’énergie pour tenir en haleine les électeurs de la première minute à la dernière. C’est court également parce qu’il lui faudra se livrerà un exercice de synthèse pour profiter au mieux du temps qui lui est imparti alors que nous en sommes persuadés, son projet de société, il pourrait en parler toute la journée. Le candidat que nous recevons pour vous a un visage qui est bien connu, de l’ensemble des béninois puisqu’il y a déjà quelques années, il a sollicité leur suffrage pour diriger ce pays. Il s’agit de monsieur Zul-kifl Salami. Monsieur Zul-kifl Salami bonjour,

Présentation

Zulkifl Salami est incontestablement de la tranche de ces hommes toujours au premier plan des affaires. Il est important de souligner qu’il a entamé ses études secondaires au Cours secondaire protestant de Cotonou, où il a été sans interruption, major de sa promotion, un trait caractéristique de jeune premier de la personnalité de cet hommes aussi bien dans les études supérieures que dans le domaine l’économie et dudéveloppement où il en sortira donc titulaire d’un Phd de l’université de Californie, c’est aux Etats Unis. Sa spécialité, les questions économiques dans les pays africains. C’est donc à juste titre qu’il a occupé successivement les fonctions de gouverneur de la banque mondiale, de la banque africaine de développement et celui de coordonnateur de la banque islamique de développement. Des expériences qui lui ont valu donc certaines connaissances du monde arabe qu’il met au profit de son pays le Bénin, en termes de mobilisation de ressourcesfinancières. Des qualités également reconnues au plan national puisqu’il a été successivement ministre du plan puis ministre d’Etat chargé de la planification et du développement aux côtés du président Mathieu Kérékou. Ses admirateurs soulignent sa rigueur, sa grande culture de l’excellence, et ses qualités de négociateur et le qualifient même de soldat du développement ; et c’est ce soldat qui veut sauver le Bénin comme l’indique son slogan que nous découvrons à travers son projet de société.

Mr Zul-kif Salami, vous dites et c’est votre slogan qu’il faut sauver le Bénin est-ce que ça signifie pour vous qu’actuellement,  notre pays est en danger ?

Je vous remercie, je vous remercie également pour cet accueil qui est totalement chaleureux et je tiens également à féliciter nos collègues de la Haac de mettre une organisation efficace en place afin que nous pussions réussir une étape essentielle du processus électoral à savoir, nous adresser à travers les médias au peuple béninois. Votre question est très pertinente. Au moment de déposer ma candidature pour l’élection présidentielle de 2016, j’ai eu une conférence de presse, et au cours de cette conférence de presse j’ai été péremptoire, très clair concernant mon option. J’ai dit que je veux sauver le Bénin ce qui justifie bien sur l’objectivité, la rationalité de votre question. Le Bénin, souffre de beaucoup de maux a l’heure où nous sommes et  le tout premier, est le leadership vous savez, les chinois disent et c’est Mao Tse-tung plus précisément, que le poisson pourrit par la tête. Ce slogan ne s’adresse pas nécessairement à celui qui est là physiquement mais a tout un système. Le leadership mérite d’être redressé, renforcé, rendu plus efficace dans notre pays et  c’est le pré requis du développement. Lorsque le leadership n’est pas efficace, le corps social ne suit pas et l’un des principes fondamentaux,le tout premier d’un leadership efficace, c’est que le leader gouverne en montrant par l‘exemple ; exemple d’équité, exemple de justice, exemple de compétence. Le vrai leader est un fédérateur des différentes couches de la nation ou d’une organisation. Permettez-moi de me référer à ce qui nous est très cher, je veux parler des livres saints, Jésus christ a vécu comme un véritable leader parmi ses apôtres. Il a montré le chemin, il a montré la voie de la simplicité et de l’amour. Le prophète Mohamed a démontré son altruisme, son amour pour son peuple, sa fraternité pour les créatures de l’humanité. Ça,c’est les traits distinctifs du leadership et si je suis président de la république, j’en donnerai la preuve dès le premier jour.

Comme l’a dit Georges Amlon, le Bénin est donc en danger selon et vous venez un peu comme un médecin pour sauver ce pays pour le guérir de ses maux c’est ce cela?

Exact

Dites-moi si je vous demandais de comparer le Bénin d’aujourd’hui à celui que vous avez participé à conduire aux côtés du général Mathieu Kérékou, qu’est-ce que vous me diriez ?

Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est le jour et la nuit, le président Mathieu Kérékou c’est un leader, un leader né. Vous savez le leadership ça s’acquière. Le leadership également peut être un don, il peut être inné. Kérékou sans avoir un doctorat, une agrégation est né leader. J’ai eu le privilège et la chance de ma vie d’avoir été détecté très tôt par le général Kérékou. Lorsque j’ai terminé mes études supérieures, je dirai sa juste en passant je suis trois fois ingénieur ; ingénieur des mines, ingénieur du pétrole, ingénieur du ciment et docteur en économie. Kérékou m’a  détecté très tôt  et ce qu’il est important de signaler en disant que Kérékou m’a détecté très tôt parce que je dis que c’est un leader, c’est que je ne suis pas du village de Kérékou. Moi je suis yoruba du sud et Kérékou est un fédérateur de compétence donc un leader a toute de suite détecté une perle. Il m’a pris à l’âge de 26 ans et m’a confié des responsabilités très élevées. Alors  cette comparaison donc que vous voulez que j’analyse que je pose me donne à croire que Kérékou a vraiment été un leader un grand leader pour ce pays et son leadership a une certaine humilité.

Alors ce mal profond dont souffrirait notre pays Zul-kifl Salami à quel moment vous le situez ? Après les régimes de Mathieu Kérékou, c’est cela ?

Après le régime de Mathieu Kérékou vous savez il y a eu deux périodes dans la vie politique de Kérékou. Il y a eu la période révolutionnaire puis la période démocratique.

Et vous étiez des deux périodes il  faut le rappeler.

Exactement, justement parce que Kérékou a conscience de mes talents,de mes dons, de mes qualités et où que je sois, il cherche toujours àm’avoir plus ou moins dans son environnement. Et je saluts son âme que Dieu lui accorde la miséricorde. C’est dire du coup pour répondre à votre question que le mal dont nous souffrons à mon avis, est intervenu après la période de Kérékou. Parce que Kérékou incontestablement, que ce soit pendant la révolution ou pendant l’ère démocratique, a toujours su impulser à ce pays la bonne direction. J’ai dit que le leader doit gouverner en donnant l’exemple.Kérékou a donné l’exemple de justice et d’équité de fédération des compétences des différentes couches de la nation, surtout Kérékou avait un rêve.  C’est d’unifier ce pays du nord au sud, d’est à l’ouest et ça,c’est le trait distinctif de Kérékou et d’un bon leader. Rien n’a été parfait, la perfection est du ressort de Dieu mais il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Kérékou on ne peut pas le réinventer c’est Dieu qui l’a créé ainsi.

Alors quel est votre rêve à vous Zul-kifl Salami?

Mon rêve c’est de faire de ce pays un îlot de prospérité et une référence à l’échelle du continent. Ilot de prospérité naturellement dans le domaine économique et pour ça j’ai tout ce qu’il faut comme ingrédient comme qualité. Mon parcours déjà en lui-même est déjà une référence qui doit pouvoir rassurer les béninois. Lorsqu’on veut gouverner le Bénin, la première chose et la première évidence qu’il faut donner, c’est ce qu’on appelle en Anglais le … Quels est votre bilan sur le fond de la gestion du développement ?  C’est capital car le Bénin ne fera pas un saut dans l’inconnu, il ne fera plus un saut dans l’inconnu. Celui qui veut le suffrage des béninois, je m’excuse de le dire, doit pouvoir donner la preuve de son expérience dans la gestion du développement de ce pays. Je veux acheter ce que je connais, je vais acheter ce que je connais. Donc je ne vous donnerai mon mandat qu’à condition que je sache que vous avez donné vos preuves sur le plan du développement. Car au fait qu’est ce qui intéresse les béninois c’est le développement économique et social, c’est la prospérité pour chacun et pour tous. Moi Zul-kifl Salami, j’ai déclaré au moment de ma candidature, et j’ai déjà mon plan stratégique en tête. Ce plan stratégique a une vision, c’est assurer la prospérité individuelle et collective des béninois.

Nous viendrons justement a ce plan stratégique dans un instant mais je voulais vous demander si c’est votre vision, votre rêve que représente le logo que vous avez devant vous et que je vous demande de bien vouloir montrer à la camera en même temps que vous pourriez peut-être nous l’expliquer.

Voici mon affiche, celle-là qui,à partir du vendredi, circulera dans tout le Bénin, sera sur tous les panneaux.Il est marqué mon nom docteur Zul-Kifl Salami, Fanaco,c’est notre parti, le Parti national africain du congrès et puis ma priorité je veux sauver le Bénin.

D’où le soleil et la lune ?

Le soleil et la lune,très exactement madame. La lune c’est le témoignage des ténèbres, le soleil c’est l’éclosion du jour. Alors dans nos traditions et dans toutes les langues du Bénin, on dit ceci : aussi longtemps que durera la nuit, le soleil finira un jour par s’élever. La lune symbolise la nuit, nous y sommes. Le soleil symbolise le jour, on y arrivera très bientôt.

Alors nous y arriverons Mr Zulkifl Salami en déclinant un certain notre de point de votre projet de société et au plan politique une chose vous tient particulièrement à cœur, c’est ce que vous appelez la bonne gouvernance. Dites-nous.

La bonne gouvernance évidemment c’est quelque chose d’absolument fondamentale.    La gouvernance d’une manière générale c’est la manière d’administrer une communauté, la manière d’administrer naturellement une nation. On parle de bonne gouvernance comme on parle de mauvaise gouvernance,c’est par voie de conséquence. La bonne gouvernance doit reposer d’abord sur le comportement mêmedes responsables. Le comportement est un indicateur absolument significatif et symbolique.

Et quel comportement doit avoir le responsable ?

Un responsable doitavoir un comportement d’humilité vis-à-vis de ses mandants, vis-à-vis de ses administrés. Il doit avoir à cœur la culture du droit, la culture de l’état de droit. Les pays qui ont réussi sur cette terre dans l’histoire contemporaine sont des pays qui ont encré la culture du droit dans leur gestion de l’activité quotidienne. Le cas le plus significatif est Singapour. Lee KuanYew le père fondateur du Singapour lorsqu’il a pris sa retraite, il a quitté les affaires et a accordé une interview à un célèbreé conomiste français.  La question qui a été posée est la suivante : Mr Lee Kuan Yew si vous devez résumer en quelques mots les raisons du miracle économique de Singapour. Il a répondu c’est très simple,j’ai créé un Etat de droit. J’ai tout simplement créé un état de droit parce que dans l’Etat de droit les règles du jeu sont simples et claires.

Oui mais comment y arriver Zul-Kifl Salami ?

C’est unetrès bonne question madame. Il faut d’abord éduquer, éduquer et éduquer le corps social. Montrer que le droit balise le parcours, le droit crée l’environnement et chacun connait les règles du jeu. Chacun connais ses obligations et bien sûr ses droits. Lorsqu’un tel environnement est créé, balisé à partir de la formation, une formation rapide et intensive de tous le corps social, alors chacun sait exactement à quoi s’en tenir  et la règle du jeu aidant, le pays avance.

Mais on peut dire M Zul-Kifl Salami que notre pays ne manque pas de règle pour autant nous avons une constitution, nous avons des lois, nous avons beaucoup de textes, qu’est-ce qui manque d’après vous pour instaurer  cet état de droit ?

Vous avez posé la bonne question. Le comportement, le comportement de l’individu dans la gestion de la chose publique, dans la gestion des affaires vis-à-vis des autres. Le comportement est absolument, fondamental.  Et ça a été le maillon manquant tout simplement. Les règles sont là, les institutions sont là d’accord mais le comportement des individus. Qu’est-ce que Montesquieu a dit ? Les lois lorsqu’elles sont faites, leur mise en œuvre et leur efficacité dépendent de ceux qui en ont la charge. On peut faire dire à une loi tout ce qu’on veut. Nous avons en matière d’investissement ce que nous appelons la stabilité de la loi, la stabilité juridique. Lorsque vous signez un accord avec un investisseur, l’investisseur voudrait s’assurer que la loi qui prévaut au moment de la signature de l’accord, la loi de la convention d’établissement ce n’est pas une loi qui,aux yeux du dirigeant, va évoluer avec le temps. C’est à dire que la mauvaise humeur du dirigeant aidant,la loi est changée. Aucun investisseur ne viendra dans un environnement d’incertitude juridique. Les lois peuvent être là mais ceux qui ont la charge de les appliquer seront les meilleurs avocats de la crédibilité de ces lois.

Alors Zul-Kifl Salami si je vous comprends bien, vous président vous voulez créer un Benin de type nouveau. C’est cela ?

Très exactement un béninois de référence, un béninois qui soit un modèle à tous égards, modèle sur le plan économique à savoir la prospérité individuelle. Le béninois aura tout ce qu’il lui faut, modèle sur le plan social, la fraternisation, l’aversion pour le régionalisme ; modèle par ce qu’il est croyant car rien ne peux se faire sans la foi. La foi nous l’avons mais nous ne l’exploitons pas de manière optimale.

Dites-nous M Zul-Kifl Salami comment est-ce qu’on décline cette idée là, ce concept que vous dénoncez et que chacun sait.  Comment le décline-t-on de façon pratique ? Comment arrive-t-on à changer l’homme béninois ?

Pour changer l’homme béninois il n’y pas de miracle, il n’y a pas de recette miraculeuse, il faut donner l’exemple.

L’exemple c’est vous.

Le leader doit donner l’exemple d’abord le comportement de façon générale, c’est dire exemple de justice, exemple d’équité, exemple d’humilité. Un leader dispendieux, un leader qui dépense à tout va  ne peut en aucune manière charrier le cortège social vers la bonne direction pour que le pays avance. Le leader doit faire preuve d’humilité, il doit être parcimonieux.

Et l’exemple c’est vous.

Mais naturellement l’exemple c’est moi et je le démontrerai avec d’autant plus d‘efficacité à l’avenir que les béninois me feront confiance en m’accordant leur suffrage pour la magistrature.

Ce que vous dites Zul-Kifl Salami peut prendre du temps, or quand on lit votre programme vous dites que vous êtes foncièrement pour un mandat unique.

Très exactement cela peut paraitre paradoxal, là vous allez sur un autre registre bien sûr, et d’abord je vais peut-être manquer de modestie, je suis un homme très rapide dans les prises de décisions, très rapide dans le travail. Moi dès le premier mois beaucoup de choses vont changer dans le pays, dès les premier mois. Souvenez-vous lorsque le président Kérékou m’a nommé ministre d’Etat après quatre ans de négociation, je le dis pour l’histoire,après quatre ans de négociation, il voulait absolument que je revienne et je disais au général : mon papa je ne veux pas revenir laisse-moi à Djedah. Mais avec la fidélité et la loyauté que j’ai pour mon général,j’ai fini par accepterde l’aider.Voilà le contexte inconnu de ma nomination comme ministre d’Etat. Si donc il m’a adulé autant que ça, s’il a tout fait pour que je revienne,il sait pourquoi. Parce qu’il sait ce qu’il recherche. Lorsqu’il m’a nommé ministre d’Etat pour revenir à votre question sur la rapidité avec laquelle je mettrai en œuvre tout ce qui peut permettre au leadership de s’incruster dans la vie de mon pays, lorsqu‘il m’a nommé ministre d’Etat, dès la première semaine,  j’ai organisé à l’hôtel Bénin Marina, un séminaire de tous les cadres nationaux sur la gestion du développement et plus précisément sur la gestion des projets. J’ai le souvenir de quelqu’un qui a dit mais comment ce ministre c’est un ministre professeur ? Parce que j’ai dirigé le séminaire moi-même. Pourquoi ? Parce que c’est l’exemple, c’est le chef lui-même qui parle et il parle en fonction de ses expériences, et il parle en fonction de ses convictions.

Oui mais on parle de la gestion d’un pays quand même.

Non ! Je le ferai d’abord au niveau de mon gouvernement et le gouvernement c’est les apôtres des ministres. Ils vont disséminer la bonne nouvelle après avoir reçu la connaissance, après avoir su ce que c’est que le leadership, la bonne gouvernance, le comportement et son rôle dans la gestion des affaires de la cité. Ils iront tout simplement donner, annoncer la bonne nouvelle au peuple béninois. Tout ceci peut se faire en un mois. J’ai l’habitude d’être très rapide…

Par le biais de la formation…

Oui c’est cela. Par le biais de la formation, formation tous azimuts  des cadres nationaux, des cadres moyens, des étudiants à l’université, des femmes c’est extrêmement important ce sont nos mamans ; elles nous ont portées, elles ont encore un rôle central à jouer dans  le développement du pays.

Mr  Zoulkif Salami,

Je reviens sur le mandat…

Oui

Vous m’avez dit le mandat unique, bien sûr je l’ai mis dans mon projet de société je veux un seul mandat. Un seul mandat pour complètement nettoyer le pays, mettre de l’ordre, arrimer le Bénin sur la voie du développement de façon irréversible, créer un état de droit et j’aurai fini ma mission. Et surtout lorsqu’on sait ce qui s’est passé ces derniers temps le seul fait d’avoir la possibilité d’un deuxième mandat c’est ça malheureusement qui créé toutesces manipulations, ces tripatouillages auxquels nous avons assistés pourquoi ? Parce que le leader a simplement eu envie d’avoir le deuxième mandat. Donc l’idée d’un premier mandat est salutaire pour le peuple béninois et nous ne sommes pas du tout novateurs dans ce domaine. Les philippines dans l’histoire la plus contemporaine, ont donné le ton,après plus d’une vingtaine d’années de gestion du président Marcos, gestion autoritaire, autocratique, dictatoriale, le peuple philippin a compris qu’il fallait changer la donne et la constitution philippine aujourd’hui, donne simplement un mandat unique de sept ans. Moi je ne demande pas sept ans, mais c’est un mandat unique c’est le plus important.

Vous abordez notamment dans votre projet de société la question de la gestion économique et le développement et vous mettez un accent particulier sur la croissance quand n’est-il exactement Zu-Kif Salami ?

Très bien ! Justement j’ai l’habitude de dire si quelqu'un a l‘ambition légitime d’être leader du Bénin, de gouverner le Bénin, de conduire les destinées de ce pays, la première question qu’il sied de lui poser en toute objectivité, mais qu’est-ce que tu as fait pour le pays sur le plan du développement pour que moi Béninois j’ai la certitude qu’en te confiant le gouvernail, tu vas l’utiliser à  bon escient, c’est la toute première question. Moi je réponds d’emblée, mon parcours est là.  J’ai construit le Bénin toutes les grandes infrastructures de ce pays portent ma signature. Si  je vous dis par exemple que je suis le père de la Sonacop,  vous serez surpris. J’avais 26 ans quand j’ai créé la Sonacop, le père de la Sbee, j’avais le même âge au premier conseil des ministres des Tp, des mines et de l’énergie du capitaine Achadé, paix à son âme, j’ai créé la Sbee. Nangbéto, le barrage est ce qu’il y en a jamais eu deux ? Non… jusqu'à ce jour un seul.

Mr Zul-Kifl Salami parlez-nous de la croissance quelle est son importance pour vous dans le modèle économique que vous préconisez ?

Merci beaucoup ! La croissance économique est absolument fondamentale. La croissance économique permet de générer la richesse monétaire et cette richesse à travers une politique d’équité, de redistribution de revenu national dans le tissu économique, vous réalisez la justice sociale. Les ingrédients de la croissance, les ressorts de la croissance les plus … bien sûr,c’est l’investissement. Et au sujet de l’investissement,il faut avoir la capacité de mobiliser des ressources surtout externes, d’opérer des réformes internes sur le plan fiscal par exemple et aujourd’hui le Bénin doit compter sur ses propres forces, mais également sur la possibilité de mobiliser des ressources massives pour transformer l’économie béninoise.

Des ressources qui nous viendraient de l’extérieur.

Absolument et à ce sujet, je le dis sans fausse note et sans manquer de modestie, je suis absolument capable d’aller chercher l’argent ou ça se trouve sur cette terre. Où se trouve l’argent ? Mais les plus grosses ressources aujourd’hui se trouvent dans les pays du golfe, chez les souverains, chez les rois, les émirs,c’est eux qui détiennent la fortune mondiale. Et moi j’ai la capacité de parler au roi d’Arabie Saoudite, à l’émir du Koweït, je les connais, je parle leurs langues, donc il n’y aura pas de barrière. Lorsque je dis que le Benin je vais en faire un îlot de prospérité, c’est bon pour vous, c’est bon pour nous.

Très bien ! Alors on connaît vos capacités de fin négociateur,  mais  la  tendance  aujourd’hui Zul-Kif Salami, est la mobilisation de ressources au plan régionalà ce niveau-là que feriez-vous ?

Mais nous faisons partie de l’Uemoa,nous faisons partie de la Cedeao nous seronstrès actifs au niveau de ces institutions, d’abord améliorer leurs gouvernances, améliorer leurs résultats, améliorer leurs capacité de générer effectivement des ressources pour l’ensemble de la communauté. Ces ressources naturellement seront utilisées pour financer la croissance économique qui nous revient et le bien-être social. Alors la questionse pose de savoir est-ce que c’est la source privilégiée pour nous de financer le développement de notre pays ?Parce que vous allez dans le marché de l’Uemoa ils émettent des obligations,des obligations à des conditions que l’on connait des conditions extrêmement dérivantes, avec une activité qui n’est pas très longue. Non tout en respectant Union Monétaire ouest africaine et en disant une fois encore une fois que je vais militer, parce que j’ai déjà été membre pendant longtemps, du conseil des ministres pour améliorer son efficacité, mais les vraies ressources, on les cherchera d’abord dans les pays du golfe.

Les ressources sont donc ailleurs c’est- cela ? Certains économistes que d’autres qualifient de révolutionnaires disent aujourd’hui que les pays africains se comportent comme un père de famille qui compte sur le voisin pour nourrir la sienne. Est-ce que ce n’est pas le cas quand on cherche coûte que coûte les ressources à l’extérieur ? Est-ce que vous avez d’autres sources de ressource que vous allez mobiliser ?

Mais naturellement il faut s’engager résolument dans la restructuration de l’économie et particulièrement  la fiscalité. La fiscalité est une niche lorsqu’elle est bien conçue, lorsqu’elle est bien expliquée, lorsqu’elle est assortie de ce qu’on appelle la discipline fiscale du citoyen, la fiscalité est une source privilégiée pour mobiliser les ressources. Cela me conduit à l’attitude des gouvernants vis-à-vis des opérateurs économiques. Les opérateurs économiques s’il faut donc leurs donner les facilités pour qu’ils continuent à travailler leurs activités àgénérer la richesse nationale. Lorsqu’une entreprise Pmi ou Pme marche, il est évident que le vrai responsable sera discipliné sur le plan fiscal. Donc cela va entraîner des recettes pour l’état ce qui permettra d’assurer la prospérité des béninois. Mais au-delà de cela notre richesse intérieure également, c’est les ressources humaines car quoiqu’il advienne pour réussir à mobiliser les ressources internes,il faut également que nous ayons des ressources humaines efficaces. Donc il faut renforcer les capacités de nos cadres, leurs capacités à gérer les finances publiques. C’est la condition à laquelle les ressources intérieures serviront de levier. Donc le rôle du secteur privé est absolument fondamental. Alors au sujet du secteur privé vous savez que c’est un secteur qui souffre aujourd’hui, il souffre énormément difficulté d’accès au marché bancaire, demande garantie impossible a réaliséer créer un accès facile au marché du crédit

Vous parlez des finances publiques mais vous mettez également l’accent dans votre projet de société que nous avons parcouru sur le secteur privé.

Vous avez parfaitement raison, le secteur privé est la locomotive par excellence de la croissance économique. Vous savez, l’homme d’affaires ne met jamais son argent dans un environnement d’incertitude, il ne prend pas les risques quand il n’a pas la certitude que l’argent qu’il place va générer un retour surinvestissements. Donc le rôle du secteur privé  est absolument fondamental. Au sujet du secteur privé, vous savez que le secteur privé souffre énormément, aujourd’hui, difficulté d’accès au marché bancaire, demande de garantie impossible à réaliser. Il faut créer les conditions d’un accès facile au marché de crédit pour le secteur privé. Cela peut se faire de façon interne, cela peut se faire également en partenariat avec les grands conglomérats internationaux. Vous savez quand Mandela est venu au pouvoir il a lancé ce qu’on appelle le« black empowerment ». C'est-à-dire nous accordons une priorité à notre secteur privé. Mais notre secteur privé pour qu’il soit le plus efficace possible pour créer de la croissance, doit également avoir la possibilité d’être en partenariat avec les autres entreprises du monde.

Mais le secteur privé chez nous Mr Zul-Kifl Salami et je suis sûr que vous le savez c’est beaucoup également l’informel. Alors comment fait-on puisque vous parlez de fiscalité, comment fait-on pour ramener cette masse qui constitue disons un équilibre de notre vie économique, comment fait-on pour la ramener sur les rails ?

Vous savez les gens n’entrent dans le maquis, vous connaissez le maquis ? Les opérateurs n’entrent dans le maquis que lorsqu’il y a ce qu’on appelle l’agression fiscale. La  politique fiscale c’est tout un ensemble on dit que les gros taux tuent les totaux, lorsque l’opérateur économique sait que la fiscalité va l’écraser l’écrase, et l’écrasera davantage, mais l’opérateur économiques va prendre le maquis. Il faut donner l’assurance par des reformes aux opérateurs économiques micro ou macro que l’environnement institutionnel, les lois de la république, les reformes économique et fiscales lui donnent toute la latitude de travailler à visage ouvert. L’une des premières choses que nous ferons, c’est de réunirtrès rapidement ce secteur privé, de poser un diagnostic sans part, des maux qui minent le secteur privé, que ce soit le secteur formel ou informel. Les solutions viendront d’eux mêmes parce que c’est eux qui vivent les difficultés, mais l’agression fiscale malheureusement pour répondre à votre question est le mal qui fait que  les gens vont dans le maquis et ils sont très nombreux.

Très bien et vous mettez un accent très particulier également sur l’agriculture comme facteur de développement  sur  votre projet de société que  comptez-vous faire à ce niveau ?

Notre territoire, mais nous avons de vastes terres, je revenais de Porga il y a quelques jours et j’ai encore admiré tout le parcours, le beau paysage, beaucoup de terres, des terres et de terres, des hectares et des millions d’hectares qui ne sont pas du tout exploités. Lorsque les investisseurs étrangers viennent,ce qu’ils nous disent mais peut-être pas très haut, ils disent mais, c’est du gâchis. Donc l’agriculture sera une priorité absolue et cela appelle des ressources,beaucoup de ressources extérieures d’abord, et moi je vous dis tout ce que j’ai comme possibilité pour intervenir auprès des grands de ce monde des détecteurs de fortune, je vais mobiliser énormément de ressources pour l’agriculture créateur d’emploi.

Qu’est-ce que nous faisons de façon concrète au plan de l’agriculture ? est ce qu’il faut diversifier, est-ce qu’il faut garder le cap du coton que nous faisons actuellement, quelles sont vos propositions de façon concrète ?

Ecoutez avoir la monoculture comme source principale dans le secteur agricole c’est un danger. C’est un danger déjà sur le plan économique. Vous avez d’emblée répondu à la question. Il faut diversifier notre économie agricole. Les spéculations sont nombreuses aujourd’hui si aux valeurs rendre sur le marché mondial l’anacarde, le coton, le café, le cacao, l’huile de palme, nous étions le premier producteur de l’Afrique, de l’huile de palme. Il faut diversifier, vous avez trouvé vous-même la solution. Mais diversifier pour diversifier non ! Diversifier à travers un plan bien conçu, un plan stratégique pour le secteur de l’agriculture et encore une fois des ressources financières massives.

Les infrastructures constituent également l’une de vos préoccupations alors vous président, pensez-vous multiplier les infrastructures? Ou est-ce que vous pensez qu’elles sont en nombre suffisant aujourd’hui.

Vous savez la Malaisie a toujours été citée comme une référence en matière de miracle économique au-delà du Singapour. Eh bien, la Malaisie qui a été une référence pendant longtemps en matière de stratégiemacro-économique a mis la réalisation des infrastructures au cœur de sa stratégie. Infrastructure en matière de transport, communication, port, aéroport, énergie facteur de production essentiel mais c’est là justement que nous allons mettre l’accent pour assurer un bon levier pour la croissance économique et assurer sa durabilité et cela appel des ressources. Les ressources pour que nous les ayons, cela suppose des relations de choix, de qualité, avec les détenteurs de fortune sur nous. J’insiste là-dessus.

Alors vous venez de parler de l’énergie et c’est un point noir dans le bilan des différents gouvernements qui se sont succédés. Vous êtes l’un justement et comment se fait-il que jusqu'à présent les uns après les autres vous n’ayez pas réussi à nous priver des délestages ?

Merci, j’apporte une nuance, vous avez dit, vous êtes l’un d’entre eux, c’est bien possible, c’est bien évident. Mais moi j’ai gouverné sous ordres, j’ai travaillé en sous ordre,lorsque vous me donnerai le plein pouvoir ça changeras la donne. Bien ! Cela dit pour répondre spécifiquement à votre question, mais le barrage de Nangbéto, qu’il a construit,c’est moi Zul-Kifl qui l’a construit. Je l’ai construit en assurant d’abord une mission de sensibilisation des bailleurs de fonds et en présidant la table ronde des bailleurs de fond à l’hôtel Benin marina dans la salle Grand-Popo. Le barrage de Nangbéto est-ce que jusqu'à ce jour, il ya eu un deuxième barrage ? Non ! Et j’ai réalisé ça en un temps record. Le financement, cela signifie quoi ? Cela signifie que si j’ai les pleins pouvoirs, je ferai nettement plus. Le barrage d’Adjara, l’énergie solaire qui est une énergie bon marché mais tout ceci ça permettra au Béninoisd’avoir accès à l’électricité en quantité mais surtout de l’électricité moins chère pareil pour l’eau.

Vous président de la république, plus de délestage alors, c’est ça ?

Plus de délestage et je le dis, je le confirme, j’ai construit Nangbéto je peux en parler. L’énergie solaire aujourd’hui c’est une référence pour avoir de l’énergie bon marché, permettre aux ménages béninois d‘avoir l’électricité sans vraiment avoir à payer des factures très lourdes. Cela veut dire que vous avez la capacité pour mobiliser des ressources pour réaliser rapidement les investissements nécessaires.

Est-ce que votre option c’est l’indépendance énergétique pour le Benin?

Non  seulement l’indépendance énergétique, mais nous allons exporter et réexporter l ’énergie dans la sous-région,  ça devient une source de création de richesse monétaire. Tout ceci touche également le social. La raison du développement c’est tout simplement l’homme. L’homme est l’alpha et l’oméga du développement. Le développement est fait par l’homme et pour l’homme donc la préoccupation essentielle  d’un chef d’Etat, d’un gouvernant c’est bien sûr le bien-être de la cellule sociale, le bien être tout simplement du Béninois et ce bien-être se décline en des paramètres très simples, l’écolage pour les enfants, on fera tout pour que les enfants ne paient pas les frais d’écollages.

La gratuité de l’enseignement.

Pas de l’intégralité, mais on fera tout pour que ce ne soit pas une charge insurmontable pour parents pareil pour les étudiants. Mais l’énergie moins chère ça compte pour le bien-être social, l’eau à disposition, c’est pareil tout ceci me conduit à la micro-finance car la micro-finance apparait aujourd’hui comme une source de financement extraordinaire pour assurer un mieux-être  social. Je l’ai démontré de manière éloquente et la dernière démonstration en date, c’est que nous avons approuvé au niveau de la Banque islamique de développement le 6 novembre dernier, trente milliards de franc pour le Bénin, je ne dis pas trois milliards, je dis bien trente milliards et ça également en passant c’est tout à l’honneur du chef de l’Etat, parce qu’il s’est impliqué personnellement dans le processus de micro finance. Rendons à césar ce qui est à césar et à Dieu ce qui est à Dieu. Mais moi j’ai été un instrument pour transformer l’essai, j’ai obtenu trente milliards pour le Bénin. Quand je serai au pouvoir mon objectif c’est deux milliards de dollars pour la micro finance ça fait exactement mille deux cent milliards de franc Cfa pour la micro finance, pour créer l’emploie pour les jeunes qui n’ont pas d’emploi, pour les femmes qui restent à la maison, qui n’ont pas de ressource financière pour générer de l’activité. Tout ça je le ferai parce que j’en ai la capacité, mille deux cents milliards, vous pouvez noter, ça fait deux milliards de dollars à l’heure actuelle et ça j’ai la capacité de le faire parce que je l’ai fait dans le passé, trente milliards pour la micro finance des Béninois.

Mr Zul-Kifl Salami vous disiez tout à l’heure que l’homme est la ressource essentiel mais pour qu’il soit cette ressource-là,  il faut qu’il se porte bien, à la fois dans sa tête et dans son corps, qu’est-ce que vous comptez faire, pour que l’homme béninois se porte bien ?

Bien, vous savez se porter bien, il y a une manière de décliner ce vocable. Ce porter bien d’abord dans sa tête et se porter bien dans son corps. Dans la tête je pense avoir fait un exposé sur le leadership, la gouvernance et j’ai mis l’accent sur la notion du comportement et d’exemple. Et deuxièmement sur le plan physique le secteur de la santé reste une des priorités d’un gouvernement responsable,  la raison est très simple,ce n’est pas du tout de la démagogie que de dire que bon voilà, on va travailler pour que les soins de santé par exemple soient gratuits ou que l’accès aux soins de santé soit très facilité, parce que la construction des infrastructures sanitaires, la formation des hommes, des médecins, des infirmiers, des sages-femmes non ! Ce n’est pas la démagogie par ce que c’est une réalité du  développement. Le développement est fait par l’homme pour l’homme, l’homme est l’acteur principal. Imaginez que nous voulions aller dans la production du coton vers cinq cent mille ou six cent mille tonnes par an. Mais les paysans,s’ils sont malades, s’ils sont cloués par le paludisme à la maison, comment voulez-vous qu’il contribue à la production ? C’est pour dire qu’il y a une passerelleintime entre le secteur social et le secteur sanitaire et le développement et la croissance. Donc nous mettrons l’accent sur le secteur de la santé.

Mais de façon concrète, comment comptez-vous faire pour rapprocher le plus de centre de santé possible à la population ?

Réaliser d’abord un plan sectoriel, construire des centres de santé, construire des unités village de santé pour rapprocher les populations des structures sanitaires. Former ensuite les hommes et cela appelle encore une fois beaucoup d’injections de ressource. Alors au-delà des ressources financières il y a également l’éducation de la masse. Moi à la Banque islamique de développement, vous savez j’ai toujours eu des fonctions éminentes, il y a un intranet un intranet à l’intérieur de la banque ou on nous projette de façonrégulière des thèmes sur l’hygiène. Donc nous allons également généraliser la santé publique éduquer les béninois dans les meilleurs comportements possibles pour ne pas avoir des malades et des bras valides qui ne contribuent pas à la croissance économique, à la génération de la richessemonétaire et finalement au bien être individuel et collectif.

Vous parlez beaucoup de formation, d’éducation et on se rend compte qu’il y a un peu chez nous hiatus entre l’éducation,  l’enseignement et puis la culture qui es la nôtre,comment vous opérez la jonction ?  

Ah la culture qui est la nôtre et l’éducation quel aspect de la culture ?

Et quelques fois elle est totalement extravertie.

Oui mais quel aspect de la culture ?

Toutes, puisque la culture est notre fondement alors comment vous faites pour que l’homme que vous éduquez se sente en harmonie avec ses racines ?

Il n’y a même pas d’antinomie, il n’y a pas de contradiction…notre culture d’abord ça fait partie de notre patrimoine et ce patrimoine a une valeuréconomique d’abord il faut commencer par l’entretenir, il faut montrer que ce patrimoine, c’est quelque chose qui mérited’êtrevalorisé et approprié par le masse et particulièrement la jeunesse. Dès cet instant lorsque vous éduquez cette jeunesse dans le secteur moderne, cette jeunesse sait à quel point elle doit incorporer dans son éducationles aspects les plus essentielles de notre tradition. Prenez par exemple nostradi-praticiens, les tradi-praticiens qu’on veuille ou qu’on ne veuille pas font partie de notre tradition, mais ce n’est pas du tout en contradiction avec la médecine moderne. Donc il y a toujours une façon de construire une passerelle entre nos valeurs traditionnelles qui nous sont très chères et la culture moderne d’éducation.

On ne doit pas les opposer.

Non pas du tout il n’y a aucune raison qu’on les oppose bien au contraire même ceux qui nous observent à l’étranger ont parfois une admiration qui n’expriment pas de façon ouverte  pour notre culture.

Est-ce que cela n’appelle pas par exemple une réforme de notre système éducatif ?

Le système éducatif en lui-même ce n’est pas du tout antinomique  par rapport aux vertus de notre culture traditionnelle. C’est à nous de savoir faire la passerelle pour comprendre que la culture c’est un acquis…

A quels point en terme de contenue ?  A quels niveaux fait-on exactement la passerelle ?

En termes de contenus, en termes de manifestation cela appelle encore une fois une connaissance approfondie de l’importance de ce patrimoine. Parce que ce patrimoine il ne faut pas le vendre à l’étranger sans en être nous-même convaincus. Je vous cite un exemple, les artistes sont là, les artistes constituent une composante fondamentale de la société. Il faut tout faire pour les mettre dans les conditions qui leur permettent de travailler de  manière optimale pour l’économie. Pourquoi ? Parceque leurs activités outre que sauvegardent de  la tradition à laquelle ils sont très attachés, mais contribuerà créer la richesse tout simplement. Et Dieu  sait les composantes de l’activité économique, c’est une composante qui n’est pas suffisamment exploitée, il faut absolument convoquer une assise, les étatsgénéraux du secteur artisanal et de la culture pour que on puisse en tirer le maximum. Vous savez quand on parle de culture on parle également de sport et moi je me suis amusé tout àl’heure à fouiller mes affaires, j’ai montré que quand je dis que je vais soutenir les sportifs, je sais de quoi je parle. Moi, je j’étais avant-centre à l’école nationale des mines de Paris. Me voici ici, donc quand je parle de sport de soutenir les sportifs je ne parle pas en l’air.

Vous étiez footballeur.

J’étais footballeur exactement footballeur donc j’ai pratiqué le football je sais de quoi je parle.

Vous connaissez cet univers.

Absolument  c’est à Paris, quand j’étais étudiant à l’école supérieure des mines de Paris.

Maintenant comme vous connaissez cet univers, comment faire aujourd’hui pour sortir notre pays de ce cercle vicieux où le sport peine quand même…

Ah oui, je vous je remercie de cette question vous êtes vraiment patriote. Vous savez ça me fait de la peine, de la peine quandje vois que nous ne sommes pas  à la Can, nous ne sommes pas à la coupe monde, ça me fait de la peine en tant que Béninois, le Togo à côté a été  à la coupe du monde. Alors quand j’y pense je dis absolument ça làc’est un secteur qui recevra la plus grande attention. Le sport de façon général le football en particulier car lorsque nousétions tout petit il y a le sport, le football, mais le Bénin a été respecté, était un pays très glorieux en matière footballistique. Les Boco Arthur, l’une de nos icones dans le passé, de nos idoles en matière footballistique.

Les présents ne le connaissent plus vraiment.

Je vous site le nom parce que je vous dis depuis l’enfance on avait une admiration folle pour le football. Le football a deux avantages, avantage économique ce qui est évident, mais surtout avantage en matière de prestige international du Bénin. Lorsque vous entendez qu’un pays va à la coupe du monde et ben, ça a des retombés immédiates sur l’image du pays. Et c’est ce qui fait que c’est pour une préoccupation et on fera tout pour que le Bénin reprenne ses lettres de noblesse et devienne l’une des équipes de référence non seulement en Afrique mais aussi dans le monde.

Vous président de la république, le Bénin pourra être à la coupe du monde,c’est ce que vous voulez dire ?

Mais très exactement.

Alors Mr Zoulkif Salami, si je vous disais de dire quelques mots pour que les téléspectateurs qui nous regardent, les auditeurs qui nous écoutentretiennent votre image et se disent au jour de l’élection, je mettrai mon bulletin dans l’urne pour ce Mr-là. Qu’est-ce que vous direz ?

En fait vous avez posé la question la plus essentielle. Moi je dirai auxélecteurs premièrement mon enveloppe c’est ça. La lune et le soleil regardeztrès bien mon emblème, c’est la lune et le soleil ici dans le point noir, ne l’oubliez pas chersBéninois,chères Béninoises, la lune et le soleil. Nous sommes à la phase de la lune donc il fait sombre, j’apporte le soleil moi Zoulkif Salami pour le Bénin. Le rayonnement du Benin et la prospérité, donc ne vous trompez pas. Mon numéroc’est le numéro 14, le numéro 14 sur le bulletin de vote. Je veux êtreprésident pour sauver le Benin, pour sauver ce pays. j’en ai la capacité.

Dernière modification lelundi, 20 mars 2017 04:57
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