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Hi-Tech

3ème édition du Bénin Dns Forum : La qualité du service Dns au cœur des échanges

Benin-DNS-Forum

Démarrée depuis le 21 novembre 2017, la 3è édition du Bénin DNS Forum a été clôturée samedi, 25 novembre 2017 à Azalai Hôtel par un grand forum public meublé de communications, ateliers, panels, démos et tutoriels. C’était en présence de plusieurs personnalités et plus de 300 participants. Au cœur des débats, la qualité du service DNS au Bénin…

Institué depuis l’année 2015 par des organisations à but non lucratif, le Bénin DNS Forum est un rendez-vous majeur des questions liées à Internet et au DNS au Bénin. Selon le coordonnateur national, Ramanou Biaou, cet événement annuel est organisé en plusieurs activités à savoir le forum public, des séminaires, des sessions de formation ouvert sur les technologies et ressources critiques de l’Internet au Bénin. « Les items qui constituent la quintessence de ce forum sont essentiellement axés sur l’économie et la gouvernance autour du DNS, les noms de domaine, DNSSEC et DANE, la sécurité de l’Internet et les ressources IP exploitées ou qui interviennent dans la construction et l’exploitation de l’Internet au Bénin » a-t-il clarifié. Et de poursuivre « Outre le Forum Public de communications tutoriel et le programme Woman DNS Academy, d’autres axes viennent enrichir le contenu du Forum afin de mieux l’adapter aux besoins locaux exprimés par la communauté. » Faut-il le souligner, pour la présente édition, il a été initié également un séminaire d’information et de sensibilisation du secteur Public-Privé sur le DNS et ces enjeux dans l’administration publique et privée; la réalisation d’une étude sur la qualité du service DNS des différents FAI et de l’identité numérique au Bénin; l’organisation d’un Hackathon collaboratif sur le DNS (DNSathon) pour la réalisation d’un prototype d’infrastructure DNS de bout en bout et la publication d’un livre blanc. A l’en croire, le Bénin DNS Forum se veut être un creuset d'échanges et de concertation où les différents acteurs techniques et économiques du monde de l’Internet au Bénin échangeront et partageront leurs expériences sur l’implémentation, l’exploitation et le développement des infrastructures IP et DNS pour répondre aux services proposés à leurs clients, utilisateurs finaux de l’Internet.

Aziz BADAROU

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Régulation des médias en ligne au Bénin : Le Repromed créé, Eustache Agboton élu président

Repromed-Benin

Le Réseau des promoteurs et professionnels des médias digitaux du Bénin (Répromed-Bénin) a été porté sur les fonts baptismaux samedi 11 Novembre 2017 à Cotonou. Ceci, par le truchement d'une Assemblée Générale Constitutive qui s'est tenue dans les locaux de Bénin Telecoms.

Les promoteurs et professionnels des médias digitaux du Bénin décident désormais de se doter d'un creuset valable dans l'optique de mieux défendre leurs intérêts moraux et existentiels. Dans ces propos liminaires, Lorys Hounon, Président du comité préparatoire, a fait savoir qu'«il est devenu nécessaire de s'adapter aux différentes révolutions numériques du moment en mobilisant les efforts qui feront désormais de la presse en ligne, un media à part entière au Bénin.» Justifiant les raisons de cette AGC, il soulignera aussi que : « la presse béninoise est aujourd'hui confrontée à des défis numériques qui imposent un changement de comportement aussi bien de la part des usagers de la presse, que des acteurs des médias. Il s'agit donc pour nous, à travers cette Assemblée Générale, de fédérer les efforts des professionnels des médias en ligne en offrant un traitement en continu de l'information, actualisée et enrichie par des dossiers. Le tout en proposant des outils de recherche de documents et des archives.» Gérard Guèdègbé, était le représentant des partenaires du RÉPROMED-Bénin à ces assises. À l'occasion, il a prodigué de sages conseils aux participants. «Vous tenez le bon bout. Mais à la seule condition que l'environnement de la presse étant dynamique, il faut vous faire former et vous armés pour relever le défis du contenu.» À sa suite, Hervé Prudence Hessou, représentant de l'Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) soulignera la pertinence existentielle de ce réseau. Pour Hervé P. Hessou, « Aujourd'hui, le numérique prend du pas sur tout ce qui existait déjà. Et vous savez tous qu'il est de nos jours très difficile d'évoluer en solitaire. Il vous faut donc évoluer en réseau pour vous faire entendre et obtenir ce dont vous avez besoin.» Sur ces mots, il a lancé officiellement les activités. Après la cérémonie protocolaire, place a été faite pour un présidium de trois membres présidé par Djarra Moussa Soumanou. Sous la supervision de ce présidium les participants à l'AG ont procédé aux travaux d'études et d'amendements des statuts et autres textes du réseau. Au terme de cette procédure qui aura duré plusieurs heures, trois organes de contrôles ont été mis sur pied. Il s'agit d'un Conseil d'Administration de trois (3) membres, d'un Bureau Exécutif National de onze (11) membres et d'un Commissariat au Compte de deux (2) membres. Eustache Agboton a été élu président pour conduire les destinées du réseau. «Notre programme se résume en trois lettres P.R.A. qui voudra dire Professionnaliser (tous les acteurs des Pures Players exerçant sur le territoire béninois), Responsabiliser (les membres du RÉPROMED-Bénin dans l'exercice de leurs activités), et enfin Autonomiser (rendre autonome tous les membres du réseau)>> a déclaré Eustache Agboton. Notons que le bureau exécutif de 11 membres est élu pour un mandat de 2 ans renouvelable une fois.

A.B

Composition du nouveau bureau

Président : Eustache AGBOTON (Bénin cultures)
Vice-président chargé des Affaires Sociales : Lorys HOUNON (Grand public)
Secrétaire Général : Ulvaeus BALOGOUN (Leader Infos Bénin)
Secrétaire Général Adjoint : Jonas DÈTONDJI (Abp)
Trésorier Général : Expédit ABILI (radio waka-waka)
Trésorier Général Adjoint : Nadège DJIHOUAN (Esae Tv)
Secrétaire à la Formation : Léonce GAMAI (Banouto)
Secrétaire chargé de la Logistique et à lorganisation : Is-Deen TIDJANI (Boulevard des infos)
Chargé de Communication : Jean-Eudes DAKIN (Kobedi)
Chargé de léthique, de la Déontologie et de lautorégulation : Venance TONONGBÉ (La Météo)
Chargé de léthique, de la Déontologie et de lautorégulation Adjoint : Arnaud DEGUENON : (Bénin Web Tv)
Commissariat au Compte Commissaire au compte 1 : Jacques BADA (Bénin Hits) Commissaire au compte 2 : Toussaint KOUNOUHO (Bénin Direct).

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Innovation dans le secteur du numérique : La société ‘’Web & Cloud’’ crée le livre numérique d’adresse

voila-benin

(Quelques pistes d’opportunités déjà ouvertes)
L’Application ‘’Voila’’ est opérationnelle depuis son lancement le premier novembre dernier. Il s’agit en effet, d’une plateforme d’opportunités créée par la société ‘’Web & Cloud’’ dirigée par Georges Dehoui. Cet espace numérique sert d’annuaire où tout opérateur, dans quelque domaine que ce soit, peut se faire enregistrer avec ses coordonnées et faciliter ainsi l’accès à ses entreprises et à ses produits et services. C’est un livre numérique d’adresse qui ouvre la porte des opportunités au monde des affaires. Et pour susciter le désir et permettre aux uns et aux autres de découvrir cette merveille, l’établissement a ouvert quelques pistes d’opportunités à saisir sur le vif. Georges Dehoui  et son équipe ont lancé la campagne dénommée ‘’Smartphone rémunéré’’ et le jeu concours ‘’Voilà selon moi’’. En ce qui concerne la campagne, elle consiste  à installer sur son Smartphone l’application, se faire former à distance en dix minutes pour le recrutement des gens pour l’annuaire et devenir ainsi un agent rémunéré de Web & Cloud. Quant au jeu concours, il s’agit de dire ce qu’on pense de ‘’Voilà’’ dans une langue quelconque pour bénéficier de deux ans d’inscription gratuite sur la plateforme ‘’Voilà’’ plus une somme de cinquante mille (50 000)FCfa et une attestation. La plateforme ‘’Voilà le monde à votre porte’’ attend donc de faire le bonheur de ses prochains abonnés.

Teddy GANDIGBE

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Gestion technique des registres et registraires : L’Arcep et l’Icann forment les opérateurs télécoms

Arcep

Un séminaire atelier a réuni hier, lundi 23 octobre 2017, à Cotonou les opérateurs télécoms, fournisseurs de service internet et les spécialistes de langues nationales. Organisée par l’Arcep en partenariat avec l’Icann, cette formation est axée  sur la maîtrise de la gestion de l’exploitation des registres et registraires.

Le développement d’un internet ouvert, sécurisé et inclusif suppose la maîtrise des différents aspects des transformations en cours, la mise en place des nouveaux noms de domaine, la gestion technique des registres, les relations entre registres et registraires, les contrats avec l’Icann. L’atelier de formation a pour finalité de contribuer à la production de contenus et applications endogènes en vue de la promotion d’une plus grande participation du Bénin aux activités de développement des politiques liées aux identifiants uniques de l’internet au sein de l’Icann de même que la mise en place d’un nouveau nom de domaine.

Invité à s’exprimer sur le rôle de l’Icann dans le développement de l’internet, Pierre Dandjinou, vice-président de l’Icann chargé de la région Afrique, a mis l’accent sur le besoin de sensibilisation en ce qui concerne le respect du traitement des données, la gestion efficiente du nom de domaine. L’Icann, selon ses dires, n’a pas seulement un rôle technique. L’institution s’occupe aussi des politiques mises en place par les Etats pour le développement de l’internet. L’Icann c’est aussi le marketing, apprendre aux gens comment faire ce genre de business car : « lorsque vous êtes tout le temps sur Facebook, il y a quelqu’un quelque part qui gagne de l’argent. L’Icann s’occupe aussi de comment faire pour que cette manne reste en Afrique », a-t-il souligné.
Prenant la parole, le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) Flavien Bachabi a fait un état des lieux en ce qui concerne l’amélioration de la connectivité et un service internet de qualité. On retient qu’au 31 décembre 2016, le Bénin compte  74 000 abonnés en fixe et plus de 2 millions en mobile, soit une pénétration de 22% contre 19% en 2014. Avec l’avènement des 3G et 4G, on note une croissance exponentielle de la pénétration internet. Au 1er trimestre de 2017, le pack internet mobile est de  3,6 millions, soit une pénétration de 33%. Ce qui fait dire au président Flavien Bachabi que l’internet est un marché dynamique, les consommateurs étant motivés par plus de services et plus d’innovation, un service de bonne qualité, moins de monotonie. Tout en réitérant la volonté du gouvernement à travers le Pag de mailler tout le territoire national en fibre optique, il estime qu’il est impérieux de veiller à la gestion des ressources critiques, faire une gestion responsable du nom du domaine du Bénin (.bj) et des adresses IP.

Société pour l'attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet, l’Icann  a été créée en 1998 sous l'impulsion d'Al Gore, alors vice-président des États-Unis. Elle se définit elle-même comme « un organisme à but non lucratif responsable de la sécurité, de la stabilité et de la coordination mondiale du système d'identificateurs uniques d'Internet ».

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Catalogue commercial 2017-2018 de Bénin Telecoms : 75% de réduction sur les tarifs de capacités internet

Offres-Benin-Telecom

(Offres de gros pour les opérateurs de télécommunications)
Le Catalogue commercial des offres d’interconnexion de Bénin Telecoms Infrastructures (Bti)a été officiellement lancé hier, mardi 17 octobre 2017, à Azalai hôtel cumulativement avec l’exploitation du Projet de développement des infrastructures de télécommunications et des Tic (PDI2T). Des nouveaux tarifs applicables aux capacités d’internet, il a été fait une réduction de 75% et de 90% pour les frais d’accès. La cérémonie de lancement a été parrainée par le ministre de l’économie numérique, Rafiatou Monrou.

De nouvelles offres alléchantes en ce qui concerne les tarifs de capacités internet sont désormais applicables. Le nouveau catalogue commercial 2017-2018 de Bénin Telecoms Infrastructures a procédé simplement à une revue à la baisse des prix de capacités et d’accès à l’internet sur tout le territoire national. Ainsi, il est pratiqué une réduction de 75% sur les tarifs de capacités nationales d’internet et plus de 90% sur les frais d’accès. En ce qui concerne les capacités sur câbles sous-marin, une réduction de 73 à 76% est également pratiquée sur le transit IP sur Backbone de Bti Cotonou et 90% sur les frais d’accès. A en croire le Directeur général de Bénin Telecoms Infrastructures (Bti), Djalil Assouma, le transit IP aux Pop de Bti Sa présente des offres spéciales pour les fournisseurs d’accès internet notamment l’hébergement d’équipement ainsi qu’une réduction de 25 à 30% sur la co-localisation sur pylônes et en salle et 15% de réduction sur l’énergie. De même, des efforts ont été consentis pour garantir des conditions favorables pour des services utilisateurs à des prix compétitifs sur l’ensemble du territoire à savoir la disponibilité de plus de capacités avec notamment l’accès au service Ethermet et GigaE ; le réseau de transport orienté IP/Mpls ; la sécurisation des capacités avec redondance sur les deux câbles sous-marins ; des opportunités pour les opérateurs de migrer vers des technologies nouvelles. Quant au Projet de développement des infrastructures de télécommunications et des Tic (PDI2T), le Dg/Bti Sa, Djalil Assouma a rassuré de l’atteinte des objectifs avec le maillage du territoire national en fibre optique. Ce projet phare du gouvernement devra permettre de doter le Bénin d’une infrastructure de dernière génération qui permettra d’interconnecter les 77 communes pour fournir une infrastructure de qualité aux opérateurs des télécommunications dans l’optique d’emmener le haut débit le plus près possible des utilisateurs finaux. A ce jour, 67 communes sont déjà interconnectées grâce à la mise en place de 974km de fibre optique additionnelle  et la réhabilitation de 1060km de fibre optique. « Le réseau métropolitain “le grand nokoué“ a 22 km de fibre optique réhabilitée et 196 km de fibre additionnelle et 34 points de mutualisation », a renchéri Djalil Assouma. Pour la ministre Rafiatou Monrou, le développement de l’économie numérique est une priorité pour le gouvernement et les nombreuses actions efficaces engagées pour le déploiement du haut débit en disent long. Ces tarifs attrayants d’accès internet ajoutés aux projets très structurants de maillage rendront, selon ses dires, l’internet accessible à tous. « L’équation qualité-coût se trouve enfin résolue. Le pari du numérique étant pris, il sera gagné » a-t-elle martelé pour réitérer l’engagement du gouvernement de positionner le Bénin comme la meilleure plateforme de services numériques de la sous-région à l’horizon 2020.

Aziz BADAROU

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Partenariat Mtn Bénin et Diamond Bank : MoMoBank pour plus de facilité dans les transactions

MomoBank

Mtn Bénin et DiamondBnak se sont donné la main pour innover. MoMoBank, c’est le nom d’un nouveau produit, fruit du partenariat entre les deux entités. Il a été officiellement lancé sur le marché, vendredi 13 octobre 2017 à la Direction générale de Mtn à Cotonou.

MoMoBank est né des entrailles de Mtn Mobile money qui a reçu une large adhésion des populations. A l’instar de tous les produits de la gamme, MoMoBank ambitionne d’offrir aux abonnés plus de facilité au quotidien.Grâce à ce produit révolutionnaire, il est désormais possible au client de déposer ou de retirer de l’argent sur son compte bancaire Diamond Bank à partir de son compte Mobile money. De même, il lui est possible de lier plus d’un compte bancaire Diamond Bank à son compte Mobile money. « Depuis votre maison ou votre lieu de travail, et à n’importe quelle heure de la journée, vous pouvez disposer de votre argent de façon instantanée », a rassuré le Directeur général de Mtn Mobile money, Virgile Toffodji au lancement. Diamond Bank est la première banque avec laquelle Mtn Bénin lance MoMoBank. Et c’est à juste titre. C’est une banque online, ce qui rend l’opération instantanée et sans anicroche. Pour Maxime Adoko, représentant Diamond Bank, le partenariat offre la possibilité aux clients de faire des retraits ou des dépôts sur leurs comptes bancaires même dans des zones non couvertes par Diamond Bank. C’est aussi un service qui permet de gagner en terme de coût dans les opérations à effectuer. « Notre présence physique n’est plus désormais nécessaire pour ouvrir son compte à Diamond Bank grâce à ce partenariat », a confié M. Adoko avant d’ajouter : « Votre numéro suffit désormais pour toute opération bancaire ».

Au-delà de Diamond Bank, « il s’agit d’une opportunité que nous offrons à toutes les banques de participer à la révolution de la finance digitale au Bénin que nous avons mise en marche depuis 7 ans », a lancé le Dg Mtn Mobile money à l’endroit des autres institutions bancaires.

Comment souscrire à MoMoBank ?

Il suffit de se rendre dans une agence Diamond Bank avec sa pièce d’identité, remplir à cet effet un formulaire. Le client reçoit une notification sur son téléphone. Il tape *400 # et suis les instructions sur son téléphone, c’est-à-dire dans la gamme des services Mtn Mobile money, qui s’affiche à l’écran, il choisit l’option Services bancaires puis Diamond Bank. A partir de son numéro de compte bancaire et après avoir défini le montant du transfert et inséré son code pin de validation, le client peut effectuer aussi facilement la transaction, et ce à un coût vraiment insignifiant. Pour l’instant, le service MoMoBank est disponible gratuitement jusqu’au 31 décembre 2017 pour toute opération et quel que soit le montant. Et pour permettre au grand nombre d’en bénéficier, le Directeur général de Mtn Bénin, Stephen Blewett va inviter d’une part les clients de Diamond Bank qui n’ont pas encore de compte Mobile money à l’ouvrir dans l’un des 22000 points installés sur l’étendue du territoire, et d’autre part les clients Mtn Mobile money qui n’ont pas encore de compte à Diamond Bank à se rendre dans l’une des agence de la Banque pour le faire également.

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Régulation des communications électroniques et de la poste : L’Arcep-Bénin, ce juge délicat au service du développement

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Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste, l’Arcep-Bénin a pour principales missions la veille concurrentielle, la gestion des autorisations, des ressources rares (fréquences, numérotation…) puis la protection des consommateurs dans les secteurs de la téléphonie fixe, de l’internet, de la téléphonie mobile et tous les services postaux. Dix (10) ans de régulation pour la satisfaction des intérêts de chacun des acteurs du secteur, c’est aussi 10 ans au service de développement. Mais face aux grognes et plaintes persistantes quant à la qualité des services et aux coûts des offres proposés par les fournisseurs de ces services  relatifs aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication (Tic), les gros efforts du régulateur sont souvent mal perçus voire incompris. Et pourtant… !

Autrefois, c’était l’Autorité transitoire de régulation des postes et télécommunications (Atrpt), institution publique, créée sur la base de l’Ordonnance N°2002-002 du 31 janvier 2002 et par Décret N°2007-209 du 10 mai 2007, pour assainir le secteur des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication (Tic) au Bénin.Luc Boko, Directeur des marchés et de la prospective au Secrétariat exécutif de l’Arcep-Bénin fait la genèse :« Il faut reconnaitre que jusqu’en 2006 (…), chacun des acteurs a eu son ticket d’entrée, c’est-à-dire la licence, dans des conditions très peu transparentes (…). Quand l’Etat a fait le constat des coûts de licence très faible payés par ces opérateurs comparé à la moyenne de la sous-région, il a été procédé à une revalorisation du coût de la licence qui est passé à 30 milliards FCfa (…). Ainsi, le gouvernement a mis en place l’Autorité transitoire de régulation (…) en 2007». Face aux réalités, l’Atrpt va se métamorphoser en 2014 avec le vote par l’Assemblée nationale de la loi 2014-14 du 9 juillet 2014 relative aux communications électroniques et à la poste qui a consacré la mise en place de l’Arcep-Bénin.

De la mission de contrôle et de régulation… aux acquis

Dès sa mise en place,l’Arcep-Bénin,sur les traces de l’Atrpt,va poursuivre la mission en précisant aux opérateurs, entre autres, les conditions de renouvellement de la licence, les normes techniques de l’Union internationale des télécommunications (Uit) et de l’Institut européen des normes de télécommunications (Etsi) à respecter en matière de qualité, de coûts de services de télécommunications, le mécanisme de couverture du territoire national et les sanctions au non-respect des dispositions du cahier des charges et de la licence. Cependant, s’il est une évidence que dans ses missions de régulation, l’Arcep s’intéresse plus aux Gsm vu le chiffre d’affaires que génèrent ces opérateurs, il n’en demeure pas moins qu’une attention est accordée aux autres acteurs du secteur.  « Par rapport à l’internet, le défi majeur c’est d’amener la connexion internet, le très haut débit à toute la population où qu’elle se trouve. (…). S’agissant du coût, l’Arcep vient de faire la mise à jour de son modèle de calcul des coûts avec un accent particulier sur la structure des coûts du service Data (…) Avant, si mes souvenirs sont bons, on nous vendait 1Go à 7000f mais aujourd’hui vous pouvez avoir 1, 5 Go à 5000f », souligne le Directeur des marchés et de la prospective à l’Arcep-Bénin qui en a profité pour faire savoir que des actions sont aussi en cours dans le secteur de la poste pour sensibiliser ceux qui sont dans l’informel afin qu’ils se conforment à la règlementation. Pour mener à bien ses missions, l’Autorité de régulation, dans une approche pédagogique, prend des décisions exécutoires qui impactent positivement le développement du secteur. Aux yeux du consommateur, ces décisions sont des baromètres importants. Dans le Rapport bilan Atrpt 2007-2011, de mars 2007 à décembre 2011, on peut dénombrer 390 décisions relatives entre autres à l’attribution des ressources en numérotation, l’attribution des ressources en fréquences, la régulation des marchés du secteur des communications électroniques, les mises en demeure, Idem pour les années suivantes où en 2016 par exemple, l’Arcep, sur la base de plaintes, a procédé à différents contrôles (planifiés et inopinés) sur les 4 réseaux mobiles sur toute l’étendue du territoire (Arcep-Bénin, Rapport d’activités 2016). Robin Accrombessi, président de l’association La Voix des consommateurs dresse une liste non exhaustive d’autres actions au-delà de la communication entre réseaux et la tarification à la seconde qui sont des acquis: « (…) en mai 2015, sous la pression de notre organisation (…), l’Arcep(…) a sanctionné les opérateurs Mtn et Moov qui ont été contraints de restituer des crédits (…) c’était une première (…). Le 5 juillet 2017, nous allions vers un boycott et une marche sans répit contre les opérateurs Gsm, et six jours avant, l’Arcep a pris une décision de sanction pour 523 millions contre Mtn et Glo et c’est allé directement au Trésor public (…). Il faut aussi ajouter qu’il y a eu le 131, le numéro vert à l’endroit des consommateurs sans oublier les nombreux renforcements de capacités techniques des associations de consommateurs qui nous ont permis d’éduquer davantage les consommateurs… ». A lumière de tout ce qui précède, nul doute que l’Arcep fait un travail titanesque au point où « le Bénin pratique aujourd’hui les tarifs les moins cher de la sous-région », a mentionné Luc Boko. Et c’est à juste titre, qu’engagée dans la démarche qualité orientée satisfaction clients l’institution a décroché la Certification Iso 9001 version 2008 puis Iso 9001 version 2015. « (...) C’est une raison de plus pour que tous les acteurs qui gravitent autour de l’Arcep soient rassurés du travail qui s’y fait ». En dépit de cette assurance du Dmp, Luc BOKO, il reste à faire au regard des préoccupations dans le rang des consommateurs, opérateurs de téléphonie et des Fai.

L’Arcep face aux prochains défis du secteur

« (…) L’Arcep n’a pas pu encore corriger les dérives constatées et dénoncées. Nous pouvons alors dire qu’elle ne joue pas pleinement son rôle… Qu’elle puisse passer à la sanction effective… ». A l’instar de Nicholas Mattofi, Entrepreneur en Bâtiments et travaux publics, l’instituteur Serge Sicca a les mêmes appréhensions. Mais lui estime que le régulateur doit organiser « des journées de lutte contre les mauvais services rendus par ces opérateurs » afin que les consommateurs puissent se faire entendre. Pour Robin Accrombessi, cette façon de voir les choses par la majorité des consommateurs est légitime pour autant que l’Arcep ne communique pas assez sur ses activités. « Il faut que l’Arcep comprenne à des moments donnés qu’ayant les moyens, elle doit pouvoir les mettre à disposition des associations des consommateurs pour aller sur le terrain faire le travail de sensibilisation », a-t-il martelé. Du côté des opérateurs et Fai, on salue les compétences et les efforts de l’Arcep  mais sans occulter les problèmes spécifiques. Armand Tchémadon est le Responsable commercial et marketing à Sud Telecom Solutions : « (...) sur le volet internet par exemple, la concurrence déloyale persiste avec des opérateurs Gsm qui proposent des offres normalement réservées aux Fai. (…) sur la transmission des données, la Data, on note également une concurrence toujours avec ces opérateurs; ce qui fait que les mêmes clients sont partagés entre Fai et Gsm…». Pour Jean-Claude Akogbeto, Responsable régulation-conformité à Mtn Bénin, la véritable question à régler, c’est la question de l’infrastructure et du coût de l’accès à la fibre. Cela pourra contribuer à baisser drastiquement les tarifs pratiqués,    soutient-il. Et quelle Arcep pour mieux faire face aux défis du secteur  et surtout satisfaire les itérêts divegents de l’Etat, des opérateurs et du consomateur? Jean-Claude Akogbeto : « Pour moi, dès lors qu’on a établi les grandes règles et qu’on s’est assuré qu’il y a deux ou trois opérateurs qui peuvent assurer la concurrence, on devrait laisser le marché régler la question de la concurrence (…) ». Et le modèle-type d’Arcep dont il rêve, c’est celle-là qui priorise la régulation ex post et non ex ante comme c’est le cas au Bénin où le régulateur passe au contrôle toute offre avant son lancement. Le Fournisseur d’accès internet, Sud Telecom Solutions, par la voix de son Directeur général, Carl Aniambossou propose à son tour :« (…) C’est vrai que l’Arcep a pris l’initiative de segmenter le marché (…) et se bat contre les mastodontes  du secteur, mais parfois on a l’impression qu’elle a les pieds lourds. Plus d’autonomie décisionnelle de l’Arcep serait mieux. Mais est-ce possible puisqu’elle n’est qu’un organe du gouvernement ? Je ne vois pas le côté punitif du gendarme mais plutôt le côté organisationnel… ». Et de poursuivre: « ...vivement le nouveau cahier de charges qui semble être plus réaliste et permet l’équilibre. Ce cahier de charges correspond aux Fai ». Même point de vue sur le volet autonomie du régulateur avec le président de ‘’La voix des consommateurs’’ qui souhaite qu’on sorte « l’Arcep de la tutelle du chef de l’Etat… ».

« Faire de l’Arcep-Bénin une institution de régulation forte et de référence qui favorise le développement d’une économie numérique au Bénin ». A l’Arcep, on est bien conscient que ce leitmotiv et surtout la vision du gouvernement à travers son programme d’action(Pag), dont l’objectif est: «Positionner le Bénin comme la plateforme des services numériques en Afrique de l’Ouest et utiliser les Tic comme catalyseur d’accélération de croissance et d’inclusion sociale» à l’horizon 2021, ne pourront être concrétisés sans la prise en compte des défis du secteur. Mesurant l’enjeu, l’Arcep s’affaire déjà  pour actualiser son plan stratégique 2018-2021 avec un accès particulier sur le renforcement des capacités du personnel « très jeune et très dynamique ». Et, au-delà du Centre de contrôle et de gestion des fréquences de Hêvié, du Centre de gestion du trafic et des équipements de contrôle de la qualité dont elle dispose, « l’Arcep a en projet d’acquérir, dès l’année prochaine, les outils de contrôle de suivi de la qualité de services en temps réel », rassure Luc Boko.

Adékin Jacques BOCO

Les Ce en chiffres

De la régulation et de la saine concurrence qui se mènent dans le secteur des Communications électroniques (Ce) se dégagent les statistiques suivantes :

*    Marché de la téléphonie fixe
L’opérateur historique Benin Telecoms (Benin Telecoms + Benin Telecoms Infrastructures).

*    Marché de la téléphonie mobile
Après la révocation de la convention de Bbcom(conseil des ministresdu 02 août 2017), 04 opérateurs mobiles animent désormais le marché: Libercom, Glo Mobile Bénin,Spacetel Bénin (Mtn) et Etisalat Bénin (Moov).

*    Marché de l’Internet

-    L’internet haut débit fixe : Bénin Telecoms et 10 Fai à savoir : Isocel Sa, Oti Sa, Canalbox Bénin, Univercell Sa, Alink Telecom Sarl, Jenny Sas, Sud Telecom Solutions Sarl, Marlan’sTelecoms, Firstnet Sa et Abc Corporation Sarl.

-L’internet haut débit mobile :Mtn et Moov.

*    Parc (nombre) global d’abonnés actifs mobiles en 2016 : 8, 8 millions avec une concurrence non réelle entre un duopole Mtn et Moov
*    Chiffres d’affaires du secteur : 296 milliards FCfa en 2016 contre 289 milliards en 2015.
*    Investissements par an :Environ 40 milliards de FCfa
*    L’ensemble des contributions des opérateurs au financement de l’Etat: 91,14milliards de FCfa en 2016 contre 89,61milliards de FCfa en 2015.
*    Taux de pénétration internet : 33,08% au 31 mars 2017 contre 25,17% en 2016.
*    Pénétration du Mobile Payement : 23,6% en 2016 contre12%en 2014 avec un volume des transactions estimé à plus de 250 milliards de FCfa en 2016 contre 205 milliards en 2015.
*    Emplois directs opérateurs de téléphonie et Fai : 1610 au 31 décembre 2017.

Source : Arcep-Bénin

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Dix ans de régulation des communications électroniques et de la Poste : Comment l’Arcep-Bénin protège les consommateurs

arcep

Instituée depuis dix ans, l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin) s’est évertuée, à travers de multiples actions efficientes et efficaces, à protéger et défendre les consommateurs béninois. Ceci, dans l’optique de garantir l’accès du public à des services de communications électroniques et de la poste de qualité sur toute l’étendue du territoire national à des prix abordables tout en contribuant à l’émergence de l’économie numérique. Ainsi, de l’étroite et fructueuse collaboration avec les Associations des consommateurs partenaires (Acp) au traitement diligent des plaintes des utilisateurs des services de communications électroniques sans oublier les mesures de protection des populations contre les effets néfastes des rayonnements non ionisants (RNI), l’Arcep-Bénin protège mieux les consommateurs…

Perçue comme un gendarme aux trousses des opérateurs de téléphonie mobile, des fournisseurs d’accès internet, des opérateurs postaux et autres fournisseurs de services des communications électroniques et de la Poste, l’Arcep-Bénin a, tout de même en dix ans de régulation, réussi à contraindre à une amélioration de la qualité des services offerts aux consommateurs. Ceci, grâce à des mesures fortes et cohérentes prises en fonction des réalités du terrain. Si la vision déclinée des autorités béninoises est de faire de l’Arcep-Bénin, une institution de régulation et de référence qui favorise le développement de l’économie numérique au Bénin, des efforts de protection des consommateurs sont déjà à saluer et les résultats en disent long. Le plus important reste la formalisation et la mise en œuvre du partenariat ACP-Arcep-Bénin. Ainsi, dans le cadre de ce partenariat entre l’Autorité de régulation et l’Association des consommateurs partenaires (Acp), plusieurs projets et activités ont été exécutés. Il est donc procédé périodiquement, depuis 2015, à la signature des chartes d’exécution des projets d’intérêt commun entre l’Arcep et les ACP.  Des projets généralement proposés par les Association des consommateurs. L’objectif de ces projets est de promouvoir la connaissance et la bonne utilisation des services offerts par les acteurs du secteur des communications électroniques. La charte signée définit les droits et devoirs de chacune des parties signataires pour une bonne réalisation des projets au profit des consommateurs.La vitalité de ce partenariat démontre clairement combien l’Autorité de régulation est à l’écoute des consommateurs et œuvre à la satisfaction de ses préoccupations peu importe leur degré de pertinence. Une démarche salutaire qui renforce le lien étroit entre le régulateur et les utilisateurs des services de Communications électroniques et de la poste (Cep). Cependant, d’autres initiatives déterminantes ne peuvent être passées sous silence en raison de leur impact.

Du renforcement de capacités des Acp à la mise en œuvre des projets d’intérêt commun…

Dans le but de permettre aux associations de défense des consommateurs d’être plus performantes, l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste organise à leur intention, des ateliers de renforcement de capacités sur des questions spécifiques tels que des rayonnements non ionisants (RNI) et autres. Des cabinets sont également recrutés pour outiller les Acp sur la veille et le suivi du marché des communications électroniques et de la poste. Suffisamment aguerries, les Associations de défense des consommateurs ont été donc impliquées dans la mise en œuvre de plusieurs projets d’intérêt commun. Ceci, dans une dynamique partenariale. Ainsi, avec l’Association des consommateurs des technologies de l’information et de la communication (ACTIC) présidé par Robin Franck ACCROMBESSI, il a été mis en œuvre à Ouando (Porto-Novo), le projet « Mieux gérer ses crédits sur son téléphone mobile ». L’objectif étant d’éduquer les consommateurs à faire une meilleure gestion de leurs crédits à travers cinq (05) sketchs format court sur les astuces pour une bonne gestion du crédit voix, data et des applications. Le projet « Information, sensibilisation et éducation des populations (Isepo) sur la base des dix (10) questions réponses pour des plaintes efficaces des consommateurs des services télécoms et les droits et devoirs du consommateur » a été exécuté dans huit (08) quartiers du 5ème arrondissement de Cotonou en partenariat avec l’Association Appel Bénin. Neuf arrondissements de la Commune d’Abomey-Calavi ont également bénéficié du projet de sensibilisation sur les mesures et précautions règlementaires de protection des populations contre les effets néfastes des rayonnements non ionisants (Rni). Un projet mis en œuvre par l’Association des consommateurs des produits de la communication, de la presse écrite et de l’audiovisuel (Ascav-Bénin). Dans la Donga et l’Alibori, l’Association pour la sensibilisation, la promotion et la défense des droits humains (ASPDDH) a piloté dans six arrondissements de Kandi et de Djougou, le projet de sensibilisation et information des populations sur les droits et obligations des consommateurs des services et produits des Cep. A Bohicon et Porto-Novo, le projet de sensibilisation des populations sur les Rni et l’utilisation sécurisée du téléphone portable a été conduit par l’Association AUR-Bénin. L’Association des Epnologues béninois a piloté le projet de sensibilisation des étudiants sur les services à valeur ajoutée sur les campus d’Abomey-Calavi, de Parakou et à la Fss. Lokossa a aussi bénéficié du projet de sensibilisation sur la place de l’internet dans le développement de la commune grâce à Bénin Sante et Survie du Consommateur (BSSC). La Ligue pour la défense du consommateur au Bénin (LDCB) a procédé à la vulgarisation du guide d’utilisation des services des communications électroniques au Bénin. Et la liste est longue. Tellement de projets au profit des consommateurs grâce au partenariat ACP-Arcep-Bénin.

Protéger contre les effets des RNI : L’arcep y veille !

L’Arcep-Bénin se préoccupe également du bien-être des populations. A cet effet, d’importantes mesures de protection ont été prises pour contrer les effets néfastes des rayonnements non ionisants. Outre la vulgarisation des dispositions règlementaires notamment l’article 3 de la loi N°2014-14 du 09 juillet 2014 relative aux communications électroniques et à la poste fixant pour exigences essentielles « tout ce qui est nécessaire pour garantir dans l’intérêt général la sécurité des usagers et du personnel exploitant des réseaux des communications électroniques… », le Régulateur a mené des actions pour éviter l’exposition humaine aux champs électromagnétiques. Des mesures de précautions relatives aux sites radioélectriques et celles à observer dans l’usage du téléphone portable ont fait l’objet de plusieurs campagnes de sensibilisations, d’informations et d’ateliers de formation. Pour ne pas être exposés aux rayonnements d’un site radioélectrique, il est recommandé aux populations de ne pas vivre à proximité dudit site. Le comble est que l’Arcep veille à ce que la réalisation desdits équipements ne soit point préjudiciable à la santé des populations car, disposant d’outils capables d’évaluer le niveau d’exposition aux rayonnements non ionisants. On y tient compte dans la délivrance des autorisations. Vérifier la valeur du Débit d’absorption spécifique (Das), éteindre son portable la nuit ; éviter de téléphoner en déplacement, limiter les durées d’appels et espacer les communications téléphoniques. Ce sont entre autres mesures de précautions portées à la connaissance du public pour l’usage du téléphone portable. Dans le cadre de la protection des populations contre les Rni, des diligences ont été alors accomplies par l’Arcep-Bénin notamment dans la procédure d’installation de stations radioélectriques sur site et concernant l’agrément des équipements radioélectriques. Des sanctions ont également prévues par les dispositions de l’article 19 du décret N°2015-490 du 07 septembre 2015 portant protection des personnes contre les effets des champs électriques, magnétiques et électromagnétiques de 0 à 300 GHz. « Sans préjudice de sanctions pénales, les exploitants ou les opérateurs qui ne se conforment pas aux dispositions du présent décret sont punis d’une pénalité allant de 1.000.000 Fcfa à 5.000.000Fcfa par station radioélectrique ». De quoi rassurer de la protection des consommateurs.

Traitement diligent des plaintes et satisfaction des consommateurs…

Les plaintes des abonnés ne tardent point sur la table. Diligence est généralement faite dans le traitement des plaintes et la réaction de l’Arcep-Bénin ne se marchande pas. Privilégiant toujours l’approche participative, l’Autorité de régulation invite les Acp pour l’examen de certaines plaintes en présence des opérateurs de téléphonie mobile. Ce qui a permis à ces associations de défense des consommateurs de se familiariser avec certaines méthodes de traitement de plaintes et d’apporter leurs contributions. En dépit de tout, il importe d’évaluer le niveau de satisfaction des consommateurs et des entités régulées. D’après l’enquête réalisée en 2016, il ressort que la satisfaction globale des entités régulées du secteur des communications électroniques est évaluée à 62,4% et 57,4% pour celles du secteur postal. La satisfaction des associations de consommateurs est évaluée à 58,5% pendant que les entités régulées sont satisfaites des prestations de l’Arcep-Bénin à 60%. Un niveau de satisfaction vraiment satisfaisant qui démontre l’engagement de l’Arcep-Bénin aux côtés des utilisateurs des services et produits des communications électroniques et de la poste. Faisant des Acp, des partenaires privilégiés, le Régulateur s’est mieux rapproché des consommateurs en vue de la satisfaction de leurs attentes par la facilitation de leur accès aux produits et services de qualité à des coûts raisonnables.

Aziz BADAROU

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Pour un changement de comportement des consommateurs : L’Aur-Bénin forme plus de 70 relais

GSM

Induire un changement de comportement des consommateurs dans l’utilisation des offres proposées  par les réseaux GSM : c’est l’objectif visé par  l’Association des Usagers du Réseau de téléphonie mobile (AUR-Bénin) de concert avec l’Arcep-Benin en organisant un atelier de formation sur les offres et stratégies commerciales des opérateurs de téléphonie mobile au Bénin à l’Hôtel Novella Planet de Porto-Novo, vendredi 22 septembre 2017, à l’intention de plus de 70 relais communautaires et des animateurs des médias.

Deux allocutions ont marqué la cérémonie d’ouverture de cet atelier de formation qui a duré toute la journée de ce vendredi 22 septembre 2017. Il s’agit des mots de remerciement du président par intérim de l'AUR-Benin Da Silveira Kafui suivis de l’allocution d’ouverture du directeur des réseaux et infrastructures du Conseil de régulation de l'ARCEP-Benin Géraud-Constant Ahokpossi. Dans son intervention, Da Silveira Kafui a planté le décor en faisant remarquer que la question du manque d'informations des consommateurs et de leur éducation à l'utilisation des services proposés à travers les offres permanentes et promotionnelles reste encore cruciale. Et c’est donc pour répondre à ce défi que le présent projet est initié pour renforcer la connaissance des consommateurs sur le fonctionnement et l'utilisation des offres afin de faire exercer leurs droits à d'éducation, à l'information et surtout au choix dans un marché concurrentiel, a-t-il complété. Il reviendra à chaque participant une fois chez lui de restituer les ingrédients de cet atelier à ses pairs, a-t-il poursuivi. Pour sa part, le directeur des réseaux et infrastructures du Conseil de régulation de l'ARCEP-Benin Géraud-Constant Ahokpossi a salué l’initiative et rassuré du soutien de l'ARCEP-Benin. Cela ne pouvait en être autrement quand on sait que le thème choisi vient répondre à une catégorie de plaintes régulièrement enregistrées par l'ARCEP-Benin, a-t-il fait remarquer. Poursuivant, il a laissé entendre que cet atelier vise à apporter des éclaircissements sur la conception des offres par les opérateurs afin d'orienter les consommateurs que nous sommes tous vers les choix appropriés des offres correspondant à nos profils et à nos besoins. A noter pour finir que la veille de l’AUR-Bénin vise à informer, sensibiliser et former les consommateurs sur les produits et services de téléphonie mobile ; défendre les consommateurs des produits et services de téléphonie mobile et renforcer leur information sur leurs droits et devoirs ; servir d'interface entre les clients et acteurs du secteur de la téléphonie mobile et œuvrer pour une facilité d'accès économique et géographique à la téléphonie mobile au Bénin.

 Kola Paqui

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Création de start-ups spécialisés dans le numérique : Mtn-Bénin lance son centre d’innovation

mtn-benin

La Fondation  Mtn-Bénin dispose désormais de son centre d’innovation. Il a été inauguré à Cotonou le vendredi 08 septembre 2017 en présence de plusieurs autorités béninoises. C’est un incubateur de start-up qui révolutionnera le numérique au Bénin.

Le Bénin amorce définitivement sa révolution numérique. Et l’implication du  leader de téléphonie mobile au Bénin y sera déterminante. Mtn-Bénin a en effet ouvert grâce à sa fondation, un centre d’innovation dans les locaux de sa direction générale. L’objectif principal selon le Directeur général de Mtn-Bénin, Stephen  Blewett, est de promouvoir l’économie numérique et de réduire la fracture numérique. Le centre, a-t-il souligné, permettra d’éduquer les jeunes talents pour le développement des applications. C’est un accompagnement qui les aidera à gagner leur vie. « Il faut permettre aux jeunes de développer leur talent. Ce qui passe par le développement de site web et d’applications. On veut aider les jeunes à promouvoir leurs idées…. Ce sera un incubateur où on fait de coaching et de mentorat pour que ces applications deviennent une réalité commerciale. Nous allons les aider à lancer ces applications sur le marché béninois. Nous allons également promouvoir les médias numériques en donnant des formations aux journalistes par rapport au blogging. Nous voulons aussi promouvoir toutes les idées pouvant aider les communautés… Nous pensons au solaire, nous pensons à la santé…», a fait savoir le Directeur commercial de Mtn-Bénin, RiadhMezi. Le centre d’innovation sera un espace dédié à l’innovation et le développement d’applications. Mtn-Bénin a des salles de formation adaptées, d’un laboratoire et des outils dédiés. Le centre est aussi un engagement digital puisque l’opérateur de téléphonie mobile compte bien promouvoir des outils numériques à travers les médias locaux. A entendre, le Directeur commercial de Mtn-Bénin, les pensionnaires dudit centre seront bientôt sélectionnés sur la base de critères bien établis.

L’engagement de Mtn-Bénin salué

Associé à l’initiative, Me Adrien Houngbédji dont la fondation est aussi engagée dans la bataille pour la réduction de la fracture numérique, montrera que c’est une belle opportunité qu’offre Mtn au Bénin. «  Le secteur numérique bien appréhendé est une solution aux problèmes des jeunes. Nous devons lever les handicaps pour répondre aux défis au profit des jeunes », a déclaré le président de la Fondation Adrien Houngbédji. Représentant le gouvernement à cette cérémonie de lancement, le ministre d’Etat chargé du plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané a souligné que « l’économie numérique est la condition sine qua non pour l’émergence de nos économies ». « La création de ce centre d’innovation par Mtn-Bénin est… une initiative légendaire à saluer. Elle traduit et de façon manifeste l’engagement du secteur privé à se mettre à la hauteur de l’enjeu, à jouer pleinement sa partition », a-t-il fait savoir. Et de préciser : « Le choix de la Fondation Mtn-Bénin d’impliquer la Fondation Adrien Houngébdji dans la concrétisation de ce projet  renforce ma conviction  que le développement du numérique est l’affaire de tous».  

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