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Politique

Lancement des activités de l’Alliance des forces nouvelles dans le Zou : L’Afn, pour un engagement citoyen plus prononcé

politique

Une nouvelle alliance a vu le jour dans l’univers politique béninois : c’est l’Alliance des forces nouvelles (Afn). Le président de ladite Alliance, Alain Affédjou a procédé à son lancement officiel samedi 15 juillet dans le département du Zou.  C’était en présence des membres de la Coordination départementale de l’Alliance des forces nouvelles du Zou et de ses alliés ou sympathisants.

Pour le président de l’Alliance des forces nouvelles (Afn), Alain Affédjou, il était question au cours de la cérémonie de lancement, d’analyser la contribution de l’Afn dans la perspective du bien-être de tous et du développement durable du Bénin. Et pour planter le décor, Alain Affédjou s’est livré à une série de questionnements pour rappeler que le Bénin a démontré, par l’organisation réussie de la conférence  nationale de février 1990, qu’il était un cas exceptionnel, un pays de militants patriotes, un pays qui sait se rassembler pour préserver l’essentiel : « qui peut oublier l’historique Conférence des forces vives de la Nation de février 1990, qui a amorcé le processus démocratique du Bénin ? Qui n’a pas conservé le souvenir de ces journées de 1990, faites de tensions, de chocs des débats, et de ce dénouement intelligent, marque de la qualité des hommes et des femmes rassemblés au Plm Alédjo ? », s’est-il interrogé. Et à l’en croire, l’ouverture démocratique ainsi amorcée a induit l’absolue nécessité de relever le défi du développement, sans lequel février 1990 n’aura été qu’un mirage. Ainsi, dans l’état des lieux qu’il a dressé des lendemains de ces assises, Alain Affédjou relève que, de la liberté d’expression, liberté d’association ou multipartisme intégral, consacrés par la constitution découlant de ce conclave historique, le Bénin a malheureusement connu les excroissances de la démocratie à laquelle le pays n’était pas visiblement préparé. Dans son analyse critique, il a fait observer que des déviances ont fortement nui à l’émergence de véritables formations politiques, avec des militants impliqués dans la vie de leurs partis respectifs, des militants-cotisants, donc aptes à exprimer leur point de vue. L’Afn propose donc selon ses propos, une autre approche, un engagement citoyen, qui refuse ce système de mise sous tutelle des vies humaines par « les propriétaires » de partis. Et à en croire Alain Affédjou, un parti politique, dans un système démocratique, n’appartient à personne. C’est le patrimoine de tous ceux qui acceptent de s’engager au service exclusif de la nation. C’est dans cette optique qu’il inscrit l’Afn, qui se veut un rempart contre la ploutocratie et fonctionnera sur la base de principes bien définis.

Les principes cardinaux de l’Afn

Selon le président de l’Afn, adhérer à cette alliance requiert l’adoption des idéaux que porte l’Afn, « c’est accepter de prendre part à l’animation de la structure. Chacun peut et doit apporter son talent, sa capacité de travail et son écot (akoè)… Chaque membre est acteur du bien-être collectif. Ainsi, chaque militant se sentira responsable, fier et utile », parce qu’il choisit, en toute liberté et en toute connaissance de cause, les élus locaux et nationaux, en préservant son pouvoir inaliénable de ‘’faiseur de roi’’, a-t-il précisé. Le credo l’Alliance peut donc résumer en ces quelques mots : « Osons, osons nous engager, osons parler, et surtout osons travailler ». Il en appelle donc à une conscience citoyenne, responsable et bien éclairée et à la mobilisation générale de la jeunesse, Alain Affédjou exhorte pour finir, à repenser  la politique de développement, notamment,  celle des localités, qui, selon ses propos, devrait faire appel aux initiatives citoyennes, sans recours à un messie providentiel.

Thomas AZANMASSO

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Nicéphore SOGLO : au-delà des partis

nicephore-soglo

Après plusieurs séances et rencontres à Houawé et ailleurs sur le plateau d'Abomey, il ressort ce qui suit :

- Une grande comparaison.

En effet, les difficultés du pouvoir actuel conduit par le Président Patrice TALON sur le plateau d'Abomey s'apparentent bien à celles du pouvoir du Président Nicéphore SOGLO sur le même territoire quand ce dernier était aux affaires (ndlr 1991-1996). Le Président Nicéphore SOGLO avait dû faire face à certaines difficultés de fait du comportement de certains de ses frères. Il a été victime d'une situation très compliquée qui a donné les résultats que nous connaissons. Aussi, de par sa propre expérience,  il se doit d'éviter à son fils adoptif, le Président Patrice TALON, les mêmes difficultés.

Le rôle du Président Nicéphore SOGLO

L'image du Président Nicéphore SOGLO commence à subir quelques égratignures au sein de l'opinion. En dépit de cette donne, sur le plateau d'Abomey et partout au Bénin, l'unanimité est faite sur son rôle sans précédent pour le développement du pays. Cette reconnaissance va au-delà des frontières du Benin. A présent, cette expertise doit être profitable à tous les Béninois du Nord au Sud. Qu'on soit militant RB ou pas, on doit pouvoir bénéficier des conseils du Président Nicéphore SOGLO.

Pour qu'il en soit ainsi, le président Nicéphore SOGLO devra sortir des rôles partisans pour aller au-delà des partis politiques.  

Nicéphore SOGLO, selon nous, est la personnalité sur laquelle le peuple  devra compter en cas de conflits pour avoir satisfaction. Il ne peut et ne saurait être la source d'un quelconque conflit.

Nous nous organisons pour aller en discuter avec lui. Une cérémonie de grande reconnaissance à sa personne est en préparation sur le plateau d'Abomey. Il le mérite. Mobilisons-nous pour cette cérémonie.

Ben Aligbonon

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Dessous du retrait de la licence à Bbcom : Le silence qui confirme l’acharnement politique

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Dans le quizz politique béninois il va falloir apprendre désormais à relier le 4 avril au 2 août pour mieux décoder certaines décisions du Conseil des ministres. La décision de révocation de la licence d’exploitation des fréquences Gsm accordée à Bbcom en 2007 pour une durée de dix ans et prorogée de cinq ans supplémentaires est un cas d’école. En effet, au regard des éléments du dossier et surtout du mutisme pesant des acteurs ayant été à la fois juges et parties, il est plus qu’évident que l’ultime sanction infligée à Bbcom n’est autre que  la matérialisation des mesures de rétorsion contre le promoteur de l’entreprise Issa Salifou qui a dû avoir la « mauvaise inspiration » de contribuer à faire du 4 avril 2017 la journée sombre des réformes institutionnelles, en  votant contre la prise en considération du projet de révision de la Constitution, projet phare du quinquennat de Patrice Talon. Dès le 18 avril l’Autorité de Régulation des communications électroniques et des postes (Arcep)  se manifeste par la première étape du mécanisme huilé devant aboutir à la « punition » du député téméraire. Le 2 août, comme dans un cirque le gouvernement déroule. Pour le commun de l’opinion tout semble cohérent. Pourtant ce dossier n’est autre qu’un cas typique d’acharnement politique, de règlement de comptes à l’encontre d’un député dont le tort est d’user librement de sa liberté dans ce pays se réclamant pourtant d’« Etat de droit ».

Des compatriotes s’étonnent du ralliement à Patrice Talon et à son navire de la « Rupture » de certains sbires du régime Yayi. Mais les plus intelligents semblent en connaître les raisons profondes : s’offrir une tranquillité aussi bien dans leur vie quotidienne que dans leurs affaires. Car ayant côtoyé, pour la plupart, Patrice Talon dans l’ombre de l’ère Yayi, et ayant eu, pour certains, accès à certaines pièces de l’épisode 2012-2013, ils savent combien l’homme d’affaires devenu Président de la République supporte mal d’échouer et surtout avec quelle ténacité il conduit ses processus de vengeance. De son côté le député Issa Salifou  a préféré faire fi de cette épée de Damoclès  permanente pour affronter son destin et surtout assumer sa liberté. Ce faisant il pousse, consciemment ou non, le Président Patrice Talon et son gouvernement à la faute.  Ainsi, dès le 18 avril 2017,  moins de quinze jours après l’échec cuisant infligé au projet présidentiel à l’Assemblée Nationale, sur fond de corruption dénoncée par la doyenne d’âge Rosine Soglo, Bbcom, la seule entreprise d’Issa Salifou que l’état de santé fragile exposait à une certaine vulnérabilité, reçoit le 1er signe des mesures de rétorsion : la sanction de l’Arcep. Le sort de l’opérateur Bbcom lié à Issa Salifou est ainsi scellé. Le rejet par l’Arcep du recours formulé par l’opérateur ne pouvait qu’être anecdotique : le Gouvernement sait bien, par l’Arcep qu’il a illégalement maintenu en place, que l’investisseur nigérian ayant racheté 90% des actions de Bbcom avait conditionné le payement de la transaction par le démarrage effectif de ses activités. Du coup, en révoquant la licence Patrice Talon et son gouvernement privent ainsi Issa Salifou de la manne issue de la vente des 90% des actions qu’il détenait. La décision du Conseil des ministres en sa séance du 2 août vient assouvir cette soif de vengeance.  Mais règle-t-elle pour autant le problème ? Pas si évident car cette fois-ci les secrets sont dehors.

Le chantage comme mode de gouvernement

Ce dossier révèle au grand monde la méthode Talon et le peu de souci qu’il a de la consolidation des bases de l’Etat de droit. Déjà le Président Boni Yayi le soupçonnait de « tenir » les institutions de la République par l’argent. Aussi les épisodes « empoisonnement » et « tentative de coup d’Etat », laissent bien des Béninois pantois malgré les décisions de justice. Depuis son avènement à la magistrature suprême il ne cesse de donner l’impression d’être plus à son service personnel qu’à celui de l’Etat. On se rappelle encore son « J’aviserai » par rapport à son éventuelle candidature en 2021, lui qui, dans son discours d’investiture parlait encore de son « unique mandat ». Son échec à faire recevoir son projet de révision de la constitution a été plutôt perçu comme un défi à son pouvoir par des opposants qui devront ainsi payer pour leur forfait. Dès cet instant il a abandonné toute posture dans laquelle il s’est muré au nom d’une prétendue « Rupture ». Il tombe le masque, ne reculant plus devant rien pour écraser tous ceux qui ont pu lui résister. Ce sentiment, loin d’être une vue de l’esprit est partagé par les concernés. C’est ainsi que dans le montage grossier relatif à la perquisition au domicile de Léhady V. Soglo alors maire de la ville de Cotonou, Mme Rosine Soglo ; sa maman, doyenne d’âge à l’Assemblée nationale déclarait qu’en réalité ce n’était pas Léhady qui était visé, mais elle. Tout simplement parce qu’elle avait dénoncé la corruption des députés avant le vote de prise en considération du projet de révision de la constitution, ce qui a dû jouer dans le rejet. Depuis lors elle savait qu’elle n’était plus en odeur de sainteté dans la sphère Talon. Ne pouvant s’attaquer directement à elle pour l’humilier, alors on s’en est pris au « maillon faible »… Tout est dit. Et dans le dossier Bbcom, le maillon faible c’est Issa Salifou. Mais là et en attendant que l’intéressé rompt le silence, il va sans dire que c’est la démocratie béninoise qui est en péril. Opérateur économique lui-même, ayant par ailleurs bénéficié des largesses des pouvoirs, Patrice Talon est décidé à mener la vie dure à tous les autres opérateurs dont il convoite les affaires ou qui lui résistent. Un acharnement sur fond d’abus de pouvoirs qui n’a rien de démocratique, mais qui semble recevoir le consentement général, si on s’en tient au silence observé face à tous ces abus. Jusqu’où laissera-t-on aller Talon avant d’arrêter la saignée ? Avis à la société civile désormais dans « la sauce » et à tous ceux qui ne veulent pas que le Bénin devienne un Etat de règlement de comptes au sommet du pouvoir !

Mike MAHOUNA

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Position du Mncbf à l’ère de la Rupture : « Nous ne sommes pas des opposants… », clarifie Mounirou Bachabi

Mounirou-Bachabi

Administrateur des Banques, spécialiste en microfinance, en Partenariat public privé (PPP), ancien Directeur général par intérim de Padme et président du Mouvement national pour la construction du Bénin (Mncbf), Mounirou Bachabi était, vendredi 11 août 2017, sur l’émission « L’Invité politique » de Capp Fm.Au menu, la position,sur l’échiquier national, du creuset politique qu’il préside ;un bref bilan de son passage à la tête de l’Association pour la Promotion et l'appui au développement des micro-entreprises (Padme), la gouvernance des autorités actuelles du pays etune affaire de retrait d’autorisation à une usine intégrée d’égrenage de coton en cours d’installation dans le Septentrion.

Comment se porte le Mncbf à l’ère de la Rupture? A cette question de l’animateur Wilfried Ahouassou, l’invité n’a pas eu la langue de bois. Le mouvement se porte très bien, a-t-il confié. Et pour ce mouvement qui a soutenu les actions de l’ancien président de la République Yayi Boni jusqu’en 2016, la page de la candidature du joker Lionel Zinsou à la présidentielle est tournée. « Nous sommes de bons perdants. Quand on perd, il faut tirer les enseignements », a confessé le président du Mncbf. En ce qui concerne la position actuelle du mouvement, Mounirou Bachabi a fait savoir que la plupart de ses membres sont des cadres de l’administration publique. Il y a donc un devoir de servir avec loyauté qui s’impose à eux, quel que soit le dirigeant à la tête du pays. « Nous ne sommes pas des opposants, nous sommes des gens qui accompagnent les bons actes », a clarifié M. Bachabi.

La gouvernance du Nouveau départ

Au sujet de la lettre du président Patrice Talon à ses ministres de surseoir aux marchés gré à gré non visés par le conseil des ministres, MounirouBachabi estime qu’il ne devrait pas avoir de polémique. « Ce que le chef de l’Etat a fait n’est qu’un rappel à l’ordre. Le gré à gré est consacré dans le Code des marchés publics par l’article 51 comme mesure d’exception. Donc quand ça devient une règle ordinaire, c’est normal que le capitaine sonne la fin de la récrétation », a laissé entendre l’invité qui a tenu à saluer la décision contrairement à ceux qui pensent qu’elle est intervenue tard. « On y gagne beaucoup, ça va remettre la concurrence dans les marchés publiwcs. C’est dans l’intérêt supérieur de l’Etat », approuve-t-il.

Par rapport à la situation de morosité économique et le climat des affaires qui n’est pas rayonnant, l’Administrateur des Banques lie ça au changement de régime. Selon lui, cette mutation pourrait provoquer une réticence ou méfiance chez les opérateurs économiques et autres investisseurs. Que l’Etat pose des actes concrets pour que la situation ne perdure pas, a préconisé Mounirou Bachabi qui, dans le même ordre d’idées, a souhaité que le Bénin explore et tire réellement profit de l’opportunité que constitue le marché nigérian.

L’autre fait qui défraie la chronique, c’est la révocation du maire de Cotonou par le gouvernement. Sur le sujet, l’invité de Wilfried  Ahouassou n’a pas voulu épiloguer. « Léhady Soglo n’a pas compris que dans un bateau il n’y a qu’un seul capitaine », a-t-il déploré d’entrée. Pour l’ancien Dg par intérim de Padme, la révocation a bel et bien été faite suivant les textes. « Et même si ce n’était pas le cas, je crois qu’il y a des voies de recours », a-t-il indiqué.

Du retrait d’autorisation à une usine d’égrenage de coton…

L’invité a précisé que c’est une affaire qu’il a lue sur les réseaux sociaux. A en croire ses propos, il s’agit d’un projet d’implantation d’une usine intégrée d’égrenage de coton et de raffinerie de graines dans lequel est engagé un compatriote, ami du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané. Visiblement, cette usinede la société Africa Agro Industries S.a qui va contribuer à créer de la valeur ajoutée et des emplois est en souffrance. Aux dire de Bachabi, le promoteur n’est ni de près ni de loin mêlé aux contestations distillées sur les réseaux sociaux. S’il est vrai que le projet déjà réalisé à près de 40% s’est vu retirer l’autorisation en mai dernier alors même qu’en décembre 2016, le promoteur avait obtenu le récépissé de conformité, il est une évidence que ce dernier n’est nullement dans un affrontement avec les autorités. Au contraire, il s’est rapproché du ministre d’Etat pour un règlement à l’amiable. A MounirouBachabi de plaider pour une reprise des travaux afin d’ériger cette usine à Djougou. Le spécialiste en PPP laisse entendre que l’argument  selon lequel la capacité d’égrenage de l’usine ne couvre pas la production cotonnière ne saurait être valable. Le gouvernement doit se mettre dans une perspective d’accroissement des productions et autoriser l’implantation de l’usine, soutient-il. Mounirou Bachabi qui croit, en tout cas, à un terrain d’entente entre les deux parties martèle que « si nous ne transformons pas sur place nos matières premières, on ne peut pas créer de la valeur ajoutée ».

Surpris de son limogeage à la tête de Padme

Interpellé sur ses 13 mois de gestion à Padme en tant que Dg par intérim, Mounirou Bachabi s’est dit surpris de son limogeage par les nouvelles autorités du pays vu les performances qu’il a réalisées durant son court séjour. Il argumente en faisant savoir que lorsqu’il a été nommé à la tête d’une Padme grabataire, il avait deux missions fondamentales : la transformation institutionnelle puis la relance des activités.

Pour ce qui est du premier point, tout ce qui est actes administratifs a été fait et un plan de redressement a été même proposé pour la création d’une société anonyme parce que la gestion par intérim depuis 2008, passée entre temps sous administration provisoire, n’arrangeait pas les choses. « Mais à ma grande surprise dès le dépôt, le 9 février, du plan de redressement, au lieu que le comité de suivi convoque une session pour valider ce plan, j’ai été surpris par mon départ », regrette-t-il. Il part tout de même la tête haute : « J’ai multiplié au moins le résultat par quatre. J’ai quitté 149 millions à 585 millions, compte certifié. Mieux, j’ai pu mettre la maison sous administration provisoire et tous les indicateurs étaient au vert quand je partais », s’est réjoui Mounirou Bachabi, qui visiblement n’est pas accroché au poste. Son souhait, c’est de faire valoir ses compétences ailleurs, au cas où le chef de l’Etat lui ferait confiance.

M.M

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Organisation d’un congrès pirate et frauduleux : Amoussou et compagnie bientôt devant la justice pour répondre de leur forfait

bruno-amoussou

(Les conclusions issues de ce congrès sont nulles et non avenues)
En dépit des appels à la retenue et des mises en garde du président du Parti Social Démocrate (PSD) Emmanuel Golou, contre toute utilisation des attributs du parti sans autorisation, le clan à d’Amoussou et Clément Ebo s’est entêté. En organisant les 10 et 11 août 2017 leur rencontre illégale prétendument appelé "Congrès national du PSD", ils se sont mis en travers des textes du Parti et s’exposent à des poursuites judiciaires.

La clique Bruno Amoussou et Clément Ebo seront dans les jours à venir appelés à répondre de leur forfait devant la justice. En utilisant les attributs du Parti Social Démocrate sans en avoir reçu une autorisation du Président Emmanuel Golou et du Bureau Exécutif National du Parti, ils ont délibérément violé les textes du parti et fait dans l’usurpation. Et pourtant, le président Emmanuel Golou dans un communiqué signé du secrétaire national à la communication a enjoint Bruno Amoussou et compagnie à ne pas faire usage des attributs du Parti lors d’une quelconque rencontre. « Cette activité n’est nullement celle du PSD », disait le communiqué avant d’établir : « En tout état de cause, les faussaires seront poursuivis et les actes posés annulés en temps opportun ». A cet effet, le parti a porté plainte contre les sieurs Bruno Amoussou, Clément Houinou Ebo et autres pour usurpation de titre et usage frauduleuse et illégale des attributs du PSD dont le seul représentant légal et légitime est le président Emmanuel Golou.

Une agitation stérile

Le prétendu congrès national du PSD des 10 et 11 août 2017 organisé par des individus qui n’ont plus aucune légitimité à décider au nom du parti n’est que pure dilatoire. Il s’agit plutôt d’une rencontre d’amis et de sympathisants de l’Union fait la Nation (UN) faisant dans la provocation et l’irresponsabilité notoire. Partant les décisions prises à cette occasion n’engagent nullement le parti, pas plus que celles du

Conseil National illégal du 26 juin 2017  qui a été organisé au mépris des textes du parti  .
En levant l’ordonnance n°628/2017 du 29 juin 2017 qui interdisait la tenue du congrès dûment convoqué pour les 30 juin et 1er juillet 2017 par le président Emmanuel Golou après une réunion du Bureau Exécutif National le 9 juin 2017, le juge n’autorisait que ce dernier à organiser ledit congrès. Ce qui fut fait finalement le 22 juillet 2017. La levée d’interdiction ne pouvait concerner que le congrès extraordinaire précédemment convoqué par le président Emmanuel Golou et au Bureau Exécutif national resté fidèle au parti. Il ne s’agit en aucun cas d’un appel à aller à un congrès extraordinaire comme semblent l’avoir compris les anciens membres du parti aujourd’hui en dissidence. En tout état de cause, la tenue d’un nouveau congrès après celle du 22 juillet passé est dénuée de tout fondement et apparaît comme une méprisable stratégie pour embrouiller l’opinion publique en général et les militants et sympathisants du PSD en particulier.

Des faits qui donnent raison à Emmanuel Golou

Après avoir dirigé le parti depuis sa création en 1990, le président Bruno Amoussou a librement déposé sa démission en 2012. Cette démission qui a pris effet le 1er avril 2012 et le nom du nouveau président en la personne de Emmanuel Golou désigné conformément aux textes du parti en vigueur ont été notifiés au Ministre de l’Intérieur le 10 avril 2012 par courrier n°003/SG/PT/PSD/12. Ce dernier en a accusé réception en donnant acte du changement intervenu à la tête du parti. Mieux, de façon notoire et de notoriété publique, Emmanuel Golou a dirigé le PSD de sorte même que Bruno Amoussou en position de président de l’Union fait la Nation (UN) lui a adressé plusieurs courriers en le désignant par le titre de président du parti. Cette position de président du parti qu’occupe Emmanuel Golou sera confirmée lors du 3ème congrès ordinaire des 16 et 17 janvier 2015. Une position qu’il a occupé jusqu’à ce jour. Alors, il est difficilement compréhensible que du jour au lendemain Bruno Amoussou se prévale à nouveau du titre de président pour convoquer une réunion du Bureau exécutif national tenue le jeudi 22 juin. Il crève l’œil qu’il s’agit là d’une manœuvre délibérée pour déstabiliser la présidence de Emmanuel Golou et saper les bases du parti afin d’en user pour servir des intérêts égoïstes.

Par ailleurs, manipulés par une personne que l’on devine très bien, trois vice-présidents ont convoqué un Conseil National illégal tenu le 26 juin pour décharger le président Emmanuel Golou et le faire remplacer par un intérimaire. Alors même que les raisons qu’ils avancent avaient déjà été discutées lors de la réunion du 9 juin 2017 et il avait été décidé d’attendre le Congrès extraordinaire des 30 juin et 1er juillet 2017, soit dans l’espace de 15 jours, pour les vider une fois pour de bon. Au regard de tout ceci, il est évident que les motivations des dissidents ne peuvent pas être dans l’intérêt du parti, mais totalement ailleurs.
En résumé ce congrès illégal n’est que la suite d’un conseil illégal.

Cell.Com Psd

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Lettre de félicitations et vacances dorées pour 16 mois sans résultats : La Rupture s’éloigne de la méritocratie

gouvernement-du-benin

Le gouvernement de la Rupture s’offre des vacances de prince depuis le 02 août. Pendant ce temps, les Béninois n’ont pas encore vu leurs attentes comblées. Patrice Talon et les membres de son gouvernement sont en vacances depuis plusieurs jours alors que les populations s’en sortent difficilement. Depuis le 02 août 2017, le Chef de l’Etat a en effet décidé d’accorder en Conseil des ministres un congé de deux semaines à toute l’équipe gouvernementale. Par ailleurs, chaque ministre a reçu une lettre de félicitations pour la tâche qu’aurait accomplie le gouvernement durant ces 15 derniers mois. Un gouvernement qui pourrait être remanié à en croire nos sources, au retour des vacances. Ce qui étonne, ce sont ces congés les deuxièmes du genre que s’offrent ces gouvernants dans un contexte sociopolitique délétère. Dans l’opinion, ce sont des plaintes que la moyonnaise des réalisations peine à prendre. Beaucoup de décisions et d’actions controversées. Des difficultés de mobilisation des fonds  pour mettre en œuvre le programme d’action, des taxes fantaisistes ont été créées alors que l’activité économique est au ralenti depuis plusieurs mois. L’autre gangrène qui ronge l’économie nationale, c’est l’attribution des marchés publics. Ces marchés publics pouvant permettre de redonner du souffle aux opérateurs économiques, sont accordés aux seuls membres du cercle restreint proche du pouvoir par mode de gré à gré. Au sein de l’administration publique, les travailleurs sont oisifs. Patrice Talon a du mal à faire tourner l’Administration. Les plans de travail annuels (Pta) des ministères sont pour la plupart en attente d’être validés. D’autres n’ont pas encore atteint 25% de taux d’exécution alors qu’il ne reste que 4 mois pour que l’année soit bouclée. Le constat fait ne rassure pas. Mais c’est dans ce contexte que Patrice Talon s’est donné un congé de luxe au Maroc. Le gouvernement donne, sans doute, raison à ceux qui pensent que la Rupture n’a aucune solution pour faire face aux problèmes des Béninois. En décidant de donner congé et lettre de félicitation à ses collaborateurs qui n’ont pas convaincu, la Rupture s’est éloignée de la méritocratie    

Worou BORO   

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Bénin / Gouvernance Talon : Blanchiment pour blanchiment, de qui se fout-on ?

patrice-talon

S’il fallait encore une affaire pour remettre la mal-gouvernance du régime Talon au cœur du buzz, la grogne des populations menacées d’expropriation à Akassato par le gouvernement du Bénin y suffit. Après qu’un des membres du gouvernement de la Rupture y ait acheté un domaine à plus d’un milliard de F. CFA, (1 milliard…), le même gouvernement décide de vider tous les riverains pour raison d’utilité publique dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet de construction d’un “marché de gros”…

Ce qui est hilarant dans cette affaire, c’est bien la campagne de communication permanente à l’appui de la volonté politicienne du Gouvernement Talon de rompre avec les anciennes pratiques de corruption qui ont fait du Bénin, un modèle dans le système de prévarication. Comme a dit l’autre, on se sert à la louche… Et la bourse et la bouche pleines, on monte des dossiers pour liquider l’adversaire. Alors que les persécutions contre les Indo-pakistanais pour les éjecter de la filière anacarde battaient leur plein, le juge prononçait un non-lieu dans l’affaire PPEA 2… Plus près de nous, alors qu’une autre procédure bancale a permis de révoquer le maire de Cotonou, le conseil des ministres accusait un ancien ministre des Finances d’avoir détourné plus de fonds que n’en avait la Microfinance et la rumeur annonçait une nouvelle persécution d’un opérateur économique pour … blanchiment ! En un mot, la lutte contre le blanchiment de capitaux est devenue un motif d’acharnements politiques contre des hommes affaires concurrents et un argument de répression des investisseurs étrangers qui ne peuvent que déranger.
 
Conflits d’intérêts

Blanchiment ?  Nous y voilà donc...  La corruption étant une infraction à la loi, il va sans dire que les différents placements ou dissimulation de fonds par les responsables publics constituent de potentiels blanchiments de capitaux. La Directive n° 02/2015/CM/UEMOA est un dispositif régional dont la mission principale est d’assainir le milieu régional des affaires. Selon cette directive, sont considérés comme blanchiment de capitaux : « la conversion ou le transfert de biens, par toute personne qui sait ou aurait dû savoir que ces biens proviennent d'un crime ou délit ou d'une participation à un crime ou délit, dans le but de dissimuler ou de déguiser l'origine illicite desdits biens, ou d'aider toute personne impliquée dans cette activité à échapper aux conséquences juridiques de ses actes ».

Alors, deux ans après l’adoption de cette directive de l’Uemoa, l’opinion est en droit de savoir quel est l’état des Finances publiques en relation avec les résultats de la lutte contre la corruption dans les Etats membres. En vérité, la situation du Bénin est particulièrement inquiétante. En effet, depuis l’avènement du régime du « Nouveau Départ », des faits matériels dénotent d’une confusion totale au sommet de l’Etat. L’homme d’affaires devenu Président de la République fut un partenaire stratégique de l’Etat dans le secteur portuaire et agricole. Ce qui lui a valu des embrouilles avec Boni Yayi. Lui ayant succédé, les décisions les plus importantes ont été de reprendre ces secteurs en mains sur la base de montages financiers… dans le même registre, des sociétés-écrans enregistrées à Abidjan et en Suisse, des partenaires d’affaires fictifs à Dubaï et la non-déclaration du patrimoine du Président de la République et de certains de ces ministres. N’est-ce pas là un conflit d’intérêt ?
 
Questions…

En tout cas, c’est une méthode presque érigée en mode de gouvernance. Or en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, la directive de l’Uemoa a prévu des mécanismes nationaux de prévention et de contrôle. Dans ce rôle, nous avons le ministre des Finances, la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique et le ministre de la Justice.

Depuis avril 2016, le ministère de la Justice est gardé par l’avocat personnel de Patrice Talon élu président de la République et son comptable attitré est désormais ministre des Finances avec l’ambition de privatisation des finances publiques. Pendant que la machine tourne à plein régime, il est quand même curieux de se demander comment dans un pays où l’informel est prépondérant, le gouvernement pourra tracer les ressources des opérateurs économiques ? Et comment les nouveaux « Saigneurs» de la Rupture pourront-ils  justifier leurs récents achats domaniaux via des prête-noms dont nous publierons la liste le moment venu ? Sur ce chantier, la Rupture, en manque d’indicateurs probants, ne devrait-elle pas commencer par balayer chez elle ?  

Mike MAHOUNA 

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Interdiction de marchés de gré à gré dans les ministères : De la théâtralisation de la République

gouvernance

Le président de la République a interdit à travers une correspondance la passation des marchés gré à gré dans les ministères et organismes rattachés. Mais beaucoup pensent que Patrice Talon feint simplement de montrer qu’il est attaché à la bonne gouvernance tant durant 16 mois, le régime de la Rupture a asséché les caisses publiques sur la base de " gré à gré".

Le Chef de l’Etat prendrait le peuple pour des moutons de panurge. Ses décisions le prouvent de jour en jour. La dernière en date porte sur les marchés de gré à gré dans l’Administration. En effet, depuis le 06 avril 2016, jour de l’investiture du président Talon, c’est le 03 août 2017 qu’il a jugé utile de mettre fin à la pagaille organisée au vu et au su de tous. Dans une lettre récemment envoyée au ministre des Finances, Patrice Talon a en effet écrit : « Il m’est revenu de manière insistante, que des marchés sont conclus par mode de gré à gré au sein de certains ministères ainsi que d’organismes qui leur sont rattachés, et soumis à l’approbation de vos services. Je vous demande de vouloir bien prendre les mesures urgentes à l’effet de ne plus donner suite à ce genre de marché sans l’autorisation du Conseil des ministres». Le président Talon veut ainsi souligner son attachement à la gestion saine. Or, depuis plusieurs mois, son gouvernement qui prône pourtant la Rupture travaille quasiment sur la base de ces contrats qui sont des nids de corruption et d’enrichissement illicite. Durant 16 mois, le Chef de l’Etat agissait comme s’il n’entendait pas les  dénonciations des centrales et confédérations syndicales ainsi que d’autres organisations de la société civile. Depuis le 06 avril 2016, ce sont les entreprises des proches du Chef de l’Etat qui gagnent les appels d’offre lancés par l’Etat. A l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou, la Société Morpho Dys dirigée par un proche de Talon, a gagné le marché de gré à gré d’un système de contrôle. Un marché juteux de réalisation de cartes scolaires avait également été octroyé à la Société Samtal Technologie appartenant à un  dignitaire du régime de la Rupture par mode de gré à gré. Grâce à la veille citoyenne, ce contrat a pu être annulé. En mai dernier, le Parti communiste du Bénin (Pcb) accusait Patrice Talon de pratiquer le népotisme. Jean Kokou Zounon déclarait : « C’est une politique de famille. Tout est concentré dans les mains de Patrice Talon ». A l’entendre, des entreprises proches de Talon ou appartenant aux membres de sa famille bénéficient, auprès de l’Etat, des traitements de faveur à travers des contrats. Mais Patrice Talon n’a pu jamais réagir. Il a laissé son entourage s’en mettre plein les poches. Aujourd’hui, il veut jouer le «Monsieur propre». Pour certains observateurs, la correspondance envoyée au ministre Wadagni reste une mise en scène. Pour d’autres, ladite lettre confirme le penchant des collaborateurs pour ces contrats et décrédibilise davantage le régime de la Rupture. Le Chef de l’Etat n’avait pas à offrir ce cirque. Si le gouvernement était vraiment préoccupé par la bonne gouvernance, son chef aurait déjà donné le ton depuis le début de son mandat. Le Bénin dispose d’un Code des marchés publics qui précise clairement les conditions encadrant le contrat de gré à gré. Le président de la République n’avait qu’à demander simplement le respect strict de ce texte. Aujourd’hui, les caisses publiques ont déjà souffert des légèretés de certains acteurs du régime. La décision tardive de Patrice Talon ne pourra jamais réparer le tort déjà créé. Bien au contraire, le Chef de l’Etat veut certainement s’assurer que ses adulateurs continuent d’être bien choyés.

Mike MAHOUNA  

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Dossier révocation de la convention de BBCOM : L’Etat béninois à la fois juge et partie

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(Des personnalités qui ont joué un rôle dans le dossier doivent s’éxpliquer…)
Au conseil des Ministres qui a décidé de révoquer la licence de l’opérateur de téléphonie cellulaire Bell Bénin Communications SA figurent des personnalités qui ont joué, d’une manière ou d’une autre, des rôles essentiels dans le processus qui a tragiquement abouti à la décision du 02 août 2017.  Ce qui est curieux c’est qu’en ce moment là,  aucun d’eux n’a pu lever le petit doigt pour dire la partition qu’il a jouée dans l’échec des transactions qui auraient pu changer le destin non seulement de BBCOM SA, mais également de Bénin Télécom SA, étant donné que ces deux destins avaient été longtemps liés par eux, au grand dam du Promoteur Salifou ISSA dont l’avis n’a pas été requis dans l’élaboration du DAO qui a inclus BBCOM, encore moins son accord. Ce qui intrigue le plus c’est surtout le mode opératoire qui bafoue les droits acquis et consacre un véritable excès de pouvoir au moment même où BBCOM tente de se relever avec un repreneur sérieux qui s’est engagé sur la base d’un business plan validé pourtant par le régulateur du secteur, l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP)

Des droits acquis bafoués

Au départ, la Convention signée entre BBCOM SA et l’Etat béninois date de 2007 pour une période de dix (10) ans. Après les tentatives ratées de reprise par Orange du Groupe France Telecom SA, par Maroc Télécom SA et le Groupe TALON, le promoteur a entrepris de restructurer son entreprise. Dans la perspective d’ouvrir le capital à des investisseurs étrangers, BBCOM SA a sollicité une prorogation de la durée d’exploitation de la licence. La requête de l’opérateur a reçu l’aval favorable de l’ARCEP qui a considéré « les efforts antérieurement consentis par le gouvernement en offrant à l’opérateur BBCOM, les possibilités de retrouver ses capacités d’exploitation à travers la signature de deux ( 2) avenants et l’autorisation de l’ouverture du capital social à un partenaire stratégique » d’une part, puis « la nécessité pour le gouvernement de poursuivre ses efforts dans l’accompagnement  de cette entreprise nationale à sortir de ses difficultés en offrant au repreneur stratégique le temps nécessaire pour implémenter son plan de restructuration, le temps restant à courir dans le cadre de la convention d’exploitation n’étant plus que d’une année (…) », d’autre part. Sur cette base la licence d’exploitation de BBCOM SA a été prorogée de cinq (5) ans par le décret 2016-258 du 5 avril 2016  avec comme année d’expiration 2022. C’est sur la base du nouveau décret et fort de cette prorogation de la durée d’exploitation de la licence que l’investisseur nigérian a accepté de prendre 90% du capital de BBCOM SA et de relancer les activités de l’entreprise.

Excès de pouvoir

La « révocation » de la licence d’exploitation de BBCOM SA qui n’est autre que le retrait de l’autorisation d’exploitation qui lui avait été octroyée par l’Etat est un acte arbitraire indigne d’un Etat de droit. Ce retrait, il faut le dire, n’est en fait qu’une annulation du décret 2016-258, alors que le gouvernement n’est plus compétent pour annuler un tel acte administratif. Cette révocation intervient alors que l’Etat lui-même a jugé nécessaire de proroger la durée d’exploitation de la licence. Dans ces conditions, la décision du Conseil des Ministres ne saurait se comprendre car elle viole la base juridique sur laquelle l’Etat béninois a autorisé l’ouverture du capital de BBCOM SA aux capitaux étrangers. L’Etat peut-il se dédire aussi facilement sans raison particulière ? En effet les alibis tirés des dettes sont fallacieuses, la situation de BBCOM SA étant déjà connue lors  de la vente des 90% des actions à Global Tecomnet Limited. Mieux, Global Tecomnet Limited avait préalablement pris connaissance de l’audit de BBCOM SA réalisé par un consultant international, l’entreprise KPMG d’où il ressort clairement les actifs et les passifs confirmés par tous les créanciers. C’est donc en toute connaissance de cause qu’elle s’est engagée, à travers un business plan validé par l’ARCEP, à :

- racheter 90% des actions de M. ISSA Salifou dans BBCOM
- investir USD 100 millions (approximativement FCFA 60 milliards) dans l’entreprise BBCOM  sous la forme de 10% en augmentation du Capital et 90% sous forme de dette.

Aussi cet investissement de USD 100 millions devrait-il permettre de :

déployer les services innovants à valeur ajoutée pour améliorer la qualité du réseau existant ;
restructurer et rembourser l’importante dette d’exploitation existante

Ce dernier point est d’autant plus significatif qu’il démontre bien que l’investisseur nigérian est pleinement conscient des passifs de l’entreprise et consent à y faire face selon un chronogramme défini dans le business plan. De même, l’opérateur Global Tecomnet Limited  a été sélectionné par une structure internationale, « Panafrican Capital », elle-même chargée de cette opération par une Banque de la place responsabilisée par BBCOM SA. L’ARCEP connaît toutes ces informations et détient tous les documents qui lui ont permis d’autoriser la conclusion de l’acquissions de 90% du Capital de BBCOM SA par Global Tecomnet Limited. Au regard de ces éléments, on ne peut que se perdre dans la rhétorique gouvernementale qui manque de consistance et qui poursuit d’autres objectifs que ceux évoqués maladroitement par ailleurs.   

Ce faisant, Patrice TALON et son gouvernement décident sciemment de faire harakiri au pays, car le tribunal compétent pour connaître de tout différend relatif à la Convention Etat Béninois-BBCOM SA est celui de Paris en France. Cependant cela n’empêche pas la saisine éventuelle du juge constitutionnel et du juge de l’excès de pouvoir.

C’est dire que la révocation de la licence de BBCOM par le gouvernement lors du Conseil des Ministres du 02 août 2017, risque d’être un long feuilleton dans lequel l’image de Boni YAYI ancien Président de la République, surtout de Patrice TALON et des Ministres influents de son gouvernement risque de prendre un sérieux coup. Néanmoins il est peut-être encore temps pour eux de faire …. marche arrière.
Une collaboration extérieure de

Sésé Mariani d’ALMEIDA (A suivre)


Ils ont joué des rôles…Ils doivent s’expliquer !

Pourquoi la vente de BBCOM SA à France Télécom SA a échoué ? Pourquoi  Maroc Télécom a été adjudicateur provisoire de l’appel d’offres et pourquoi la transaction a, une nouvelle fois, flopé ? A quel jeu a finalement joué Patrice TALON, membre des délégations du Bénin pour les deux négociations alors qu’il n’avait aucune fonction officielle au Bénin ? Et que dire de Linkston Capital de Pape DIOUF, (fils de l’ex  Président sénégalais Abdou DIOUF qui a « réconcilié » Boni YAYI et Patrice TALON dans l’affaire d’empoisonnement, ouvrant la voie à la candidature de Patrice TALON à la présidence de la République) Conseil de l’Etat, dans ces différentes négociations et conseil de Patrice TALON dans le protocole d’accord de prise de majorité dans le capital de BBCOM entre Salifou ISSA et Patrice TALON en 2011 ? Et que dire de la partition d’Abdoulaye BIO-TCHANE, à l’époque Président de la Banque Ouest africaine pour le développement ? L’heure de la reddition de comptes a sonné !

Boni YAYI l’ex président de la République : étant le Chef du gouvernement d’alors il avait connaissance des deux tentatives ratées de vente de Bénin Télécom SA à France Télécom puis à Maroc Télécom qui incluaient dans le même temps BBCOM SA. Il ne peut prétendre ne rien savoir des opérations dans la mesure où Patrice TALON qui n’avait aucune fonction officielle au Bénin a participé aux différentes négociations, parfois à la surprise des autres parties. Il ne pourrait y être sans l’aval de Boni YAYI. Il serait temps que l’ancien Président éclaire l’opinion publique sur ce dossier notamment en disant le contenu du cahier de charges du « Lobbyiste » qu’était Patrice TALON dans le dossier. Par ailleurs l’ancien Président de la République devrait expliquer pourquoi les deux transactions ont échoué.

Patrice TALON, le « lobbyiste » : Dans la délégation béninoise ayant discuté avec France Télécom en 2010 au sujet de la reprise de Bénin Télécom SA  il y avait donc Patrice TALON, « homme d’Affaire béninois » bien connu dans le sérail français. A la question des responsables de France Télécom sur son rôle dans l’opération en discussion, il s’est présenté comme le « lobbyiste », selon un témoin présent. Pourquoi le Bénin avait-il besoin de ce Lobbyiste alors qu’il avait un Conseil qu’était la société Linkston? Et à quoi a finalement servi son implication dans le dossier, étant entendu que le processus de rachat du capital a échoué aussi bien avec les Français qu’avec les Marocains ?  En outre selon quelle motivation a-t-il signé avec l’actionnaire majoritaire de BBCOM SA un protocole d’accord  sur la prise de la majorité de BBCOM  qu’il n’a finalement jamais honoré, malgré les avances qu’il lui a versées ? Inutile, au regard des faits ainsi évoqués, de dire que le Président Patrice TALON qui a président le Conseil des Ministres du 02 août 2017, (« lobbyiste » en 2010-2011), était à la fois juge et partie lors du « procès sans défense » fait à BBCOM. Il y a là un profond malaise qui mérite d’être dissipé.

Pascal Iréné KOUPAKI, le Chef négociateur : Impassible membre de différents gouvernements de Boni YAYI de 2006 à 2013 en qualité de n°2 il était ministre d’Etat en 2010 et 2011 lorsqu’il conduit la délégation aux négociations successivement avec France Télécom (à Paris dans les locaux de Linkston) et Maroc Télécom (à Rabat). Il pourrait donc mieux éclairer l’opinion publique et dire pourquoi les deux négociations ont échoué. A moins qu’il ne laisse le job à Désiré ADADJA, alors ministre en charge de la Communication

Désiré ADADJA, l’exécutant : en sa qualité de ministre sectoriel, Désiré ADADJA est principalement en charge du dossier. Certes en présence d’un Pascal Irénée KOUPAKI, le Premier des Ministres, et surtout face à un Patrice TALON, « lobbyiste » assumé, le ministre ADADJA n’avait plus rien d’autre à faire que de jouer aux exécutants. Mais, ayant piloté le dossier à toutes les étapes, il sait, en son for intérieur, tout ce qu’il a fait pour que le rachat de BBCOM par Maroc Télécom n’aboutisse pas…

Pape DIOUF et son Cabinet Linkston : Conseiller de l’Etat et de Patrice TALON ! Officiellement ce cabinet était « Conseil » de l’Etat béninois à toutes les négociations tant avec les Français qu’avec les Marocains. Mais aucune n’a abouti. Mieux son rôle est franchement sujet à caution, dans la mesure où il s’est également retrouvé à « Conseiller » Patrice TALON, donc en privé, dans le protocole d’accord signé entre le groupe TALON et ISSA Salifou. Aussi serait il utile de préciser que c’est son papa Abdou DIOUF qui a joué au médiateur dans le « conflit » YAYI-TALON. Ceci expliquerait-il cela ? Rien n’est moins sûr !

Au-delà de ces personnages qui ont négocié et cautionné l’échec des transactions avec les opérateurs Orange de France Télécom et Maroc Télécom, il y a le rôle joué par Abdoulaye BIO TCHANE dans l’échec de la restructuration de BBCOM SA et aussi dans l’ouverture du capital à des investisseurs étrangers.

Abdoulaye BIO-TCHANE : Ministre d’Etat qui n’a pas pu lever le petit doigt au cours du conseil des Ministre du 02 août 2017 alors que lui également est au courant de tout le dossier depuis qu’il était Président de la BOAD. En son temps il avait émis une lettre de confort de la BOAD à BBCOM  qui lui a permis (à BBCOM bien sûr) d’avoir un crédit relai dans une banque de la place, en vue de sa restructuration. Le problème avec ce type de crédit, c’est qu’il est de court terme avec un taux d’intérêts plus élevé. Mais puisqu’il devait être remboursé par le prêt de la BOAD, l’offre venait plutôt à propos. Seulement voilà : le prêt de la BOAD n’est jamais intervenu, ce qui a accru les difficultés de BBCOM. Dans ces conditions, comment comprendre le sens de la participation active d’Abdoulaye BIO-TCHANE au « procès à charge » de BBCOM SA ? Si la licence est révoquée, voire retirée, voire annulée, comment rembourser le crédit de la banque, crédit qu’il a cautionné par sa lettre de confort ? Qui remboursera tous ces montants alignés par le gouvernement dont certains ne sont d’ailleurs pas reconnus par BBCOM ? Et quelle crédibilité pour son jeune frère co signataire de la vente de BBCOM à GLOBAL TECOMNET LIMITED ? Si l’ancien Président de la BOAD n’a rien à se reprocher dans ce dossier il serait utile pour tous qu’il sorte de son mutisme…

Au demeurant,  il est curieux de constater que cette campagne de destruction de BBCOM est voulue et assumée, sans retenue, par le Président Patrice TALON et les ministres d’Etat KOUPAKI et BIO-TCHANE, car il est de notoriété publique que BBCOM SA n’est pas le seul opérateur économique qui doit de l’argent à l’Etat. En effet, au jour d’aujourd’hui l’Etat réclame également des milliards de FCFA aux autres opérateurs GSM : 180 milliards à MTN, 75 milliards à MOOV, 20 milliards à GLO ! Pourquoi le Conseil des Ministres n’a pas parlé d’eux ?  On a comme l’impression qu’il y a un traitement de deux poids deux mesures, une violation en somme de l’article 26 de la constitution qui parle de l’égalité de traitement des citoyens devant la loi. Pour preuve, même entre les autres Sociétés de téléphonie cellulaire le traitement est au cas par cas. Les comptes de l’opérateur MTN, à qui 180 milliards FCFA sont réclamés, sont bloqués dans les banques de la place, lesquelles banques ont reçu l’injonction de virer ses avoirs dans le compte de l’Etat. Quant à MOOV détenu désormais par Maroc Télécom il bénéficie d’un échelonnement de ses 75 milliards FCFA sur une période de trois (3) ans. Avec GLO, les négociations seraient en cours…Voilà la vie des opérateurs de téléphonie cellulaire au Bénin du Nouveau Départ et de la Rupture !

SMA

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Acharnement contre les potentiels opposants : Issa Salifou, la prochaine cible de la Rupture

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Le député Issa salifou pourrait être la prochaine victime du régime de la Rupture.  Plusieurs dossiers pourraient être brandis par les collaborateurs de Patrice Talon pour fragiliser cette voix discordante.

Issa Salifou alias Saley pourrait avoir de maille à partir avec le gouvernement. Il pourrait avoir de sueurs froides dans les jours à venir. Le gouvernement de Patrice Talon finira bientôt de ficeler tout son dossier. Après avoir révoqué la convention du réseau de téléphonie mobile Bell Bénin le 02 août dernier, réseau dans lequel Issa Salifou détenait jusqu’en 2016 une part importante d’actions, le gouvernement mettra certainement en difficulté cet opérateur économique dans d’autres affaires. D’ailleurs, dans le relevé du Conseil des ministres du 02 août 2017, on reprochait déjà de lourdes dettes fiscales à la société que Saley contrôlait. La Rupture pourrait ressusciter de vieux dossiers contre cet opérateur économique. Elle pourrait  rouvrir, à en croire nos sources, certaines affaires liées au Port autonome de Cotonou et d’autres sociétés étatiques avec lesquelles le député Issa Salifou avait des contentieux. Cet opérateur économique connaîtra sans doute des nuits perturbées. Il devrait payer pour ses positions de plus en plus sévères contre la gestion de Patrice Talon. Il faut en effet rappeler que ce député d’obédience musulmane n’avait pas du tout approuvé le traitement fait aux fidèles de la mosquée de Cadjèhoun lors de l’opération dite « libération du domaine public » conduite à Cotonou par le Préfet Modeste Toboula. Il avait condamné les restrictions imposées à ses coreligionnaires et appelé à la mobilisation générale. A l’Assemblée nationale, il a pris vers la fin du mois du Mai dernier la tête du groupe parlementaire « La voix du peuple » qui ne partage pas la vision du gouvernement. Il fallait donc le défaire.  Le député et opérateur économique devrait s’attendre à des représailles puisque le régime de la Rupture est réfractaire aux critiques. Après l’homme d’affaires Sébastien Ajavon et le Maire Léhady Soglo, Patrice Talon pourrait jeter son dévolu sur Issa Salifou qui l’avait pourtant soutenu lors de la présidentielle de 2016. Les indices sont à tout le moins nombreux. Le président de la République réussira-t-il à faire taire cet élu du peuple? Saley, l’opérateur économique dispose-t-il, lui, des armes nécessaires pour affronter la Rupture? La guerre entre les deux anciens alliés politiques pourrait bien avoir lieu.

Mike MAHOUNA   

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