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Politique

Exonérations accordées à NOCIBE : Barthélémy Kassa énumère les avantages

kassa

Ne partageant pas l’avis du député Antoine KolawoléIdji sur la question d’actualité relative aux exonérations accordées à la société NOCIBE lors de son installation, exonérations que ce dernier juge d’exorbitantes, l’honorable Barthélémy Kassa, comme un professeur a administré des cours de commerce à ses collègues. Ce dernier a passé au scanner les avantages liées à la mise en service de NOCIBE et les dispositions prises pour que son fonctionnement ne crée pas de problèmes ni à l’environnement, ni aux personnes vivant aux alentours.

Lire ci-dessous sa déclaration     
 
«  Je vous remercie monsieur le président. Monsieur le président, vous convenez avec moi que j’ai été cité par mon collègue lorsqu’il a rappelé l’une de mes positions anciennes. Je suis alors dans l’obligation de lui apporter des clarifications afin qu’il évite de me citer prochainement. Monsieur le président, je voudrais regretter une chose.  Ce que je regrette, c’est qu’en ce siècle-là, nous continuons d’être des boites à intoxications préjudiciables au développement. Parce que tout ce que j’entends ne rassure pas. Que si certains étaient à des postes de responsabilités, ils pourraient  prendre des décisions favorables au développement. Monsieur le président.  Cette ressource dont on parle  a été découverte pendant la colonisation avant les indépendances. Mais monsieur le président, c’est laisser là parce que de valeur ajoutée était négligeable.   Il fallait faire beaucoup d’efforts pour quelle contribue au développement. Il fallait convaincre beaucoup d’investisseurs, des gens décidés puisque  tout le monde sait, tout le monde a connaissance de la disposition de cette ressource-là. Je voudrais rappeler une disposition du code minier  qui dit que lorsqu’une ressource est découverte dans le sous-sol,   la population qui occupe le sol disparait. On est propriétaire terrien,  mais on n’est pas propriétaire de la ressource.  Je ne sais pas pourquoi on se pose la  question de savoir pourquoi la concession est donnée sur 2000 hectares. C’est petit. Ça doit être donné sur toute l’étendue de la ressource afin qu’elle soit mobilisée pour contribuer au développement.  Vous savez autant que moi monsieur le président que lorsque vous mobilisez une ressource aujourd’hui, elle contribue mieux au développement que de la mobiliser  10 ans, 20 ans, 30 ans, 50 ans plus tard. C’est clair parce que les infrastructures de base  susceptibles de soutenir notre économie méritent d’être mises en place tout de suite si l’Europe est avancée, c’est grâce à la révolution industrielle connue depuis des années.   S’ils restaient dormants sur la nécessité de réveiller la révolution industrielle, qu’en serait-il aujourd’hui du développement ? Je suis peiné quand certains pensent qu’il fallait laisser cette argile gonflante continuer d’abriter simplement  les populations  qui ne font que de cantines de maïs par an.  Monsieur le président, le gouvernement a reconnu très bien qu’en matière de gestion environnementale,  nous avons des institutions nationales crédibles qui suivent la mise en œuvre du plan de gestion environnementale  de la société Nocibe. Mieux monsieur le président, tout comme moi, vous connaissez le restaurant les 3 mousquetaires qui se trouve à côté d’une cimenterie qui broie tout le temps du clinker avec des pollutions énormes. Je suis surpris qu’en parlant de la question de la pollution atmosphérique que des collègues ne citent pas la nécessité d’évaluation  des conditions environnementales de toutes les cimenteries. C’est dommage  en tant que représentant du peuple, nous devons parler pour tout le peuple. Si nous avons des doutes sur la qualité de la gestion environnementale de la Nocibe, que nous puissions profiter pour auditer  toutes les sociétés de ciment installées sur toute l’étendue du territoire national afin que la vérité soit restaurée. Monsieur le président, on peut se demander quelle  est   la contribution de Nocibe.  Cela saute à l’œil, le gouvernement a indiqué déjà les mesures sociales qui sont en vigueur. Le gouvernement a indiqué que le prix du ciment  a chuté de  façon  drastique dès  la mise en service   de Nocibe. C’est honnête. Certains collègues sont privilégiés et ne trouvent plus nécessaire de construire et ne savent que le prix du ciment a chuté.  C’est dommage et il faut que ceux-là se rapprochent de la population pour avoir les vrais témoignages et en faire une bonne appréciation. C’est dommage si on ne  sait pas qu’avant la mise en service de Nocibe, il y avait une, deux ou trois sociétés qui produisaient du ciment, et  cependant on disait que le prix officiel  de 70.000 était encore moins cher. Ces sociétés menaçaient d’augmenter encore le prix  mais quand Nocibe est entrée en production, ce sont les mêmes sociétés qui sont revenus au prix de 54.000 et assurer la concurrence. Je pense qu’il faut qu’on soit honnête à reconnaître que l’effet de la mise en production de la Nocibe   a été très bénéfique pour notre  pays. Aujourd’hui  le ciment,  on le  trouve partout à moindre coût. Le gouvernement reconnait même que nous  sommes exportateurs du ciment. Les exonérations, c’est vrai  qu’on en parle. Je voudrais vous rappeler monsieur le président que le gouvernement a dit dans sa réponse que Nocibe a eu accès  au régime E du code des investissements. Qu’on vienne nous dire quelles sont les facilitées accordées aux entreprises éligibles au régime E avant de savoir si les exonérations sont des exonérations  fantaisistes. ?. Si nous devons respecter les textes, il faut qu’on les respecte. Ce n’est pas le parlement qui va demander de ne pas respecter une loi. Je voudrais également ajouter que nous sommes dans un environnement hautement concurrentiel.  Pour le moment, renseignons- nous au Nigeria. Le géant Dangoté, premier cimentier africain. Il bénéficie non seulement des exonérations mais des subventions directes sur la tonne du ciment. C’est ça qui fait que tout le marché sous régional est inondé du ciment Dangoté.  Vous pensez que la bas, il n’y a pas des économistes pour dire que c’est impossible ? Pour finir, je voudrais dire que les mesures sociales ont été volontaires et je voudrais  ici rappeler une disposition du code minier de septembre 2006 qui indique que les communes riveraines  où se trouve la ressource doivent bénéficier de la rétrocession  de 40 % de la valeur de la ressource exploitée et cette disposition n’est pas supprimée dans la convention de Nocibe à ce que je sache.  Nocibe est assujettie au paiement de cette valeur et Adja Ouèrè et Kétou pourront réellement budgétiser  cela et en faire ce qu’elles veulent en plus des autres   mesures volontaires souscrites par Nocibé. Je vous remercie.   »

Propos recueillis par Kola Paqui

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Robert Gbian sur « Moi président » : « …le régionalisme est au galop dans notre pays »

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Bonsoir le compte à rebours a commencé pour l’élection présidentielle de 2016 et depuis quelques jours les candidats qui sollicitent le suffrage des béninois présentent leurs visions pour le Bénin. L’innovation majeurs a l’ORTB la chaine publique c’est l’entretien avec les candidats à travers l’émission "Moi, Président". Les candidats auront l’occasion de présenter leurs visions leurs projet de société au béninois, et c’est dans cette dynamique que nous recevons aujourd’hui le candidat Robert Gbian. Bonsoir Mr Robert Gbian.

Présentation

Le général Robert Gbian est l’actuel deuxième vice-président de l’Assemblée nationale du Bénin élu sur la liste Alliance soleil aux dernières législatives de 2015. Il est né à Ina dans la commune de Bembèrèkè du département du Borgou où il a fait sa scolarité. Il a obtenu son Baccalauréat série D en 1973. Il s’est inscrit à l’Université nationale du Bénin où il a décroché son diplôme universitaire d’économie générale. Incorporé dans les forces armées béninoises, il a démarré sa carrière militaire en 1977. Quelques années plus tard il a poursuivi ses études en France où il a obtenu en 1989 le Brevet technique d’étude administratif militaire supérieur équivalent au Diplôme d’administrateur des services financiers. Il a été nommé général de brigade le 1er juin 2007. Général Robert Gbian a occupé plusieurs fonctions, dont notamment celle de directeur du service de l’intendance des armées et directeur de cabinet militaire du président Boni Yayi. C’est à ce poste qu’il a fait valoir ses droits à la retraite en 2012. Le général Robert Gbian est candidat à la présidentielle de 2016.

Alors Mr Robert Gbian êtes-vous satisfait de cette biographie? C’est vrai que c’est une biographie sommaire

Je suis satisfait parce que vous avez dit qu’elle est sommaire.

Alors pourquoi êtes-vous candidat à l’élection présidentielle de 2016 ?

Je suis candidat à l’élection présidentielle de 2016 parce que je veux servir mon pays.

Général Robert Gbian vous avez proposé dans votre projet de société une relecture de nos textes fondamentaux suivant la démarche programmatique et consensuelle. Est-ce une relance de la constitution ?  

Non alors je suis candidat pour réduire la pauvreté de ses populations et améliorer les conditions de vie et de travail de nos citoyens.

Donc dans votre projet de société élaboré en quatre chapitres, vous avez le premier chapitre qui est consacré donc a la démocratie à l’Etat de droit, le deuxième chapitre au modèle économique que vous aurez l’occasion de présenter tout à  l’heure à  vos électeurs et aux béninois un troisième chapitre sur ce que vous pensiez  faire donc de l’amélioration des conditions de vie des populations et puis un quatrième chapitre sur le rayonnement du Bénin à l’international, vous avez parlé de la diplomatie. Le premier chapitre qui parle de la démocratie et l’Etat de droit s’intéresse dans un premier temps à la relecture de nos textes fondamentaux. Je vous demandais tantôt s’il s’agissait bien de la constitution ou s’il s’agit d’autres choses.

Oui merci beaucoup. Oui c’est une relecture des textes ayant valeur constitutionnelle qu’il faut nécessairement relire en particulier. Lorsque nous parcourons notre Constitution on se rend compte qu’il y a des relectures à faire notamment l’article 68 qui donne beaucoup de  prérogatives au Chef de l’Etat, cet article est à relire, à revoir. Il y a imprescriptibilité des crimes économiques c’est  très important et il faut aussi écrire dans notre Constitution, il faut revoir la charte des partis politiques parce que on constate que dans notre pays la transhumance est la règle du jeu. Il faut dans la Constitution qu’on puisse régler définitivement cette situation. Et vous voyez notre pays c’est vrai, c’est la Constitution qui l’autorise  plusieurs partis, on a même plus de 200 partis politiques. Moi je pense que ce n’est pas bien il faut que la Constitution revoit les conditions de création des parties, il faut qu’on puisse amener les partis à de grands regroupements  politiques.

Et comment vous allez faire ? Il faut créer des grands blocs politiques de grands regroupements politiques ou bien comment vous allez faire ?

Oui bon ce n’est pas ici que je le dirai, je crois que moi président, je vais créer des conditions. Je vais inciter la classe politique  à se retrouver, à faire des propositions dans ce sens. Ce n’est pas l’affaire d’une seule personne, c’est l’affaire de toute la classe politique.

Général Gbian, est-ce que le système partisan est aussi si mauvais que ça ? Parce que vous n’avez que  4 députés de l’Alliance soleil,  je voudrais dire à l’Assemblée nationale.  Mais vous avez été élu deuxième vice-président de l’Assemblée.

Bon le système partisan c’est vrai vous parlez de quatre députés de l’Alliance soleil à l’Assemblée nationale. Bon le système partisan on n’aurait pu nous retrouver dans un regroupement plus large que ça. Parce que je sais qu’il y a au moins un parti qui n’a qu’un seul député. Le système partisan, moi je pense qu’à l’étape où il se trouve, c’est à revoir.

Mr Robert Gbian, vous venez de dire tout à l’heure que vous allez  réduire les pouvoir du Président de la république. Vous avez dit dans votre projet de société « nous mettrons en discussion la question de la représentativité du Chef de l’Etat dans certaines institutions de la République ainsi que les modes de désignation de leurs membres »,  de façon concrète qu’est-ce que vous proposez pour réduire les pouvoirs du président de la République à travers les institutions et quelles sont les institutions qui sont concernées?

Merci beaucoup, effectivement on constate que le Chef de l’Etat implique beaucoup d’institutions. Je  veux noter particulièrement trois sur lesquelles je veux axer ma réforme. La Cour constitutionnelle, la Cour suprême et la Haute autorité de l’audiovisuelle et de la communication. Vous voyez la Cour constitutionnelle constituée de sept sages. Sur les sept, quatre sont désignés par le bureau de l’Assemblée nationale, trois sont désignés par le Chef de l’Etat. Imaginez un instant que le bureau de l’Assemblé soit de la mouvance, vous voyez quatre plus trois ça fait sept. les sept seront les sages de l’exécutif. Il faut éviter ce genre de chose.

Et qu’est-ce que vous proposez dans le cadre de la Cour constitutionnelle?

Je propose que les sept sages dans leurs corporations respectives, il faut que, parce que les sept sages viennent de plusieurs corporations. Il y a des sages des magistrats, des juristes ; il faut que chaque corporation en son sein désigne ses membres. Les magistrats désignent en leurs seins, leurs membres, les sages qu’on va identifier désignent leur membres.

 C’est ce qui ce passe maintenant.

En réalité ce n’est pas comme ça.

Ah bon ?

Quand on dit que le Chef de l’Etat nomme trois sages, vous pensez que les sages là, les trois là se réunissent pour se choisir ? Non on est entre nous Béninois, ce n’est pas comme ça.

Est-ce que vous pouvez expliquer comment cela se fait alors ?

Dire que quatre sont désignés par le bureau de l’Assemblée mais ils sont choisis par le bureau de l’Assemblée ce n’est pas par les élections que les quatre sortent.

Mais les magistrats sont choisis par leurs pairs.

Oui les magistrats sont choisis par leurs pairs. Vous avez suivi la dernière fois ce que ça a entrainé comme guéguerre si vous -vous rappelez bien le choix des magistrats. Ça  n’a pas été facile. De toute les façons moi je pense qu’il faut renforcer le choix des membres de la Cour constitutionnelle. Je ne pense pas que les sept soient  élus par un vote démocratique. Non ! Ils sont choisis et lorsqu’ils sont choisis ils doivent leurs choix soit au chef de l’Etat soit aux membres du bureau c’est sa la réalité. Je veux qu’on renforce un peu la démocratie en leurs laissant plus de liberté de se choisir.

Il faut que le président de cette institution soit élu par ses pairs par exemple ?

Voila exactement c’est la conclusion que je voulais…

Vous parlez tantôt des magistrats…

Il faut que les sept sages se réunissent et choisissent le président en leur sein parce que ce qu’on constate la plus part du temps le président est connu d’avance, le président est nommé vous m’excusez le terme donc il faut éviter que ces sages soient les sages de  l’exécutif.

Vous dénoncez la politisation des institutions.

Voila !  Exactement ! La Cour suprême vous savez c’est la même chose. Le président de la Cour est nommé par le Chef de l’Etat donc il faut éviter ça.

Pareille pour la Haac d’ailleurs.

La Haac c’est la même chose. Il faut, comme à la Cour suprême, que les cadres de cette institution qui remplissent les conditions se retrouvent et choisissent en leur sein le président. Naturellement, il sera nommé par la suite confirmé par décret  mais il faut que ça vienne depuis la base jusqu’au sommet.

Robert Gbian président de la république le 6 Avril prochain eh bien, change tout.

Change tout. Ce n’est pas que je veux changer pour changer. Je veux changer parce que je veux que ça avance. Je veux que le Chef de l’Etat ne soit pas un président tout puissant parce que remettre les fonctions à un seul homme c’est important, c’est très important. Donc il ne faut pas lui laisser l’occasion d’en profiter et de faire de l’excès. C’est ce que je voulais dire.

L’une de vos priorités c’est l’indépendance de la justice. Vous avez parlé dans votre document vous apportez une thérapie de choc expliquez aux populations.

Il faut que l’exécutif arrête de  s’immiscer dans les affaires judiciaires. Je souhaite réellement que la justice soit indépendante. C’est-à-dire que l’exécutif  n’ait plus à s’immiscer dans le judiciaire.

Mais selon vous quel sont les mobiles de la dépendance des magistrats et quels sont les réformes que vous  voulez apporter pour assurer l’indépendance de la justice ?

Oui l’indépendance de la justice.

Qu’est ce que vous proposez ?

Bon ce que je propose c’est effectivement dans le projet. Ce que je propose c’est que déjà au niveau des magistrats du siège et les magistrats du parquet c’est qu’une réforme profonde va être faite parce que les procureurs sont souvent sous ordre. Il faut reformer la justice pour que ces procureurs ne soient pas forcément la main de l’exécutif. ça c’est possible si on en arrive…

Mais le chef de l’Etat est représenté dans le Conseil supérieur de la magistrature.

Oui bien sûr ! Mais est ce que sa voix est prépondérante pour le choix ? Il faut éviter ça. Lorsqu’il est président du Conseil supérieur de la magistrature,  il y a avec lui quand même des hauts magistrats qui…

Vous voulez mettre fin à cette pratique là ?

Cette pratique il faut mettre fin a cette pratique-là. Il faut mettre fin à cette pratique-là, parce que la justice on ne la sent pas indépendante. Il faut mettre fin à cette pratique. Il faut pas que ce soit l’exécutif qui contrôle tout et qui décide tout ce n’est pas bien.

Donc vous avez comme impression que les décisions de justice sont influencées aujourd’hui par l’exécutif ?

Oui beaucoup de décisions sont influencées. Quand par exemple on dit que le procureur fait déposer quelqu’un sur instruction de qui vous savez ce n’est pas bien. Les règlements de compte c’est là qu’on les retrouve. Il faut éviter ça.

Tout à l’heure vous avez parlé de la réforme du système partisan mais vous n’avez pas parlé de la part du budget qui sera affectée  au fonctionnement des partis politiques.

Bon je vais en arriver là. Effectivement les partis politiques, la transhumance qu’on observe mais pourquoi ? Parce que nos partis existent de nom mais n’ont pas des moyens de fonctionnement. Lorsqu’on va créer par exemple le chef de l’opposition je souhaiterais même  que le chef de l’opposition soit le candidat qui vient en deuxième position, je voudrais que ce soit lui par exemple le chef de l’opposition et lorsque les partis seront financés, je crois que beaucoup de choses vont s’améliorer. C'est-à-dire même la transhumance… Moi je profite de l’occasion pour dire il faut les textes qui empêchent la transhumance. Vous savez bien les conséquences de la transhumance bien que moi puisse que vous êtes journaliste et vous suivez ça tous les jours.  Les financements des partis, bon je ne veux pas dire le montant mais je crois que et l’exécutif et la classe politique ensemble vont déterminer et les conditions dans lesquelles et les montants qu’il faut allouer pour que les partis soient vraiment indépendants pour que les partis ne se clochardisent pas.

Vous proposez également dans le processus de décentralisation dans notre pays le transfert de 15% des ressources de l’Etat aux communes qui fait environ 650 milliards de francs Cfa.  650 milliards de francs CFA ? D’où vous trainez ses chiffres là ?

15% des ressources de l’Etat. Aujourd’hui les ressources de l’Etat tournent autour de 600, 650 milliards, évidemment on ne parle pas du budget national parce que le budget national et la contribution des partenaires… si nous parlons de ce que génèrent les taxes les ressources propres…

On va tenir compte des ressources extérieures et ça fait combien ?

650 milliards de franc Cfa.

Je croyais que vous parlez des 15% qui représentent ce montant-là.

Oui j’ai parlé de 15% vous trouvez que c’est excessif ?

Non expliquez nous comment vous avez trouvé cette part  aux communes.

Vous saviez bien les chiffres ne s’inventent pas. C’est les recommandations de l’Uemoa. C’est l’Uemoa qui recommande d’affecter 15% des ressources de l’Etat aux communes. C’est d’elle que je tire ce chiffre-là pas que j’ai inventé.
Est-ce que les finances publiques sont à même de transférer 15% aux communes parce que vous savez que par le passé…

15% ça fait combien  si on calcule ?

15% des 650 milliards de franc cfa.

On n’a pas de calculatrice ça fait combien environ ? ça doit faire vous me permettez… Ces 15% doivent servir à quoi ? Il y a le fonds Fadec qui a servi à construire les hôtels de ville…

Vous savez que nos mairies quand vous les visitez, c’est la désolation, il y a des mairies qui ne  peuvent même pas payer le salaire de leurs personnels et vous voyez lorsque nous étions dans l’ancien système et on parle  de sous-préfecture, les sous-préfectures étaient mieux loties parce que le budget de l’Etat venait directement. Aujourd’hui on dit que les mairies sont autonomes alors il y a des mairies qui ne peuvent rien faire. Alors je pense qu’avec cette affectation de 15% vers  les mairies, ça sera un plus pour ces mairies-là. Le fonds Fadec ça c’est un autre problème mais les fonds officiellement alloués à ces mairies, ces fonds serviront à beaucoup de choses.
 
Général  Robert Gbian on va boucler le chapitre 1 consacré à la politique avec une question, vous aviez mis accent sur l’unité nationale est-ce que vous avez comme impression que l’unité nationale est mise à mal aujourd’hui en 2016 ?

Oui, oui il ne faut pas qu’on se leurre. L’unité nationale elle mise à mal, il y a beaucoup de frustrations liées à la mauvaise gouvernance, le béninois à tort ou à raison pense qu’il faut appartenir à une région donnée, il faut détenir un nom donné avant de bénéficier  d’avantage de l’Etat. Je dis bien à tort ou à raison c’est ça qui explique aujourd’hui parce que je constate que le régionalisme est au galop dans notre pays ça me rappelle les années 1960, vous m’excusez peut-
être vous n’êtes pas encore nés, vous m’excusez beaucoup, dans les années 1960 à 1969 au Bénin, on entendait parler des citoyens du nord et des citoyens du sud, aujourd’hui on revient encore avec 50 ans d’indépendance, on revient encore avec ça, c’est une calamité, c’est grave il faut que ça change,  c’est pour cela moi président je vais finir avec tout ça car je ne veux pas qu’il y ait des Béninois du nord et des Béninois du sud, juste des Béninois tout court.

En quoi faisant ?

La solution est la bonne gouvernance de la République. La justice  Le droit, l’État de droit, le partage équitable de lanation en un mot, la bonne gouvernance républicaine


On a compris vos propositions, nous allons aborder le volet économique, pour cela, on va vous permettre de présenter votre logo à vos militants  vos électeurs et vous allez nous expliquer un peu cela

Merci beaucoup, voilà mon logo vous voyez il y a une noix de cola ouverte entourer de 12 étoiles, les 12 étoiles symbolisent  les 12 départements du Bénin symbole de l’unité nationale, la noix de cola vous voyez elle est là, elle symbolise la paix , elle symbolise le partage parce que partout où vous allez dans nos traditions lorsque la noix de cola recette quelque chose c’est pour réparer, pour les demandes de mains de femme , pour les baptêmes pour les réjouissances,  lorsque vous commettez une infraction au niveau traditionnel, au village, vous présentez la cola, vous allez chez le roi il vous pardonne, vous allez chez l’Imam, il vous pardonne et même le Thron utilise la cola pour réparer choses, beaucoup de choses. La cola pour moi est un symbole, un symbole de paix symbole, de l’unité nationale et symbole de joie

Nous allons aborder maintenant le volet économique de cet entretien, quel est le modèle économique que vous proposez au Béninois dès que vous serez à la marina ?

Lorsque je serai à la Marina je propose aux Béninois un modèle économique créateur de richesse et d’emploi, nous devons, je dois tout faire pour assainir les finances publiques. Il faut que les dépenses soient des dépenses maitrisées. Il faut éviter les gaspillages. Il faut réduire, de façon drastique, le train de vie de l’Etat et pour ce faire, moi président je réduirai le nombre de poste ministériel parce que je trouve des ministères qui n’ont pas leurs raisons d’être.

Un exemple ?

Je ne veux pas frustrer ce ministre excusez moi je ne peux même pas le dire, je trouve des ministères qui sont des budgétivores donc il faut beaucoup jouer sur le train de vie de l’Etat, il y a des gaspillages  à tous les niveaux de l’Etat. Si on arrive à maitriser de façons drastique, à réduire ces dépenses, je pense qu’on aura un plus pour faire marcher cette économie.

Alors général Robert Gbian, dans ce chapitre qui est consacré a l’économie vous avez mis un accent particulier sur la corruption qui gangrène notre administration, aujourd’hui nous avons des institutions de régulation au niveau de la corruption nous avons une loi qui est votée, vous président  de la République du 6 avril que feriez vous ?

Vous  voyez la corruption c’est d’abord dans un premier temps un test ensuite la corruption quand on parle de la corruption il faut parler de l’éthique et de morale

On a une loi qui donne des larges pouvoirs au magistrat, on a une loi…
 
Oui mais est-ce que cette loi est vulgarisée, cette loi mérite d’être vulgarisée et ensuite il faut accentuer l’accent sur la sensibilité  des citoyen sur le problème de la corruption, sur les conséquences de la corruption, la loi est là, les textes sont là, pourquoi ils ne sont appliqués simplement ? C’est de ma faute ? C’est de votre faute ?

A propos de la lutte contre la corruption vous avez eu l’occasion de démontrer votre engagement dans cette lutte contre la corruption à l’Assemblé nationale lors du vote pour enlever l’immunité parlementaire de votre collègue Kassa met vous n’avez pas fait vous avez voté contre la levée de cette immunité. Pourquoi?

Non Maxime vous voyez ce problème on a suffisamment expliqué. Je ne suis pas contre la lutte contre la corruption. Les conditions qui étaient les nôtres, la levée de l’immunité parlementaire

Quelles sont ces conditions en ce moment ? Barthélémy Kassa aurait pu accepter d’aller s’expliquer?

Non

Vous devriez lui donner l’occasion d’aller s’expliquer.

Non, ce n’était pas comme ça. Vous voyez, l’Assemblée c’est le haut lieu de la politique il y a des choses que je ne peux  dévoiler ici.

La lutte contre la corruption c’est la politique ?

Non ce n’est pas le problème, il faut s’en tenir au texte même le code qu’on appelle le règlement intérieur de notre assemblée, les conditions de levée l’immunité parlementaire n’était pas remplie, si vous lisez le règlement intérieur et vous savez le rapport qui a été fait par la commission des lois à la fin, ce rapport a dit il faut purement et simplement rejeter. C’est sur les pressions vers 23heures que le rapport a été repris. Lorsqu’on faisait au président, chacun a pris la parole pour dire les conditions qui ne sont pas remplies,  si les conditions de la levée de l’immunité parlementaire sont remplies aujourd’hui, je voterai pour.

Bien évidemment général Robert Gbian, il y avait des questions de forme et de fond, vous avez accepté que la corruption c’est une question d’éthique et de morale. Pour l’honneur même du ministre Kassa, je crois que s’il y avait des problèmes de fond et de forme on pouvait régler et envoyer le ministre Kassa s’expliquer de long en large.

Voilà les problèmes de fonds et de forme, qui devrait les  régler ? C’est pas nous les députés qui devraient le régler, ils sont venus de l’exécutif

On pouvait les renvoyer pour les corriger

On avait renvoyé pour la première fois c’est revenu mais imaginez que la commission des lois est composée des hauts juristes hein.

Mr Gbian contre la corruption vous proposez la vulgarisation.

Non je dis d’abord il faut la sensibilisation et les textes existant il faut qu’on puisse les remettre en place.

Vous voyez je reviens encore sur la corruption par rapport aux parlementaires, est-ce que vous saviez, que la haute cour de justice tel qu’elle fonctionne aujourd’hui, quelle reforme vous proposez dans votre projet de société ?

La haute cour de justice fait partie des reformes sur des pans de mon projet de société, parce que la haute de justice, il faut la revoir sinon je vous assure 10ans, 20ans,… sinon regardez les conditions pour un ministre, un député on dit il faut lever l’immunité à la majorité simple, maintenant pour la mise en accusation il faut encore plus de députés.

Vous pensez que ça aboutir ?

Nous sommes tous les mêmes hein, donc il faut reformuler les textes pour pouvoir lutter efficacement contre la corruption.

Nous allons parler du contenu de la relance du plan d’urgence de la filière agricole. Quel est le contenu de ce programme ?

La filière agricole vous savez, l’agriculture est le poumon de notre économie au Bénin, mais on ne fait rien pour soutenir les paysans, vous voyez,  il faut d’abord régler le problème des fonciers, si le problème de foncier n’est pas réglé, on aura beau parler de l’agriculture il faut trouver un mécanisme de financement pour les producteurs agricoles. Moi je suis de la famille paysanne, mon papa était agriculteur,  moi j’ai fait le champ, j’ai failli même être agriculteur quand j’étais CM1. Je sais ce qui s’appelle la production, les moyens que la production rapporte, donc il faut régler le problème de foncier, il faut financer les paysans à travers une banque agricole par exemple je crois qu’il faut trouver un financement pour les paysans au niveau des banques de financement agricole pour développer l’agriculture dans le plan d’urgence. Il faut qu’on puisse accentuer la mécanisation ça a commencé, beaucoup de Béninois auront des tracteur,  il faut qu’on puisse remplacer les houes par la mécanisation.

Il faut qu’on puisse diversifier le coton parce qu’on en fait un peu trop, c’est votre avis ?

Ça doit être diversifié, il y a des filières anacarde, les filières palmier à huile, on en parle, il faut que ces filières soient dynamisées, je sais que lorsque un palmier est planté, il faut qu’il fasse des années avant qu’il produise, cette filière faisait la fierté de Dahomey, il faudrait la redynamiser, actuellement le coton est notre seule source de devise

Il faut revaloriser le coton il faut qu’il soit privé parlant justement du privé,  il vous avez pensé à la distribution de l’énergie,  pas de développement sans l’énergie, votre politique si vous étiez investi le 6 avril prochain !

Merci si j’étais élu le 6 avril moi Gbian, président dans un premier temps, on fait un audit, un état des lieux de ce qui se fait actuellement pour savoir les besoin en énergie électrique et c’est à partir de cela, qu’on peut orienter nos actions. Mais le privé doit être associé pour la production de l’énergie. Autrement dit il faut avoir le capital, est-ce qu’on ouvre le capital de la société historique au privé ? Bien-sûr, c’est ce que je pense, la Sbee seule si vous faites le constat depuis des années, la Sbee  seule ne peut pas contribuer au développement de l’énergie au Béni, il faut que les privés puissent se mettre pour la production et la distribution du courant, il faut développer notre partenariat avec la sous-région.  Je vois la Cedeao, le problème énergétique est un problème central qui trouble la sous-région. Je suis sûr que si le secteur privé se  trouve aussi dans la production de l’énergie.

Est-ce que vous pensez à l’énergie renouvelable ?

Dans la résolution des problèmes de l’énergie du Bénin, naturellement les énergies renouvelables ont une place importante en particulier l’énergie solaire. L’énergie solaire est, à des endroits donnés expérimentée. Je crois qu’à côté de l’énergie classique que nous connaissons, nous devons voir, encourager la production de l’énergie solaire parce que notre pays regorge de beaucoup de potentialités en ce sens-là.

Robert Gbian nous allons aborder des réformes sur le plan social et culturel. Vous avez proposé par exemple pour le chômage, pour régler la question du chômage des jeunes de créer cent mille emplois à l’horizon 2021. Un petit calcul fait, ça revient à créer 120.000 emplois par an. Alors comment vous allez vous y prendre ?

Les calculs font combien vous avez dit ?

600.000 emplois à l’horizon 2021 donc ça fait 120.000 emplois par an.

Vous voyez d’abord la première chose à faire moi Gbian président c’est de renouer avec le secteur privé. Parce que le secteur privé peut faire beaucoup de chose, ça c’est la condition sine qua non. Il faut libérer le secteur privé pour que le secteur privé ne soit pas les ailes plombées. Ça c’est une première chose. En dehors de cela, l’Etat qui de façon sporadique fait des concours. Il faut développer l’économie numérique vous savez bien, c’est une autre économie, les business to business…

Les 120.000 emplois c’est des emplois durables ou quoi ?

Non, vous voyez quand on parle d’emplois je ne peux pas dire qu’on va créer des emplois en mettant 50 administrateurs civils et 100 préposés. Ce n’est pas des emplois, c’est des emplois qui ne sont pas forcément des emplois durables. Il faut occuper des gens et puis avoir des emplois saisonniers c’est possible mais permanent par saison. Il peut avoir des emplois qui sont permanents, bon peut être ce n’est pas une administration structurée qui va les accueillir, mais beaucoup vont contribuer à cela.

Et quels sont selon vous, les secteurs pourvoyeurs d’emplois ?

Oui les secteurs pourvoyeurs d’emplois aujourd’hui, bon lorsque nous allons développer par exemple le partenariat agricole vous voyez tout le monde parle des vallées on dit par exemple la vallée de l’Ouémé est la plus riche en Afrique, après celle du Nil. Vous voyez lorsqu’on va créer un partenariat agricole et qu’on va créer des conditions à la jeunesse d’exploiter ces vallées, imaginez ce que ça va créer comme emploi. Le secteur agricole est pratiquement le premier secteur pourvoyeur d’emploi lorsque notre agriculture va déboucher à une industrialisation et depuis un certain temps vous remarquez que nous avons des produits qui périssent sans transformation, un exemple les mangues. On a les jus de mangue qui travaillaient, de tomate aussi tout ça là ça n’existe plus.

Il faut promouvoir les Pme par exemple.

Il faut promouvoir les pme et les Pmi.

Monsieur Robert Gbian il nous reste 10 minutes dans cette émission. Mais l’une des conditions de lutte contre le chômage c’est l’adéquation de la formation à l’emploi vous l’avez dit dans votre projet de société. Je voudrais savoir qu’est-ce que vous entendez par éducation et développement ?

Vous voyez il faut que les apprenants soient en adéquation avec les besoins de l’emploi c’est très important. Parce que, on constate que les centres de formation,  les lycées techniques agricoles  les lycées techniques industriels et beaucoup d’autres, il faut que nous revoyons les programmes pour qu’on puisse s’adapter réellement aux besoins de l’emploi. Il faut que même les programmes qu’on va enseigner dans le futur que les privés puissent prendre part à l’élaboration de ce programme.

Général Robert Gbian, on ne saurait mettre un terme à cette émission sans aborder  le volet santé. Nous avons déjà le Ramu nous avons la gratuité de la césarienne, quelle est le plus que vous apportez ?

Oui le plus que j’apporte déjà Tout ce qui est gratuit césarienne,  la scolarisation des filles, c’est une bonne chose qu’il faut maintenir, mais il faut l’encourager parce que lorsqu’on parle de la césarienne dans les faits, c’est bien mais allez dans certaines maternités, dans certains centre de santé ce n’est pas ça. Il faut qu’on puisse renforcer, il  faut qu’on puisse encourager cela il faut qu’on puisse éduquer aussi nos personnels soignants parce que j’ai été victime des cas des parents. En réalité il y a beaucoup de choses que l’Etat fait et qui n’est pas suivi, il faut qu’on soit rigoureux dans la pratique dans la réalisation dans le suivi de ces mesures qui sont créées.

Merci Général Robert Gbian nous avons quatre préoccupations qui ne sont pas prise en compte dans votre projet de société. Il y a d’abord le changement climatique alors qu’est-ce que vous proposez pour les changements climatiques ? Vous avez suivi le sommet de Paris donc actuellement c’est le débat dans le monde entier. Le monde entier est confronté au changement des climats qu’est-ce que vous proposez dans ce sens ?

Merci beaucoup j’adhère entièrement à la décision de la conférence qui s’est tenue en décembre la Cop 21 j’adhère entièrement aux décisions issues de cette conférence. D’abord la réduction des gaz à effet de serre, la réduction des déchets plastiques et l’encouragement de l’énergie renouvelable c'est-à-dire  l’énergie éolienne, bio gaz et d’autres encore.

Autrement, votre gouvernement du 6 avril prochain mettra-quand même au-devant de la scène, l’adaptation et ce qu’on appelle l’atténuation. Général Robert Gbian vous êtes du nord, vous êtes de Bembèrèkè, nous avons les deux parcs nationaux les réserves de la Pendjari et de W. Est-ce que vous les connaissez ? Si oui quelle est la politique que vous comptez mettre en place pour développer ces sites touristiques ?

Oui merci beaucoup je connais bien les deux parcs. Le parc W l’Alibori et l’Atacora, le parc de la Pendjari les chutes de Tanougou et beaucoup d’autres. Vous voyez tout à l’heure peut-être que je n’ai pas pu le dire, la création d’emploi viendra  aussi du développement du tourisme. Nous avons beaucoup de facteurs, beaucoup de chance lorsque… vous connaissez certainement les deux parcs… lorsque vous voyez que c’est la période des… vous voyez la beauté de la nature et généralement quand vous allez vous rencontrez des étrangers qui sont surpris. Donc ça veut dire qu’il faut qu’on fasse suffisamment la promotion et que nous développons  le tourisme, c’est là que nous donnons une importance à ce tourisme parce que je sens que ce n’est pas totalement publié, ce n’est pas vulgarisé, c’est vraiment une chance que Dieu nous a donnée. Ces chutes, ses parcs mais quand vous y allez, vous être émerveillé.

Général Robert Gbian, quand vous étiez au palais de la présidence, il vous a été confié le check up de l’avion présidentiel et après ça on parle de 20 milliards de 40 milliards on a trouvé que c’était trop pour le check up d’un avion présidentiel ça a fait polémique en quelque secondes.

Merci beaucoup. C’est dommage que je ne puisse pas le dire. Vous voyez la béninoiserie comme l’a dit quelqu’un. Je veux vous dire ceci les gens parlent. En parlant de l’avion présidentiel c’est une porte ouverte que les gens sont entrain de défoncer. On parle de scandale d’avion présidentiel il n’a jamais été question de scandale d’avion présidentiel cet avion-là vous me permettez de dire en deux mots ?

Il reste trois minute il faut présenter votre logo.

Bon avion présidentiel, c’est un avion qui a été donné et il a été transformé par un contrat en 2007 en 2009, le chef de l’Etat m’a dit d’aller en Espagne et le ramener son avion, je suis parti, je l’ai ramené et  depuis l’avion a volé a fait près de 1000 heures. L’avion a fait 200 sorties mais les gens en parlant disent que c’est un scandale, je n’ai jamais géré de scandale sur l’avion présidentiel.

Ce n’est pas l’objet de cet entretien mon général. Votre message.

J’en profite pour vous dire que les gens racontent de n’importe quoi. Ils disent ce qu’ils ne connaissent pas si c’était le cas, les tribunaux se seraient autosaisis sur ça. Bon mon mot de fin, c’est dommage, j’ai cru que c’était encore beaucoup mots de fin, c’est de demander à mes sympathisants, à tout le peuple béninois de bien vouloir choisir ce logo qui est le sien c’est la noix de cola avec les douze départements, c’est le symbole de l’unité nationale, c’est le symbole de paix de partage donc c’est à ce seul prix que notre pays sera développé, notre pays sera unifié. Je demande encore une fois le bon choix c’est le logo Ggr. A la fin je demande au peuple béninois d’être serein pour que nos élections soient des élections pacifiques, des élections libres et des élections transparentes. Je crois que les cartes d’électeurs sont en train d’être distribués, je souhaite de tout cœur que tout le monde puisse disposer de sa carte avant le jour des élections.

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Audience de Rodriguez à la présidence : Talon courtise Yayi et Ajavon

Yayi-Talon-Ajavon

Patrice Talon et Martin Rodriguez se voir, se serrer les mains et échanger pendant plusieurs heures sur des sujets de grandes préoccupations. En regardant dans le rétroviseur, il est bien difficile de dire si les deux ennemis, tous deux magnats du coton, se sont déjà retrouvés une fois dans cette posture. Et même si c’était le cas, cela remonterait à il y a très longtemps. Qu’est-ce qui pourrait alors motiver cette rencontre du mercredi 26 avril 2016 au Palais de la République ?

Qu’est-ce qui a pu tourner rond entre temps pour que l’opérateur économique Martin Rodriguez se retrouve en tête-à-tête avec un président de la République dont il a combattu la candidature et à qui il a déclaré, déjà à l’aube de son élection, son opposition ? Une chose est sûre, dans la délégation ayant accompagné à Cotonou Martin Rodriguez, se trouvaient de hautes autorités ivoiriennes. Mais qui est le demandeur de cette médiation ou de cette audience? Tout ce qu’on pourrait dire ici, est qu’en terme de stratégie et de communication politique, le président Talon a réussi à emballer plus d’un. Déjà le mercredi, des écrits publiés sur la rencontre mentionnaient que c’est le promoteur de Marlan’s cotton industries qui a fait le premier pas. Si l’on s’en tient à cette thèse, on pourrait affirmer que Martin Rodriguez en difficulté par rapport à ses investissements, a dû opter pour la négociation tout en ravalant ses vomissures. Dans le cas contraire, plusieurs pistes sont explorables. En effet, soit Patrice Talon veut maintenant faire face au développement du pays, une fois qu’il a fini de remettre sur les rails ses « ex » structures asphyxiées sous Yayi Boni. Et pour ce faire, surtout pour la bonne exécution du Programme d’action du gouvernement (Pag) dans un environnement aussi délétère, il a compris que nul ne sera de trop. On pourrait donc dire que cette rencontre a été initiée dans le sens d’associer un partenaire qui s’y connait en matière de coton. On ne peut pas faire sans lui en matière d’égrenage, lui qui a l’une des usines les plus modernes de la sous-région, surtout quand on envisage de produire au-dela de 500 000 tonnes pour la campagne 2017-2018. C’est aussi de bonne guerre si Martin Rodriguez et Patrice Talon se voient quelques jours après la sortie médiatique du patron des patrons, Sébastien Ajavon, arrivé 3ème à la présidentielle de mars 2016 avant de s’allier à Patrice Talon au nom d’une coalition dite de la Rupture qui n’aura duré que le temps d’un éclair. En effet, on se souvient qu’au cours de cet entretien média, le président du patronat a dénoncé des irrégularités dans le secteur cotonnier et a même invité son ancien allié à ouvrir le secteur pour éviter des conflits d’intérêt. Est-ce dans ce sens qu’œuvrent le chef de l’Etat et son premier opposant déclaré de l’histoire ? Les prochains mois nous édifieront. Mais ce qu’il convient de souligner également est que si Patrice Talon fumer le calumet de la paix avec Martin Rodriguez, cela fait un gros poisson de moins dans la sauce de l’opposition en sécrétion.  Et lorsqu’on voit tout le traitement ou toute la communication dans la presse le lendemain de l’audience, tout porte à croire qu’on veut atteindre un objectif. A la Une de plusieurs journaux, Sebastien Ajavon et l’ancien chef de l’Etat Yayi Boni, ont été invités à emboîter le pas au patron du MCI. N’est-ce pas là une façon de montrer que le chantre du Nouveau départ est désormais en parfait amour avec Martin Rodriguez, et profiter pour inviter le reste à rentrer dans la cage ? Pour faire passer ce message, on tente de montrer de façon voilée, que le numéro 1 béninois a sa main tendue et ne va pas rejeter toute démarche visant à collaborer avec lui pour la construction du pays. Patrice Talon, président de la République, ne sachant peut-être pas comment engager le dialogue avec ses alliés d’hier, a-t-il préféré envoyer des signaux ? Si tant est que dans sa logique de « faire désormais la politique » et il entend le faire dans un esprit de « gouvernance concertée », l’idéale serait d’aller vers ses vis-à-vis que d’attendre que ces derniers saisissent la perche. Etant sur le terrain politique, ils pourraient être en train de redouter le traitement communicationnel que subirait leur éventuelle démarche vers le palais de la Marina.

J.B

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Compte Rendu du Conseil des Ministres du 26 Avril 2017

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Le Conseil des Ministres s’est réuni mercredi, le 26 avril 2017, sous la présidence de Monsieur Patrice TALON, Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.

Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers.

I. Au titre des mesures normatives.

Le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant agrément au régime « B » du Code des investissements de la Société TINCY BOULANGERIE SA, pour son projet d’implantation d’une deuxième chaîne de production de pains et de viennoiseries à Gbégamey, dans la Commune de Cotonou.

II.  Au titre des communications.

2.1  Mise en œuvre de l’accord relatif au statut de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) sur le territoire de la République du Bénin.

Le Conseil des Ministres a entendu une communication présentée par le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, relative au statut de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

2.2 Prise en charge de l’opération de recensement-paiement des personnels militaires et civils des Forces Armées Béninoises et des fonctionnaires de la Police Nationale, prévue en avril 2017.

Le Conseil des Ministres a examiné une communication du Ministre de la Défense nationale, relative à l’opération de recensement-paiement des personnels militaires et civils des Forces Armées Béninoises et des fonctionnaires de la Police nationale courant avril 2017.

A cet effet, les services compétents du Ministère de la Défense nationale organiseront cette opération sur toute l’étendue du territoire national.

Le Conseil des Ministres a approuvé la communication et instruit le Ministre de l’Economie et des Finances de mettre à la disposition de la Direction du Service de l’Intendance des Armées, les ressources financières nécessaires à son  bon déroulement.

2.3 Sécurisation des installations de production d’électricité de Maria-Gléta.

Le Ministre de l’Energie, de l'Eau et des Mines, le Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Publique, le Ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale et le Ministre de la Défense nationale, ont présenté au Conseil des Ministres, une communication relative à la sécurisation des installations de production d’électricité de Maria-Gléta.

Compte tenu du caractère très sensible desdites installations, ainsi que des investissements réalisés et ceux à venir, le site de production d’électricité de Maria-Gléta mérite d’être sécurisé en permanence.

En approuvant la communication, le Conseil des Ministres a décidé de prendre les mesures appropriées pour sécuriser le site de Maria-Gléta. A cet effet, le Ministre de l’Energie, de l'Eau et des Mines, le Ministre de la Défense nationale, le Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique et le Ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, ont été instruits de prendre les dispositions nécessaires pour sensibiliser et impliquer les populations riveraines dans la mise en œuvre des  mesures ainsi prises.
Le Ministre de l’Economie et des Finances mettra à la disposition du Ministre de l’Energie, de l'Eau et des Mines, les ressources financières nécessaires pour assurer la sécurisation desdites installations.
 
2.4 Résolution des difficultés de fonctionnement de l’Institut national pour la Promotion de la Femme.

Le Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence, a présenté au Conseil des Ministres, une communication relative à la résolution des difficultés de fonctionnement de l’Institut national pour la Promotion de la Femme (INPF).

Créé par décret n°2009-728 du 31 décembre 2009, avec pour mission de promouvoir la participation et la contribution de la femme béninoise à la vie publique et politique, l’INPF est confronté, depuis janvier 2016, à des difficultés de fonctionnement auxquelles il convient de remédier afin de lui permettre de relancer ses activités.

Le Conseil des Ministres, après avoir pris la mesure des solutions aux divers problèmes institutionnels, administratifs et financiers de l’Institut, a approuvé la communication et instruit le Ministre de l’Economie et des Finances, de mettre à la disposition de l’INPF, les ressources nécessaires pour le règlement de ses difficultés.

Par ailleurs, le Ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales a été instruit de mettre en place un comité chargé de faire des propositions de réformes sur l’avenir institutionnel de l’INPF afin de lui permettre de contribuer, de façon optimale, au renforcement des capacités de la femme, en tant qu’actrice à part entière du développement économique et social de notre pays.

2.5 Approbation de la feuille de route pour la mise en œuvre de la réforme du sous-secteur de l’hydraulique urbaine au Bénin.

Le Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence a présenté au Conseil des Ministres, une communication relative à l’approbation de la feuille de route pour la mise en œuvre de la réforme du sous-secteur de l’hydraulique urbaine au Bénin.
Le sous-secteur de l’approvisionnement en eau potable (AEP) en milieu urbain au Bénin est caractérisé par certaines difficultés qui influencent négativement l’objectif d’un accès universel à l’eau potable en 2021. On peut citer notamment :

- les difficultés à répondre aux attentes des populations ;
- la capacité limitée d’absorption des crédits par la SONEB ;
- le faible taux de recouvrement sur l’administration publique ;
- le taux limité de la desserte en eau potable ;
- les difficultés techniques pour alimenter en eau les zones de socle cristallin ;
- l’insuffisance d’investissement dans le sous-secteur ;
- la faible capacité d’autofinancement des investissements par la SONEB.

Le Gouvernement, à travers son Programme d’action, a décidé de faire résolument face à ces difficultés en vue de résoudre la problématique de l’accès à l’eau potable à l’horizon 2021.

De façon spécifique, il est prévu de desservir, pour le milieu urbain et péri-urbain, environ 2.700.000 personnes supplémentaires à travers la réalisation de plusieurs projets de renforcement, d’extension, de densification, de réhabilitation des infrastructures et systèmes d’alimentation en eau potable. Il en va de même pour la mise en service de plus de 280.000 branchements particuliers, la production additionnelle de 164.250 m3 d’eau potable par jour et l’augmentation des capacités de stockage de 20.000 m3.

En approuvant cette communication, le Conseil des Ministres a chargé le Comité Technique mis en place à cet effet, de mettre en œuvre la feuille de route de la réforme du sous-secteur de l’hydraulique urbaine, en concertation avec le Conseil d’Administration, la Direction générale, les partenaires sociaux, la société civile et les partenaires techniques et financiers du sous-secteur de l’eau.

Le Ministre d’Etat Secrétaire Général de la Présidence, le Ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, le Ministre de l’Economie et des Finances et le Ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines ont été instruits de prendre les dispositions nécessaires pour faciliter les missions du Comité technique, ainsi que la poursuite et la finalisation des travaux de mise en place d’une Autorité de Régulation et de scission de la SONEB en deux entités, à savoir une société de patrimoine et une société d’exploitation.

2.6 Organisation d’une rencontre au Bénin.

Le Conseil des Ministres a marqué son accord pour la tenue, dans notre pays, de la session 2017 de la réunion du Bureau de la Conférence des Ministres de l’Education des Etats et Gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN), prévue à Cotonou, du 8 au 10 mai 2017.

2.7 Participation du Bénin à des rencontres internationales.

Le Conseil des Ministres a autorisé la participation de notre pays :
- au 2ième forum du projet de Surveillance de l’Environnement pour la Sécurité en Afrique (MESA) qui se tiendra à Dakar, au Sénégal, du 24 au 28 avril 2017 ;  
- à la 40ième session de la Conférence de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), qui se tiendra à Rome, en Italie, du 3 au 8 juillet 2017.

2.8 Réunions statutaires.

Le Ministre du Tourisme et de la Culture a soumis au Conseil, qui l’a approuvée, la participation de son ministère aux différentes réunions statutaires au titre de l’année 2017.

2.9 Comptes rendus de missions à l’étranger.

Les comptes rendus suivants de la participation de notre pays à  des rencontres internationales ont été approuvés. Il s’agit :
- du sommet pour le partenariat, la paix et l’émergence, qui s’est tenu à Bamako, au Mali, du 13 au 14 janvier 2017 ;
- de l’élection du Bénin à la présidence du Comité Technique Spécialisé (CTS) n°8 de la Commission de l’Union Africaine sur la Fonction Publique, le Développement Urbain, les Collectivités Locales et la Décentralisation, au cours de sa deuxième session qui a eu lieu à Addis-Abeba, en Ethiopie, du 7 au 9 décembre 2016.

Enfin, le Ministre des Sports a rendu compte au Conseil, qui l’en a félicité, de l’élection de notre pays, pour un mandat de deux ans, à la présidence de la Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports de l’Organisation internationale de  la Francophonie (CONFEJES).

Fait à Cotonou, le 26 avril 2017.

Le Secrétaire Général du Gouvernement,

Edouard OUIN-OURO.-

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Sur la sellette à cause d’une lettre ouverte : Social Watch subit-il des pressions ?

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Une lettre ouverte adressée à la communauté internationale avec l’entête de Social Watch Bénin, signée de son président fait depuis hier le tour des réseaux sociaux. On y lit un sévère réquisitoire sur la gouvernance du Chef de l’Etat Patrice Talon depuis le 06 avril 2016. Cette lettre ouverte, qui a pour objectif d’inviter les institutions de Bretton Woods à jouer un rôle de premier plan en tant que coordonnatrices de la mise en œuvre des réformes dans le cadre du partenariat international qui les lie au Bénin, peint un tableau sombre de l’influence des nouvelles autorités du Bénin dans la fragilisation des acquis démocratiques, les dérives autoritaires visant à étouffer l’option démocratique, la caporalisation de certaines institutions de la République, la destruction des partis politiques appelés à animer la vie politique, la phobie des contradictions par le difficile accès à la presse et à l’information ainsi qu’aux différents supports  de communication : télévisions publiques comme privées, la presse audio, la plupart des journaux sous contrat appuyés par l’achat des consciences avec les fonds publics. Et comme si cela ne suffisait pas, la lettre fait également mention de dérives dans le processus de l’assainissement des affaires par un holdup de la société d’économie mixte Sodéco et de la filière coton, un holdup du contrat de Pvi-Ng, destructeur de la concurrence et institution d’un monopole au port de Cotonou à son profit, le vote par l’Assemblée de lois non conformes à l’intérêt général. Et pour couronner le tout, l’institution de réformes économiques centrées sur des conflits d’intérêt, entraînant le caractère indissociable du patrimoine de l’homme d’affaires de celui du président de la république. En somme, la lettre décrit un Bénin qui s’écarte dangereusement des normes démocratiques et qui a  urgemment besoin de  l’aide de la communauté internationale en vue de garantir une meilleure gouvernance de ses ressources au profit du peuple et de l’intérêt général.

Mais depuis que cette lettre attribuée à Social Watch suscite la polémique sur la toile, le réseau n’est pas monté au créneau pour attester ou contester l’existence d’une telle lettre contrairement à ses habitudes. Toutes les tentatives pour attester de l’authenticité de la lettre ont abouti à des réponses confuses. En marge d’une conférence de presse tenue hier sur l’évaluation du Système national d’intégrité, le Président de Social Watch Gustave Assah s’est contenté de condamner l’utilisation faite des réseaux sociaux qui se traduit par la pratique qui consiste à tout balancer sur la toile. Il affirme avoir reçu une vingtaine d’appels téléphoniques depuis le matin que ledit document est sur les réseaux sociaux. Du coup, on se demande si ce ne sont pas ces pressions qui empêchent Social Watch de confirmer ou d’infirmer l’existence d’une telle lettre. Jusqu’à quand le réseau va garder le silence face à la polémique qui enfle ?

M.M

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Alexandre Bello sur ‘’Président d’un Jour’’ : «Je voudrais que le Bénin ait un gouvernement non corrompu»

Alexandre-Bello

Sur ‘’Président d’un Jour’’ de ce jour jeudi 27 avril 2017, nous recevons pour vous Alexandre Bello. 11 ans, Béninois de nationalité française, il est en classe de 5ème au collège la ‘’Paix’’ à Gbèdjromèdé (Cotonou). Rond, comique, il est le cadet d’une famille de 3 enfants. Respectivement opérateur économique et communicatrice, son père s’appelle Hakim Bello et sa mère Henriette Dossou. Chers lecteurs bienvenue dans le verbatim, le compte rendu complet et fidèle de notre entretien avec le président Bello.

Matin Libre : J’ai l’habitude de demander à nos invités, comment se porte le Bénin. Avec vous, je ne dérogerai pas. Bonjour président Bello!

Le président Alexandre Bello : eh bien, je trouve que le Bénin est en voie de développement. Disons qu’il y a encore quelques petits problèmes mais ça ira.

Quelques petits problème…parlez-nous en

Mais déjà c’est un peu difficile de circuler en voiture, que ce soit même à vélo à cause des embouteillages, des bouchons. Disons que les voies ne sont pas très bonnes. Déjà, par exemple, le mardi je rentrais de Porto avec ma mère puis voilà, on est tombé dans pleins de trous. On peut dire qu’à Porto, il n’y a pas de voies.

En dehors du secteur du transport, lequel faut-il toucher pour que le Bénin connaisse son développement?

Le secteur de l’économie. L’économie béninoise est un peu mal gérée.

Un mot sur l’enseignement

Le secteur de l’enseignement est un bon secteur. Je trouve que les professeurs vont un peu en grève. Ce n’est pas bon. Il faut bien les payer, qu’ils travaillent dans de bonnes conditions. Il faut de bonnes salles de classes, à l’abri des caniveaux. Il faudrait plus d’écoles et d’universités au Bénin. Je dirais aussi qu’on a plus de mal à parler en français parce que déjà à la maison, plusieurs parents ne parlent vraiment pas français. On parle plutôt la langue de leurs familles. C’est une bonne chose mais il faut que les parents aussi apprennent à leurs enfants à parler en français. Si en classe de terminale, on a des difficultés à parler en français, il faut avouer que c’est bizarre aussi. Sinon, moi, dans ma classe, tous les enseignants ont le niveau, ils sont bien, puis, ils parlent tous correctement français. Ils expriment bien, on les comprend, et c’est comme ça dans tout le collège. Ça dépend de la qualité du service.

De l’enseignement à la santé, quelles sont vos observations?

Je trouve que la césarienne gratuite est une bonne mesure parce que même ma tante, elle a accouché par césarienne. Ça lui a fait un peu mal mais c’était toujours mieux. Rendre la césarienne gratuite, c’est une bonne action parce qu’il y a des mamans qui n’arrivent pas à payer les docteurs. C’est très cher. La césarienne gratuite est plutôt pratique. Je trouve aussi qu’au Bénin, qu’il y a beaucoup de maladies dues à la saleté comme le palu par exemple. Il y a des poubelles partout, ça attire les moustiques et autres. Aussi, le fait de ne pas dormir sous les moustiquaires…c’est les raisons fondamentales du palu. Disons que si on nettoyait un peu plus, si on organisait des campagnes, je trouve quand même qu’on n’aurait plus de problème et aussi les caniveaux et autres, faudrait les nettoyer parce que c’est ça qui amène des maladies bizarres, déjà la fièvre Lassa, la maladie du choléra, et autres. Je trouve que le Bénin est un peu sous-développé au niveau de l’hôpital, je trouve que les médecins ont besoin qu’on les écoute aussi parce que c’est difficile. Comme j’ai dit au niveau de l’enseignement, eux aussi, ils sont besoin de bonnes conditions, ils sont besoins de repos, parce qu’un médecin, ça peut se réveiller à quatre heure pour aller au boulot. Je trouve aussi que dans les cliniques, il faut avouer que c’est un peu mouvementé.  Aussi, le Bénin n’a pas assez de moyens pour se payer d’aussi bons médecins, les spécialistes. Déjà, j’essayerai de construire plus d’hôpitaux et faire venir plus de médecins spécialisés dans tout afin que le Bénin puisse bien se développer dans le secteur de la santé.

C’est une question de moyens monsieur le président    

C’est vrai. Je vois qui vivent comme ça, même les enfants ils sont nus dans la rue. Ils n’ont pas les moyens, ils gagnent difficilement leur vie, il faut les comprendre et puis même leurs familles n’ont pas beaucoup de moyens. Ça serait difficile, très très difficile pour eux de payer de grands médecins mais si on rend gratuits les soins, je ne crois pas que les grands médecins et autres, ils voudront venir. Je rendrais les soins gratuits et l’Etat paierait et puis je travaillerai aussi à diminuer les impôts. Faudrait qu’on diminue les impôts parce que plusieurs personnes se retrouvent à la rue. Tu vois des gens, ils sont dans les feux; des enfants, leurs parents n’ont pas de travail, ils vivent dans la misère.

Vous comptez donner de l’emploi à tous ceux qui sont dans le besoin?

Non, je ne crois pas.

Qu’est-ce que vous pouvez faire pour aider ces enfants de la rue?

Je construirais des centres d’accueil qui accueilleraient ces gens-là. Où, ils ne payeraient pas, ils resteraient là et on va leur trouver du boulot.

Pêle-mêle, vos appréciations du secteur énergétique, du déguerpissement des espaces publics, et de l’approche genre

En ce qui concerne les coupures de courant, j’ai remarqué ces derniers temps que ça s’est augmenté. On n’a pas assez de courant, même le pétrole. Le carburant par exemple, ça ne fait que s’augmenter. Il faudrait construire des centrales énergétiques, une centrale béninoise. Comme ça, on aura moins de coupure de courant. Le déguerpissement, d’un côté, c’est bien, de l’autre non. Je ne sais pas comment ils ont fait, les gens, où ils ont mis leurs boutiques? C’est bien parce qu’on pourra agrandir la ville, on verra moins de vendeurs, des acheteurs partout. On pourra refaire le marché et là, ce sera mieux. Pour la dernière question, je trouve qu’il y a une sorte de discrimination. Il arrive que l’homme et la femme fasse le même boulot mais que l’homme prenne plus que la femme. C’est de l’injustice. Déjà, dans chaque entreprise, les hommes et femmes qui font le même boulot, ils doivent prendre le même salaire. Il n’y aura ni plus, ni moins, mais égal et ce sera partout comme ça. On a tous les mêmes droits homme et femme. Au niveau du gouvernement, il faudrait un nombre égal. Quand j’ai vingt ministres, dix hommes, dix femmes, j’espère bien.

La gouvernance au Bénin, votre analyse

Je m’assurerais d’avoir d’abord un gouvernement qui n’est pas corrompu. Je voudrais que le Bénin ait un gouvernement non corrompu. Comme ça, on arrêtera de détourner l’argent et ça va rester dans les caisses de l’Etat. On pourra enfin construire des centres comme je vous l’ai dit. Ça participera au développement du pays.

Votre mot de la fin monsieur le président

Ouf! bien, merci de m’avoir écouté, merci de m’avoir posé quelques questions. Je vous souhaite une bonne soirée. Le Bénin évolue doucement mais sûrement.

Cyrience KOUGNANDE

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Rencontre hier entre Talon et Rodriguez : Le Bénin sous protectorat ivoirien

Talon-Rodriguez-Ouatarra

La Côte d’ivoire influence de plus en plus certaines grandes décisions des autorités béninoises. La rencontre d’hier mercredi entre le président Patrice Talon et Martin Rodriguez a confirmé cette appréhension qu’avaient certains observateurs.

 Le Chef de l’Etat et l’homme d’affaires Martin Rodriguez ont longuement discuté ce mercredi 26 avril 2017. Les deux hommes qui sont en froid depuis plusieurs années ont amorcé un processus pouvant leur permettre de fumer le calumet de la paix.  C’est une belle initiative si cela doit impacter positivement l’économie nationale. Car les deux ne devraient occulter la situation de l’usine d’égrenage du coton de Nikki, propriété de Marlan’s cotton industries (Mci), ni le dossier de Bénin Marina Hotel que contrôlait Martin Rodriguez.Mais la rencontre aurait été davantage applaudie si elle était facilitée par des sages béninois. L’actuel Médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, l’ancien président de la République, Nicéphore Soglo ou encore le clergé béninois auraient bien pu jouer ce grand rôle. Malheureusement, c’est la Côte d’Ivoire qui a décidé de réunir les frères ennemis. Hier au palais de la Marina, outre Patrice Talon, ses collaborateurs et Martin Rodriguez, on notait également la présence remarquable de l’Ivoirien Jeannot Kouadio Ahoussou,  ministre d’Etat auprès du Président Ouattara, chargé du dialogue politique et des relations avec les institutions. Les images officielles du palais de la République sont éloquentes. Les discussions faites autour des perspectives d’investissementshier, l’ont donc été sous les regards d’un grand témoin : le gouvernement ivoirien. Tout porte à croire que sous la Rupture, les Béninois sont incapables de gérer leurs propres contradictions. Ce qui devrait inquiéter bien des gens. C’est d’autant inquiétant que c’est la deuxième fois en moins d’un an que la Côte d’Ivoire intervient ouvertement dans les incompréhensions opposant de grands hommes.En avril 2016, Patrice Talon et Yayi Boni, son prédécesseur, s’étaient en effet réconciliés à la résidence privée d’Alassane Ouattara(Abidjan). Une farce puisque les deux anciens complices n’ont pas réussi à reprendre des relations normales. Au Bénin, il n’existe pratiquement pas d’autorités morales tutélaires capables d’initier des dialogues au sommet de l’Etat au point que l’ancien Dahomey est devenu un département de la Côte d’Ivoire.Seul le président Ouattara a le pouvoir de faire infléchir la position de Patrice Talon. C’est un grand recul que les autorités morales  devront réparer. Elles devront restaurer leur image. Par ailleurs, certains observateurs n’ont pas été surpris par l’implication du président ivoirien dans la guerre qui oppose Martin Rodriguez et Patrice Talon. A les en croire, ces deux Béninois ont tous des intérêts économiques à Abidjan. Et beaucoup soutiennent que le Patron des patrons béninois Sébastien Ajavon qui séjourne très souvent en Côte d’Ivoire, pourrait faire recours au président Ouattara,s’il le décide un jour, pour trouver une solution à la brouille qu’il entretient avec son ancien allié politique. Car au fond, et c’est maintenant vérifié, le gouvernement de la Rupture est bien tenu par le régime de Ouattara.   


A.S

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Sous Patrice Talon : La gouvernance à la bourgeoise

patrice talon

Le régime du président Patrice Talon a pris les rênes du pouvoir en République du Bénin depuis le 6 avril 2016. Et depuis le gouvernement  bat des pieds et de mains, pour honorer les promesses faites aux populations lors de la campagne pour la présidentielle, qui a vu propulsé Patrice Talon à la tête du pays. Cependant, après un an de gouvernance, c’est le désenchantement au niveau du peuple béninois qui avait pourtant placé une grande confiance en ce richissime homme d’affaires béninois. La gouvernance sous l’ère Talon fait penser au système capitaliste avec la structuration de la société en deux classes sociales : la bourgeoise et le prolétariat.. Patrice Talon se comporte en véritable bourgeois à la tête du pays. Les entreprises dont il avait le contrôle sont au cœur de l’activité économique, tandis que le peuple béninois, tel des prolétaires, ploie sous le fardeau de la pauvreté avec des conditions de vie qui s’amenuisent de jour en jour. Le régime du président Patrice Talon s’inspire du capitalisme sauvage qui suscita les luttes syndicales. Le Chef de l’Etat, bien qu’ayant déclaré s’être retiré des affaires est toujours influencé par les pratiques libérales. Il l’a d’ailleurs reconnu lors de sa dernière sortie sur les télévisions nationales, quand il affirmait vouloir faire désormais la politique. Le peuple béninois, à l’image des prolétaires continue toujours d’espérer les miettes qui pourraient tomber de la table garnie des bourgeois. Le Président de la République devra donc jeter un regard un peu plus social vers le peuple pour atténuer quelque peu sa souffrance.

Th.A.

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Face aux manœuvres de division : Ahossi appelle ses 22 autres collègues à resserrer les rangs

leon-ahossi

(Lire son communiqué)

Cher collègue de l'historique refus de la compromission, l'heure est au resserrement des rangs pour rester résolument dans le camp du brave, vaillant et intrépide peuple de ton pays. Les manœuvres de division et d'intoxication s'orchestrent pour t affaiblir et te rendre vulnérable. J'ai appris qu'on te dit que le Chef de l'Etat a reçu certains membres de ton héroïque groupe des 23 dont le député AHOSSI pour les convaincre à rejoindre celui des 60 à qui tu as infligé la cuisante défaite du 04 avril 2017 .je viens te dire qu'il n'en est rien, peut-être même que cela n'a pas effleuré l'esprit de notre cher et grand président.  C’est une très bonne initiative si le premier magistrat t'appelle pour échanger avec toi  sur les questions d'intérêt national. C’est une obligation citoyenne que de répondre à une telle invitation. Toutefois, n'oublie pas que tu appartiens depuis le 04 avril 2017 à une chaîne qu'on veut briser contre les intérêts majeurs de ton peuple. Tiens bon et s'il t'arrive des moments de doute, rappelle-toi KABA, BEHANZIN, BIO GUERA et aussi SAMORY TOURÉ, tous ces héros qui ont affronté le colonisateur français les mains nues ou parfois armés de simples flèches. Puise dans leur exemple la sève de dignité de ton combat. Le peuple n'est pas dupe. Il reconnaît sans amalgame tous les crapauds qui coassent à chaque saison nouvelle, cette volaille qu'on capture avec quelques grains,ces générateurs qui crépitent à la première goutte de pétrole. Reste fier et fort, ouvert au dialogue,et à tout instant reste loyal à ton statut de représentant du peuple. En avant sans relâche, nous vaincrons.

Comlan Léon AHOSSI

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Alexandre Hountondji à propos de l’An 1 de Talon : «J’ai très mal…Tout est à reprendre»

alexandre-hountondji

(Yayi Boni, l’homme «formidable»)
Le président de la coalition de la rupture qui a appelé à voter Patrice Talon est révolté. L’invité de la tribune ‘’Sous l’arbre à palabre’’ du quotidien l’Evènement précis a craché dans la soupe. Appelé mardi 25 avril 2017 au siège du journal à se prononcer sur l’actualité politique, Alexandre Hountondjia exprimé sa déception. «Nous sommes mal partis», lâche-t-il tout de suite. «On ne s’est pas parlé pour régler les problèmes du pays», poursuit-il pour révéler l’état de décrépitude de la coalition qui a porté Talon au pouvoir. Ainsi,le diagnostic se veut ‘’alarmant’’. Du «vandalisme de la constitution», pour «le manque d’humilité»,à «l’infantilisme et la naïveté politique», le docteur Hountondji va conclure que le locataire de la Marina «n’a aucune racine politique». Le Bénin selon l’homme est pétri de compétences. Seulement, déplore-t-il, ce fut «un an d’état de grâce gâché». «Pendant un an, les ressources humaines ont été gâchées…Ce qui s’est passé en un an n’est pas bon», s’indigne-t-il. Et si le tir n’est pas corrigé, va-t-il avertir, il est à craindre pour le Programme d’action du gouvernement (Pag) bien que loué. Pour des résultats probants, martèle Alexandre Hountondji, la qualité des hommes s’avère capitale. «J’ai très mal…Je suis révolté…Tout est à reprendre; la gestion, l’équipe», fait-il remarquer avant de convier Talon et son gouvernement à la modestie, à l’humilité. En réalité, va-t-il confier,«si Talon échoue, c’est que quelque part, j’ai échoué». Toutefois, il refuse de se laisser aller au pessimisme. Alexandre Hountondji croit en les potentialités de celui qu’il a porté au pouvoir et l’appel bien qu’allégorique se veut persistant. «L’arbre tordu qui vous a amené aux cimes, on ne le coupe jamais», a-t-il laissé entendre.

Yayi, l’homme «formidable»

Les prises de bec «épiques» entre Yayi Boni et son ancien conseiller politique n’ont pas déteint sur le jugement que Alexandre Hountondji a de lui. Se prononçant sur les souvenirs qu’il a du prédécesseur de Patrice Talon, c’est le visage tout rayonnant, qu’il a affirmé que Yayi Boni est un homme formidable avec une cervelle en hyperactivité constante. «D’abord, c’est un maniaque du travail. Celui-là, je crois que ce qui peut lui faire mal aujourd’hui, c’est l’inaction. Yayi Boni c’est un hyper actif. Une journée qui commence se termine le lendemain…C’est un boxeur, un grand boxeur… C’est un homme formidable. Même quand son état est grave, il se lève pour travailler. C’est un homme très intelligent aussi. Il sait avoir ce qu’il cherche…», souligne Alexandre Hountondji.

Cyrience KOUGNANDE

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