TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

bluediamond-TV

A+ A A-

Politique

Législatives de 2019 à Bonou : Pourquoi en veut-on à Jérôme Affagnon au sein du Prd?

Jerome-Affagnon

De petits esprits tentent de mettre en difficulté l’opérateur économique Jérôme Affagnon à Bonou. Membre influent du Parti du Renouveau démocratique (Prd), cet homme généreux est victime depuis quelques jours de certaines attaques provenant de son propre camp politique en prélude aux prochaines législatives.     

Certaines figures du Prd (20ème circonscription électorale) font feu de tout bois pour diaboliser Jérôme Affagnon, potentiel candidat aux législatives de 2019. Il n’y a en effet plus de jour où cet homme subit des critiques par rapport à ses actions. Ses adversaires veulent le déstabiliser et l’écarter des choix que devra opérer la Direction exécutive nationale du Prd. Pour ce faire, une cabale gratuite est organisée depuis quelques jours. Or Jérôme Affagnon s’est illustré ces dernières années comme un vrai humaniste. Il est constamment aux côtés des populations de la Vallée de l’Ouémé. Il faut rappeler que sous les gouvernements du Changement, l’ancien président Yayi Boni constituait une vraie difficulté pour le parti arc-en-ciel. La présence de l’homme d’affaires    Sébastien Ajavon avait également fait perdre du terrain au Prd. Mais  il y avait un militant très engagé «Tchoco-tchoco» dont l’aide avait permis de protéger la citadelle Prd dans la 20ème circonscription électorale. Jérôme Affagnon avait décidé  de trouver solution aux échecs successifs  de certains militants aux communales  de 2008 et 2015. Seulement, depuis quelques mois, ses sorties  inquiètent certaines personnes. Il s’est en effet illustré dans la distribution  de 400  kits scolaires  aux meilleurs jeunes apprenants pour la rentrée scolaire 2015-2016 et dans la distribution de vivres,  des sacs de riz, et de bidons d’huile   aux populations en décembre 2015. Lors de la célébration de la journée internationale de la femme en mars 2017, des tissus et des vivres ont été distribués à près de 400 femmes des cinq arrondissements de la Commune de Bonou. Le 26 décembre 2017, l’opérateur économique avait également permis à de nombreux enfants  de bien célébrer les fêtes de fin d’année. Avec cette générosité débordante, Jérôme Affagnon a conquis nombre de cœurs. Et sérieusement, rien ne peut se décider au plan politique à Bonou sans lui. Il connaît les vrais problèmes des populations. Pourtant, certains caciques du Prd dont un ancien maire qui devraient le soutenir, ont voulu lui créer des ennuis.  Alors que le parti a plus que jamais besoin de l’appui d’un militant aussi engagé, certains politiques travaillent à l’écarter du jeu politique. Selon plusieurs observateurs, le Prd commettra une grosse erreur s’il tombe dans le piège des apparatchiks sans vision. Jérôme Affagnon est apprécié des populations. Et il y a lieu de lui donner au sein du parti arc-en-ciel toute la considération qu’il mérite.   

M.M.

En savoir plus...

La Loupe : Fin de mandat

Patrice Talon

Patrice Talon est,  ou presque à la fin de son mandat Les politiciens béninois avaient commencé par dire, parce que n’ayant pas amorcé l’exécution de ses projets phares, le chef de l’Etat ne peut plus rien faire de grand et de consistant. Il était difficile d’y croire. Ces propos avaient été versés dans la poubelle par ceux qui croient fermement à la Rupture.

Aujourd’hui il existe des raisons de pencher pour cette mauvaise thèse même si c’est à contre cœur. La boîte de pandore qui a été ouverte mardi dernier par la justice avec des procédures jugées bancales par certains juristes, est la maladie incurable qui envahira le régime de la Rupture durant le reste de son quinquennat.

Le bloc de la majorité présidentielle risque d’exploser du fait de la levée d’immunité demandée officiellement par la justice et ou par le gouvernement. La précaire cohésion des amis et partisans autour du chef prendra un coup fatal.

Les informations glanées ces dernières heures ne sont pas totalement favorables à une levée facile d’immunité. La fronde risque de naître de l’intérieur,  sous des prétextes fallacieux. Elle s’ajoutera aux grèves interminables, à la levée de bouclier de la société civile qui  menace de sortir la grande batterie de dénonciation des actes attentatoires contre le respect des institutions, notamment la décision de la Cour Constitutionnelle qui exige du Parlement la désignation des membres du Cos- Lépi ; au débrayage des étudiants,  et surtout à la conjoncture sociale qui devient de plus en plus insoutenable.

Un gouvernement qui se trouve dans l’obligation de faire face à tout ça n’a plus la sérénité convenable qu’il faut pour conduire à terme les grands projets.

C’est  en début de mandat que le cap devrait être rigoureusement mis sur les réformes et la lutte contre l’impunité qui aurait reçu les coudées franches de la majorité des béninois. A cette époque l’euphorie et la fièvre auraient pu favoriser les choses.

Aujourd’hui il va falloir suivre la justice pour vérifier si elle ne déborde pas. Il va falloir résister aux offensives de l’opposition et des mis en cause dans plusieurs dossiers de malversations des présumés coupables. Il va falloir surveiller Sébastien Ajavon comme du lait sur le feu, lui qui promet se battre avec énergie et fougue pour se défendre de sa supposée affaire de plus de cent cinquante-six milliards. Et Dieu seul qu’il est capable de beaucoup de choses.

Sans compter que Boni Yayi vient d’engager un bras de fer politique indirectement avec Patrice Talon, et n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Ça aussi est à gérer. Quel temps restera-t-il pour bâtir?

Quel temps restera pour achever les travaux d’asphaltage,de Glodjigbé, du contournement de Cotonou Nord.......?

Nous sommes heureusement ou malheureusement dans la phase de la critique de la politique.

Dine ABDOU

En savoir plus...

Non désignation des députés du Cos-Lépi par l’Assemblée nationale : « Indignez-vous », lance Victor Topanou

Victor-Topanou

(Lire son opinion)

Une raison suffisante de s’indigner
Par Topanou Prudent Victor
Maître de conférences de Science politique
Ancien Garde des Sceaux

Si l’Abbé Alphonse QUENUM avait été en vie, il aurait certainement parlé de « régression dangereuse, d’appauvrissement préjudiciable et de descente subtile vers une dictature programmée ». Cette formule qui continue de résonner dans les esprits et dans les mémoires nous appelle à la vigilance, à la veille citoyenne permanente ; elle pousse aussi à la l’engagement social et à la responsabilité individuelle au service du collectif.

Dès lors, comment peut-on rester insensible à certaines dérives sans que l’on ne parle d’insensibilité coupable ? Comment se taire quand tout se dégrade autour de soi sans que l’on ne parle de silence coupable ? Comment faire semblant de ne pas voir et de ne pas savoir quand au nez et à la barbe de tous, des actes sont posés et des propos sont tenus tendant tous en la remise en cause préjudiciable du destin commun sans que l’on ne parle d’attitude coupable ?

Quelle que soit la sympathie ou l’antipathie que l’on peut avoir pour un homme, le Président de la République et pour le système qu’il incarne, il y a des critiques objectives que l’on ne peut pas ne pas faire dans l’intérêt commun, certains diraient « dans l’intérêt supérieur de la Nation », pour autant qu’il en existe une au Bénin. Pour notre part, quelle que soit la définition savante que l’on peut donner du mot « Nation », nous soutenons que le Bénin constitue une Nation par le seul fait que tous les Béninois ont conscience qu’ils n’ont qu’un seul bien en partage, le Bénin et qu’il faut le construire ensemble, sans exclusion, et surtout, qu’il faut éviter qu’il sombre dans le chaos, le chaos de la guerre qui obligerait ses filles et ses fils à fuir et à s’installer ailleurs. Cette conscience partagée que « l’on est toujours mieux chez soi », d’appartenir à un même pays et d’y avoir un destin commun est ce que nous appelons « la conscience nationale », l’appartenance à une même Nation, pour autant que la Nation se développe et se construit dans le cadre géographique d’un même pays.

C’est ce sentiment national et patriotique qui pousse à s’indigner de cette attitude méprisante de l’Assemblée Nationale vis-à-vis de la Cour constitutionnelle (I) dont les conséquences politiques et sociales imprévisibles seront préjudiciables à notre jeune démocratie (II).

I / Une attitude méprisante du Législatif

Le contenu de la Décision DCC 17-262 du 12 décembre 2017  est très clair sur la responsabilité des Députés. Et ne pas respecter cette décision autorise à conclure à l’irresponsabilité individuelle de nos Députés. En effet, cette décision fait suite à la saisine de la Cour constitutionnelle en Septembre 2017 par deux citoyens pour dénoncer la non désignation par l’Assemblée Nationale des membres du Conseil d’Orientation et de Supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI). C’est la loi 2013-06 du 25 novembre 2013 plusieurs fois modifiée portant Code électoral en République du Bénin en son article 220 qui précise, d’une part, que « l’élection en République du Bénin a lieu sur la base d’une liste électorale permanente informatisée » et, d’autre part, que cette liste doit être actualisée tous les ans entre le 1er octobre et le 31 décembre. Elle précise aussi que le COS-LEPI est composé de onze (11) membres désignés comme suit :

-    Cinq (5) députés désignés par la majorité parlementaire ;
-    Quatre (4) députés désignés par l’opposition parlementaire ;
-    Du Directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (INSAE) ;
-    Du Directeur du service national en charge de l’Etat civil.

Elle précise enfin que les députés sont désignés chaque année pendant la période de mise à jour à savoir du 1er juillet au 31 janvier. Après analyse des recours, la Cour rappelle ce qui suit :

-    Conformément à l’article 184, « …la carte d’électeur est valable jusqu’au terme de validité de la liste électorale permanente informatisée qui est de dix ans » ;
-    La LEPI ayant été établie en 2011, elle n’expirera qu’en 2021,
-    Ces dispositions n’ont été ni modifiées ni abrogées par aucune autre disposition légale, ce qui veut dire qu’elles sont toujours en vigueur.

En conséquence de quoi, la Cour décide :

-    Article 1er : L’Assemblée nationale doit procéder au plus tard le 21 décembre 2017, à la désignation de ses représentants au sein du COS-LEPI.
-    Article 2 : Le COS-LEPI  doit être installé au plus tard le 29 décembre 2017 par la Cour constitutionnelle
-    Article 3 : La mission du COS-LEPI prend impérativement fin le 30 juin 2018.

Nous sommes aujourd’hui en Février 2018 et l’Assemblée n’a toujours pas désigné ses membres conformément à cette décision. Elle s’y refuse obstinément. Et pourtant, l’article 124 de la Constitution dispose que :

- Les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours ;

- Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités civiles, militaires et juridictionnelles.

Le système démocratique est fondé sur la responsabilité individuelle des acteurs. Lorsqu’on établit des systèmes juridictionnels de dernier recours, on part de l’idée qu’en toute responsabilité, les acteurs acceptent de se soumettre aux décisions de ces juridictions. Et tant qu’ils le font, le système tourne bien mais dès l’instant où certains acteurs décident de ne plus se soumettre à leurs décisions, tout devient possible, y compris et surtout le pire. Si les pouvoirs publics refusent de se plier aux décisions de la Cour constitutionnelle qu’en sera-t-il des autorités civiles, militaires et juridictionnelles ?  Dès lors, la question qui revient sur toutes les lèvres, c’est de savoir ce qui adviendra quand les décisions de la Cour ne seront plus respectées. Beaucoup y voient les limites de la Constitution : il n’en est rien ; il vaut mieux y voir l’irresponsabilité des acteurs.

II / Les conséquences imprévisibles et préjudiciables

Ne pas respecter les décisions de la Cour Constitutionnelle, c’est ouvrir la boîte de pandore qui va conduire inexorablement vers une crise institutionnelle, politique et démocratique majeure. Ne pas respecter les décisions de la Cour constitutionnelle, c’est une remise en cause de l’État de droit, entendu comme l’État  dans lequel le droit s’applique aussi bien aux citoyens qu’à l’État et à ses organes. Certes, l’Exécutif a, par le passé, superbement ignoré des décisions de la Cour constitutionnelle, notamment la Décision DCC 17-057 du 9 mars 2017 relative à la violation de l’article 1er alinéa 2 sur la représentation graphique du drapeau national. Mais sans accréditer l’idée selon laquelle certaines décisions de la Cour constitutionnelle seraient plus importantes que d’autres, il n’est pas superfétatoire d’affirmer que toutes les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont pas de portée égale pour la démocratie. En refusant d’appliquer la Décision DCC 17-262 du 12 décembre 2017, on touche sans conteste à un aspect très sensible dans toutes les démocraties à savoir, la question de la liste électorale et partant des élections. Et déjà, les spéculations vont bon train : pour beaucoup, c’est le Bloc de la Majorité Parlementaire (BMP), en parfaite intelligence avec le Gouvernement, qui aurait décidé de ne pas installer le COS-LEPI afin d’aller aux prochaines élections avec le RAVIP, en toute violation de la loi. Si cela se confirmait, il s’agira d’une violation du « principe de consensus entre les acteurs » qui prévaut en matière électorale et qui est consacré aussi bien par les conventions internationales, les lois électorales que les jurisprudences constantes de la Cour constitutionnelle. Car le RAVIP aura été confectionnée par les seuls gouvernants avec un opérateur technique plus que douteux, SAFRAN, dont la mauvaise réputation est établie. Si cela se confirmait, il faudrait s’en indigner. Et c’est pour ne pas en arriver à une crise électorale majeure aux conséquences dramatiques que la seule chose à faire aujourd’hui, c’est que les citoyens s’en indignent et le fassent savoir sur toute l’étendue du territoire national, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

Indignez-vous !!!
Avant qu’il ne soit trop tard !!!

En savoir plus...

La Loupe : Attention, vigilance

patrice talon

Dire que la lutte contre la corruption est une mauvaise chose c'est être criminel. Dire que la lutte contre l'impunité est une mauvaise chose, c'est être un dégénéré.

Demander au Président Patrice Talon et à son gouvernement de continuer avec la complaisance en cette matière,  c'est être apatride.

Les sanctions annoncées par la justice et les demandes de la levée d'immunité sont des actions courageuses et salutaires. Ce qu'on pourrait reprocher à tout ça c'est la sélection, la politisation, et la vengeance.

Mais il y a pire.

L'opinion doit être plus éveillée et plus vigilante que jamais pour que toutes ces actions apparemment nobles ne soient pas une technique de camouflage des fautes des dirigeants actuels. Est-ce qu'il n'y a pas anguille sous roche? Est-ce que l'on ne prépare pas l'opinion à supporter sans rechigner un probable scandale rocambolesque  sous l'actuel pouvoir?

On sait que pour les législatives de 2019, nul ne peut le contester,  les prévisions ne sont pas bonnes pour la mouvance présidentielle. Et donc l'opération de lutte anti-corruption et la célérité avec laquelle elle est conduite est quelque peu pour se faire une santé de popularité au sein de l'opinion.

L'autre inquiétude par ailleurs, c'est si Patrice Talon ayant aperçu que tous les délais pour réaliser le programme d'action du gouvernement sont dépassés,  et que les grandes promesses  ne peuvent plus tenir,  brandisse et fonce dans la lutte implacable contre l'impunité pour faire du sensationnel, afin que son mandat soit transformé uniquement en un mandat de lutte anticorruption.

A part tout ça il y a un drame.

Faire arrêter Sébastien Ajavon, faire arrêter Komi Koutché, faire arrêter ou contraindre à l'exil Issa Salifou, et toutes les têtes ferlées de l'Opposition afin de baliser le terrain pour les législatives, les municipales et communales, pourquoi pas sécuriser un second mandat pour la Rupture.

Attention, et vigilance.

Dine ABDOU

En savoir plus...

Demande de levée d’immunité parlementaireet d’autorisation de poursuites : Les Fcbe dénoncent une politique d’acharnement contre l’opposition

politique

Le bureau exécutif de l’Alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) a animé mardi 20 février 2018, une conférence de presse au siège de la formation politique à Gbèdjromèdé Cotonou. Entre autres sujets au menu des échanges, la demande de levée d’immunité parlementaire de et d’autorisation de poursuites de six (06) personnalités de l’opposition dont (05) figures du parti.

Pour le porte-parole des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Nouréni Atchadé, faisant suite au congrès du parti, la rencontre aurait dû être d’intenses moments de chaleur, de célébration et d’enthousiasme. Mais, selon ses propos, l’éclatant succès qu’a connu le congrès a déclenché panique et colère des « hommes forts du moment ». A l’en croire le congrès des Fcbe tenu à Parakou ne s’est pas plus tôt terminé, quand la demande de la levée de l’immunité parlementaire et d’autorisation de poursuites de six (06) personnalités de l’opposition dont cinq (05) figures des Fcbe s’est répandue, pour finir par se confirmer. Effet, selon ses explications, le Garde des sceaux se serait fait fort de transmettre une requête du parquet général, demandant la levée d’immunité des députés Valentin Djènontin, Secrétaire exécutif national, et de Idrissou Bako, coordonnateur de la première circonscription électorale du parti, ainsi que l’autorisation de poursuite de l’ancienne ministre Fatouma Amadou Djibril sur la foi d’un supposé rapport d’audit dont les résultats présentés lors du conseil des ministres du 28 juin 2017, ont fait l’objet d’un recours devant la cour constitutionnelle qui les a déclarés contraires à la constitution, dans sa décision DCC 17-251 du 05 décembre 2017, y relevant un caractère discriminatoire et le non-respect du principe du contradictoire. Dans la foulée signale le conférencier, les anciens ministres Komi Koutché et Aboubacar Yaya apparaissent sur la liste noire, l’un pour avoir été victime de vol de numéraire à son domicile en février 2016, et l’autre pour une présomption de fraude à l’occasion de certains concours organisés en 2015, pendant qu’il était ministre de la fonction publique. Le cas Hinnouho Atao, fait exilé politique, n’a pas été occulté. Par ailleurs, pour le cas spécifique de la mission d’audit organisationnel, technique et financier de la filière coton de 2013 à 2016, sur une vingtaine de membres du comité ministériel, seules les personnes engagées dans l’opposition se retrouvent dans le collimateur des « procédures de persécution ».

 Thomas AZANMASSO

En savoir plus...

Non désignation des membres du Cos-Lepi par le Parlement : Des OSC donnent l’alerte et lancent une pétition

Gustave-Assah

(Des signatures attendues pour sauver la démocratie)
 « Qu’il vous souvienne qu’à travers notre sortie médiatique du 31 janvier 2018,  nous, organisations de la Société civile, avions évoqué le non-respect de la décision de la Cour Constitutionnelle qui demandait aux parlementaires la désignation de leurs représentants  devant siéger au Cos-Lepi conformément aux exigences du Code électoral. Deux mois après la décision de la Cour, nous constatons avec regret le statu quo au niveau du Parlement ». C’est justement cette nonchalance de l’Assemblée nationale notamment des députés du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) qui a provoqué une nouvelle sortie conjointe de Social Watch Bénin, Amnesty international Bénin, Wanep-Bénin et Changement social Bénin.

Dans une déclaration lue hier mardi 20 février 2018 à la Maison de la société civile à Cotonou, par leur porte-voix, Gustave Assah, président de Social Watch Bénin, ces Organisations de la société civile « appelle à l’urgence d’une solution en demandant  expressément à son excellence Me Adrien Houngbedji, président de l’Assemblée nationale de procéder sans délai à la désignation des membres du Parlement devant siéger au Cos Lepi ; en invitant respectueusement son excellence Monsieur Patrice Talon Président de la République à veiller scrupuleusement au respect de la Constitution, en invitant les parties prenantes à prendre toutes les dispositions idoines pour la désignation et l’installation des membres du Cos Lepi ». Aussi, interpellent-elles « le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement en tant que garant du respect de la Constitution, le Président du Parlement et l’ensemble de députés en tant qu’organe législatif, sur : l’incertitude critique à laquelle expose notre pays, la non désignation des membres du Cos-Lepi en violation du code électoral et de la décision de la cour constitutionnelle du 12 décembre 2017, le risque de la non organisation à bonne date des élections et dans les conditions légales prescrites par notre constitution, le risque d’une décrédibilisation des Institutions de la République ; la  fragilisation de l’ensemble du système démocratique béninois, du fait de la non-exécution répétée des décisions de la Cour constitutionnelle, seule garante du fonctionnement normal et régulier de nos Institutions ; le risque de la violation des droits humains notamment les droits civils et politiques des citoyens, le risque d’une implosion sociale avec des implications politiques imprévisibles et non maitrisables ». Et pour qu’il n’en soit pas ainsi, Gustave Assah de Social Watch Bénin, Olivier Kiti de Amnesty international Bénin, Landry Ganyè de Wanep-Bénin et Ralmeg Gandaho de Changement social Bénin exhortent le peuple « à une veille accrue afin que nos mutismes d’aujourd’hui n’accouchent pas, pour notre pays, de lourdes conséquences dès 2019 ». Des législatives à bonne date, c’est déjà dans un an. Et, il faut nécessairement un fichier électoral actualisé. Selon la décision de la Cour constitutionnelle en date du 12 décembre 2017, le seul instrument valable jusqu’en 2021, c’est la Lépi. Or, tout porte à croire que son actualisation ne préoccupe pas pour autant le Parlement et le gouvernement. C’est pourquoi, se fondant sur ces faits aussi préoccupants que préjudiciables à la jouissance des droits civils et politiques ainsi qu’à l’enracinement du processus démocratique, ces Osc donnent l’alerte et lancent officiellement « une Pétition pour la collecte de signatures afin de démontrer au Parlement béninois et à son Président, au Président de la République, l’appel populaire à se conformer au code électoral et à la décision de la Cour constitutionnelle dans l’intérêt supérieur de la Nation et de la paix durable au Bénin ». Pour Ralmeg Gandaho de Changement Social Bénin, ce plaidoyer est fait pour que « le gouvernement donne au Ravip ce qu’il lui faut pour fonctionner afin que la loi sur le Ravip fonctionne séparément du Code électoral qui prévoit le Cos-Lépi et son bras technique », car « il y a comme une confusion à créer une suppléance au niveau du Ravip », a-t-il dénoncé. Il faut souligner qu’au moins 1million de signatures via un lien numérique sur les smartphones sont attendues quant à la pétition.

JB

En savoir plus...

Après l’Assemblée national et la Cour Constitutionnelle : Talon promulgue bientôt la loi sur le numérique

Patrice-Talon

(Voici la dernière monture, exclusivité Matin Libre)
Le chef de l’Etat promulgue sous peu, en tout cas avant fin février 2018, la loi portant Code du numérique en République du Bénin, selon des indiscrétions. En attendant cet acte, votre quotidien, matin Libre, vous propose en exclusivité la dernière monture de cette loi envoyée à Patrice Talon.

Télécharger la Loi sur le Numérique

En savoir plus...

Demande de levée d’immunité de députés et anciens ministres : Les Fcbe se prononcent ce jour

Valentin-Djenontin-Agossou

Les Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) se prononcent ce jour sur l’actualité nationale. A la faveur d’une conférence de presse sur l’actualité brûlante qui se tient ce jour mardi 20 février 2018 au Siège du Parti à Gbêdjromêdé, le Secrétaire exécutif national de l’Alliance, le député Valentin Djènontin-Agossou et ses militants aborderont certainement entre autres sujets,  les questions liées à la demande de levée d’immunité de certains anciens députés et ministres membres de ladite Alliance. En effet, depuis la tenue de leur 2e congrès ordinaire à Parakou, c’est la première sortie officielle des Forces cauris pour un Bénin émergent. La demande de levée d’immunité de certains anciens députés et ministres de l’Alliance ayant soutenu l’ancien président Yayi Boni, avait suscité une vague de réactions aussi bien dans le camp de l’opposition que de la mouvance présidentielle. Par cette sortie, les Fcbe feront savoir certainement leur position sur ce sujet qui nourrit l’actualité béninoise de ces derniers jours.

Th. A.

En savoir plus...

La Loupe : Bénin Royal Hôtel

joseph-djogbenou

J’ai vu Joseph Djogbénou et plusieurs ministres dans des fauteuils bourrés à Bénin Royal Hôtel, en train de convaincre les femmes aisées, les hommes aisés sur les réalisations et les perspectives d’avenir. Sur les prouesses du gouvernement. J’ai ri à gorge déployé. Ceux qui disent à longueur de journée que les actions parleront pour eux, aujourd’hui courent, désespérément. Et pour corriger la communication du gouvernement de Patrice Talon, pour corriger la communication de la rupture en souffrance c’est avec Joseph Djogbénou cela se fait-il efficacement?
Qui a pu conseiller une telle thérapie?
Il faut changer de fusil d’épaule  c’est vrai. Il faut changer de méthode. Ce n’est pas faux. Il faut changer de mode de communication. C’est absolument vrai et rentable.  Rentable et efficace.
Seulement,  ceux qui doivent prendre les premiers rôles ce ne sont pas ceux qui ont déjà été vomis par le peuple à tort ou à raison. Ce ne sont pas les visages connus et les ministres impopulaires. Il faut de nouvelles têtes.  Les jeunes qui comptent, les jeunes qui tiennent mordicus à créer la révolution.
Mieux, ce n’est ni une affaire de Cotonou de Calavi et de Porto-Novo uniquement.
Cela s’impose aujourd’hui que toutes les réalisations et les prouesses du gouvernement pour que cela se sache et ait un impact, il faut expliquer les faits en Nagot, en Yorouba, en Goun, en Mina, en français,  Et surtout en Fon.
La rencontre de Bénin Royal Hôtel,  c’est de l’eau versée sur le dos du canard. Les riches ne décident à la place des pauvres.
Il est impensable que Patrice Talon et ses amis, ne se rappellent pas, que le pouvoir ne s’obtient pas avec complaisance.
La communication de la rupture et  du Bénin révélé, doivent se faire  assez à la radio, dans les villages,  les villes, et les campagnes.
Le peu qui est en train d’être fait doit être connu par le grand nombre. Il faut le répertorier,  en faire œuvre utile.
Laissons tomber mes chers.
Après le déjeuner  on ira déposer le germe loyalement,
Pacifiquement,

Dine ABDOU

En savoir plus...

Pour protester contre la gouvernance de la Rupture : Les femmes marchent ce jour

Mathurine-Sossoukpe-et-Therese-Wahounwa

Elles vont battre le macadam ce jour. Il s’agit des femmes des marchés, femmes travailleuses, femmes paysannes, élèves et étudiantes. Elles sont fâchées contre la gouvernance de la Rupture et tiennent à le faire savoir ce mardi 20 février 2018 par une marche pacifique à travers la ville de Cotonou.

Réunies en Assemblée à la Bourse du travail sur invitation de Thérèse Wahounwa et Mathurine Sossoukpè, les femmes béninoises ont tenu à exprimer leur ras-le-bol au Chef de l’État, Patrice Talon, face à la crise économique et sociale doublée d’insécurité grandissante qui secouent le Bénin sous l’ère de la Rupture et dont les femmes sont les principales victimes. Selon la Secrétaire générale adjointe de la Cstb, Mathurine Sossoukpè, le panier de la ménagère s’est complètement amenuisé et les femmes ont tenu à l’exprimer de vive voix à Patrice Talon. Ainsi munies des ustensiles de cuisine, elles battront le macadam de la bourse de travail au Palais de la Présidence de la République pour y rencontrer le chef de l’État. « Le peuple a faim, tous les secteurs d’activités sont paralysés par des mouvements de grève et nous voulons aller le dire au Chef de l’État en tant que mère », a martelé la présidente du comité  national des revendeurs et vendeurs du Bénin pour la liberté et la paix, Thérèse Wahounwa. Elle a pour finir rassuré des mesures sécuritaires qui seront prises en vue d’éviter des débordements.
 
Thomas AZANMASSO

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !