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Pour le règlement de leurs prestations : Les prostituées Zimbabwéennes adoptent le Mobile Money

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Les prostituées de Harare, la capitale du Zimbabwe, ont décidé de se faire désormais régler leurs prestations par Mobile Money. Elles voudraient ainsi éviter de se faire tromper par des clients malhonnêtes qui, après le service, les agressent et reprennent leur argent. La transaction financière devra désormais être effectuée avant le rendu du service. Avec le Mobile Money, les prostituées estiment avoir la garantie que leur argent ne leur sera pas également dérobé.

Au Zimbabwe, le Mobile Money est un service que tous les opérateurs de téléphonie mobile ont déployé. Econet Wireless propose Ecocash, qui est le service le plus utilisé au regard du leadership de l’opérateur dans le marché télécom du pays. Onewallet est le service de NetOne tandis que Telecel qui n’a plus le droit d’opérer dans le pays proposait TeleCash. D’après le site d’informations New Zimbabwe, les prostituées expérimentent déjà le paiement par mobile au City Spots bar, au Holly's Tipperary Night Club au coin de Five Avenue et  Leopold Takawira Avenue, et au jardin  Dandaro Beer Garden and the Exhibition Park's.

L’adoption du Mobile Money par les prostituées de Harare démontre une fois de plus l’ampleur prise par ce mode de paiement au niveau des petits travailleurs en Afrique, et son impact sur leur inclusion financière. Une importance qui a  fait dire à Bill Gates que le Mobil Money « est le service financier du futur ».

agence ecofin

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Elections au Nigeria : Dépouillement en cours, résultats attendus ce jour

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Le dépouillement des élections présidentielle et législatives s'est poursuivi dimanche au Nigeria, les premiers résultats étant attendus dès lundi. Les opérations de vote ont repris dans quelques centaines de bureaux où des problèmes techniques avaient empêché le scrutin la veille.
Dans les quelque 350 bureaux concernés, les Nigérians ont voté nombreux et avec enthousiasme.
"J'ai été déçue de ne pas pouvoir voter hier. Mais je serai heureuse jusque dans ma tombe d'avoir eu cette opportunité d'apporter le changement au Nigeria, avec ma voix", a déclaré Emily Adeyemi, 69 ans, venue voter en chaise roulante dans un quartier de Lagos.
L'élection s'annonce serrée, la plus serrée même depuis le retour du pays à la démocratie en 1999, entre le président sortant Goodluck Jonathan, 57 ans, et son rival Muhammadu Buhari, 72 ans, candidat du Congrès progressiste (APC), qui rassemble une large partie de l'opposition.
Des violences sont redoutées à l'annonce des résultats, comme en 2011 où près d'un millier de personnes avaient été tuées.
Des premiers incidents se sont produits à Port-Harcourt, la capitale l'Etat de Rivers (sud), un Etat clé producteur de pétrole. Des milliers de partisans de l'APC ont manifesté pour dénoncer des fraudes et demander l'annulation des élections dans l'Etat, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Le chef local de l'APC, Dakuku Peterside, candidat au poste de gouverneur de l'Etat, a accusé la commission nationale électorale indépendante (Inec) d'agir en connivence avec le PDP, le parti au pouvoir du président Jonathan, pour truquer les résultats, et il a réclamé un nouveau scrutin. Une accusation de fraude réfutée par le porte-parole local de l'Inec, Tonia Nwobi.
A Abuja, la capitale fédérale, le président de l'Inec, Attahiru Jega, a promis qu'il examinerait toutes les plaintes, poursuivant son objectif de mener un scrutin "libre, juste et crédible, dans le calme". "Nous demandons à tous les Nigérians de rester calmes en attendant les résultats", a-t-il ajouté.
Les premiers résultats de l'élection présidentielle devraient être donnés dès lundi, a annoncé M. Jega, relativisant les problèmes techniques qui n'ont touché samedi que 348 bureaux de vote (dont 90 à Lagos) sur 150.000 au total dans le pays.
"Nous espérons pouvoir déclarer (les résultats) dans les 48 heures (suivant la fermeture des bureaux samedi soir) et même avant", a-t-il affirmé.

- 'Aucune entourloupe' -

Quelque 69 millions d'électeurs - sur les 173 millions d'habitants du Nigeria - ont voté pour élire, outre le président, les 109 sénateurs et les 360 députés du le pays le plus peuplé d'Afrique, premier producteur de pétrole et première puissance économique du continent.
Pour la première fois, les électeurs étaient identifiés par des lecteurs d'empreintes digitales, censés faire diminuer les fraudes qui ont entaché les scrutins précédents. Ce saut technologique ne s'est pas fait sans mal, conduisant à d'importants retards dans les opérations, le président Jonathan lui-même n'ayant pas été reconnu par la machine.
Nullement découragés par les longues heures d'attente, de très nombreux électeurs, enthousiastes et vigilants,ont tenu à rester, après avoir voté, pour assister au dépouillement, qui s'est parfois fait samedi soir à la lueur des lampes de poches et des téléphones portables, dans un pays privé d'électricité plusieurs heures par jour.
Le porte-parole du gouvernement Mike Omeri a fait état d'un "taux de participation record", sans toutefois donner de chiffre. Cette participation représente "un triomphe pour la démocratie" malgré les problèmes logistiques, a-t-il estimé.
Alors que le dépouillement se poursuivait dimanche dans les centres où les opérations de vote avaient déjà pris fin, les deux camps clamaient déjà sur les réseaux sociaux avoir remporté telle ou telle circonscription.
"Il ne doit y avoir aucune entourloupe", a prévenu Lai Mohammed, le porte-parole de l'APC, dans un communiqué.A Maiduguri, dans l'Etat de Borno (nord-est), de nombreuses personnes déplacées en raison des attaques du groupe islamiste Boko Haram ont pu voter, et le scrutin devait être terminé dimanche soir, a assuré un porte-parole local de l'Inec, Tommy Magbuin.

L'armée nigériane a lancé dimanche des frappes aériennes et une opération terrestre contre des membres de Boko Haram aux abords de la ville de Bauchi, toujours dans le nord-est du pays, selon une source militaire et des habitants. Dans la soirée, les autorités ont imposé un couvre-feu 24 heures sur 24 d'une durée illimitée dans la ville de Bauchi et dans deux autres districts de l'Etat.

Le chef de Boko Haram, Abubakar Sheka, avait promis de perturber le scrutin. Ses militants ont lancé plusieurs raids meurtriers, sans parvenir à empêcher les élections. Le groupe islamiste semble affaibli par l'offensive militaire internationale lancée contre lui depuis février, avec l'appui du Tchad notamment.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a félicité dimanche les Nigérians pour l'organisation d'élections qui se déroulent "largement dans le calme et de manière ordonnée" malgré les attaques de Boko Haram. Ban Ki-moon a appelé toutes les parties à continuer à rejeter la violence durant le reste du vote et l'annonce des résultats.

tv5monde

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Nigeria/Présidentielle du 28 mars : Gudluck et Buhari promettent de respecter le résutat des urnes

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Les deux principaux candidats à l'élection présidentielle, Goodluck Jonathan et Muhammadu Buhari, se sont engagés jeudi à respecter le résultat du scrutin.

Les deux grands favoris de l'élection présidentielle nigériane du 28 mars ont signé jeudi 26 mars un accord de paix. Son objectif : empêcher les flambées de violence post-électorales entre leurs deux camps.
Le président sortant Goodluck Jonathan et Muhammadu Buhari, son grand rival, se sont engagés à respecter le résultat du scrutin, qui s'annonce serré. Les deux leaders ont aussi demandé à leurs partisans de ne pas céder à la violence. Selon le correspondant de la BBC sur place, ils se sont serrés la main et se sont donnés une accolade après avoir paraphé le texte.

Jeuneafrique.com

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BOAD : Un bénéfice de 8,4 milliards de FCFA en 2014

boad

Le Conseil d’Administration de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) a tenu sa 96ème session ordinaire sous la présidence de Monsieur Christian Adovelande, Président du Conseil d’Administration, Président de la BOAD.

Après avoir adopté le procès-verbal de sa 95ème réunion qui s’est tenue le 15 décembre 2014 à Cotonou, le Conseil a examiné et approuvé plusieurs dossiers, dont celui relatif aux comptes de la BOAD pour l’exercice clos le 31 décembre 2014. L’institution a enregistré un résultat de 8, 399 milliards de FCFA contre 10, 872 milliards de FCFA au cours de l’exercice précédent. La baisse constatée est essentiellement due à la perte potentielle de change enregistrée sur les encours des dettes en devises.
Il faut souligner qu’au cours de l’année 2014, le Conseil des Ministres de l’UEMOA a décidé d’intégrer aux fonds propres de la BOAD, sous forme de don, la dotation initiale du Fonds de Développement Energie (FDE) de 250 milliards de FCFA. Cette décision a permis de porter à 619 milliards de FCFA les fonds propres au 31 décembre 2014 de l’Institution, élargissant ainsi sa base d’endettement.
Par ailleurs, le Conseil d’Administration a approuvé 9 propositions de prêt à long et moyen termes d’un montant total de 109 milliards de FCFA et 4 propositions de prêt à court terme d’un montant de 17,4 milliards de FCFA. Ces nouveaux financements portent à 3 293,3 milliards de FCFA le montant global des financements à long et moyen termes de la BOAD hors FDE, correspondant à 736 projets. Le montant cumulé des financements à court terme s’élève, lui, à 191,5 milliards de F CFA.
Les prêts approuvés portent sur le financement partiel des projets suivants :
•    Réhabilitation des infrastructures de base dans les villes intérieures (Côte d'Ivoire) : 15 milliards de FCFA
•    Aménagement d'infrastructures routières structurantes (Mali) : 20 milliards de FCFA
•    Réhabilitation de la Route Nationale n°17 sur le tronçon Katchiamba-Sadori (Togo) : 9 milliards de FCFA
•    Réhabilitation de voiries urbaines à Bissau – phase 3 (Guinée Bissau) : 12 milliards de FCFA
•    Construction d’une centrale thermique de 120 MW à Maria Gleta (Bénin) : 10 milliards de FCFA
•    Renforcement du système d’alimentation en eau potable de la ville de Parakou (Bénin) : 8 milliards de FCFA
•    Implantation d’une centrale thermique de 90 MW à Kayes par la société Albatros Energy Mali SA (Mali) : 15 milliards de FCFA
•    Création d'un réseau de télécommunications par la société Alpha Télécommunication (Mali). 10 milliards de FCFA
•    Réhabilitation et exploitation sous enseigne Radisson Blu de l’Hôtel du 2 février à Lomé par la société Kalyan Hospitality Development Togo SAU (Togo): 10 milliards de FCFA
•    Mise en place d’une ligne de refinancement à court terme en faveur de Coris Bank International (CBI) pour le financement des besoins de la Société Burkinabé des Fibres Textiles (SOFITEX) liés à la campagne cotonnière 2014-2015 (Burkina Faso): 6 milliards de FCFA.
•    Prêt à court terme en faveur de la CMDT pour le financement de la campagne cotonnière 2014-2015 (Mali) : 4,42 milliards de FCFA
•    Prêt à court terme en faveur de l’Etat nigérien pour le financement de l’acquisition de matériels de réseaux et de groupes électrogènes pour le programme d’urgence d’électrification rurale 2015-2016 : 4 milliards de FCFA
•    Prêt à court terme en faveur de CCBM Industries Espace Auto pour le financement de l’assemblage et de la commercialisation d’engins agricoles et de matériel roulant (Sénégal) : 3 milliards de FCFA
•    Proposition d’annulation du deuxième concours octroyé par la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC) à la BOAD, et de mise en place d’une ligne de crédit de la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA), à la BOAD pour le financement des opérations de court terme
•    Proposition de mise en place d’une opération de placement de trésorerie de la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (SID) auprès de la BOAD
Le Conseil a émis un avis favorable sur le Rapport annuel 2014, ainsi que sur l’Etat de recouvrement des créances sur prêts de la BOAD au 28 février 2015 et la situation globale des recouvrements au 31 décembre 2014.
Il a pris connaissance des dossiers suivants :
•    Compte-rendu de la 20ème réunion du Comité d’audit de la BOAD ;
•    Compte-rendu de l’exécution de la tranche annuelle 2014 du budget-programme 2014-2016 de la BOAD;
•    Situation des opérations de la BOAD par pays au 31 décembre 2014 ;
•    Situation au 31 janvier 2015 de l’utilisation des ressources mobilisées par la BOAD ;
•    Rapport d’exécution de l’emprunt obligataire BOAD 5,95% 2014-2021;
•    Point d’étape de la mise en œuvre des projets de notation de la Banque et de réalisation d’un emprunt sur le marché financier international ;
•    Note relative à la mise en œuvre de la Convention de cession de créances et de prise en charge de l’actif net négatif entre la Banque Régionale de Solidarité (BRS) et les Etats membres de l’UMOA ;
•    Recueil des recommandations et décisions prises aux réunions du Conseil d’Administration de la BOAD tenues au cours de l’année 2014 ;
•    Compte-rendu de la réunion ordinaire du Conseil des Ministres de l’UMOA tenue le 22 décembre 2014 à Cotonou.
En clôturant les travaux, le Président Christian Adovelande a, au nom du Conseil d’Administration, remercié les autorités sénégalaises et le Gouverneur de la BCEAO, pour l’accueil chaleureux et fraternel qui a été réservé aux Administrateurs, ainsi que pour les dispositions matérielles et organisationnelles ayant permis la tenue de cette session dans les meilleures conditions.

agenceecofin

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Pour faire face aux difficultés nouvelles en Afrique : La croissance économique ne suffira pas, selon l’Administrateur du PNUD

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« L’Afrique a enregistré une croissance économique impressionnante au cours des dix dernières années, mais sa capacité à poursuivre ses progrès et à faire face aux difficultés nouvelles ne sera renforcée que si l’on investit dans la santé de ses citoyens, leur éducation et leur participation à la vie de la société », a déclaré aujourd’hui Helen Clark, l’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à Abidjan, la capitale de la Côte d’Ivoire.

« Il y a de nombreuses raisons d’être optimistes en ce qui concerne l’Afrique », a expliqué Helen Clark. « L’augmentation constante des revenus a multiplié les possibilités de transformation des économies et des sociétés, préparant ainsi l’avènement d’une Afrique émergente. L’émergence de l’Afrique doit s’inscrire dans la quête d’un plus grand bonheur ».
Helen Clark a pris part à l’ouverture de la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique, organisée par le Gouvernement ivoirien en collaboration avec le PNUD, et avec l’appui de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement. Cette manifestation a convié des dirigeants mondiaux et régionaux, des experts et des chercheurs à débattre du développement social et économique inclusif dans le monde, à mettre en commun les enseignements tirés afin d’appuyer les stratégies et les politiques relatives à l’émergence.

La Conférence d’Abidjan a lieu dans le contexte d’un élan renouvelé en faveur de l’émergencesur le  continent. Une trentaine de pays africains ont inscrit l’objectif d’atteindre le statut de pays « émergent » dans leurs stratégies de développement nationales. Cette initiative est également conforme à l’Agenda 2063 de l’Union africaine qui propose d’assurer au cours des 50 prochaines années une transformation socio-économique s’appuyant sur un continent plus pacifique et plus prospère.
La Banque africaine de développement prévoit que d’ici à 2050, une « Afrique émergente » aura multiplié par trois le PIB du continent, ce qui permettra à 1,4 milliards d’Africains d’entrer dans la classe moyenne et de diviser par dix le nombre de personnes vivant dans la pauvreté extrême.

« Ce sont des prévisions encourageantes », a dit Helen Clark. « Une ‘‘Afrique émergente’’ garantira à tous les Africains les opportunités dont ils ont besoin pour améliorer leur vie ».

Elle a énoncé un certain nombre de mesures concrètes qui pourraient être prises par les dirigeants, dont la réduction des inégalités, l’exploitation du potentiel de la jeunesse, l’amélioration de l’emploi, l’amélioration des moyens de subsistance, la préservation des écosystèmes, et la réduction des facteurs de conflit et d’instabilité.

« L’Afrique possède le leadership ainsi que la vision nécessaires pour réaliser l’émergence », a-t-elle conclu. « L’engagement en faveur d’une croissance et d’une gouvernance inclusive et durable, la volonté de mettre un terme à la dégradation de l’environnement et de renforcer la résilience aux chocs, l’aspiration à une plus grande égalité entre les hommes et les femmes, et à exploiter le potentiel des femmes et des jeunes, voire de tous les Africains, permettront d’aboutir à l’émergence et de faire triompher le développement humain. »

Abidjan, le 18 mars 2015 –

Source Pnud-Cot

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Polémique autour de la nationalité d’Ali Bongo Ondimba : L’Ong Mlppt apporte un soutien ferme au président gabonais

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Des esprits tordus tentent de faire des misères à l’actuel Chef de l’Etat gabonais par rapport à sa nationalité. Ils ont voulu jeter du discrédit sur Ali Bongo Ondimba en le qualifiant de Nigérian. Mais plusieurs associations qui n’ignorent rien de l’histoire du président bâtisseur prennent sa défense. Au nombre de celles-ci, il existe le Mouvement de lutte pour la paix entre les peuples et les tribus (Mlppt), une Ong dirigée par le Béninois Paulin Gbodogbé engagée aux côtés d’Ali Bongo Ondimba. Pour ce mouvement, le président gabonais est indiscutablement le fils de son défunt père.

A Libreville, l’affaire fait grand bruit. La nationalité du président gabonais. Après les affirmations faites par le journaliste français, Pierre Péan dans son livre Nouvelles affaires africaines sur la nationalité d’Ali Bongo Ondimba, l’Opposition gabonaise s’est emparée  de la polémique. Elle soutient tout comme Pierre Péan que le successeur d’Omar Bongo Ondimba n’est pas Gabonais mais Nigérian. «Faux», rembarre le président Coordonnateur du Mlppt, Paulin Gbodogbé à Cotonou.  Dans un document qui est parvenu à notre rédaction, son Ong dément en effet les « rumeurs » colportées et servies par des politiciens aigris, en mal de popularité contre un Chef d’Etat ayant pour souci le développement de son pays.  Pour le Mlppt, cet argument est simplement un subterfuge utilisé par les détracteurs d’Ali Bongo Ondimba vivant à Libreville mais aussi installés à Paris pour détruire son image. « C’est un acharnement contre la dignité et l’honneur de l’ancien doyen des Chefs d’Etat africain», précisera Paulin Gbodogbé avant d’affirmer que rien ne peut mettre en doute la filiation existant entre Ali Bongo Ondimba et "Bongo père".  Le Mlppt  affirme par ailleurs disposer  de « quelques photos intimes du regretté président Omar Bongo Ondimba avec ses enfants parmi lesquels son fils, le président Ali  Bongo». L’Ong qui confie, en plus, disposer d’autres preuves attestant de la nationalité gabonaise incontestable d’Ali Bongo Ondimba révèle que « tous ceux qui attaquent la famille Bongo, attaquent aussi sa Majesté le Roi Mohamed VI, compagnon d’enfance du président Ali Ben Bongo pour ne citer que le souverain chérifien qui a partagé l’enfance et la jeunesse du président gabonais». « La famille du regretté Omar Bongo Ondimba n’appartient pas aux seuls Gabonais, elle appartient aussi à toute l’Afrique reconnaissante, car le regretté président  Omar Bongo Ondimba de son vivant avait ouvert son pays à tout Africain qui y a vécu… Il ne mérite pas les diffamations odieuses que certains s’amusent à lancer contre ses enfants», a également écrit le Mlppt pour rabattre le caquet aux ennemis de la famille Bongo Ondimba.

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Mike MAHOUNA

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Noël De Poukn, Président du Conseil d’Administration du Groupe Zénith Sarl, : « Le rêve du frère, l’accomplissement du père»

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« La trace d’un rêve n’est pas moins réelle que celle d’un pas », disait Georges Duby. A cette suite, on pourrait facilement affirmer que le rêve de notre premier Manager à l’affiche de l’année qui nous vient du Togo voisin, s’est réalisé dans le sillage de celui de son frère, journaliste au journal La Colombe et malheureusement décédé avant que ce rêve ne puisse voir le jour. Un rêve qui aura creusé des sillons si profonds dans son esprit et dans son cœur, qu’il ne manquait qu’à les remplir de détermination, de dévouement, et aussi de patience pour le rendre possible et tangible. C’est ce à quoi s’est patiemment employé, Noël De Poukn, jeune entrepreneur de 40 ans. Le groupe Zenith Sarl dont il est le Président du Conseil d’administration a pignon sur rue à Lomé et règne en maître dans un marché de la communication et du marketing pleinement atomisé, où seuls les battants deviennent des gagnants. En vrai métronome il dirige sereinement une équipe d’une cinquantaine de jeunes « aux dents longues », constitués principalement d’amis rencontrés « sur les bancs » du lycée et de l’université. Son entreprise possède aujourd’hui la plus grande régie publicitaire sur laquelle s’appuient de nombreux annonceurs pour la réussite de leurs différentes campagnes d’affichage. Le Groupe Zenith Sarl, c’est également la réalisation de forage, la location de voitures, et d’autres projets encore qu’il se garde bien de dévoiler pour le moment. C’est que Monsieur De Poukn est un homme prudent, à la parole rare mais à l’action prompte. « C’est mon caractère. Dans la vie on a souvent des gens qui parlent sans jamais rien faire et ceux qui préfèrent les actes à la parole vaine et je crois que je suis de ces personnes-là ». Enseignant, fonctionnaire et entrepreneur en plein accomplissement, notre manager assume sa polyvalence et s’offre le plaisir d’ajouter à sa panoplie d’activités, la politique. Il met toute son énergie, son temps disponible et ses ressources au service d’un homme qu’il considère comme la véritable incarnation de la jeunesse, le Président Faure Essozimna Gnassingbé. Monsieur de Poukn ne s’en cache pas, il soutient le Président Faure Gnassingbé. Il a créé une association qui porte littéralement le nom de ce dernier : Nouvelle Jeunesse pour le Soutien au Président Faure (NJSPF). La politique, il ne pourra s’empêcher d’en faire se défend-il à peine. Son père, grand rassembleur et leader politique, en son temps, fut député à l’Assemblée nationale, sous la bannière du Rassemblement du peuple togolais (Rpt). Un détail qui permet de mieux appréhender le parcours de ce jeune homme et d’y voir davantage de cohérence et peut-être même d’y lire un certain signe du destin. « Je crois que politiquement, je suis son fruit » admet-il sans cacher cette pointe de fierté du fils aimant et reconnaissant qui se dit en lui-même avoir réussi à prendre la relève. Je vous invite à travers ces quelques lignes, à la connaissance d’un jeune homme travailleur, un manager qui sait que l’humilité est la marque des grands et  avec une pointe d’humour. Bonne lecture.

Par Djamila Idrissou Souler, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Comment se porte le monde de la communication aujourd’hui au Togo ?

Au Togo, je crois que la communication est plurielle, diversifiée mais encore embryonnaire. Elle a été favorisée ces dernières années par la liberté d’expression, la liberté et la facilité de création des entreprises. Elle est beaucoup influencée par l’Occident, et les décideurs comprennent de plus en plus que la communication est devenue le maître-mot de la vie courante de nos entreprises.

Le Togo est un petit marché, est ce que les entreprises arrivent à communiquer vraiment?

Il y a beaucoup d’agences de communication. Honnêtement, le marché est serré, vraiment émietté et segmenté.  Mais on ne baisse pas les bras. Quand vous êtes dans une arène, vous risquez d’être envoyé au tapis (rire). Les prospections d’aujourd’hui sont les ventes de demain et nous savons que le meilleur reste à venir.

Comment arrivez-vous à tirer votre épingle du jeu ?

Notre première arme c’est la fidélisation de nos clients. Le marché est tellement serré que quand on arrive à capter un client dans notre filet, on fait tout pour ne jamais le perdre. Et puis, nous créons régulièrement de nouveaux services adaptés pour répondre aux besoins de l’heure.

Quelle est l’arme secrète de Zénith communication ? Sans chercher à la divulguer!

L’arme secrète de Zénith, c’est simplement la jeunesse et le dévouement de son personnel. Par ailleurs, nous travaillons tous dans une ambiance familiale et cela apporte vraiment un plus à la société. Parce qu’il y a une belle atmosphère qui règne au sein du groupe et chacun fait son travail dans l’allégresse et cela fait avancer les choses. C’est vrai on est très fraternisé.

Comment avez-vous fait pour en arriver à bâtir une entreprise de cette taille-là, qui a pratiquement le monopole du secteur de la régie publicitaire au Togo ?

Drôle de coïncidence, parce que cette question vient de m’être posée ce matin par un de mes étudiants. Il m’a dit ceci : «Monsieur, vous voyez comment la vie est difficile et si après le Bts, ou la licence on veut devenir imprimeur par exemple mais on n’a pas un parent pour nous aider, les banques refusent de prêter. Comment peut-on y arriver ? » J’ai beaucoup apprécié sa question, qui est pour moi symptomatique d’un étudiant qui se soucie de son avenir. Il est en 2e année de communication d’entreprise, mais il réfléchit déjà, il anticipe. C’est déjà un pas de réussite parce que tout part de nos mentalités, tout part de la créativité et tout part de celui qui sait anticiper le lendemain. Je lui ai répondu «si tu veux être imprimeur, au Togo pour créer une société, les formalités ont été bien simplifiées pour favoriser la libre entreprise. Cela ne coûte pratiquement rien et tu pourras facilement avoir au moins les 50.000 ou 60.000 Fcfa pour créer ta société. Et tu peux commencer par la sous-traitance. Il suffit que tu viennes peut-être dans une direction (je lui ai même donné le nom d’une direction).  Tu vas par exemple à Togo Telecom et tu t’adresses à celui qui s’occupe de la logistique. Tu te présentes en tant qu’imprimeur détenteur d’une carte d’opérateur économique qui vient proposer ses services. L’imprimerie, c’est quoi, c’est la reproduction en nombre. Si on te donne par exemple un bordereau à multiplier en 20 ou 30 000 exemplaires, tu le prends. Et c’est comme ça qu’on démarre une entreprise pour aller vers les sommets de la réussite. »

Est-ce aussi facile que de le dire ? N’est-ce pas qu’il faut connaître quelqu’un, qui connaît quelqu’un ? Vous connaissez le refrain…

Il faut connaître Dieu aussi et quand tu viens, la personne peut s’ouvrir à toi, il faut oser. Tu vas sous-traiter et si tu as vraiment deux ou trois marchés, par trimestre, je crois qu’en deux ans, tu peux t’acheter au moins une première machine d’imprimerie à une couleur.

Pas une voiture, pas une maison ?

Non pas du tout, il faut chercher à s’installer. Cela n’est qu’un exemple. C’est une façon de leur dire qu’il faut d’abord apprendre à se prendre en compte soi-même. Il faut oser et ne pas se mettre des barrières inutiles alors que cela n’existe pas. Il faut toujours forcer et cela va s’ouvrir. Car souvent, ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas mais c’est justement parce que nous n’osons pas que les choses paraissent difficiles.

Est-ce ainsi que vous avez procédé ?

Je n’ai pas fait mieux que cela.

De combien êtes-vous partis pour créer votre Groupe ?

Au fait, pour moi c’est un peu historique dans la mesure où moi, j’ai hérité ce métier de mon défunt frère aîné qui était un journaliste de la presse privée. Il était le Directeur de publication du journal La Colombe et avec lui, je partageais tout. Donc quand bien même j’étais encore fonctionnaire de l’administration, je me donnais à cœur joie à la rédaction des articles parce que c’est mon domaine. Mon frère aîné avait ce projet d’agence de communication. Mais, malheureusement, il n’a pas pu le concrétiser, parce qu’il a perdu la vie dans un tragique accident. C’était en 2009. Il est donc parti, mais ses idées devaient demeurer et c’est sur cette ancienne corde que j’avais donc décidé de tisser la nouvelle. Presque six années plus tard, cela a donné ce que vous pouvez constater aujourd’hui.

C’est donc un peu comme un hommage que vous lui rendez ?

Un hommage tout à fait mérité !


Est-ce que par exemple, vous avez bénéficié de l’aide de vos parents, ou de tierce personne pour monter votre entreprise ?

Leur  contribution, se résume au fait que ce sont eux qui se sont occupé de nos études. Heureusement, nos parents sont des propriétaires terriens dans la région, ils ont de temps en temps, eu à vendre des parcelles pour nous aider. Notre père était par ailleurs un forestier et avait beaucoup d’hectares de reboisement. Et à chaque fois qu’il y avait un besoin, il n’hésitait pas à faire la coupe de ses tecks et les vendre pour nous soutenir. Cela a été vraiment un plus pour nous dans la famille.

Sur la liste des différentes activités de votre groupe, je vois mentionner forage. Qu’est-ce que l’événementiel, la communication et le markéting ont à voir avec le forage ?

Effectivement nous sommes partis de la communication, le markéting et l’événementiel. Mais je vous le disais au début, Zénith, c’est le cercle de la créativité. Nous avons constaté que la population togolaise en générale et celle rurale en particulier était en manque d’eau potable. Quelle pouvait être notre contribution ? C’est dans cette optique que nous nous sommes dit que la meilleure manière de donner de l’eau potable à la population c’est la création des forages. Nous nous sommes demandé pourquoi ne pas créer cette branche ? Et c’est à partir de la création de cette branche que nous avons laissé l’appellation de Zénith seul, pour devenir Groupe Zénith. Nous sommes en train de faire les premiers pas.

Combien de puits avez-vous déjà creusés ?

Nous sommes très jeunes dans ce domaine, nous n’en avons pas encore creusé une vingtaine. Dison au moins dix. Dans Lomé on en a fait un seul en attendant. Dans les villages il n’y a pas de problème. Mais rassurez-vous, je crois que nous sommes à la merci des demandes.

De nombreuses personnes louent votre générosité et votre sens d’altruisme. Vos œuvres caritatives à travers votre Association, sont reconnues dans le pays.

Vous savez, on ne vit pas seul dans la vie. Ma foi chrétienne aussi me l’apprend. Parce que Dieu veut qu’on partage le peu qu’on a avec ses semblables. Quand tu donnes du pain à une personne, c’est à tout un peuple tu le fais. Et quand on fait de ses rêves une réalité, ce n’est pas que pour nous. Il faut respecter les règles de la vie. C’est une œuvre sociale parce qu’on ne le fait pas en attente d’une gratification quelconque. On le fait parce que c’est nécessaire. Même si les gens pensent que c’est pour une raison précise derrière, il ne faut même pas y penser.

Et vous êtes un grand mécène culturel aussi et vous aidez beaucoup d’artistes chanteurs… on m’a dit qu’ils sont rares ces dossiers de sponsoring que vous n’acceptez pas ici.

Oui, nous-nous sommes dit qu’il faut aider surtout les jeunes au Togo. Personne ne s’en soucie, mais les artistes ont des difficultés.  Ils rasent les murs comme des albatros aux ailes coupées. Nous à Zénith, nos recettes sont partagées et on a donné une place importante à ces soutiens surtout aux artistes qu’ils soient du Nord ou du Sud, de l’Est  comme de l’Ouest. Quand Ils ont besoin de nous, nous répondons au même titre que les autres.


Vous soutenez le Président Faure, est-ce qu’on ne dira pas que ce sont des raisons politiques qui sont derrière tout cela ? C’est parce que vous avez des ambitions politiques que vous le faites ?

Non, mais les gens sont libres de croire ce qu’ils veulent. Cependant, je crois que la réalité ne se cache pas. Quand tu soutiens quelqu’un ton attitude le démontre. N’ayons jamais peur du qu’en-dira-t-on. Un proverbe africain le dit si bien : « si tu as peur des yeux de la grenouille, tu mangeras une pâte sans sauce». Je ne fais pas de la politique politicienne mais de la politique de développement. Je soutien la politique de développement et de reconstruction du pays à travers l’union et la fraternité, et je crois que tout citoyen aimant son pays devrait défendre ces valeurs.  

Mais est-ce que ces actes de générosité et ce soutien dont vous faites montre n’ont pas pour but d’obtenir une aide pour votre entreprise ? Pour avoir des marchés juteux de la Présidence.

Je n’ai jamais eu de marchés de la présidence. Je n’ai jamais moi-même eu le temps d’aller négocier un marché parce que j’ai mes lieutenants qui le font, et moi ils ne font que me rendre  compte des marchés pour voir si cela a marché ou non. Nous-nous battons avec les concurrents et quand cela marche c’est tant mieux, dans le cas contraire, on se ravise. La plupart des grands marchés font l’objet d’un appel d’offre transparent et public qui ne laisse pas la place à cette forme de corruption.

Alors, à contrario est-ce que le fait d’afficher sans ambages votre soutien à Faure Gnassingbé ne dessert pas aussi votre entreprise ?

Vous savez, ce sont là des mentalités africaines. Cela ne manque pas et c’est regrettable. Mes éléments me l’ont toujours rapporté et je leur ai toujours dit de ne pas considérer cela. Quelqu’un qui agit ainsi, c’est de la mauvaise foi. Dans la mesure où si tu veux une prestation et tu sais que c’est telle agence qui peut te donner un résultat concluant, je crois qu’il ne faut pas tenir compte de certaines considérations. Moi je pense que je ma bats même contre cela et là où il ne faut même pas avoir une casquette politique, on ne le fait pas. Celui que je soutiens politiquement a fait de cette philosophie son leitmotiv et je ne sais pourquoi je
m’en écarterais.

Le nom de l’association c’est le nom de Faure Gnanssigbe. Et vos œuvres caritatives portent ce nom-là! Vous aviez besoin de mettre autant en exergue le nom du Président. Pourquoi pas une association neutre?

C’est une association avec le Président Faure parce que nous soutenons sa politique et qu’il est un modèle pour nous. C’est la première ligne droite de notre association. Mais au-delà de cela, il y a des œuvres caritatives et sociales qui en ce moment ne demandent pas qui est  pour ou contre le Président Faure. Cela n’a rien à voir avec centaines œuvres que nous faisons. Par exemple, nous avons récemment lancé sur toute  l’étendue du territoire national, une campagne foraine d’établissement d’acte de nationalité aux élèves de terminale, qui n’en avaient pas. Mais nous avons demandé aux responsables des établissements, de nous faire des listes des élèves qui n’avaient pas cette pièce. On n’a pas demandé la liste des élèves qui soutiennent le Président Faure, même cela était sous le couvert de l’association soutenant le Président. C’est donc les actes que nous posons qu’il faut considérer.


Vous êtes aussi Président d’un club de football…

Oui, je suis un fou du football, depuis l’enfance, non seulement j’aimais le football, mais pour l’histoire c’est que depuis le collège on m’appelle Petit Pelé.

Un bon attaquant donc !

Ah oui ! J’étais un bon attaquant, et j’ai toujours aimé ce sport et jusqu’à aujourd’hui. Je suis d’ailleurs le Président d’honneur d’une équipe de première division, de la ville Dapaong qui a même occupé le 4e  rang lors du dernier championnat d’élite du Togo. Le football c’est vraiment mon sport préféré. Le groupe Zénith une équipe qui s’entraine sans relâche et ce serait un plaisir de défaire l’équipe de Matin Libre si vous en avez une (rire)

Les clubs de football sont des entreprises qu’il faut réussir à faire tourner. Vous avez des sponsors?

En Afrique, quand on dit que quelqu’un est un manager, il faut comprendre que cela doit faire souffrir sa poche.

Donc, vous souffrez ?

Non je parle en  général, moi je ne souffre pas parce que je le fais avec bon cœur et je fais ce que je peux. Et  je ne fais pas seul parce que quand cela me dépasse, j’appelle au secours les autres aînés de la région. Le football, c’est une affaire collégiale on ne peut pas le faire tout seul. Un seul doigt ne peut lécher une assiette n’est-ce pas ? C’est ensemble que nous pouvons relever les défis qui s’offrent à nous.

Comment s’organisent vos journées ?

Non je n’enseigne pas tous les jours, j’ai à peine six heures par semaine. Sinon les journées où j’ai cours, j’y vais d’abord et je viens au service ici après et j’y reste toute la journée. Je rentre à midi, et je reviens dans l’après-midi.

Vous êtes le Pca de Zenith mais en même temps vous êtes Ape au service des impôts. J’ai dû mal à comprendre comment vous concilier les deux. En outre, on ne dira pas que vous restez dans la fonction publique pour le salaire que vous percevez ou pour le plaisir d’être un exécutant. Pourquoi ne démissionnez-vous pas ?

Pour moi c’est important de ne pas démissionner. Le salaire que je perçois m’intéresse parce que je sais que c’est quelque chose que je mérite à la sueur de mon front. L’argent que je gagne en étant fonctionnaire est même celui que je dépense avec plus de plaisir que les autres. Je suis quelqu’un qui aime travailler. Je n’aime pas la sédentarité, j’aime faire beaucoup de choses à la fois. C’est pour cela que j’ai accepté de travailler dans la fonction publique.

Êtes-vous inquiet ? Avez-vous peur du lendemain ?

Je n’ai pas peur du lendemain, je suis très optimiste. Mais je vois mon optimisme encore plus grand dans la fonction publique.


Quel est votre idéal en tant que grand manager ? Comment menez-vous votre vie ?

Honnêtement parlant, Je crois que je suis homme comme tous les autres, je n’aime pas trop me démarquer de façon particulière.  Sur le pan philosophique, chacun a un comportement dans la société, mais moi j’aime le conformisme, j’aime poser les actes qu’il faut dans la normale pour ne pas enfreindre à certaines règles divines comme sociales. Ce que j’aime le plus, c’est le succès. J’ai horreur des échecs et quand j’ai des ambitions, une visée, je ne me presse pas, je prends un peu mon temps et avec la grâce de Dieu, j’y arrive toujours.

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Profil de notre manager


 

Noel Mantode De Poukn est né en 1976 à Dapaong. Après un Bts en communication des entreprises, il passe en 2003 un concours de recrutement dans la fonction publique. Cela ne l’empêchera pas de continuer ses études pour enfin obtenir en 2010, son Master II en management des entreprises à l’Institut Africain d’Administration des Etudes Commerciales. Depuis 2006, il est Chef matériel à la Direction Générale des Impôts. Il est le Président de plusieurs associations de jeunesse. Il est professeur de production graphique au Cifop et à Adonaï et enseignant de médias et hors médias au CIB-INTA. Il est enseignant de  production graphique, de médias et hors médias dans de grandes universités privées du Togo. Noel De Poukn est marié et père de 4 enfants.

D.I.S

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20e session du Cos-coton : Trouver des stratégies pour une compétitivité du coton africain

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La salle bleue du Palais des congrès de Cotonou a accueilli mercredi 11 mars 2015, la 20e session du Comité d’orientation et de suivi du partenariat Union européenne –Afrique sur le coton (Cos-coton). Cette rencontre marquant le 10e anniversaire du Cos-coton, permettra aux participants d’échanger sur les nouvelles stratégies pour la compétitivité du coton africain.

La rencontre de Cotonou vise à évaluer le chemin parcouru depuis la création du Cos-coton afin d’adopter de nouvelles stratégies pour impulser une dynamique nouvelle au développement des filières cotonnières africaines. « Notre rencontre se veut, à plusieurs égards, un tournant dans la vie du Cos-coton » a déclaré la ministre du Commerce, François Abraoua Assogba, parce que, poursuit le ministre, elle permettra la mise en place de nouvelles stratégies susceptibles de  répondre aux nombreux défis auxquels  demeurent confrontées, les filières cotonnières africaines.  Elle a en outre exprimé sa gratitude à tous ceux qui ont permis l’émergence de ce cadre d’échange et de discussion qu’est le cos-coton.  Pour le représentant du Président de la commission de l’Union européenne, le coton revêt une importance particulière dans les relations Acp-Ue. Et c’est ce qui justifie la mise en route d’un programme financé à hauteur de 11 millions d’euros. La rencontre de Cotonou permettra  donc  à l’en croire, de faire le point sur le cadre d’action et des stratégies pour le développement du coton, en vue de redéfinir le secteur en fonction des exigences actuelles.
Le représentant du Secrétaire général du groupe Acp a pour sa part, placé le coton au cœur  des préoccupations du groupe.  Aux nombreux défis plombant le secteur, Yao K. Adingra propose le renforcement de la coordination et la cohérence des actions aussi bien au niveau des partenaires de l’Union africaine, que du Nepad et autres communautés régionales.
« La production du coton constitue une des principales sources de croissance des économies de nos pays (plus de 60% de nos recettes d'exportation) et une importante source d'emplois et de devises » a affirmé le ministre des Affaires étrangères représentant le chef de l’Etat. Mais  malheureusement reconnaît-il, le secteur est confronté aux  défis de la productivité, de  la commercialisation, de la transformation locale, de la protection de l’environnement et celui de la sécurité alimentaire. ¨Face à ces défis, la mise en place du partenariat Ue-Afrique sur le coton en 2004 à Paris a  été une décision salutaire reconnaît-le ministre. Mais 10 ans après sa mise en route, plusieurs questions demeurent.  Il conviendrait donc à en croire le ministre, d'envisager la création d'un cadre de concertation et de partenariat entre les différents acteurs. L'exemple du Cos-coton est, à cet effet, à saluer et à pérenniser. Dans ce cadre, la Feuille de route panafricaine sur le coton vient à point pour  créer des conditions propices à la mise en œuvre d'une stratégie panafricaine pour relever les défis du secteur coton en Afrique. Tout en exprimant sa reconnaissance à l’Ue au nom du Chef de l’Etat, Arifari Bako a lancé un appel au  partenaire européen afin que la question des produits de base en général et celle du coton en particulier soit prise en compte dans l’exercice de programmation du 11è Fonds européen de développement (Fed) en cours de programmation.
 
Thomas AZANMASSO (Stag.)

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Fespaco 2015 : Le palmarès officiel complet

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La 24ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) a fermé ses portes depuis le samedi 07 mars dernier. Une vingtaine de prix ont été décernés à la fin de cette biennale. Une biennale à laquelle six réalisations béninoises ont participé.  Au finish, aucun film, à en croire le palmarès officiel publié sur le site www.fespaco.bf, n’a été primé au cours de ce festival. Mais  faux, rétorquent certaines personnes qui affirment que le Bénin a bel et bien eu un prix. Où ont pu bien passer le nom du réalisateur et le titre de ce film primé ? Dans quelle catégorie a-t-on eu ce film ?  A-t-il été réalisé par un cinéaste qui a candidaté depuis le Bénin et qui a voulu rendre hommage à sa propre nationalité ? Nous continuons nos recherches pour en savoir un peu plus.

Mike MAHOUNAN

   Section Long-Métrage

-     Etalon d'Or de Yennenga : "Fièvres" d’Hicham Ayouch (Maroc)
-     Etalon d'argent de Yennenga : "Fadhma N’Soumer" de Belkacem Hadjadj (Algérie)
-     Etalon de bronze de Yennenga : "L’œil du cyclone" de Sékou Traoré (Burkina Faso)
-     Prix de la meilleure interprétation féminine : Maimouna Ndiaye dans "L’œil du cyclone" de Sékou Traoré (Burkina Faso)
-     Prix de la meilleure interprétation masculine : Fargass Assande dans "L’œil du cyclone" de Sékou Traoré (Burkina Faso)
-     Prix Paul Robeson (Meilleur film de la diaspora): "Morbayassa, le serment de Koumba" de Cheik Fantamady Camara (Guinée-Conakry)
-     Prix Oumarou Ganda (meilleure première œuvre): "L’œil du cyclone" de Sékou Traoré (Burkina Faso)
-     Prix du meilleur scénario : Marcel Beaulieu pour "Fadhma N’Soumer" de Belkacem Hadjadj (Algérie)
-     Prix de la meilleure image : Ali Benjelloun pour "C’est eux les chiens" de Hicham Lasri (Maroc)
-     Prix du meilleur son : Phillipe Grivel et Dominique Vieillard pour "Fadhma N’Soumer" de Belkacem Hadjadj
-     Prix de la meilleure musique : Amine Bouhafa pour "Timbuktu" d’Abderrahmane Sissako (Mauritanie)
-     Prix du meilleur décor : Sébastien Birchler pour "Timbuktu" d’Abderrahmane Sissako (Mauritanie)
-     Prix du meilleur montage : Isabele Devinck pour "Fadhma N’Soumer" de Belkacem Hadjadj (Algérie)
-     Prix de la meilleure affiche : "Cellule 512" de Missa Hébié (Burkina Faso)

   Prix des Ecoles africaines de cinéma

- Prix du meilleur film fiction : "Sagar" de Pape Abdoulaye Seck (Ecole supérieure des arts audiovisuels, Maroc)
-     Prix du meilleur film documentaire : "Je danse, donc je suis" d'Aïssata Ouarma (Institut supérieur de l’image et du son, Burkina Faso)
-     Prix spécial du jury : "The Traveller" de Peter Sedufia (NAFTI, Ghana)

   Section court-métrage

-     Poulain d’or : "De l’eau et du sang" d’Abdelilah Eljaouhary (Maroc)
-     Poulain d’argent : "Madame Esther" de Luck Razanajoana (Madagascar)
-     Poulain de bronze : "Zakaria" de Leyla Bouzid (Tunisie)

   Section documentaire

- Premier prix : "Miners Shot Down" de Rehad Desai (Afrique du Sud)
- Deuxième prix : "Devoir de mémoire" de Mahmadou Cissé (Mali)
- Troisième prix : "Tango Negro, les origines africaines du tango" de Dom Pedro (Angola)

   Section série télévisuelle

-     Prix de la meilleure série : "Chroniques africaines" de Marie-Christine Amon (Côte d’Ivoire)
-     Prix spécial du jury : "Eh les hommes, Eh les femmes" d’Apolline Traoré (Burkina Faso)  

   Prix des institutions

-     Prix spécial de l’intégration de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) : "L’œil du cyclone" de Sékou Traoré (Burkina Faso)
-     Prix CEDEAO de la meilleure réalisatrice ouest-africaine : "Des étoiles" de Dyana Gaye
-     Prix de l’Union européenne : "Avant le printemps" d’Ahmed Atef (Egypte)
-     Prix du Conseil de l’Entente : "Run" de Philippe Lacôte (Côte d’Ivoire).

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