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Sciences et Santé

Conséquence de l’affaire «Kinninsi» et de la grève : Pénurie de sang dans les hôpitaux

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(Les donneurs sollicités)
Il y a pénurie de sang dans les hôpitaux. C’est du moins ce qu’a confié à votre journal, Ephrem Kpadé, contrôleur de commerce, président communal de l'Association des donneurs de sang bénévole de Porto-Novo. «Ce n'est pas seulement dans l’Ouémé et le plateau. La pénurie est générale. Les demandes que nous recevons hors des deux départements confirment la pénurie dans les autres départements. A l'heure où je vous parle, je suis à la banque de sang pour le contrôle. J’ai devant moi des gens qui ont quitté Dékanmè, Zinvié, Pobè, Cotonou, Comè. Ça  veut dire que dans chacun de ces départements, il y a pénurie», confie-t-il. A l’entendre, cela s'explique par «la période de pointe» que traversent chaque année les banques de sang. Seulement,  se désole le président, «nous ne sommes pas encore de plein pied dans la période de pointe. La période de pointe est une période dans laquelle la demande devient forte. La banque de sang peut recevoir 150 demandes et ne satisfait qu'une soixantaine. C’est une période de pluie intense qui entraîne l'augmentation du taux de paludisme chez les enfants d'où l'anémie».

Du Kinninsi et des poches de sang

 «Cette année, la situation est particulière à cause de l'actualité du kinninsi et aussi des grèves dans les lycées et collèges, principaux donneurs», affirme le président communal de l'Association des donneurs de sang bénévole de Porto-Novo. Pourtant, martèle-t-il, contrairement à ce que ‘’beaucoup’’ croient, «le sang prélevé dans nos poches ne saurait faire objet de la nourriture de kinninsi». En effet, explique Ephrem Kpadé, la poche de sang contient en elle-même un liquide qui contient du sel. La poche, poursuit-il, depuis sa fabrication, contient un anti coagulant. «Le vodoun kinninsi a un principe actif et au nombre des étapes pour lui donner le sang d'un être, le sang salé ne lui est pas favorable», va-t-il renseigner.

Appel à la population

«Il existe une sécurité transfusionnelle depuis le prélèvement du sang chez le donneur, en passant par les analyses effectuées sur ce sang, la préparation du produit sanguin, le convoiement à la banque de sang pour la cession, la transfusion proprement dite, son suivi, le retour de la poche vide jusqu'à la destruction de la poche dans l'incinérateur approprié», informe Ephrem Kpadé. Selon son propos, les poches de sang sont codées et une poche de sang retrouvée n'importe où peut être retracée jusqu'au jour de son ravitaillement en sang. A l’entendre, l’heure est grave. Il faut sauver des vies. «J’invite nos donneurs de sang à sortir de leur réserve. Le sang donné sert effectivement à ce que de droit, sauver des vies», rassure-t-il.

C.K

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Maladies cardiovasculaires : Tout savoir en 6 questions

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1- Comment les béninois entretiennent ils leur santé cardiovasculaire ?

La notion de santé cardiovasculaire ne me semble pas être bien connue dela majorité des béninois. La santé cardiovasculaire des béninois est caractérisée par :
-    Une connaissance insuffisante des maladies cardiovasculaire liée en partie à un manque d’information  
-    Un dépistage insuffisant de ces maladies
-    Une prévention peu organisée
-    Une faible capacité de prise individuelle et collective

2- Qu’est ce qui justifie la fréquence des maladies cardiovasculaires de nos jours ?

Les facteurs qui contribuent à une augmentation des maladies cardiovasculaires dans le monde sont : une augmentation de l’espérance de vie, le stress imposé par la complexité du fonctionnement des sociétés qui sont de plus en plus dérégulées, le changement du mode de vie avec la baisse des activités physiques et une modification qualitativement mauvaise de l’alimentation, l’adoption d’habitude de vie nocive à la santé comme le tabagisme, l’augmentation de fréquence de certaines maladies comme le diabète qui sont de gros pourvoyeurs de maladie cardiovasculaires

3- Le Bénin a-t-il une politique globale de prise en charge des maladies cardiovasculaires ?

Le Bénin a le mérite d’avoir mis  en place le Programme National de Lutte contre les Maladies Non Transmissibles. Et les maladies cardiovasculaires font partie des maladies non transmissibles. Des actions de prévention sont entreprises dans ce cadre dont il faut saluer l’existence et améliorer les performances dans le domaine particulier de la prévention cardiovasculaire. La situation est moins intéressante en ce qui concerne le traitement effectif des maladies cardiovasculaires déclarées. Même si les autorités ont toujours été conscientes de la nécessité d’améliorer la situation et ont posé des actes dans ce sens,  je ne connais pas de planification effective d’une politique hospitalière cohérente et durable pour la gestion des maladies cardiovasculaires. Aux  actions efficaces entreprises à différentes périodes ont succédé  des lendemains plutôt déprimants. Deux exemples illustrent cette situation. Le premier exemple est celui du CNHU. Le service de cardiologie du CNHU qui est le service national de référence n a jamais eu  le niveau d’équipements, de consommables et de médicamentsqu’ il faut. Le deuxième exemple est celui du service de cardiologie de l’Hôpital d’Instruction des Armées de Parakou. Ce service a  été créé en 2011 avec un plateau technique optimal pour notre niveau de développement. Il  était le service de cardiologie le plus équipé du Bénin et le seul service de cardiologie équipé des régions du centre et du nord de notre pays. Après un bon démarrage et des performances appréciées des populations et des autorités,  il est devenu rapidement moins performant puis actuellement est  en état  de cessation de fonctionnement avec un équipement chèrement acquisnon utilisé. c’est dire que nous devons faire mieux par respect  et pour une meilleure santé de  nos populations.

4- Le Bénin possède-t-il le plateau technique pour la prise en charge des maladies cardiovasculaires ?

Le niveau d’équipement est faible et aléatoire. Un effort d’équipement et de maintenance s’impose

5- Comment peut-on prévenir les affections cardiovasculaires ?

Les actions nécessaires à une bonne  prévention des affections cardiovasculaires  doivent être entreprises à trois niveaux  Il y a des actions à entreprendre par les professionnels de la santé, celles  qui relèvent des attributions des  autorités et enfin celle qui sont de la responsabilité individuelle
Les professionnels de la santé doivent procéder à l’étude de la situation des maladies cardiovasculaires et concevoir les actions de communication pour un changement de comportement par rapport aux maladies cardiovasculaires et aux facteurs qui engendrent leur survenue. Puis ils doivent s’impliquer dans la mise en œuvre de ces actions, ce qu’ils font assez bien mais encore à une échelle faible, en partie par manque de logistique et d’organisation. Ainsi, les études dans notre pays ont montré que l’hypertension artérielle ( HTA)  est présente chez  un  béninois adulte sur 3 environ et que la majorité des personnes atteintes ne savent pas qu’elle sont porteuses de cette maladie. Ces études ont montré aussi que l’HTA est favorisée ou aggravée par l’excès de consommation de sel, l’excès de poids, le stress, l’insuffisance de consommations de fruits et légumes. Elles ont montré aussi que cette HTA engendre  d’autres maladies qui sont :
-    Au niveau du  cœur, l’insuffisance cardiaque qui est une   défaillance du cœur entrainant  un essoufflement),
-    Au niveau du cerveau  une souffrance cérébrale  par hémorragie dans le cerveau ou privation d’une partie du cerveau en oxygène appelée accident vasculaire cérébral)
-    Au niveau du rein l’insuffisance rénale  qui est  une insuffisance de la fonction d’épuration des reins avec une  accumulation d’eau et de substances toxiques que devrait évacuer le rein.
Des actions de sensibilisation sont régulièrement entreprises par les professionnels de santé  dans le cadre de différentes organisations et dans le cadre des actions du Programme National de lutte contre les Maladies Non Transmissibles.
 Les autorités ont mis en place des actions dans le cadre de la santé publique. Il est souhaitable que ce  soutien à la prévention cardiovasculaire soit plus ferme et plus constant avec l’aide renforcée des institutions internationales.

Les actions individuelles comportent :
-     la lutte contre la sédentarité avec un exercice physique soutenu et  régulier,
-     la diminution de la consommation de sel d’alcool et de matières grasses,
-     une consommation régulière et substantielle de fruits et légumes selon les conseils des nutritionnistes ( 5 potions de fruits et légumes par jour),
-    une surveillance du poids corporel et de la tension artérielle dans le cadre d’une consultation annuelle chez un docteur en médecine

6- Quel est le lien entre vieillissement des populations et les  maladies cardiovasculaires ?

La surveillance des paramètres de fonctionnement des organes au cours de plusieurs décennies dans différentes populations a montré que l’augmentation de l’âge notamment au-delà de 45- 50 ans était un facteur corrélé à la survenue de nombreuses maladies comme :
-    l’HTA,
-   l’athérosclérose qui est un encrassement de l’intérieur des artères à l’origine de crises cardiaque graves souvent mortelles ou de perturbations de la circulation sanguine dans les membres pouvant aboutir à la nécessité d’amputation , ou de perturbation de la circulation du cerveau pouvant entrainer  une paralysie des membres ou une démence
-    la thrombose veineuse (coagulation de sang dans les vaisseaux assurant la circulation retour vers le cœur) qui peut engendre comme complication une perturbation du fonctionnement des poumons qui peut être mortelle)
-    les troubles du rythme cardiaque
-    etc…

Le mécanisme est une altération avec l’âge  du fonctionnement de certains tissus essentiels.

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Survenue des moustiques génétiquement modifiés : Le réseau Jinukun tire la sonnette d’alarme

Jinukun

Le réseau Jinukun a organisé, mercredi 4 avril 2018, et ce, en partenariat avec Copagen, un Cour régional Afrique francophone sur le thème : « Les Ogm : l’expérience du Burkina-Faso et sur la survenue des moustiquesOgm ». Les travaux se sont déroulés au Codiam à Cotonou.

Ce cours entre dans le cadre de la lutte engagée depuis lors, par le réseau Jinukun, contre l’usage de Organismes génétiquement modifiés (Ogm) dans l’agriculture, l’élevage et dans l’environnement. Il vise à en croire le président du réseau, René Sègbènou, à mener des réflexions sur les politiques agricoles, à travers des plaidoyers pour la prise en compte de l’agriculture dans les politiques publiques, mais également sur l’agro écologie, comme solution endogène pour plus d’efficacité dans la lutte.

Mobilisation contre les Ogm

Plusieurs communications ont nourri le débatentretenu par les participants venus de la Guinée Bissau, de la Guinée Conakry, du Tchad, du Togo, du Niger,du Mali, du Sénégal, du Burkina-Faso et du Bénin. Selon, l’expert,Ali Tapsoba, le Burkina-Faso est le seul pays à expérimenter les Ogm en Afrique de l’Ouest. Cette expérimentation est essentiellement liée  à des considérations politiques, avec le Chef d’Etat d’alors, Blaise Compaoré. L’entrée des Ogm sur le territoire burkinabè s’est opérée de façon discrète,a-t-il signifié, avec les premières expérimentations en 2001. L’information est protée à la connaissance du public en 2003 et en 2006, le parlement a voté une loi sur la biosécurité. Ce qui a suscité en 2007, une marche pacifique contre les Ogm. En 2008, les premiers Ogm du coton Bt seront commercialisés. A Mosantoles producteur sont été rassurés quant à l’augmentation du rendement et la réduction de la pénibilité du travail, mais très tôt, fait-il remarquer, le coton Bt en expérimentation a présenté des carences : résistances avec augmentation des traitementsen pesticides, mauvais rendement, fibres court.., et surtout, l’exigence de l’achat des semences, d’où le divorce entre Mosanto et l’interprofession du coton en 2014.  Ce qui a suscité l’abandon du coton génétiquement modifié au Burkina-Faso. Une victoire rendue possible par les luttes menées par les experts africains avec le soutien de la société civile. Christian Legay s’est pour sa part penché sur les coûts liés à l’usage des Ogm.

Des moustiques Ogm

Le communicateur a également évoqué le cas de l’expérimentation des moustiques Ogm financée par la Fondation Bill et Milinda Gates pour lutter contre le paludisme. Cette pratique consiste à réduire l’anophèle femme, vecteur du paludisme. Mais les experts dénoncent un projet sans étude préalable et sujet à des dangers liés à la perturbation de la chaîne alimentaire, la production de nouvelles espèces résistant au traitement anti paludéen, la persistance et l’invasion par des insectes génériquement modifiés y compris le transfert horizontal de gènes, microbes pathogènes, infection et maladies et interactions entre insectes génétiquement modifiés. Il a fini ses propos en invitant à la mobilisation et à la solidarité autour de la question de la souveraineté alimentaire. Luc Djogbénou, Chef département santé et environnement à l’Institut régional de la santé publique,  invite pour sa part, à adopter des mesures alternatives, notamment, à intensifier la lutte contre les moustiques, œuvrer à la réduction de la population des moustiques, réduire le contact entre l’homme et le moustique, impliquer les africains dans la lutte et tenir compte des réalités du terrain, améliorer les connaissances sur le principe qui sous-tend la technique de lâcher de mâle stérile d’insectes, et intensifier l’information sur l’historique de l’utilisation de cette technique dans la lutte contre d’autres maladies.

Thomas AZANMASSO

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Polio : La 23ème édition des journées nationales de lutte démarre vendredi prochain

polio

Le premier passage de la 23ème édition des journées nationales de lutte contre la poliomyélite démarre vendredi prochain, a-t-on appris dans un communiqué du ministre béninois de la santé.

Cette campagne de vaccination, annonce le communiqué, va durer du 06 au 08 avril 2018 et sera couplée avec l’administration de la vitamine A. La campagne, faut-il le rappeler, prend en compte tous les enfants de moins de 5 ans en ce qui concerne la vaccination contre la polio et ceux de 6 mois à 5 ans pour ce qui est de l’administration de la vitamine A.

Les autorités sanitaires mobilisent à cet effet, les chefs de couvents, les leaders d’opinion et religieux, les têtes couronnées, les partenaires du secteur de la santé et les élus locaux notamment les chefs d’arrondissement avec leur chefs de village ou de quartier de ville pour le succès de l'opération.

abp.info

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Faible taux de prévalence contraceptive au Bénin : Revoir le contenu des messages de sensibilisation

produits-contraceptifs

La planification familiale occupant une place importante dans la marche vers le développement et surtout la réalisation du dividende démographique, elle a besoin de l’adhésion de tous. Au Bénin, le Taux de prévalence contraceptive (Tpc) reste encore faible et est encore loin de franchir la barrière espérée de 20% avant fin décembre 2018. Si pour beaucoup, l’Etat central n’a pas œuvré à rendre opérationnelles, les différentes politiques devant l’accès de tous aux méthodes contraceptives, il faut reconnaitre que le contenu des messages de sensibilisation joue un rôle prépondérant en ce qui concerne l’enregistrement de nouvelles acceptantes. De nos investigations sur le terrain, la bonne information n’est pas toujours véhiculée…

Pour plusieurs béninois, la Planification familiale vise à limiter les naissances. Ce qui est malheureusement faux car les méthodes contraceptives sont recommandées dans le but de permettre aux couples d’espacer et de maitriser les naissances tout en garantissant une bonne santé à la mère et l’enfant. Avec la Pf, c’est avoir des enfants quand on le veut et quand il le faut. Cette information n’est pas forcément celle que détiennent toutes les populations béninoises. Toute chose qui freine l’atteinte des défis liés à la planification familiale au Bénin. C’est d’ailleurs, ce qui a justifié, selon certains leaders religieux, le rejet de la Pf par les confessions religieuses. « C’était parce que nous n’avions pas la bonne information en son temps. Car ce qui se disait était que lorsque vous vous mettez sous contraception, vous ne pouvez plus concevoir. Mais si la contraception t’empêche seulement de tomber enceinte pendant deux ou trois ans, je crois que la Religion ne peut pas être contre » a clarifié l’imam RazackDjekinnou de la mosquée centrale de la commune de Tori-Bossito. Même réponse du côté de l’Imam InoussaIziChèrifde la mosquée centrale de Cocodji, Trésorier général de la Plateforme “ Les religieux s’engagent pour la PF“,  qui affirme que les musulmans ont pensé très tôt à une limitation des naissances. « En Islam, ce que nous entendons par Planification familiale, c’est l’organisation et l’espacement des naissances » fit-il entendre. La Planification familiale reçoit déjà l’onction religieuse en raison du contenu des messages de sensibilisation. A en croire le Pasteur Amos Bankole de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin, 1er chargé à la formation et à la mobilisation sociale de la Plateforme “ Les religieux s’engagent pour la PF“, il n’y plus de difficultés à vulgariser les méthodes contraceptives auprès des fidèles étant donné que le message n’est pas de limiter les naissances mais plutôt de les espacer. Ainsi, lors des séances de prières de dimanche à l’église, vendredi à la mosquée, lors des baptêmes, mariages et autres occasions qui s’y prêtent, ces leaders religieux en parlent sans complaisance aucune. Lorsqu’on sait la position tranchée des religieux au départ, cette adhésion à la Pf démontre fort bien l’importance du contenu des messages. De ce fait, les organisations de la société civile, les élus locaux et autres devront impérativement revoir le contenu des messages de sensibilisation afin que la vraie information parvienne aux ménages, jeunes et adolescents en vue d’une adhésion massive à la Pf.Etant donné qu’il s’agit du bonheur des ménages, de la santé maternelle et infantile, de la lutte contre la pauvreté…« Nous devons faire une communication axée sur la personne humaine… Il faudra travailler sur le contenu des messages. Il faut que les populations sachent que dans les programmes de PF, nous ne limitons pas les naissances. Nous demandons juste aux gens de maitriser les naissances et de mieux planifier les naissances. Il y a d’autres besoins des communautés qui peuvent être en lien avec la PF. Tout est lié » reconnait LoukmanTidjani, Champion PF.

Aziz BADAROU

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Lutte contre le Vih au Bénin : Les acteurs impliqués s’approprient le nouveau modèle de financement

sante

Plan International Bénin a organisé du 22 au 23 mars 2018 à Ouidah, un atelier d’information et de formation sur le nouveau modèle de financement dans le cadre des différentes stratégies et interventions du projet Intensification de l’accès universel aux services de prévention de l’infection à Vih, de soins et traitement et de soutien à base communautaire.  Etaient conviés à la rencontre, les acteurs nationaux impliqués dans la riposte contre l’épidémie de Vih/Sida. En effet, le Fonds mondial pour la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme a reconduit le Bénin pour une nouvelle subvention de près de 4 millions d’euros sur la période 2018-2020. Ces fonds sont destinés à la mise en œuvre du projet Intensification de l’accès universel aux services de prévention de l’infection à Vih, de soins et traitement et de soutien à base communautaire.C’est un soutien important à l’engagement du Bénin à œuvrer sans cesse pour l’amélioration des conditions socio-sanitaires des populations vulnérables et à risque de l’infection à Vih, reconnaît Drisdelle Rheal, représentant résident de Plan International Bénin. Selon lui, la mise en œuvre de cette subvention portera sur les droits humains, l’égalité du genre, l’inclusion et les violences basées sur le genre. « L’atelier, précise-t-il, est organisé pour partager les différentes stratégies et interventions du projet Intensification de l’accès universel aux services de prévention de l’infection à Vih, de soins et traitement et de soutien à base communautaire pour assurer sa mise en œuvre efficace et efficiente ». A en croire MelkiorAïssi, secrétaire exécutif du Comité national de lutte contre le Sida, la tuberculose et la paludisme (Cnls/Tp), Plan International Bénin et le programme santé de lutte contre le Sida sont les deux principaux récipiendaires de la subvention qui couvre la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020. Quant à la partition à jouer par chaque structure, il a noté que Plan International Bénin s’occupera du volet communautaire alors que le volet sanitaire incombe au Cnls/Tp. Ce projet, a-t-il poursuivi, constitue la deuxième phase du nouveau modèle de financement (Nmf) après la première qui a couvert la période 2016-2017. Melkior Aïssi indique que la reconduction du Nmf dont le Bénin bénéficie ainsi, n’est que la reconnaissance des résultats programmatiques et financiers obtenus lors de la première phase. « Mais ceci est un budget assez réduit par rapport à la première phase », précise-t-il pour souligner la rareté des ressources sur le plan mondial. Toutefois, il rassure de la disponibilité des ressources matérielles et humaines compétentes pour accomplir la tâche et annonce que le gap pourra être comblé avec l’appui d’autres partenaires. A ce sujet, comme pour rapporter la précision, DrisdelleRheal indique que ce gap sera comblé par Plan International Canada. « Cette subvention impactera tout le territoire national et surtout les zones de fortes concentrations des personnes à risque de l’infection à Vih, les populations clés, les adolescents et les jeunes, la levée des obstacles et pesanteurs socio-culturelles à leur accès facile aux services de soins et de prévention à Vih…», a précisé Melkior Aïssi.


A.B

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Verdict du Tribunal dans l’affaire “faux médicaments“ : Pourquoi les pharmaciens réfutent la thèse de médicaments falsifiés…

Louis-Koukpemedji

La sentence prononcée par le Tribunal de première instance de Cotonou à l’encontre des responsables des sociétés grossistes dans l’affaire “faux médicaments“ est loin de faire l’unanimité. Si pour certains observateurs, c’est un grand pas effectué dans la lutte contre la criminalité pharmaceutique, le débat technique autour du dossier relève des incohérences et incompréhensions inquiétantes. Et d’ailleurs, pour les pharmaciens, en leur qualité de spécialistes de médicaments, on ne saurait parler de “médicaments falsifiés“ dans cette affaire et par conséquent, le verdict ne devrait être celui rendu mardi, 13 mars dernier…

Jusqu’à la date d’aujourd’hui, les officines de pharmacie sont sous le contrôle permanent de l’administration publique et de ce fait, le Laboratoire national de contrôle de la qualité (Lncq) passe à l’improviste dans les pharmacies pour faire des prélèvements. Des analyses de ces prélèvements, il n’a jamais été relevé depuis des années, des non-conformités, a clarifié sur la télévision nationale, Dr Louis Koukpemedji, pharmacien, spécialiste de la règlementation pharmaceutique et porte-parole de l’Intersyndicale des pharmaciens du Bénin. « On nous a toujours dit que les produits sont bons » affirme-t-il. Mais, à l’en croire, ce fut la surprise totale dans le rang des pharmaciens quand il a été évoqué la question de “médicaments falsifiés“ comme accusation contre les grossistes-répartiteurs. En effet, c’est ici que se trouve la vraie interrogation et l’origine de la polémique autour du verdict rendu par le Tribunal de Cotonou. Comment peut-on parler de médicaments falsifiés dans les officines de pharmacies alors que les certificats d’analyses du Laboratoire national de contrôle de la qualité n’en ont jamais détectés ? Il y a bien matière à s’interroger et les pharmaciens ont bien raison de se dire “surpris“ du verdict. Se référant au déroulé des débats lors du procès, Dr Louis Koukpemedji estime qu’il s’agit des questions techniques dont l’expertise des pharmaciens en qualité de spécialiste de médicament mérite d’être sollicitée. Car, les décideurs ne sauraient être des spécialistes dans tous les domaines. « Il s’agit d’un sujet sérieux qu’il ne faudrait pas galvauder ni politiser » a-t-il martelé. Il n’est donc pas question dans ce dossier de la vente de médicaments falsifiés mais plutôt d’un manquement à la procédure d’importation des produits de santé en République du Bénin. Etant donné qu’à l’audience du 06 mars dernier, il n’a jamais été démontré que les médicaments incriminés, qui par ailleurs disposent d’une autorisation de mise sur le marché, ont été falsifiés. Les moyens soulevés par l’accusation à l’audience sont donc scientifiquement et juridiquement insuffisants pour parler de médicaments falsifiés, estime l’Intersyndicale des pharmaciens. Et de plus, les médicaments incriminés représentent moins de 0,5% des médicaments référencés.

Le verdict qui devrait être rendu en cas de manquement…

Dans ce cas précis où il est reproché aux grossistes-répartiteurs, un manquement à la procédure d’importation des produits de santé, le dossier est transmis à la Chambre de discipline de l’Ordre des pharmaciens du Bénin après une inspection qui permet de faire le constat. Des sanctions disciplinaires allant jusqu’à la radiation du pharmacien sont alors prononcées par la Chambre disciplinaire après avoir établi la véracité des faits et ceci, conformément aux textes régissant la corporation des pharmaciens. De plus, la commission des autorisations est saisie et lorsqu’il y a non-respect des cahiers de charge, la commission peut décider de l’abrogation de l’autorisation, clarifie Dr Louis Koukpemedji. Par contre, la sentence prononcée dans cette affaire est celle relative à la vente des médicaments falsifiés et qui conduit au retrait des médicaments incriminés des officines ainsi qu’au retrait de l’autorisation de mise sur le marché. Mais à présent, les regards sont tournés vers la Cour d’Appel qui, une fois saisie, décidera de la suite du dossier.

Aziz BADAROU

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PF/Environnement socioculturel au Bénin : Faible engagement des décideurs influents dans les communautés

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Les objectifs fixés à travers le Plan national budgétisé pour le repositionnement de la Planification familiale (2014-2018) ne sont généralement pas atteints. A quelques mois seulement de la fin de la période de mise en œuvre dudit plan, les principaux défis ne seront pas relevés. En tout cas, c’est qu’il faut retenir du Contre rapport associatif rendu public par l’Alliance droits et santé/Section Bénin. En ce qui concerne l’aspect lié à l’environnement socioculturel, il a été déploré un faible engagement des décideurs influents au sein des communautés…

« L’engagement des décideurs influents au sein de nos communautés reste toujours faible même si les leaders religieux et chefs traditionnels sont en train de réagir positivement relativement aux enjeux de la Planification familiale. La révision des normes, protocoles et politiques pour renforcer la délégation des tâches et améliorer la santé reproductive n’est pas chose faite. La législation et la règlementation en matière de SR/PF sont insuffisantes » retient-on du Contre rapport associatif sur l’environnement socioculturel de la Planification familiale au Bénin. Outre ce constat, l’Alliance droits et santé déplore également une absence criarde de leadership du chef de l’Etat par rapport à la Promotion de la PF malgré que le Programme d’Action du Gouvernement du Bénin parle en son axe 3 du dividende démographique et offre ainsi une belle opportunité de négociation pour la promotion de la PF. «L’allocation par le gouvernement de ressources budgétaires insignifiantes et discontinues pour le financement de la Planification Familiale. Les préfets, les maires brillent aussi par leur manque de leadership et ne se sentent pas engagés pour la promotion de la planification familiale au niveau décentralisé » déclare le Directeur exécutif de Ceradis-Ong, membre de l’Alliance droits et santé, Nourou Adjibadé. Autre point inquiétant, c’est bien la législation et la règlementation en matière de PF qui font cruellement défaut ainsi que l’absence des textes d’application de la loi sur la Santé de la reproduction de 2003 qui offrent des possibilités de réglementer les activités de PF. Et ce,  malgré le fort plaidoyer développé par les acteurs de la société civile.

Cependant, le comble est que les leaders religieux et chefs traditionnels commencent par donner de la voix et du coup, les barrières socioculturelles et religieuses sont en train d’être progressivement levées avec la mise en place de la plateforme ‘’ Les leaders religieux s’engagent pour la Planification Familiale et la santé de la reproduction’’. Une initiative soutenue par le Royaume des Pays Bas et le Fonds des Nations Unies pour la Population,  mise en œuvre par l’Association Béninoise pour le Marketing Social et coordonnée par le Ministère de la Santé. « Enfin nous remarquons une instabilité du financement de la PF liée d’une part aux contraintes relevées dans l’environnement international du financement de la santé et d’autre part à l’absence de volonté politique de notre gouvernement qui n’alloue pas des ressources suffisantes à la PF dans le budget national » relève ledit rapport.  « Par ailleurs, face aux défis relatifs à la Planification familiale au Bénin, il est une obligation pour les municipalités de s’engager aux côtés de l’Etat central, pour financer et soutenir à la base des activités d’accès de leurs administrés aux produits de contraception. Cela nécessite un leadership et un changement de mentalité, notamment au niveau des maires qui doivent en faire une priorité, ce qui malheureusement n’est pas encore le cas en dépit des multiples initiatives prises par les ONG nationales qui font un fort plaidoyer en direction des municipalités » recommande l’Alliance droits et santé/section Bénin.

Aziz BADAROU

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Suspension de l’Ordre des pharmaciens du Bénin : Des défaillances oui… mais des réformes inclusives

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Le gouvernement, en sa séance du Conseil des ministres du 14 mars 2018, a décidé de suspendre provisoirement d’activité l’Ordre des Pharmaciens du Bénin pour une durée de six (06) mois. Si la décision est appréciée des pharmaciens étant donné que le but visé reste l’assainissement du sous-secteur pharmaceutique, le piège à éviter est bien celui des réformes non inclusives. Ne pas associer les vrais acteurs que sont les spécialistes de médicaments ou encore les pharmaciens risque de plomber simplement les efforts d’assainissement et le mal pourrait bien perdurer…

L’Ordre des pharmaciens du Bénin a été suspendu en vue de procéder à la réforme des cadres institutionnel, législatif et réglementaire du secteur de la pharmacie. Il s’agira notamment de revoir le statut de l’Ordre des Pharmaciens et ses règlements d’application et de mettre en place une commission de surveillance et de contrôle de la distribution des produits pharmaceutiques.Des réformes qui ont d’ailleurs reçu l’adhésion de l’Intersyndicale des pharmaciens du Bénin qui, à travers plusieurs communiqués et démarches, en avait déjà évoqué la nécessité par le passé. Si les pharmaciens se doivent d’accompagner la politique d’assainissement du secteur ainsi que la lutte contre la criminalité pharmaceutique, ils doivent également être associés à la mise en œuvre des réformes annoncées par le gouvernement. Etant donné qu’ils sont les vrais acteurs du sous-secteur et les premiers bénéficiaires des retombées des réformes, les spécialistes des médicaments maitrisent mieux que quiconque, les défaillances et de ce fait, peuvent apporter de pertinentes et efficaces contributions à la résolution des problèmes. « Cela peut être bien si la suite est organisée avec les différents acteurs du secteur. Mais un passage sans concertation risque de souffrir de nombreuses insuffisances » a fait savoir Dr Ligan Axelle, pharmacienne. Faut-il le rappeler, les agents de la santé notamment les paramédicaux avaient énergiquement protesté contre les réformes pour n’avoir pas été associés et ont même recouru à la grève pour se faire entendre. Certes, le calme est revenu après une dernière rencontre avec le Chef de l’Etat mais les séquelles des grèves demeurent dans le rang des patients. Il s’agit donc d’une erreur à ne pas commettre de nouveau dans le sous-secteur pharmaceutique. Le comble est que déjà, les pharmaciens reconnaissent qu’il y a des défaillances que lesdites réformes doivent impérativement corriger. A en croire Dr Louis Koukpemedji, porte-parole de l’Intersyndicale des pharmaciens, Il y a des défaillances aussi bien au niveau des structures de régulation de l’Etat qu’au niveau de l’Ordre des pharmaciens notamment la chambre de discipline de l’Ordre. De même, la Direction de la pharmacie à qui incombent les responsabilités liées au contrôle de l’importation, la surveillance du marché, la pharmacovigilance et autres fonctions réglementaires, ne compte que deux pharmaciens inspecteurs dans le rang de son personnel. Chose curieuse, les deux pharmaciens sont presqu’à la retraite pendant qu’on s’abstient de recruter de jeunes pharmaciens qu’il faut spécialiser. Les besoins de formation spécifique des pharmaciens ainsi que l’absence de magistrats pour diriger la Chambre de discipline de l’Ordre sont évoqués. Les pharmaciens ne sont donc pas contre les réformes mais ils ne souhaitent qu’elles soient mises en œuvre dans une démarche inclusive…


Aziz BADAROU

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Fièvre hémorragique à virus de Lassa : La fin de l’épidémie déclarée au Bénin

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Frappé pour la quatrième fois depuis 2014 par l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus de Lassa, le Bénin vient de déclarer la fin de l’épidémie sur toute l’étendue du territoire national. Face à la presse, vendredi 16 mars 2018, le ministre de la santé, Alassane Seïdoua rappelé que la fièvre de Lassa avait été confirmée le 13 janvier 2018 après les résultats du laboratoire de référence du Bénin et un autre laboratoire du Nigéria agrée par l’Organisation mondiale de la santé. En effet, il avait été enregistré des signes compatibles à la définition de cas de fièvre de Lassa chez un patient de nationalité béninoise, âgé de 35 ans, venu du village Nadoba au Togo, localité frontalière à la commune de Boukoumbé au Bénin. Ainsi, « du 08 janvier 2018 date du premier cas présumé index au 25 janvier 2018, date du décès du dernier cas confirmé, 05 cas confirmés tous décédés ont été enregistrés », renseigne le ministre.Selon les statistiques, « le nombre total de personnes ayant eu contact avec les malades enregistrés, et suivis pendant toute l’épidémie est de 407, et aucune d’elles n’a développé des symptômes répondant à la définition de cas suspect de fièvres hémorragiques virales ». Les départements de l’Alibori, l’Atacora, le Borgou  et les Collines étaient les régions touchées. Notons que conformément au règlement sanitaire international, la déclaration de la fin de l’épidémie a été conditionnée par l’observance d’un cycle de  21 jours x 2 sans enregistrement de nouveaux cas dans les régions touchées. « La fin de l’épidémie ne signifie pas que nous devons baisser la garde face aux fièvres hémorragiques virales en général et à la maladie à virus Lassa en particulier.Le Bénin reste en effet comme tous les autres pays du monde, sous la menace des cas d’importation d’autres fièvres hémorragiques » a fait savoir le ministre pour appeler les béninois à pratiquer toutes les mesures d’hygiène élémentaire, notamment le lavage des mains à l’eau et au savon et à éviter de toucher ou de consommer les animaux sauvages.

Aziz BADAROU

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