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Dossier Hôtels Bénin Marina, Croix du Sud... : Koupaki dans un rôle très délicat

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Le ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la République met en jeu peut-être sa crédibilité dans le dossier relatif à la reprise de quatre établissements hôteliers par l’Etat béninois. Pascal Irénée Koupaki avait pendant longtemps eu la capacité de mettre de l’ordre dans le secteur hôtelier. Il n’a pu concrètement rien faire.  

Le gouvernement a décidé d’assainir le secteur hôtelier national. Lors du Conseil des ministres du mercredi dernier, l’Etat a prononcé la résolution des conventions de cession ou de gérance des quatre hôtels à savoir Bénin Marina Hôtel, Hôtel Croix du Sud, Motel d’Abomey et Hôtel  Alédjo. Selon le point fait ce mercredi par le ministre d’Etat, Pascal Irénée Koupaki, les opérateurs privés ayant pris le contrôle de ces hôtels devraient réaliser des programmes d’investissement, des projets de modernisation et ou d’agrandissement. Il a rappelé que Bénin Marina Hôtel a été cédé en mars 2004. Son concessionnaire, a-t-il poursuivi, avait pour obligation de réaliser un programme d’investissement sur une période de vingt-six (26) mois, en procédant à la rénovation et la  modernisation  du bâtiment existant, en construisant un bâtiment annexe avec cinquante-quatre (54) suites présidentielles et cent huit (108) chambres. Pascal Irénée Koupaki montrera par ailleurs que le cessionnaire de l’Hôtel Croix du sud qui a pris le contrôle de l’établissement depuis 2007, avait pour obligation de « raser l’hôtel dans un délai de douze (12) mois… et de réaliser des travaux de construction d’un hôtel quatre étoiles et d’un centre commercial moderne… ». Seulement pendant plus de dix ans les opérateurs privés n’ont pas cru devoir honorer leurs engagements. Durant plus de dix ans, aucune autorité sérieuse n’a pu taper du poing sur la table et engager une bataille contre le désordre déploré aujourd’hui. Pascal Irénée Koupaki n’a pu jamais évoquer ce sujet jugé pourtant important durant le long moment qu’il a passé dans plusieurs gouvernements de Yayi Boni. Ancien Premier ministre chargé de la Coordination de l’action gouvernementale, de l’évaluation des politiques publiques, du programme de dénationalisation et du dialogue social, il était au fait de la situation catastrophique décriée. Il avait les moyens et la capacité de nettoyer les écuries d’Augias.Adidjatou Mathys,ancienne ministre des Finances et de l’économie de Yayi Boni n’a pu, elle, non plus corriger le désastre qui non seulement met à mal le patrimoine de l’Etat, mais fragilise aussi le secteur hôtelier national. Lors du Conseil des ministres du mercredi dernier, AdidjatouMathys et Pascal Irénée Koupaki devraient se sentir bien embarrassés puisque leur silence sous le régime défunt pourrait être analysé comme une complicité. Le régime de la Rupture fait peut-être le grand ménage. Mais le Secrétaire général de la présidence, particulièrement lui, qui a été le numéro 2 de l’ancien régime devrait perdre sa sérénité puisque c’est sa gestion qui est ainsi remise en cause par la décision du Conseil des ministres. Or la majorité des décisions de la Rupture est dirigée contre la gestion du régime de Yayi Boni. Il n’est donc pas illogique de se demander si Pascal Irénée Koupaki et d’autres anciens ministres n’assistent pas depuis avril 2016 au procès de leurs propres actions.

M.M

Dernière modification lelundi, 20 février 2017 05:02
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