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Politique

La Loupe : Affaire Dangnivo, Affaire Icc-Services

Dangnivo

La rocambolesque affaire Dangnivo, qui fait partie des événements ayant terni l’image de l’ancien Président de la République Boni Yayi, et contribué à la chute de son régime, et de ses plans pour l’après 2016, ressurgit mardi prochain.
Qui a tué Dangnivo?
Où a-t-il été enterré?
Quels sont les vrais, ou le vrai auteur?
Quels sont les complices?
Dans quel camp politique peut-on situer les complices aujourd’hui?
J’ai la forte intuition que certains partisans de Boni Yayi, les Fcbe d’aujourd’hui, risquent de se retrouver dans le baba. Il peut bel et bien y avoir de l’électricité dans l’air.
La dernière philosophie du pouvoir est que vous ne pouvez pas avoir des démêlés avec la justice, avoir des dettes à payer, avoir un casier judiciaire non vierge, puis subitement, se mêler des affaires de l’État en tant qu’opposant.
Le dossier Dangnivo m’intéresse moins que celui de Icc -Services.
Les dossiers sont pendants devant la justice, et la justice est relativement impartiale. Mais il n’en demeure pas moins que certaines interrogations ressurgissent.
Jusqu’où peut aller le gouvernement ou la justice?
Peuvent-ils aller au bout sans jeu, et sans complaisance?
Ce que disent les rumeurs est que cette affaire est une boîte de pandore, qui risque de faire voler en éclats tout un régime.
Les mauvaises langues ou bonnes expliquent que certains barons  du régime de la Rupture risquent gros.
Patrice Talon va-t-il sévir sans anicroche le moment venu, que dis-je,  la justice va-t-elle sévir comme cela se doit?

Dine ABDOU

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Charte des partis politiques, Code électoral : Le contraste avec l’engagement de départ

Patrice-Talon-et-Adrien-Houngbedji

Certains points des réformes politiques entreprises sous la Rupture vont à l’encontre des engagements pris par le Chef de l’Etat. L’exécution desdites réformes pourrait remettre en cause la parole de Patrice Talon.

Le poids de l’argent en politique devrait diminuer sous la Rupture. Le Chef de l’Etat en a fait du moins la promesse le 06 avril 2016 lors de son investiture. « Il n’est pas (…) sans intérêt de s’inquiéter du rôle de l’argent dans la compétition  politique et le vote des électeurs. Il nous faut de toute urgence prendre la mesure du péril collectif, auquel nous sommes exposés. (…) Ici et maintenant, j’appelle à notre conscience citoyenne et davantage de civisme pour faire cesser le règne de l’argent en politique», avait publiquement martelé Patrice Talon. Mais les réformes engagées par la Rupture au Parlement pourraient amener le Chef de l’Etat à ne plus travailler conformément à la volonté exprimée. Selon les nouvelles propositions contenues dans ce qui pourrait servir prochainement de code électoral au Bénin, le cautionnement prévu pour les candidats à la présidentielle devrait être désormais de 250 millions F Cfa contre 15 millions F Cfa actuellement. Chaque liste de candidatures devrait payer pour les législatives désormais 200 millions F Cfa au lieu de 8, 3 millions F Cfa pratiqués jusque-là. Par ailleurs, il se susurre que le financement alloué par l’Etat aux formations politiques sera réévalué. Certains évoquent des sommes avoisinant le milliard. Et ce sont les députés du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) qui ont introduit certaines de ces réformes à l’Assemblée nationale. C’est dire que l’argent dont la force est décriée, continuera de régner sur la scène politique nationale. Et pourtant, quoique discutable, l'intention d'opérer une telle réforme n'est pas mauvaise. En proposant des financements conséquents, l'on veut, théoriquement,  relever le niveau de la compétition politique, former davantage les membres des partis politiques, instaurer un contrôle rigoureux des comptabilités des formations politiques et réduire les effets des financements occultes. Mais à y voir de près,  l’environnement politique national actuel n’augure rien de bon. On peut craindre une application biaisée des nouveaux textes. Beaucoup craignent que ce soient les formations politiques soutenant les actions du gouvernement qui bénéficient de ces financements et que la Cour suprême accorde à celles-ci très souvent sa bienveillance. Ce qui devrait fausser tout le jeu politique. Les réformes critiquées pourraient donner les effets contraires des promesses faites par le Chef de l’Etat en début de mandat. Inquiété d’ailleurs par lesdites propositions, le Premier Secrétaire du parti communiste du Bénin, Philippe Noudjènoumè a montré mardi dernier lors d’un point de presse que désormais, « pour exister en tant que parti, les membres et initiateurs doivent être riches et couvrir à la naissance tout le territoire national» et « pour se faire élire chef d’Etat, il faut provenir des classes hautes de la société, la haute bourgeoisie politique ou d’affaires mafieuses». Pour ce Professeur de droit, « la conséquence directe (des réformes politiques entreprises, Ndlr), c’est l’exclusion des pauvres, des jeunes et des femmes et leur empêchement à participer à part entière aux affaires d’Etat. Il finit en soutenant que le Code électoral et la Charte des partis politiques « instaurent une démocratie censitaire ; où le suffrage ou droit d’élire et d’être élu n’est réservé qu’à une catégorie de citoyens disposant d’un niveau donné de richesse ; une démocratie où les candidatures fantaisistes c'est-à-dire des pauvres sont exclues». D’autres forces de l’opposition ont aussi dénoncé les mêmes propositions. Seulement, tout semble montrer que toutes les réformes critiquées seront adoptées et validées par la nouvelle Cour constitutionnelle. Il y a lieu de craindre les conséquences dangereuses des réformes initiées par les députés, alliés du Chef de l’Etat.    
 
Mike MAHOUNA

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Lutte contre la corruption : Que devient le dossier « siège du Parlement»?

assemblee-nationale

Le dossier « siège du Parlement» n’intéresserait plus personne. Alors que le gouvernement l’avait évoqué en mai dernier et promis de saisir la justice, ce que d’aucuns appellent « scandale », semble n’avoir pas encore connu d’évolution depuis cette spectaculaire plénière médiatisée, quelques semaines avant les débats sur la proposition d’amendement de la Constitution.  Des questionnements subsistent.

En mai dernier, le Conseil des ministres a débattu du dossier « siège du Parlement». Le gouvernement de la Rupture avait pris certaines décisions à l’époque à propos de ce scandale de plusieurs milliards de F Cfa. «Après analyse de l’ensemble de ce dossier, le Conseil des ministres a instruit les ministres concernés à l’effet de  renforcer la surveillance du chantier, situer les responsabilités des différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet et engager des poursuites judiciaires contre les auteurs des malversations constatées », pouvait-on lire dans le relevé du Conseil des ministres du 16 mai 2018. Le conseil des ministres avait par ailleurs ordonné la résiliation à l’amiable ou par voie judiciaire des contrats relatifs aux travaux de construction du siège de l’Assemblée nationale et le recouvrement des sommes dues, de même que la réparation des dommages causés à l’Etat par le maître d’ouvrage délégué et les autres entreprises prestataires. Mais depuis, plus rien. Du moins, le public ne sait plus rien de ce scandale qu’on colle à l’ancien régime : celui de Yayi Boni. Il y a comme un silence assourdissant qui caractérise la gestion de cette affaire.  Dans le même temps, le gouvernement et la justice ont préféré accéléré la gestion d’autres dossiers d’audit concernant uniquement des députés de la minorité parlementaire. Les immunités parlementaires de Valentin Djènontin et d’Idrissou Bako ont été levées pour répondre de certaines accusations dans le dossier coton. Le député Mohamed Atao Hinnouho a également subi le même sort dans l’affaire de faux médicaments. Le dossier « siège du Parlement», lui, piétine. Il ne semble pas du tout avancer alors que les noms de plusieurs députés membres du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) y seraient mêlés. Depuis le mois de mai, la justice que le gouvernement est sensé déjà saisir au sujet de l’affaire, n’a fait aucun point sur les actions menées pour rétablir la vérité. Jusque-là, en tout cas, aucun  député du Bmp n’a été interpelé. Aucun nom de député dudit bloc n’a été non plus cité à la Une de la presse. Qui a pris quoi en son temps et pour quelles réalisations sur le chantier ? Blackout sur tout ceci. Ce qui pousse certains observateurs à craindre que ce ne soit un scandale instrumentalisé à des fins politiques. Il faut en effet rappeler que ce vieux dossier a été discuté en Conseil des ministres à la veille du vote de la proposition d’amendement de la Constitution. Et, à cette plénière, presque tous les députés du Bmp étaient présents, même les plus absentéistes. Est-ce un épouvantail qui a été agité par le gouvernement, en prélude aux débats sur la proposition d’amendement de la Constitution, pour maintenir la pression sur les membres du Bmp qui seraient impliqués dans ce dossier scabreux avec pour objectif d’avoir la totalité de leurs votes ?  En tout cas, il semble qu’on devra attendre encore longtemps pour que toutes les responsabilités soient établies dans cette affaire de milliards.  

Mike MAHOUNA  

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Loi portant Charte des Partis politiques au Bénin : Le Pcb alerte contre la suppression du droit d’association politique

Philippe-Noudjenoume

Le premier secrétaire du Parti communiste du Bénin (Pcb), Philippe Noudjenoumè (photo) , était face à la presse mardi, 14 août 2018, pour se prononcer sur la loi portant Charte des partis politiques et la réforme du code électoral au Bénin. Tout en dénonçant une menace contre les acquis démocratiques, il a invité le peuple béninois à se lever pour s’opposer à tout prix contre la suppression du droit d’association politique au Bénin.

«…avec grande surprise et consternation, l’opinion démocratique a appris dans la matinée du  vendredi 27 Juillet 2018, l’adoption par l’Assemblée nationale et « à l’unanimité », de la loi 2018-23 portant Charte des partis politiques en République du Bénin. Après les protestations multiples émanant de toutes les couches populaires à propos des éléments anticonstitutionnels de la proposition de loi (objet de séminaire), on était en droit de s’attendre à autre chose. Mais sourds à toutes expressions de volonté populaire, les députés godillots au service de la barbarie et du gangstérisme d’Etat, sont passés outre » a déploré le premier secrétaire du Pcb, Philippe Noudjenoumè avant de ressortir des éléments pièges contenus dans ladite loi. Pour lui, l’obligation de disposer de 1155 membres fondateurs avant de porter sur les fonts baptismaux, un parti politique est tout sauf une démarche démocratique étant donné qu’il faudra débourser environ 11.550.000 CFA (soit en moyenne 10.000fcfa de dépenses de constitution de dossier par membre fondateur), pour jouir du droit d’association politique au Bénin. « Et pour bénéficier d’un financement public, il faut obtenir «un nombre de députés correspondant à un cinquième (1/5) du nombre de députés composant l’assemblée nationale et provenant d’un nombre de circonscriptions électorales équivalent au minimum au ¼ du  nombre total des circonscriptions » (Article 39) c’est-à-dire 17 députés au moins dans le cas actuel, provenant au moins de 6 circonscriptions électorales.Tout cela devra se faire par un parti car il n’existe aucune disposition concernant l’existence de groupe ou alliance de partis politiques dans la charte. Et comme il est disposé en l’article 58, tous les partis existant doivent se conformer à la présente Charte dans « un délai de six mois » à compter de la promulgation de la dite charte. Sinon ils disparaissent» poursuit-il.  Se prononçant sur la réforme du code électoral, Philippe Noudjenoumè s’indigne et s’insurge contre l’adoption par la Commission des Lois du Parlement, le mardi 07 août 2018, de la proposition de loi. Tout en estimant que le vote en plénière ne serait qu’une simple formalité du fait que le Bloc de la majorité présidentielle adopterait ladite loi, les yeux fermés, il a, par ailleurs, évoqué une exagération en ce qui concerne les nouvelles cautions pour se présenter aux élections. « Pour être déclaré élu député, il faut que ta liste ait obtenu 15% au moins de sièges de députés au suffrage national exprimé. Tu peux être élu dans ta circonscription électorale et battu ailleurs. Le suffrage est ainsi définitivement arraché à l’électeur de circonscription électorale.Tout ancien Président de la République qui se présente aux élections législatives perd  son statut d’ancien chef d’Etat !!??Voilà des dispositions que des députés comme Orden ALLADATIN, Abdoulaye GOUNOU, Alexis AGBELESSESSI etc. ont voté et qu’ils sont venus défendre publiquement sur les mass media du Bénin avec des arguments à faire dormir debout » s’est-il indigné. La lutte contre le rôle surdéterminé de l’argent en politique reste du leurre alors sous le régime actuel, selon ses dires. Si le nouveau Code électoral en adoption est perçu comme une véritable mesure d’assassinat de la démocratie béninoise, la loi portant charte des partis politiques porte des dispositions plus graves que le code électoral. « En fait les deux textes, se complètent en un tout cohérent et constituent la mise en œuvre d’un plan savamment orchestré avec distribution de rôles entre acteurs entendus, consistant en l’instauration d’un pouvoir despotique de type césarien autour d’un homme en vue d’achever la mise en terre de la Constitution du 11 décembre 1990 et du régime démocratique issu de la Conférence nationale » précise le premier secrétaire du Parti communiste du Bénin. De la lecture croisée des dispositions et de la Charte des partis politiques et du code électoral, Philippe Noudjenoumè dénonce la négation du droit d’association politique et du droit de représentation aux couches populaires. Le Pcb s’insurge donc contre la « confiscation du pouvoir de suffrage au profit de la ploutocratie maffieuse avec au centre,le clan autour de Patrice Talon ;  l’exclusion et l’écrasement des classes populaires avec suppression du droit de suffrage et de représentation à ces couches populaires, notamment des partis de la petite bourgeoisie ;  l’exclusion de citoyens ayant exercé les plus hautes fonctions du pays et leur droit à briguer d’autres suffrages.

Aziz BADAROU

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LA LOUPE : Talon respectera-t-il sa parole ? (Nouvelle publication)

patrice  talon

Les mauvaises langues disent que le Président Patrice Talon ne respecte pas sa parole. Les défenseurs de la Rupture disent que c'est de la calomnie.
Mais voyons.
Il fut un temps, on a entendu le Président de la République interdire scrupuleusement à tous ses ministres d'organiser des meetings. Il leur a été intimé l'ordre de rester en dehors de la politique, de s'accrocher plutôt à la réussite du Programme d'action du gouvernement.
C'est même l'entêtement, le refus de respecter cette consigne qui aurait fait partie du gouvernement Hehomey Hervé. Ce passionné de la politique politicienne.
Quel est le constat aujourd'hui?
Tous les ministres du Président Talon, sont sur le terrain en permanence. Matin midi et soir. Tous les directeurs centraux, tous les directeurs généraux, tous les responsables à divers niveaux de la Rupture sont en campagne tous les jours.
Le pays est en campagne. Une campagne ou une précampagne anticipée dans la perspective des prochaines législatives, et municipales.
A nous maintenant de conclure ou de déduire ceci. Patrice Talon ne respecte pas sa parole. Il joue. Il surfe sur l'émotion des gens. Il manipule. Et c'est de bonne guerre. C'est la politique. Un chef d'Etat est un homme politique par excellence. Il n'est pas condamnable. Mais ce que l'opinion retiendra en ce moment, que l'on veuille ou non, est que Patrice Talon a tout fait sauf respecter sa parole.
Il est rentré volontairement ou involontairement dans la politique politicienne collée à Boni Yayi, et que l'opinion n'avait pas aimé à l'époque.
Cette donne qui n'est pas condamnable, ternit que  l'on le veuille ou non l'image et la crédibilité de la parole du chef.
L'essentiel est de faire en sorte que dans ce jeu,  le pays et le développement ne reçoivent pas un coup.

Dine ABDOU

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Retour au bercail après des soins de santé en France : Rosine Soglo exprime son action de grâce à Dieu

Rosine-Soglo

Après quelques jours de soins à en France et surtout, après les rumeurs faisant état de son décès, la Présidente fondatrice de la Renaissance du Bénin, Rosine Vieira Soglo est de retour au Bercail. Accueillie à son domicile par un foule de militants et autres curieux, elle exprimé son action de grâce à Dieu Tout puissant qui a permis son rétablis sement.

« Je ne suis pas morte, je suis bien vivante et je suis revenue en bonne santé », s’est exclamée Rosine Soglo, s’adressant aux militants du parti la Renaissance du Bénin (Rb) en langue locale. La Présidente fondatrice de la Rb a saisi  l’occasion de cette liesse populaire pour exprimer son ‘’action de grâce à Dieu Tout-Puissant’’ qui a rendu possible son rétablissement. Elle n’a pas manqué d’adresser ses vifs remerciements à tous ceux qui l’ont portée dans leur prière. En soutien à son épouse, le président d’honneur de la Renaissance du Bénin, Nicéphore Soglo a, quant à lui, exprimé sa reconnaissance aux uns et autres pour leur sollicitude à l’endroit de la famille en particullier. L’ancien président de la République a fini ses  propos en invitant les Africains à l’union et les dirigeants des pays du continent africain à œuvrer  à la création d’une monnaie commune et d’une armée fédérale pour l’Afrique.

Thomas AZANMASSO

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Initiative présidentielle de l’excellence : Un autre canular de Talon ?

Patrice--Talon

Dans son message à la Nation, le 31 juillet 2017, veille de la célébration du 57ème anniversaire de l’indépendance du Bénin, le chef de l’Etat a fait une importante promesse devant micros et caméras. En effet, Patrice Talon s’est engagé à reconnaître les mérites des filles et fils du pays qui vont s’illustrer, dans leurs domaines respectifs, par le travail bien fait. « J’ai décidé d’instaurer, pour compter de l’année 2018, l’Initiative Présidentielle de Promotion de l’Excellence », a-t-il lâché. Et Patrice Talon sera, on ne peut plus clair : « Nos meilleurs élèves et étudiants, agriculteurs, artisans, artistes, journalistes, hommes et femmes de lettres, et d’autres encore, se verront décerner ce prix, sur la base des critères de qualité et de compétence qui auraient permis de les identifier ». Logiquement donc, et à en croire d’ailleurs le président de la République, la première édition de cette initiative devrait avoir lieu la veille du 1er août, fête nationale. Contre toute attente, le jour de la traditionnelle adresse au peuple, Patrice Talon n’est pas revenu sur ce point. L’événement n’a pas été organisé non plus. Silence radio ! Aucun communiqué pour situer l’opinion. Qu’est-ce qu’il a pu se passer ? S’agit-il d’un canular ? Loin de penser que c’est un lapin que le président Talon a posé à ses compatriotes, il serait quand même bienséant qu’une suite soit donnée à la promesse. A coup sûr, comme argument de la non tenue de l’événement le 31 juillet dernier, certaines langues diront que c’est à l’année qui a été perturbée ; ce qui n’a pas permis d’avoir à temps les meilleur(e)s candidat(e)s admis(e)s aux différents examens nationaux. Qu’à cela tienne ! Valoriser les ‘’valeurs’’ du pays dans la ferveur de l’indépendance nationale est symbolique et l’on devrait en tenir grand compte. Si effectivement l’on y tenait, on pouvait bien sûr honorer la majeure partie des compatriotes méritants dans maints secteurs d’activités au cours de cette manifestation solennelle. Les meilleurs écoliers et élèves aux examens, cette année, pourront, à titre exceptionnel, être honorés après. Ce qui pourrait d’ailleurs justifier le désintérêt de la présidence de République à la chose est qu’entre janvier et juillet 2018, l’annonce d’aucun jury mis en place pour la cause n’a été faite. Aucun critère de sélection ou de désignation des méritants dans telle ou telle domaine n’a été non plus rendu public. En attendant donc les plus méritants au Cep, au Cap, au Bepc, au Bac et autres examens nationaux, où est la short liste des agriculteurs méritants à distinguer ? Où sont les journalistes méritants nominés pour cette première édition de l’l’Initiative Présidentielle de Promotion de l’Excellence ? Et la liste est longue… Des Prix d’excellence aux plus méritants du Bénin dans des secteurs d’activités, c’est-à-dire à celles et ceux qui honorent la République, quoi de plus noble pour encourager ces talents et créer l’émulation chez la génération montante ! Aucune excuse ne devrait donc être trouvée pour la non-tenue, à bonne date, de l’édition N°1 qui devrait consacrer la matérialisation de la parole du chef.

Worou BORO

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Prince Agbodjan à propos du nouveau code électoral au Bénin : “La modification d’un code électoral à la veille des élections n’est jamais neutre“

Prince-Agbodjan

Le Président de la Coalition des défenseurs des droits humains au Bénin (Cddh-Bénin), Serge Prince Agbodjan a donné sa lecture de la réforme du code électoral au Bénin. Ceci, au cours de son intervention sur la radio allemande Deutsch Welle. A en croire ses propos rapportés par le site lanouvelletribune.info, le juriste pense qu’il y a bien des pièges et refuse d’être optimiste lorsqu’une telle réforme intervient à la veille des joutes électorales. « La modification d’un code électoral à la veille des élections ou à quelques mois des élections n’est jamais neutre parce que ça permet aux acteurs de pouvoir mettre des clauses qui peuvent agir » a déclaré Serge Prince Agbodjan avant de désapprouver le relèvement de la caution des candidats à la présidentielle. A l’en croire, ce montant (250 millions de FCfa) sort de tout entendement. “C’est complètement une exagération”parce qu’on ne peut pas  quitter 15 millions pour 250 millions. Pour le juriste,  l’arrivée des riches en politique était déjà visible lors de la dernière présidentielle avec  Patrice Talon et Sébastien Ajavon, deux hommes d’affaires fortunés. Cependant, il prévient qu’« on finira par ne plus avoir des élections au Bénin. On finira par nous indiquer ceux-là qui seront nos présidents et ce serait dommage pour la démocratie béninoise ».

A.B

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La Loupe : Le quitus fiscal en question (Nouvelle publication)

la-loupe

Pour empêcher, ou disent-ils, assainir les mœurs, le régime actuel, par le truchement d’une loi votée au parlement, impose désormais à tout candidat, pour toutes les élections au Bénin le quitus fiscal. C’est à dire qu’il faut prouver rigoureusement, administrativement, et donc juridiquement qu’on est à jour vis à vis du fisc, que l’on a payé ses impôts, avant d’oser projeter qu’on participe à une quelconque élection.

Être à jour vis à vis du fisc au Bénin. On attend de savoir combien seront-ils les dociles députés du Bloc de la majorité à se conformer à cette fumeuse disposition.

On verra combien seront-ils les partisans du pouvoir à se mettre en règle. On attend de savoir comment rigueur leur sera tenue.

Cette affaire, que l’on fait passer pour une moralisation de la vie publique n’est rien d’autre qu’un machin pour barrer la route aux redoutables adversaires du pouvoir. Elle ressemble à la fameuse caution de deux cent millions et de deux cent cinquante millions.

Ces choses éphémères liées aux élans de conservation du pouvoir, et à l’élimination subtile des challengers de l’opposition, sont connues clairement par le peuple le plus bas.
Et ceux qui pensent que cela n’a aucun impact sur le comportement électoral ne connaissent pas l’histoire politique de leur pays. Surtout depuis mille neuf cent quatre-vingt-dix (1990).

Les béninois tiennent autant aux règles démocratiques qu’aux routes. Ils ont un faible pour celui ou ceux d’entre les compétiteurs politiques qui apparaissent comme les marginalisés et les humiliés. C’est pour cela par exempte que le phénomène de la victimisation au Bénin est devenue une science politique très redoutable.

Espérons que l’esprit de discrimination et de sélection négative prôné en politique depuis plus de deux ans, et qui est camouflé sous le manteau des réformes et de la Rupture perdure, permette à ses fondateurs d’avoir gain de cause éternellement.

Surtout qu’ils ne quittent plus jamais le pouvoir, et que rien de ce qu’ils manigancent ne leur revienne maladroitement au visage.

Dine ABDOU

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Refus d’adhérer aux Blocs de la mouvance : Le Ber, Quelle utilité pour Talon?

BER

La Coalition Bénin en route (Ber) ne compte pas se faire absorber par les trois blocs en gestation au sein de la majorité au pouvoir. Elle a certainement un agenda caché ; un agenda peut-être établi par le président Patrice Talon lui-même.

Trois  blocs politiques sont en construction au sein de la majorité présidentielle. Il s’agit de la dynamique unitaire, du bloc progressiste et d’un autre qui doit réunir entre autres le parti du Renouveau démocratique (Prd) et le Rassemblement national pour la démocratie (Rnd). Les négociations et autres démarches se poursuivent sur le terrain. Ce sont de grands rassemblements politiques qui soutiendront les actions de Patrice Talon et défendront le régime de la Rupture lors des prochaines législatives. La mouvance présidentielle se met ainsi progressivement dans la logique de la nouvelle Charte des partis politiques dont l’objectif est de réduire sensiblement le nombre de  formations politiques au Bénin. Seulement, il existe une petite coalition de partis politiques qui ne compte pas pour le moment rentrer dans les rangs. En effet, le Ber n’a jusque-là pas l’intention de se fondre dans l’un des trois grands rassemblements en gestation. Pourtant, ladite coalition n’a pas en son sein de leaders politiques pouvant ratisser large. Son président Jean-Baptiste Hounguè n’a jamais occupé de fonctions électives. Il n’a pas non plus de fief électoral. Le Ber ne contient pas de grands partis politiques capables de rivaliser avec l’opposition. Et beaucoup se demandent pourquoi et comment la Coalition tient à tracer son proche chemin aux côtés des trois blocs en création. A y voir de près, pour avoir refusé de disparaître pour le moment, le Ber a certainement reçu le soutien de Chef de l’Etat, le maitre de la Rupture. Fin stratège, Patrice Talon tire les ficelles depuis la Marina. Dans ce jeu, il encouragerait Jean-Baptiste Hounguè et ses partisans à garder le cap afin de lui permettre de disposer d’assez de marges de manœuvres au sein de la sa propre majorité. Connaissant les roueries dont sont capables les grandes formations politiques, le Chef de l’Etat très prévoyant compte peut-être avoir suffisamment de grands ensembles pour ne pas être surpris par les éventuels retournements politiques. Le président Talon voudrait ainsi avoir plusieurs alliés politiques pour être suffisamment libre dans ses prises de décisions. L’autre objectif que pourrait avoir le Chef de l’Etat, c’est le renouvellement du personnel politique. Il faut reconnaître que l’arène politique nationale est contrôlée depuis plus de deux décennies par presque les mêmes personnes. Ne faisant plus véritablement confiance aux vieux routiers ou encore poussé par l’envie d’avoir des politiciens plus dociles, donc nouveaux et moins expérimentés, Patrice Talon pourrait encourager le Ber qui réunit de nouvelles formations politiques à foncer dans une aventure qui reste pour le moins incertaine. Les prochaines élections législatives seront un vrai test pour toute la Rupture en recomposition. Et si la Coalition Ber ne disparait avant mars 2019, elle aura également l’occasion de démontrer ce dont elle se vante aujourd’hui lors de ses meetings.  

Mike MAHOUNA  

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