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Gabon : Les réseaux sociaux s’enflamment autour de la «Mazarine du Gabon»

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Un nouveau scandale éclabousse le président gabonais, Ali Bongo Ondimba. Joyce Ondo, résidant en France, a au nom de sa fille Amissa, assigné Ali Bongo en reconnaissance de paternité. Le tribunal d'Angers est saisi de cette demande. Ali Bongo risque de devoir se plier à un test ADN à très haut risque. A quatre mois de la prochaine élection présidentielle, Ali Bongo n'a pas encore réagi, mais les Gabonais se défoulent sur les réseaux sociaux.

La présidence de la République n'a pas réagi à l'annonce de ce nouveau scandale. Un haut cadre de la République a estimé qu'il s'agissait d'une affaire strictement privée. Même réaction de la part d'un  opposant. Cependant, sur les réseaux sociaux, les Gabonais  se défoulent.

« Avis de recherche : papa ou tai », c'est le texte qui illustre  la photo de la présumée fille  d'Ali Bongo. « No Comment ! », soupire un autre internaute qui a juxtaposé la photo d'Ali Bongo à celle de sa prétendue fille. On les y voit faire les mêmes gestes de la bouche comme pour démontrer qu'ils se ressemblent. « Pourquoi autant de bruit autour d'une question de paternité ? Mon président doit avoir ses raisons dans ce refus », suppose une internaute alors qu'un autre recommande au président de faire le test. « Pour éviter d'ouvrir la voie à d'autres tests ADN, Ali Bongo reconnaîtra vite cet enfant », peut-on aussi lire.

L'affaire éclate en effet dans un contexte préélectoral où plusieurs opposants exigent au chef de l'Etat gabonais de faire un test d'ADNpour prouver sa filiation avec Omar Bongo. Ces opposants accréditent la thèse de l'écrivain français Pierre Péan selon laquelle Ali Bongo est un fils adoptif d'Omar Bongo. Or l'article 10 de la Constitution interdit aux Gabonais ayant acquis la nationalité de briguer le fauteuil présidentiel. « Je ne peux pas justifier ce qui est naturel », avait expliqué le président Ali Bongo, le 17 août 2014.

Source externe

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Echos des internationaux béninois : Jacques Bessan porte son équipe

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Les Ecureuils internationaux ont presté dans leurs clubs respectifs. A l’arrivée, un seul nom a retenu l’attention des férus du football : Jacques Bessan. Il a, en effet, contribué au succès des siens en marquant le but de l’égalisation. L’autre nouvelle, la première titularisation de Saturnin Allagbé qui coïncide avec le succès de sa formation après des semaines de revers. Pour le reste des internationaux béninois, ce sont des prestations mi-figue mi-raisin.

Et de sept pour Bessan, Gafsa laisse planer le suspense

Il est incontestablement le joueur le plus en vogue de Gafsa. L’international béninois Jacques Bessan décante les situations difficiles de Gasfa. Dans le duel pour le maintien dans le championnat tunisien, il a permis à son club de rétablir la parité alors que Gasfa était mené au score depuis la 9e minute. En effet, à la suite d’un coup de poing arrêté, tiré près du poteau de corner, la tête décroisée de Jacques Bessan n’a laissé aucune chance au gardien de Hamman-Lif, signant son septième but de la saison.  Score finale 2-1 pour Gasfa qui toutefois reste relégable, 15e du classement pour 19 points.

D’Almeida sur le banc, Adéoti présent et  Caen humiliée par le Psg

En se déplaçant sur la pelouse du Psg, l’équipe de Caen était consciente que la tâche serait difficile mais pas à ce point. Puisque, Jordan Adéoti (titulaire pour la circonstance) et ses partenaires ont été crucifiés par le leader intouchable du championnat français, le Psg (6-0). Un succès qu’a suivi Sessi d’Almeida depuis le banc de touche des Parisiens. Caen chute à la 9e place avec 46 points (-15) après 34e journée.

Sessègnon titulaire, West Bromwich battu devant son public

Pour le compte de l’acte 34 de Premier League, West Bromwich Albion recevait son homologue de Watford. Une équipe difficile à manœuvrer et qui a causé tous les problèmes du monde à Stéphane Sessègnon et ses partenaires. Conséquence, West Bromwich a été surprise à domicile devant son public (0-1). Un revers qui permet aux Albions de perdre une place au classement général, 14e avec 40 points (9).

8mn pour Gestede, Aston Villa s’incline en déplacement

Aston Villa avait déjà un pied en division inférieure. Cette fois-ci, c’est inévitable à la suite de sa défaite face à Manchester United (1-0). L’unique but de la rencontre est l’œuvre de Marcus Rashford (32e). Malgré l’entrée de l’international béninois Rudy Gestede et sa balle qui a touché le poteau, Aston Villa n’a pu éviter le revers. L’équipe reste la lanterne rouge (20e) avec 16 points (-42).

90 pour Didavi, Stuttgart courbe l’échine en déplacement

L’équipe de Stuttgart s’est heurtée au mur d’Augsbourg dans le cadre de la 30e journée de Bundesliga. Elle a été battue sur la plus petite des marques (1-0). L’unique réalisation de la partie est l’œuvre d’Alfred Finnbogason (36e). Le Germano-béninois Daniel Didavi, malgré qu’il a joué l’intégralité du match,n’a pu éviter le revers à sa formation. Stuttgart est 15e au classement avec 33 points (-14).

Allagbé et Djigla titulaires, Koukou remplaçant et Niort s’impose

L’équipe de Niort renoue avec le succès après des semaines de défaites. Les Niortais ont retrouvé le sens du but. La victime a nom Red Star Fc (6e au classement). Faiz Selemani (87è) et  Ande Dona Ndoh (91e) ont anéanti les espoirs des locaux (0-2). Un succès qui coïncide avec la première titularisation de Saturnin Allagbé. David Djigla a joué tout le match et Djiman Koukou a pris le contrôle du milieu de terrain juste après son entrée. Quant à David kiki, il a suivi la victoire des siens depuis les tribunes. Niort est 17e au classement avec 34 points (-10).

Mounié absent, Nîmes remonte au classement

Nîmes olympique du Béninois Steve Mounié (absent pour le match) continue sa remontée en Ligue 2 de France. Pour le compte de l’acte 34 dudit championnat, l’équipe de Nîmes est allée chercher une précieuse victoire sur le terrain de Tours (1-2). Un précieux succès qui permet à Nîmes de s’éloigner davantage de la zone rouge. Nîmes remonte au 13e rang avec 39 points (+1).

Farnolle titulaire, Le Havre rate de creuser l’écart

Le Havre a encore raté l’occasion de creuser l’écart en tête de peloton. Pour le compte de l’acte 34 de Ligue 2, Le Havre s’est inclinée face à son homologue de Nancy (1-3), leader du championnat. Fabien Farnolle n’a pu rien faire face aux actions offensives des visiteurs. Une défaite qui renvoie Le Havre au 5e rang avec 55 points (+6) à une unité de la 3e place qualificative pour la montée.

90 pour Adénon, 62 pour Tinhan et Amiens au pied du podium

Bourgaud (19e) et Aboubakar Kamara sur penalty  (65e) ont permis à Amiens de sortir vainqueur du match qui les a opposés à Us Avranches (0-2). Une rencontre comptant pour le 28e chapitre de National. Le capitaine d’Amiens Abdul Khaled Adénon a joué l’intégralité du match alors que son compatriote Jonathan Tinhan a cédé sa place à Heloise (62e). Amiens est au pied du podium (4e) avec 41 points (+5), à quatre longueurs de la 3e place gardée par Orléans (45 points +8).

Réalisation : Abdul Fataï SANNI

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Journées Musicales de Carthage 2016 : Le palmarès complet

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(Le Gangbé honore le Bénin)
Le groupe Gangbé Brass Band, à sa participation à la dernière édition, la 3ème,  des journées musicales de Carthage en Tunisie,a honoré le Bénin en s’adjugeant  le trophée Prix du public. Le groupe continue de faire la merveille du pays à l’international. Et cet événement déroulé du 09 au 16 avril dernier en est une preuve. Lisez le palmarès 2016 de l’événement.

Le jury international présidé par Adnane Chaouachi (Tunisie), a décerné les prix suivants : Tanit d’or : Sahad and the Naatal Patchwork (Sénégal)Tanit d’argent: “Asli” SabriMosbah (Tunisie)

Tanit de Bronze : Fallega de Nasereddine Chebli Prix du meilleur concert ou meilleure œuvre musicale tunisienne : Asrar de Raoudha Abdallah (Tunisie) Prix spécial de la composition musicale : Gangbé brass band (Benin) Prix spécial de l’interprétation (instrumentale ou vocale) : « Ghodwa » Alam Cherif Prix du meilleur texte (langue et dialectes arabes) : Béchir Kahwaji pour le spectacle « Sourouh » de Sami Dakhlaoui Prix du public : gangbé Brass Band (Bénin) Les deux jury professionnels « Tumex » et « au fil des voix» ont accordé leurs prix au projet « Asli » de Sabri Mosbah

MM

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Brésil : Le calvaire de Dilma Rousseff se poursuit

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Au Brésil, la présidence Dilma Rousseff ne tient plus qu’à un fil. Ce dimanche 17 avril, les députés de la Chambre se sont prononcés pour l’ouverture d’une procédure de destitution. 367 parlementaires ont souhaité la sortie de Dilma Rousseff, 137 l’ont rejetée. Un résultat sans appel et un cuisant échec pour le gouvernement qui reconnaît avoir perdu une bataille mais ne veut pas s’avouer vaincu.

La session extraordinaire restera dans les annales de l’histoire politique du Brésil. Les 513 députés brésiliens sont montés un par un sur la tribune, le 17 avril, pour annoncer leur vote. La procédure a duré plusieurs heures dans une ambiance très tendue. Il y a eu des empoignades et beaucoup d’insultes.

Vote mouvementé à la Chambre

Un député, contre la procédure de destitution, a même craché sur un collègue, en descendant de la tribune. D’autres ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire entre autre « Non au coup d’Etat !». Certains élus conservateurs ont mis un drapeau brésilien sur leurs épaules avant de se prononcer. Pour soutenir le gouvernement et l’opposition, des milliers de Brésiliens sont descendus dans la rue. Rien qu’à Brasilia, environ 80 000 personnes ont suivi le vote retransmis sur des écrans géants installés devant le Parlement. Des manifestants séparés par une imposante barrière métallique, symbole d’un pays coupé en deux. D’un côté les partisans de l’opposition en vert et jaune et de l’autre côté les sympathisants de la présidente, vêtus en rouge, la couleur du Parti des travailleurs. A 23h07, des cris de joies ont retenti sur l’esplanade devant le Parlement, du côté des adversaires de Dilma Rousseff car à ce moment-là, le député Bruno Araujo du PSDB, le parti social-démocrate, a pris la parole. Bruno Araujo s’est prononcé pour l’ouverture de la procédure de destitution contre la présidente. Avec ce vote, les deux-tiers des voix requises pour autoriser le Sénat à mettre en accusation Dilma Rousseff ont été atteints.  Ambiance survoltée au Congrès : les députés partisans de la destitution ont explosé de joie à l'annonce des résultats du vote. Plusieurs écrans géants retransmettaient les débats des députés en séance plénière au Congrès.

Dilma Rousseff reste combative

La présidente Dilma Rousseff n’a pas encore réagi officiellement. Après le vote des députés, elle a convoqué une réunion de crise à Brasilia. Mais son entourage dénonce déjà un coup d’Etat, un procès politique. Le Parti des travailleurs propose la tenue d'élections anticipées en 2016. D’après l’avocat général du Brésil, Eduardo Cardozo, Dilma Rousseff n’a nullement l'intention de démissionner comme l’avait fait l’ancien président Fernando Collor menacé par une procédure de destitution en 1992. « On va continuer à lutter et essayer d’empêcher que le Sénat se prononce pour la destitution »,  a laissé entendre un proche de la présidente.

Suite de la procédure

A présent, c’est le Sénat qui doit se prononcer sur le départ définitif de la présidente, probablement vers la mi-mai. Il suffira d'un vote à la majorité simple pour que Dilma Rousseff soit mise en accusation pour « crime de responsabilité » - l’opposition lui reproche d’avoir maquillé les comptes publics. La présidente sera écartée du pouvoir pendant une période qui peut aller jusqu’à six mois. La Cour suprême se penchera alors sur l’affaire, avant le verdict final du Sénat pour lequel une majorité des deux tiers est requise. Pendant cette période, le vice-président Michel Temer assumerait alors les fonctions du président et formerait un gouvernement de transition. Michel Temer, président du parti centriste PMDB est lui-même accusé de corruption. Selon plusieurs journaux brésiliens, une majorité des sénateurs sont favorables à une destitution de la présidente.

 

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Après la grande médiation d’Abidjan : Talon-Yayi : un « nouveau départ »

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Comme l’annonçait hier lundi, votre quotidien Matin Libre, seul à en avoir la primeur de cette actualité qui a fait le tour du monde, le nouveau chef de l’Etat béninois, Patrice Talon et son prédécesseur, Yayi Boni ont été effectivement reçus dans la mi-journée à Abidjan, par le président ivoirien Alassane Ouattara.  C’était à sa résidence, en présence du président du Togo, Faure Gnassingbé.

Ils se sont mutuellement pardonnés après la brouille née des affaires dites « Empoisonnement et de coup d’Etat ». Mieux, après le tête-à-tête historique du 6 avril 2016, les deux amis d’hier devenus ennemis par la force des choses, ont donné l’air d’avoir définitivement enterré la hache de guerre. Mais, hélas ! Ces actes posés par le nouveau président de la République, Patrice Talon et son prédécesseur, Yayi Boni n’auront été que de façade. Et pour cause. Juste après cette traditionnelle cérémonie de passation de charges, le chef de l’Etat sorti, s’est retiré dans sa ville natale Tchaourou, située au nord du pays à environ 400 km de Cotonou, la capitale économique où il multipliait des rencontres avec les populations. Du côté du Pouvoir, on a profité de la première séance du conseil des ministres pour remettre en cause plusieurs actes pris par le gouvernement défunt, notamment des nominations, des concours de recrutements dans la Fonction publique, des avantages accordés à des agents et cadres de l’administration. Un relevé du conseil des ministres dans lequel l’ancien secrétaire général du gouvernement de Yayi Boni, en l’occurrence Alassani Tigri a d’ailleurs relevé par communiqué, des incohérences. C’est dans ce climat aux perspectives incertaines que le président Ouattara, appuyé par son homologue Faure Gnassingbé, a initié cette rencontre afin que les deux frères du Bénin puissent fumer le calumet de la paix. C’est une rencontre de réconciliation et de préservation de la paix, qui a duré environ 5 heures de temps. Au sortir, et face à la presse, les protagonistes, côte-à-côte, affichent le sourire et se donnent l’accolade à la grande satisfaction des deux médiateurs. « Patrice et moi étions des amis et nous demeurons des amis dans l’intérêt du Bénin et de la Sous région (..)», a confié Yayi Boni. C’est un soutien important qu’a salué le président Patrice Talon. Et sur place il rassure : « Je fais le serment au président Yayi Boni d’être un bon président. Je donnerai le meilleur de moi-même pour garantir au Bénin et à la sous région une bonne ambiance de convivialité et de paix. Les intrigues de la compétition politique ne peuvent pas prendre le pas sur nos responsabilités d’œuvrer à la paix ». Et pour les journalistes qui voulaient savoir si on peut parler de rencontre de pacification, le magnat de l’or blanc béninois devenu président, s’est voulu on ne peut plus clair : « Ce n’est pas le déjeuner d’aujourd’hui qui établit la paix entre nous. Vous avez tous suivi comment les élections se sont déroulées ; comment le président Boni Yayi m’a félicité, comment je suis allé au Palais de la Marina pour échanger avec lui en tête-à-tête (…). Il était important que nous allions au-delà de ce signal pour montrer que les hommes, après la compétition politique, peuvent continuer de se parler, construire ensemble la bonne gouvernance, se faire face aux réalités qui s’imposent à leur pays pour le développement. C’est en cela que le déjeuner d’aujourd’hui est utile. A en croire le nouveau locataire de la Marina, ce déjeuner est destiné à rapprocher davantage le président Boni Yayi qui a été pendant 10 ans à la tête du Bénin. « Moi, je rentre dans ma charge. Et s’il y a une bonne compréhension, une bonne convivialité entre nous, cela sera forcément bénéfique pour les défis qui attendent le gouvernement », a-t-il ajouté.

Quelle suite pour les affaires pendantes devant la justice ?
   
Au cours de la conférence de presse tenue après la rencontre, le successeur de Yayi Boni a été interpellé par les professionnels des médias sur la suite à donner aux affaires judiciaires le concernant. Mais l’homme d’affaires président, n’a pas tari d’argument. « Je n’ai fait l’objet d’aucune poursuite sérieuse. Tout cela est derrière nous. Sinon, je ne sais pas de quoi il s’agit », a-t-il martelé. Pour finir, Yayi Boni et Patrice Talon ont l’un après l’autre remercié leur hôte, le président Ouattara et son homologue togolais, Faure Gnassingbé pour leur rôle de leadership et leur engagement dans la préservation de la paix et la stabilité dans la sous région.  En retour, le chef de l’Etat ivoirien a félicité le président Yayi Boni et surtout son successeur pour sa « brillante élection ». Pour lui, le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Togo appartiennent au Conseil de l’entente. Et cette rencontre s’inscrit dans la droite ligne des idéaux de ce creuset sous régional.

Reckya Madougou de la partie

Sur les images pendant que le président ivoirien raccompagnait ses différents hôtes, on pouvait apercevoir dans la cour de sa résidence privée, l’ancienne ministre Reckya Madougou qui a échangé très brièvement et discrètement quelques mots avec le président Talon. Quel rôle cette ancienne ministre de Yayi Boni a-t-elle joué dans cette médiation? On va certainement y revenir

Jacques BOCO

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Actualité post rencontre d’Abidjan : Talon chez Hollande, Yayi à Malabo

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Juste après Abidjan où a lieu ce conclave de rapprochement sous l’égide du président Ouattara, le président béninois Patrice Talon s’est envolé pour Paris où il sera reçu ce jour mardi 19 avril 2016 par François Hollande de la France. Dans le même temps, son prédécesseur Yayi Boni a rallié Malabo, la capitale de la Guinée Equatoriale. Sans doute que cette visite de l’ancien chef de l’Etat béninois intervient en prélude à la présidentielle qui a lieu dans quelques jours dans ce pays du continent. Une élection pour laquelle Yayi Boni a été désigné chef de la mission de supervision pour le compte de l’Union Africaine.  Les présidents Yayi Boni et Teodoro Obiang Nguema vont certainement faire le point de l’organisation de l’élection et passer en revue d’autres actualités sur le continent. Par ailleurs, il faut souligner que c’est la toute première fois que le nouveau chef de l‘Etat du Bénin sera reçu officiellement par son homologue, François Hollande.

Jacques BOCO

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Lettres de félicitations et d’admiration adressées à Boni Yayi : Ban Ki-moon et Helen Clark honorent le Bénin

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Ban Ki-moon et Helen Clark déroulent le tapis rouge à l’ancien président de la République, Yayi Boni. A travers deux différents courriers à lui adressés, le Secrétaire général des Nations Unies et l’Administrateur mondial du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) ont salué ses mérites d’homme de paix et de démocrate en Afrique. Ils ont aussi loué la transition politique apaisée opérée à la tête de l’Etat.

Les actes de Yayi Boni continuent de séduire. N’en déplaisent aux pêcheurs en eau trouble, l’ancien homme fort du Bénin reste une légende, une valeur pour ce qui est de la culture de la paix et du respect des lois de la République. C’est en effet, ce qu’ont reconnu dans leurs courriers en date du 29 mars et du 13 avril 2016, ces deux personnalités internationales suscitées. Dans sa lettre, Helen Clark a, en effet,salué «le progrès de développement réalisé par le Bénin» sous la conduite de Yayi Boni. Pour l’Administrateur mondial du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), la contribution de l’homme, à la paix, la sécurité et la promotion des droits de l’homme, au service de l’Afrique et de la communauté internationale, suscite admiration et respect. La seconde personnalité ne dira pas le contraire. Mais, bien plus. «Je tiens à saluer les mérites d’homme d’Etat que vous avez exhibées durant ce processus électoral après avoir rempli, comme prévu par la constitution, deux mandats à la tête du Bénin», a déclaré  Ban Ki-moon. Dans sa lettre, le Secrétaire général des Nations Unies a également reconnu les efforts de Yayi Boni dans la restauration de la paix dans certains pays. « Je tiens également à vous féliciter pour le rôle important que vous avez joué  pour la consolidation de la paix et de la sécurité en Afrique…Votre engagement en matière de la piraterie dans le Golf du Guinée, vos appels à une assistance internationale après le coup d’état du Mali, votre méditation pour résoudre la crise au Burkina-Faso,  la participation de votre pays aux opérations militaires contre Boko Haram, attestent des nombreuses contributions que vous avez faites en faveur de la paix et de la stabilité dans la sous-région et sur le continent», a-t-il confié. Pour lui, ces mérites devront servir d’exemple dans la sous-région et le continent. Tout en réitérant donc le soutien des Organisations des Nations Unies à accompagner le Bénin dans l’atteinte de ses objectifs, il a émis le vœu que le Bénin continue à renforcer ses institutions démocratiques, ses processus de réforme et son développement socio-économique, pour davantage s’inscrire dans le concert des grandes nations

Cyrience KOUGNANDE

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Médiation sous régionale : Talon-Yayi, la réconciliation ce jour à Abidjan

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Sous la médiation des chefs d’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara et togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, le  président Patrice Talon du Bénin et son prédécesseur Yayi Boni vont se voir ce jour, lundi 18 avril 2016, à Abidjan.   

De source bien informée, le nouveau chef de l’Etat béninois PatriceTalon, arrivé vendredi, à Abidjan, sera rejoint ce lundi par son homologue du Togo Faure Gnassingbé pour rencontrer le Chef de l’Etat Ivoirien Alassane Ouattara. Abord du vol du président togolais, il y aura l’ancien chef de l’Etat béninois Yayi Boni. Dans la capitale économique ivoirienne, Patrice Talon et Yayi Boni seront appelés à fumer définitivement le calumet de la paix, sous la médiation des présidents Eyadéma et Ouattara. En effet, la rencontre d’Abidjan va, sans doute, porter sur le climat délétère qui s’observe au Bénin juste après le tête-à-tête de passation de charges entre les deux hommes, le 6 avril 2016 au Palais de la République. Pour beaucoup d’observateurs, au regard des dernières décisions du conseil des ministres tendant à remettre en cause certains actes posés par le gouvernement défunt, ce tête-à-tête entre le président sorti et le nouveau, n’était que de façade. Les deux médiateurs vont essayer de calmer la tension et de réconcilier les deux amis d’hier, devenus « ennemis » depuis 2012 avec les affaires dites d’empoisonnement et de coup d’Etat au Bénin. Beaucoup d’acteurs saluent cette médiation sous régionale conduite par des Africains au profit des  Africains. Une bonne image qui fait grandir le continent et qui prouve à suffisance que les solutions aux problèmes de l’Afrique se trouvent en Afrique et non des thérapies importées d’ailleurs. C’est un acte salutaire à l’actif du leadership du président Faure Eyadéma, doyen des chefs d’Etat de la Cedeao et du charisme de son homologue ADO,  qui assure la présidence de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Il faut souligner que cette médiation ne fait que se bonifier puisque c’est elle qui a facilité le retour d’exil (France) de l’homme d’affaire Patrice Talon, devenu président à la faveur des élections des 6 et 20 mars 2016.
Nous reviendrons dans notre prochaine parution, sur la suite de cette grande rencontre.

J.B..

Courrier Helen Clark

Courrier Ban Ki-Moon

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Transport aérien : Air Senegal en faillite

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Près de six ans après sa création, Sénégal Airlines va disparaître. La compagnie aérienne, qui accumule plus de 65 milliards de F CFA (100 millions d’euros) de dettes, a vu sa concession révoquée. Un nouveau transporteur national devrait être créé.

Clap de fin pour Sénégal Airlines. L’État sénégalais a mis un terme à la concession accordée en 2009 à la compagnie nationale aérienne, a indiqué le gouvernement le lundi 11 avril.

« Malgré le soutien permanent de l’État du Sénégal, la compagnie aérienne Sénégal Airlines n’a jamais pu atteindre les objectifs de développement qui lui étaient assignés dans sa Convention de Concession. Pour rappel, cette Convention lui garantissait l’usage exclusif des droits de trafic aérien détenus par le Sénégal », indique un communiqué du ministère du transport.

Une longue agonie

Avec cette décision, Dakar a mis un terme à la longue agonie de la compagnie nationale, qui a accumulé les déboires depuis le démarrage de ses activités en 2011.

Sénégal Airlines, qui a pris le relais en 2009 du défunt Air Sénégal International (ASI), n’a pas vraiment su prendre son envol.

Régulièrement mise sous perfusion financière par l’État sénégalais, détenteur de 36 % du capital (contre 64% pour des privés nationaux), le transporteur aérien n’a pas pu faire face à la concurrence sur l’aéroport de Dakar.

« Elle souffre à la fois d’une sous-capitalisation (à hauteur de seulement 16,5 milliards de F CFA), d’un contexte de libéralisation défavorable, et enfin d’un besoin en fonds de roulement excessif », analysait son directeur général Mayoro Racine dans une interview avec Jeune Afrique en octobre 2014.

Fin 2015, Sénégal Airlines assurait moins de 5 % de l’activité aéroportuaire à Dakar (contre 30 % à sa création) et trois destinations (contre quinze en 2011).

Parti d’une flotte de quatre avions, la compagnie n’en exploitait plus qu’un seul l’an dernier. Et plus aucun cette année, à en croire le ministère sénégalais des Transports, qui ajoute que pour cette raison l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie n’a pas renouvelé le permis d’exploitation aérienne de Sénégal Airlines, arrivé à expiration début avril.

Une nouvelle compagnie

Le gouvernement sénégalais a indiqué son intention de « mettre en place un [nouveau] pavillon national fort qui s’inscrira dans les objectifs prioritaires du projet de relance du hub aérien régional du Plan Sénégal Emergent ».

Aucun détail n’a été fourni pour l’instant par les autorités sénégalaises sur ce projet de nouvelle compagnie nationale.

Avant le retrait de la concession accordée Sénégal Airlines, les autorités sénégalaises s’étaient engagées dans la recherche de partenaires potentiels du transporteur aérien, menant des discussions avec South African Airways et des opérateurs émiratis. Sans succès.

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