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Sciences et Santé

Don de sang à l’Uac : La Croix rouge universitaire apporte sa contribution

poches-de-sang

La croix rouge universitaire a lancé ce lundi, 26 juin 2017, la deuxième édition de la semaine 500 poches de sang sur le campus d’Abomey-Calavi avec l’appui de l’Association des donneurs de sang bénévoles du Bénin. A cet effet, le secrétaire général de ladite association a lancé un appel à tous les usagers du campus et toutes les personnes de bonne volonté en vue d’une participation massive à cette œuvre sociale.

“Réduire le taux de mortalité dû au manque de sang dans nos hôpitaux et montrer le soutien de la jeunesse universitaire aux malades“. C’est l’objectif visé par la Croix rouge universitaire à travers la présente opération de collecte des 500 poches de sang en faveur des centres de santé du Bénin. Grâce à son partenariat avec l’Association des donneurs de sang bénévoles du Bénin, elle entend contribuer à solutionner le déficit de poches de sang  en cette période de pluies où la demande est accrue surtout chez les enfants de moins de cinq ans. En prélude à cette activité, le secrétaire général de l’Association nationale des donneurs de sang, Christin Ametodou  précise que l’objectif principal de cette initiative est de faire en sorte que le taux de mortalité lié à la pénurie de sang dans les hôpitaux puisse être réduit et montrer aux malades le soutien de tous les étudiants. Il lance alors un appel à tous les étudiants du campus universitaire d’Abomey-Calavi à venir sans tarder donner leur sang pour sauver des vies humaines. Il a, par ailleurs, profité de l’occasion pour rassurer qu’aucun risque n’est lié au don du sang contrairement aux superstitions et aux intoxications publiées sur les réseaux sociaux concernant l’usage du sang. Il invite cependant le gouvernement et les partenaires à se mobiliser  pour soutenir cette œuvre sociale qui manque jusque-là de financement.  

Justelaine AKEFOUIN, Stag

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Secours aux accidentés de l’axe Calavi-Bohicon : L’antenne Allada du Samu installée

SAMU

La Commune d’Allada accueille depuis le vendredi 23 juin 2017, l’antenne départementale de l’Atlantique du Service d’aide médicale d’urgence (Samu). L’hôtel de ville de ladite Commune a abrité les manifestations marquant le lancement des activités de cette unité médicale.

Le Bénin ne perdra plus « bêtement » ses bras valides sur le tronçon Calavi-Bohicon. Les accidentés pourront en tout cas recevoir dorénavant les premiers soins à temps. Le Samu Atlantique compte relever ce défi vital. Il a été installé officiellement la semaine écoulée par le ministre de la Santé et l’ambassadrice de France au Bénin, Véronique Brumeaux en présence des autorités locales d’Allada. Ce service est en effet le fruit de la coopération bénino-française. En 2013, Samu-Bénin que dirige le Professeur Martin Chobli, a fait un plaidoyer pour la mise en place d’une antenne à Allada afin de secourir les grands blessés et gérer en même temps les urgences médicales vitales. La coopération  française a favorablement analysé cette requête et fourni dans le cadre du Projet d’appui au développement sanitaire géré par l’Institut pour la recherche pour le développement (Ird) une ambulance équipée. Ce vendredi, le Maire d’Allada Michel Acléhinto a exprimé au gouvernement et aux partenaires la reconnaissance des populations. Il a salué l’engagement personnel du Professeur Martin Chobli dans l’aboutissement heureux de l’initiative avant de s’engager au nom du Conseil communal à accompagner le Samu/Atlantique. Le Professeur Martin Chobli rappellera que la médecine d’urgence ne s’exécute pas avec improvisation pour souligner le rôle délicat des responsables de la nouvelle antenne. Il a par la suite montré que « l’ambulance d’Allada pourra jouer un rôle central pour sauver des vies ». L’ambassadrice de France a, elle, souhaité que le lancement des activités de l’antenne du Samu Atlantique ouvre la porte à d’autres initiatives salutaires. Pour sa part, le ministre de la Santé, Alassane Séidou a indiqué que les cas d’urgence restent un défi majeur dans les pays africains. Seulement, il a reconnu que Samu-Bénin s’est bien distingué dans la gestion de plusieurs catastrophes. Le ministre de la Santé a annoncé que la nouvelle antenne aura son siège au Centre de lutte contre l’ulcère de Buruli (Allada). Et de préciser : « Je veillerai personnellement à la bonne marche de cette antenne afin que d’autres antennes soient ouvertes». Il faut noter qu’outre les grands blessés d’accident de la circulation, le Samu Atlantique participera en cas de catastrophe conjointement avec les sapeurs-pompiers, la police, la gendarmerie et l’armée à la mise en œuvre  des plans d’urgence.

M.M   

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Pour avoir reconnu au Parlement la légitimité de l’Ordre dirigé par Henri Ainadou : L’aile Toukourou s’en prend au Ministre Alassane Seidou

moutiatou-toukourou

Nouveau rebondissement dans la crise qui secoue depuis des années le sous-secteur pharmaceutique au Bénin notamment l’Ordre des pharmaciens du Bénin. Face aux députés lors de la séance d’autorisation de ratification de la convention MEDICRIME, le ministre de la santé, Alassane Seidou a déclaré que le seul bureau du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens reconnu par le gouvernement béninois est celui dirigé par Henri Charles Ainadou. Le bureau reconnu d’ailleurs par la Cour suprême dans ses récents arrêts, selon l’autorité ministérielle. Une réaction que condamne l’aile Toukourou…

« …les récentes déclarations faites par le ministre de la santé, monsieur Alassane Seidou, le lundi, 19 juin 2017 devant la représentation nationale lors de la plénière consacrée à l’examen et l’adoption de la loi portant ratification de la convention MEDICRIME,  sont d’une  extrême gravité et méritent d’être condamnées parce qu’il ne lui revenait pas de se prononcer sur le fond d’une affaire encore pendante devant les juridictions » lit-on dans une correspondance adressée au ministre par la Présidente MoutiatouToukourou. Une correspondance partagée également sur la page facebook de l’Ordre. Pour le camp Toukourou, l’autorité ministérielle confirme, en reconnaissant publiquement la légitimité à un bureau issu d’une élection organisée par le ministère de la santé, que le ministère de la santé a outrepassé ses attributions en se substituant au Conseil national de l’Ordre des pharmaciens du Bénin dont les décisions ne sont querelables que devant la Cour suprême. Ceci en faisant référence à l’article 89 de l’ordonnance 73-38 du 21 avril 1973. C’est justement à ce niveau que semble se poser le vrai problème car pour beaucoup, qu’est-ce qui a pu empêcher la résolution de la crise depuis des années malgré la bataille juridique engagée. Si les arrêts de la Cour suprême sont souvent interprétés différemment peut-être chacun en sa faveur, il faut dire que les derniers rendus par la Cour paraissent plus précis. « Je n’ai pas retrouvé dans ses différents arrêts, les obligations qui étaient mises à ma charge. Ce ne sont que des arrêts d’irrecevabilité qui portent seulement sur la forme et non le fond du dossier. Mieux, il ne revenait pas au Directeur de la pharmacie, du médicament et des exploitations diagnostiques (Dpmed) de faire exécuter l’interprétation qu’il fait d’une décision judiciaire. Il s’agit donc à mon avis d’un non-évènement », fait observer Dr MoutiatouToukourou dans la même correspondance. Ceci, après avoir accusé réception le 13 juin 2017 de la signification par exploit d’Huissier de justice, des arrêts rendus par la Cour suprême le 9 janvier 2017 et d’une lettre circulaire interprétative des arrêts adressée par le Dpmed, le 12 juin dernier.  En effet, ces arrêts ont déclaré irrecevable, la  requête du bureau dirigé par MoutiatouToukourou qui demandait l'annulation de l'élection de Charles Henri Ainadou.

L’aile Toukourou devrait-elle se plier ?

« Si la Cour accédait à leur requête et annulait l'arrêté querellé, le bureau de AINADOU tombait de lui-même puisqu'il serait sans base légale. La cour déclare irrecevable leur requête. Ce qui signifie en termes terre à terre que la base légale demeure ainsi que le bureau de AINADOU. La preuve de tout ceci est que le 28 mars 2017, la Cour elle-même a adressé un courrier à Monsieur Henri Charles AINADOU en qualité de président de l'ordre national des Pharmaciens du Bénin pour lui notifier les arrêts du 19 janvier 2017. Pensez-vous que la Cour suprême s'amuserait à désigner comme destinataire de son courrier Monsieur AINADOU président de l'ordre des pharmaciens si Madame TOUKOUROU continuait de porter légalement ce titre? » A clarifié Dr Louis Koukpemedji, Président du Syndicat indépendant des pharmaciens du Bénin (Siphab). Par contre, pour le bureau de l’Ordre des pharmaciens dirigé par MoutiatouToukourou, inutile de crier victoire dans le camp adverse car la Cour n'a pas précisé dans sa décision qu'un bureau est légal et que l'autre ne l'est pas. « Pour le reste, seule la Cour suprême pourra départager les uns et les autres à travers des décisions justes et équitables qu’elle rendra sur les recours encore pendants devant elle » conclut Dr MoutiatouToukourou. De toute façon, le suspens se poursuit…

Aziz BADAROU

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Ratification de la convention Médicrime : Le Siphab félicite le parlement et le gouvernement

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Communiqué du SIPHAB

L’Assemblée nationale du Bénin a autorisé au cours de sa plénière de ce lundi, 19 juin 2017 la ratification de la convention MEDICRIME.Le Syndicat Indépendant des Pharmaciens du Bénin (SIPHAB) accueille avec satisfaction cette bonne nouvelle et profite pour adresser ses vives félicitations au Président de l'Assemblée Nationale et à tous les honorables députés pour cet acte patriotique. Aussi, Le SIPHAB saisit-il cette occasion pour renouveler ses sincères remerciements au gouvernement du Président Patrice TALON et au ministre de la santé pour l'intérêt accordé à ce dossier et les exhorte à poursuivre de façon inlassable les réformes entamées dans le secteur pharmaceutique. Enfin, le SIPHAB tient à rassurer le peuple béninois qu'il continuera d'oeuvrer au côté des autorités compétentes pour faciliter l'accès de nos populations aux médicaments de qualité.

Fait à Cotonou, le 19 Juin 2019, Le Président Dr Koukpemedji Louis

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Don de sang des étudiants en médecine de l’UP : Réneta Tamégnon accompagne l’opération

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Conformément à son cahier de charge qu’elle s’est donnée à l’occasion de son élection en Août 2016 comme miss Facebook, mademoiselle Réneta SéssitoTamégnon,s’est associée aux étudiants de la faculté de médecine de l’Université de Parakou pour l’activité de don de sang que ces derniers organisent au lendemain de la célébration de la Journée nationale du don de sang depuis 2014. Pour l’édition 2017, de cette activité dont l’utilité n’est plus à démontrer, mademoiselle Réneta SéssitoTamégnon a décidé de se joindre aux étudiants pour la réussite de cette activité. Selon miss Facebook 2016, cette activité s’inscrit en droite ligne de ses actions. Pour cette ambassadrice de la beauté, le don de sang est pour pallier le manque criard du sang en cette période de saison de pluie qui rime très souvent avec la prolifération de plusieurs maladies, surtout le paludisme qui cause l’anémie dans le rang des enfants. Cette opération de don de sang permettra de mettre à la disposition de la banque de sang des poches de sang pour sauver des vies humaines qui seront à coup sûr dans le besoin. C’est sa façon, à elle, d’agir pour aider les populations. Elle n’a pas manqué de demander à la communauté universitaire et à toute la population de Parakou et environ de faire massivement le déplacement des résidences Mohamed XI de l’Université de Parakou pour donner un peu de leur sang pendant les deux jours de l’opération afin de sauver les vies humaines. Car, sang donné est égal à vie sauvée.

Albérique HOUNDJO (BrBorgou-Alibori)

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Hôpitaux : Forte demande de sang à Cotonou

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Le chef section prélèvement de l’antenne départementale de l’Agence nationale de la transfusion du Littoral, Justes Alfred Oké a déclaré ce mercredi que la demande de poches de sang en saison pluvieuse est forte dans les hôpitaux de Cotonou.

« Il nous faut beaucoup de donneurs donc beaucoup de poches de sang pour sauver des vies humaines », a indiqué Justes Alfred Oké, le chef section prélèvement de l’antenne départementale de l’Agence nationale de la transfusion du Littoral.

« En période de pluies, la demande de poches de sang est très forte à cause du paludisme qui sévit et qui entraîne l’anémie des personnes atteintes », a-t-il expliqué avant de faire comprendre que c’est le sang qui doit attendre le malade et que le contraire est toujours catastrophique.

Beaucoup de donneurs de sang contactés sur place, ont approuvé cette nécessité de donner du sang pour sauver les vies humaines. Une opération de don de sang organisée ce mercredi dans le cadre la journée mondiale des donneurs de sang a permis de recueillir une centaine de poches avant la fin, apprend-on.

Abp.info

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Centre de santé d’arrondissement d’Agblangandan : Fbr, le personnel soignant motivé, les patients retrouvent le sourire

sante

L’une des trois composantes du Projet de renforcement de la performance du système de santé (Prpss), le Financement basé sur les résultats (Fbr) est une approche qui a révolutionné le paysage sanitaire au Bénin et dont les résultats sont évocateurs aujourd’hui sur le terrain. Financé dans 08 Zones Sanitaires au départ par la Banque Mondiale, l’approche a été généralisée à l’ensemble des 34 Zones sanitaires grâce au Fonds Mondial, de l’Alliance mondiale pour la vaccination (GAVI) et de la Coopération technique Belge (CTB). Ici, au Centre de santé d’arrondissement (Csa) d’Agblangandan, du personnel soignant aux patients, on plaide pour la pérennisation de l’initiative en raison de son impact sur les bénéficiaires…

“Le Fbr, nous ne voulons même pas que cela finisse » ce sont les premiers mots lancés à notre endroit par l’Infirmière diplômée d’Etat, Daouda Salamatou en service au Csa d’Agblangandan dans la commune de Sèmè-Podji. Et à la jeune mère Avlessi Reine, patiente d’ajouter « Cela nous soulage vraiment, je souhaite que cela se poursuive ». Considéré, il y a quelques années, comme une simple maternité moins fréquentée par les populations, le Centre de santé d’arrondissement d’Agblangandan (Zone sanitaire Sèmè-Podji-Aguégués-Porto-Novo) connait désormais une affluence des patients grâce à l’approche Financement basé sur les résultats du Prpss. « Grâce au Fbr, nous enregistrons plus d’affluence, le coût des médicaments ainsi que celui des accouchements ont diminué. Ce qui fait que nous avons beaucoup de femmes qui viennent accoucher ici, pour faire des consultations prénatales et puis le centre est désormais plus fréquenté. De plus, il y a la propreté et quand il y a des matériels défaillants, les responsables s’empressent de les réparer et tout est mise en œuvre de sorte à ce que le centre soit vraiment attrayant », témoigne AdononNepoEugenie, sage-femme au sein du Centre. Centre de santé propre, agents de santé plus accueillants, disponibles, offrant des soins de qualité, disponibilité des médicaments et du matériel médicotechnique. Tels sont autres témoignages et perceptions recueillis sur les lieux. Faut-il le rappeler, l’objectif visé à travers la mise en œuvre du Fbr est le renforcement de la couverture en services de santé de qualité. Les indicateurs quantitatifs et qualitatifs ont connu une nette amélioration dans les différentes zones sanitaires. Perçu comme une solution concrète à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) dans le secteur de la santé, le Fbrsolutionne la question de motivation des prestataires des soins de santé et la qualité des soins offerts aux patients. « « Le Fbr a été vraiment positif au Centre de santé d’arrondissement d’Agblangandan. C’est une initiative formidable et profitable non seulement aux malades mais aussi au personnel soignant. Vous faites bien vous avez un quota qu’on vous déverse dans votre caisse qui vous permet d’acheter le matériel et une partie destinée à la motivation du personnel. Cela fait que ceux qui ne voulaient pas faire certaines choses acceptent facilement le faire parce qu’ils se disent que c’est moyennant quelque chose et le bilan est positif. On ne peut vouloir que quelque chose de si motivant finisse »,martèle l’infirmière d’Etat, Daouda Salamatou. « Cela nous a fait changer beaucoup de comportements, il y a de ces gestes qu’on faisait. On prenait les malades sans des précautions appropriées, maintenant cela a permis un changement de comportements de l’accueil à la prise en charge des patients. La manière dont nous prenons les malades en charge, on remplissait les choses au rabais mais le Fbr à des grilles qu’il faut respecter.  Vous respectez les grilles, ça vaut quelque chose en retour donc personne ne veut perdre. Ce qui nous même parfois en compétition entre centres de santé en matière de qualité des prestations »,poursuit-elle. A en croire la sage-femme Eugénie Nepo Adonon, le Fbr donne plus de pouvoirs aux patients, renforce la motivation du personnel de santé, augmente les ressources et l’autonomie des centres de santé et accroit surtout la demande en soins de santé.

Fbr: le sourire aux patients

C’est une approche de financement où l’on achète aux formations sanitaires en contrat avec le ministère de la santé, des résultats de qualité. Ainsi, les formations sanitaires à partir des ressources résultant de la vente de leurs prestations, motivent leur personnel et prennent en charge une partie de leur charge de fonctionnement. Cette approche novatrice permet non seulement de résoudre un tant soit peu le problème lié à la motivation du personnel mais aussi s’inscrit dans la vision du gouvernement à développer les mécanismes efficaces et équitables d’incitation des ressources humaines, basés sur la performance à tous les niveaux de la pyramide sanitaire. Au centre de santé d’arrondissement d’Agblangandan, les patients affluent mais repartent le sourire aux lèvres, signe de satisfaction. Toute chose qui n’était pas possible bien avant la mise en œuvre du Financement basé sur les résultats. « Quand j’ai amené mon enfant, il a été vraiment bien pris en charge. J’y étais, les mains vides mais ils l’ont soigné d’abord et vendu des médicaments avant que je ne revienne solder. Je repars toujours du centre, le sourire aux lèvres.  Je souhaiterais que ce soit une initiative pérenne car cela nous soulage vraiment », témoigne Avlessi Reine, une patiente retrouvée dans les locaux du dispensaire. « A mon arrivée, j’ai été très bien accueillie et la prise en charge aussi s’était bien déroulée. J’étais venu pour accoucher mais avant que je ne donne vie au bébé, elles ont été très amusantes avec moi et c’est dans l’allégresse que j’ai accouché ! Tout s’est bien passé ! Le Fbr nous fait vraiment du bien et nous souhaitons que cela se poursuive », martèle une autre patiente, Miakpe Rosine. Cependant, la motivation ne reste pas uniquement ce qui fait le plaisir du personnel de santé ici. A en croire la sage-femme Eugénie Nepo, c’est surtout la qualité des soins offerts qui importe et le fait de voir les patients repartis très satisfaits. « Pour servir dans le domaine de la santé, c’est une affaire de passion, d’amour pour ce que l’on fait d’abord. Il faut d’abord aimer le travail.  Les patients sont satisfaits, les patients que je reçois et ceux reçus par mes collègues se disent toujours satisfaits. Même quand ils reviennent pour échec thérapeutique, souvent ce n’est plus notre faute car c’est eux qui prennent mal les produits recommandés. Il y ararement de cas de rechute », va rassurer l’infirmière diplômée d’Etat, Daouda Salamatou. A l’en croire, les acquis du Fbr seront pérennisés. « Mon souhait est que le Fbr se poursuive et même s’il finit, nous allons toujours garder ces bonnes habitudes pour une meilleure prise en charge des patients, nous allons mettre les acquis du Fbr au service des patients pour mieux les satisfaire car leur satisfaction fait notre plaisir » fit-elle savoir.  

Rappelons que lors de sa récente descente sur le terrain, la représentante Résidente de la Banque mondiale au Bénin, Katrina Sharkey a touché du doigt les acquis, les améliorations dans les prestations de service, la qualité des soins, la prestation au niveau des accouchements. Elle a pu également rendre compte de la motivation des prestataires de service, des médecins, des infirmiers, des sages-femmes, des aides-soignantes. « Ils sont tous motivés par ce que le Financement basé sur les Résultats a pu leur apporter. Et aussi, au niveau des Comité de Gestion, des relais communautaires, je constate qu’il y a là aussi une grande motivation pour les bénéfices et les réalisations de ce projet. Je salue tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet pour tout ce qui a été fait » avait-elle martelé pour rassurer de l’engagement du groupe de la Banque mondiale à continuer à apporter son appui au secteur de la santé du Bénin et au Financement Basé sur les Résultats.

Le Prpss en bref

Le projet de renforcement du système de santé (PRSS) au Bénin vise à renforcer le système de santé et à contribuer ainsi à l’atteinte de l’Objectif du Millénaire pour le développement sur la santé maternelle à travers l’achat des résultats. Les objectifs du projet sont :l’amélioration de la performance des centres de santé à travers le Financement Basé sur les Résultats (FBR) ;l’appui à l’amélioration de l’accessibilité financière aux services de santé (réforme et financement du Fonds Sanitaires des Indigents) ;le renforcement des capacités institutionnelles du Ministère de la Santé.Ce projet combine à la fois prime à la performance, investissements et assistance technique. La santé maternelle et néonatale étant fortement influencée par la performance du système de santé, les indicateurs relatifs à la santé maternelle et néonatale seront utilisés pour mesurer les résultats finaux du projet. Le projet prévoit de couvrir l’ensemble des Zones Sanitaires du Bénin à travers un contrat liant les financements aux résultats. Ceux-ci concerneront l’augmentation de la production des services de santé mais aussi la qualité des prestations. Ce mécanisme liant incitations financières et résultats devrait accroître fortement la responsabilisation et la motivation des établissements de santé et de leur personnel. Le programme est financé conjointement par le Gouvernement du Bénin, la Banque Mondiale, GAVI et le Fonds Mondial.

Réalisation : Aziz BADAROU

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Menace de paralysie du secteur de la santé : Un moratoire de 15 jours accordé au gouvernement

alassane-seidou

La menace de débrayage vient à nouveau d’être brandie par les agents de la santé réunis au sein de l’Intersyndicale des ressources humaines en santé (Irhs) et du Syndicat national des travailleurs des services de la santé humaine du Bénin (Syntrasesh). Dans une lettre ouverte adressée à l’autorité ministérielle, Alassane Séidou, ces derniers accordent un moratoire de 15 jours au gouvernement pour donner suite à leurs revendications. Ils dénoncent, par ailleurs, le mutisme des autorités et se disent victimes de duperie pour avoir été invités à renoncer à la grève après des assurances de satisfaction de leur plateforme revendicative. « Combien d’agents de santé attendent toujours leurs contrats depuis 30 mois? Combien de travailleurs du secteur sont encore dans l’attente de reversement en (Ace) ? Combien sont sans salaire depuis 2 à 4 ans? Quelle suite a-t-on donnée aux conclusions des travaux du comité interministériel créé par arrêté n° 173/Mtfpas du 5 mai 2016 ? » Lit-on dans ladite lettre. Le Syndicat national des travailleurs des services de la santé du Bénin (Syntrasesh) et l’intersyndicale des ressources humaines en santé (Irhs), exigent dans un délai de 15 jours, l’annulation du document de réformes à eux présenté le 10 mai 2017 au Palais des congrès, la prise, l’étude et la signature de tous les actes de carrière en souffrance au ministère de la santé depuis des années ;  l’apurement de toutes les dettes de l’Etat vis-à-vis des hôpitaux et agences de gratuité, puis  la mise en œuvre des engagements contenus dans le rapport du comité interministériel mis sur pieds par arrêté 173/Mtfpas du 5 mai décembre 2016. Voilà qui annonce des jours sombres dans le secteur de la santé au Bénin.


A.B

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Formations sanitaires au Bénin : L’Etat, bourreau du CHUD Borgou-Alibori

CHUD-Borgou-Alibori

La situation dans laquelle végète le centre  hospitalier universitaire départemental Borgou-Alibori (CHUD) n’honore pas du tout notre pays. Mieux, elle crée d’énormes préjudices tant bien au personnel sanitaire qu’à la population. Aujourd’hui, il est plus certain de ressortir de ce centre de santé dit de référence les pieds devant, quand vous y entrez malade. Le centre est dans le dénuement total, il manque du minimum pour une bonne prise en charge sanitaire des populations du Borgou-Alibori. Le CHUD Borgou-Alibori se révèle être plus un mouroir qu’un centre de référence. Car son pronostic vital est sérieusement entamé, il souffre d’un cancer en phase terminale.

Manque criard de matériels médicaux et paramédicaux, vétusté des matériels sanitaires, défaut de plateau technique adéquat, morgue moribonde, manque de réactifs pour les analyses biomédicales, pharmacie vide sans les produits de première nécessité, centre de production d’oxygène non fonctionnel, plus de 750 millions de francs Cfa de créances de l'État vis-à-vis du centre, plus de 30 millions de dettes du CHUD Borgou-Aliborivis-à-vis de la Centrale d'Achat des Médicaments Essentiels (CAME), absence d'eau et d'électricité et manque d'infrastructures devant abriter les agents et les malades. Tel se présente le tableau clinique du CHUD Borgou-Aliborid’aprèsle résultat du diagnostic.

La liste des maux dont souffre cette formation sanitaire qui, en plus de l’administration des soins de santé aux malades, assure également, la formation théorique et pratique des futurs médecins et chercheurs en sciences de la santé n’est pas exhaustive.  

Une situation qui n'est pas de nature à assurer des soins de qualité aux patients. Il ne serait pas exagéré d'affirmer, au vue de ce qui manque à ce centre, qu'il n'est plus une référence en matière de soins sanitaires au Bénin.

« Je viens de faire 12 jours au CHUD B-A avec mon oncle qui souffre d’un problème de nerfs, aucun soin sérieux n’a pu lui être administré, parce que l’hôpital ne dispose pas des produits de première nécessité. J’ai décidé de l’envoyer dans un autre centre de santé. Ce qui se passe ici est grave », s’est indigné monsieur B.O un garde malade rencontré dans les couloirs du pavillon de la chirurgie du  CHUD B-A.

Telle est la renommée de centre hospitalier universitaire dans l’opinion publique, qui, a pourtant déjà mis sur le marché de l’emploi neuf promotions de docteurs en médecine.

« Nous sommes dans le rouge, faute de moyens », lâche Dr Emile Mensah, directeur du CHUD B-A qui compte pourtant dans ses rangs un personnel de qualité qui fait ses preuves au-delà des frontières nationales, composé de 442 agents dont 39 médecins, 60 médecins praticiens.

« Si les créances de l'État nous étaient remboursées, nous pouvions trouver un souffle pour prendre le devant des activités afin de mettre le personnel dont nous avons la charge dans des conditions bonnes afin que les prestations que nous avons à faire pour sauver les populations soient meilleures  » se désole Dr Emile Mensah qui explique par ailleurs que, les créances de l’Etat central vis-à-vis du CHUD Borgou-Alibori sont le produit des mesures de gratuité telles que la césarienne, la prise en charge du paludisme, de la dialyse, du traitement des indigents et du personnel permanent et contractuel de l'État. Il pense que le non paiement de ces créances par l’Etat, malgré les nombreuses démarches à l’endroit du ministère de la santé et des finances, a contribué à mettre le centre dans l‘état dans lequel, il se trouve actuellement. Pour le directeur du CHUD Borgou-Alibori, le règlement de ces créances permettra au centre de trouver un souffle pour prendre le devant des activités afin de mettre le personnel dans des conditions bonnes pour la fourniture de meilleures prestations pour sauver les populations.

Et au secrétaire général du syndicat des travailleurs du CHUD Borgou-Alibori, Ibrahim Nondichao de corroborer les propos du directeur Emile Mensah pour faire remarquer que « le CHUD se porte très mal... ». Pour lui, c’est à cause des dettes du CHUD que la CAME refuse de lui fournir les médicaments ce qui fait que la pharmacie du CHUD BA est vide, pas de seringue ni de gants encore moins de paracétamol.  
« Nous sommes au CHUD Borgou Alibori, pourtant, si vous allez à la pharmacie de ce centre à l'heure où je parle, vous ne pouvez pas acheter de la seringue, il n'y en a pas, vous ne pouvez pas acheter du simple paracétamol, il n'y en a pas. La pharmacie est complètement vide », se désole Ibrahim Nondichao, secrétaire général du SYNTRAC CHUD.  

Détails des problèmes du CHUD Borgou Alibori selon le SG Nondichao

Le syndicaliste va au-delà de ce qui est perceptible comme problème au CHUD B-A. Il a fait remarquer la vétusté de plusieurs appareils sanitaires, qui condamne les agents de santé à se surpasser pour administrer des soins aux patients. Le manque de locaux qui amène les médecins à se changer dans leur véhicule, à transformer les couloirs en salle de consultations, ce qui agit sur le rendement.

L’autre problème très grave du CHUD B-A est le manque d'eau et d'électricité. Il est inutile de rappeler l'utilité de l'eau dans un hôpital. Cependant, le CHUD n'en dispose pas à plein temps. Des médecins sont obligés de prescrire parfois de l'eau en sachet communément appelée "Pur Water" dans les ordonnances pour administrer des soins. Il n’est pas rare de voir, les aides soignants avec des bassines d'eau sur la tête pour monter les marches des escaliers de l'hôpital pour les soins aux patients.

En cas de coupure d'électricité par la SBEE, le CHUD B-A a recours à un groupe électrogène, lui aussi éprouvé et qui consomme 60 litres de gasoil par heure. Ce que les finances de l’hôpital n’arrivent pas à supporter tout le temps. Des interventions chirurgicales sont interrompues à cause des coupures d’électricité. La totale a été la réduction drastique de 50% du budget 2016 et 2017 de l’hôpital. C’est à croire qu’il y a une intention de tuer la maison.

L’espoir est-il permis ?

Sur le terrain des efforts pour l'amélioration de la situation, on y retrouve le directeur de l’hôpital Dr Emile Mensah et les travailleurs à travers les différents syndicats qui se donnent la main. Plaidoyers à l’endroit des autorités locales et centrales, revendications et sit-in sont les stratégies qui sont mises en œuvre.

Consciente de la situation grabataire de l’hôpital, l'équipe dirigeante a menée différentes actions à l'endroit des autorités compétentes dont les fruits ne tarderont pas à tomber, confie Dr Emile Mensah.  Grace au partenariat Parakou-Orléans, l'hôpital recevra une partie du matériel médical grâce à la mairie de Parakou et la préfecture du Borgou, l’autre partie étant perdue à cause de la lourdeur administrative.
Le directeur de l’hôpital a rassuré de ce qu’il a fait le point de la situation CHUD B-A à la conférence administrative départementale et au médiateur de la République.

Pendant ce temps, les deux syndicats de la maison sont montés au créneau par un sit-in pour exiger une amélioration de la situation. Ils n’entendent pas se taire tant que la situation ne changera pas. Pour Ibrahim Nondichao, secrétaire général du syndicat des travailleurs du CHUD du Borgou Alibori, « les travailleurs du CHUD Borgou Alibori ont été obligés de se manifester, de donner de la voix à travers un sit-in organisé par les deux syndicats de la maison ». Par ce sit-in, affirme le syndicaliste, les travailleurs réclament les meilleures conditions de travail. Les syndicats, invitent à travers leur sit-in, l'État à jouer sa partition en envoyant ce qu'il doit au centre pour ravitailler la pharmacie du CHUD. Ils réclament également l'achèvement des chantiers de construction des infrastructures en cours depuis 2010. Des propositions de réformes ont également été faites à l'administration par les syndicats pour une meilleure gestion du centre, a soutenu le syndicaliste.

« Il y a urgence. A partir de ce moment, nous avons donné une semaine à l'administration. Passé ce délai, nous seront obligés de revenir à la charge  », Ibrahim Nondichao.   

Face à cette situation, il urgence de sauver le CHUD B-A qui se meurt chaque jour que Dieu fait, ce qui amène les agents de santé de ce centre à se transformer en des magiciens pour pouvoir administrer les soins aux patients qui ont recours au CHUD B-A. L’Etat a un grand rôle à jouer au-delà du fait d’honorer les engagements vis-à-vis de centre hospitalier. C’est une question de souveraineté nationale.

Par Albérique HOUNDJO (Br/Borgou-Alibori)

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Family health forum sur le choléra : Spécial olympics et Lions Clubs pour le même combat

sensibilisation

La santé et le bien-être des personnes ayant une déficience intellectuelle préoccupent Spécial olympics Bénin dirigé par Moustapha Yaya. Dans ce cadre, Spécial olympics Bénin en collaboration avec Lions clubs international a organisé, samedi 27 mai 2017, à l’Infosec de Cotonou,Family health forum(Forum santé famille sur le choléra, ndlr) afin de sensibiliser les familles et les athlètes qu’il (Spécial olympics Bénin) encadre. En effet, Spécial olympics Bénin est un programme qui s’occupe des personnes ayant des déficiences intellectuelles à travers le sport et le volet sanitaire. «Aujourd’hui, nous voulons sensibiliser les parents sur le choléra…Vous savez, la pluie a déjà commencé», a affirmé Moustapha Yaya. A l’en croire, Family health forum est un programme qui vise à inculquer les bonnes méthodes aux parents pour qu’ils puissent prendre conscience de ce mal et prendre les dispositions très tôt. «…Ils négligent ces enfants et se préoccupent des enfants dits normaux alors qu’ils ont aussi besoin d’avoir des soins par rapport au choléra», a-t-il fait observer. Selon ses dires, la sensibilisation ne s’arrêtera pas uniquement à Cotonou. En collaboration avec leur partenaire Lions clubs international (qui s’occupe beaucoup plus du volet sanitaire et des appuis aux des personnes démunies), ils entendent étendre la sensibilisation aussi bien à Bohicon sur le paludisme qu’à Parakou sur la nutrition. Moustapha Yaya va alors lancer un appel aux parents. «Je dirai à toutes les familles qui ont des enfants à déficience intellectuelle de s’approcher de Spécial olympics. Que les parents fassent l’effort de venir écouter d’abord pour le bien-être de leurs enfants», a-t-il conseillé. «C’est le moment de s’inscrire à Spécial Olympics et quand des opportunités viendront, leurs enfants vont en bénéficier», informe-t-il.

A.F.S.

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