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Politique

2010 milliards FCfa pour le, budget 2017... : Casse-tête pour Talon

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(Les inquiétudes de l'expert fiscaliste Romuald Avougnansou)

Les ambitions du régime Talon matérialisées par les nombreuses réformes financières et économiques  initiées depuis6  avril 2017  étaient au centre des échanges de ce dimanche 19 février 2017 sur l'émission "Le grand rendez-vous". Pour le consultant fiscaliste Romuald Avougnansou, invité de la chaîne de radio "Soleil FM", la vraie question est de savoir comment le gouvernement pourra mobiliser les 2010 milliards pour le budget 2017.

Président de l'Association professionnelle des experts fiscalistes du Bénin et consultant fiscaliste de la Cedeao, c'est Romuald Avougnansou qui a été identifié par nos confrères de Soleil FM pour analyser l'actualité socioéconomique du Bénin. Dans un exposé technique et exclusif, l'expert international a passé au peigne fin le budget national exercice 2017, le Programme d'action du gouvernement, la loi sur le partenariat public-privé...

Pour Romuald Avougnansou, le budget 2017 est un budget très ambitieux au regard du montant qu'il affiche pour les dépenses prévisionnelles. Toutefois, le fiscaliste regrette l'insuffisance de mesures sociales contenues dans le budget. Même si le taux de pression fiscale qui est de 14% paraît encore minime comparativement aux pays de la sous-région : Sénégal (19%), Togo (22%), Burkina-Faso (17%), le président de l'Association professionnelle des experts fiscalistes du Bénin pense que le gouvernement béninois doit mettre en place une bonne politique pour la mise en œuvre de bonnes et pertinentes réformes fiscales et douanières.

Manque de volonté

Le nouveau pouvoir manque de volonté politique nécessaire pour la mise en œuvre des sept axes de réformes. Ce qui fait que l'administration financière du pays n'est pas suffisamment performante. Mieux, le fiscaliste ne croit pas en la capacité du gouvernement à mobiliser les 2010 milliards inscrits dans le budget. " Le contexte n'est pas favorable " précise-t-il,  tout en souhaitant l'accroissement de la capacité des régies financières du pays.

Au sujet de la loi sur le partenariat public-privé, l'expert pense que c'est un progrès, sauf qu'il  indique que l'urgence, c'est la sécurisation des investissements dans notre pays. Il en dira autant pour le programme d'actions du gouvernement qui selon lui est bien conçu, bien structuré et bien cohérent. Seul son financement pose problème, de l'avis du spécialiste qui dit ne pas croire aux 500.000 emplois prévus par le nouveau régime. "Pour être réaliste, ce n'est pas possible au vu du climat politique et économique qui prévaut dans le pays" conclut l'invité de Soleil FM.

MM

Tous coupables...

L'incroyable chaos dans lequel est plongé le Bénin depuis le 6 avril 2016 sous le fallacieux prétexte de réformes et de modernisation commence à exaspérer les veilleurs silencieux et interpelle la conscience collective béninoise dans son entièreté, sauf ceux qui sont assujettis par l’argent.

Mais que ce soient des intellectuels, des leaders d'opinion qui jadis portaient les voix des sans voix, que ce soient des artistes dans leur rôle de résistance et de veille citoyenne, personne – ou presque- ne parle aujourd’hui. N’est-ce pas une complicité latente ?

Lorsqu’on chasse les libanais du pays, cela m’inquiète ;
Lorsqu’on casse le commerce des bonnes dames, cela m’écœure ;
Lorsqu’on détruit les opérateurs économiques, cela me fait peur ;
Lorsqu’on a le monopole sur le coton, sur le cajou, sur le port, sur …, cela me chagrine ;
Lorsqu’on met de milliers de compatriotes au chômage, cela m’effraie ;
Lorsqu’on matraque les étudiants, dissout leur liberté d’association, cela m’affole ;
Lorsqu’on ferme en l’espace de 24h sept organes de presse, cela me rebelle ;
Lorsqu’on cherche à privatiser le Bénin, je m’interroge.

Pendant combien de temps devrions-nous encore nous taire ? Au nom du développement ?  Je ne crois pas.  Car en effet, une société prête à sacrifier un peu de liberté contre un peu de développement  ne mérite ni l’un, ni l’autre, et finit par perdre les deux. De toute évidence, le chroniqueur refuse de se murer dans ce silence coupable si tant est que la démocratie est bien « le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ». J’invite donc les défenseurs de la liberté et de la démocratie à prendre de la parole. Car, prendre la parole, c’est porter la plume dans la plaie sans plaire ni faire du tort. Prendre la parole c’est, à mon avis, s’assumer et assumer sa responsabilité sociale. Ne rien dire, ne rien faire, c’est être complice!  Alors, prenons la parole. C’est la seule arme qui nous reste. « Le monde est dangereux à vivre !-Non pas tant à cause de ceux qui font le mal,- mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire” ; disait Albert Einstein. Par extension analytique, je dirai que le Bénin est dangereux à vivre, non pas à cause de Talon, mais à cause de vous et moi qui le laissons faire.                           

Romuald Avougnansou

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Autonomie retrouvée au Cpp : Une nouvelle défection chez les Fcbe

politique

Le parti Congrès du peuple pour le progrès (Cpp) s’est retiré des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) à l’issue de son quatrième congrès ordinaire. Il crée ainsi un nouveau vide au sein de l’ancienne alliance politique au pouvoir.

Le Cpp a renouvelé son bureau politique ce week-end. C’est désormais  Christelle Houndonougbo qui dirige ce parti qui vit toujours sous les influences de son président d’honneur, le trop visible Jean Gounongbé. Le quatrième congrès du parti a permis non seulement à ses membres de restructurer leurs différents organes, mais également de réorienter leur vision politique. En effet, le samedi 18 février 2017, le Cpp a aussi annoncé son départ des Fcbe. « … Le Cpp est un membre fondateur de l’alliance Fcbe. A cet effet, le Cpp a soutenu de façon engagée et sincère, le chef de l’Etat d’alors… L’engagement  initial du Cpp était de soutenir le président Boni Yayi jusqu’à la fin de son régime. Cet objectif atteint, le Cpp a jugé nécessaire de retrouver son autonomie et de remobiliser sa troupe. Ainsi, le quatrième congrès ordinaire a décidé de retirer le Cpp de l’alliance Fcbe», peut-on lire dans la déclaration politique publiée par le parti. C’est tout de même une mauvaise nouvelle pour les Fcbe. L’alliance politique connait une nouvelle défection au moment où ses membres devraient plutôt renforcer leurs liens pour devenir une vraie force d’opposition au régime de la Rupture. Elle se fragilise peu à peu et devient progressivement aphone 10 mois seulement après avoir perdu le pouvoir. On note en réalité une vraie saignée dans le rang des Fcbe depuis la dernière élection présidentielle. C’est d’abord le Rassemblement national pour la démocratie (Rnd) qui a lâché l’ancienne alliance présidentielle entre les deux tours de l’élection de 2016. Le parti a officialisé son départ définitif le 13 avril 2016 dans une correspondance adressée au coordonnateur de l’alliance Fcbe, Eugène Azatassou. Quelques mois plus tard, notamment le 10 décembre de la même année, le Mouvement espoir du Bénin (Mesb)dirigé par l’ancien Vice-premier ministre, François Abiola, claquera ensuite, lui aussi, la porte des cauris. Le Cpp vient de réaliser le même choix. Et plusieurs sources confient que d’autres formations politiques quitteront la barque Fcbe. Elles devront rejoindre l’équipe au pouvoir qui compte bien étaler ses tentacules sur toute l’étendue du territoire national.Car, Patrice Talon tablerait sur la réforme du système partisan annoncé pour construire une vaste alliance politique. C’est peut-être une grosse machine qui attirerait déjà des forces opportunistes dont le Cpp. D’ailleurs, les membres de ce parti politique n’ont pas caché leur intention de s’acoquiner même avec de nouvelles forces. « Le quatrième congrès ordinaire (…) recommandeau bureau politique et au nouveau bureau exécutif national de travailler à un repositionnement du parti allant dans le sens de la réussite de la réforme du système partisan dans notre pays», a clairement souligné la déclaration politique ayant sanctionné les travaux de ce week-end. Les Fcbe n’offrant plus actuellement de meilleures perspectives, le regroupement politique soutenant les actions de Patrice Talon devrait être assurément prisé.  

A.S

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Dossier Hôtels Bénin Marina, Croix du Sud... : Koupaki dans un rôle très délicat

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Le ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la République met en jeu peut-être sa crédibilité dans le dossier relatif à la reprise de quatre établissements hôteliers par l’Etat béninois. Pascal Irénée Koupaki avait pendant longtemps eu la capacité de mettre de l’ordre dans le secteur hôtelier. Il n’a pu concrètement rien faire.  

Le gouvernement a décidé d’assainir le secteur hôtelier national. Lors du Conseil des ministres du mercredi dernier, l’Etat a prononcé la résolution des conventions de cession ou de gérance des quatre hôtels à savoir Bénin Marina Hôtel, Hôtel Croix du Sud, Motel d’Abomey et Hôtel  Alédjo. Selon le point fait ce mercredi par le ministre d’Etat, Pascal Irénée Koupaki, les opérateurs privés ayant pris le contrôle de ces hôtels devraient réaliser des programmes d’investissement, des projets de modernisation et ou d’agrandissement. Il a rappelé que Bénin Marina Hôtel a été cédé en mars 2004. Son concessionnaire, a-t-il poursuivi, avait pour obligation de réaliser un programme d’investissement sur une période de vingt-six (26) mois, en procédant à la rénovation et la  modernisation  du bâtiment existant, en construisant un bâtiment annexe avec cinquante-quatre (54) suites présidentielles et cent huit (108) chambres. Pascal Irénée Koupaki montrera par ailleurs que le cessionnaire de l’Hôtel Croix du sud qui a pris le contrôle de l’établissement depuis 2007, avait pour obligation de « raser l’hôtel dans un délai de douze (12) mois… et de réaliser des travaux de construction d’un hôtel quatre étoiles et d’un centre commercial moderne… ». Seulement pendant plus de dix ans les opérateurs privés n’ont pas cru devoir honorer leurs engagements. Durant plus de dix ans, aucune autorité sérieuse n’a pu taper du poing sur la table et engager une bataille contre le désordre déploré aujourd’hui. Pascal Irénée Koupaki n’a pu jamais évoquer ce sujet jugé pourtant important durant le long moment qu’il a passé dans plusieurs gouvernements de Yayi Boni. Ancien Premier ministre chargé de la Coordination de l’action gouvernementale, de l’évaluation des politiques publiques, du programme de dénationalisation et du dialogue social, il était au fait de la situation catastrophique décriée. Il avait les moyens et la capacité de nettoyer les écuries d’Augias.Adidjatou Mathys,ancienne ministre des Finances et de l’économie de Yayi Boni n’a pu, elle, non plus corriger le désastre qui non seulement met à mal le patrimoine de l’Etat, mais fragilise aussi le secteur hôtelier national. Lors du Conseil des ministres du mercredi dernier, AdidjatouMathys et Pascal Irénée Koupaki devraient se sentir bien embarrassés puisque leur silence sous le régime défunt pourrait être analysé comme une complicité. Le régime de la Rupture fait peut-être le grand ménage. Mais le Secrétaire général de la présidence, particulièrement lui, qui a été le numéro 2 de l’ancien régime devrait perdre sa sérénité puisque c’est sa gestion qui est ainsi remise en cause par la décision du Conseil des ministres. Or la majorité des décisions de la Rupture est dirigée contre la gestion du régime de Yayi Boni. Il n’est donc pas illogique de se demander si Pascal Irénée Koupaki et d’autres anciens ministres n’assistent pas depuis avril 2016 au procès de leurs propres actions.

M.M

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Gatien Houngbédji sur « Moi Président » : «Le chômage est une bombe à retardement…»

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Madame et monsieur bonjour. Plus que quelques jours et les Béninois se rendront aux urnes pour choisir un  candidat, celui qui certainement les aurait  convaincus sur la base de son projet de société bien clair. L’Ortb au cœur de cette échéance électorale, reçoit pour vous un visage bien connu. Bien évidement sur «Moi président » de ce jour. Après  plusieurs participations infructueuses, l’homme n’as pas  visiblement dit son dernier mot. Gatien Houngbédji est l’invité de « Moi président » de ce jour.

Présentation

Ancien ministre du commerce, de l’artisanat et du tourisme sous le président Mathieu kérékou, Gatien  Houngbédji, puisque c’est de lui qui s’agit, est un diplômé de l’Ecole des arts et métiers de Paris. Opérateur économique et membre du conseil d’administration à la banque of Africa , il en fut le premier président. Il assumé les hautes fonctions du président élus de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib). Nommé Haut-commissaire à la solidarité nationale par le président Boni Yayi, Gatien Houngbédji apparait comme l’un des plus  anciens vétérans à la course à la Marina. C’est  la 4eme fois qu’il se présente à l’élection présidentielle, porté  par l’alliance Udes solidarité. Son parti avait pour projet de société ce document d’une trentaine de  pages baptisé « Un Bénin démocratique, économiquement prospère et  solidaire ».

Gatien Houngbédji cette présentation vous satisfait-elle ? J’ai bien envie de vous féliciter pour votre endurance, ça fait la quatrième fois.

 Merci bien, malheureusement, pour les 3 premières fois ça n’a pas marché. Je suis de ceux qui aiment lutter, je me mets  au service de mon peuple et je pense que si on applique la démocratie et que si mes compatriotes regardent bien les projets de société  et le parcours de chacun, parce que ça fait 32 ans que je vis en permanence avec les compatriotes sans quitter le Bénin.J’etais un exilé  volontaire  et je suis revenu à 32 ans.J’ai été le premier exilé volontaire  à revenir après mon séjour en Côte d’ivoire sur recommandation du président Houphouët Boigny. Aujourd’hui, ça fait 32 ans, c’est à recommencer, je suis prêt pour le combat et je pense que j’ai le meilleur projet de société. Je connais le Béninois parfaitement.

Un Bénin démocratique, économiquement prospère et solidaire  c’est votre projet de société qui mentionne clairement  le type de gouvernement avec lequel vous envisagez diriger le Bénin au cas où vos compatriotes vous accordaient majoritairement  leur suffrage. Pourquoi un gouvernement d’union nationale alors que le Bénin n’est pas un pays en crise ?

Le gouvernement d’union nationale que je propose répond à une préoccupation d’unité nationale, c’est-à-dire je pense personnellement que personne  ne peut diriger ce pays après les élections, s’il ne tient pas compte de l’existence des autres, ça c’est mon point de vue.

La fracture est si profonde ?

Elle est très profonde, regardez nous sommes 33 candidats et vous allez voir tout ce qui se passe, le pays est déchiré politiquement. Nous ne sommes pas unis  aujourd’hui dans ce Bénin, ça me fait de la peine.

Peut-être parce qu’il n’y a pas une réforme du système partisan !

Mais qu’elle reforme, c’est moi qui propose la reforme dans mon projet de société. J’ai proposé suffisamment de principes que nous devons respecter pour parvenir à l’unité nationale et l’unité nationale ne veux pas dire unité d’action et tout le monde  va dans le sens unique, l’unité  nationale…, ceux qui sont  d’une région doivent comprendre aussi que les autres sont des béninois, ils ne sont pas des étrangers. Ce qui permet  même dans un gouvernement, des gens qui sont originaires de tout le Bénin, de tous les départements, si on fait comme ça, si on tient compte de toutes les préoccupations des uns des autres, on n’arrivera peut-être  pas à 100% de satisfaction, mais  on sera fier de ce qu’on fait pour son pays et on sait qu’on n’a marginalisé personne. Les plus riches pourrons tendre la main aux plus faibles c’est mon point de vue.

Gatien Houngbédji vous parlez également  dans votre programme de société  de la culture démocratique, restaurer la culture démocratique, selon vous la démocratie au Béninest-elle en péril ? Elle est louée un peu partout dans la sous-région !

Je ne suis pas d’accord, la démocratique au Bénin n’est pas en péril. Je suis d’accord peut-être, cette  pensée ou appréciation  que vous aviez de la démocratie à l’international, c’est ce que l’on dit. Je suis d’accord mais à l’interne vous trouvez normal que des millions, des milliards circulent, vous trouvez normal pour les élections, en France…

Vous en avez fait circuler aussi monsieur Houngbédji puisque vous en parlez si bien !

Non, ce n’est pas mon genre jamais et je sais de quoi je parle. Depuis 32ans, je suis dans mon pays, je n’ai pas bougé.

Et les milliards circulent dans quel objectif ?

Mais les achats de conscience on les dénonçait depuis mais en France on ne donne pas de l’argent aux électeurs

Pourquoi vous prenez l’exemple de la France ?

Parce que c’est le pays colonisateur.Je vais en France quand je veux, sans problème, j’en sors quand je veux mes enfants, mes petits-enfants, nous sommes très bien en France. Mon père a fait la guerre dans l’armée française, donc je me sens absolument concerné par ce qui se passe en France

Alors, vous dénoncez un fait !

Je dénonce le comportement de mes compatriotes qui sortent de l’argent pour en distribuer aux électeurs. Je ne suis pas d’accord. En France, si vous sortez de l’argent, vous distribuez de l’argent ou vous faites un transfert, vous aurez affaire au fisc. On vous demande comment se fait-il que vous ayez sorti de l’argent. Regarder le président Sarkozy, on continue de dire qu’il a pris de l’argent chez tel ou tel pour faire la campagne.

Quel es vous-votre modèle de campagne, comment vous-vous faites la campagne ?

Chacun fait la campagne en fonction de ses moyens, des moyens de son équipe, mais ne fait pas l’achat de conscience.

Gatien Hougnbédji, vous touchez-là un point sensible, est-ce que vous ne pensez pas que les populations béninoises, en leur présentant l’espèce sonore et trébuchante…

Oui, mais justement, si la loi sanctionne, la loi a dit qu’il faut sanctionner. Mais si on applique les textes normalement, cela ne se faisait pas, le peuple a faim, le peuple a besoin d’argent. Si vous tendez l’argent à quelqu’un mais il prend. Moi je dis même aux électeurs que je rencontre, est-ce qu’ils sont passés avant ? Ils vous ont donné de l’argent, vous avez pris, bon, vous si cela vous plait vous prenez, donc moi je ne leur dis pas de ne pas prendre.

Une fois à la Marina en 2016, vous allez sortir une loi pour interdire ça, c’est cela ?

Il faut réglementer cette affaire parce que c’est pas bon.

Gatien Houngbédji, en dehors d’un gouvernement d’union nationale, vous projetez au nombre de vos premières actions, de convoquer une conférence économique nationale. Comment vous justifiez cela ?

C’est absolument indispensable…

De quoi sera-t-il question au cours de cette conférence économique nationale. Quels seront les objectifs et quelles est la cible, concrètement ?

La conférence économique nationale, ce n’est pas la conférence tout-court. Elle doit être convoquée. Et cette conférence doit convoquer tous les grands corps de la nation, syndicats, tout le monde. Pour qu’on puisse, d’un côté regarder ce qui est dans la marmite, les caisses du gouvernement, de l’Etat, et ensuite, regardez tout ce qu’on a inauguré comme première pierre.

Est-ce que vous pensez…..

Moi je dis ce que je pense. Je suis sincère et j’ai toujours été le même depuis 32 ans ici. Le président de la République aujourd’hui  a tracé les grands axes. Il a inauguré pleins de routes, pleins de projets pour le Bénin. Mais, c’est un nouveau gouvernement qui va arriver. A cette conférence, on va définir les priorités de toutes ces premières pierres.

Est-ce que cette conférence nationale aura valeur d’audit ?  

Auditer… Bon, je crois que le gouvernement, le président de la République, il a fait ce qu’il a pu.

Parce qu’on n’arrive pas à vous cerner. De quoi s’agit-il en réalité pour cette conférence ?

La conférence économique nationale doit définir les priorités. La première année, quels sont les projets que nous allons exécuter. Voici ce qu’il y a dans la cagnotte.

Donc, la conférence économique nationale vous sert de planification…

Absolument ! Ensuite, la deuxième année, nous allons faire ceci. Puisque, lui, il a lancé   tous les grands axes. Si on suit le président de la République, il n’y a plus de problème. Toutes les routes vont se faire. Mais malheureusement, il est en train de partir. Il a fini.

Et vous, vous êtes dans la continuité ?

Je veux rester dans la continuité. Vous savez, la continuité aveugle, si on n’apporte rien de nouveau, vous comprendrez dans mon programme, que j’apporte beaucoup de solutions nouvelles.

Alors, certains parlent de rupture, d’autres parlent de continuité. Vous-vous situez où concrètement ?

La rupture…, Yayi Boni est Béninois. Il a été élu démocratiquement. Je ne suis pas de ceux qui disent de rupture. Ce n’est pas maintenant que le Bénin est créé.

Alors, trois grandes parties composent votre projet de société qui montre également les axes prioritaires de vos actions de développement. Mais pourquoi vous parlez de restaurer la culture démocratique et de restaurer l’unité nationale dans la première partie, et vous soulignez aussi les erreurs à éviter ? Tels que le régionalisme, les atteintes graves, la gestion familiale, la volonté d’assainissement de la presse… Juste un simple avertissement ou se sont les mots qui caractérisent notre société ?

Ce sont les mots qui caractérisent le comportement du Béninois qui est aux affaires. C’est ça. Vous avez entendu ici dans ce pays que les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient. A partir de là, il faut éviter d’annoncer précipitamment des projets qu'on n’est pas sûr de pouvoir  réaliser. Sinon, on va tout annoncer. On dira bientôt le Bénin va sortir sa première fusée. Et les gens vont croire. On m’a dit à l’époque, dans mon quartier d’enfance, quand je suis rentré dans ce pays, on dit que, est-ce que vous pouvez nous faire notre terrain de football.  Il n’y a pas de place pour faire de stade. Les gens disent qu’ils ont vu à la télé les stades en haut, l’avion a des stades en haut.  Et vous ne pouvez pas convaincre ceux qui étaient là. Vous êtes obligés de vous taire.

Comment  expliquer cette facilité de notre population à croire en tout ce qu’on lui dit ?

C’est la pauvreté, hélas !

Justement, vous parlez de la pauvreté, je suis convaincu et nous avons lu dans votre programme de société, que vous avez proposé des pistes de solutions  pour pouvoir sortir les populations béninoises de la pauvreté. Mais en attendant de revenir à cet axe qui est très important, pour ma foi, vous avez parlé d’une dépendance, qu’il faut finir avec la dépendance vis-à-vis de l’extérieur, et pouvoir compter sur ses propres forces…

Vous voyez même les grands pays de ce monde. En ce moment, la Syrie est l’un des plus grands producteurs de pétrole. Mais lors des réflexions de Genève, pour aller en aide à la Syrie. Même pour l’Iran qui est un pays très riche, on le fait.

Mais vous voulez mettre fin à tout cela ?

Je parle… non je ne vais pas mettre fin à tout cela. Je dis, dans le respect, de ce que nous sommes nous pouvons obtenir dans le cadre de ces coopérations, que nous voulons développer avec le monde entier, je suis très ouvert. Je vais librement en France avec quel papier. Donc je suis libre. Je circule dans toute l’Europe. Tant qu’on peut développer ces relations. J’ai été président de la Chambre de commerce, président de la Boa, le tout premier. Il faut voir les structures qui ont apporté de l’argent pour faire participer cette banque et vous voyez aujourd’hui, une banque de classe internationale. Je pense que nous allons tendre la main aux investisseurs qui veulent nous aider. Ce n’est pas en tant que mendiant. Parce que, le transfert de technologie…, les Chinois par exemple, aujourd’hui, ils aident tous  ceux qui viennent. Nous allons développer les bonnes relations internationales dans le respect comme nous avons dit dans la Conférence nationale, même avant la conférence, nous avons dit, c’est le Prpb qui l’avait dit, comptons d’abord sur nos propres forces. Nous sommes déjà indépendants. Mais dans cette indépendance, proclamée par le Prpb, maniée par la conférence nationale, on n’a pas dit qu’on n’acceptera pas l’aide de tous ceux qu’ils veulent nous soutenir.

Et justement, par rapport à cette aide extérieure dont vous parlez si bien, il y a autant de béninois de l’extérieur. Je veux parler de la diaspora. Comment comptez-vous travailler avec la diaspora ?

Les béninois de l’extérieur, c’est un réservoir de richesses. J’ai été de la diaspora. Pendant longtemps, avant de revenir de France, je militais dans les structures de béninois à l’extérieur, même au niveau de la Feanf,  on a milité. On représentait les gens dont les pays sont fiers. Mais le militantisme qu’on faisait, ce n’est pas pour détruire le Dahomey de l’époque, on militait pour apporter notre contribution. Moi, je suis resté en Côte-d’Ivoire. C’est de Côte-d’Ivoire que j’ai construit chez moi à Cocotiers où j’habite depuis 32 ans. C’est le comportement.

Donc, vous allez associer les Béninois de l’extérieur…

Il faut absolument les associer. Le développement même du Bénin, il faut que les Béninois de l’extérieur, pour les encourager soient mis dans les meilleures conditions, pour pouvoir venir investir dans ce Bénin qui leur est cher.

Est-ce que vous allez créer un département ministériel qui sera exclusivement réservé aux Béninois de l’extérieur ?

 Je ne pense pas qu’il faut créer un département ministériel pour les Béninois de l’extérieur. Le Béninois de l’extérieur peut avoir sa structure bien renforcée, comme la Haute autorité des Béninois de l’extérieur qui est active. Tout ce qu’on peut  faire pour apporter ce soutien à cette structure-là, leur donner les moyens de se mettre en contact avec tous nos compatriotes dans le monde entier. Tous ceux qui sont à l’extérieur, chacun a envie de construire  sa maison. Chacun a envie d’investir dans son pays. Parce que tantôt, il nous arrive qu’on dise ces Dahoméens devenus Béninois aujourd’hui. Moi, on me l’a dit. Bien que, en Côte-d’Ivoire, j’étais très bien côté, j’avais un laisser-passer qui me permettait de monter dans l’avion pour faire sortir des marchandises, et c’est le régime du président Félix Houphouët qui me l’avait donné. Mais à côté, j’ai entendu, par exemple, quelqu’un me dit, ces  Dahoméens.... Pourtant nous étions au Bénin. Mais il l’a dit pour m’insulter.

Donc, on retient que vous voulez restaurer la démocratie, convoquer une conférence économique nationale et compter sur l’aide extérieure pour développer le Bénin si éventuellement les Béninois vous faisaient confiance. Mais il y a également un point, la cohésion nationale. Comment comptez-vous préserver cette cohésion nationale et cette unité dont vous avez tant parlées dans votre programme de société ?  

Vous savez  aucun magicien de la gestion,  aucun professeur de science politique, aucun inventeur de ce monde ne peux venir à notre place dire ce qu’il faut aux béninois.  Le Benin  a sa particularité et chacun de nous béninois nous qui vivions dans de ce pays nous qui intéressons à la politique ce n’ est pour faire de la politique politicienne, c’est pour servir nos compatriote, c’est pour que ça aille mieux à l’intérêt de tout le monde  et je dis la cohésion nationale, c’est parce que les béninoise savent ce qui leurs faux. Nul  n’ignore donc que ce pays a besoin un peu d’imagination et vous comprendrez ; vous prenez la jeunesse d’ aujourd’hui  elle est livrée à elle-même .

La transition est toute faite que proposiez-vous à la jeunesse d’aujourd’hui qui est carrément au chômage ?

Je propose des projets d’intérêt communautaires

Les projets Intérêts communautaires veulent dire quoi ?

Ça veut dire que nous devons nous appuyer sur la richesse de chaque département pour créer des micro- entreprises  dans lesquels les mairies seront actionnaires la structure d’état par exemple le haut-commissariat sera actionnaire ou également  tous citoyens qui sont de la région vous prenez un exemple dans le domaine  génie civil tous les ans nous sortons des ingénieurs en génie civil dans ses écoles  mais ils ne sont pas regroupés dans un creuset d’une région pour les faire voir

Est-ce que le marché de l’emploi existe ?

Non c’est pas le marché de l’emploi déjà à ce niveau-là je dis dans la décentralisation d’ailleurs vous m’amener à dire quelque chose de plus importante encore je pense  que dans nos préfecture les préfets sont débordés lis gèrent des territoire trop grand

C’est pour ça que vous proposez de sous–préfet

Il faudrait quelques sous-préfets qui aident les maires qui détiennent le pouvoir de la décentralisation ainsi la haute administration sert à côté du citoyen de Pobè , de kalalé,  de Nikki, de Lokossa a encore à coté, un représentation de l’administration qui soit un vrai administrateur déchargé pour gérer ces problèmes à côté de ces mairies. On créé aussi ces projets d’intérêt communautaire pour que nos compatriotes qui gèrent de petites entreprises et je dis celui qui inventait 25 emplois par ans non ce n’est pas utopique ce n’est pas faut.

Vous vous voulez en créer combien pendant votre quinquennat ?

Je dis en ce moment, j’ai entendu à la télé qu’ on est en train de créer 50 000 emplois,  moi je dis que 50 000 emplois dans ce  pays où tout est à refaire dans une année,  ce n’est pas faux l’autre doyens dont je ne veux pas appeler le nom à l’ époque avait dit 25 000, tout le monde a dit, où sont les 25 000 ?

Vous ne répondez toujours pas à la question, combien d’emploi vous allez créer ?

Je peux faire plus de 50 000 avec des projets communautaires avec des projets d’intérêts communautaires dans chaque région, nous allons pourvoir créer des entreprises communautaires, aider à créer les entreprises dans lesquelles nos compatriotes vont se retrouver, nos compatriotes vont pourvoir réaliser les voies, les écoles, les dispensaires… 

Revenons à l’agriculture qui constitue un de vos axes prioritaire d’investissement lorsque vous serez élus  qu’est-ce que vous vous allez faire concrètement à ce niveau ?

Je fais mien de tout ce qui a été fait ces temps-ci, il y a des  machines agricole c’est une bonne chose, mais il faut qu’on apprenne  à créer un nouveau type d’agriculteur

Lequel vous proposez alors !

C’est ça le nouveau type d’agriculteur qui sait, qu’il part  avec la possibilité de faire son agriculture à l’aide de machine parce que personne ne veut plus tenir la houe, c’est normale c’est l’évolution du monde.  Les machines sont là mais étaient tombé comme un cheveu sur la soupe, les utilisateurs n’ont pas été formés pour ça.

Il y a pas que les machines, il y a également la gestion de la maitrise de l’eau par exemple !

Je propose la diversification agricole nous devons rien négliger parce que tout ce qu’ on produit dans l’ agriculture est…

Mais aujourd’hui c’est le coton qui est …

Mais nous ne mangeons  pas le coton, on le fait mais le paysan le dit à côté du coton, s’ il peut faire du mais, il va le faire, s’il peut faire du riz il va le faire alors il faut encourager à diversifier ce qu’il fait, il faut l’aider à faire de la tomate

Vous allez œuvrer  dès que vous seriez élu pour une diversification agricole !

Il faut absolument faire une diversification parce que l’ananas est recherché partout dans la monde, le pain de sucre est recherché on a créé les usines pour transformer la tomate, pour faire des jus d’oranges, l’initiative est bonne.  Dans les projets communautaires j’ai déjà pris en compte ces choses-là, malheureusement on n’a pas pris le temps de cultiver, de transformer les gens pour qu’ils produisent des matières première nécessaires pour que ces usines qui ont besoin de 20 tonnes de tomate parce -qu’elle doit tourner à plein-temps, quand on minimise la tomate du Bénin aujourd’hui, mais ces usine-là c’est pour marcher quatre jours dans le mois.

Quand on parle de développement rural on ne voit que l’agriculture alors qu’il y a élevage et la pêche vous n’avez pas parlé dans votre projet de société,  qu’est-ce que vous proposez à nos éleveurs et ceux qui pratiquent la pêche ?

 Absolument j’en ai parlé vous savez les techniciens sont là, les cours d’eau doivent être assainis pour que ça puisse suffisamment produire de poisson. Il y des pays que vous savez qui sont des pays de l’hinterland qui ne cherchent que du poisson, ils ont beaucoup de viande de bœuf. Au niveau de la pêche, nous avons des possibilités énormes pour pouvoir à mi-chemin, créer des entrepôts,  pour conserver ces poissons de manière à ce qu’elles n’arrivent pas inconsommables. Vous voyez, l’état doit faire des efforts pour aider ces coopératives qui vont produire.

Donc on n’a pas forcément besoin d’importer du poisson !

A terme, on a plus besoin  vraiment d’importer du poison je le dis parce que nos compatriotes déjà dans les petits coins dans les villages vous allez voir, ils travaillent. Au niveau de l’artisanat  en ce domaine il y a beaucoup de gens qui produisent déjà de poisson mais il faut encourager cela pour qu’il en ait suffisamment

Alors Gatien Houngbédji, juste à côté nous  il y un grand pays voisin je veux parler de Nigeria comment compter vous vraiment profiter du Nigeria ?

Vous savez j’ai dit une fois lorsque j’etais ministre du commerce, de l’artisanat et du tourisme, à la rencontre avec les partenaires des Chambres de commerce fonctionnelles, j’avais un discours à faire, mais une seule phrase que j’ai prononcée a suffi pour que tout le monde applaudisse. J’ai dit mon rêve, c’est de voir mon pays le Bénin, être pour le Nigeria ce que Hong-kong a été pour la grande Chine, c’est-à-dire une vitrine, la vitrine et que tout nigerian voulant venir s’ approvisionner en produit même qui vient du monde entier, tel que c’est simple d’aller à Cotonou, là il y a des structures d’accueil où en quelque minutes on peut passer des commandes ces  marchandises arrivent dans le Benin

Alors vous trouver que c’est une chance pour le Bénin d’être à côté du Nigeria, dont nous ne profitons pas encore !

Absolument nous n’en profitons pas encore

Gatien Houngbédji nous allons évoluer dans ce débat, nous avons parlé de la réforme au niveau de l’administration, je veux parler de la démocratie et tout ce dont vous avez parlé, vous avez parlé de l’agriculture parlons de l’énergie, sans énergie il n’y a pas développement !

Je suis d’accord pour ce qui se fait maintenant ou on parle de Nagbéto

Mais pourtant nous assistons à beaucoup de délestage !

Oui ce que je dis est que pendant 10ans on a négligé ce  secteur, on n’a rien fait. On a renforcé la Sbee tout le temps, mais depuis un an, le président de la république  a compris qu’il faut prendre le taureau par les cornes, il faut taper à toutes les portes pour trouver toutes les formules, nous ne pouvons pas être aujourd’hui dans un pays ensoleillé et souffrir de l’énergie.

Il y a l’énergie solaire qui est développée actuellement par le régime en place. Lorsque vous serez au pouvoir, qu’est-ce que vous allez faire ?

Mais c’est ça ce que je vous ai dit, je dis j’accepte tout ce qui a été fait jusque là …

Et qu’est-ce que vous allez faire pour accompagner…

Il faut renforce encore plus, de manière à ce que cette énergie solaire puisse se trouver dans les villages les plus reculés de notre pays. Vous savez, il y     a des gens qui barrent les routes parce que, eux-aussi, ils disent qu’ils ont besoin de quelques cotons, mais ils ont droit, ils ont besoin de la lumière. Ils ont besoin de l’eau. Ils ont besoin  de route, on a fait les premières pierres, c’est pour ça je disais que la conférence, elle est utile. On va faire le point pour voir tout de suite ce que nous allons faire avec les moyens. Je reviens en arrière s’il vous plait, les jeunes, pour trouver du travail aux jeunes, mais vous savez le chômage, c’est un problème, moi je pense, je l’ai pas détaillé dans ce ouvrage puisque ça va être trop long, mais chacun des jeunes qui a fait le Bac plus et qui a donné la preuve d’une présence pour les 6 mois qu’il faut dans une entreprise, il se remet encore au sein de l’entreprise, je pense si ça fait un stage de préinsertion, on doit trouver la formule, qu’il reçoive une sorte de petite prime de chômage.

Est-ce que ça ne se fait pas déjà d’une manière ou d’une autre à travers ces petits prêts que  l’on accorde aux jeunes dans le cadre de l’auto-emploi ?

Celui qui a doit au chômage, c’est d’abord celui qui a travaillé, qui a perdu son emploi, et qu’on a aidé, et qui refuse, ça c’est un autre problème. On l’a aidé à trouver un emploi, il le fait. Si on ne l’a pas pu aider, on lui donne un petit quelque chose. Vous pensez que nos compatriotes pour la sécurité même du pays refuseraient de donner même un millième de leur revenu pour participer à un fonds pour le chômage.

Vous pensez que le chômage est une menace pour la sécurité ?   

C’est une bombe à retardement. Je vous le dis. On doit pouvoir donner, dans un mécanisme qui sera préétabli, un petit quelque chose à celui qui justifie qu’il a fait ce qu’on lui a demandé, il  a fait la formation, il est diplômé, il a fait le stage de réinsertion. On lui donne ça.

Vous allez aider les jeunes, vous allez devoir développer une bonne politique pour eux, et pour les femmes. Le gouvernement actuel a initié le micro-crédit aux plus pauvres, la microfinance. Est-ce que vous allez  continuer dans le même sens ou vous allez supprimer cette initiative et proposer autres choses aux populations ?

Le micro-crédit,  la microfinance, c’est une bonne chose. Du moment où ça rentre dans le ventre ou dans la bouche de mes compatriotes. Mais, il faut clarifier les choses. Que ça soit audité, qu’on voit clair dans comment ça se passe. Le système qui consiste à sortir et à distribuer de l’argent, est-ce qu’il y a une structure qui contrôle. Je suis parfaitement d’accord avec cette mesure mais il faut mettre de l’ordre. C’est comme ça que la vie de l’être humain est régentée. Lorsqu’on applique mieux les choses avec plus de sérieux, avec un certain nombre de dispositions, qui mette tout le monde à l’aise, tout marche.

Vous parlez de la jeunesse, de la sécurité, du chômage, alors comment luttez contre ces maux ? Il y a aussi l’éducation ? Tout cela rime avec l’éducation…

L’éducation doit permettre aux jeunes de se prendre en charge.

Donc, on doit réviser notre système éducatif ?

Le système éducatif, je ne l’attaque pas. Je dis, l’Etat a construit des Universités où on trouve dans un amphi 7 à 8 mille personnes. Ces professeurs, qu’est-ce qu’ils enseignent avec 8000 personnes. Ce n’est pas possible. C’est pour ça que nos compatriotes ont créé des écoles, on crée des universités. Mais ils ne se sont pas installés d’eux-mêmes. C’est l’Etat qui les a autorisés. Vous allez dans une classe, vous voyez 50 personnes. C’est mieux que les 12000 dans un amphi.

Mais là, c’est payant alors que, dans les amphis théâtres à l’université, c’est gratuit ?

C’est payant. Oui mais il y a la bourse de solidarité qui existe depuis cinq ans…

Justement, par rapport à cette bourse de solidarité, quelle sera la suite à donner à cela quand vous serez président ?

Les projets d’intérêt communautaires. Nous avons pensé à ça. C’est pour ça que ces jeunes diplômés et qui cherchent du travail. S’ils veulent continuer, qu’ils continuent. La preuve, cette année, nous donnons les cours en Master 1 et 2.

Mais tout le monde ne trouve pas cette bourse…

Oui, mais on ne peut pas donner à tout le monde. C’est vrai qu’en cinq ans, on a donné que 27000.

Il y a une chose qui me surprend surtout que vous étiez si proche du président de la République en tant que Haute commissaire à la solidarité  nationale et que vous n’ayez pas pu lui donner tous ces conseils…

Mais écoutez, nous sommes dans un régime présidentiel…

Cela n’empêche pas qu’on soit conseillé ?

Attendez… si vous voulez donner conseil à quelqu’un, c’est dans la rue que vous allez lui le dire. Je suis Haut-commissaire auprès du président de la République. Je reste dans mon domaine. On m’a confiné dans mon domaine. Voilà, il faut que le peuple comprenne. J’interviens dans mon domaine. Vous savez, dans un village à Lalo où le domaine a pris feu, où il n’y a plus rien. Mais j’ai appelé les Béninois. En 2010 dans les inondations, j’ai joué mon rôle. Le maïs et le riz récemment, le chef de l’Etat m’a demandé. Vous l’avez vu.

Les étudiants attendent aussi votre aide pour qu’il y ait plus d’étudiants boursiers…

Les aides, ça vient des amis promoteurs, des instituts et autres, ou d’universités. Je prie qu’ils continuent. Et nous les encourageons sérieusement dans cette voie. Les promoteurs ont besoin d’être soutenus par l’Etat. Ils n’ont même pas un franc de subventions.

Beaucoup de projets, beaucoup de réformes si vous étiez élu président de la république, comment allez-vous mobiliser le financement pour réussir tout ça ?

Je ne suis né de la dernière pluie…

Ça veut dire…Quel est le lien ?

Je suis un ancien. Un ancien du système bancaire, du système financier, du système économique, du système commercial. Vous savez, j’ai trainé mon boss  un peu partout. Je ne vois pas le magicien qui viendra pour dire que, ça, c’est ce qu’il faut pour le Bénin. Chacun de nous sait ce qu’il faut pour le Bénin. Il n’y a pas de baguette magique. Mais comment nous allons créer, faire appel aux amis pour lancer la Boa, même la Boad  nationale

Donc, ces institutions financières vont vous aider à mobiliser le financement une fois à la Marina ?

On ne peut rien faire sans la banque mondiale. On ne peut rien faire sans le Fmi. C’est le minimum. Même la France, en a besoin. Chacun développe, s’il est aux affaires, toutes les relations qu’il peut.

Donc, pour mobiliser les fonds, vous comptez uniquement sur l’extérieur, pas sur votre propre force à l’intérieur ?

Nous comptons sur notre propre force pour faire la mobilisation des ressources internes, les ressources des privés béninois, les ressources des aides extérieures, des ressources de la diaspora, les ressources etc. Nous ferons des diplomaties très ouvertes et très agressives. J’ai prouvé aujourd’hui, que les Béninois sont solidaires.

C’est sur cette même diplomatie que vous comptez pour réaliser certains grands travaux tels qu’un autre pont, qui va relier Porto-Novo à Godomey et d’autres choses que vous préconisez…

Vous êtes allés plus loin. Il y a d’autres choses que vous n’aviez pas dites. Même sur la route de Cotonou à Porto-Novo, le temps qu’on passe. Des fois, je mets deux heures pour aller à Porto-Novo. Mais c’est très simple. Regardez, par les lagunes, Dantokpa, c’est 10 minutes. Oui ! Beaucoup de gens vont me copier. Mais c’est rien du tout. Je dis, pour  draguer la lagune entre Cotonou et Porto-Novo, et mettre les bateaux-mouches comme on voit en Côte-d’Ivoire ainsi de suite. C’est tellement facile.

Et vous le ferez quand vous serez président ?

Je le ferai…

Vous parlez également de l’aéroport de Glodjgbé  qui doit cesser d’être un projet…

Absolument. Ce n’est pas normal.

Les études ont démarré déjà…

C’est les études qu’on faisait depuis Prpb. Après Kérékou, il y a eu 10 ans. Non ! Il n’y a pas une volonté politique affirmée pour faire l’aéroport de Glodjgbé. Je ne suis pas originaire de Glodjigbé mais je dis, la volonté politique n’y ait pas.

Donc, une chose évidente…

Glodjigbé doit être fait. Ensuite, chaque département du Bénin doit avoir un petit aérodrome.

Waoh… !

Oui ! Oui ! C’est facile !

C’est très facile de le dire ?

Mais faire un aérodrome, c’est quoi ?  Les hélicoptères. Il vaut mieux que les hélicoptères atterrissent, que l’hélicoptère du président de la République atterrisse à l’aérodrome plutôt que d’atterrir sur une route ou la dernière fois au stade de Kouhounou. Vous avez vu les images. Vous avez présenté des images.      

Donc, vous voulez développer les aérodromes. Mais il ne s’agit pas seulement de construire ? Il faut bien rentabiliser….

Qui vous dit que les Béninois n’ont pas la possibilité de développer ou d’avoir un ou deux petits avions. Pour aller à Natitingou, vous passez toute une journée. Moi je dis, s’il y avait un aérodrome, je serais allé à Natitingou et régler mon problème avant midi.

Ça va vous faciliter la tâche pour ma campagne électorale s’il y avait des aérodromes…  

Malheureusement, je fais toute une journée pour aller à Natitingou. Dans l’Atacora, on doit réveiller cet aéroport. Ce n’est pas un aéroport international.

Gatien Houngbédji, de très bons projets. Les Béninois et Béninoises vous suivent actuellement et voient votre visage mais ne connaissent toujours pas votre position sur le bulletin unique. Montrez-nous là où vous vous situez ?

Je suis dans la première rangée. Gatien Houngbédji. L’Alliance Uds Solidarité est là en dernière position. 1, 2, 3 et 4, voilà Gatien Houngbédji. Je suis un homme de terrain. Et le gouvernement, c’est un gouvernement d’union nationale qui prendra en compte toutes les compétences, de ce pays pour travailler. Aucun magicien ne peut seul diriger un pays. Vous êtes tous des compétences. La preuve est qu’ici, ce n’est pas des gens qui sont venus des Etats Unis pour m’interviewer. Non ! Vous êtes des Béninois. Et nous, on répond tranquillement avec sourire. C’est comme ça. Et le langage que je vous parle, vous le comprenez.

Alors, vous avez indiqué aux Béninois là où il faut mettre le cachet. Et comment pouvez-vous être sûr qu’ils voteront pour vous et ils vous accorderont majoritairement leur suffrage car, c’est votre quatrième tentative ? Est-ce que vous avez l’électorat nécessaire ?

Déjà, au moins, j’ai 27000 jeunes boursiers. Et beaucoup sont même parmi vous, dans vos structures de communication.

Donc, en attribuant les bourses, c’est la politique que vous faites ?

C’est la politique de développement. Qu’est-ce que vous voulez que je fasse. Ça fait partie des actions politiques en donnant des bourses de solidarité. C’est la politique. En distribuant du riz, du maïs, c’est la politique pour le président Yayi Boni.  En faisant appel à la communauté internationale pour avoir des sous dans la période des inondations, c’est la politique qu’il fait.

Donc, vous êtes sûr des 25 ou 27 mille boursiers ?

Je dis, le peuple béninois est souverain. Il choisira son candidat. Il va supporter. Il n’a pas de problème. Je suis candidat. Je sais de quoi je suis capable. Je dis, je peux gérer ce pays. Je peux diriger ce Bénin. Je me mets au service de mon peuple et Bénin Solidarité, vous voyez tout ce que je fais avec ces jeunes.

Une chose est sûre, c’est qu’au soir des élections  présidentielles, les Béninois et Béninoises seront réellement qui vous êtes. Mais au cas où vous ne seriez pas élu, qui allez-vous supporter au second tour ?    

Est-ce que je suis un magicien ? Moi, mon rêve, c’est de pouvoir… D’abord, je dis que, ceux qui s’amusent à parler de KO, s’ils aiment ce pays, s’ils connaissent bien ce pays, ils doivent dire, ce n’est pas bon.

Mais on n’a pas parlé de KO ici. Mais vous…

Mon rêve, est d’être parmi les deux premiers.

Donc, vous ne pensez pas qu’un instant que vous pouvez être élu par Ko ?

Non ! Quand on voit 33 candidats, chacun va se replier dans son village. Chacun à sa stratégie. Les gens vont bouffer l’argent et vont voter pour le fils du terroir. Il ne faut pas de faire d’illusion.

Et si Gatien Houngbédji était troisième ?

Si Gatien Houngbédji était troisième, il sera obligé de faire un choix parmi les deux premiers. Mais je ne sais pas quels seront ces deux premiers.

Mais vous avez une préférence, peut-être ?

Aucun, ils sont tous des amis. Ce sont des compatriotes

Si vous n’étiez pas candidat, pour qui voteriez-vous sur la liste ?

Voilà que je suis candidat. La fiction est politique. Je ne suis pas dans ça, ce n’est pas mon genre. Si j’ai encore la possibilité d’être candidat, je me mets à la disposition de mon pays.

Après cette quatrième tentative. Et s’il s’avérait infructueux, prendrez-vous votre retraite politique ?

Mais qu’est-ce que je ferai puisque je serais éliminé. Je ne pourrais pas être candidat. Donc, il n’y a pas de problème. J’ai intérêt à tout faire pour être élu cette fois-ci, au moins pour ça.

Vous parlez certainement de la limite d’âge inscrit dans notre constitution. Je vais vous demander si vous n’avez rien prévu dans votre programme de société sur les réformes institutionnelles ?

Non, je ne vais rien modifier…

Gatien Houngbédji, une fois président de la République éventuellement, quelle sera la première décision que vous allez prendre, et ce sera certainement la dernière question avant la conclusion ?

Le gouvernement qui est formé va immédiatement convoquer la Conférence économique nationale. Parce que, il ne faut pas attendre. Il faut travailler. Voilà ! Et j’ai dit, mon rêve est de voir mon pays se transformer en milliers de chantiers et qui appelle à des milliers d’emplois. Il y aura moins d chômeurs.

Moins de chômeurs mais combien d’emploi ? Vous le savez ?

Plus de 50000. Si le Bénin est transformé en projet d’intérêt communautaire, partout, ainsi de suite, c’est de vastes chantiers.      

Plus de 50000 par an ou pour tout le quinquennat ?

Parlons déjà de la première année. Il aura plus de 50000 emplois.

Pour une dernière fois, montrez à vos compatriotes votre position…

Voilà mes chers compatriotes, mon bulletin. J’espère que vous le montrez en gros. Je suis en dernière position sur la première rangée. Alliance Uds Solidarité de Gatien Houngbédji.

Votre conclusion à la fin de cet entretien

C’est de dire à mes compatriotes, d’être sereins, de ne pas avoir peur.

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La foi dans l’engagement : Le nouveau crédo de Sébastien Ajavon

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L'homme naît, croît et meurt. C'est le cycle de la vie. La vie est un éternel combat et l'ambition de chaque homme qui la découvre est de remporter chaque bataille qu'il livre. Il y en a qui gagnent. D’autres perdent. Il appartient donc à chacun d'œuvrer pour un épilogue heureux. Et la seule façon d'y arriver c'est de croire ; croire en Dieu, un Dieu miséricordieux qui aide à surmonter les épreuves en faisant le choix de la conciliation : c’est le choix de Sébastien Ajavon depuis le 28 octobre 2016….

Et la campagne médiatique contre Ajavon pour la simple raison que l'intéressé fait dire des messes d'action de grâce pour remercier Dieu de l'avoir préservé dans l'humiliante affaire des 18kg de cocaïne donne à croire que nous avons encore du chemin à faire dans le sens de l’apprentissage du principe de la Conciliation. Pourtant nous savons tous que ASG est chrétien catholique fervent qui a toujours vécu dans la crainte de Dieu et qui a toujours confié ses actions, sa famille, sa vie et ses affaires au Seigneur. Si ce qu'il fait aujourd'hui surprend certains, ce n'est rien de nouveau. Il reste juste à préciser que depuis que pour des raisons politiques on a voulu l'ensevelir et ruiner ses affaires, il a reconnu la main salvatrice de son Dieu qui l'a préservé du pire (passé) et du pire (à venir).

Un nouveau modèle

Désormais l'homme a choisi de grandir encore plus, de livrer de plus grandes batailles sociales et politiques avec Dieu et ses commandements comme fondation. Le Président Ajavon a, en effet, mis sa fortune et sa vie au service de son prochain, en témoignent toutes ses œuvres sociales à travers le pays. Et si notre pays a besoin d'un modèle en ce moment, c'est bien lui. Si nous avions à la tête de ce pays un homme comme lui, la misère ne serait pas le lot quotidien de la grande masse. Toutes ses actions présentes sont une allégeance à Dieu le tout-puissant et un préalable indispensable à ses combats politiques à venir. L'engagement politique doit être sain et éclairé pour se mettre au service de la Nation et de l'intérêt, du bien-être commun. ASG l'a compris et pour lui, la solution à toutes les persécutions, à toutes les tribulations est la foi et la crainte de Dieu. C'est aussi en Dieu qu'il puisera l'énergie et l'inspiration qu'il lui faut pour apporter à travers ses combats politiques futurs, la solution à la misère et aux souffrances de ses frères Béninois. Voilà énumérées les principales raisons qui sous-tendent la multiplication des messes d'actions de grâce organisées par le Président du Patronat sur toute l'étendue du territoire national. Ses bourreaux devraient le laisser exprimer sa foi en son Seigneur car s'il est nécessaire de le rappeler, c'est sa façon de préparer son grand retour en scène. La patience est chemin d'or.

M.M

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Président d’un Jour : «Il faut reconstruire le Bénin», dixit Augustin Akotègnon

Augustin-Akotegnon

Bienvenue à tous sur le rendez-vous du verbatim. Installez-vous confortablement sur votre rubrique ‘’Président d’un jour’’. Un autre adolescent s’exprime ce jour. Nous sommes à Agbocodji, Augustin Akotègnon nous reçoit.

Matin Libre : Né d’un père cultivateur et d’une mère ménagère, Augustin Akotègnon figure parmi la dizaine d’enfants de ses géniteurs. Agé de 21 ans, il est élève en classe de terminale D au Collège d’enseignement général (Ceg) de Godomey. Il a fait ses études primaires à l’Ecole primaire publique (Epp) de Tori-Bossito B, son premier cycle aussi. Suite au décès de son père et après l’obtention de son Brevet d’études (Bepc), il rejoint son frère aîné à Cotonou où il poursuit actuellement ses études. Monsieur Augustin Akotègnon, cette présentation vous satisfait-elle ?

Président Akotègnon: Oui. Ce que je vais ajouter, c’est que je suis issu d’une famille polygame. J’aime la pâte, le riz. J’aime jouer au Basketball, au volleyball, au football aussi.

Depuis 50 ans d’indépendance, le Bénin demeure toujours sur la liste des Pays en développement. Quand allons-nous changer de cap ?

Le développement du Bénin ! On sait tous que le Bénin va mal.Mais, on doit, il y aura des réformes qui vont faire que le Bénin puisse évoluer un peu.

Qu’est-ce qui vous amène à affirmer cela monsieur le président? Qu’est-ce qui vous fait dire que le Bénin va mal ?

Dans plusieurs secteurs comme l’agriculture, bon, notre agriculture n’est pas mécanisée. On n’a pas les machines appropriées pour le développement du secteur. Il faudra des machines plus appropriées. Nous avons des hommes solides mais ils ne peuvent pas tenir la houe pendant longtemps pour sarcler par exemple. Ces machines permettront d’accroître la productivité, de gagner du temps, et de produire en grande quantité. On aura un rendement plus élevé. Aussi, on exploite mal nos espaces. Il y a des espaces occupés en désordre.  Par exemple, nous avons le palmier à huile, nous avons le maïs, nous avons le manioc, l’igname, et beaucoup d’autres choses. Il faut des espaces à exploiter pour booster la productivité et développer le secteur.

Mais monsieur le président, une chose est de développer, une autre est que le Béninois consomme local! Nous sommes de piètres consommateurs de ce que nous produisons.

Mon appel à ce niveau est de demander aux Béninois de valoriser la culture, de donner plus de valeur à ce qu’on produit au Bénin que ce qu’on importe. Maintenant, quand je prends le secteur du transport, par exemple, le transport ferroviaire, le train qu’on a n’est pas approprié à importer beaucoup de choses. Il y a aussi beaucoup de désordres au port de Cotonou. Ce qui fait que les choses ne se développent pas. Il y a la fraude. Quand on travaille là-bas, on ne veut plus que les autres viennent. C’est nos familles qui doivent s’installer, ce qui fait que le pays va mal. Le port étant le poumon de l’économie béninoise. Voilà pourquoi, le Togo est mieux développé que le Bénin.Dans le secteur de l’industrie par exemple, nous n’avons pas beaucoup d’industries au Bénin. Les petites industries qu’on a, on ne les développe pas. Il y a d’autres qui sont dans les brousses, il y a d’autres dans les villages reculés qui n’ont pas d’électricité. Parlant de l’électricité, celle qu’on a au Bénin, bon ! la production est peu. Ce qui fait qu’il y a des coupures de courant par ci par là. Il faut construire des barrages hydro-électriques. Nous avons pleins de vallées on peut construire ces barrages sur ces vallées par exemple.

Mais, avec l’évolution du monde, est-ce que nous avons encore besoin de train? Le train peut-il nous apporter encore quelque chose?

Bon, on peut utiliser par exemple, le Tgv, le Train à grande vitesse. Ceci peut nous permettre plus rapidement d’importer et d’exporter les marchandises. Toute chose qui contribue à l’essor de l’économie. Il faut le développement du secteur ferroviaire. Pour le développement du Bénin, il faut promouvoir les industries lourdes et de pointe. Par exemple, les industries qui peuvent fabriquer en grande quantité notre huile de palme pour exporter. Il y aura aussi des industries de fabrication de …

Et que devient l’industrie de fabrication du Palmida ?  C’est une grande industrie mais le Palmida béninois jouit de quelle notoriété dans les autres pays? Le marché est fortement concurrencé et est rempli de bien de savons d’autres pays!

Il faut lutter contre la contrebande. C’est l’importation des produits de l’extérieur qui fait que le savon n’est pas populaire. Il faut valoriser nos productions. Exporter plus ce qu’on produit que d’importer les produits de l’extérieur. Quand vous prenez le secteur de la pêche par exemple, les cours d’eaux sont envahis, mal exploités, il n’y a pas de bateaux pour les gens, les vallées ne sont pas protégées, les vallées du Bénin ne sont pas protégées. Il faut donc une valorisation des vallées, la protection des eaux, il faut que les pêcheurs soient aidés, il faut contribuer à leur santé.

Décidément, quel secteur va bien au Bénin ?

Il faut des réformes.

Le Béninois n’est pas réceptif aux réformes dit-on!

Ah ! on doit réformer. Parce qu’à voir les choses, le Béninois doit accepter ce qu’on doit réformer pour que le pays évolue sinon ça ne va pas. Il faut reconstruire le Bénin.

Mais tout ça demande de l’argent ! vous les aurez où ?

Il faut des aides de l’extérieur. Nous faisons partie de la Cedeao. Par exemple, nous pouvons bénéficier des aides dans chacun de ces pays.

Finalement allons-nous toujours vivre des aides ?

Ah! aujourd’hui, il n’y a pas d’argent. Il faut faire avec d’abord. Après l’amélioration, nous pouvons évoluer nous-mêmes. Nous sommes un pays sous-développé. On ne peut pas vivre sans aide.

Nous sommes à la fin de notre entretien, votre mot de la fin monsieur le président

Ce que je dois dire, c’est qu’il y a des espaces publics qu’on libère actuellement. Il y a d’autres qui s’entêtent et reviennent sur les lieux. Je vais leur conseiller de chercher autre endroit qui n’est pas public et de s’y installer ou bien d’aller carrément demander la permission et payer les impôts. Le déguerpissement contribue aussi au développement.

Cyrience KOUGNANDE

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Partenariat public/privé : Bénin Marina Hôtel, Plm Alédjo... recherchent bons gestionnaires

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L’Etat béninois met fin au contrat de cession existant entre lui et les gestionnaires de Bénin Marina Hôtel. En d’autres termes, l’Etat reprend le contrôle de l’ex Sheraton Hôtel. «Le Bénin Marina Hôtel a été cédé en mars 2004. Le concessionnaire avait pour obligation de réaliser un programme d’investissement sur une période de vingt-six (26) mois, en procédant à la rénovation et la modernisation du bâtiment existant, et en construisant un bâtiment annexe avec cinquante-quatre (54) suites présidentielles et cent huit (108) chambres…A ce jour, et soit plus de dix ans après, les aménagements prévus n’ont point été réalisés», a déclaré le ministre d’Etat, Pascal Irénée Koupaki hier mercredi lors du point de presse fait sur les grandes décisions du Conseil des ministres. A l’entendre, outre Bénin Marina Hôtel, le Conseil des ministres a prononcé « la résolution des conventions de cession ou de gérance » de l’Hôtel Croix du Sud, du Motel d’Abomey et de l’Hôtel Alédjo. Pascal Irénée Koupaki a souligné que les conclusions de plusieurs études relèvent notamment, « …le non-respect des obligations substantielles du contrat de la part des partenaires ». Toute chose qui, selon lui, « ruine l’économie du contrat et induit la mauvaise gestion du sort des salariés». Cette décision du gouvernement de la Rupture intervient dans une période où Bénin Marina Hôtel est secoué par des mouvements de protestation. Les travailleurs désapprouvent en effet leurs conditions de travail. Et beaucoup parlent plutôt de curieuse coïncidence.
(Lire l’intégralité du point de presse de Pascal Irénée Koupaki).  


POINT DE PRESSE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 15 FÉVRIER 2017

Le Conseil des Ministres a tenu sa séance hebdomadaire ce jour mercredi 15 février 2017, sous la présidence de Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.

Le point de presse de ce jour portera sur 6 points majeurs.

1- Projet de décret modifiant le décret N°2014-213 du 19 mars 2014 portant prise de contrôle temporaire de la Banque Internationale du Bénin (B.I.BE) par l’Etat béninois.

La situation financière de la B.I.BE s’est dégradée dans le temps. A cet égard, la Commission bancaire de l’UEMOA a pris la décision N°605/CB/C du 13 décembre 2011 pour lui retirer l’agrément et proposer la nomination d’un liquidateur.

Mais le Gouvernement a formulé un recours qui a permis de surseoir à l’exécution de cette décision. Ainsi, aux termes du décret N°2014-213 du 19 mars 2014, l’Etat a pris temporairement le contrôle de cette banque et les statuts de la B.I.BE ont été, en conséquence, modifiés le 29 janvier 2016.

Cette modification des Statuts a fait apparaître l’Etat comme actionnaire unique.

La prise de contrôle intégrale de la Banque B.I.BE par l’Etat, a induit l’isolement de ses actionnaires historiques, qui ne se sont plus sentis concernés par la recapitalisation de cet établissement bancaire.

Une telle situation viole les dispositions de la loi bancaire et mérite d’être corrigée, pour favoriser la mise en œuvre de la procédure de recapitalisation avec l’implication effective des actionnaires.

C’est ce qui justifie l’adoption par le Conseil de ce décret modifiant celui portant prise de contrôle temporaire de la BI.BE par l’Etat.

Le Conseil a, par la même occasion, instruit le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et de la Législation, et le Ministre de l’Economie et des Finances, pour prendre les dispositions appropriées en vue de l’annulation des modifications portées aux statuts de la Banque.

2- Situation du patrimoine hôtelier de l’Etat.

L’Etat a confié la gestion de son patrimoine hôtelier à des opérateurs économiques.

Dans certains cas, il a cédé une partie du patrimoine hôtelier.

Il s’agit notamment de : Hôtel de la Plage, Hôtel Croix du Sud, Bénin Marina Hôtel, Motel d’Abomey, Hôtel Alédjo, Hôtel Tata Somba.

Aux termes des différentes conventions, liant ces opérateurs privés à l’Etat, ceux-là devraient réaliser des programmes d’investissement, des projets de modernisation et/ou d’agrandissement.

Pour apprécier la mise en œuvre de ces conventions, le Gouvernement a fait réaliser deux études : l’une en 2012 et l’autre en août 2016.

Les conclusions de ces études relèvent notamment, « …le non-respect des obligations substantielles du contrat de la part des partenaires », ce qui ruine l’économie du contrat et induit la mauvaise gestion du sort des salariés.

Somme toute, les partenaires privés ont manqué à leurs obligations essentielles dans l’exploitation de ces hôtels.

Certaines de ces obligations constituent des conditions résolutoires des contrats.

A titre illustratif, le Bénin Marina Hôtel a été cédé en mars 2004. Le concessionnaire avait pour obligation de réaliser un programme d’investissement sur une période de vingt-six (26) mois, en procédant à la rénovation et la modernisation du bâtiment existant, et en construisant un bâtiment annexe avec cinquante-quatre (54) suites présidentielles et cent huit (108) chambres.

S’agissant de l’Hôtel Croix du Sud cédé en 2007, le cessionnaire avait pour obligation de raser l’hôtel dans un délai de douze (12) mois après le transfert effectif du bien cédé et de réaliser des travaux de construction d’un hôtel quatre étoiles et d’un centre commercial moderne conformément au plan indiqué…

A ce jour, et soit plus de dix ans après, les aménagements prévus n’ont point été réalisés.

Fort de ces constats alarmants, le Conseil a pris les quatre décisions suivantes.

1- Il a prononcé la résolution des conventions de cession ou de gérance des quatre hôtels : Bénin Marina Hôtel, Hôtel Croix du Sud, Motel d’Abomey et Hôtel Alédjo.

Le Conseil a instruit les Ministres compétents de notifier cette décision aux opérateurs privés concernés.

2- Le Conseil a instruit le Ministre de l’Economie et des Finances à l’effet de nommer un administrateur provisoire ayant à charge la gestion des quatre réceptifs hôteliers concernés.

3- Le Ministre de l’Economie et des Finances a été, en outre, instruit à l’effet de faire procéder à la réintégration de tout le patrimoine foncier objet de conventions résolues par voie de mutation au profit de l’Etat.

4- Enfin, le Conseil a instruit le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, à l’effet d’engager les procédures appropriées en vue de la réparation des préjudices et dommages subis par l’Etat.

3- Prise d’un avenant au marché relatif à l’exécution des travaux d’aménagement et de bitumage de la route des pêches-Phase I.

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’Action du Gouvernement et en vue de décongestionner la ville de Cotonou, le Gouvernement a retenu de faire passer désormais une partie du trafic portuaire par la route des pêches.

Dans cette perspective, la structure de la chaussée initialement retenue devrait être redimensionnée en vue de la renforcer.

L’entreprise ADEOTI Sarl avait démarré l’exécution des travaux avant leur suspension.

Les négociations engagées avec l’entreprise ADEOTI SARL ont permis de retenir une nouvelle structure de la chaussée dont les caractéristiques rassurent quant à la solidité de cette voie, qui pourra supporter un trafic lourd pour une durée de 20 ans.

- Revêtement en béton bitumineux à module élevé de 5 cm d’épaisseur ;

- Base constituée d’une 1ère couche de 15 cm d’enrobé à module élevé et d’une seconde couche e 15 cm de grave concassée améliorée à 3% de ciment ;

- Fondation composée d’une couche de 15 cm de sable silteux amélioré au ciment à 3,5% ; -plateforme aménagée en sable silteux naturel.

Le Conseil a autorisé la poursuite des travaux sur la base des nouvelles options retenues et la prise d’un avenant au marché relatif à l’exécution des travaux d’aménagement et de bitumage de la route des pêches phase I : tronçon Cotonou-Adounko (13,20 Km) confiés à l’entreprise ADEOTI SARL.

Le coût global des travaux s’élève à 26,2 milliards de FCFA Hors taxe.

Le financement est assuré par la BOAD et un préfinancement de l’entreprise ADEOTI Sarl à hauteur de 18,7 milliards FCFA.

Le Conseil a, par ailleurs, instruit le ministre de l’Economie et des Finances à l’effet de signer avec l’entreprise ADEOTI Sarl, cette convention de préfinancement.

4- Travaux d’aménagement et de bitumage du second côté de la route RNIE-Cococodji-Hêvié-Ouèdo-Calavi-Kpota (21,2Km) .

En février 2016 l’entreprise EBOMAF SA a été chargée de la réalisation des travaux d’aménagement et de bitumage en 1X2 voies des routes Missessinto-Zinvié-Sèdjèdénou-Zè (32 Km), RNIE1 Cococodji-Hêvié-Ouèdo (9 Km) et Ouèdo-Calavi Kpota (12,2 Km).

Le montant dudit marché est de 64,3 milliards FCFA.

Dans le cadre du Programme d’Action du Gouvernement, le Gouvernement a inscrit, au titre des projets phares, l’aménagement du second côté des sections RNIE1 Cococodji-Hêvié-Ouèdo (9Km) et Ouèdo-Calavi Kpota (12,2 Km).

Les travaux du contrat initial étant en phase de démarrage, il est apparu plus avantageux de discuter avec l’entreprise EBOMAF SA des conditions de l’exécution des travaux de bitumage et d’aménagement du second côté du tronçon.

Cette option a pour avantage de faire économiser à l’Etat les coûts liés aux installations de chantier, de réduire le délai de contractualisation et de favoriser une meilleure organisation du chantier.

Les négociations avec l’entreprise ont permis, prenant en compte le dédoublement du pont de Hêvié et une provision pour le déplacement des réseaux, d’arrêter le coût des travaux à 35,2 milliards FCFA TTC.

Le Conseil a instruit le Ministre de l’Economie et des Finances, aux fins d’engager les actions urgentes en vue de la signature du marché avec l’entreprise, ainsi qu’un avenant pour la maintenance par celle-ci, sur dix ans, de la route à construire.

Le Ministre de l’Economie et des Finances a été également instruit à l’effet de signer avec l’entreprise EBOMAF, une convention de préfinancement des travaux à hauteur de 35,2 milliards FCFA.

5- Travaux d’aménagement et de bitumage des routes Zagnanado-Banamè Paouignan (57KM), Covè-Banamè (12Km) et Koguédé-Za-Kpota (5,2Km) par l’entreprise ADEOTI Sarl.

L’un des projets phares du Programme d’Action du Gouvernement, c’est l’aménagement et le bitumage de ces routes Zangnanado-Banamè-Paouignan (57 Km), Covè-Banamè (12 Km) et Koguédé-Za Kpota (5,2 Km).

La réalisation de ces routes avait été confiée à l’entreprise ADEOTI SARL en mars 2016.

Le Gouvernement a suspendu les travaux en avril 2016, pour se donner la possibilité d’améliorer les caractéristiques de ces voies.

Ainsi, la nouvelle structure de chaussée sera davantage renforcée et comportera : une couche de fondation en grave latéritique de 20 cm d’épaisseur, une 1ère couche de base en latérite améliorée au ciment de 25 cm d’épaisseur, une 2ème couche de base en latérite améliorée au ciment de 25 cm d’épaisseur, puis un revêtement en béton bitumineux de 5 cm d’épaisseur.

Sur cette base, la nouvelle offre financière de l’entreprise ADEOTI Sarl, après négociations, s’élève à 54,9 milliards FCFA.

Cette offre intègre les coûts de contrôle et de surveillance des travaux, ainsi que ceux de déplacement des réseaux et de l’éclairage public.

Le Conseil a autorisé l’exécution des travaux par l’entreprise ADEOTI SARL. Le Ministre de l’Economie et des Finances et le Ministre des Infrastructures et des Transports ont été instruits aux fins de la signature du marché des travaux avec ladite entreprise.

Une convention de préfinancement des travaux sera signée avec ADEOTI SARL.

6- Mise en place d’un nouveau mode de gestion du Parc automobile de l’Etat.

Les véhicules de l’Etat sont classés en véhicules de fonction, véhicules de service et véhicules du parc automobile de la Direction du Garage central administratif.

La gestion de ces matériels roulants se fait non sans difficultés. Ce qui se traduit notamment par une accumulation inquiétante, sur plusieurs exercices budgétaires, des arriérés de frais d’achat de véhicules, de maintenance et de location, des achats de carburants.

A titre illustratif, les dépenses pour les trois dernières années liées à l’achat et l’entretien des véhicules administratifs, ainsi qu’à l’achat de carburant révèlent des montants élevés (en FCFA) :

tableau-conseil-des-ministres

Au regard du volume de ces dépenses et des actes de malgouvernance relevés dans la gestion des véhicules administratifs, il apparaît nécessaire d’explorer des solutions innovantes pour assurer le financement des services de logistique liés à la mobilité des agents de l’Etat.

Le Conseil a fait l’option de ˝leasing˝ ou location de véhicules à longue durée, pour mettre à la disposition des agents et services de l’Etat, des matériels roulants.

Comme avantages, le locataire qu’est l’administration disposera de voitures neuves et entretenues aux frais du fournisseur ; tout en bénéficiant de la garantie constructeur pendant tout ou partie du contrat de location.

Cette formule induira une réduction substantielle des charges de fonctionnement de l’Etat.

Je vous remercie.

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Soutien aux réformes de Talon : La traitrise des députés Rb

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Il n’y a pas deux mots pour qualifier le comportement des députés Rb qui, dans un communiqué, ont déclaré apporter désormais leur soutien au réformes du Chef de l’Etat, tout en invitant le bureau politique de la Renaissance du Bénin à clarifier sa position. Après notre article d’hier sur le silence de Léhady Soglo face à la position des 4 députés (https://goo.gl/UUzTWF) des informations font état de ce que les députés Rb avaient la latitude d’exprimer leur position à la réunion politique à laquelle a d’ailleurs pris part le président d’honneur du parti, Nicéphore Soglo dont on sait l’engagement pour l’avènement de la Rupture. Mais au lieu d’exprimer leur position à visage découvert, les députés ont préféré jouer la politique de la chaise vide avec des arguments qui ne tiennent pas, qui pour raison de maladie, qui pour obsèques. Qu’ils viennent maintenant, juste au lendemain de cette réunion, publier un communiqué de soutien à Talon, ne peut être autre chose que de la traitrise. Ceci d’autant plus que le président du parti Léhady Soglo est depuis peu victime d’actes et propos déplacés de la part du préfet du Littoral Modeste Toboula qui d’ailleurs agit sur ordre du Chef de l’Etat. Dans un tel contexte, les députés devraient travailler au renforcement du parti. Ils devraient marquer leur solidarité à leur président tout en exprimant leur vision sur l’avenir de la Renaissance du Bénin. Mais au lieu de cela, ils ont préféré pondre un communiqué qui sème la confusion dans l’esprit des militants et sympathisants de la Rb.

Sérénité totale dans la maison « Houézèhouè »

La position des députés signataires du communiqué de soutien aux réformes de Talon, n’a guère émoussé l’ardeur du président Léhady Soglo pour une Renaissance du Bénin plus forte. Plus que jamais le président de la Rb est déterminé à conduire à bon port la barque Rb. D’ailleurs le parti a l’habitude de ce genre de comportement où les régimes successifs débauchent leurs élus. Mais cela n’a jamais fait chavirer le navire Rb. Ce qui est plutôt malheureux, c’est que le régime de la Rupture qui affirme venir pour rompre avec ces comportements et pour l’assainissement de la classe politique s’illustre aussi sur le terrain des débauchages pour faire passer ses réformes. Cela peut marcher le temps de leur mandat. Mais une fois obtenues, lesdites réformes risquent de ne pas durer dans le temps tout simplement parce que la manière de procéder n’était pas la bonne.

Worou BORO

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Prise de position de 4 députés de la Rb : Que cache ce silence de Léhady Soglo?

lehady-soglo

A la Renaissance du Bénin (Rb), c’est la confusion générale. Le communiqué de presse publié le jeudi 08 février 2017 par quatre (04) députés semble étaler les divisions qu’affrontent les Renaissants. Le silence de Léhady Soglo est très pesant et nourrit plusieurs interprétations.

Boniface Yèhouétomè, Adolphe Djiman, Gildas Agonkan et Norbert Ahivohozin ont donné leur position politique à travers un communiqué rendu public la semaine écoulée. Ces députés de la Rb n’ont plus attendu la décision du bureau politique avant de prendre position. « En attendant la clarification du positionnement du parti,  nous députés, signataires du présent communiqué, nous nous engageons à soutenir les actions de développement du président de la République, étant entendu qu’en l’état actuel des choses, rien ne saurait justifier une opposition  stérile à sa vision en moins d’un an d’exercice du pouvoir», ont-ils souligné dans le communiqué co-signé. Ils ont ainsi affiché leur indiscipline. Malgré ce choix très audacieux, le bureau politique n’a toujours pas encore réagi. C’est curieux puisqu’en d’autres circonstances, le parti aurait sorti déjà des messages de clarification. Le bureau politique et le président Léhady Soglo ont préféré se muer dans un silence assourdissant depuis le jeudi ; un silence qui alimente des interprétations. Pour certains observateurs, ce serait un complot ourdi par les Soglo pour brouiller les cartes. L’objectif serait de rendre illisible la position du parti pour en tirer profits. Un scénario plutôt invraisemblable voire surréaliste. D’autres soulignent par contre que le bureau politique est confronté à certaines divisions. Les membres du bureau ne se seraient toujours pas entendus autour d’une position commune. Les quatre députés signataires du fameux communiqué n’auraient d’ailleurs pas pris part à la dernière rencontre en date des « Houézèhouè » présidée par le président d’honneur du parti, Nicéphore Soglo. Ils ne seraient donc pas associés à la décision ayant sanctionné cette réunion importante. Et la présence du député Boniface Yèhouétomè, membre du bureau politique,dans le rang des élus frondeurs, confirme à plusieurs égards la thèsede la division.Le silence du président Léhady Soglo cacherait-il une fébrilité du parti ? Léhady Soglo gèrerait-il la fronde de presque tous les députés de la Rb? Ou encore, le Maire de Cotonou qui entretient des relations houleuses avec le Préfet du Littoral, et donc la Rupture, devrait-il craindre désormais pour la gestion apaisée de son parti? Il y a une évidence : la sérénité n’existe plus au sein des Renaissants. Le parti confronté aux nouvelles réalités politiques dont celles imposées par le régime de la Rupture, est sérieusement  secoué. Le danger est indéniable.  Léhady Soglo doit agir en tant que fin stratège pour parer au pire. Car, la position des quatre députés n’est peut-être que le signe d’un tsunami politique qui menace les Renaissants.  

Mike MAHOUNA 

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Le Dg Libercom relevé avec empressement de son poste : Talon doit faire preuve d’impartialité

patrice  talon

L’information qui défraie la chronique au plan national, c’est bien le limogeage du Directeur général et de la Directrice des ressources humaines de Libercom pour des raisons de mauvaise gestion et de diplôme non authentifié. Les choses sont allées très vite. En effet, il a fallu juste les déballages du président du Fonac au cours de sa sortie médiatique, en début de semaine dernière, pour que le gouvernement notamment son chef, Patrice Talon prenne ses responsabilités. Mais ce faisant, on pourrait y voir du deux poids deux mesures.

Prendre des sanctions à l’encontre du Directeur général d’une société d’Etat pour mauvaise gestion, c’est ce qui est à souhaiter et encourager, surtout par ces temps où le Bénin n’est pas bien loti dans le dernier classement fait par Transparency International en matière de lutte contre la corruption. Le chef de l’Etat, Patrice Talon, a bien voulu sévir pour donner la preuve que la Rupture  et le Bénin révélé ne riment pas avec impunité. A voir aussi la diligence avec laquelle le président de la République a agi, on peut sans doute affirmer qu’il est préoccupé par les questions de bonne gouvernance et de transparence. Tant que des soupçons pèseront sur certains à l’ère de la Rupture, il prendra ses dispositions. C’est le message qu’il semble faire passer dans le cas d’espèce. C’est bien que le chantre du Nouveau départ ait décidé de se débarrasser de ce Dg mais quand on sait que dans l’entourage du chef de l’Etat, d’autres collaborateurs qu’il a nommés ont maille à partir avec la justice sans être inquiétés, on peut se poser des questions. Pourquoi Patrice Talon, en dépit des dénonciations et contestations faites contre certains de ses ministres, Dg et autres autorités, n’a pas daigné les libérer. Peut-être qu’avant d’embarquer ses proches collaborateurs dans le navire Rupture, le chef de l’Exécutif n’avait pas toutes les informations sur eux ; mais avec tout ce qui se dit et s’écrit sur les concernés, beaucoup s’étonnent que Patrice Talon n’ait pas encore agi aussi promptement comme il vient de le faire dans le dossier Libercom. Sous la Rupture, y a-t-il les uns et les autres ? Autrement, la lutte pour des cadres vertueux dans l’administration publique est-elle sélective avec Patrice Talon ?Autant de préoccupations…

J.B

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