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Politique

Verdict ce jour du procès Rb : Incertitudes sur le congrès des dissidents

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Les dissidents de la Renaissance du Bénin (Rb) réussiront-ils à organiser lecongrès annoncé?  L’incertitude reste entière. En effet, les dissidents conduits par George Bada ne sont pas tout à fait libres dans leur initiative. Depuis hier, ils se battent  contre LéhadySoglo au palais de justice de Cotonou. Léhady Soglo qui se dit toujours le seul président légitime et légal du parti a saisi au Tribunal de première instance (Tpi) de Cotonou le juge des référés afin d’obtenir l’interdiction, la suspension ou le sursis à la tenue de tout congrès de la Rb jusqu’à décision sur le fond. Pour le Maire de Cotonou, il y a un trouble manifestement illicite à faire cesser en raison du litige qui oppose deux parties en conflit au sein de la même formation politique. Seulement le juge des référés n’a pu vider le dossier ce jeudi. Après avoir écouté les prétentions des deux parties, le juge  a renvoyé le délibéré pour ce vendredi 23 juin 2017 à 15 heures. Le suspens demeure. Et en temps normal, les dissidents qui ont annoncé le démarrage de leur congrès pour ce matin, devraient attendre le verdict du juge. Mais juridiquement rien ne les oblige actuellement à retarder le lancement des activités de leur rencontre. Ils pourraient bien prendre le risque d’entamer le congrès, quitte à le suspendre au cas où le juge des référés donnerait raison  à Léhady Soglo et son camp. Ce qui est pour le moins évident jusque-là, la sérénité n’est dans aucune des deux parties en conflit. Quelle que soit l’issue du procès ouvert hier jeudi, il faut noter que la bataille judiciaire, une longue peut-être, ne fait que commencer. Et aucun camp ne peut sortir indemne de cette lutte qui se promet très âpre.

Mike MAHOUNA

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Renonciation du Front citoyen à la marche malgré l’autorisation : Frédéric Béhanzin, l’abandon !

Frederic-Behanzin

C’était prévisible ! On l’avait dit, le laudateur Frédéric Béhanzin n’a pas le visage à faire trembler les manifestants d’en face, précisément du Front pour le sursaut patriotique. Après avoir appelé à la mobilisation pour  faire échec à la marche du Front pour le sursaut patriotique, le fou du roi devenu “fou de la Rupture“ a très tôt déchanté. Le Porte-parole du Front Citoyen a décidé tôt dans la matinée de renoncer à descendre dans les rues et ce, malgré l’autorisation des marches par le Chef de l’Etat. Il fallait s’y attendre en ce sens qu’il importe de se demander aujourd’hui combien sont-ils, ces militants du Front Citoyen ? Qui voudra encore s’accoquiner avec cet encenseur du régime défunt et qui opte pour un retournement rapide de veste ? Pour beaucoup, la vraie raison du report de la marche n’est liée au risque d’affrontements mais plutôt à l’échec de son plan. En effet, bon nombre étaient encore loin d’être convaincus par ces explications sous-tendant la décision du Préfet Modeste Toboula. Frédéric Béhanzin et sa bande semblent avoir trouvé la bonne formule : permettre à l’autorité préfectorale de disposer d’éléments pour interdire les marches. Ainsi, violant la règlementation en vigueur, le Front Citoyen décide d’adresser sa déclaration de marche au Préfet au lieu du maire. Ceci, par crainte de ne pas recevoir l’autorisation de l’autorité municipale qui avait déjà autorisé celle du Fsp. Cette renonciation de la marche reste un signe d’abandon de l’inconstant Frédéric Béhanzin qui, faut-il le rappeler, risquait de se retrouver seul à marcher. Après avoir renié ses anciens maitres, ceux-là même qui lui ont donné un nom dans la République, Frédéric Béhanzin devrait comprendre que ses singeries d’allégeance sont encore loin de lui offrir une place dans l’entourage du chantre de la Rupture. D’ailleurs, Patrice Talon devrait s’en méfier car il pourrait subir le même sort en 2021. Frédéric Béhanzin devrait également comprendre que la maturité du peuple béninois n’est plus à démontrer aujourd’hui. Parfois, il faut savoir s’arrêter et se construire une image. Affaire à suivre !!!

A.B

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Situation des licenciés de la Cnao-Tf : Guy Mitokpè demande des explications au gouvernement

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Alors qu’une partie des contractuels la Commission nationale d'appui à l'obtention du Titre foncier (Cnao-Tf) attend d’être redéployée, il a été noté, contre toute attente,  à tous ceux qui sont en poste l’annulation de leur titre d’affection. Pire, depuis le mois de février le salaire de ces agents a été suspendu. Cette situation qui plonge ces travailleurs dans la précarité n’est pas du goût du député de la 16ème circonscription Guy Mitokpè. Par des questions orales avec débat, il invite le gouvernement de la Rupture à s’expliquer. Lire sa correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale.

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Brouille au sein de la Renaissance du Bénin : Nicéphore et Rosine Soglo dénoncent les manigances de Talon

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Le gouvernement de la Rupture et son chef seraient les instigateurs de la dissidence qui frappe la Renaissance du Bénin (Rb) depuis peu. Pour le président d’honneur  et la présidente fondatrice du parti, il n’y a pas de doute. Face aux militants « Houézèhoué » à Abomey et Bohicon hier jeudi, ils n’ont pas mâché leurs mots.  Nicéphore Soglo et Rosine Soglo ont soutenu que « la famille Rb » est attaquée par Patrice Talon parce que la présidente fondatrice s’était opposée au projet de révision de la Constitution en avril dernier. A les entendre, Patrice Talon qui n’a pas digéré  la position de la députée Rosine Soglo s’est aussi acharné contre le président de la Rb, Léhady Soglo.Ils ont cité les nombreuses missions d’audit diligentées par le gouvernement pour contrôler la gestion du Maire de Cotonou. Rosine Soglo et Nicéphore Soglo ovationnés à Bohicon et Abomey ont appelé les Sages, les Notables et les femmes de la 23ème circonscription « à résister aux envahisseurs qui sont les fractionnistes de la Rb ». Pour eux, les dissidents conduits par George Bada sont manipulés par le pouvoir qui compte détruire le parti. L’ancien président  Nicéphore Soglo soutiendra qu’il n’y a en réalité pas de crise au sein de la Rb. Il n’y a, à l’entendre, que des membres ingrats qui se comportent comme des imposteurs. L’ancien Maire de Cotonou a promis de « combattre tous ceux qui s’en prennent à la Rb jusqu’à leurs derniers retranchements ». Hier, les militants qui ont religieusement écouté les deux grandes figures du parti, ont pu comprendre les vraies raisons qui motivent les dissidents. Très remontés contre ces « manipulés », ils ont pris l’engagement de mener la bataille avec sérénité aux côtés du président Nicéphore Soglo pour ramener la quiétude au sein de la famille « Houézèhoué ».

M.M

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Acharnement contre les GSM : Mort programmée de MTN par la Rupture

MTN

Les opérateurs de téléphonie mobile n’ont pas une bonne réputation au sein de la grande masse. Pour beaucoup de consommateurs, ils sont perçus comme des capitalistes véreux qui se soucient peu de la qualité des services offerts aux abonnés. Il n’est pas rare d’entendre souvent « ils nous grugent ». Le dernier rapport de l’Arcep sur la qualité des services des Gsm est d’ailleurs édifiant. Mais ce que beaucoup de personnes ignorent, c’est le rançonnement dont sont victimes au quotidien les opérateurs Gsm de la part des gouvernants. Ce qui, en grande partie, est responsable de la qualité exécrable des services. Etant donné que pour s’en sortir, les Gsm sont obligés de faire des gymnastiques et le plus souvent au détriment des consommateurs. Exemple…

Depuis plus d’un mois, le gouvernement de la Rupture a bloqué les comptes de MTN. Cela est intervenu après qu’on ait demandé à la société de payer 150 milliards de redevances liées à l’utilisation des fréquences. Et comme les responsables tardaient à s’exécuter, les comptes de MTN qui compte plus de 4 millions d’abonnés ont été bloqués. Or, au lendemain de la dernière sortie de Sébastien Ajavon qui disait être le 1er contributeur au budget national, c’est le même gouvernement qui, chiffres à l’appui, a présenté MTN comme le 1er contributeur juste pour faire mal à Ajavon. Quelques jours seulement après, MTN fait objet de menaces et de rançonnement tous azimuts. Pour finir, on est allé bloquer les comptes de la société afin de l’obliger à passer à la caisse. Conséquence, les employés béninois au sein de la société sont en difficulté. De source bien introduite, on apprend que, pour la première fois, il est demandé aux agents de MTN de patienter quelques temps avant de voir leurs salaires payés.

Après avoir chassé le 1er contributeur béninois au budget national, voilà que la Rupture s’attaque maintenant au 1er contributeur étranger. Et tout ceci pour quelle finalité ?

Créer des difficultés aux opérateurs pour entrer sur le marché

La décision prise au dernier Conseil des ministres montre que la Rupture est dans une logique bien précise. Les nouveaux dirigeants veulent entrer sur le marché des télécoms. La privatisation de Libercom Sa et de Bénin Télécoms pourrait leur permettre d’entrer dans le capital de la nouvelle société. Et pour cela, il faut affaiblir considérablement les réseaux déjà existant MTN et MOOV. Déjà sur les réseaux sociaux, des gens, recrutés à cet effet, font la campagne « un Béninois, une simLibercom, MTN dehors ». L’annonce de la privatisation de ces réseaux de téléphonie mobile du service public n’est rien d’autre que l’aboutissement du chantage fait à MTN et MOOV. En clair, cela signifie que si vous ne voulez pas passer à la caisse, cédez donc le passage...                        

La piste du réseau voleur trouve donc son explication dans cet acharnement, ses rançonnements dont sont victimes les opérateurs GSM. Car, comment peuvent-ils récupérer tous ces milliards si ce n’est sur le dos du consommateur ? S’il n’y a aucun intérêt personnel derrière cet acharnement, comment un Etat peut-il délibérément choisir de tuer sa poule aux œufs d’or, une société que lui-même a qualifiée de 1er contributeur au budget national ? Mais MTN est une grosse entreprise, une grosse machine qu’on ne peut faire disparaître du jour au lendemain. Au lieu donc d’employer la manière forte, l’Etat devrait trouver la formule pour continuer les discussions sans pour autant bloquer les comptes de la société.

Les investisseurs étrangers sont actuellement en train d’être écoutés par la Banque mondiale dans le cadre de la note à donner au Bénin en ce qui concerne le climat des affaires. Vue la renommée du pays depuis l’avènement des hommes d’affaires au pouvoir, on se demande quelle place occupera cette fois-ci le Bénin dans le prochain classement Doing Business.

Worou BORO

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Annulation des décisions d’interdiction de marches de ce jeudi : A quoi sert la cellule d’analyse de la Marina?

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Modeste Toboula a été désavoué hier par le Chef de l’Etat. Patrice Talon qui lui a intimé l’ordre de remettre en cause sa décision portant interdiction des marches dans les rues de Cotonou ce jeudi 22 juin 2017. Telle une autorité zélée, le Préfet du Littoral a voulu faire plaisir au président Patrice Talon. Mais il en a appris à ses dépens. Le Chef de l’Etat en difficulté, a voulu s’offrir une bouée de sauvetage en jouant au protecteur des droits de l’homme. « Un vrai coup politique », a commenté un acteur politique. Seulement, il se pose un problème de cohérence des actions du  gouvernement. Le Préfet interdit des marches mais reçoit dans la même journée un contre-ordre du palais de la République. Beaucoup se demandent ce à quoi sert réellement la Cellule d’analyse et d’enregistrement des arrêtés ministériels et préfectoraux. Une structure simplement budgétivore? La Cellule a en tout cas montré ses limites hier. Modeste Toboula n’a-t-il pas pu faire relire sa décision ? Ou la décision a-t-elle échappé à la vigilance des patrons de la Cellule?Il y a, à n’en point douter, un sérieux dysfonctionnement qui a failli exacerber la fronde sociale latente. La Cellule ne joue pas son rôle. En effet, en créant cette superstructure en août 2016, le gouvernement avait souligné que tous les actes réglementaires  devront désormais traduire « la volonté d’une cohésion gouvernementale à toute épreuve ». « Ces actes doivent aussi être en harmonie avec les plans, les programmes et les projets de développement approuvés par le gouvernement…», avait précisé le ministre d’Etat,  Secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki. Malgré l’existence de cette structure, le gouvernement n’arrive pas à recadrer à temps les excès de pouvoir de Modeste Toboula. Le Préfet du Littoral n’en fait visiblement qu’à sa tête. Il démontre ainsi l’inutilité d’une Cellule voulue, imposée et mise en place par Patrice Talon.

M.M

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Fac et Centrale de Maria Gléta : Deux commissions d’enquête aux trousses des faussaires

assemblee-nationale

Depuis ce mardi 20 juin 2017, les parlementaires ont évolué dans le processus de mise en place des deux commissions parlementaires d’information, d’enquête et de contrôle sur la gestion du Fonds d’aide à la culture d’une part et d’autre part la construction de la centrale thermique de 80 mégawatts à Maria Gléta dans la commune d’Abomey-Calavi. Les députés de la 7è législature ont adopté la clé de répartition des sièges des deux  commissions d'information. Chaque commission est composée de 10 membres et elle dispose de 60 jours pour déposer son rapport.

Au cours des débats, les députés ont décidé que chacune des commissions soit composée de dix membres en tenant compte de la configuration politique actuelle du Parlement. Ainsi, il y aura un représentant de chacun des sept groupes parlementaires à l’exception du groupe parlementaire « Agir pour le Bénin » composé de 17 députés et présidé par André Okounlola Biaou qui propose deux personnes à cause de son effectif. Les deux représentants restants seront désignés par la commission chargée du Plan et celle en charge de l’Education de l’Assemblée nationale. Les sept groupes parlementaires et les deux commissions techniques devront envoyer la liste de leurs représentants au plus tard le lundi 26 juin prochain sur la table du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Ce n’est qu’après cette étape que la liste nominative de chacune des deux commissions d’information, d’enquête et de contrôle sera connue. Et les deux commissions se mettront au travail. A noter pour finir que les deux propositions de résolution ont été déposées par le député Dakpè Sossou deuxième secrétaire Parlementaire qui, au regard  de la mauvaise gestion caractérisant ces deux dossiers, a introduit lesdites propositions.

Kola Paqui

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Assignation en référé des dissidents Rb : Léhady demande l’interdiction du congrès

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Il y a de gros risques sur le congrès projeté par les dissidents de la Renaissance du Bénin (Rb). Et pour cause. Léhady Soglo, le président des « Houézèhoué » , a demandé au Tribunal de première instance de Cotonou de « faire cesser un trouble manifestement illicite » au sein du parti en raison du litige qui oppose les parties en conflit.  Il a par ailleurs invité la justice à ordonner l’interdiction ou la suspension de tout congrès du parti « jusqu’à décision sur le fond ». Lire l’intégralité de la lettre d’assignation.

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Suspension de l’interdiction de la marche du Front : Talon cravache Toboula!

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Enarque, administrateur civil, et puis quoi encore… ? Ouf ! Les Béninois pourront faire reposer leurs oreilles et respirer un coup. En tout cas, au moins le temps de cette gigantesque marche programmée pour se tenir ce jour. Tellement, ils en ont bu et ‘’rebu’’ à la source du préfet du Littoral dont l’interprétation des textes sur la décentralisation et la déconcentration, y compris ses décisions, relève d’une époque moyenâgeuse. Au 21ème siècle, dans un pays dont la démocratie est enviée, Modeste Toboula se permet le luxe d’interdire une marche pacifique annoncée depuis plus d’une semaine, oubliant même qu’il appartient à un régime qui a opté pour la Rupture d’avec les anciennes mauvaises pratiques. Et comme à ses habitudes, le « Roi de Cotonou », après la prise de la décision, passait déjà de média en média pour s’expliquer et mettre en garde ses sujets marcheurs. Hier dans la soirée, à peine il avait fini de vociférer et d’exhiber ses muscles sur l’une des chaînes de télévision privée de la place, quand le chef de l’Etat l’a stoppé dans son zèle. Instruction luia été aussitôt donnée pour qu’il autorise les marches prévues initialement pour ce jeudi dans les rues de la capitale économique. Une sage et retentissante décision de Patrice Talon saluée par beaucoup de Béninois. Toboula a dû quitter les locaux de Canal 3, la queue entre les jambes, tout petit dans ses godasses. Quelle raclée ! Quelle humiliation ! Il fallait disjoncter ce fusible pour parer à un éventuel court-circuit. Et ça, le président de la République l’a compris. C’est un signal fort. En effet, prise pour discipliner l’autorité préfectorale, cette décision sonne comme un avertissement aux autres zélateurs de l’appareil gouvernemental. Maintenant que Modeste Toboula a ravalé ses vomissures, il se doit, lui qui prétextait d’un manque d’effectif, de tout mettre en œuvre pour que « ces marches soient bien encadrées par les forces de sécuritéafin de préserver la sécurité des marcheurs… ». Le chef a parlé, vive le chef ! Si, on était dans un pays où la culture de la démission est de mise, il ne reste qu’au préfet tout puissant de déposer tablier pour son honneur.

Worou BORO

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Exécution de contrats avant la prise du décret : Pvi et Sécuriport, mêmes reproches

gouvernance

A l’occasion des Journées nationales de la gouvernance tenues du 15 au 17 juin à Granp-Popo, le dossier Sécuriport est revenu une fois de plus sur le tapis. Au cours des débats qui ont suivi le Panel 5 dont le thème est : « Marchés publics et relations secteur public/secteur privé : Comment garantir l’intégrité ? », un acteur de la société civile a donné l’exemple du dossier relatif à la résiliation du contrat de Sécuriport pour pointer du doigt l’opacité qui entoure l’octroi des marchés publics gré-à-gré depuis l’avènement des hommes d’affaires au pouvoir.

Il n’en fallait pas plus pour sortir le ministre de la Justice Joseph Djogbénou de ses gongs. Prenant la défense du gouvernement, le Garde des sceaux a condamné ses propos avant de lever un coin de voile sur les raisons qui ont milité en faveur de la résiliation du contrat de Sécuriport et qui ont amené le gouvernement de la Rupture à attribuer le marché de la sécurisation des aéroports à Morpho Dys, une société créée de justesse. « Je ne savais que j’avais à faire à des agents de Sécuriport (…), à vous entendre, on dirait que ce sont les mafieux qui sont à la tête du pays (…) le dossier Sécuriport, voilà un contrat qui a été signé dans la précipitation, avant même que le décret ne soit pris en Conseil des ministres », a déclaré Joseph Djogbénou. On comprend donc que le principal argument du gouvernement dans ce dossier repose sur l’attribution du marché à Sécuriport avant la prise du décret en Conseil des ministres. C’est donc la faute commise par le régime défunt et la Rupture  a prétexté de cela pour suspendre un contrat, contraignant ainsi Sécuriport à attraire l’Etat béninois devant des juridictions internationales. Ce qui peut coûter des milliards à l’Etat en guise de dommages et intérêts car Joseph Djogbénou a confirmé que le dossier est déjà devant la justice et l’Etat béninois apprête ses arguments pour aller se défendre. Si le fait d’attribuer un marché avant la prise du décret en Conseil des ministres est une faute grave qui peut aboutir à la résiliation d’un contrat, on devrait donc s’attendre à ce que la Rupture ne commette pas à son tour la même erreur.

Mais paradoxalement, la même chose se répète au niveau du Programme de vérification des importations (Pvi-Ng). Alors que le Pvi est entré en vigueur le 1er avril 2017, le décret l’instituant a été pris en Conseil des ministres le 17 mai 2017, soit plus 45 jours après son entrée en vigueur. Durant tout ce temps, le décret a été caché au public puisque le Conseil des ministres du mercredi 17 mai 2017 n’en a pas fait cas. Pire, il est dit que ce décret modifie et complète le décret N°2011-106 du 22 mars 2011, un décret qui n’existe plus puisque le 1er contrat du Pvi a été résilié en 2012. Voilà donc que la Rupture procède de la même manière que le régime défunt en ce qui concerne le Pvi-Ng. Ce dont on a prétexté pour arracher un marché à une société qui dispose d’un contrat en bonne et due forme, on utilise la même procédure pour s’octroyer un marché.Ce faisant la Rupture vient de donner au prochain président les arguments pour résilier à son tour le contrat Pvi-Ng en vigueur depuis le 1er avril 2017.

B.H

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