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Sciences et Santé

Au sujet de la Massothérapie : La foi en une guérison sans consommation de cachet

Ignace-NVEKOUNOU

Avec le professeur Ignace N'Vekounou des méthodes naturelles de maintien du bien-être et de bonne silhouette chez tout individu sont possibles. Comment guérir des maladies sans l'absorption de médicaments dont les effets secondaires peuvent induire d'autres maladies parallèles ?Le Massothérapeute en parle.

Du métier d'enseignant (Professeur) à la profession de massothérapeute, Ignace N'Vekounou sur la base de ses  expériences personnelles, des études, des recherches et des formations sanctionnées par des diplômes, réussit aujourd’hui à donner satisfaction à des patients sans usage des médicaments des officines de pharmacie. « En effet, Je traînais 118kg à 38 ans et après avoir échoué avec tout traitement et régime, j'ai fini par concevoir et expérimenter une méthode sans médicaments pour perdre 33 kg en deux ans. Alors, pour comprendre scientifiquement ce qui s'est passé réellement en moi, j'ai dû faire des études, des recherches et formations. Aujourd'hui, Je suis massothérapeute, spécialisé en rééquilibration énergétique et posturale », va-t-il faire savoir. Mais à la question qu'est-ce que la massothérapie ? Le connaisseur répond : « Être massothérapeute, c'est soigner par le massage. Dans le cas présent, ce massage vise la rééquilibration générale de l'organisme car il n'y a pas de maladie sans la mauvaise répartition de l'énergie dans le corps. Tout masseur, n'est pas massothérapeute. Un masseur peut accompagner des soins médicaux au massage ; tandis que le massothérapeute à lui seul peut traiter ». Il poursuit en expliquant qu’il y a une méthode manuelle japonaise dénommée le Zen Shiatsu qui est un état basé sur la "méditation "qui est la clé du succès, un excellent outil pour maîtriser la grande source de pouvoir que nous possédons. Shiatsu, signifie "pression " avec les doigts. C'est un massage concentré sur la structure osseuse, sur le système nerveux autonome et sur le fonctionnement des organes en vue d'une stimulation des muscles, des circulations du sang et de la lymphe. Ainsi, la thérapie Zen Shiatsu repose sur l'ostéopathie dans la méditation et la détente. C'est un puissant instrument de la massothérapie englobant les redressements, les déblocages, les rééducations, les réajustements osteo-articulaires, les manipulations viscérales. Ainsi, les fatigués, les faibles, les stressés, les surexcités, les arthrosiques, les paralytiques, les déséquilibrés, les obèses, mêmes les cas désespérés retrouvent la joie de vivre.

A propos du centre où se déroule le traitement…

Les domaines d'action de mon centre sont multiples comme vous pouvez le constater dans la réponse précédente. Mais, le massage est comme une semence et vous convenez avec moi qu'on ne saurait semer dans la brousse. C'est pourquoi ici, au centre nous procédons d'abord à un nettoyage du Côlon (le gros intestin) dont l'encombrement cause le vieillissement et la mort.

M.M

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Affaire Atao Hinnouho : Des cartons de médicaments saisis dans un autre entrepôt hier

cartons-medicaments

L’affaire de “faux“ médicaments dans laquelle le député Atao Hinnouho serait impliquée est encore loin de connaitre son épilogue. Dans l’après-midi d’hier, mardi 12 décembre 2017, un autre entrepôt qui, selon certaines indiscrétions, appartiendrait à Atao Hinnouho a été découvert à Akpakpa derrière le collège Bon Berger à Ayélawadjê. Des cartons de médicaments y ont été également saisis par les éléments de la police. Ceci, après la saisie de plusieurs tonnes de médicaments confisqués en fin de week-end dernier. Faut-il le rappeler, selon les propos du Sous-directeur des affaires économiques et financières de la Bef , Brice Allowanou, c’est l’arrestation du nommé Sourou Rock Toviéssi en possession de quarante (40) Kg de faux médicaments qui a permis à la police nationale de découvrir un réseau de trafic illicite auquel serait associée dame Akinocho Karim Salamatou, la conjointe du député Atao Hinnouho. De l’autre côté, les avocats du député dénoncent une procédure viciée, un flagrant délit flou et controversée, une tentative d’enlèvement. L’un des avocats du député, Me Bocovo a affirmé que la Direction des pharmacies a autorisé les activités du parlementaire qui exerce son activité au vu et au su de tout le monde et que, de ce fait, il urge que des analyses soient réalisées pour prouver la contrefaction des produits retrouvés. “Tout le monde sait auBénin, que Mr Atao importe des produits pharmaceutiques. C’est quelqu’un qui est dans une activité licite“, lance Me Bocovo qui affirme que le parlementaire est détenteur de certificats de mise en consommation délivrés par la Direction des pharmacies (Dpmed). Actuellement introuvable, le député Atao Hinnouho n’aurait pas répondu à la convocation de la Bef. Et le feuilleton ne fait que commencer…

Aziz BADAROU

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Vih /Sida : Sensibilisation et dépistage au profit du personnel de la Sobebra

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La Société béninoise de brasseries (Sobebra) a organisé une sensibilisation suivie du dépistage du Vih/Sida au profit de son personnel. C’était vendredi 8 décembre 2017 à la Direction à Cotonou. Loin des flaflas et des flonflons, la société a commémoré la journée du 1er décembre dédiée au Sida dans le monde entier.

Une sensibilisation sur le Vih/Sida, ce n’est pas une première à la Sobebra. C’est la preuve que les responsables de l’entreprise ont à cœur  le bien-être du personnel et par ricochet de la communauté. Pour ce qui est de la sensibilisation, elle a été assurée par M. Raoul Bessan en service au ministère de la santé. Au-delà des simples définitions des concepts Ist, Mst, Vih et Sida sa communication a insisté sur les voies par lesquelles on peut attraper le Vih et les mesures de prévention. Et puisque la Sobebra est une entreprise, c’est-à-dire un lieu de travail, l’aspect Sida en milieu de travail n’a pas été occulté avec le rappel de certaines dispositions de la loi 2006-31 portant prévention, prise en charge et contrôle du Vih/Sida en République du Bénin, notamment les articles 14 et 15 qui interdisent que le dépistage fasse partie des critères pour recruter par exemple un agent. Aussi, des conseils pour un bon usage du préservatif qui fait partie des moyens de prévention ont été prodigués. La séance s’est déroulée dans une approche participative, ce qui a permis à beaucoup de lever certains points d’ombre dans leurs têtes.

Après la sensibilisation, des agents ont pris part au dépistage pour connaître leur état sérologique. 

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Perquisition au domicile du député Atao Hinnouho : D’importantes quantités de médicaments confisquées

Atao-Hinnouho

(Atao Hinnouho mène une activité licite, selon Me Bocovo. Le Siphab félicite la police)
L’affaire de “faux“ médicaments découverts au domicile du député Atao Hinnouho continue de défrayer la chronique et alimente tous les débats. Après la première descente des éléments de la police vendredi, la perquisition s’est poursuivie samedi, 09 décembre 2017 malgré le soulèvement des populations et le risque d’affrontements entre flics et riverains. Et ceci, en l’absence du député qui, selon certaines indiscrétions, serait en cavale avec sa famille. Des centaines de cartons de médicaments ont été donc saisis. Si les avocats du député dénoncent une procédure viciée et rassurent de l’activité licite de ce dernier, le Syndicat des pharmaciens invite le gouvernement à poursuivre le combat…

C’est une nouvelle affaire qui fait couler beaucoup d’encre et de salive au Bénin depuis jeudi dernier. Il s’agit d’une affaire de faux médicaments dans laquelle le député Atao Hinnouho est cité. A en croire la déclaration du Sous-directeur des affaires économiques et financières de la Bef , Brice Allowanou, c’est l’arrestation du nommé Sourou Rock Toviéssi en possession de quarante (40) Kg de faux médicaments qui a permis à la police nationale de découvrir un réseau de trafic illicite auquel serait associée dame Akinocho Karim Salamatou, la conjointe du député Hinnouho. Ce jeudi, la Police était à Akpakpa (Cotonou) pour perquisitionner un magasin identifié comme un lieu de conservation de faux médicaments. «Ce domicile contiendrait d’importantes quantités de faux médicaments et c’est pour en avoir le cœur net que la police a entrepris de procéder à la perquisition», a précisé le Commissaire principal Allowanou. Mais les forces de l’ordre ne réussiront pas à mener cette opération. Le député Mohamed Atao Hinnouho a en effet exigé un mandat de perquisition. Les forces de l’ordre ont également fait face à la résistance des populations. « Le Député a alors ameuté les populations et certains acteurs politiques contre les policiers pour faire obstruction à la procédure de perquisition. Des convocations ont été notifiées à l’honorable,  à sa conjointe, au chef quartier et au chef d’arrondissement pour se présenter à la Sous-direction des Affaires Économiques et Financières (SDAEF) », a souligné le commissaire Brice Allowanou. Le pare-brise d’un véhicule de police a été cassé selon le patron de la Sdaef. De l’autre côté, les avocats du député dénoncent une procédure viciée et une tentative d’enlèvement. « Le collectif des avocats du député Atao Hinnouho constate qu’un fort contingent de la police nationale a fait irruption au domicile du député. Constate que les policiers ont tenté d’enlever l’intéressé et n’en ont été empêchés que par la vigilance des riverains. Constate que pour tenter de régler cette procédure aussi manifestement viciée, les éléments de la police nationale ont délaissé sur le champ au député Atao Hinnouho, une convocation l’invitant à se présenter à la sous-direction des affaires économiques et financières dès réception. Avant toute chose et pour couper court à cette tentative d’intimidation, le collectif des avocats du député Atao Hinnouho apporte un démenti formel à la rumeur selon laquelle des perquisitions ont été effectuées dans un magasin dont le député aurait revendiqué la propriété… au terme des dispositions de l’article 90 de la constitution béninoise, les membres de l’Assemblée nationale jouissent d’une immunité parlementaire. Aucun député pendant la durée des sessions n’est poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle sans l’autorisation de l’Assemblée nationale, sauf en cas de flagrant délit. Le collectif dénonce l’instrumentalisation de la police nationale à des fins politiques », a déclaré le collectif des avocats à la presse.

Atao Hinnouho est dans une activité licite, selon Me Bocovo

Dans son intervention dimanche sur Rfi dans le journal Afrique, l’un des avocats du député, Me Bocovo a affirmé que la Direction des pharmacies a autorisé les activités du parlementaire qui exerce son activité au vu et au su de tout le monde et que, de ce fait, il urge que des analyses soient réalisées pour prouver la contrefaction des produits retrouvés. “Tout le monde sait au Bénin, que Mr Atao importe des produits pharmaceutiques. C’est quelqu’un qui est dans une activité licite“, lance Me Bocovo qui affirme que le parlementaire est détenteur de certificats de mise en consommation délivrés par la Direction des pharmacies (Dpmed) avant d’ajouter “c’est une bataille judiciaire qui commence, elle est aussi politique. Il faut que chacun administre la preuve de ce qu’il allègue de manière loyale”.

Le Siphab félicite le gouvernement…

Le Syndicat indépendant des pharmaciens du Bénin (Siphab) a, dans un communiqué, salué la détermination du gouvernement à lutter contre le commerce illicite des médicaments et se dit disponible à contribuer au démantèlement des réseaux de trafic illicite. « …le Siphab tient à saluer la détermination de la police à démanteler dans notre pays tous les réseaux de trafic illicite de médicaments et la rassurer de son soutien dans cette œuvre de protection de la santé de nos populations. Aussi, le Siphab voudrait-il inviter le pouvoir judiciaire à jouer pleinement sa partition dans cette lutte afin qu'une sanction exemplaire soit infligée à tous les auteurs de ce trafic dont les victimes ne se comptent plus dans les services de dialyse de nos hôpitaux. Enfin, le Siphab renouvelle ses vives félicitations au Président de la République et son gouvernement pour la volonté clairement affichée dans la lutte contre la criminalité pharmaceutique dans notre pays et les encourage à ne pas baisser les bras » lit-on dans ce communiqué signé du président du Siphab, Dr Louis Koukpemedji.

Aziz BADAROU

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Dossier « saisie de faux médicaments » : Nécessité de dénicher tous les complices d’Atao

Atao Hinnouho

(Le gouvernement  à l’épreuve de ‘’la non sélectivité’’ dans la lutte)

Un nouveau dossier «saisie de faux médicaments» défraie la chronique judiciaire depuis le jeudi dernier. Cette affaire qui implique le député Atao Mohamed Hinnouho a sans doute des ramifications dans l’administration publique. Le député doit avoir en principe des complices.

Le dossier des faux médicaments ressemble bien à une grosse affaire. Il pourrait bien  détruire la carrière d’un politique dont le nom est abondamment cité depuis quelques jours. Car des tonnes de médicaments ont même été découvertes dans un entrepôt qui lui appartiendrait. On peut prendre le risque de soutenir que le député Atao Mohamed Hinnouho est au cœur d’une grosse affaire si les déclarations du patron de la Sous-direction des affaires économiques et financières de la Police judiciaire sont vérifiées. Beaucoup soulignent que le député de la 15ème circonscription électorale a étalé son imprudence puisque l’opération Pangea IX lancée par le gouvernement était éloquente. Ce qui veut dire qu’il aurait pu logiquement mettre fin à cette activité. Par ailleurs, il est « faiseur de loi ». Et en tant que député, il a critiqué ces dernières semaines la gestion du président Talon. Des risques qui ne devraient pas rester sans représailles. Le député Atao devrait-il continuer à animer son commerce? Certains observateurs ont trouvé qu’il a fait des choix indéfendables et qu’il est impardonnable. Seulement, s’il est établi qu’il alimente un trafic illicite de médicaments au Bénin, c’est que le député a dû faire passer les produits par les frontières nationales. Il a dû donc se trouver des complices dans l’Administration pour réussir ce commerce illicite. La justice doit par conséquent pouvoir faire la lumière sur le rôle qu’ont pu jouer les autorités de la douane,  les responsables des services secrets et les actions qu’ont pu mener les responsables de la direction de la Pharmacie. Le gouvernement aura en tout cas montré son impartialité s’il réussit à établir les diverses complicités dont «le député pharmacien» a pu bien bénéficier pour protéger et maintenir son empire malgré la lutte implacable engagée contre les faux médicaments.

Atao détenteur de certificats de mise en consommation?

Les avocats du député Atao Mohamed Hinnouho ne comptent pas laisser facilement le parquet de Cotonou détruire leur client. En effet, l’un des conseils, Me Alfred Bocovo a fait quelques révélations sur  Radio France international (Rfi) le week-end. A l’entendre, c’est la direction nationale  des pharmacies qui a autorisé les activités du député. Pour lui, Atao est détenteur de certificats de mise en consommation délivrés par ladite Direction. « Tout le monde sait au Bénin que M. Atao importe des produits pharmaceutiques. C’est quelqu’un qui est dans une activité licite», a déclaré l’avocat. Dans la soirée d’hier dimanche, un document signé du Directeur de la Pharmacie autorisant Salamatou Karimou (conjointe du député), gérante de la société  Cab Sarl, à  procéder à l’enlèvement des cartons de consommables médicaux ont été aussi abondamment relayés sur les réseaux sociaux. C’est dire que le dossier prend une autre tournure. 

Ce sont des informations qui complexifient davantage l’affaire. La direction de la pharmacie est à tout le moins interpellée.

 Elle doit éclairer la lanterne de la police judiciaire afin que celle-ci situe l’opinion. Le dossier des faux médicaments est en définitive une nouvelle affaire qui réserve sans doute de petites surprises.

Mike MAHOUNA

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Mobilisations de ressources au profit de la Planification familiale : Une approche inclusive impliquant les collectivités territoriales préconisée

Loukman-Tidjani

(L’expert Loukman Tidjani évoque la nécessité de revoir la stratégie communicationnelle autour de la PF)
La mise en œuvre des programmes ou politiques de santé dont la Planification familiale nécessitant des financements colossaux, la mobilisation des ressources connait parfois quelques difficultés. Dans un entretien accordé à votre quotidien, Loukman Tidjani, Expert des politiques de jeunesse et de participation politique des jeunes, champion de la PF recommande une approche inclusive impliquant les collectivités territoriales. Il s’est également prononcé sur la nécessité de renforcer autrement la communication au niveau communautaire autour de la Planification familiale. Lisez plutôt….

Que peut-on comprendre concrètement par cette approche inclusive de mobilisation de ressources au profit de la PF avec une implication des collectivités territoriales ?

Le Bénin dispose d’un document de politique nationale pour le repositionnement de la PF et dans ce document, des engagements pris par le Bénin en lien avec la PF y ont été transcris. Et cela nécessite de la mobilisation des ressources. Nous ne pouvons pas attendre que ce soit les structures internationales, les partenaires techniques et financiers qui viennent assurer la mise en œuvre des politiques nationales pour le repositionnement de la planification familiale. Nous devons faire en sorte que l’Etat puisse mobiliser ces ressources et contribuer de façon efficace à l’amélioration de la santé des populations. Donc nous allons vers les municipalités, les collectivités locales pour développer avec eux, des stratégies qui leur permettent de mobiliser des ressources pour la prise en compte des besoins de santé, de la PF de ceux qui vivent sur leur territoire. Pour mobiliser des ressources, il faut élaborer des Plans de développement communal (PDC). Il faut faire comprendre aux élus locaux que s’ils veulent mobiliser des ressources pour la réalisation des actions contenues dans le PDC, il leur faudra y inscrire une ligne budgétaire pour la Planification familiale. Cela veut dire qu’une fois que les ressources sont mobilisées pour la réalisation du PDC, il n’y aura plus de difficultés de financement dans la mise en œuvre des initiatives en matière de PF. Quand nous élaborons des budgets au niveau des mairies, il y a une caricature qui parle d’affaires sociales. Quand vous prenez les lignes qui sont consacrées aux affaires sociales, vous y trouverez des fournitures scolaires, don de vivres et autres en période de fin d’année. On ne prend même pas en compte la vulnérabilité des populations. Il faut impérativement qu’une ligne des affaires sociales prenne en compte la vulnérabilité des populations, la santé et le bien-être des jeunes, des femmes. L’autre élément important, c’est la mobilisation des ressources domestiques. Dans nos communes, nous avons un certain nombre d’acteurs du secteur privé, des bénévoles qui sont capables de mettre des ressources à la disposition de leurs communes pour le bien-être de leurs communautés tant qu’ils sont rassurés de la bonne gestion de leurs ressources. Vous avez des entreprises locales qui veulent investir pour améliorer les conditions de vie des populations. Il suffit alors de mettre en place, le cadre formel qui puisse amener ces acteurs à venir contribuer au financement des projets de développement en l’occurrence, les projets de Planification familiale.

Malheureusement, on n’y a pas encore pensé au niveau des conseils communaux. Qu’est-ce qui bloque, selon vous ?

C’est le leadership ! Je ne parlerai pas de leadership au niveau national mais au niveau périphérique, communal. Nous sommes aujourd’hui dans un processus de décentralisation qui ne permet pas à ce que l’acteur qui est élu puisse s’approprier et comprendre les problèmes de développement de sa communauté. Lorsque nous allons travailler pour que les prochains acteurs que nous aurons au niveau local soient des acteurs qui maitrisent les questions de développement et disposent de fortes capacités de mobilisation de ressources, de partenariats, ce sera chose faite. C’est une question de leadership et de volonté au niveau des acteurs. Maintenant au niveau central, des engagements qui ont été pris continuent de piétiner dans leur mise en œuvre. C’est aussi une question de leadership au niveau de l’Exécutif. Au niveau des parlementaires, le travail a été fait mais cela piétine du côté de l’Exécutif et c’est dommage.

Si nous estimons que les conseils communaux comprennent la nécessité de faire de la PF, une priorité et inscrivent ces initiatives dans leur feuille de route, quel sera l’impact direct ?  

L’impact direct sera d’abord l’appropriation des initiatives et des programmes qui seront menés par les communautés elles-mêmes. Les communautés ont des besoins non satisfaits en éducation, en santé. Lorsqu’on aura des ressources et qu’on les aura planifiés dans la mise en œuvre de ces activités, on pourra satisfaire les besoins des communautés. Dans le mono, par exemple, vous avez des besoins non satisfaits en matière de Planification familiale qui tournent autour de 44%. Cela veut dire qu’il y a des femmes qui veulent se mettre sous méthodes contraceptives mais lesdites méthodes ne sont pas accessibles parce qu’il n’y a pas tellement d’infrastructures sanitaires. Les centres de santé sont à près de 20 à 40 kilomètres des domiciles. Il y aussi que le personnel soignant n’a toujours pas les compétences requises pour orienter la jeune femme vers les méthodes modernes de contraception. De plus, la femme elle-même n’a pas les moyens de s’offrir les produits contraceptifs ou se mettre sous PF. Donc d’une manière ou d’une autre, à travers ce cadre formel, on aura renforcé l’accessibilité des femmes à la Planification familiale. Elles pourront avoir alors le nombre d’enfants qu’elles voudront en fonction de leurs besoins. Lorsque vous avez une famille planifiée, il y a de l’harmonie. La femme peut vaquer à d’autres occupations pour renforcer son autonomisation économique et contribuer aux dépenses du ménage. Nous allons avoir une jeunesse qui, sur le plan éducatif, sera mieux formée. Une jeunesse qui va jouir d’une bonne santé et qui va susciter elle-même des opportunités d’emploi pour ses pairs.

Concernant le renforcement de la communication au niveau communautaire, que proposez-vous ?

Nous devons faire une communication axée sur la personne humaine. Il faut aller vers les communautés et échanger avec elles sur les canaux appropriés pour transmettre l’information à la grande masse. Aujourd’hui, nous utilisons des canaux qui ne sont pas toujours appropriés pour impacter convenablement les cibles. Vous avez des cibles au niveau des communautés qui ont besoin des canaux comme des radios communautaires, des canaux traditionnels. Combien de programmes aujourd’hui font recours à des canaux traditionnels. Nous devons renforcer la communication autour de la Planification familiale. Il faudra aussi travailler sur le contenu des messages. Il faut que les populations sachent que dans les programmes de PF, nous ne limitons pas les naissances. Nous demandons juste aux gens de maitriser les naissances et de mieux planifier les naissances. Il faut donc revoir les canaux, le contenu des messages et aller dans une approche holistique. Ne parlons pas de la PF seule. Il y a d’autres besoins des communautés qui peuvent être en lien avec la PF. Vous avez des femmes en milieu rural qui font de l’élevage, de l’agriculture. Comment faire en sorte que dans les programmes qui renforcent les capacités de ces femmes dans l’élevage et l’agriculture, on puisse intégrer cette dimension de la PF. Comment faire en sorte que les programmes de santé qui viennent au niveau des communautés permettent aussi aux femmes de répondre à d’autres besoins communautaires. Tout est lié. La communication sur la planification familiale doit commencer au niveau de l’Etat central. Les Ongs intervenant dans le domaine de la PF ainsi que les acteurs locaux doivent également revoir leur stratégie de communication. Il faut désormais des stratégies, des approches qui durent dans la communauté parce que le changement de comportement prend du temps.

Propos recueillis par Aziz BADAROU

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Planification familiale et collectivités territoriales : La proximité entre élus locaux et populations, un atout !

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La planification familiale occupant une place stratégique dans l’éradication de la pauvreté au niveau des communautés, l’implication des collectivités territoriales ou élus locaux dans la mise en œuvre des politiques d’espacement des naissances est plus qu’indispensable pour augmenter le taux de prévalence contraceptive au Bénin. S’appuyant sur les avantages supposés de la proximité, les élus ont leur part de responsabilité dans la marche vers le bien-être pour tous.

Les conseils communaux ont-ils compris la nécessité de faire de la planification familiale, une priorité ? Disposent-ils d’une ligne budgétaire pour encourager les femmes à adopter les méthodes modernes de contraception ? Difficile de répondre par l’affirmatif ! Cependant, la lutte quotidienne, le discours quotidien des autorités au niveau local n’a pas changé : améliorer les conditions de vie des populations et garantir leur bien-être. « On ne saurait parler ou œuvrer pour le recul de la pauvreté ou encore parler des actions de développement sans recourir à la Planification familiale. Les dernières statistiques sur le taux de grossesses en milieu scolaire, c’est de la catastrophe, c’est inquiétant. « Prenez l’exemple de quelqu’un qui n’a pas de ressources, qui n’a pas de moyens mais qui est prêt à faire des enfants à tout moment. Alors que l’enfant doit être nourri et au finish, c’est pour s’en prendre à un oncle, un frère qui lui, s’est privé d’en avoir autant pour vivre mieux » a tout de même reconnu le 2è adjoint au maire de la commune de Comè Bernard CocouTossou.  Si selon ses dires, l’autorité communale de Comè en a fait une priorité en y consacrant même déjà une ligne budgétaire dans le budget de la commune, tel n’est malheureusement pas le cas dans la plupart des communes du Bénin. « Le maire a effectué plusieurs missions à ce sujet. Au regard de l’importance de la PF, nous avons compris qu’il faut en faire une priorité. Nous avons eu à faire plusieurs séances de sensibilisations en collaboration avec des Ongs qui travaillent également sur la thématique avec les jeunes. Aujourd’hui, cela semble rentrer progressivement dans les habitudes » rassure-t-il. Quoi de plus rassurant quant à l’enregistrement en un temps record de plusieurs nouvelles acceptantes de la Planification familiale. La territorialisation de la santé publique comportant des enjeux liés à l’effectivité d’une intervention de proximité, les élus locaux sont en mesure de reformuler lesdits enjeux dans des termes de la compétition politique locale. Ceci, après une meilleure appropriation de la thématique, de la politique ou programme de santé précisément de la Planification familiale. Le traitement territorial ne saurait se faire de façon efficace sans miser sur les possibilités d’interventions des élus locaux sur les déterminants de la santé. Cette proximité entre élus locaux et populations constitue un véritable atout qu’il faudra exploiter pour véritablement repositionner la PF au niveau local et au niveau central.

Elus locaux et sensibilisation

La compréhension des ménages, des femmes et jeunes au sujet des méthodes de contraception n’est pas forcément la vraie information. Si la réticence de certaines femmes se justifie par le fait qu’elles se disent que la Planification familiale limite les naissances, entraine des effets secondaires sur la santé, la stérilité, constitue un passeport pour la prostitution, les élus locaux se doivent, dans leur vision de contribuer au bien-être des populations, d’apporter la vraie information à ces dernières. Etant donné qu’il s’agit du bonheur des ménages, de la santé maternelle et infantile, de la lutte contre la pauvreté… Grâce à leurs capacités de mobilisation des populations et de communication, les autorités locales doivent revoir le contenu des messages à véhiculer pour faire adhérer les couples aux méthodes modernes de contraception. Aussi sont-ils mieux placés pour faire comprendre à leurs administrés qu’il s’agit de l’espacement des naissances, du contrôle des naissances. « La méconnaissance du Planning familial a d’énormes conséquences. Le gouvernement ou l’Etat central ne peut tout faire. Les conseils communaux, les autorités locales ont également un important rôle à jouer dans la politique d’espacement, d’organisation ou encore de planning des naissances. Il faut faciliter la tâche aux Ongs sur le terrain car  tout leur appui ne devrait pas venir des organisations internationales. Les conseils communaux doivent également avoir des canaux d’informations, des approches de formation afin que le message soit compris et parvienne à tous. Il faut sensibiliser sur des comportements dégradants, des comportements qui nous maintiennent indéfiniment dans la pauvreté » recommande le 2è adjoint au maire de Comè. Et au conseiller communal Innocent Dossou d’être plus précis « Il faut prendre l’engagement de créer une ligne budgétaire pour encourager l’adoption des méthodes contraceptives au niveau local. Au regard du mode de fonctionnement aujourd’hui des mairies, il faut impérativement parvenir à la création d’une ligne budgétaire pour la PF avant d’espérer relever ce défi. Et avec cette ligne budgétaire, les mairies pourront solliciter les compétences étant donné qu’elles n’en possèdent pas pour faire le travail sur le terrain. Ceci, pour un véritable impact. Il faut créer des partenariats avec des organisations pour faire le travail. Si la mairie doit tout faire, elle sera inefficace. » Et de poursuivre  « nous avons des activités que nous menons avec les jeunes de tous les arrondissements et surtout durant les trois mois de vacances. Souvent, nous menons ces activités en collaboration avec des Ongs qui nous soumettent leurs programmes d’actions. Et à chaque activité, on sensibilise les jeunes sur la santé de reproduction, les Ist et Mst et surtout sur la PF. » Vivement donc que les autres communes du Bénin comprennent l’enjeu afin de placer la Planification familiale au cœur de leur politique de lutte contre la pauvreté.

Aziz BADAROU

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Faire passer le Taux de Prévalence Contraceptive de 8% à 20 % en 2018 : Tpc encore à 12%, Le gouvernement à la barre !

alassane-seidou

Le Taux de prévalence contraceptive (Tpc) du Bénin oscille toujours entre 12 et 12, 5% alors que le gouvernement béninois a pris l’engagement, à la Conférence d’Addis Abéba en Ethiopie en Novembre 2013, de faire à 20% à l’horizon 2018. A quelques mois seulement de l’échéance, les gouvernants béninois semblent perdre de vue l’urgence en n’adoptant toujours pas les mesures qui s’imposent notamment la politique d’exemption du paiement direct des services de la Planification familiale, l’augmentation significative du budget alloué à l’achat des produits contraceptifs…
 
Le Bénin est-il toujours dans la dynamique de réussir un coup de maître en matière de planification familiale en atteignant la barrière des 20% de taux de prévalence contraceptive en 2018 ?S’il est presque difficile de répondre par l’affirmatif, il faut déplorer le fait qu’uen engagement pris à la face du monde soit encore loin d’être respecté étant donné que seulement 12,5% des femmes béninoises adoptent aujourd’hui les méthodes modernes de contraception. L’adoption de la politique d’exemption du paiement direct des services de la Planification familiale qui, devrait permettre d’atteindre facilement le but avec de nouvelles acceptantes, traine toujours. « Il faut que la politique d’exemption du paiement direct des services de la Planification familiale soit adoptée et rendue opérationnelle dans l’immédiat. Cette politique va permettre d’augmenter le nombre de personnes qui demandent à se mettre sous méthodes contraceptives. Pour atteindre les 20% de Tpc, le plan national budgétisé pour le repositionnement de la planification familiale 2014-2018 a clairement établi qu’il faudrait mettre sous méthodes contraceptives modernes  570 000 femmes de 15 à 49 ans d’ici à fin 2018 », a alerté le chef de file de la section Bénin de l’Alliance Droits et Santé,  Nourou Adjibadé. De même, les besoins non satisfaits étant de l’ordre de 31% aujourd’hui, une synergie d’actions entre le gouvernement et les organisations de la société civile s’impose pour relever ce défi. « Imaginez lorsque ces besoins non satisfaits  soient t mêmes satisfaits à 10%, ajoutés au 12%, cela fait déjà 22% », fait observer Nourou Adjibadé, Directeur exécutif de Ceradis-Ong. A l’en croire, l’adoption de cette politique permettrait même d’aller au-delà du taux de 20% en peu de temps étant donné que la demande n’a cessé de s’accroître. «Avec l’opérationnalisation de la politique d’exemption de paiement, on serait en train de satisfaire ces besoins non satisfaits puisque dans cette catégorie de femmes de 15 à 49 ans,  il y en a qui ont entre 15 et 24 ans qui vont bénéficier gratuitement de ces produits contraceptifs. Donc cela va augmenter le nombre de personnes sous méthodes contraceptives et dans ce cas, l’objectif sera atteint. Un grand pas a été fait déjà puisque la politique est déjà élaborée et il faut simplement que la politique qu’elle soit adoptée soit par décret soit par arrêté interministériel. Peu importe, il faut juste que la politique soit adoptée. Pour créer aussi les conditions favorables à la mise en œuvre de cette politique, il faut que la loi sur la santé de la reproduction soit accompagnée de décrets d’application. Les avant-projets de décrets sont déjà élaborés avec l’appui du ministère de la justice et il faut que le ministère de la santé assure son acheminement vers le Conseil des ministres en vue de leur adoption par décret  en Conseil des ministres » a-t-il recommandé.

Des efforts insignifiants : le défi demeure…

Pour Dr Gaston Ahounou, Chef service Planification familiale à la Dsme/Ministère de la santé, des progrès ont été réalisés quand bien même cela parait encore insuffisant. Ceci, surtout que l’échéance est pour bientôt. « On peut dire qu’il y a eu de progrès parce que lors de la visite des bailleurs clés  du Partenariat de Ouagadougou en juin dernier, le Bénin a enregistré un taux de progrès qui, d’après les calculs, tourne autour de 4%. C’est exactement comme dans presque tous les pays voisins. Mais il est bien vrai, que pour que nous pussions évoluer plus vite, il faut que ce taux soit beaucoup plus élevé. Pour moi, lorsqu’on parle de révolution contraceptive, c’est qu’il faut atteindre au moins un taux qui oscille entre 60% et 80%  de prévalence contraceptive.O or nous sommes encore autour de 12,5% voire  17% maximum. On est loin des 60%. Encore que les autres pays voisins nous dépassent. Le Niger tourne autour de 22% ainsi que le Sénégal alors qu’on était au même taux il y a quelques années », a déclaré Dr Gaston Ahounou. Si ce faible taux de prévalence contraceptive est lié à certaines pesanteurs socio-culturelles du Bénin, il a également déploré le fait qu’il y ait parmi les cadres béninois à des niveaux qu’on ne saurait soupçonner, des détracteurs de la Planification familiale. Et ceci, malgré son importance sur la santé de la femme, sur l’économie nationale. Certes, les efforts consentis pour lever les contraintes d’ordre religieux ne sont pas négligeables mais le défi est loin d’être relevé. De toute façon, le gouvernement béninois se doit d’honorer cet engagement pris à la face du monde.

Aziz BADAROU

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Don de sang à Porto-Novo : Une initiative de Larissa Adjagba, la Miss Bénin 2016

Larissa-Adjagba

Dans le cadre de la mise en œuvre de ses actions pour le compte de sa mandature,  La Miss Bénin 2016, Larissa Adjagba a organisé ce dimanche 26 novembre 2017 à Porto-Novo, une séance de collecte des poches de sang afin de soutenir les personnes en situation d’urgence.

Puisque c’est le moment de crise où les porches de sang manquent au niveau des banques faisant parfois des décès, la Miss Bénin 2016, fidèle aux engagements pris à l’orée de son mandat,  a initié  une campagne de don de sang à Porto-Novo le 26 Novembre 2017. Celle-ci s’inscrit dans le cadre des activités prévues dans son programme d’action au cours de son mandat. Après avoir assisté les couches vulnérables à travers des dons de vivres, de kits de maternité, d’ordinateurs et autres, elle a pris place ce dimanche au carrefour fusion au quartier Houinmè dans le 4ème arrondissement de la ville de Porto-Novo pour recueillir des poches de sang en vue de contribuer à sauver des vies humaines. Nul n’ignore que la maladie du paludisme sévit pendant ces périodes de pluie. Il n’en est de même pour les cas d’accident qui s’accroissent en cette veille des fêtes de fin d’année.  C’est donc à juste titre que la Miss Bénin 2016 en partenariat avec l’Association nationale des donneurs de sang, a choisi cette période pour approvisionner les banques de sang. Pour Larissa Adjagba, c’est une initiative soutenue par la Fondation Mtn Bénin et qui vise à collecter des poches de sang pour venir en aide aux personnes malades et qui sont dans le besoin pour recouvrer leur santé. « Nous voulons sauver des vies avec le sang que les donneurs bénévoles comme vous le constatez, vont donner aujourd’hui. Vous savez, la Miss Bénin a des actions sociales à mener pour venir en aide aux populations…», a laissé entendre Mlle Adjagba. Et face aux préjugés semés dans les esprits de certaines personnes, le président de l’Association nationale des donneurs bénévoles du sang, Honoré Agboton a rappelé l’importance de l’opération pour sauver des vies humaines. « Nous avons le devoir de soutenir cette initiative de la Miss Bénin. Nous sommes présents à toutes les séances de collecte de sang. Aujourd’hui, c’est nous qui donnons pour sauver. Nous le faisons pour prévenir d’éventuels problèmes qui pourraient nous arriver aussi. Donner de notre sang nous permet surtout de renouveler notre corps et de nous maintenir en forme… »,a expliqué le président Honoré Agboton. Il faut noter que le deuxième adjoint de la ville capitale, Docteur François Ahlonsou, directeur de la communication et de la promotion du don de sang a apporté tout son soutien à l’initiative. L’autorité municipale a surtout sensibilisé les jeunes de la ville, notamment ceux du 4ème arrondissement qui ont adhéré massivement à l’initiative.

Kola Paqui

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Journée mondiale du Sida : Les Femmes d'impact du Plateau sensibilisent la population

FIP

(Des projets annoncés pour 2018)
Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du Sida,  les Femmes d'impact du Plateau (FiP) ont organisé, samedi 02 décembre 2017,  en collaboration avec l'abms/Psi, une journée de sensibilisation sur le Vih/Sida à l'endroit des jeunes, surtout des filles, des femmes et de toute la population. Ce fut également l’occasion pour les Femmes d'impact du Plateau, de procéder au lancement de leur projet phare pour l'année 2018. C’était dans la salle de conférence de la mairie de Pobè.

Autour du thème : « Comportements sexuels sains pour la lutte contre le Vih / Sida », la rencontre a permis aux Femmes d'impact du Plateau (FiP), de porter des messages forts sur le danger que constitue cette maladie qui décime la population.  Il s’en est suivi un dialogue franc entre les filles et les femmes d'Impact Plateau où les filles se sont exprimées par des témoignages et ont pris l'engagement d'être plus attentives aux conseils prodigués par les parents. En leur qualité de mères, les femmes d'Impact Plateau, très réceptives aux messages des filles, ont  promis être plus aux côtés de ces dernières. C’est une noble initiative a laissé entendre le maire de Pobè, Paul Fakorédé Odjo. Il a donc  invité les jeunes filles à opter pour l'abstinence sexuelle sur les bancs. Paul Fakorédé Odjo, a par ailleurs souligné la disponibilité de la mairie de Pobè, à toujours soutenir la FiP. La rencontre a également été l'occasion pour la FiP, de présenter ses activités et son projet phare pour l'année 2018 dénommé « Célébrons dans l'unité le mois de Mars », aux autorités communales venues des 5 communes du département. L’objectif principaldudit projet, est de mobiliser les fonds pour la prise en charge de 10 jeunes filles vulnérables déscolarisées par commune du département du Plateau. Une initiative très appréciée par les mairies et qui promettent soutenir toutes les actions allant dans le sens de l'épanouissement de la femme.


 Th. A.

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