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Politique

Après la réaction des Magistrats : Jérémie Adomahou invite l’Unamab à faire parvenir ses amendements

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Face à la réaction de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) sur la question de la révision de constitution, le député Fdu  Jérémie Adomahou, après la première  réunion de la commission des lois, s’est adressé  lors d’une discussion à bâtons rompus, aux magistrats afin qu’ils fassent parvenir aux députés leurs amendements pour un  meilleur examen du projet du gouvernement au lieu de battre le macadam.

« ….Quand on parle de référendum, c’est qu’il faut aller consulter le peuple pour son « oui » ou pour son « non » sur le projet de révision de la constitution. Si cela doit être le cas, c’est qu’il faut soumettre au peuple le projet du gouvernement en l’état.  Je pense qu’il faut faire confiance aux députés en leur permettant de faire des amendements encore que le gouvernement est favorable  à ce sujet   sans quoi on ne fera jamais de révision dans ce pays  », a demandé  l’honorable Jérémie Adomahou. Pour lui, l’Unamab  pourrait se recroqueviller pour pondre un document dans lequel se trouveraient ses amendements à faire parvenir aux députés. Pour rassurer les uns et les autres, l’honorable Jérémie Adomahou estime que le débat sera riche et les députés vont étonner positivement l’opinion publique, le moment venu. Déjà que les parlementaires sont sur le terrain pour recueillir les amendements des populations sur la révision de la constitution. Pour le député FDU, c’est maintenant plus que jamais qu’il faut se battre pour la révision de la constitution. Après 27 ans d’expérimentation, la loi fondamentale a besoin d’être toilettée pour permettre au Bénin de décoller.  A ce propos,   tout le monde doit jouer sa partition à commencer par les grogneurs.  La grogne ne fait pas progresser le débat autour de la révision de la constitution ».

Propos recueillis par Kola Paqui

Réaction de Michel Adjaka, Président de l’Unamab

Hier, sur sa page Facebook, Michel Adjaka a donné sa position quant à l’invite du député Jérémie Adomahoun sans le citer nommément.

« La consultation des populations, entreopportunité et légalité

Je remercie les députés pour leur démarche tendant à solliciter les observations de l' Unamabpour une réécriture du texte à eux soumis.

Personnellement, je relève que le projet en examen soulève plusieurs problèmes qui ne peuvent pas trouver solution en une session extraordinaire qui ne dure que quinze jours.

Mieux, la consultation des populations qu'ils ont initiée me paraît inopportune et illégale.

Inopportune, parce qu'ils n'ont pas eux-mêmes eu le temps nécessaire de s'approprier du contenu du projet soumis à leur étude. Il est donc peu probable qu'ils en discutent véritablement avec les populations afin que celles-ci y donnent leur consentement éclairé.

Illégale, parce qu'ils n'ont pas un mandat impératif. Nos députés n'ont donc pas besoin de l'avis de leurs mandants avant de se prononcer sur ce fameux dossier, puisqu'ils votent régulièrement des lois sans l'avis de ceux-ci.

Le droit de nos populations à être consultées sur la loi fondamentale de notre pays, un texte devant régir les générations futures, est inaliénable. Il ne peut être troqué contre une prétendue consultation, surtout que celle-ci soulève une équation de fiabilité et de sincérité de la volonté exprimée par les populations.

C'est pourquoi, je souhaite sincèrement que nos députés retournent au parlement pour y exercer leurs pouvoirs constitutionnels.
Les observations qu'ils sollicitent ne peuvent efficacement pas être intégrées au texte initial lors d'une session extraordinaire.

On ne rédige pas une loi fondamentale dans la précipitation; parce qu'au delà de la lettre du texte, il faut veiller sur sa cohérence, son harmonie et son esprit. Seul un retour à l'envoyeur serait l'option salutaire pour ramener le calme au bercail et favoriser une prise en charge convenable et consensuelle de la réforme envisagée.

Et lorsqu'on aura adopté un document nationalement consensuel, on le soumettra au parlement pour la prise en considération, conformément aux dispositions de l'article 154 de la constitution du 11 décembre 1990 avant de passer au référendum.

Chers députés, le peuple a faim, et on ne révise pas un texte d'une telle importance pour une nation le ventre affamé et sous pression.
Je vous remercie ».

Michel ADJAKA

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Conseil des ministres : Voici les points abordés

pascal-koupaki

Pascal Irénée KOUPAKI
Ministre d'Etat
Secrétaire Général de la Présidence

Mercredi, le 29 mars 2017

Le Président de la République, Chef de l'Etat, Chef du Gouvernement, a présidé la session hebdomadaire du Conseil des Ministres, qui s'est tenue ce mercredi 29 mars 2017.

J'ai retenu pour vous quatre sujets majeurs parmi la vingtaine de l'ordre du jour.

1- Etudes de faisabilité technico-économique, environnementale, sociale et de sécurité routière pour l'aménagement du contournement nord-est et des berges de la lagune de Cotonou.

Au nombre des projets phares de Bénin Révélé, dans le domaine des Infrastructures et du Cadre de vie, figurent:

- la construction d'un axe routier de contournement nord-est de la ville de Cotonou;
- l'aménagement d'une voie portuaire;
- la réalisation d'une bretelle reliant la voie portuaire à l'axe de contournement nord-est;
- ainsi que l'aménagement des berges de la lagune de Cotonou.

Pour engager la réalisation de ce projet de grande envergure, il faut d'abord disposer de tous les dossiers techniques. Le bureau EGIS International, qui a de bonnes références, a été identifié. Ce bureau a soumis une offre technique et financière globale pour la réalisation de toutes les études de faisabilité technico-économique, environnementale, sociale et de sécurité routière pour l'aménagement du contournement nord-est de Cotonou.

L'offre soumise comprend également:

- l'assistance au maître d'ouvrage pour le recrutement d'un concessionnaire;
- l'identification des personnes affectées par le projet;
- l'évaluation du coût de leur indemnisation ;
- ainsi que l'étude de trafic et de sensibilité au peage.

Entre temps, EGIS International a été déclaré adjudicataire pour les études d'aménagement des berges.
Aussi, en vue d'une bonne cohérence entre les deux études portant sur les mêmes zones, a-t-il été décidé de les associer et de faire réaliser les études par le Bureau EGIS International. Le coût de réalisation des études de faisabilité, d'avant-projet sommaire et d'avant projet détaillé sur l'ensemble des itinéraires, après négociations, s'élève à environ 5 milliards de FCFA.  Les Ministres concernés ont donc été instruits à l'effet de signer le contrat de marché y relatif.

2- Exécution des travaux d'aménagement et de bitumage de certains axes routiers en mode BOT.

Au nombre des projets routiers de Bénin Révélé, il y a l'aménagement et le bitumage de la Rocade de Porto¬Novo (section 1) allant de Beau rivage au début du Boulevard du cinquantenaire en 2X2 voies prenant en compte le pont de Zounvi et la rue des manguiers menant à l'Assemblée nationale (9,5Km).

Il y a aussi l'axe Porto-Novo/Pobè/Obèlè/Frontière du Nigeria (79 Km) et la bretelle Zian/lgolo/Frontière Nigeria (12,09Km); ainsi que l'axe Pobè/Adja-Ouèrè/Ouinhi (22,10 Km).

Il convient d'abord de rappeler qu'en novembre 2016, le Gouvernement avait autorisé l'exécution des travaux par l'entreprise sud-africaine STEFANUTI. Malheureusement celle-ci n'a pu obtenir l'assurance de financement auprès de son institution bancaire. La Convention de financement n'a pu être signée. Des négociations ont été engagées avec la Société OFMAS International SA (une Entreprise béninoise) et ont permis d'arrêter le montant total des travaux à la somme de 164,5 milliards de FCFA. Par ailleurs, il apparaît que les conditions de financement convenues avec OFMAS International sont meilleures que celles de l'entreprise initialement retenue. C'est pourquoi le Conseil a autorisé l'exécution des travaux d'aménagement et de bitumage des axes routiers considérés en mode BOT.
Il a, en outre, instruit les Ministres concernés aux fins de signer avec OFMAS International SA, le contrat pour l'exécution des 122,7 km de voies.

3- Réalisation des travaux de la contrepartie béninoise dans le cadre du projet de construction de l'Hôpital de zone d'Allada.
 
Notre pays bénéficie, de la part du Japon, du financement de la construction et de l'équipement d'un Hôpital de zone à Allada, pour une capacité de 65 lits. Le Conseil a entendu la Communication faisant le point des diligences qui incombent à notre pays. Le Ministre de l'Economie et des Finances a été instruit à l'effet de mettre à la disposition du Ministère de la Santé, dans un délai très rapproché, la somme de 1,080 milliard pour assurer l'évolution normale du chantier de l'Hôpital de zone d'Allada.

4- Signature de deux décrets à l'issue du Conseil

Gouvernance Secteur éducatif

1- Comme suite logique à sa décision du 22 février 2017, le Conseil a adopté le projet de décret portant organisation des examens nationaux pour l'obtention du diplôme de Licence et de Master dans les établissements privés d'enseignement supérieur non homologués par l'Etat. Cette disposition transitoire sera mise en œuvre à compter de 2017 pour une période (transitoire) de 3 ans, prenant fin en 2019.
Dans l'intervalle, les établissements prives d'enseignement supérieur concernés devront réunir les conditions réglementaires pour leur homologation.

Gouvernance du secteur forestier

2 - Pour donner corps à ses décisions du 1 er mars 2017, le Conseil a adopté le projet de décret portant nouvelles mesures d'exploitation, de commercialisation, d'exportation du bois et des produits de bois en République du Bénin.

Ce décret fixe notamment une redevance pour la préservation de l'environnement en fonction du niveau de transformation de bois, du bois brut (25), aux produits finis élaborés et de l'artisanat en bois (2 ).

Je vous remercie.

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Mairie de Cotonou : Léhady Soglo parle de la révision de la Constitution

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Le président du conseil municipal et Maire de la ville de Cotonou LéhadyVinagnonSogloa procédé hier mercredi à l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2017 du conseil communal. Actualité oblige, il s’est prononcé sur la question brûlante de la révision de la constitution. Evoquant le sujet, le premier citoyen de Cotonou s’est exprimé en ces termes : « cette constitution, malgré ses imperfections, a été le garant de notre paix et de notre stabilité depuis 27 ans ». Il  a ensuite fait constater que « le projet de loi constitutionnelle actuellement source de polémiques reformule 43 articles de la constitution, affecte presque toutes les institutions de la République (leur mode d’organisation, leurs attributions, leurs règles de fonctionnement), soustrait désormais le Chef de l’Etat de la justice, y compris à la fin de ses fonctions, quel que soit le délit ou le crime commis, confisque la signature du peuple en retirant au parlement un droit fondamental , celui de ratifier les accords internationaux ». Fort de ces remarques, le président du conseil municipal de Cotonou s’interroge : « Dans ces conditions, le parlement peut-il prendre seul la responsabilité de réécrire la constitution sans s’en référer au peuple souverain ? ».

Après avoir invité les conseillers à être à l’écoute de leurs populations dans le contexte sociopolitique actuel marqué par la paupérisation, le mécontentement et la crise sociale, l’autorité communale a dénoncé les acharnements orchestrés contre le pouvoir local. Pour le Maire, l’absence de dialogue entre l’exécutif et les élus ainsi que le non-respect des textes de la décentralisation constituent des freins à l’expression de l’Etat de droit. « Pourtant le pouvoir exécutif ne doit en aucun cas se substituer aux élus. Le gouvernement et les communes ne sont pas en compétition, leur complémentarité est indispensable. Le salut des populations, j’en suis convaincu, sera le fruit de relations apaisées entre le gouvernement et les communes », a-t-il martelé. Dénonçant cette gouvernance exécutive marquée par l’absence de concertation, de consensus et de considération aussi bien pour les populations que pour les institutions, Léhady V. Soglo s’interroge : « Peut-on reformer sans recherche de consensus ? ». Pour renchérir ses propos, il a cité l’ex-Directeur de l’organisation mondiale du commerce Pascal Lamy qui déclarait dans une interview accordée en Juin 2016 au magazine ‘’ Le Point’’ : « Réformer, c’est convaincre. Passer en force ne sert à rien si le responsable politique n’a pas auparavant expliqué à tous pourquoi il bougeait les lignes (…). Faire des réformes en promettant que de la sueur et des larmes ne marche pas en temps de paix. (….). Passer en force est une illusion ».

Il convient de préciser qu’au cours des trois jours de session, les travaux porteront sur l’adoption du rapport d’activités du Maire, le compte-rendu des missions effectuées, les interpellations de la ville, le compte-rendu sur le contentieux entre la Mairie de Cotonou et la société SODECIB. Aussi, faut-il ajouter les points relatifs à l’autorisation pour l’élaboration du Plan de Développement Communal (PDC), sans oublier le point sur la mise en place de la Commission de gestion foncière (COGEF).  

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Révision de la Constitution : Les grands absents du débat

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Plusieurs grandes voix manquent toujours au débat sur la révision de la Constitution. Ce sont des personnalités qui pourraient davantage éclairer le choix des Béninois. Beaucoup attendent  leurs appréciations pour se faire une religion sur le projet déjà décrié de Patrice Talon.

Janvier Yahouédéou

Très engagé dans la lutte contre la corruption, il avait dénoncé les visées opportunistes qui entouraient le projet de révision de la Constitution sous l’ancien président Mathieu Kérékou. Il s’était également battu contre l’initiative prise sous le régime de Yayi Boni. A travers affiches et dépliants, le député de la 24ème circonscription électorale avait fustigé les pièges qui infectaient le projet que voulait imposer l’ancien président Yayi Boni aux Béninois.

Robert Dossou

Ancien juge constitutionnel, Robert Dossou n’a pas également pris position. Celui-là même qui a été président du comité préparatoire de la Conférence nationale et qui a d’ailleurs  une longue pratique de la Constitution du 11 décembre 1990, dispose d’une expertise avérée. Il s’était certes insurgé contre l’idée de limitation des partis politiques  lors du colloque organisé par le Centre de droit constitutionnel le 28 février dernier à l’occasion des 27 ans de la Conférence nationale. Mais sa lecture du projet de révision du gouvernement de la Rupture est toujours attendue. Ses éclaircissements devront être d’apport indéniable au débat. Seulement, beaucoup affirment que l’ancien président de la Cour constitutionnelle serait tenu par un devoir de réserves.

Maurice Ahanhanzo-Glèlè

Désigné  comme le Père de la Constitution du 11 décembre 1990, il avait présidé une commission technique chargée de la relecture de la Constitution sous le président Yayi Boni. Cet ancien Professeur de droit public avait également critiqué le projet de révision rédigé sous le Changement.  Cette année, Maurice Ahanhanzo-Glèlè est moins audible sur le sujet. A part l’appel à la mobilisation lancé aux jeunes lors de la célébration des 27 ans des assises historiques de Plm Alédjo, l’ancien président de la Haute Cour de justice n’a pas accordé d’interview sur le sujet brûlant.

Célestine Zanou
 
Très présente sur la scène politique nationale sous le régime du Changement, Célestine Zanou se fait de plus en plus rare. Celle-là qui s’était engagée contre la révision opportuniste de la Constitution observe un mutisme intriguant. Une position qui amène des observateurs à souligner qu’elle s’est obligée à garder le silence car son candidat lors de la dernière présidentielle, Abdoulaye Bio Tchané est aujourd’hui le numéro 2 du gouvernement de Patrice Talon. Elle a peut-être signé un pacte de non-agression avec la Rupture.

Antoine Détchénou

Alors qu’il s’était beaucoup illustré malgré son âge avancé sous Yayi Boni, le président du Front citoyen pour la sauvegarde des acquis la démocratie est aphone depuis avril 2016. L’ancien Directeur de cabinet de l’ancien président Ahomadégbé qui avait combattu la révision de la loi fondamentale sous Yayi Boni a perdu sa voix aujourd’hui.

Hélène Kèkè Aholou

L’ancienne députée Hélène Kèkè Aholou, a, elle, pratiquement disparu de l’arène politique depuis l’élection de Patrice Talon. Sur la question cruciale de révision de la Constitution, l’avocate et ancienne présidente de la Commission des lois à l’Assemblée nationale est également totalement absente. Son silence inquiète d’autant qu’elle était très active en 1990 à la Conférence nationale en tant que 2ème Rapporteur.

Joseph Gnonlonfoun
 
Idem pour le Médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun. Ancien magistrat et ancien ministre de la Justice, il n’a pas encore opiné sur ce sujet qui engage la vie de toute la Nation. Or, ancien président de la Commission électorale nationale autonome, il en a vu d’autres. C’est un homme d’expériences dont la qualité des réflexions devrait plutôt influencer le grand débat en cours.Sous Yayi Boni, il a présidé la deuxième commission de la loi fondamentale.

Bruno Amoussou

La réaction de Bruno Amoussou n’est pas moins importante. Mais depuis que le gouvernement a envoyé son projet au Parlement, le président de l’Union fait la Nation (Un) n’a toujours pas rendu publiques ses observations. Sa position actuelle, parce que l’Un est plutôt proche du pouvoir, pourrait-elle l’empêcher de faire une lecture juste  du projet initié par Talon? Si la question est bien difficile, Bruno Amoussou a, lui, une responsabilité à assumer, et une mission à accomplir devant l’histoire. Son apport compte.

Nicéphore Soglo

Last, but the least, l’ancien président Nicéphore Soglo. En 2013, il avait mis en garde Yayi Boni contre une réforme constitutionnelle intéressée. Cette fois-ci,l’ancien Maire de Cotonou n’a pas encore rompu avec la discrétion. Or, sa parole est très attendue. Comme lui, les autres personnalités citées ont toutes des rôles à jouer pour que le projet de révision envoyé au Parlement  soit  amendé enrichi ou simplement retiré.

Martin Assogba

Nommé récemment au Conseil des marchés publics, cette position l’empêche-t-il d’opiner sur le projet constitutionnel? Martin Assogba pourrait déjouer les appréhensions des uns et des autres. Ce qu’il n’arrive pas à faire depuis quelques mois. Ce silence amène beaucoup d’analystes à affirmer que sous Yayi, les luttes de Martin Assogba, président de l’Ong Alcrer étaient politiques. A lui de démentir.

Mike MAHOUNA (N.P)

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Tournées explicatives des députés : Une campagne médiatique tronquée pour faire passer le projet

politique

Des députés donneraient-ils dans la manipulation? Tout porte à le croire. Leur descente sur le terrain, suite à la transmission au Parlement du projet de révision de la Constitution, n’est pas innocente.

Ils ont investi depuis quelques jours leurs villages et hameaux pour discuter du projet de révision de la Constitution. Plusieurs députés font croire à l’opinion que la population a accepté l’initiative très critiquée du gouvernement. Or sur le terrain, les populations résistent et dénoncent.A peine ont-ils pris connaissance du texte qu’ilsrejoignentleurs localités d’origine pour offrir ce spectacle. Beaucoup n’ont pas eu le temps de bien lire et d’assimilerle texte envoyé par le gouvernement. Par ailleurs, cette descente est « trop spontanée » pour ne pas attirer des soupçons. Il faut  que cela soit clair : cette initiative de certains députéscache bien des choses. Certains déjà sûrs de leur choix, ont voulu montrer qu’ils ont guidés dans leur position par leurs mandants. Alors que des informations persistantes font état des risques de manipulation lors de l’examen du projet de révision, ils tentent de se trouver une légitimité pour se couvrir. La majorité des populations est contre le projet envoyé au Parlement. Mais on tente de montrer le contraire dans les médias. Des députés font donc dans la manipulation. Ils sont décidés à travestir les sentiments du peuple pour cautionner la forfaiture en préparation.

M.M

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Tournée des députés : Qui paie la facture ?

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Le projet de loi sur la révision de la Constitution envoyé au Parlement sert de prétexte au retour des députés à la base pour des séances de reddition de compte. Pour un texte dont ils ne sont pas auteurs, les députés de la 7e législature parcourent villes et campagnes pour soi-disant recueillir l’avis de leurs mandants. A deux ans des législatives, cette opération de charme prend plutôt l’allure d’une campagne précoce.Seulement, les Béninois sont curieux de savoir qui paie la note de ce soudain regain d’activités des parlementaires.

Le  refus unanime de l’étude en procédure d’urgence du projet de loi sur la révision de la Constitution de la part des députés était donc  en réalité stratégique.La révision ou non de la loi fondamentale est le sujet parfait pour certains députés de chercher à renouer avec leur base à deux ans des législatives. Surtout que parmi le lot, la plupart ne sont pas retournés voir leurs mandants depuis qu’ils sont à Porto-Novo. Mais les voilà subitement qui viennent les bras chargés de cadeau pour soi-disant parler du débat en cours sur la révision de la Constitution, dans un contexte où des rumeurs de 100 millions par député pour voter le projet de révision circulent et où on parle de la nécessité d’un large consensus. Sont-ils allés chercher le consensus dans les villes et campagnes ? Qui les a mandatés pour un tel exercice ? Est-ce le Parlement, l’Exécutif auteur de la proposition de loi ou c’est de leur propre chef ? Toujours-est-il que sur le terrain, le discours des députés laisse entrevoir que, sans avoir étudier le projet, ils ont déjà fait leur propre opinion sur le sujet et qu’à moins d’un cataclysme, la Constitution sera révisée au parlement. D’ailleurs pendant qu’ils disent être en train de recueillir l’avis de leurs mandants, la Commission des lois a déjà jugé le projet recevable. Et puisqu’ils n’ont pas un mandat impératif, peu leur importe que les populations adhèrent ou non au projet de révision. La belle preuve est que dans les localités où on note une résistance, les députés en mission essaient de minimiser la réaction des populations en l’attribuant à l’œuvre d’ennemis politiques.

A quelques exceptions près, les députés sont acquis à la révision de la Constitution, la majorité pour qu’elle se fasse au parlement et une minorité pour que le projet soit envoyé au référendum. L’exercice auquel ils s’adonnent actuellement ne serait donc que du folklore mais un folklore avec une conséquence positive, renouer avec la base. Et tout porte à croire que quelqu’un leur a donné cette opportunité soità ses propres frais, soit au frais du contribuable.

B.H

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Doloris Toudonou sur ‘’Président d’un Jour’’ : «Porto-Novo mérite son titre de capitale du Bénin mais...»

Doloris-Toudonou

Porto-Novo, la ville capitale. Nous sommes à Adjarra, quartier Yêvié. Votre rubrique ‘’Président d’un jour’’ dépose ses valises dans la maison Toudonou. Effilée, le teint noir, les cheveux coupés, elle revint des études ce samedi 24 mars 2017. Dans son salon, l’équipe de votre journal l’attendait patiemment. Malgré les griffes de la faim et le délicieux plat de riz déjà apprêté, elle a d’abord choisi de se soumettre à nos questions. Elle, c’est Doloris Jerry Toudonou. Et c’est à elle que le verbatim de ce jour doit son histoire.

Matin Libre : Conçue pour permettre aux élèves de s’exprimer sur la gestion de la chose publique, votre rubrique donne aussi l’occasion aux dirigeants de s’imprégner des difficultés que vivent les plus jeunes afin de prendre en compte, dans la mesure du possible, leurs propositions. Depuis donc décembre, ‘’Président d’un jour’’ écrit son livre. Si, toute l’étendue du territoire national y est concernée, ce n’est alors pas un hasard que la cité aux trois noms nous reçoive. Et c’est le Collège d’enseignement général (Ceg) I qui est à l’honneur sur ‘’Président d’un jour’’. Doloris Jerry Toudonou y est, en effet, élève en classe de 2nde C. Fille aînée d’une famille de trois enfants, elle a 14 ans. Son père, Hyppolite Toudonou  et sa mère, Amélie Adandé, sont respectivement, enseignant et Sage-femme d’Etat. Doloris raffole du riz accompagné de la sauce d’arachide avec du poisson. Ecouter de la musique nigériane, se balader avec ses camarades, restent ses loisirs. Fidèles lecteurs, bienvenue dans le compte rendu complet et fidèle de notre entretien avec la présidente Toudonou!

D’entrée, madame la présidente, pourquoi la série C ?

La présidente Doloris Toudonou : J’ai choisi la série C parce que mon objectif c’est de faire la gestion des banques. Je vois que, aujourd’hui, notre économie n’est pas bonne. On ne gère pas notre économie comme il le faut. Notre économie aujourd’hui est mal gérée. Il y a la corruption et puis dans les banques, les salaires ne sont pas remis comme il le faut. Elles enlèvent des pourcentages. Elles vont enlever mais elles exagèrent. Pour que l’économie soit ce qu’elle doit être, il faut que tout le monde ait un boulot. Au Bénin, le secteur économique m’intéresse parce que je compte gérer l’économie béninoise.

Vous pensez pouvoir offrir du travail à tous ceux qui sont dans le besoin?

Au maximum, on peut le faire. On peut créer des associations de fabrication, former des gens par exemple dans l’artisanat. Aujourd’hui, on n’a pas les moyens pour satisfaire à tous nos besoins.

Madame la présidente comment trouvez-vous Porto-Novo en tant que capitale du Bénin?

Porto-Novo mérite son titre de capitale du Bénin mais, bon, à Porto Novo, il n’y a pas de routes, il y a trop de creux. Dans certains quartiers, il n’y a pas de courant. Certains quartiers sont attractifs. Il faut construire des routes à Porto-Novo, électrifier tous les quartiers, et organiser des journées de salubrité pour que la ville soit au moins attractive.

Un mot sur l’enseignement madame la présidente

Il y a certains enseignants qui n’expliquent pas le cours comme il le faut. Ils n’ont pas le niveau qu’il faut.

Humm! vous, vous avez remarqué que les professeurs n’ont pas le niveau qu’il faut!

Oui. Aussi, il serait mieux qu’on finisse les cours à 15h. Quand on finit à 19h, il y a souvent des bagarres qui se produisent entre élèves, entre les membres de l’administration. L’enfant qui sort aussi à 15h, aura plus de facilité à apprendre ses leçons parce que quand on sort à 19h, le temps ne suffit pas pour apprendre les cours. Quand on prend le secteur de l’enseignement, avant, on avait beaucoup de professeurs qui sont des vacataires mais aujourd’hui, on a beaucoup de titulaires. Les professeurs, quand ils étaient vacataires, ils ne prennent pas le soin de nous expliquer le cours, ils sont pressés et on ne comprend pas le cours comme il le faut mais, maintenant qu’ils sont titulaires, ça va.

Ah! ça alors! madame la présidente de l’enseignement à la santé, qu’elles sont vos observations?

Aujourd’hui on n’a pas les hôpitaux de référence comme il le faut. On n’a pas beaucoup d’agents de santé qui sont qualifiés. Aussi, ils font des grèves et beaucoup de personnes meurent. Pour mettre fin aux grèves dans le secteur de la santé, on peut…Aujourd’hui, ils sont en train de réclamer des primes, on peut leur attribuer ces primes-là. On peut leur accorder les ¾.

La culture, on en parle aussi sur ‘’Président d’un jour’’

Le secteur culturel… Aujourd’hui, beaucoup de Béninois ne s’intéressent pas à la tradition. La tradition aujourd’hui ne compte plus pour eux. Nous ne mettons pas en valeur ce que nous avons comme héritage. Par exemple notre habillement.

(Rire) Vous et moi sommes en robe-là!c’est tout sauf le pagne, c’est tout sauf traditionnel. Est-ce à dire que nous ne valorisons pas notre tradition ?

La qualité des pagnes aujourd’hui n’est pas bonne.

Puisque vous parlez de la valorisation de notre culture, qu’est-ce qui explique votre préférence pour la musique nigériane ?

Moi j’aime les musiques nigérianes parce que les sons qu’ils émettent dans la musique, c’est intéressant chez moi.J’aime pas trop leur musique au Bénin. J’aime les musiques béninoises qui parlent de ce qui se passe.  J’aime ‘’Maman’’ de Miss Espoir (elle fredonne Ndlr); j’aime aussi Zeynab. La plupart des artistes béninois chantent pour chanter.

Que faut-il donc faire pour donner vie à la musique béninoise?

Pour redonner vie à la musique au Bénin, on peut organiser des soirées. On peut dire aux artistes béninois de faire l’école de musique pour se former avant de commencer par chanter parce que beaucoup d’entre eux, ne savent pas chanter.

Votre mot de la fin madame la présidente

J’aimerais dire à tous les Béninois de se patienter parce que ce qui se passe actuellement dans le pays n’est pas trop intéressant. On est dans une, je ne vais pas dire qu’on vit dans une misère mais, nous sommes en route. Talon à dire de se patienter dans deux ans. Mais, dans deux ans, beaucoup de personnes peuvent mourir.  Il faut vite faire les choses.

Cyrience KOUGNANDE

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Politique nationale : Atrokpo et des députés Rb créent bientôt un parti

luc-atrokpo

La fronde à la renaissance du Bénin est beaucoup plus profonde qu’on ne le pensait. Depuis la lettre de soutien des députés Rb aux actions du président Patrice Talon au lendemain de la réunion du bureau politique à laquelle les députés affirment n’avoir pas été invités, les positions se radicalisent de part et d’autre ? De sources concordantes, on apprend que les députés contestataires sont décidés à en découdre avec le président du parti Léhady Soglo. La prochaine étape sera sans doute la création d’un parti politique. Et pour y arriver, ils sont décidés à enrôler tous ceux que la Rb compte de leaders afin de laisser à Léhady Soglo une Rb vide, convaincus qu’ils sont que sans eux la Rb n’a aucun poids sur l’échiquier politique national. Le maire de Bohicon Luc Atropo serait déjà avec les députés dissidents dont l’objectif est de récupérer l’électorat fon, toujours resté fidèle à la Rb, dans la perspective des prochaines joutes électorales. A la manœuvre, certains ‘’Rupturiens’’ qui en veulent à Léhady Soglo et qui veulent semer la discorde entre lui et ses lieutenants afin de le fragiliser sur le plan politique. Le péché du président de la Rb, c’est de n’avoir pas depuis déclaré son soutien au régime de la Rupture comme l’a fait Adrien Houngbédji, son acolyte aux côtés de Lionel Zinsou lors de la présidentielle de 2016. Les jours qui viennent annoncent beaucoup d’agitations du côté de la Renaissance du Bénin.

Worou BORO

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Révision de la Constitution/Audience chez le Clergé : Le Fsp repart rassuré

FSP

‘’…la vitesse supérieure, si Talon ne nous écoute pas’’
Le Front pour le Sursaut Patriotique composé des Fcbe, du Plp et du Pcb a tenu  hier, mardi 28 mars 2017, une rencontre avec le président de la conférence épiscopale du Bénin. Au menu des échanges, la situation socio-économique et politique du pays marquée surtout par la révision de la Constitution.

Selon les explications des initiateurs, l’objectif  de la rencontre était d’aller exprimer aux évêques, les inquiétudes du Front par rapport à la situation socio-économique et politique du pays et inviter par la même occasion le clergé à jouer sa partition comme il l'a toujours fait en de pareilles circonstances. « Le clergé a su toujours prendre ses responsabilités devant l'histoire », a fait savoir Laurent Mètognon, porte-parole du front.  « Le front lui a donc demandé de faire de même cette fois-ci encore pour éviter au peuple de subir le grave danger que constitue le projet de révision de la Constitution envoyé à l'Assemblée et qui n'est qu'un amas de dispositions liberticides et antidémocratiques », a-t-il martelé. « Nul n'ignore le rôle que Monseigneur de Souza a joué dans le processus démocratique de notre pays pendant la Conférence nationale et aux premières heures du renouveau démocratique », a rappelé  Mètognoon.  C'est cela qui justifie à l’en croire, la démarche du Front pour le sursaut patriotique à l'endroit du clergé catholique en rencontrant la Conférence épiscopale du Bénin (CeB). Pour le porte-parole, la Conférence épiscopale du Bénin a toujours joué un rôle important en faveur de la paix sociale, de l'unité et de la cohésion nationale lors des grands tournants de l'histoire du peuple béninois. « Nous demandons au clergé d’intervenir parce que  aujourd’hui, lorsque le peuple est en danger, ils savent et connaissent les mots pour pouvoir ramener la paix », a-t-il signifié. Laurent Mètognon a reconnu le soutien du Pcb pour le Chef de l’Etat lors de la présidentielle, mais il a tenu à justifier son engagement aux côtés des Fcbe et du Plp face au denier développement de l’actualité : « Hier, le parti communiste a appelé à voter Patrice Talon », a-t-il reconnu. «  Mais aujourd’hui, la Constitution qu’il veut réviser en force, nous pensons que c’est un danger », se désole-t-il.Tous autant que nous sommes, nous voulons la paix. », a déclaré le porte-parole.  Mais affirme-t-il,  les rapports de force sont tels que lepeuple est obligé de dire aux députés « attention nous vous avons à l’œil », et qu’ils ne se donnent pas à l’argent du président de la République pour voter la loi liberticide contre ce peuple. « Si par extraordinaire, le projet de loi passait à l’Assemblée, ils auront le peuple à l’Assemblée, sur l’esplanade ; nous l’avons fait par le passé, nous le ferons encore », avertit-il. Laurent Mètognon ne cache pas le désarroi du peuple face à la morosité ambiante qui règne dans le pays « demain nous serons dans les rues parce que le peuple en a marre, le peuple a faim ; il ne veut pas que l’impunité soit érigéeen règle dans une constitution, il ne veut pas que les institutions soient fragilisées dans notre pays, il ne veut pas que le président ratifie les prêts sur le dos du peuple », s’exclame-t-il. Le président de la conférence épiscopale du Bénin a pris bonne note des préoccupations du Front et a promis jouer sa partition dans l'intérêt supérieur de la nation. Il a appelé à cultiver la bonne gouvernance, l'amour du Bénin uni et à l'humilité dans la gestion des affaires publiques. Pour lui, il faut penser au Bénin et aux Béninois d'abord. Le Front rencontrera demain Nicéphore Soglo et Bruno Amoussou.

Th.A

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Sensibilisation sur la révision de la constitution : Le Prd en difficulté sur le terrain

adrien-houngbedji

Si pour les autres députés la campagne sur la révision de la constitution se passe sans ambages, ce n’est pas le cas chez les députés Prd. Ces derniers rencontrent de terribles difficultés sur le terrain quand il s’agit de parler de la question de la révision de la constitution, laquelle question  laisse les peuples plus ou moins dubitatifs.

En effet, le camouflet essuyé lors des élections présidentielles passées continue de se faire sentir. Le scénario de la présidentielle où les populations de la 19e circonscription n’avaient pas suivi le consigne de vote du Prdrisque d’arriver. Elles iront une fois encore contre la volonté de leur leader politique qu’est Maître Adrien Houngbédji. Celles-ci laissent facilement entendre que si Talon et Houngbédji veulent de la révision de la constitution, pourquoi les embarquer, elles ? D’abord le nombre très infirme des populations qui sortent pour assister à ces séances de sensibilisation sur la révision de la constitution, annonce déjà les couleurs du nouvel épisode malheureux. L’autre difficulté est que le peuple est trop braqué et ne veut plus entendre parler de Talon et de la constitution s’il n’arrive toujours pas à subvenir à leur faim. En choisissant  d’accompagner le régime Talon, Adrien Houngbédji et les Prd pensent se réconcilier avec leur électorat. Malheureusement, la campagne sur la révision de la constitution a tôt fait de démontrer  le contraire. Le mal persiste l’électorat n’est pas content de la position du Prd face au gouvernement actuel. La seule raison est que pendant qu’il a faim, on suspend ses activités par l’opération de déguerpissement des domaines publics alors qu’on n’était pas prêt pour l’exploitation de ces domaines. Ce dernier semble dire que le ventre affamé n’a point d’oreille. Bien que  Augustin Ahouanvoébla et les siens s’emploient à expliquer les raisons qui expliquent cette volonté du Prdà opter pour la révision de la constitution et les avantages liés à cette révision de la loi fondamentale, les populations semblent faire la sourde oreille. Elles ne sont pas toujours du même avis que les responsables politiques du Prd.

Kola Paqui

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