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Politique

Atao Hinnouho sur ‘’Moi Président’’ : « J’ai même pas besoin… de prendre 2 mandats»

Atao-Hinnouho

Mesdames et messieurs, bienvenu à cet exercice démocratique instauré par la Haac sur l’audiovisuel du service public au moyen duquel les candidats à la présidentielle de 2016 viennent s’exposer et exposer leur projet de société. Ce soir nous recevons pour vous, Monsieur Ato Mohammed Hinnouho.

Présentation

Atao Mohammed Hinnouho est né le 4 janvier 1976 à Porto-Novo. Il est titulaire d’un Brevet de technicien supérieur en finance comptabilité soutenu par une formation en marketing. Député à l’Assemblée nationale, 6e et 7e législature, Atao Mohammed Hinnouho est marié et père de 4 enfants. Candidat à l’élection présidentielle, Ato Mohammed Hinnouho rêve d’un Bénin prospère.

Monsieur Hinnouho est-ce que la présentation que vient de faire mon collègue vous satisfait ou vous avez quelque chose à ajouter ?

Non bon sauf que il n’a pas complété que je suis de l’Ouémé, je suis de l’ethnie Sèto, maternellement de l’ethnie Towé. Donc je suis digne fils de l’Ouémé.

Monsieur Hinnouho, globalement, quelle est votre vision du Bénin ?

Merci, je tiens d’abord à vous remercier pour m’avoir invité sur ce plateau. Ma vision du Bénin est que désormais nous ayons un Bénin prospère. Un Bénin où tous les concitoyennes et concitoyens, vont vivre mieux, vont avoir le minimum pour être heureux dans leurs foyers, c’est mon souhait.

Atao Mohammed Hinnouho, qu’est-ce qui motive cette vision en vous ?

Merci, je crois que quand vous faites une lecture de la réalité politique aujourd’hui au Bénin, il y a une petite trahison, dans tout ce que nous sommes en train de constater.

Quel type de trahison ? De quoi parlez-vous très précisément quand vous parlez de la trahison ?

Bon je constate que quand vous voyez tous les jours, que Dieu créé chaque année, quand vous prenez le nombre d’étudiants qui sortent de nos universités, par rapport à tout ce qui passe, on a l’impression que il y a un vide, on ne s’occupe pas réellement du devenir de ces étudiants qui sortent de nos universités. Quand vous regardez les conditions dans lesquelles nos mamans sont dans les marchés, vous constatez que depuis l’avènement du renouveau démocratique au Bénin, ce n’est pas ça. Et quand vous regardez même les conditions dans lesquelles les gens se retrouvent dans les administrations, il y beaucoup de choses que nous envisageons corriger. Certes on est conscient que seul on ne peut rien faire et c’est en cela que nous avons mis à votre disposition, ce projet de société intitulé « Ensemble construisons un Bénin prospère ».

Atao Mohammed Hinnouho, dans votre projet de société, vous avez dit dès l’entamme que vous voulez avoir un Etat de droit, rigoureux, fort, ça passe par quoi, cet Etat de droit ?

Ça passe forcément par le respect d’abord de nos institutions, le respect total de notre démocratie et la lutte contre la corruption. Dans notre pays, vous n’êtes pas sans savoir qu’aujourd’hui, dans presque tous les domaines de notre pays, se trouve la corruption. Et il faut forcément un respect de toutes ces réalités avant qu’on aborde un développement prospère.

Atao Mohammed Hinnouho, est-ce que vous avez le sentiment que ces institutions ne sont pas respectées au Bénin ?

J’ai le sentiment que ce n’est pas ce qu’il faut pour que nous jouissons véritablement d’une…

Qu’est-ce qui vous le faire dire par exemple ?

C’est dommage que le temps ne peut pas nous permettre de rentrer dans tous ces détails. Mais je crois vous n’êtes pas sans savoir, que aujourd’hui, il y a beaucoup de choses quand vous venez même là où nous sommes aujourd’hui, quand vous prenez la distribution des cartes d’électeurs, vous n’êtes pas sans savoir que l’élection doit avoir lieu, normalement on doit être en campagne maintenant, mais ce n’est que peut-être aujourd’hui ou bien hier ils ont commencé par distribuer les cartes d’électeurs. Or dans un pays de droit, un pays qui se respecte, on aurait déjà fini, terminé depuis avec toutes ces choses-là, s’il n’y avait pas des manipulations qui n’ont pas trait avec la démocratie de notre pays. En tout cas je voudrais vous rassurer que nous-nous sommes engagés pour véritablement apporter un changement réel à notre démocratie.

Vous évoquez les institutions de la République, leur respect. Quand vous prenez par exemple la Haute cour de justice qui est là et qui fonctionne presque à vent et dans le vent, est-ce que vous pensez qu’il est possible de faire quelque chose à cet égard-là. Pour vous, est-ce qu’il faut supprimer la haute cour de justice ou qu’est-ce qu’il faudrait en faire ?

Le problème n’est pas de supprimer la haute cour de justice, mais c’est de lui donner la main pour bien fonctionner et de lui donner les moyens qu’il faut et de le rendre véritablement autonome. Je sais que vous êtes Béninois, j’ai pas besoin de dire toutes ces choses, mais j’ai déjà dit l’essentiel et vous comprenez déjà ce que je dis.

Qu’est-ce que vous allez faire en l’espèce sur la Haute cour de justice pour qu’elle soit autonome, si vous devenez président de la République ?

Oui, moi je dis aujourd’hui, j’ai pas besoin forcément de supprimer la Haute cour de la justice. Mais c’est de permettre à la Haute cour de la justice de faire son travail.

Comment ?

Tout en leur donnant les moyens, la liberté de fonctionner comme ça se doit.

Vous parlez aussi de la justice que vous vous allez respecter les décisions de de justice quelle qu’elles soient. On sait que vous êtes opérateur économique, est-ce que si vous arrivez par exemple à la tête du pays et que les magistrats rendent des décisions qui par exemple vont en porte à faux avec vos affaires, est-ce que vous allez vraiment respecter ces décisions, monsieur Hinnouho ?

Bon je peux vous dire que après mes études universitaires, je suis un représentant pharmaceutique et je suis dans un domaine où il y a beaucoup de règles, beaucoup de lois qui vont avec notre…, moi je parle de mon domaine. Je peux vous dire que moi j’ai appris à respecter les choses. J’ai travaillé dans des conditions où ils y a les lois et les règles à respecter.

Atao Hinnouho quand vous parlez du respect des institutions, dites-nous ce que vous proposez, vous concrètement dans votre projet de société, pour que ce respect-là soit instauré désormais?

C’est ça je viens de dire, j’ai pas besoin de dire plus que ça.

Expliquez davantage à nos compatriotes pour qu’ils comprennent.

J’ai déjà dit, la liberté de fonctionner, les moyens de fonctionner parce que le tout ne suffit pas de créer une institution et de ne pas lui permettre d’avoir la liberté de fonctionner, les moyens de fonctionner.

Vous avez parlé tout à l’heure du Cos-Lépi qui n’a pas vite démarré la distribution des cartes d’électeurs, si vous vous êtes élu président de la République demain, que comptez-vous faire dans ce sens pour améliorer le processus ?

Bon je pense que quand je prends le Cos-Lépi, si moi je suis élu, je vais essayer d’œuvrer pour que ça ne soit plus les politiciens, les politiques qui gardent le contrôle d’une telle institution.  

Mais vous êtes député à l’Assemblée nationale, pendant longtemps vous avez fait les jeux politiques pour que finalement tel ou tel contrôle le Cos-Lépi, on voit bien la bataille qui se mène à l’Assemblée nationale et vous êtes partie intégrante de ces députés.

Oui, monsieur le journaliste, aujourd’hui, l’expérience a montré que avec les hommes politiques, il faut reconnaître ses erreurs et apprendre à corriger parce que nous ne sommes pas encore un pays développé. Nous sommes un pays je dirai en voie de développement, donc acceptons de marquer des arrêts et de corriger les choses pour rebondir correctement.

Vous dites que quand vous serez là vous donnerai plus de pouvoir au 4e pouvoir, les médias en fait, qu’est-ce que vous allez faire  de façon pratique,Atao Mohammed Hinnouho ?

Dans le projet de société j’ai prévu trois milliards de francs pour accompagner les médias et leur donner la liberté. Je comprends bien ce que je dis parce que je constate que parfois les organes de presse,ils n’ont pas la liberté de faire véritablement leur boulot, ils sont un peu contrariés.

Qu’est-ce qui explique à votre avis, qu’est-ce qui est la raison fondamentale de cet état de choses ?

Vous savez que je suis jeune et laplupart des journalistes qu’on utilise dans ces organes sont des jeunes, il y a des choses, ils vous disent naturellement Ah président c’est vrai ce que vous dites c’est vérifié, mais on ne peut pas faire, si on fait ça il y a le patron en haut, il y a tel, il y a ça, il y a ceci. Je crois que avecAtao Mohamed Hinnouho, ça va changer.

Dans les 3 milliards que vous programmez pour la presse quand vous serez président de la République, est-ce vous comptez aussi engager des réformes pour améliorer par exemple le fonctionnement de la Haute autorité de l’audio-visuel et de la communication ?

Tout à fait.

Qu’est-ce que vous proposez dans ce sens ?

Je crois dans ce sens, -sans fausse modestie-, vous savez que la haute autorité aujourd’hui manque de toute chose, quand vous créez une structure, vous avez n’importe quelle chose, à quivous exigez des résultats, vous devez forcément leur donner les moyens. Sans les moyens ils ne peuvent pas être à la hauteur de la tâche. Vous voyez, …

Quand vous parlez de moyens, de quoi concrètement parlez-vous ?

Il y a le fait que aujourd’hui, quand on prend la haute autorité, moi je vais vouloir que le président de la haute autorité soit nommé par ses pairs, qu’il n’ait pas de pression politique.

Mais quand vous dites que la haute autorité de l’audiovisuel de de la communication n’a pas les moyens par exemple, je ne suis pas l’avocat défenseur de la Haac, mais c’est grâce à la décision de la Haac que vous, vous pouvez venir aujourd’hui faire 52 minutes d’explication de votre projet de société à tous les compatriotes béninoises et béninois.

Est-ce que en 2011 c’était comme ça ? En 2011, ce n’était pas comme ça.

Les candidats ont eu droit tout de même à leur passage ! 3 passages de 15 minutes, ça faisait à tout le moins 45 minutes d’explication sur le projet de société ! Vous n’avez pas autant de temps dans les radios aujourd’hui et ça ne sera pas la même, il y a plus de temps à la télé c’est vrai, mais le moins de temps à la radio cette fois-ci, tout est équilibré finalement, monsieur Hinnouho !

Je pense que c’est ce qu’on souhaite, mais je promets d’y améliorer, quand nous allons prendre le contrôle.

Tout le monde convient qu’il ya un malaise dans l’administration publique gangrénée par le népotisme, la corruption, disons-le très clairement et le favoritisme, qu’allez-vous faire en la matière ?

Oui, je l’ai dit la dernière fois quand j’étais sur votre chaine de radio, je vais contribuer à un changement de notre administration, sans trop brutaliser les cadres de notre administration. Je vais œuvrer pour que chacun retrouve sa place. Je constate aujourd’hui que dans les administrations, on amène les moins qualifié, pour diriger ceux qui sont qualifiés. Je constate qu’il y a beaucoup de choses qui vont mal dans les administrations, le retard, certaines choses, mais je compte corriger tout ça dans un contexte de convivialité. C’est pas que je vais le faire avec brutalité, avec désordre, je vais le faire, je vais le faire, j’ai constaté que le gouvernement précédent a tenté de le faire mais je peux vous dire qu’il a presque échoué, c’est parce qu’il est allé un peu vite que eux qui sont là parce que, ça fait aujourd’hui plus de 50 ans que notre pays a connu l’indépendance. Vous ne pouvez pas demander à ceux qui étaient à un rythme, de changer rapidement du jour au lendemain. Mais je crois que, avec l’expérience professionnelle que j’ai, j’ai la capacité de faire adhérer tous ceux qui sont dans notre administration à la nouvelle donne et je crois que quand nous allons rentrer désormais dans notre administration, il y aura une sensation de bien faire, de vouloir réussir, de vouloir permettre à notre pays de décoller.

Vous avez tout à l’heure insisté longuement à l’entame de cette émission sur votre origine de l’Ouémé, est-ce que quand vous serez dans l’administration, vous ne serez pas séduit, sidéré par un cadre qui vous dit, écoutez, moi je suis de l’Ouémé, je suis Sèto comme par exemple vous et qu’à partir de ce moment-là, vous, puissiez le préférer à un autre venant d’une autre localité,  parce que vous avez exigé presque à préciser que vous êtes de l’Ouémé et que il n’y aurait pas ce genre de favoritisme par exemple, monsieur Hinnouho ?

Je ne suis pas hypocrite, j’ai vu dans d’autres pays, des  gens qui ont été président et qui proviennent du plus petit ethnie du pays, je n’ai pas à être du nord et dire je suis du sud.

Atao Hinnouho, quel est votre projet pour l’Ouémé ? Quand vous serez président, est-ce que vous avez une programmation spéciale pour cette localité.

Le projet que j’ai pour l’Ouémé est le même projet que j’ai pour les autres départements du Bénin. Et puis vous savez que Atao Hinnouho est un député élu de Cotonou, Cotonou qui est une ville cosmopolite du Bénin. Vous savez, là il y a tout, là où j’ai toujours levé mon doigt pour être élu député, il ya presque tous les ethnies là et quand vous regardez même en venant ici tout à l’heure, tous ceux que vous voyez derrière moi il ya fon, il y a Sèton, il y a Tori, là il n’ya même pas Sèto dedans. Il ya fon il ya nordique, il ya l’homme d’Adja dedans, il ya l’homme d’Abomey dedans d’Agonlin dedans, donc c’est pour vous dire que moi, quand bien même en disant à tout le peuple béninois que je suis de telle ethnie, je suis d’un ethnie où on ne parle même pas cette langue à la télé, mais je l’exprime, je dis, je viens de là. Ce n’est pas que je viens d’un grand ethnie au Bénin, mais je viens de là. Je veux me montrer, je ne veux pas cacher ce que je suis. Parce que ce que je suis en train de devenir, je pense que ce n’est pas ma force, c’est la force du tout-puissant et c’est pour cela, ça là ça n’a rien à voir avec l’homme que je suis. Et quand vous rentrez chez moi à la maison, vous ne verrez même pas un Sèto chez moi. Ça veut dire que ce penchant que vous avez peut-être à croire que l’homme sera régionaliste, jamais. Je peux vous promettre que vous pouvez après notre émission faire une enquête sur ma personne pour voir est-ce qu’il est régionaliste. D’accord, mon Sp, elle est Nagot, elle n’est pas de mon ethnie, elle est Nagot mon Sp. En tout cas ceux qui sont derrière moi, même celui qui m’a fait les trucs c’est de Fons. Donc moi je collabore avec, même quand je prends le parti que je dirige, le premier vice-président, c’est un Fon. Chez moi c’est pas ça. Je voudrais juste montrer que on peut être même du petit ethnie et être n’importe quelle chose sur cette terre. C’est Dieu qui donne tout.

Monsieur Hinnouho, vous avez aussi insisté sur ce que vous ferez de Porto-Novo, quand vous serez président de la République vous avez dit par exemple que vous allez envoyer pleins de ministères à Porto-Novo, pourquoi ?

Bien sûr, ce n’est pas parce que je suis de Porto-Novo, parce que Porto-Novo est capitale politique du Bénin. Aujourd’hui, vous ne voyez pas que les habitations coûtent chers. A Porto-Novo les loyers coûtent excessivement chers. Mais cela est dû à quoi ? Le fait que ici estla ville économique et en même temps, ça regorge encore tous les ministères.

Vous voulez dire Cotonou ?

Cotonou ! Et du coup les gens ont du mal à vivre ici Cotonou la plupart c’est les Hwla qui sont ici, un peu les Fons, mais ils ont des difficultés à vivre parce que tout coûte cher. Mais si on essaie de désengorger un peu les choses vers Porto-Novo, ça là cen’est pas question de régionalisme, non et ce qui doit revenir à chaque ville doit revenir à chaque ville et quand vous prenez Porto-Novo, si je veux bondir un peu dans le plan économique, quand vous prenez la vallée de l’ouémé, pour ce que j’ai appris comme vous, c’est que c’est la deuxième meilleure vallée après la vallée du Nil.  Si l’Ouémé dispose d’un truc du genre, quand vous allez me voir en train d’investir dans la vallée de l’Ouémé, ce n’est pas parce que je suis de là-bas, mais c’est parce que je veux réaliser mon rêve.

Monsieur Hinnouho, à Porto-Novo, il y a l’Assemblée nationale, il ya la cour suprême, il ya la Haute cour de justice, il y a le ministère de l’Enseignement maternel et primaire, les archives nationales, la bibliothèque nationale etc, il y a quand même assez d’institutions là-bas, pour quoi sentez-vousle besoin d’y envoyer quelques ministères, même que tout le monde estime que Cotonou est très vite atteignable et que les choses se passent plus rapidement ici, c’est la question qu’on se pose ! Il y a déjà assez d’institutions et de ministères à Porto-Novo !

Vous Voulez qu’on respecte notre démocratie ?Pourquoi vous ne voulez pas recommencer ? Pourquoi vous ne pouvez pas reprendre là où vous avez par la passé commis des erreurs ? En quoi ça gène si  on sait que quand on dit capitale politique, c’est là où doivent rester les ministères, les administrations,  capitale économique c’est là où on doit parler du business, les industries.

Atao Hinnouho, il ne suffit pas de penser qu’on peut transférer ces institutions à Porto-Novo pour le faire directement, il faut avoir des cadres pour les abriter. Pendant combien de temps vous pensez ériger tous ces bâtiments et où vous allez trouver les moyens ?

Vous savez je vais vous dire une chose, on peut commencer quelque chose, aujourd’hui vous savez que l’Etat est une continuité ! Quand vous imprimez une marque, ça y est c’est parti pour toujours, quand je vous parle ici, moi AtaoHinnouho, j’ai même pas besoin une fois président, de prendre deux mandats avant d’imprimer ma marque et de permettre aux Béninois, de rouler véritablement avec la marque qu’on aurait imprimé vous et moi. Parce que aujourd’hui nous incarnons la jeunesse et cette jeunesse je voudrais qu’elle s’exprime.

Sur le plan économique, quel rêve avez-vous pour le Bénin ? Que voulez-vous faire en la matière ?

Beaucoup, vous avez lu ça dans mon projet de société, aujourd’hui vous le savez que aujourd’hui au Bénin, que le poumon de notre économie repose sur le Port autonome de Cotonou. Moi AtaoHinnouho, je promets de permettre aux Béninois, d’avoir d’autres poumons d’économie, c’est-à-dire l’agriculture. Je promets de révolutionner l’agriculture.

En quoi faisant ?

Quand vous prenez les terres au Bénin, à peine nous occupons 50% de nos terres. Quand je reviens encore sur ma vallée, la vallée de l’Ouémé, quand déjà nous avons une vallée du genre, je dis je vais révolutionner…

Quelles sont les spéculations que vous, vous avez déjà identifiées, qu’on pourrait expérimenter dans cette vallée ?

Ça ne serait plus le coton seul qui fera la fierté de notre agriculture, je vais permettre à ce qu’on produise les autres choses, c’est-à-dire il y a  cacao, il  y a le mil. Aujourd’hui quand on prend palmier à huile, dont on était presque les premiers au départ, aujourd’hui, c’est n’est plus filière comme ça chez nous.Le manioc, le mil, moi je pense que toutes ces choses-là, c’est trucs qu’on peut produire abondamment au Bénin et les exporter. Moi j’ai beaucoup de relations surtout à l’étranger…

Dans quels pays ?

Je ne suis pas quelqu’un qui aime me vanter, sinon quand l’ami avait fait ses présentations, j’allais compéter que AtaoHinnouho, après ses études universitaires, est rentré par la force des choses, par le soutien du tout puissant, dans deux grands groupes, un grand groupe chinois et un grand groupe indien.

Dans quel domaine d’activité ?

Naturellement dans le domaine pharmaceutique. Et je suis déjà dans le groupe avant que les gens ne commencent par reconnaître la puissance de la Chine, malgré mon jeune-âge. Donc je crois que aujourd’hui je dispose des atouts sur le plan international, que si on nous permettait de contrôler le pays, je parie que dans le domaine d’agriculture, le Bénin va …

Revenons à la vallée, la vallée de l’Ouémé, quelles sont les spéculations que vous-vous pensez qu’on pourrait produire dans cette vallée si vous devenez président de la République ?

Vous savez, la vallée de l’Ouémé, on peut produire beaucoup de choses-là. Je prends le manioc, jeprends  notre maïs, je prends  le mil…


Le manioc dans une vallée vous pensez que ça pourra véritablement supporter, les tubercules-là pourront, les racines là pourront supporter… ?

Quand vous revenez de Bohicon, vous passez par là-bas vous allez voir ils vendent les maniocs au bord du goudron. Je suis un enfant de pauvre hein, avant quand j’étais au cours primaire, les mercredis je suis dans le champ.

Atao Hinnouho, vous avez évoqué tout à l’heure la Chine, vous avez évoqué l’Inde, c’est très loin, il ya un proverbe de gens qui votent généralement pour vous, un proverbe Yoruba dit que ce qu’on va chercher à Sokoto, peut se retrouver dans notre Sokoto, c’est-à-dire que ce qui est très loin peut se retrouver dans notre poche. Je ne veux pas dire qu’on va oublier l’Inde et la China, mais on ne va pas oublier le Nigéria qui est à côté de nous. Sur le plan économique, comment comptez-vous nous faire bénéficier de la proximité du Nigéria ? Il ya plus de 50 ans qu’on nous dit tous les jours, le Nigéria pourrait nous permettre de nous développer et pourtant nous en sommes là où nous en sommes. Qu’allez-vous faire ne la matière ?

Naturellement, quand je vous disais tantôt que je vais révolutionner l’agriculture, c’est pour permettre à l’agriculture de nourrir tout le Bénin. C’est-à-dire on ne peut pas avoir tous ces atouts et chômer et être à la traine. Parce que quand vous regardez tout ce que…vous savez que la vallée de l’Ouémé, la production de la vallée de l’Ouémé seule peut nourrir presque la moitié de l’Afrique, pour ne pas dire tout l’Afrique.

Vous avez eu des études qui ont été faites en la matière ou bien c’est une question de démagogie, Atao Hinnouho !

Oh làlà ! Moi je ne peux pas venir sur votre plateau pour  la démagogie, je ne peux pas venir dire ce que je ne maîtrise pas. Est-ce que vous savez avec moi que c’est la deuxième vallée après la vallée du Nil ? On est d’accord ?

C’est ce que vous dites, c’est ce que l’on dit toujours.

C’est parce que vous n’avez pas mis en valeur que vous doutez.

Nous ne doutons pas nous sommes là pour  exprimer les doutes que pourraient avoir les Béninoises et les Béninois face à ce que vous dites.

Je voudrais vous rassurer…

Les Béninoises et les Béninois ne sont pas en face de nous ici, c’est nous qui les représentons d’une manière ou d’une autre et donc nous posons le doute, si vous dites, nous pouvons essayer de vous poser des questions pour mieux comprendre, c’est notre rôle. AtaoHinnouho, vous avez mis un point particulier sur l’agriculture, vous voulez faire la promotionde l’agriculture, quand vous serez Président de la République, il y a un plan stratégique de relance du secteur agricole, qui existe déjà, quelle est votre appréciation de ce plan ?

Oui, je pense améliorer tous ces choses-là et quand je dis je veux révolutionner, c’est que il se peut que même le coton aujourd’hui, qui représente près de 34% de notre Pib, que ça se retrouve même en arrière devant d’autres productions que nous allons aborder, quand nous allons prendre le pouvoir. Vous ne savez pas que aujourd’hui, il y a assez de jeunes chômeurs à la maison, moi je pense révolutionner l’agriculture et ne serait-ce que avec l’agrobusiness seul, je peux permettre à bon nombre de jeunes de trouver …

Cette agriculture pour la révolutionner,  une boussole, le plan stratégique a retenu 13 filières, qu’est-ce que vous, votre plan retient ?

Oui, vous savez, quand je parle, je ne suis pas ici pour rentrer totalement dans les détails parce que le temps qui…

C’est ces détails qui intéressent les Béninois, Atao Hinnouho !

Vous savez quand on prend l’agriculture de notre pays, même le cacao, aujourd’hui, Côte d’Ivoire est meilleure en cacao, mais vous ne pensez pas que en produisant cacao ici, nous pouvons allerjusqu’à avoir des chocolats made in Benin dans nos supermarchés.

Evoluons sur le secteur informel, que vous connaissez très bien, AtaoHinnouho, qu’allez-vous  faire en la matière ? Est-ce que tout de même nous sommes tous d’accord que pour reprendre le professeur John Igué par exemple que le Bénin est un Etat entrepôt, que quand n’importe quel pays n’a plus envie d’utiliser ses marchandises, il vient les déverser ici, dans l’informel, on a tout et rien à la fois. Qu’allez-vous faire sur le secteur informel. Par exemple, au regard du Nigéria, nous ne vivons que du Kpayo, nous. Et pourtant nous volons commercer  intelligemment avec le Nigéria, que feriez-vous ?

Je crois que c’est le fait de ne pas coopérer avec l’informel qu’on pense l’informel est un truc qu’il faut tirer un trait là-dessus. Je pense que en essayant d’étudier véritablement le secteur informel, on peut rendre formel le secteur informel et permettre à bon nombre de Béninois, d’en jouir et de profiter.

Qu’est-ce que vous allez faire pratiquement,est-ce que vous allez demander à toutes les dames par exemple de Dantokpa, d’Adjégounlè, de Akpakpa et autres par exemple, de s’inscrire, d’être fichéau trésor public, que le l’Etat soit mieux connu, qu’il yait un système par exemple d’informatisation,  comment on fait pour…parce qu’on reconnait avec vous qu’il y a de l’argent dans l’informel. Mais comment on fait pour que l’Etat puisse en bénéficier ?

On aura la formule pour les enregistrer sans les brutaliser. Vous avez vu dans ce pays on a dit qu’on veut arrêter la vente de l’essence Kpayo et on a pris les armes pour commencer par tirer sur des Béninois pour dire on veut arrêter la vente de l’essence Kpayo, mais je pense que dans ces conditions, vous ne pouvez pas, alors que vous en avez besoin. Naturellement, on en a besoin parce que l’expériences a montré aujourd’hui que quand bien même on dit  l’essence ne va pas entrer au Bénin, on voit ce qui se passe. Aujourd’hui, quand on prend le volet essence Kpayo, c’est n’est pas seulement les pauvres qui achètent l’essence Kpayo, il y a même les ministres.  

Que comptez-vous faire pour réformer se secteur ?

Oh là là, j’ai fini de réfléchir sur ces domaines et vous rassure, je rassure la peuple béninois.

Quand nous prenons l’essence frelatée, que comptez-vous faire, vous particulièrement, pour amener ces acteurs à beaucoup plus se formaliser ?

C’est facile, c’est très facile mon cher frère. Le tout ne suffit pas de les amener dans un contexte politique. Il faut dialoguer avec eux.

Il faut créer des stations-mobiles ou bien il faut les autoriser à continuer à prendre l’essence par le Fayawo comme ça se passe dans des dames jeannes qui sont des explosifs ou vous allez leur créer des citernes ici et des mutuelles, nous on veut comprendre, on veut savoir comment vous allez nous gouverner, monsieur Hinnouho ?

Vous voulez que je vous laisse toutes mes stratégies ici ?

Les Béninois ont besoin de savoir, c’est sur cette base que vous êtes …

J’ai dit quelque chose de fondamental. J’ai dit, le fait de ne pas se rapprocher de l’informel et dialoguer véritablement avec eux, réfléchir avec eux laisse croire que le secteur informel nuit le Bénin, nuit le peuple béninois et ne nous arrange pas. Or, si on s’approchait d’eux, on pouvait faire beaucoup de choses.

Il n’y a pas d’impôt dans ce secteur, comment vous-vous comptez faire pour que les acteurs de ce secteur puissent…

Vous pensez que celui qui est dans le secteur informel ne veut pas payer d’impôt ? Il veut bien payer d’impôt. Vous pensez qu’il est d’accord qu’on vienne chercher ses marchandises qu’on aille détruire ?

Quelle est la stratégie à adopter pour l’amener à payer les impôts ?

C’est ça j’ai dit ça ne sera pas un dialogue politique. Ce serait un dialogue qui n’a rien avoir avec la politique, parce que je vais vous dire, ce qui se passe au Bénin, quand on prend n’importe quel corporation, on discute avec eux, on veut tirer son épingle du jeu, on veut que ceux-là votent forcément pour nous on veut certaines choses ça fait que on n’avance pas. On ne peut pas vouloir quelque chose et son contraire.

Vous allez créer des impôts pour les vendeurs de l’essence frelatée AtaoHinnouho?

Mes chers frères et sœurs, quand on prend d’autres pays d’Afrique, je ne veux pas citer ici parce que je nous connais, chez eux, ils ne connaissent pas …par exemple je prends l’informel des produits pharmaceutiques, ils ne connaissent pas ça, parce que leur stratégie là-bas, est que même celui qui roule genre dans l’informel, n’est pas dans l’informel, parce que c’est sécurisé par l’Etat.

Vous avez prévu de construire par exemple des aéroports, de changer un certain nombre de routes de notre pays, mais ces infrastructures de transport, comment est-ce que vous compotez les mettre en œuvre ?

Vous savez, je vous ai dit je suis dans de grands groupes, sur le plan international. Je suis dans de grands groupes et je suis dans des groupes qui ont même de l’argent plus que le Bénin.

Qu’est-ce que ces groupes vous proposent en échange en venant nous construire ces aéroports, est-ce qu’il y a des propositions que ces groupes-là vous font ?

Vous savez, avant qu’un pays ne connaisse véritablement le développement, il faut les infrastructures. Et je crois que ça c’est notre privilège et je peux vous dire, que le peu de moyens dont dispose notre pays et les négociations sur le plan international, avec ça on pourra avoir assez d’infrastructures. Vous allez dire, oh comment tu peux le faire. Je vais vous dire une chose, moi AtaoHinnouho, je suis un homme de cœur  et je conçois que c’est bien beau de courir vers la richesse, même je conçois que, avoir des maisons et d’autres un peu partout ça ne servira à rien, parce que le dernier jour tu partiras et tu vas tout laisser. Et moi aujourd’hui, je vais vous dire une chose, je veillerai à ce que si il y a une voie qui doit  coûter 200 millions, on va utiliser juste les 200 millions.

ll n’y aura pas les 10%, les 15% ?

Non je ne serai pas là où tu vas me dire ce qu’il faut pour construire 10 km de voies et tu vas utiliser pour construire 1km de routes.  C’est ça qui freine le développement de notre pays. Quand vous prenez le Bénin, hier dans le Bénin ici, c’est les Ghanéens, c’est eux qui nettoyaient nos chaussures ici non ? Ceux qu’on appelait communément Shoemakers. Je suis sûr quand vous étiez au cours primaire, vous avez  eu ça. Est-ce que vous vous pouvez aller dire aujourd’hui à l’étranger que c’est les Ghanéens qui nettoyaient vos chaussures avant ? Mais non ! Mais aujourd’hui, quand quelqu’un de véridique a pris leur pays et le contrôle à un moment T, aujourd’hui, ils sont entrain d’émerger véritablement. C’est ça je voudrais,c’est l’occasion là moi je voudrais permettre à notre pays.

Vous voulez dire quoi très clairement monsieur Hinnouho que vous allez amener une petite dictature dans la démocratie parce que quand vous faites référence auGhana, ….

Oh là là, j’ai parlé de l’administration tout à l’heure, en disant que je ne vais pas brutaliser. Moi je suis un enfant bien poli, pour avoir resté avec un enseignant. Imaginez ce que ça veut dire, je suis très poli, bon, contraire à tout ce qu’on peut penser de moi, je suis un enfant très bien poli et je ne suis pas là où on veut marcher sur l’autre. Vous imaginez quand on brime l’autre à côté de moi, ça me gêne.  

Il y a une phrase qui m’a sidéré dans votre projet de société, vous dites que vous ferez en sorte que pour les financements extérieurs, nous ayons zéro dette extérieur, est-ce que c’est possible pour un pays en voie de développement, d’en arriver àavoir zéro dette extérieure par an est-ce que ce n’est pas un rêve ?

Mes chers frères ! Si vous croyez que Dieu en quelques jours, a créé le ciel et la terre, soufflez que tout est possible, si l’homme le veut. Je voudrais vous dire ceci, vous ne savez pas qu’au début de mes rentrées parlementaires, je passais tout le temps à avoir les maux de tête. Parce que je voyais des ainées dans le couloir, aller contre une ratification. Et tout suite quand il rentre dans l’hémicycle, ils prennent le micro pour supporter cette ratification et aller jusqu’à voter pour cette ratification. Il y a des accords de prêt qui n’ont pas leur sens. Et je constate que c’est juste pour la figuration, c’est juste pour permettre à l’autorité de se plaire dans la localité, de faire rêver les gens de la localité et de leur dire votez pour moi. Moi, une fois élu président, je suis capable de fonctionner quitte à ne pas espérer même dire que je veux  aller encore à un second mandat. Parce je sais que c’est le  fait que vous engagez des dettes qui n’ont pas de sens, vous n’allez pas vers l’essentiel. Parce que si je veux passer l’argent pour faire quelque chose, je dois savoir qu’est-ce que je veux faire avec mon argent …

Quand vous promettez tout à l’heure que vous avez des groupes économiques extérieurs qui ont plus de moyens financiers que le Bénin qu’allez-vous faire avec, ce ne sera pas des dettes aussi, ce ne sera pas des dettes avec ces groupes-là dont vous parlez, Indiens ou Chinois ?

Ce sera dans un partenariat gagnant-gagnant. Vous avez vu ma taille, vous avez vu ma corpulence, je peux vous promettre que ce que Dieu m’a donné, c’est ma petite tête-là.

Qu’est-ce que le Bénin offrira à ces groupes, en contrepartie ?

Le Bénin a beaucoup, le Bénin est un carrefour et par sa position géographique avec le Nigéria. Quand vous prenez par exemple le Bénin avec la Niger, le Bénin n’a pas de port ! Mais qu’est ce qu’on fait pour redynamiser ce lien, ces opportunités dont dispose le pays ? Rien c’est-à-dire je vais vous dire, mes chers ainés, je vais vous dire mes chers journalistes, vous savez pourquoi la jeunesse de notre pays souffre, c’est parce que ils ont tout politisé. Mes frères je vous promets de ne rien politiser et de mettre les gens à l’aise, parce que si l’homme sait que il doit mourir un jour, s’il prend la tête de ce pays, il doit plus rien politiser. Parce que c’est Dieu seul qui est capable d’arrêter votre cœur à tout moment, par conséquent, si on ne politise plus les choses au Bénin, je parie que le Bénin va décoller de par sa position géographique avec le Nigéria.

Le bon Dieu fait tout, mais la santé aussi, les agents de santé, les médecins aident le bon Dieu en nous permettant de vivre longtemps, qu’est-ce que vous allez faire dans le domaine de la santé ?

Vous voyez aujourd’hui quand vous prenez à ce jour, le centre de référence dont dispose le Bénin, c’est encore le Cnhu, Hubert Koutoukou Maga. Moi, je ferai tout, surtout que là c’est mon domaine, pour permettre à chaque commune du Bénin, les villes à statut particulier d’avoir un centre du genre comme les Cnhu, pour véritablement permettre aux gens de s’épanouir. Je prends même nos retraités, nos mamans qui vont à la retraite, vous n’êtes pas sans savoir que à partir de 60 ans l’homme souffre déjà d’autres maux. Donc j’ai pris des dispositions dans ce sens, pour étonner nos retraités pour leur permettre d’être à l’aise.

Sur le plan de la culture qu’allez-vous faire ?

J’ai promis un fonds d’aide pour la culture.

Vous allez continuer avec le milliard culturel, ou vous allez changer tout ça ?

Vous savez, avec la culture, on peut créer beaucoup d’emplois.

En quoi faisant ?

Quand vous prenez nos sites touristiques, aujourd’hui nos sites touristiques sont presque vides, or que il faut quelques réformes et vous allez voir des jeunes vont trouver d’emploi.

Que ferez-vous de la route des pêches ?

J’ai un bon plan pour la route des pêches et je vais vous dire, vous voyez notre route des pêches, c’est pas tous les pays qui ont une telle route des pêches et quand vous allez dans les pays où ils ont un peu, vous voyez ce que ils en font. Parceque vous voyez que ils utilisent ça pour permettre àbon nombre de trouver à faire. Mes chersfrères et sœurs, mes chers journalistes, moi je voudrais rassurer la jeunesse béninoise, que leur jeune frère, dans chacun de ces domaines dont nous venons d’aborder,  j’ai prévu de dynamiser ces domaines afin de permettre à ces jeunes de trouver mieux à faire, quitte à créer des emplois. Et permettre à mes jeunes qui sont à la maison de sortir.

Combien d’emploi comptez-vous créer quand vous serez Président ?

Quand je prends le domaine de Tic, j’ai promis créer une vallée de tic où il y aura les jeunestalents qui vont travailler là pour créerdes trucs et permettre aux Béninois, de vivre de ces œuvres. Je voudrais à ce titre dire quand je prends le domaine agriculture, le domaine culturel, en tout cas quand je prends tous les domaines avec les études, avec tout calcul et avec mon cabinet, mes frères, je promets à la jeunesse, de ce pays 120 000 emplois par an.

Parlons maintenant pour terminer de votre logo, les Béninois veulent savoir où est-ce que vous êtes, quel est votre visage, quel est votre logo pour le bulletin unique Mohammed AtaoHinnouho?

Le bulletin unique, je suis en 15e position, sur le bulletin unique

On peut voir au moins votre affiche ?

Là c’est mon bulletin unique et si vous voyez mon logo, je sais que ensemble, nous pouvons beaucoup de choses, parce que si on se donne la main, on peut faire beaucoup de choses.

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Gouvernance : Pcb et consorts éventrent le PAG

politique

*ANALYSE CRITIQUE DU PROGRAMME D’ACTIONS DU GOUVERNEMENT TALON (PAG)*

POINT DE PRESSE DE PRESENTATION

Cotonou, le 18 janvier 2017

*Introduction*

Le vendredi 16 décembre 2016, a été lancé le Programme d’Actions du Gouvernement, PAG, "Bénin Révélé"
Les commentateurs à la suite du pouvoir lui-même insistent sur le caractère ambitieux du programme : 9036 milliards d’investissements pour 299 projets dont 45 projets phares d’un montant de 7086 milliards à exécuter sous la supervision directe du Président de la République. Le financement est à rechercher prioritairement auprès du secteur privé à hauteur de 71% pour les projets phares et 61% pour l’ensemble. L’objectif visé est « la transformation économique et sociale du Bénin » avec les résultats globaux attendus ci-après : Le taux d’investissement passerait de 18,8 % du PIB en 2016 à 34% en moyenne sur 5 ans, une croissance du PIB en moyenne de 6,5 % sur la période et la création d’au moins 500.000 emplois directs et induits. Nous tenons à dire ceci : Tout programme exécuté de façon programmée ou non par un gouvernement laisse des traces. Le PAG du Président Talon, exécuté laissera aussi des traces. Mais, le problème posé est de savoir si le programme répond aux exigences et aux aspirations du peuple et du pays et est à la hauteur des défis de progrès du moment ? C’est sous cet angle qu’il convient d’apprécier et d’analyser tout projet de programme et particulièrement le PAG du gouvernement de Talon. Pour ce faire, il convient de passer en revue

1- Les choix opérés pour le PAG du Président Talon ;
2- Les effets du PAG : effets positifs et progressifs ; effets négatifs et régressifs ; pour déboucher sur une conclusion générale.

I- Les choix fondamentaux pour le PAG

1-1. Un Programme d’actions sans un Plan

Le PAG, "Bénin révélé" se veut « un programme global de développement du Bénin »(Document Synthèse page 3). Un programme global de développement peut-il se réduire en un Programme d’actions du Gouvernement ou ne faut-il pas plutôt un plan de développement économique et social ? Le rejet des plans de développement a été imposé à partir de 1990 aux pays sous-développés avec les programmes d’ajustement structurels (PAS). Et pendant que des pays autour de nous reviennent à des plans de développement économique et social avant leur opérationnalisation dans des programmes d’actions, le PAG reste dans le schéma des PAS et comme les PAS les résultats ne seront ni profonds, ni durables.

1-2 .Le diagnostic de la situation dans le cadre du pacte colonial

L’objectif visé est la transformation économique et sociale du Bénin. Cet objectif implique un diagnostic qui montre les obstacles à lever pour aboutir à la transformation visée. Or, le diagnostic fait par le PAG "Bénin révélé" ne nous révèle rien des causes "des lents progrès, ainsi que des faiblesses notoires en matière d’efficacité, de transparence et de redevabilité ». Le diagnostic fait par le Gouvernement Talon occulte les caractéristiques essentielles économiques et sociales du Bénin dont les principales sont :

a- Une économie arriérée avec la faiblesse notoire du secteur industriel.

c- Une population active majoritairement analphabète : 57 % des adultes béninois de plus de 15 ans (donc la grande majorité des producteurs) ne savent ni lire ni écrire. On compte 82,5%d’analphabètes parmi les producteurs dans l’Alibori, 74% dans l’Atacora, 67 % dans le Borgou, 60% dans le Couffo. Même à Cotonou, plus d’un adulte sur quatre (26%) est analphabète.

d- Le caractère multiethnique du pays et l’inadéquation des programmes scolaires, des structures administratives, judiciaires avec le vécu des populations.

e- Un système monétaire et financier dépendant de l’étranger et notamment de l’ancien colonisateur ;

f- Le règne du système d’impunité des actes de corruption et de mauvaise gouvernance.
En occultant les éléments susmentionnés, le diagnostic du PAG "Bénin révélé" reste dans le cadre des diagnostics étrangers à la réalité du pays et propres au maintien du système de pacte colonial.

1-3. La voie de tout privé et de l’Etat minimum

Les choix à la base du PAG sont ceux du tout privé et de l’Etat minimum.

Or « L’Etat sauvage » peu soucieux de la vie des hommes …et dans une situation de dépendance politique, économique et monétaire à l’égard de l’étranger, est porteur de beaucoup de vicissitudes et d’aléas sociaux incompatibles avec l’époque actuelle… et a peu de chance d’aboutir.»

Les réformes vont dans le sens de garantir le profit maximum aux investisseurs. Vu l’apport des investisseurs étrangers et du clan d’affaires autour du Président, cela aboutira certainement et davantage à une saignée du peuple et du pays.

1-4. Un processus bureaucratique d’élaboration et de mobilisation autour du Programme.
Le processus d’élaboration n’est donc pas participatif. Avec le choix délibéré et prioritaire des experts des cabinets privés étrangers (Deloitte, Attias et consorts),la mobilisation générale de tous que l’on reconnaît par ailleurs « fondamentale autour du PAG » n’est pas assurée.

Le mécanisme de mise en œuvre et de contrôle est concentré aux mains du Chef de l’Etat. Les projets phares concentrent 78 % (7086 sur 9036 milliards) des investissements prévus, et sont exécutés sous la supervision directe du Chef de l’Etat. A quoi serviront alors les Comités sectoriels de suivi (CSS) dans les ministères ? Quelle marge est laissée au ministre dans l’évaluation des projets exécutés sous la supervision du Chef de l’Etat ? La concentration transforme dans les faits les ministres en garçons de course et contraint les entrepreneurs investisseurs et adjudicataires dans ces projets à devenir des courtisans et obligés/associés d’affaires du Chef de l’Etat.

1-5. Le maintien du système d’impunité et de gouvernance opaque

Le gouvernement du "Bénin révélé" a déjà rompu avec la Rupture et répète qu’il « a décidé de ne pas regarder dans le rétroviseur » (Cf. "La Nation", n° 6638 du lundi 19 décembre 2016, page 5). Adieu donc le jugement des auteurs des scandales Maria-gléta, PPEA2, machines agricoles, Cen-sad, Icc-services, pillage des réserves administratives, etc.. Il se fait que ces auteurs sont logés bien au chaud et en sécurité au sein du gouvernement et sous les ailes de membres de la cour autour du Président. Quelle confiance donne-t-on alors au peuple que les milliards annoncés dans le PAG ne seront pas gérés de la même manière, pillés impunément et avec des dettes énormes à rembourser par le peuple ?

II- Les effets attendus du PAG du Gouvernement Talon

Comme souligné dès notre introduction, l’exécution du PAG du gouvernement Talon laissera aussi des traces de par les infrastructures réalisées. Examinons les effets positifs et les effets négatifs.

2-1. Les effets positifs.

- Le premier élément positif du PAG est son existence même. Le peuple sait ce que veut faire le gouvernement de Talon. Il peut en juger dès à présent et,en souverain en dernier ressort, peut sanctionner.

- Les infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, de télécommunications, si réalisées, accroîtront les possibilités de transports et mobilité physique, de communication électronique ainsi que les facilités en matière de tourisme.

- Le développement de certaines filières agricoles (ananas, anacarde) pourrait ainsi renforcer la diversification de la gamme des produits primaires d’exportation ; l’aquaculture continentale, la filière lait, viande et œufs de table, pourraient réduire relativement certaines importations.

- Les projets dans le domaine de l’éducation réduiront les déficits en matière d’offre éducative formelle, scolaire et universitaire.

- De même, la construction de logements sociaux et économiques offriraient des possibilités à certaines couches sociales.

- La réalisation de ces infrastructures et projets agricoles aura certainement des effets positifs sur la croissance et l’emploi. Mais les niveaux annoncés par le pouvoir sont arbitraires, surévalués pour la propagande car il n’existe pas pour le pays des modèles fiables de prévision à moyen terme. Il est peu probable « que l’ensemble des interventions permette la création d’au moins 500.000 emplois directs et induits sur la période ». Sous le pouvoir de Boni Yayi, le Bénin a connu une croissance moyenne annuelle de près de 4,5% sur les dix ans et pourtant l’emploi s’est dégradé. Quel modèle économique approprié du Bénin permet de prédire de façon fiable que les 6,5 % prévus donc les 2 % de croissance supplémentaire permettraient d’obtenir plus de 100.000 emplois par an ?

La population active connaîtra une augmentation de plus de 1,3 millions dont 775.000 jeunes de 15 à 34 ans entre 2016 et 2021. (Insae, projections démographiques). Ensuite il y a le sous-emploi massif et la précarité, caractéristiques de l’emploi aujourd’hui au Bénin. En effet, le taux de sous-emploi invisible (gagnant moins de 25.000 frs par mois) est de 63,2% . C’est dire que les emplois directs et induits du PAG, qui seront nécessairement en deçà des chiffres de propagande gouvernementale, ne réduiront pas l’acuité du problème de l’emploi des jeunes.

2-2. Les insuffisances et effets négatifs

Nous avons déjà examiné les insuffisances et limites du PAG induites par le diagnostic et l’option économique du tout privé et dans le maintien du système d’impunité et de la FrançAfrique,

a- Le contenu néocolonial du programme

- Absence notoire de volonté et de projets d’industrialisation du pays. Le PAG n’a aucun projet propre dans l’industrie, donc aucune ambition pour l’industrialisation du pays. On demeure dans le cadre du pacte colonial, exportateur de matières premières et marché de consommation de produits importés avec le Bénin considéré comme pays à "vocation agricole et de transit". Le PAG ajoute le tourisme qui n’est la primauté spécifique d’aucun pays en particulier avec "la culture vaudou" servie en folklore aux touristes étrangers.

- Maintien de l’analphabétisme de la population. Alors comment peut-on faire éclore des talents et « améliorer des productivités » dans l’agriculture et l’artisanat sans enrayer l’analphabétisme endémique dans ces secteurs ? - Dans le même sens, le secteur de l’éducation, les programmes d’instruction inadaptés NPE, LMD sont maintenus. Le projet phare dans ce secteur est la réalisation d’une Cité internationale de l’innovation et du savoir (CIIS) dont le but est d’offrir un cadre aux besoins de compétences des marchés africains.

b- Les limites dans l’exécution

- L’option de financement prioritaire par le secteur privé, et donc de la rentabilité financière, ne garantit pas la mobilisation des ressources. Ce n’est que maintenant que commenceront les négociations véritables et au vu de la rentabilité des projets et des investissements financiers.

- Cette entraine la préférence des opérateurs étrangers au détriment des opérateurs nationaux ; Ex l’élaboration des projets phares : Cabinet Deloitte ; le lancement du PAG, Attias, recensement des fonctionnaires, cabinet Safran

- Beaucoup de projets, même phares sont encore à la phase d’études. C’est maintenant que sont par exemple lancés les appels à manifestation pour les études techniques, économiques, environnementales de beaucoup de projets d’infrastructures, - contournement de Cotonou, autoroute Sèmè-Porto-Novo, etc… (cf. "la Nation" du 13 janvier 2016).

- Enfin et non le moindre, le PAG risque de ne pas bénéficier de l’adhésion populaire au vu du déploiement de l’arbitraire et de l’autoritarisme sur la masse du peuple avec la répression des libertés, l’écrasement des petits producteurs pendant la mal gouvernance et l’impunité sont maintenus.. Le PAG avec ses limites et dans ces conditions risque de ne pas restaurer ni booster l’enthousiasme du peuple au travail.

c- Les sacrifices inutiles du peuple

- Augmentation de la pression fiscale sur les populations suite à l’alourdissement de l’encours de la dette qui passe de 41,6 % à 61,3%du PIB au cours de la période. (Déjà les taxes sur les véhicules, l’augmentation des frais et charges scolaires et universitaires, la multiplication des péages sur les voies, l’augmentation des taxes même sur le foncier non bâti à la campagne sont indicatives de la charge fiscale plus lourde sur le peuple.)

- Baisse des revenus des salariés et des paysans. Le PAG prévoit une baisse de la masse salariale de 6,9% en 2016 à 4,8 % du PIB en 2021. La croissance projetée ne sera pas pro-pauvre et il est peu probable que l’on assiste à une réduction significative de la misère et de la pauvreté.

- L’augmentation de la cherté de la vie : Le choix du tout privé jusqu’au niveau de la santé publique (l’affermage des hôpitaux de zone), accroîtra le prix des prestations dans le domaine de l’accès à l’électricité, et aux services essentiels (santé, éducation) de la vie.

- Les inégalités spatiales ne seront pas réduites. L’option du tout privé met au premier plan la rentabilité financière qui n’est pas garantie justement dans les régions déshéritées. L’axe 7, le développement équilibré ne sera pas atteint.

Conclusion générale

De l’analyse du PAG nous pouvons tirer les éléments essentiels suivants.

1- Le PAG est un avatar du programme du pacte colonial :

a- Le PAG fait totalement l’impasse sur l’industrialisation du pays, sur la nécessité de la transformation sur place de nos produits ;

b- De ce premier élément découle un second : l’impasse faite sur la formation des producteurs pour assurer le développement de ce pays. Le capital humain dont parle le pouvoir de Talon en termes de « compétences », c’est le corps minoritaire de « cadres » techniques chargés d’encadrer et de régenter la foule d’analphabètes.

c- La question grave et existentielle de la monnaie. L’on comprend qu’il n’en parle point ; mais l’impossibilité de se développer en demeurant dans le système CFA sous la tutelle du Trésor et de la France fait désormais notoriété. Les exemples en cours en Côte –d’Ivoire et au Sénégal dans le cadre du Franc CFA se heurtent à ce mur et ne pourront prospérer que quand il sera brisé. En ce qui concerne le cas du Bénin, avec l’imbrication de l’économie béninoise à celle du grand voisin, le Bénin va vers un « collapsus » économique si la question d’une harmonisation monétaire n’est pas résolue avec le Nigeria.

2- Le PAG est élaborée dans le cadre du système d’impunité : En tournant le dos à l’exigence de sanctionner les crimes et scandales du passé, le pouvoir du « Bénin Révélé » s’inscrit d’office dans la droite ligne de la gestion du régime passé ; ce qui plombe d’avance tout le programme.

3- La gouvernance en œuvre par Talon est de caractère autocratique:

a-La concentration de tout aux mains d’un clan au pouvoir (gestion maffieuse avec des marchés de gré à gré à foison) avec la déresponsabilisation des ministres plombe la réalisation de tout le programme.

b- la gestion non participative. En effet un pays se développe ; on ne développe pas un pays ; cela dit il n’y a pas de développement non assumé par un peuple ; il n’y a pas de développement s’il n’ya pas d’adhésion populaire. L’exclusion du peuple de son droit à participer au développement (liquidation des entreprises, mise au chômage, écrasement des petits « petits producteurs ») est le dernier, mais non le moins important des obstacles dressés par le PAG sur la voie véritable du développement du pays.

Alors quelle alternative ?

Le développement d’un pays comme le nôtre, consiste à faire passer ce pays du niveau actuel d’Etat arriéré, à économie de traite basée essentiellement sur une agriculture archaïque avec la prégnance de la monoculture cotonnière et la manne portuaire, à une économie industrielle et développée et ce en un laps de temps optimum donné. A cet effet nous reprenons les développements faits par la sous-commission des finances et présentés en un point de presse fait par Laurent Mètongnon le 6 décembre 2016.

« Pour un développement rapide et harmonieux du pays, l’option la plus appropriée est celle qui s’appuie sur la satisfaction des besoins sans cesse croissants (besoins individuels et collectifs) des hommes. Cette option comporte des exigences en termes de principe : la priorité au capital humain; cela veut dire que le facteur premier de développement étant le facteur humain, l’accent doit être mis prioritairement sur sa formation afin de le rendre capable d’innover, de produire. L’analphabétisme doit être enrayé ». Il peut l’être en moins de cinq (5) ans par l’instruction des adultes dans leurs langues maternelles. On aura effectivement posé, avec une population plus instruite, les bases pour l’accroissement des productivités, pour plus de capacités d’innovation, plus d’hygiène et de performances dans le domaine de la santé publique, etc.

Ensuite, on ne peut être viable qu’en étant de son temps. On doit s’accrocher à la locomotive de tête (ne serait-ce qu’au dernier wagon) en matière de la force de production. L’accrochage à une politique d’accélération numérique et l’informatisation générale de tous les secteurs du pays constituent les leviers fondamentaux d’une politique pour le développement rapide. Une industrie peut et doit être bâtie dans le secteur. La dotation de tous les villages, établissements scolaires, universitaires, sanitaires et administrations créent suffisamment de demande pour une industrie dans le domaine. En tout cas l’industrie doit être un secteur stratégique si l’on veut sortir de l’arriération et résorber le chômage. A ce niveau, le rôle de l’Etat, le rôle du capitalisme d’Etat a toujours constitué la voie idoine la plus rapide de développement. On doit étudier les mesures de financement interne avec la création de banques de développement et de crédit agricole.

La gestion du bien public doit être assainie avec l’instauration du contrôle citoyen, l’élection et la révocabilité par les travailleurs et les usagers des dirigeants des administrations et entreprises publiques, permettant du coup le rejet de l’impunité ainsi que la transparence indispensable à la mobilisation des producteurs et au rétablissement et renforcement de l’enthousiasme au travail.

Les choix faits par le gouvernement de Talon pour le PAG, s’ils peuvent accroître les infrastructures, ne permettront pas une relance durable de l’économie, ni n’opéreront une transformation économique et sociale favorable à l’émancipation et au développement du pays. Au problème posé, celui de savoir si le PAG répond aux exigences et aux aspirations du peuple et du pays ainsi qu’à la hauteur des défis de progrès, la réponse est négative. Par le PAG, le gouvernement de Talon exploitera le pays, son potentiel et ses travailleurs, à son profit et au profit des financiers étrangers, tout comme le colonisateur l’avait fait. Notre pays, le Bénin, sera exploité mais ne sera pas développé.

Cotonou, le 18 janvier 2017

Jean Kokou ZOUNON

CONVENTION PATRIOTIQUE DES FORCES DE GAUCHE (CPFG)
Tél : 98 33 29 88/ 90 91 41 97

PCB, CDP, PSD-Bélier, CSTB, FESYNTRA-Finances, UNSEB, INIREF, UNAPEEB, ANADEC, ODHP, COCUMAB, CPCM, MFLPP

Commission Technique Pluridisciplinaire de Gouvernance Patriotique près la Convention Patriotique des Forces de Gauche

Sous-commission Plan et Statistiques
19/01/2017, 23:40 - D r jacques: Titre. ...
19/01/2017, 23:40 - D r jacques: Gouvernance:  Pcb et consort eventrent le PAG

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Florian Avonon sur «Président d’un Jour»: «Il faut…redorer le couvert végétal de notre pays»

Florian-Avonon

Votre rubrique «Président d’un Jour» reçoit pour vous cette semaine, Florian Avonon. Notre président est élève en classe de seconde C au Collège d’enseignement général (Ceg) de Albarika et est âgé de 15 ans. Matin Libre est reçu dans sa maison sise au quartier Albarika dans le premier arrondissement de la commune de Parakou.

Quelle est votre ambition pour le Bénin?

On parlera plutôt de mes ambitions pour le Benin. Elles sont les meilleures et seront réalisables si et seulement si mon prédécesseur n’a pas été à la taille. Donc, je me baserai sur ses réalisations pour savoir ce qui est à faire. Je compte développer le tourisme, mécaniser l’agriculture, améliorer le numérique, rendre l’éducation béninoise plus fiable, et réduire le sous-emploi des jeunes.

Que feriez-vous pour offrir une bonne santé et un cadre de vie sain aux béninois?

Moi, je pense très grand pour le système sanitaire béninois. Les hôpitaux au Bénin sont un luxe à cause du prix des soins de santé et de la distance à  parcourir pour y aller. On peut donc envisager la construction des hôpitaux bien équipés, le recrutement d’un personnel soignant qualifié, et la réduction des prix de consultation et de  traitement pour les populations. Il est aussi nécessaire d’organiser des campagnes de salubrité et des sensibilisations contre le Vih-Sida à chaque fin du mois, car pour être sain, il faut respirer sain. Il faudra sensibiliser également les populations sur la gestion des eaux usées. Aussi, la réduction du prix du gaz permettra aux populations d’éviter d’utiliser du charbon de bois ou du bois de chauffage. Cette action permettra d’avoir plus d’arbres dans le pays. La mise à disposition des tables et bancs métalliques aux écoles est une solution envisageable pour la réduction de la déforestation. A tout cela, il faut des campagnes de reboisement dans toutes les communes du Bénin pour redorer le couvert végétal de notre pays. Il faut également, la construction des logements et marchés aux béninois afin d’éviter l’occupation anarchique des espaces et domaines publics et enfin, le lancement des travaux de pavage et de bitumage de plusieurs voies sur toute l’étendue du territoire national. Maintenant, il est important de préciser qu’il revient à chaque citoyen de prendre soin de son environnement immédiat pour appuyer les efforts de mon gouvernement.

Quelle est votre appréciation de la politique énergétique en cours au Bénin et quelles sont selon-vous les causes des coupures que vivent les populations ?

Je pense que la nouvelle politique énergétique qui est en cours est une des meilleures qui soit. Par conséquent, la population béninoise ne subira plus très bientôt de coupures. Les coupures de courant que connaissent les populations béninoises sont dues à une défaillance des industries de production du courant électrique. Pour ce qui me concerne, je compte renforcer cette politique par la construction des centrales hydro-électriques, éoliennes, et photovoltaïques. Cette politique est, selon moi, la meilleure manière de disposer de façon permanente et fiable de l’énergie électrique. Toute chose qui permettra d’assurer à long terme une indépendance énergétique à notre pays.

Selon vous, comment se porte le système éducatif béninois et quelle est votre thérapie en la matière ?

Notre système éducatif va hyper mal. Elle n’est pas au mieux de sa forme. Le niveau des apprenants est en baisse drastique, en témoignent les résultats aux différents examens de fin d’année. Et pour relever notre pays de cette impasse, je crois savoir qu’il urge de mettre à la disposition de toutes les écoles un cyber centre, une bibliothèque bien fournie, et des enseignants qualifiés. Car, une chose est d’être enseignant et une autre est d’avoir la pédagogie et les prédispositions pour enseigner ou transmettre convenablement le savoir acquis.  Il faut aussi noter que la baisse du niveau de  réussite des apprenants est  due à  l’ignorance de certains parents.   

Que pensez-vous de la culture béninoise ?

Je pense que la culture béninoise est très riche et variée. C’est-à-dire qu’elle offre donc de nombreux atouts aux béninois et aux touristes et représente une véritable source de revenus pour le gouvernement béninois. Le véritable problème que nous avons au Bénin est que nous ne valorisons pas suffisamment notre patrimoine culturel. Développer la culture béninoise revient à développer le tourisme. Il est donc nécessaire de faire la promotion de notre culture. Cela revient à amener les autres à s’intéresser à notre culture. Il s’agit de mettre en valeur nos danses, nos chants et rythmes à travers des évènements culturels d’envergure qui vont drainer du monde.

Parlez-nous de vous

Florian Avonon est élève en classe de 2nde C au Ceg Albarika. Son père répond au nom de Marcel Avonon, il est Architecte bâtiment et sa mère se nomme Inès Dadjo,elle est une commerçante. Florian Avonon aime tout ce qui se rapporte à la science et joue au football pour se distraire.

Quel est votre plus grand rêve pour le Bénin ?

Je rêve grand pour notre pays le Bénin. J’ai envie de faire de grandes choses qui permettront au Bénin d’être cité comme les grandes nations de ce monde dans lesquelles, il fait bon vivre et où, la richesse du pays est équitablement redistribuée à chaque béninois et chaque béninoise selon ses efforts dans l’œuvre de construction du pays. Je rêve d’un Bénin sans corruption.

Votre mot de fin

Je vous remercie de m’avoir donné la parole pour dire à la population ce que je compte faire pour que notre pays se porte mieux et que des solutions soient apportées à leurs différents problèmes. Je voudrais les rassurer que l’espoir est permis.


Marx CODJO (Br/Borgou-Alibori)

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Nouveau départ : Les partisans de PIK traqués

pascal-koupaki

Il est l’homme le plus exposé du gouvernement de la Rupture. Le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki est inexorablement, l’une des pièces maitresses du Nouveau départ. Seulement, cette position qu’il revendique, à juste titre d’ailleurs, contraste avec le traitement réservé à ses partisans par quelques sbires du clan restreint autour du Chef de l’Etat. C’est à un acharnement à nulle autre pareille qu’assistent impuissants ceux qui ont mouillé le maillot aux côtés du chantre de la Nouvelle conscience pour porter au pouvoir Patrice Talon.C’est à croire qu’on leur dénie le droit de se réclamer du régime actuel. Comme si les pressions pour que certains d’entre eux ne soient pas promus, ne suffisaient pas, sur le terrain, ils sont en plus traqués de toutes parts. Même dans leurs entreprises personnelles, tout est fait pour qu’ils mettent clé sous paillasson et déclarent faillite. Ils rencontrent des difficultés tous les jours dans la gestion de leurs entreprises et leur chiffre d’affaires ne fait que dégringoler. De jour en jour, l’horizon s’assombrit pour ces partisans du ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence. Même les anciens partisans de Boni Yayi sont mieux lotis sous la Rupture que ceux de PIK. Ceci ne fait que confirmer le caractère clanique de la gestion actuelle de l’Etat. Seul, le cercle fermé autour de Talon contrôle le pouvoir et les avantages y afférents. De plus en plus, le Bénin révélé montre son vrai visage.

Worou BORO

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Fin de la session budgétaire à l’Assemblée Nationale : Plus de 242 milliards accordés au gouvernement

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La deuxième session ordinaire de l’année 2016 consacrée à l’examen du projet de loi portant loi des finances, exercice 2017 appelée session budgétaire a été clôturée, lundi 16 janvier 2017, soit trois mois après son ouverture le lundi 17 octobre 2016, au Palais des gouverneurs à Porto-Novo sous l’égide du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.

Son discours a été meublé en trois parties. D’abord, il y a le point de la production législative, ensuite le point du contrôle de l’action gouvernementale ; et  enfin le point de vue des activités diverses. Du point de vue de la production législative, 17 lois ont été votés.  Sur les 17, il y a  06 autorisations de ratifications d’accord de prêt dont le montant  total  fait  242 milliards 603 millions 86.618 FCFA  qui ont  été mis à la disposition du gouvernement pour sa politique de développement. Enfin dans cette rubrique,  il y a  le 15 décembre 2016,   l’adoption de  la loi n°2016-33 portant loi des finances  gestion 2017 d’un montant de 2010 milliards 586 millions FCFA à l’unanimité des députés présents et représentés, a précisé le président Adrien Houngbédji.

En ce qui concerne le contrôle de l’action gouvernementale, une question d’actualité et 07 questions orales avec débats ont été examinées, a indiqué l’autorité parlementaire.   

Au titre des diverses activités, on note  la présentation du rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale pour la période allant du 12 avril 2016 au 30 septembre 2016 à la séance du 18 octobre 2016. La  présentation de la loi des finances gestion 2017 le lundi 07 novembre 2017 par le gouvernement; la délivrance du   message sur l’état de la nation du président de la république face aux députés conformément aux dispositions de l’article 72 de la constitution, jeudi 22 décembre 2016, l’organisation d’un séminaire sur l’accord de Bangui constituant l’organisation africaine de la Propriété intellectuelle (OAPI)  Acte du 14 décembre 2015, a mentionné le président Houngbédji.

Pour finir, le président Adrien Houngbédji a félicité les différentes commissions, les députés pour le travail fait en séances plénières et les débats,  le gouvernement pour sa participation aux différents travaux tant en commissions qu’en plénières,  le personnel pour son accompagnement et enfin   les journalistes  pour le rôle de relai de l’information.


Kola Paqui

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Administration publique : Les incendies de la Rupture

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De ministère en ministère avec pour Palm d’or celui de l’Agriculture le phénomène de l’incendie dans l’administration publique résiste au temps et aux gouvernements successifs. Alors qu’un soupçon de mauvaise gestion pesait sur le ministère de l’Agriculture et l’annonce faite d’une visite prochaine d’une mission d’audit, le cabinet de feu .Jérôme Désiré Sacca Kina prit feu sous le régime Kérékou à la stupéfaction de tous. En ce temps, on était loin de se douter que c’était le début d’une nouvelle filière ayant pour dommage collatéral la disparition de toute trace de mauvaise gestion dans l’administration publique, si ce n’est le principal objectif. Au ministère propulseur du concept, ça brûle pratiquement tous les trois mois, à tel enseigne que s’il y a là-bas une direction qui n’a pas encore reçu la visite de dame flamme, cela relèverait de l’extraordinaire. Le fléau parti du régime Kérékou a résisté à Yayi Boni puis étend maintenant ses tentacules sous le Nouveau départ. Delphin Koudandé a déjà enregistré le sien, un matin du lundi 28 novembre 2016. La maison mère venait encore de donner le top sous la Rupture. C’est alors le tour des autres ministères de connaître leur incendie. Ce lundi 16 janvier 2016,  le ministère des Affaires étrangères et de la coopération a pris le relai. Le lieu de travail d’Aurelien Agbénonci a été touché avec pour dégâts matériels beaucoup de dossiers consumés.Cet incendie survient deux jours seulement après un autre plus grave qui a ciblé le bureau de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc). La maison de la lutte contre la corruption, elle-même n’échappe pas aux flammes. Le bilan ici fait état d’un mort et beaucoup de dossiers consumés. Et ceci, dans un contexte où, des informations concordantes font état de ce qu’une mission d’audit était en chemin pour voir  claire dans la gestion de l’organe chargé de la lutte contre la corruption. Là où on annonce un audit, l’incendie n’est jamais loin. Il surgit comme la solution à tout. Dans 99,99% des cas, ça marche toujours. La Rupture pourra-t-elle  mettre fin à ce phénomène ?

B.H

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Formation des grands ensembles : Que devient l’Un parti politique ?

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Malgré les fermes engagements de ses dirigeants en 2016, l’Union fait la Nation (Un) ne s’est pas encore transformée en parti politique. L’échéance est prorogée depuis 2012. Et beaucoup se demandent si les Unionistes croient réellement en leur projet.

2016 a pris fin. Mais les partis et mouvements politiques de l’Un n’ont toujours pas fusionné. L’ensemble politique reste à l’étape d’alliance de partis. L’Union est encore loin de se muer en parti politique. Or en mai 2016, lors d’une journée de réflexion dirigée par le vice-président de l’alliance, Kolawolé Idji,  les Unionistes ont rassuré l’opinion par rapport à leur détermination à concrétiser leur rêve. La déclaration ayant sanctionné la rencontre recommandait « la définition  d’un chronogramme et la mise en place  d’un comité préparatoire du congrès constitutif du parti Un pour au plus tard décembre 2016». 5 mois après, Jean-Baptiste Hounguè, le président de l’Alliance pour une alternative républicaine (Aar) membre de l’Union, fera aussi des annonces fortes. «  Le congrès d’unification  de l’alliance Union fait la Nation  aura lieu en décembre prochain et je suis l’un de ceux  qui sont chargés d’aller préparer le terrain », avait déclaré Jean-Baptiste Hounguè qui coordonne les activités de terrain de l’Un. Pour lui, « le temps est arrivé pour l’Un ». « Aujourd'hui, avait-il poursuivi, dans chacun de de ces fiefs, on ne parle plus du Psd, du Madep, de Force clé, etc. Lorsqu'en décembre, nous irons en congrès d'unification, le président Amoussou Bruno ne dira pas, je suis du Psd, Fagbohoun ne dira pas je suis propriétaire du Madep ».Mais il n’en sera rien. Du moins pour le moment. Mais en réalité l’idée ne date de 2016. Lors de sa formation en 2009, ses membres fondateurs avaient appelé à sa transformation progressive. Au lendemain du K.O de 2011, les plus engagés ont réitéré ce vœu. Une résolution spéciale sanctionnant la Convention d’avril 2012avait suggéré la fusion de l’Union avant 2014. Plusieurs actions ont été menées. Le président de l’Union, Bruno Amoussou n’a cessé de rappeler la nécessité pour l’alliance de se transformer en parti politique. Les propos et les engagements des membres de l’union ne sont pas suivis d’actes. Ce demi-échec n’est pas une grosse surprise tant les enjeux sont grands. Aller à la fusion, c’est obliger plusieurs formations politiques à faire de difficiles concessions. Des partis et mouvements créés depuis des décennies devront disparaître au profit d’une seule grosse machine. Des présidents de partis perdront des avantages et des privilèges. Les conséquences sont donc énormes pour les "présidents" de l’Union.

Gérer les déchirements de 2016…

En dehors des avantages particuliers, peut-être existentiels, à défendre, l’Union a dû faire face aux divisions liées à la présidentielle de 2016. L’Un est en effet sortie très secouée des dernières joutes électorales. Ses membres se sont livrés une bataille de chiffonniers.Les tergiversations nées du processus de désignation  du candidat unique des Unionistes ont fragilisé le Bureau politique déchiré entre les idéaux de Lionel Zinsou, Sébastien Ajavon et Patrice Talon.Même après la présidentielle, les blessures restent béantes. Et tenir la promesse de décembre 2016 était une vraie gageure.

L’appel du Prd, une aubaine ?

Après la présidentielle de 2016, l’Un peine manifestement encore à colmater les brèches. Hier, sur Canal 3 Bénin, Jean-Baptiste Hounguè qui expliquait l’échec de décembre 2016 par l’existence « de petites difficultés», a souligné que la fusion « arrivera un jour ». Il n’est donc pas exclu que les membres de l’Un finissent  2017 sans atteindre leur objectif. Mais l’Union a peut-être une chance d’accélérer le processus visiblement miné. Elle pourrait saisir la perche que le Parti du Renouveau démocratique (Prd) a tendue aux partis politiques par rapport à la réforme du système partisan béninois. Le week-end écoulé, à la faveur de la cérémonie de présentation de vœux des « Tchoco-Tchoco » à leur leader à Porto-Novo, une belle offre a été faite aux autres formations politiques. « (…) 2017 s’annonce  sous les perspectives des réformes. Qu’est-ce que nous allons faire ? Voilà que nous avons déjà dit que nous voulons moins de partis politiques.  Nous voulons  moins de transhumance.  Nous voulons que l’Etat finance les partis politiques. Nous devons donc nous mettre au travail. Pour que les réformes se réalisent, il faut que nous soyons  nous-mêmes d’abord forts…Nous devons être forts. Le Prd doit être fort ; vous verrez que notre alliance  ou notre fusion avec d’autres partis  sera une fusion bénéfique pour ceux vers qui nous allons comme nos militants », avait déclaré Me Adrien Houngbédji. Le Prd désormais inscrit dans une logique de grand ensemble fait partie de la même majorité présidentielle que l’Un. A priori, ces deux forces politiques devraient accorder leurs violons afin de renforcer leur assise sur la scène politique. Seulement, une vieille querelle les oppose depuis la présidentielle de 2011. Le parti arc-en-ciel a pratiquement abandonné ses alliés unionistes après 2011. Il  a critiqué la fusion proposée en 2012 tout en estimant que les autres membres de l’Un avaient été moins combattifs lors de la cahoteuse élection de 2011 ; présidentielle au cours de laquelle Me Adrien Houngbédji avait livré sa dernière grande bataille en tant que candidat unique de l’Un. Aujourd’hui, les deux formations politiques ont l’opportunité de s’unir à nouveau. Mais oseront-elles réaliser cette option déterminante?Pourront-elles surpasser les vieilles querelles pour construire l’avenir? Les faits éclaireront l’opinion.

A.S

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Gouvernance : Combien de riches fabriquera la Rupture ?

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L’un des reproches faites à Boni Yayi est de n’avoir pas favorisé l’émergence d’une nouvelle classe d’aisés de la République. Au contraire, le prédécesseur de Patrice Talon aurait plutôt harcelé ceux qui avaient prospéré sous les régimes précédents. Sébastien Ajavon, Patrice Talon, Issa Salifou Saley, Séfou Fagbohoun, Désiré Vodonou et bien d’autres ont vu leurs affaires péricliter  sous le régime Yayi. Mais depuis 10 mois un autre régime s’est installé. Qu’en sera-t-il ? Patrice Talon va-t-il changer la donne ?

Oui le régime de la Rupture fera certainement ses riches. Mais la probabilité est forte que tous se retrouvent dans le même cercle restreint, immédiatement rattaché au Chef de l’Etat. Car, depuis l’avènement de la Rupture, on assiste à une nouvelle traque des opérateurs économiques déjà bien implantés. L’exemple de Sécuriport, de la STTB, de Sébastien Ajavon et des multiples importateurs victimes du retour du Pvi, déguisé en une application de la vérité des prix, illustre bien que sous la Rupture, les anciennes fortunes n’ont pas la cote. A cela s’ajoutent les misères actuellement faites aux opérateurs économiques, anciens représentants de groupes internationaux. Selon nos sources, on pourrait citer l’exemple du groupe Aggreko, l’adjudicataire du passage de l’analogique au numérique, le juteux marché de la TNT, etc. Plus que par le passé on assiste impuissant à une chasse aux anciennes fortunes. Mais contrairement à Boni Yayi qui, après la traque, n’a non plus œuvré à l’éclosion d’une nouvelle classe de riches, la rupture est dans la dynamique de faire ses riches à lui qui obéiront au chef aux doigts et à l’œil.

Sans être devin, nous lançons le défi et espérons faire le point, en fin de mandat, des opérateurs économiques dont les affaires auront prospéré sous la Rupture sans qu’ils n’aient aucun lien avec ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir. Car, c’est aussi cela la prospérité partagée.

Worou BORO

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Who is who : Voici ceux qui feront l’actualité de 2017

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Une nouvelle année, de nouveaux défis. Comme il est désormais une tradition à Matin Libre, votre quotidien fait une projection dans le futur.  Comme en 2016, des hommes et des femmes, dans divers secteurs d’activités, marqueront l’année et seront d’une manière ou d’une autre sous les feux de la rampe. Voici ceux d’entre eux qui seront les plus en vue.

Modeste Toboula, préfet du Littoral

L’un des tout premiers à être nommé par le pouvoir de la Rupture, Modeste Toboula à la tête de la préfecture du Littoral fait son bonhomme de chemin, vaille que vaille. En dépit des grincements de dents et autres critiques que suscitent généralement ses décisions, l’homme avance. Visiblement, il n’est pas dans les calculs d’être impopulaire ou pas. Il veut faire bouger les lignes. De la sécurisation des centres commerciaux à l’opération de libération des espaces publics en passant par le déguerpissement des abords des écoles, Modeste Toboula semble être bien apprécié, somme toutes, dans l’opinion. Eu égard aux nombreux projets qu’ambitionne de réaliser le gouvernement à partir de son Programme d’action, le préfet sera sans doute encore sous les feux de la rampe cette année. Entre conflits d’intérêt, critiques et  obligation de résultats, 2017 ne se fera pas sans Modeste Toboula.

Charles Toko, maire de Parakou

Journaliste de son état, nul n’ignore ce nom sur le terrain politique. Certains le surnomment même « faiseur de roi » du fait de sa contribution à l’avènement au pouvoir de présidents de la République. Les cas Yayi Boni et Patrice Talon respectivement en 2006 et 2016 sont édifiants. Plusieurs fois candidats malheureux aux législatives, Charles Toko a fini par se faire élire conseiller communal dans la deuxième commune à statuts particuliers du Bénin. Fort de cette position, il réussit en 2016 à détrôner  l’ancien édile dont il prend la place avec l’appui d’un groupe de conseillers. Ce qui jusque-là n’était que rumeur, finit par se concrétiser cette matinée du 3 octobre 2016. L’Histoire retiendra donc qu’en 2016, le promoteur du Groupe de presse Le Matinal a enregistré deux victoires : l’élection de son candidat à la présidentielle et sa propre élection au poste de maire de la cité des Koburu. Charles Toko à la mairie de Parakou, il fait parler de lui à travers ses réformes audacieuses qui finissent par recevoir l’adhésion de ses administrés. La page 2016 tournée, que réserve l’édile de Parakou, aux populations de la vitrine du Borgou cette année ? Une chose est sûre, Charles Toko sait qu’il est très suivi et qu’il n’a pas droit à l’erreur. Il fera certainement l’actualité en cette nouvelle année.

Brice Sinsin, Recteur de l’Uac

Qu’on le veuille ou non, le Recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, Brice Sinsin aura marqué 2016. Jusqu’à un passé récent, son nom était sur beaucoup de lèvres. En ligne de mire, certaines réformes et sanctions qui n’ont pas reçu l’adhésion du grand nombre. Des réformes pour un enseignement supérieur de qualité, cela ne manque pas. Et 2017 est déjà là avec son lot d’actions à mettre en œuvre. De la radiation d’un groupe d’étudiants à l’éclatement de la Flash en deux entités en passant par la sélection d’étudiants sur étude de dossiers, la maîtrise de Brice Sinsin n’a pas sans doute épuisé ses cartouches. Qu’a-t-il dans sa gibecière à proposer cette année sans contestation aux étudiants ? Tout compte fait, l’actualité cette annéene se fera pas sans nos universités publiques.

Patrice Talon, Président de la République

 Chef de l’Etat depuis le 6 avril 2016, Patrice Talon est en train de faire l’expérience du pouvoir d’Etat. Des vives critiques et pressions essuyées les tout premiers mois, il s’en remet peu à peu. Sur le plan de la gouvernance, 2017 est une année décisive à l’ex magnat du coton, comme aiment à l’appeler certains. Doté d’un budget de 2010 milliards de Fcfa, il n’aura pas d’excuses dans la mise en œuvre de son programme d’action lancé mi-décembre 2016. Réussira-t-il à convaincre les Béninois surtout sur le plan social où il est beaucoup attendu ? De toutes les façons, 2017 sans Patrice Talon, c’est comme si tout va bien dans le meilleur des mondes.  

Yayi Boni, ancien Chef d’Etat
 
Il a occupé la scène l’an dernier en multipliant ses sorties quand bien même il n’était plus au pouvoir. De la Côte d’Ivoire à Tourou (Nord Bénin) en passant par Tchaourou et les Collines, Yayi Boni étaient au contact régulier des populations. Sa désignation comme membre titulaire du conseil d'administration de l'Institut de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation (Unesco) ne l’a pas trop éloigné du pays, contrairement à ce qu’on pourrait penser. 2017 sans Yayi Boni, c’est peut-être banaliser cette révélation du To-fâ qui dit qu’ « un ancien chef de l’Etat cherchera à revenir au pouvoir par des moyens peu orthodoxes ».

Sebastien Ajavon, homme d’affaires

 Grand artisan et soutien à l’avènement du régime en place, Sébastien Germain Ajavon a connu les pires ennuis de sa vie en 2016. De sa supposée implication dans une affaire de cocaine au port à la fermeture de ses organes de presse( Sika Tv et Soleil fm) pour « violation » du cahier des charges, le magnat de la volaille qui, aujourd’hui, est en froid avec le pouvoir, a tout de même fait l’actualité l’année écoulée. Quelle sera la suite des relations entre le patron des patrons au Bénin et le président de la République Patrice Talon ? Vas-t-il prendre ses responsabilités au plan politiques, lui qui caresse des rêves ? Affaire à suivre…

Joseph Djogbénou, Ministre de la Justice

Le ministre de la Justice sera au cœur des grands évènements en 2017. Homme de confiance de Patrice Talon et avocat personnel de l’homme d’affaires- Président, Joseph Djogbénou sera l’une des pièces maîtresses de l’équipe devant batailler pour la concrétisation  des grandes réformes annoncées par le Chef de l’Etat.  Chargé aussi des relations avec les institutions, l’Agrégé de droit privé étalera tout son talent et son savoir-faire pour arracher des concessions, même les impossibles sur les réformes politiques et institutionnelles de son client si ledit projet doit être adopté cette année. 

Abdoulaye Bio Tchané, Ministre d’Etat, chargé du plan et du développement

Il est la cheville ouvrière de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag). L’année 2017 ne sera de tout repos pour le ministre d’Etat chargé du développement, Abdoulaye Bio Tchané. Il devra avoir une vue déterminante sur la conduite des grands projets de développement prévus dans le Pag. Bio Tchané devra aider le gouvernement à combler les attentes économiques et sociales de la population durement touchée par la sévère crise qui sévit actuellement. Numéro 2 du gouvernement de la Rupture, sa responsabilité est lourde. Abt (son nom de guerre) n’échappera pas aussi aux critiques tant les espoirs des Béninois sont grands.  

Pascal Irénée Koupaki, Ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence

Désigné comme le numéro 3 du gouvernement de la Rupture, Pascal Irénée Koupaki  reste  en réalité l’un des piliers de l’équipe de Patrice Talon. Ministre d’Etat et Secrétaire général de la présidence de la République, il continuera à révéler les grandes décisions du  Conseil des ministres tous les mercredis, lors de son point de presse hebdomadaire. Proche de Patrice Talon et apprécié pour son côté pointilleux, cet ancien fonctionnaire de la Bceao assumera également des responsabilités dans la mise en œuvre des vastes réformes contenues dans le Pag pompeusement lancé le 16 décembre 2016 au Palais de la République. 

Johannes Dagnon, Conseiller spécial du Chef de l’Etat

Il fait partie du cercle restreint entourant le Chef de l’Etat. Johannes Dagnon a la confiance du Chef de l’Etat. Conseiller spécial du président de la République, il  a suivi de près, avec plusieurs cabinets, la conception du Pag. Il est au cœur des grandes réformes économiques initiées par Patrice Talon pour son seul et unique quinquennat. Johannes Dagnon reste un Conseiller discret. Mais il sera très présent en 2017 aux côtés de son ami d’enfance.    
 
Pamphile Zomahoun, Patron de la Dsld

Le nouveau patron de la Direction des services de liaison et de la documentation (Dsld) Pamphile Zomahoun a fait parler de lui en 2016 notamment dans le cadre du rôle présumé dans l’affaire 18 Kg de cocaïne. Point n’est besoin de dire que ce fidèle du Chef de l’Etat, incarcéré sous le régime défunt dans l’affaire tentative de coup d’Etat  jouera pleinement sa partition en 2017 dans la traque de toute information susceptible de faire du tort aussi bien au Nouveau départ qu’à la sécurité intérieure. 

Théodore Holo, Président de la Cour constitutionnelle

Le Professeur Théodore Holo contrôlera comme par le passé, la conformité des lois et de certains actes réglementaires à la Constitution. Juridiction déterminante pour la démocratie béninoise, la Cour constitutionnelle régule à travers le président Holo et les autres membres, le fonctionnement des institutions de la République. Le Professeur Holo pourra aussi intervenir dans le processus de la révision de la Constitution, si Patrice Talon envisage de concrétiser son projet cette année. 

Adrien Houngbédji, président de l’Assemblée nationale

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji jouera un rôle important en 2017 au plan politique. La réforme constitutionnelle actuellement sur la table des députés ne pourra connaître un heureux aboutissement sans l’onction du président Adrien Houngbédji et de celui de son parti le Prd, devenu l’un des principaux alliés de Patrice Talon. Le parti pourrait également s’ouvrir non seulement aux anciens dissidents mais également à tous les autres regroupements politiques qui le désirent. Cette proposition a été faite ce week-end par le président du groupe parlementaire Prd Augustin Ahouanvoébla lors de la cérémonie de présentation de vœux au président du parti Me Adrien Houngbédji qui, d’ailleurs, s’est montré favorable à une telle ouverture qui ne fera que renforcer les bases du 1er parti politique au Bénin.
 
Bruno Amoussou, président de l’Un

Le président de l’Union fait la nation Bruno Amoussou fera certainement parler de lui cette année. Lui qui est supposé contraint à une retraite forcée depuis le 06 avril 2016, devra trouver une raison pour rebondir sur la scène politique. La raison est toute simple, l’Un à tort ou à raison se réclame du pouvoir. « Nous ne sommes pas du pouvoir mais nous sommes le pouvoir », avait laissé entendre Bruno Amoussou quelques mois après la formation du 1er gouvernement de la Rupture. Mais jusque-là, autant dans la gestion au quotidien que dans la prise des décisions, les Béninois n’ont pas le sentiment que Bruno Amoussou ait l’oreille du Chef de l’Etat. Pis, ces derniers mois, il est presque porté disparu de la scène politique. Chose que le Renard de Djacotomey devra corriger en 2017 pour démentir les allégations d’une retraite anticipée.
 
Rachidi Gbadamassi, député Fcbe

Le ‘’Taureau’’ de la cité des ‘’Koburu’’ quelles que soient les circonstances se fait toujours parler de lui que ça soit en politique ou dans le domaine du social où d’ailleurs des promesses qu’il a faites attendent d’être réalisées pour le bonheur des populations de Parakou et environ. Et déjà, il a annoncé les couleurs ce week-end en offrant un véhicule 4X4 au nouveau roi de Parakou et en dotant le CHD/Parakou de matériels. En politique aussi, Rachidi Gbadamassi aura un rôle important à jouer en ce qui concerne l’adhésion des populations de la 8e circonscription électorale aux réformes du Chef de l’Etat. Si le référendum pour la révision de la constitution devrait avoir lieu cette année, Patrice Talon aura forcément besoin de cette force politique que représente le député Rachidi Gbadamassi qui, d’ailleurs, ne demande qu’à accompagner le Chef de l’Etat dans ses réformes.
 
Léonce Houngbadji, président du Plp

Depuis l’avènement de la Rupture, il est pratiquement la seule voix critique parmi la centaine de partis politiques. Le président du Parti pour la libération du peuple (Plp) Léonce Houngbadji ne rate aucune occasion pour enquiquiner le régime du Nouveau départ. Dans ses prises de position sur les chaînes nationales et internationales, il ne fait aucun cadeau  au gouvernement Talon dont les actions sont scrutées à la loupe. Les sorties de cet ancien journaliste reconvertit en homme politique font jaser sur les réseaux sociaux et 2017 certainement n’y échappera.
 
Aboubacar Takou, webactiviste

Depuis que son canard ‘’Le Béninois Libéré’’ est interdit de parution, Aboubacar Takou a trouvé dans les réseaux sociaux un espace d’expression. Il en a acquis une certaine notoriété, tant ses posts suscitent beaucoup de commentaires et de controverse. Mais le chômeur, tel qu’il aime s’appeler, ne fait que multiplier des opinions soit pout titiller le gouvernement du Nouveau départ, soit pour attirer l’attention du Chef de l’Etat sur certains dérapages. Par ses prises de position, Aboubacar Takou se fera aussi l’actualité en 2017.
 
Olivier Boko

Olivier Boko ou le ‘’vice-président’’ du Bénin ! Bien qu’il n’ait pas une fonction officielle dans le gouvernement du Nouveau départ, cet ancien bras droit de l’homme d’affaires Patrice Talon est aussi vu comme le N°2 du régime, si ce n’est pas en réalité lui le N°1. Il est de tous les voyages officiels comme officieux du Chef de l’Etat. Il ne dit rien, ne réagit presque pas mais on lui prête la quasi-totalité des grandes décisions du Chef de l’Etat. Quoique Talon fasse, on sent la main invisible d’Olivier Boko qui d’ailleurs gère les intérêts personnels de son emntor Les deux hommes, c’est comme l’arbre et l’écorce, affirment d’ailleurs certains médias. Tant qu’on parlera de Talon en 2017, on parlera forcément d’Olivier Boko.

Kwame SENOU, Co-Président Morocco Africa Business Club

Dans ses initiatives quotidiennes, Kwame SENOU a toujours clairement affiché la fibre marocaine avec un soutien sans faille aux entreprises du Royaume Chérifien avec qui il coopère. Face à l’arrivée massive des capitaux marocains au Sud du Sahara, il a initié le Club qui bâtit les ponts entre les entrepreneurs du Royaume et ceux du Sud du Sahara ; En dehors des grosses multinationales, il y a de la place pour un partage d’expériences et des partenariats entre les PME/PMI des deux côtés, assure-t-il. Mis en place fin 2016, le MoroccoAfrica Business Club est déjà à l’œuvre dans plusieurs pays d’Afrique grâce principalement au carnet d’adresse de cet infatigable afro optimiste, chef d’entreprise dans le monde de la communication, et actif du Sénégal au Kenya.

L’ambition comme il a dit dans une interview récente au Rwanda, est d’implanter le Club dans le maximum de pays en 2017 et d’organiser le 1er MoroccoAfrica Business Forum dans la capitale togolaise ou le club a son siège. KwameSenou fera certainement l’actualité au cours de l’année à travers ce dévouement à la coopération sud sud.

 Anicet Semassa, Administrateur du forum/Whatsapp Infos collectées

Il a investi les réseaux sociaux, les exploite pour imprimer son label. Impacter la société reste son unique objectif. Agroéconomiste, Administrateur du forum/Whatsapp Infos collectées (Ic), il se veut un Web activiste ‘’constructeur’’. On se souvient encore du don de cette plateforme aux polyhandicapés mentaux et abandonnés de l'orphelinat ‘’Vidjingni les Archanges’’ de Dékanmè dans la commune de Kpomassè en juin 2016. On se souvient aussi de la promptitude avec laquelle, les membres du forum et lui, en décembre dernier, ont pris à bras le corps, par un don, le cas grave d’une fillette en situation de malnutrition sévère. Jeune, dynamique, humble, et rigoureux, on a encore en mémoire le sondage qu’il a initié de concert avec le forum les Echos du monde (Edm) toujours en décembre, à l’endroit des e-citoyens afin d’évaluer la gouvernance Talon. Connu plus sous le pseudonyme ‘’Masley’’, Anicet Semassa puisque c’est de lui qu’il s’agit, entend révolutionner l’ère  des réseaux sociaux de plus en plus instruments de dégénérescence de la personne humaine. En mars 2017, Infos collectées fêtera ses noces de cuir. Une année au cours de laquelle, le social sera plus au centre des challenges. «Nul n’est heureux tout seul». Cet adage, Anicet Semassa se l’est approprié. Il ne nous reste plus qu’à lui souhaiter bon vent!  

Oswald Homeky, Ministre de la Jeunesse et des Sports

Incontestablement, le ministre des sports Oswald Homeky a changé les donnes au ministère des Sports. A peine neuf mois, et on sent un «Nouveau Départ» dans les actes et décisions. Toutefois, plusieurs défis restent à relever. Le sport béninois en général est malade de ses hommes et il lui faudra une thérapie de choc, un "Nouveau départ" pour son réel éclosion. Aussi, avec la volonté du jeune ministre Homeky et le Programme d’action du Nouveau départ, le sport béninois devrait renaître de ses cendres. Ce qui justifie d’ailleurs les 18 milliards de Francs Cfa votés pour le ministère des Sports dont 12 milliards d’investissement et six milliards de dépenses ordinaires avec un besoin de dépenses additionnelles qui s’élève à trois milliards sur lequel l’Assemblée nationale a donné son accord. Tout ceci, coordonné par un programme qui va être repensé et désormais coordonné par le ministère des Sports et celui de la fonction publique. Un défi que le ministre Oswald Homeky doit relever en 2017.
 
Claudine Talon, 1ère dame et présidente de la fondation Claudine Talon

La nouvelle 1ère Dame du Bénin a décidé de faire du social, ceci par le biais de sa Fondation. En 2016, cet engagement a été marqué par la campagne ‘’Levons la main contre le VIH/Sida’’. Au plan politique, elle joue aussi un rôle important dans le rapprochement du Chef de l’Etat avec le magnat de la volaille Sébastien Ajavon après le sulfureux dossier de découverte de 18Kg de cocaïne dans l’un des containers de ComonCajaf. Il n’est aucun doute que l’épouse du Chef de l’Etat soit plus active en 2017 aussi bien sur le terrain du social qu’à tout autre niveau où le président va solliciter son intervention.
 
Guy Mitokpè, député Un

2016 était déjà l’année du jeune député Un qui, pour la première fois, a franchi les marches de la représentation nationale. Mais 2017 n’en demeurera pas moins pour Guy Mitokpè, une année de grands défis. En tant qu’élu parlementaire, le suppléant de Candide Azannaï jouera sa partition dans l’accompagnement des réformes du Chef de l’Etat.

Jerry Sinclair Aguénoukoun, Dg Radio Waka Waka

Connu pour ses brillantes activités chez un GSM de la place, Jerry Sinclair Aguénoukoun est l'un des acteurs cachés ayant travaillé à l'avènement du pouvoir en place. Très actif en 2016 sur les médias sociaux, dans les micro-cercles de jeunes cadres d'entreprise et dans le secteur du showbiz, cet entrepreneur (ex animateur radio)aux multiples casquettes est patron de la première webradio béninoise. Radio Waka Waka (www.radiowakawaka.com), une radio généraliste qui rassure depuis 2015, par son professionnalisme et ses innovations. Les réformes annoncées dans le secteur du numérique sous l'impulsion du chef de l'État lui seront probablement favorables dans un environnement médiatique à peine structuré sur le plan digital. Le trentenaire discret, celui dont nous parlons prépare selon nos indiscrétions, de sérieux projets dans les secteurs de l'environnement et de la transformation de produits locaux. Décidément, 2017 fera entendre parler de cet homme. Gardons l'œil sur lui.
 
Fanicko, Artiste talent Trace

Jeune artiste pétri d’un talent hors pair, Franck Olivier Adjanohoun de son vrai nom alias Fanicko, est une révélation du Hip hop béninois qui inspire sérénité et espoir. Avec un genre musical béni par un style unique, il réussit une percée à l’échelle continentale et internationale. De « On va faire comment » à « Faut pas m’embrouiller », ce jeune, de moins de la trentaine d’âge, fait la une des hit-parades du hip-hop béninois, en témoigne le trophée Benin Golden Awards qu’il a remporté en octobre 2016. Sans doute, avec la grosse machine qui le fait tourner désormais, c’est-à-dire sa maison de production « Blue Diamond » de Sidikou Karimou, Fanicko va certainement confirmer sa place de meilleure vedette de la Pop music au Bénin, en  2017. Surtout avec le lancement officiel de sa promotion sur ‘’Trace Tv’’ par Blue Diamond, l’aventure de grandes réalisations et de grosses ambitions ne fait que commencer.

Daagbo, dieu de Banamè

Parfaite, le dieu autoproclamé de la Très sainte Église de Jésus Christ Mission de Banamè fera parler d’elle encore en 2017. Daagbo, comme aiment l’appeler ses fidèles, a démarré l’année avec vacarme. Les sanglants affrontements d’Abomey du dimanche 08 janvier dernier sont encore dans les esprits. Et beaucoup craignent encore de nouvelles altercations entre les "Daagbovi" dont le nombre s’accroit, et d’autres groupes religieux.
 
L’Eglise catholique

Le clergé catholique garde toute sa capacité d’influence sur les hautes instances de décision du Bénin. Il ne dérogera pas à son rôle. L’église catholique continuera d’encadrer la bataille politique et d’interpeler les décideurs par rapport à leurs missions. Le clergé catholique devrait également œuvrer davantage pour la consolidation du dialogue interreligieux dans un Bénin de plus en plus menacé par l’extrémisme religieux.
 
Romuald Wadagni, ministre des Fiances

Très connu dans les milieux d’audit, il a été révélé à la majorité des Béninois par le successeur de Yayi Boni. Le Grand argentier Romuald Wadagni a une lourde responsabilité dans l’exécution du premier budget de Patrice Talon. Présenté comme le Fouquet du Chef de l’Etat, ce diplômé de l’Ecole supérieure des affaires de Grenoble et ancien de Deloitte déploiera cette année toute son énergie dans la concrétisation des grandes réformes économiques de la Rupture.
 
José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie

2017 sera pour le ministre du Cadre de vie et du développement durable une année charnière. José Didier Tonato gère le ministère le plus concerné par l’opération portant sur la libération du domaine public. C’est une opération difficile qui n’a pas encore l’assentiment de tous les citoyens désignés comme des victimes. Le ministre Tonato devrait aussi être au centre des grands projets d’assainissement urbain contenus dans le Pag.
 
Richard Attias, Homme d’affaires

C’est l’ancien président de ''Publicis Events Worldwide'' qui organise désormais les grands évènements initiés par le palais de la Marina. Le Marocain Richard Attias a en effet posé ses valises à Cotonou depuis quelques temps. Patrice Talon qui tient toujours à son image d’homme d’affaires prospère a fait recours à son expertise  pour réussir le lancement de son Pag le 16 décembre dernier. Il a donc choisi l'un des meilleurs professionnels au monde, dans le domaine de l'évènementiel politique. Le fondateur de ''Richard Attias & Associates'', une société spécialisée dans la communication d'influence et l'organisation de séminaires internationaux fait partie de la scène politique nationale. Il devrait y rester pendant plusieurs années.

La Rédaction

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Propriété intellectuelle et ratification de l’accord de Bangui : Les députés sensibilisés

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Une salle de réunion de l’hôtel Freedom Palace sis au quartier Avakpa à Porto-Novo, a servi de cadre le vendredi 13 janvier 2017 à la tenue de la séance de sensibilisation des députés de cette 7ème législature sur l’importance de la propriété intellectuelle et la nécessité de ratifier l’accord de Bangui révisé, acte du 14 décembre 2015.

En effet, cette séance de sensibilisation organisée à l’endroit des députés a été une œuvre du ministère de commerce dirigé par Maurice Lazare Sèhouéto. Il s’agit par cette séance de permettre à la Représentation nationale de comprendre ce qu’on entend par propriété intellectuelle et surtout ce qui explique la nécessité de ratifier l’accord de Bangui révisé, acte du 14 décembre 2015. Ainsi deux experts que sont : le Docteur Maurice Batanga ministre plénipotentiaire, directeur des affaires juridiques de la coopération et des questions émergentes et Desso Bénassi de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle ( OAPI) se sont chargés des communications. On retient desdites communications que l’appréhension de l’importance de la propriété intellectuelle par toutes les couches sociales existant dans un pays permettra le développement de ce dernier. Pour ce qui est de la nécessité de ratifier l’accord de Bangui révisé, acte de Décembre 2015, elle s’explique par le fait que : la décision de réviser l’accord de Bangui a été prise à l’unanimité de tous les Etats membres de l’OAPI, les experts de tous les Etats membres de l’OAPI ont contribué à la révision ; le projet définitif a été finalisé. Voilà quelques raisons qui expliquent cette nécessité de ratifier cet accord de Bangui révisé, acte de décembre 2015.

Vue les questions posées par les députés au cours du débat, il est claire que cette séance de sensibilisation était très impérieux pour ces derniers.

Kola Paqui (Br Ouémé-Plateau)

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