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Abdoul Salam Wane, Directeur des Ressources Humaines de Gorée Institute : Gorée Institute une institution au service de la Paix et pour l’avènement d’une Afrique unie et prospère

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IDDA, Institut pour la Démocratie et le Développement en Afrique à ses débuts, aujourd’hui Gorée Institute. Les dénominations ont peut-être évolué avec le temps, mais la vision et les objectifs stratégiques demeurent eux, intacts. Solidement enraciné dans l’histoire de l’Afrique du Sud alors en pleine lutte pour une société plus juste et équitable, l’Institution plus de vingt ans après sa création, garde l’ambition clairement affichée de contribuer à l’édification d’une Afrique « juste, paisible et prospère ». Installé à Gorée, petite île de la baie de Dakar, au Sénégal, l’Institut mène différentes activités dans les domaines de la démocratisation, des élections, de la prévention des conflits, de la consolidation de la paix et de la sécurité humaine. Ses maîtres mots sont la paix, et le dialogue. L’institution a tenu encore un fois à l’affirmer à travers une de ses activités phares : la formation. Du 20 au 23 avril dernier, elle a réuni au cours d’un atelier une dizaine de journalistes de différents pays africains : Guinée-Conakry, Guinée-Bissau, Mali, Burkina Fasso, Togo, Sénégal, Côte d’Ivoire, et bien sûr le Bénin à travers Matin Libre et Radio Tokpa.

Monsieur Wane, Directeur des Ressources Humaines travaille à Gorée Institue depuis 20 ans. Comme il le résume lui-même « J’ai été acheté avec les meubles ». A constater sa spontanéité, son enthousiasme et son esprit d’ouverture, propres d’ailleurs aux autres membres de l’équipe que nous avons eu le plaisir de côtoyer durant ces jours de formation, on ne peut que rêver de travailler dans un cadre aussi naturel et atypique, où l’ambiance intimiste des lieux, vous préserve de la pollution, des bruits et cadences infernales de la ville. Visitée presque guidée de Gorée Institute à travers cette interview.

Monsieur Wane, pouvez-vous nous précisiez les objectifs visés par cet atelier

Vous aurez remarqué que les conflits de façon générale, pour ne pas dire la guerre, n’a rien perdu de son actualité. La nouveauté, c’est que ce sont ses formes, ses acteurs qui ont changé. On est loin peut être des théories classiques de guerre, mais elles sont maintenant « intra-étatiques ».

Et pourquoi avoir spécialement ciblé les journalistes ?

Parce que les médias, c’est quand même les relais de la consommation du citoyen ordinaire et qu’elles façonnent un peu son opinion. Et il est de bon usage que ce soit les journalistes, les hommes de médias qui portent la bonne parole. Qu’ils soient là pour anticiper les conflits. Si anticiper n’est pas possible, comme le disait le professeur Moustapha Gueye (Professeur au Cesti et facilitateur de la formation) au moins en tout cas, contribuer à les éteindre, à briser l’engrenage des conflits. C’est vrai qu’avant d’être journaliste, chez nous, on est d’une ethnie ou d’une autre. Mais il ne faut pas toujours voguer en fonction de ces considérations purement identitaire. Il faudrait évoluer dans un cadre beaucoup plus général, lequel cadre voudrait que la paix soit une manifestation concrète et vécue par la population. Parce qu’on dit que la paix est en amont et en aval du développement. Et comme nous voulons voir nos sociétés vraiment se développer, il nous faut sans ambages aller vers la paix. Et qui mieux que les journalistes pour prêcher la bonne parole !

Autrement dit, cette initiative cadre parfaitement avec les objectifs de l’Institut.

Gorée Institute se positionne pour faciliter entre Africains, des échanges et des partages d’expériences. Nous, dans notre phraséologie on dit que l’Afrique n’est pas encore le propre protagoniste de son devenir. Il ne faudrait pas que nous comptions sur les autres pour voir une nouvelle Afrique surgir. Chacun en ce qui le concerne, chaque force de ce continent, chaque force de cette société doit travailler main dans la main, avec les autres forces existantes et faire qu’elle soit une société digne de tout ce que l’humanité aura conquis au service de la paix, de la citoyenneté. En somme qu’il y ait une vraie décolonisation de l’intérieur de nos Etats minés par les conflits, la mal gouvernance. C’est ce à quoi il faut aller.

Comment a germé l’idée de cette institution qui a aujourd’hui 25 ans ?

L’idée même du projet du Gorée Institute est partie d’une rencontre qui avait accueilli en 1987, à Dakar des responsables de l’Anc qui étaient encore en exil un peu partout sur le continent. Elle émane d’un progressiste libero Sud-Africain conduit par celui-là qui allait être le premier président du conseil d’administration du Gorée. Dakar aura été une des nombreuses conférences qui ont réuni ces deux protagonistes pour réfléchir sur les conditions de l’avènement d’un Afrique du Sud multi raciale, multi partisane et vraiment démocratique. Tout est parti de là. Il fut un temps, où on ne parlait pas encore de l’Union africaine, mais de l’OUA, l’Organisation de l’Unité Africaine. Et la présidence était tournante. Le président du Sénégal de l’époque Abdou Diouf a hérité de la présidence de cette organisation. Au sortie de cette rencontre, comme on était en pleine démocratisation, il a peut-être pensé à héberger un institut africain qui va surfer un peu sur la symbolique de Gorée et qui travaillera à l’émergence de sociétés démocratiques un peu partout en Afrique. Le multipartisme et les élections, ce n’était pas encore ce que nous avons là maintenant. C’est avec parcimonie que l’on organisait les élections çà et là dans les pays africains. D’où cette idée d’accorder à cet institut un privilège, disons des franchises diplomatiques et protocolaires. Lesquelles franchises lui permettent de s’installer au Sénégal, d’avoir un accord de siège et de faire en sorte que tout obstacle qui irait à l’encontre de la matérialisation de cette idée soit écarté. Donc, le Gorée Institute a des origines Sud-Africaines avec des activités partout en Afrique et plus précisément dans la sous-région ouest africaine. Si nous avons un accord de siège, c’est parce que le Gorée Institute a été créé avec le droit public sénégalais. Mais de plus en plus Gorée Institute a des activités un peu partout dans la sous-région. Et ce sera là la continuation de l’idée de Gorée institut. Il intervient un peu partout, au Togo, au Bénin, en Côte d’Ivoire. Le Gorée Institute est une idée. Et l’idée n’est pas confinée dans un seul espace. L’idée, c’est dans le temps et dans l’espace. Pour le moment on est au Sénégal. Physiquement on a un siège. Mais d’aucuns diront que Gorée Institute est beaucoup plus connu à l’extérieur qu’au Sénégal.

Il semble que le Bénin bénéficie rarement de vos activités. Est-ce parce que le pays jouit d’une relative stabilité politique et qu’il n’y a pas grande chose à faire dans ce sens?

Non, même dans un pays qui est démocratiquement stable il faut aller à l’école de ce pays pour voir ce qui est fait dans ce pays et qui n’est pas fait dans les autres pays. Parce qu’une idée il faut la faire semer. Mais le Bénin entre dans les projets de Gorée Institute. Par exemple il était prévu que le Gorée Institute puisse à l’occasion des élections législatives, avoir une mission pas strictement d’observation mais de formation des différentes parties prenantes ainsi que l’Etat. Une mission qui ne soit pas confinée à la seule période des élections, mais avant, pendant et après. Ce projet a été agité avec le Pnud Bénin et c’est peut-être la conjoncture du Togo qui a fait qu’il n’a pas été réalisé. Mais il n’empêche, le Bénin c’est vraiment un pays qu’il va falloir visiter, des leçons qu’il va falloir tirer de ce pays, de son état de démocratie, de sa gouvernance, de la succession de tout ce qui est succession pacifique. Les élections, elles peuvent être au final réputées pacifiques mais on n’a forcément des choses à apprendre du Bénin et à montrer à la face de l’Afrique de l’ouest. Il est un autre programme qui devrait s’occuper du cas du Bénin, si l’on peut parler du cas du Bénin. C’est le Programme Alliance. Alliance des initiatives de la paix et de la stabilisation en Afrique, mais plus précisément dans le contexte de stabilité institutionnelle et sécurité humaine. Ce projet a d’abord été expérimenté dans un certain nombre de pays. On s’est rendu compte que ce sont des choses qui sont faisables. En tout cas, on va dire que le Bénin est en ligne de mire de tout ce qui a à faire dans le programme de Gorée institut.

Combien de personnes travaillent au quotidien ici dans ce magnifique cadre ?

Ah ! Nous rentrons de plein pied dans le domaine des ressources humaines. Au siège ici, nous sommes au nombre de 25 personnes. Mais il n’est pas exclu que nous ayons à travers l’Afrique des « asociates program staffer », des associés qui pour la conduite, le déroulé d’une activité particulière, sont contractés pour travailler avec les membres de l’équipe d’ici.

Et ces 25 personnes sont issues de quelle nationalité ?

La plupart de ces personnes sont de nationalité sénégalaise. Mais il faut savoir que le Gorée Institute ne fait pas de discrimination sur la nationalité ni sur la religion. On va dire que là, on n’a pas beaucoup de non sénégalais. Mais il fut un temps où tour à tour nous avons accueilli des Congolais, des Camerounais, des Sud-africains naturellement, puisque le premier Directeur a été un Sud-africain. On a même une Franco sénégalaise. Vous pouvez vous-aussi, du jour au lendemain vous retrouvez au Gorée Institute qui sait.

Ce serait avec plaisir parce que le cadre de travail est fort agréable. Cela doit davantage motiver le personnel, vous ne pensez pas ?

Bien sûr. Mais le plus, c’est aussi surtout pour les pensionnaires, vous qui venez par exemple pour des activités de formation. Vous réunir dans un endroit comme Gorée avec tout ce que Gorée a de symbolique, c’est bien. Cependant, ce n’est pas ça la quintessence de l’implantation. On a fait le pari de l’excellence, de l’autosuffisance, de la coopération. En tout cas même si on ôte la symbolique de Gorée, c’est un endroit approprié pour faire germer les idées et en tirer le meilleur.

Quel message pouvez-vous adresser aux pays qui vivent des moments d’incertitude liés aux élections et aux velléités de changement de constitution de certains chefs d’Etat ?

La goutte d’eau finit par vaincre la rudesse de la roche. Et c’est quoi la roche ici, c’est en fait tout ce qui fait obstacle au développement de l’Afrique. Chaque pas que nous faisons vers ce nouvel horizon devrait être un but que nous portons en avant. Gorée Institute de concert avec les autres organisations nous y arriverons. C’est tous ensemble que nous parviendrons à le faire.

Même s’il y a encore des zones de conflit, il y a de l’espoir ?

Oui, justement c’est ce qui fait qu’il y a encore d’espoir. Le Mali aura passé plus de temps à se faire la guerre que la paix. Cependant, après avoir bien touché le fond on ne peut que remonter. On peut le faire et on n’a pas le choix.   

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Djamila Idrissou Souler

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Éliminatoires des jeux africains de beach volley-ball : Bénin, 3ème en Hommes et Dames, éliminé

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(Ghana et Nigéria sur le podium)
Le Bénin était à l’honneur du 1er au 3 mai 2015, ceci, à la faveur des éliminatoires des jeux africains de beach volley-ball. Une organisation que la Confédération africaine de Volley-ball (Cavb) a confiée à Didier Aplogan, président de la Fédération béninoise de volley-ball (Fbvb) et son comité exécutif.

Si le Bénin a gagné le pari sur le plan organisationnel, dans les sables de la Plage Fidjrossè, les dieux du beach volley-ball n’étaient pas avec le pays hôte. Et pour cause, après avoir brillamment décroché ses billets pour les demi-finales de la compétition, en Hommes et dames, les protégés du secrétaire général de la Fbvb n’ont pu créer l’exploit face à leurs adversaires respectifs. D’abord, au niveau des Hommes, le Bénin a courbé l’échine face au Ghana, battu par 2 sets à 0 (14-21 ; 14-21). Quant au Nigéria, il a arraché son billet pour la finale face à la Côte-d’Ivoire sur le même set, soit 21-08 et 21-08. Chez les Dames, le Niger et le Nigéria ont décroché leurs billets pour la finale en battant respectivement le Bénin (19 -21 ; 20-21, soit 2 sets à 0) et la Côte d’Ivoire (21-5 ; 21-10, soit 2 sets à 0).

Le Ghana et le Nigéria sur le podium

En finale, les pays anglophones ont dominé la compétition. Le duel entre le Ghana et le Nigéria au niveau des Hommes a tourné à l’avantage des Black Stars beach volley-ball qui, ont battu leurs adversaires par 2 sets à 0, soit 20-14, 20-15. Chez les Dames, le Nigéria n’a pas raté l’opportunité. Il a écarté le Niger pour décrocher le titre. Score final : 11-21,  14-21, soit 2 sets à 0. En somme, le Ghana, au niveau des Hommes et le Nigéria chez les Femmes sont, au terme des éliminatoires, montés sur la première marche du podium et sont officiellement qualifiés pour les phases finales des jeux africains Congo Brazzaville 2015.Sont aussi qualifiés, le Niger (Dames) et le Nigéria (Hommes), ‘’finalistes malheureux’’. Quant au Bénin, classé 3è dans les deux catégories, il a dit ses adieux aux jeux africains. Désillusions donc du côté des disciplines collectives béninoises qui seront absentes à ce grand rendez-vous, après les échecs respectifs du Bénin en handball, en basket-ball, en football et en volley-ball. A partir de ce constat très amer et qui doit interpeler les autorités sportives, les conclusions du dernier atelier sur  la politique sportive doivent sortir des placards du ministère de la Jeunesse, des sports et des loisirs (Mjsl) pour permettre au sport béninois de retrouver une place sur l’échiquier sportif continental. Pour rappel, le Burkina-Faso, le Togo, la Côte-d'Ivoire, le Ghana, le Niger, le Nigeria et le Bénin étaient les pays qui ont répondu présent sà cette compétition qui a duré trois jours.

A.F.S.

Zoom sur quelques résultats


 

Résultats des demi-finales

Hommes :     Bénin Ghana         14-21, 14-21
Hommes :    Nigeria C Ivoire     21-8, 21-8
Dames :     Bénin Niger         19 21, 20-21
Dames :     Nigeria C. Ivoire     21-5, 21-10
Résultats des finales
Hommes :     Ghana Nigeria         20-14, 20-15
Dames :     Niger Nigeria         11-21,  14-21.

A.F.S.

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France / National : Quatre Béninois sur trois possibles en route vers la Ligue 2

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A cinq journées de la fin du championnat ‘’de National’’, l’équivalent de la troisième division de France, c’est toujours le statuquo en ce qui concerne le top 5 où, on retrouve les clubs de quatre internationaux béninois. Le week-end écoulé, lors de la 31è journée de National, leurs clubs respectifs ont tous remporté leurs matches et maintiennent le suspense pour la montée en Division supérieure.

25mn pour Ogounbiyi, Paris Fc maintient le cap

Deuxième au classement après son nul de la 30è journée face à Boulogne (0-0), Paris Fc n’a plus commis la même erreur et est sorti vainqueur de sa confrontation face à Colmar (2-0). Devant 1711 spectateurs, Paris a pris un précieux trois points qui lui permet désormais d’être au contact du podium, ceci, grâce au doublé de Richard Socrier (64è et 76è). Mouri Ola Ogounbiyi, qui n’a pas débuté le match a finalement foulé la pelouse du stade Déjerine de Paris à la 66è minute de jeu en lieu et place de Idriss Ech-Chergui. Avec 61 points (+21), Paris reste scotché au 2è rang et attend toujours un faux-pas du leader Red Star pour reprendre la première place.

Tinhan, absent, solide Red Star en déplacement

Le Béninois Jonathan Tinhan a brillé par son absence ce week-end lors du déplacement de Red Star à Dunkerque. Mais son absence n’a pas été en défaveur de son équipe qui a tout simplement surpris les locaux sur leurs propres installations (0-1). Le seul but de la partie a été marqué dès le premier quart d’heure par Hameur Bouazza. Grâce à ce succès étriqué, Red Star garde la tête du classement avec 63 points (+33), à deux unités de son dauphin, Paris Fc.

90mn pour Adénon, Luçon y croit toujours

Cinquième au classement à deux longueurs du top 3, qualificatif pour la montée, Luçon ne lâche plus rien et reste au contact du podium. Le week-end écoulé, l’équipe du Béninois Abdul Khaled Adénon a battu à domicile, son homologue de Bastia Ca sur le score de 2 buts à 1. Slimane Sissoko (17è) et Yohann Heyman (91è) ont permis à Luçon de décrocher le gain du match même si Mohamed Benyahia avait, à la 32è minute rétabli la parité. Le solide défenseur béninois a joué l’intégralité de la rencontre, permettant ainsi à sa formation de croire toujours à sa montée en Ligue 2. Avec 55 points (+16), Luçon reste 5è au classement et garde toutes ses chances pour une place dans le top 3.

80mn pour Aguémon, Strasbourg toujours au pied du podium

Tout comme les prétendants à la montée, Strasbourg a aussi pris les trois points de sa confrontation le week-end écoulé pour le compte de l’acte 31 de National. Une belle victoire réalisée à l’extérieur et sur la pelouse de Fréjus Saint Raphaël. Ceci, grâce au doublé de Jérémy Blayac (59è et 94è). Même si Yannick Aguémon n’a pas scoré, il a retrouvé la confiance de son entraîneur qui l’a titularisé. Il a par la suite cédé sa place à la 80è minute à Abdelhak Belahmeur. Avec 56 points (+15),  Strasbourg est toujours locataire du 4è rang et attend toujours une opportunité pour avoir  accès au podium.

Réalisation : Abdul Fataï SANNI

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Championnat du monde Wbc de Boxe : Le Béninois Fatiou Fassinou battu au point par Alexis Kaboré

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Le Burkinabé Boureima Alexis Kaboré dit « Yoyo » a conservé son titre face au Béninois Fatiou Fassinou, alias ‘’Petit piment’’, battu aux points. C’était le vendredi, 1er mai 2015, au Palais des sports de Ouagadougou, dans un combat très intéressant par rapport à la qualité et au palmarès des deux pugilistes.

En marge du Champion du monde, World boxing council (Wbc), le boxeur Béninois, Fatiou Fassinou dit « petit piment » a perdu son combat aux points face au Burkinabé Boureima Alexis Kaboré. En douze rounds, le Béninois a tenu bon mais a baissé pavillon dans les derniers instants du combat, permettant à « Yoyo » de prendre le dessus. «Je vais gagner ce 1er mai (…) » avait rassuré le boxeur Burkinabé Alexis Kaboré face au ministre burkinabé des Sports, pour avoir contribué à l’organisation dudit combat. Objectif atteint donc pour l’Etalon qui a conservé son titre et a, par la même occasion, enregistré sa 25ème victoire dont six par K.O. Quant au Béninois, il a concédé la quatrième défaite de sa carrière, pour 22 victoires dont 10 par K.O et un nul. Soulignons que le combat a été officié par l’arbitre Belge, Daniel Van de Wiele, avec comme juges, le Français Robert Albert Robin Dolpiere, le Togolais Sylvain Tévi Adoté et le Nigérian Latef Muiss.

A.F.S.

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Au Togo/Présidentielle 2015 : L’opposition rejette la victoire de Faure Gnassingbé

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Jean-Pierre Fabre, le chef de file de l’opposition togolaise ne reconnaît pas sa défaite et dénonce un coup de force électoral. Il entend protester avec les moyens légaux. Il affirme, au vu des procès verbaux à sa disposition, avoir gagné, mais n’a pas encore fourni les preuves matérielles de ses affirmations. Sa coalition promet les preuves dans les prochains jours.

« Les résultats proclamés ce mardi 28 avril 2015 sont des résultats qui n’ont rien à voir avec ceux compilés par le centre informatique de Cap 2015 et qui proviennent des procès verbaux des bureaux de vote en notre possession. En effet, les procès verbaux des Céli (…) nous donnent largement vainqueurs, assure Jean-Pierre Fabre. Cet énième coup de force électoral ne passera pas. Il appartient à chaque peuple d’écrire son histoire sans compter sur d’autres. Le peuple togolais se doit d’écrire la sienne en prenant courageusement son destin en main.»

Selon les résultats officiels provisoires communiqués mardi soir par la commission électorale, Faure Gnassingbé a été réélu avec 58,75 % des voix, contre 34,95 % à son principal adversaire Jean-Pierre Fabre. L’abstention s’élève à 40,01 %, contre 35,32 % lors de la précédente présidentielle de 2010.

Rfi.fr

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France/National : Quatre Béninois pour le podium

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Lentement mais sûrement, on s’achemine vers la fin de la saison en National (3è Division de France). Et la lutte pour la montée en Ligue 2 est âprement disputée entre Red Star, Paris Fc, Bourg-Péronnas, Strasbourg et Luçon. Les cinq premières équipes de National avec la présence de quatre internationaux béninois en ligne de mire.

20mn pour Tinhan, Red Star proche de la Ligue 2

En atomisant Chambly (8-0) pour le compte du 30è épisode de National, Red Star a fait un grand pas vers la Ligue 2. Des réalisations de Kévin Lefaix (3è, 7è, 36è), Nicolas Belvito (67è, 77è), David Bellion (12è), Romuald Marie (16è) et Naïm Sliti (81è). Le Béninois Jonathan Tinhan est entré en jeu à la 70è minute  en lieu et place de Jérôme Hergault. Grâce à ce large succès, Red Star a repris la tête du classement avec 60 points (+32) et a considérablement augmenté son compteur de buts devant Paris Fc, désormais dauphin. La Ligue 2 se rapproche davantage pour Red Star et son Béninois Jonathan Tinhan, car dès vendredi 1er mai 2015 à Dunkerque, l’équipe peut valider sa montée en Ligue 2 en cas de victoire.

66mn pour Ogounbiyi, Paris Fc dauphin

Paris Fc est relégué au 2è rang de National à la suite du nul (0-0) concédé à Boulogne (30è journée de la Troisième Division de France). Dans cette rencontre, pauvre en but, le Béninois le plus titré, Mouri Ola Ogounbiyi, a joué 66 minutes de jeu et a finalement cédé sa place à Tiecoro Keïta. Il n’a pu permettre à son club de sortir victorieux de cette confrontation. Conséquence, Paris Fc, avec 58 points (+19), à deux unités du leader, a abandonné la première place au profit de Red Star. Les prochaines journées s’annoncent donc décisives pour Ogounbiyi et Paris Fc pour la lutte au titre.

Adénon présent, Luçon se relance dans la course

Plus rien n'arrête Luçon. La meilleure équipe de la manche retour reste toujours en lice pour la montée après sa victoire contre Bourg Péronnas (0-1). Une rencontre qui a connu la présence du solide défenseur béninois Abdul Khalede Adénon, lequel a joué l’intégralité de la rencontre et a même écopé d’un carton jaune à la 78è minute de jeu. Grâce à cette précieuse victoire, les vendéens reviennent à quatre points du podium et restent toutefois 5è au classement avec 52 points (+15), à deux longueurs du top 3, accès pour la montée en Ligue 2.

3mn pour Aguémon, Strasbourg au pied du podium

Tout comme les autres équipes prétendantes à la montée, Strasbourg ne lâche plus les bonnes opportunités et poursuit sa série d’invincibilité. Face à Istres, et grâce aux buts de Jérémy Grimm (18è et 37è), Stéphane Bahoken (15è) et Ernest Seka (59è), les Alsaciens n’ont pas fait de détail (4-1). Une belle  victoire qui permet à Strasbourg d’être aussi aux aguets (4è au classement avec 53 points +13), espérant un faux pas de ses challengers pour se hisser. Il faut par ailleurs, préciser la présence du franco-béninois, Yannick Aguemon qui a joué les derniers instants de la rencontre, entré à la 87è minute de jeu.

Abdul Fataï SANNI

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Togo : Faure Gnassingbé réélu pour un 3ème mandat

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Trois jours après le vote, le verdict de la présidentielle 2015 au Togo est tombé mardi soir. La commission électorale indépendante (Céni) a annoncé la victoire du président sortant Faure Gnassingbé avec 1 214 267 voix soit 58,57% alors que l’opposition avait demandé la suspension de proclamation des résultats partiels après avoir dénoncé des anomalies.

Jean Pierre Fabre arrive, toujours selon la Céni, second du scrutin avec 34, 95 % des votes sur un total de 3 509 258 électeurs inscrits, 2 105 051 votants et 2 066 997 suffrages exprimés comme relevé sur place par Koaci.
Par ailleurs, Gogue recueille 3, 08% des voix, Taama 1,06% et 0, 99% pour Tchassona.

La proclamation des résultats qui, comme en 2010, tardait et se heurtait déjà aux premières vagues de contestations, est survenue après que soient venus ce mardi en urgence au Togo, Alassane Ouattara et John Mahama.

Celui qui portait les couleurs d’Unir, au pouvoir depuis 2005 est donc réélu pour un troisième mandat et poursuit ainsi le règne du clan Gnassingbé sur un Togo qu’il dirige d’une main de fer depuis 1967.

KOACI.COM

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Procès de Hissen Habré au Sénégal : L’Afrique juge l’Afrique !

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Les juges des chambres d’accusation inaugurées en février 2013 dans le but de poursuivre « le ou les principaux responsables » des crimes internationaux commis au Tchad entre 1982 et 1990, viennent d’être officiellement installés dans leurs fonctions, hier jeudi au Palais de justice de Dakar. C’était au cours d’une cérémonie présidée par le Ministre sénégalais de la Justice, Monsieur Sidiki Kaba, l’Administrateur des Chambres africaines, Monsieur Ciré Aly Ba, et de Maitre Robert Dossou en sa qualité de Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l’Union Africaine, Nkosazana Dlamini Zuma.

Un procès exemplaire, impartial pour Hissen Habre c’est ce à quoi s’engagent les juges des chambres africaines extraordinaire d’assises. L’ancien président exilé au Sénégal depuis une vingtaine d’années aura donc bientôt l’opportunité de dire sa vérité sur les faits qui lui sont reprochés. C’est en 1992, qu’une Commission d'Enquête tchadienne a accusé le gouvernement de Habré de quelque 40 000 assassinats politiques et de l’usage systématique de la torture. Habré sera inculpé en juillet 2013 par la Chambre d’instruction des Chambres africaines extraordinaires, pour crimes contre l’humanité, crimes de torture et crimes de guerre puis placé sous mandat de dépôt. La cérémonie d’installation d’hier matin est donc l’aboutissement d’un long processus qui selon bon nombre d’observateurs a trop trainé en longueur faisant parfois plané le doute sur la réelle volonté des chefs d’Etat africains et de l’Etat du Sénégal en particulier, de traduire l’ancien dictateur devant les tribunaux. Cependant, comme le souligne le Ministre Sidiki Kaba, « le temps de la justice est long, mais ce moment arrive toujours ». Une justice nécessaire qui vient comme une catharsis, peut-on dire, en toutcas, le « passage obligé pour parvenir à une paix et une réconciliation durables », martèlera Monsieur Ciré Aly Ba. Maitre Robert Dossou quant à lui dira son émotion de voir enfin se réaliser cette justice pour l’Afrique par l’Afrique, un fait dont « tout le monde peut ne peut pas être heureux » souligne-t-il. La Chambre africaine extraordinaire d’assises est présidée par Gustave Kam, elle est composée de trois juges : Moustapha Diallo, Amady Diouf et Pape Demba Diallo. La date du procès pourrait être fixée à l’issue de la conférence de mise en état qui sera convoquée par le Président Kam en présence des différentes parties à savoir, le parquet, les avocats des victimes et l’avocat de Hissen Habre éventuellement.

Cette cérémonie d’installation, annonce sans doute le début d’une nouvelle ère pour l’Afrique, celle de la fin de l’impunité, de la réaffirmation du principe selon lequel, « Nul n’est au-dessus de la loi ». Il ne reste plus qu’à souhaiter les fruits tiennent réellement la promesse des fleurs.

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Djamila Idrissou Souler depuis Dakar.

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Can 2017 : Raouraoua riposte

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Le président de la Fédération algérienne de football, Mohamed Raouraoua (photo), ‘’contre-attaque’’, après l'échec de l'Algérie lors de la Can 2017. Le dirigeant s'en prend au Mali et au Bénin, qu'il accuse d'avoir trahi son pays.   

Mohamed Raouraoua ne décolère pas après l'attribution de la Can 2017 au Gabon plutôt qu'à l'Algérie. Montré du doigt par une partie de son opinion publique en raison de cet échec, le président de la Fédération algérienne de football a pris le temps de mûrir sa riposte. Celle-ci est tournée contre le Bénin et le Mali. Les deux pays auraient donné leur voix au Gabon alors qu'ils avaient assuré l'Algérie de leur soutien lors du vote du 8 avril. « Désormais, il faudra mettre un terme à toutes sortes d’aides envers les deux pays. Ni matches amicaux, ni stage de recyclage, ni rien du tout », a déclaré Mohamed Raouraoua. Dans l’immédiat, peu de conséquences concrètes sont à attendre : souvent opposés à l'Algérie en poules éliminatoires ces dernières années, les deux pays d'Afrique de l'Ouest ne sont cette fois pas tombés dans la poule des Fennecs.

Source: footsud

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