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Jean-François Donzier, Dg de l’Office international de l’eau (OIE) : « Les données sont indispensables pour concevoir les politiques »

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La collecte des données est un préalable important pour une bonne gestion des ressources en eau. C’est ce que  le Directeur général de l’Office international de l’eau (OIE) et  Secrétaire général mondial du Réseau international des organismes de bassins (Riob), Jean-François Donzier, soutient dans cet entretien qu’il nous a accordé au cours de son passage à Cotonou. Se fondant sur l’expérience du Riob, il défend que la gestion par bassin constitue une panacée pour une meilleure gouvernance des ressources en eau.

Aujourd’hui que peut-on retenir comme acquis du travail que fait l’Office international de l’eau?

Il y a plusieurs points. Le premier, c’est le travail que nous faisons au niveau international avec pour particularité d’être uniquement le conseil des gouvernements ou des autorités locales pour conduire des réformes visant à mieux gérer l’eau. Cela passe par la mise en place de structures de bassins, que ce soit au niveau des bassins nationaux ou des bassins transfrontaliers, en particulier en Afrique. Donc, nous travaillons pratiquement avec tous les grands fleuves transfrontaliers africains de façon à leur faciliter la vie et à les aider dans la mise en place de leurs outils pour leur permettre de faire face aux enjeux majeurs auxquels ils sont confrontés.

Nous travaillons sur deux autres sujets à savoir la production de données sur l’eau et la mise en place de système d’information sur l’eau, également au niveau local ou au niveau national, voire transfrontalier, puisque l’échange de données entre pays riverains de grands fleuves est très important. C’est véritablement un enjeu majeur aujourd’hui parce qu’on ne sait pas gérer si on ne sait pas mesurer. Donc, on essaie de pousser les gouvernements à mettre en place ce nouveau système lorsqu’ils n’en ont pas déjà de préétabli cohérent. Bien entendu, nous avons tous les outils, que ce soient les outils traditionnels ou les outils plus modernes avec les images de satellites ou l’utilisation des grises qui peuvent utiliser pour produire des données de qualité. Le troisième point très important sur lequel nous travaillons, c’est la formation professionnelle des administrations et des organismes de bassins. Mais aussi formation professionnelles des employés des services des eaux, que ce soient les services d’irrigation collective ou les services de l’eau potable et de l’assainissement des villes et des campagnes. Nous savons que beaucoup d’investissements réalisés ne marchent pas, ou marchent très mal, et surtout se dégradent dès leur construction parce qu’il n’y a pas sur place d’équipes formées pour assurer toutes les tâches d’exploitation et de maintenance de sorte à ce que le bon fonctionnement soit assuré 24H/24. Donc, il y a un gros effort à faire surtout à l’endroit des employés du bas de niveau, c’est-à-dire des ouvriers, et des employés de bureau pour les tâches administratives. Mais j’insiste sur les ouvriers parce que ce sont eux qui ont les mains dans l’eau et pas les ingénieurs.

Peut-on dire que l’office international est une structure de plaidoyer ?

Oui, c’est une structure de plaidoyer, car nous avons nos idées et notamment nous travaillons beaucoup avec les agences des Nations Unies, en particulier l’UNESCO, la Commission des Nations Unies pour l’Europe, le Programme des Nations Unies pour l’environnement et l’OCDE sur les évolutions et principes qui doivent être mis en avant au niveau international. Nous sommes aussi un opérateur, un fournisseur de services, à la fois des services de conseil aux gouvernements pour conduire des réformes, mise en place de systèmes d’informations sur l’eau de façon très concrète avec les mesures, le transfert de données, le traitement de données pour qu’elles soient utilisables et puis cet aspect formation professionnelle qui va à la fois de la formation directe à la demande d’un grand nombre d’organismes chez eux, mais aussi de l’aide à la création dans les pays qui le souhaitent de centres de formation spécialisés pour de personnels techniques qui ne sont pas à l’aise dans les grandes écoles et dans les grandes universités.

Dans les pays africains, il est remarqué qu’il n’y a pas un système efficace de collecte de données. Quels conseils donnez-vous pour arriver à la production de ces données qui permettent de suivre la gestion des ressources en eau ?

Les données sont indispensables pour concevoir les politiques. Elles permettent d’établir les états des lieux et de pouvoir évaluer l’efficacité des politiques qui sont conduites. Le problème, c’est que la production des données et leur traitement supposent des dépenses importantes. C’est à la fois des dépenses en investissements, mais ce n’est pas à la limite les plus lourdes, et surtout des dépenses de fonctionnement courant. Tous les pays sont confrontés à cette question de coût de la production des données et de la comparaison entre l’investissement dans un système d’informations et le besoin de donner l’eau potable pour permettre aux agriculteurs d’irriguer. Les deux coûtant la même chose, les gouvernements, s’ils ne peuvent pas se payer les deux en même temps, choisissent évidemment le service direct aux populations. Cela équivaut naturellement à une façon de reculer pour mieux sauter parce que tôt ou tard, ils auront besoin des données. Le souci, c’est qu’ils vont faire des erreurs dans la conception des ouvrages et dans leur mode de mise en place de leurs politiques s’ils n’ont pas un bon diagnostic de ce qui se passe de vrai sur le terrain et dans les différents services des eaux. Aujourd’hui, on sait comment faire et ce n’est absolument pas un problème technique. Nous avons tous les systèmes et nous savons comment faire. Dans chaque cas particulier, l’Office international de l’eau peut conseiller les gouvernements sur la mise en place des choses les plus appropriées. Une des difficultés qu’on rencontre en Afrique, c’est que les gouvernements ne vont pas très loin dans le financement de ce système avec leurs moyens propres et sont complètement dépendants des bailleurs internationaux. Le drame, c’est que les bailleurs payent pour des projets, en général, de trois ou quatre ans et puis après arrêtent. Conséquence, tout ce qui a été fait s’arrête. Non seulement que ces projets s’arrêtent, mais se dégradent pendant qu’on attend peut-être le prochain financement. Il y a des appareils sur le terrain qui ne sont pas entretenus, voire qui ne sont pas surveillés, très vite les gens vont en prendre des morceaux ou les détraquer. Donc, trois ans et trois ans et rien ne progresse. Surtout que dans certaines zones les choses sont compliquées parce que l’autorité n’est pas forcément assurée. Dans les zones qui sont réellement calmes et sous contrôle, on sait bien faire le travail et il faut qu’on arrive à changer ce problème du financement du système d’informations.

Pourquoi pensez-vous que la gestion de l’eau doit se faire par bassin ?

C’est très bête car l’eau coule de haut en bas. En général, elle coule des collines montagnes vers la mer. Des frontières ou des limites administratives existent depuis des millénaires, mais cela n’empêche pas l’eau de couler. L’eau ne connaît pas les frontières, qu’elles soient nationales ou administratives ou internes à chaque pays. Si on veut une gestion cohérente de la ressource, et aujourd’hui c’est indispensable avec les effets du changement climatique, il faut, à l’échelle où l’eau est naturellement disponible, s’organiser. Evidemment, cela change un certain nombre d’habitudes, mais cela paye. Surtout que la gestion par bassin n’est plus une trouvaille. On a beaucoup d’exemples : Depuis 50 ans, le système marche en France ; en Espagne, elle marche depuis plus longtemps encore, 70 ans environ. Dans beaucoup d’autres pays, c’est 20, 25 ou presque 30 ans d’expériences. Donc, aujourd’hui on sait que c’est gagnant.

Qu’est-ce qu’on gagne concrètement en choisissant de faire la gestion de l’eau par bassin?

Des choses qu’on gagne, il y a d’abord tout ce que l’on ne peut pas faire tout seul. Les pays d’aval ont besoin des pays d’amont pour lutter contre les sècheresses en créant des réservoirs, des barrages ; lutter contre la pollution. Les pays d’amont ont aussi besoin des pays d’aval pour la navigation et, éventuellement, pour le partage de la production hydraulique, comme la pêche. Il faut que les poissons puissent remonter les cours des rivières. Donc, tout le monde se tient. C’est comme une sorte de solidarité qui existe et si on casse cette solidarité, on ne peut plus assurer une bonne gestion de l’eau.

Aujourd’hui avec l’augmentation des phénomènes extrêmes liés aux changements climatiques, il y a plus d’inondations, plus de sècheresses. Alors, indiscutablement tous les pays qui n’ont pas encore adopté ce type d’organisation pour leur gestion de l’eau s’y mettent le plus vite possible. Et on a aussi tous les outils et moyens pour les aider à faire vite dans la mise en œuvre des réformes.

Qu’est-ce qui bloque véritablement l’adoption de la gestion par bassin dans les pays africains?

Investir dans la gestion par bassin rapporte forcément. Alors pourquoi on n’y va plus vite ? La vraie réponse est d’abord politique parce qu’elle perturbe, bouleverse les habitudes. Dans beaucoup de cas, le principal frein à cette mise en place de cette nouvelle politique, c’est l’administration qui, elle-même, est organisée de façon différente. Quand on lui dit qu’il faut changer la façon dont ça marche, elle dit qu’elle gère bien et qu’il n’y a pas de raison pour qu’elle fasse autrement. Dans tous les pays du monde, une réforme institutionnelle est toujours longue. Il faut le temps d’y réfléchir, le temps de voter une loi nationale, mettre en place les textes d’application et créer les structures. Conséquence, il n’y a pas de réforme qui dure moins de 5 à 10 ans. Dans tous les pays du monde, même avec une volonté politique très forte d’aboutir, il faut 5 à 10 ans pour que les institutions nouvelles soient réellement opérationnelles sur le terrain. Par contre, aujourd’hui on a suffisamment d’exemples, et pas seulement les pays du Nord. Je vous citais tout à l’heure la France et l’Espagne. Aussi, on ne va pas proposer à un pays africain qui n’a pas encore développé ces pratiques de tout de suite adopter un système comme celui qu’il y a en Europe. Ce serait complètement absurde.

La gestion par bassin concerne plusieurs utilisateurs. Quelles sont les bonnes pratiques qui permettent de réussir à mettre tous ces utilisateurs autour d’une table pour fixer les modalités de gestion ?

Le meilleur moyen qu’on connaît aujourd’hui, c’est la création d’un comité de bassin. L’idée est de mettre ensemble des représentants, bien représentatifs, des différentes catégories professionnelles. Ces représentants ont pour responsabilité de parler au nom de ceux qu’ils représentent, mais ils doivent pouvoir aussi prendre des décisions en leur nom et de retourner les leur faire appliquer une fois à la maison. Pour faire avancer la discussion et éviter qu’elle se termine en plusieurs, où les utilisateurs s’accusent mutuellement de pollution, ou de gaspillage, etc., il faut la mise en place de système d’informations. Ainsi, à partir de celui-ci, différents scenarii pour solutionner les dysfonctionnements pourraient être mis en discussion. Tout cela permet aux différents acteurs d’avoir une vision commune. Le Niger, le Sénégal, etc., sont arrivés à cette étape. A partir de cette vision, on débite le temps par programme, et il faut que ce soit réaliste. La dernière question à se poser, c’est de savoir celui qui paye. C’est toujours compliqué de le savoir. Ce qui est pourtant sûr, c’est que si personne ne paye, il ne se passera rien parce que l’argent ne tombe pas du ciel. Il y a toujours quelqu’un, un groupe, des groupes ou tout le monde qui doit contribuer à payer. Mais très souvent l’argent doit venir du pays ou de la région. Et pour y arriver, il n’y a pas trente-six solutions, il faut payer les taxes. Il peut s’agir des taxes locales, des taxes nationales ou des taxes de bassin qu’on appelle généralement des redevances sur les prélèvements et les rejets. En gros, c’est la règle du pollueur, préleveur payeur. Il peut s’agir aussi des transferts parce que l’électricité qui est un secteur rentable peut au moins payer partiellement pour l’eau ; les mines peuvent également très bien payer pour l’eau, surtout avec tous les dégâts qu’elles occasionnent. De même, le transport fluvial peut payer pour l’eau. Pour faire fonctionner tout cela, il faut être courageux et discuter entre acteurs. C’est d’ailleurs l’objectif du comité de bassin. Chez nous en France, cela fait 50 ans que ça marche. Cela marche également au Maroc, au Mexique, au Brésil, en Roumanie, en Bulgarie et dans certains pays asiatiques. Donc, ce n’est pas de la science-fiction tout ce que nous disons là. On peut y arriver en ne faisant pas payer beaucoup.

Est-ce qu’il y a de ces modèles qui marchent en Afrique ?

Oui, il y a un exemple. En tout cas dans le cas des bassins frontaliers, il y a l’exemple du Sénégal. C’est au niveau du fleuve Sénégal. Mais la vraie question, c’est pourquoi les autres pays ne font pas pareille. Il y a les quatre pays, puisque la Guinée a rejoint l’organisation, il faut se rappeler qu’il y a une trentaine d’années, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal étaient prêts à se faire une vraie guerre. La situation était très tendue. Heureusement qu’ils ont eu le génie de créer l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et de surtout, faire la différence entre l’OMVS et les autres organisations, dire que les ouvrages qui seront construites seront des ouvrages communs et qu’ils n’appartiendront pas aux pays où ils sont construits mais à l’organisation. Donc, c’est l’OMVS qui est propriétaire des barrages, des systèmes de navigation fluviale et des principaux systèmes de transport d’énergie électrique et d’eau brute pour l’irrigation. Ceci donne une puissance considérable à l’organisme qui ne se pose pas la question de savoir comment il va faire pour payer ses employés à la fin du mois, parce que la propriété patrimoniale des ouvrages appartenant à l’organisme le fait marcher un système économique. Il touche des redevances sur l’électricité qu’il produit ; la navigation paye également. Donc, tous ces systèmes rapportent de l’argent qui évitent à l’organisme d’avoir à se poser des questions et d’aller mendier auprès des Etats qui ne sont pas eux-mêmes toujours très solvables. C’est donc un système que je trouve très intéressant, voire génial. J’ai même tendance à recommander des systèmes de type OMVS. On ne peut pas se plaindre que les organismes de bassins ne fonctionnent pas si on ne leur donne pas les moyens de fonctionner. On a aussi d’autres systèmes qui marchent aujourd’hui. J’ai en tête le Maroc qui tout en étant un pays en développement est un pays dynamique. Aujourd’hui, pour tout ce qui est rénovation des services urbains, non seulement ils ont fait appel à des entreprises privés avec des vrais contrats bien négociés, mais aussi ils ont mis en place des systèmes de tarifs progressifs qui font que les habitants des quartiers défavorisés ont l’eau potable à un coût qu’ils peuvent payer. Bien évidemment les hôtels de luxe, les grandes entreprises manufacturières payent beaucoup plus cher que le citoyen moyen. C’est parfaitement faisable. Ce n’est pas des solutions de pays riches.

Par exemple, en France toutes les habitations ont l’eau potable de robinet et quand je dis l’eau potable, c’est-à-dire qu’elle est aux normes européennes. Les agences de bassin prélèvent plus de 15% ou plus de 25% du tarif. Ce qui est quand même important. Dans le même temps, un m3 qui équivaut à une tonne d’eau, coûte  la moitié d’un paquet de cigarette ou deux litres d’essence. C’est cent fois moins cher au volume reconstitué. C’est le prix d’une bouteille de Coca dans la buvette du quartier. Pour arriver à ce niveau, il nous a fallu du temps. Mais en s’y mettant et en nous montrant persévérant dans l’effort et dans l’organisation, nous y sommes arrivés.

Entretien réalisé par Alain TOSSOUNON (Coll)

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Lutte contre Boko Haram : Buhari et Yayi harmonisent leurs points de vue à Cotonou

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«Notre détermination est inébranlable, car ce qui touche le Nigeria, touche le Bénin», c’est en ces termes que le Chef de l’Etat béninois a justifié ce samedi l’engagement du Bénin au sein de la force multinationale en préparation contre la secte Boko Haram qui frappe la sous-région. C’était à la faveur de la conférence de presse conjointe qu’il a animée avec son homologue nigérian qui avait participé à la célébration du 55ème anniversaire de l’accession du Bénin à l’indépendance. « Nous nous sommes retrouvés pour arrêter le code de conduite. C’est vrai nous faisons partie d’un espace qui se veut unifié, mais nous faisons partie du système des Nations unies. Nous avons besoin que nos actions soient légalisées au plan international. Le Conseil de sécurité doit valider l’existence de cette force. Ce qui est déjà presque le cas. Ce qui nous reste aujourd’hui, à notre avis c’est cet appui… Des moyens techniques, des moyens de renseignement etc», a déclaré le président Yayi Boni. Et de poursuivre : « la question de Boko Haram est une priorité au niveau de la Cedeao, au niveau du continent africain, au niveau de la Communauté internationale. Nous sommes convaincus que Boko Haram sera vaincue pour tenir compte de la détermination du président Buhari, de celle des autres Chefs d’Etat de la sous-région mais aussi celle de la Communauté internationale. J’en veux pour preuve les assurances qui m’ont été données par le président François Hollande». Le président Muhammadu Buhari  s’est dit lui rassuré par la capacité d’intervention des forces militaires béninoises. « J’ai apprécié l’attention que le Bénin porte pour les questions de sécurité et salue la décision de ce pays de se joindre aux pays du lac Tchad. Je salue surtout la décision du Bénin d’envoyer un régiment qui va se joindre à la force multinationale pour combattre le groupe terroriste Boko Haram. Je félicite le gouvernement béninois pour les investissements faits sur les questions de sécurité sur la base de ce que j’ai vu aujourd’hui (samedi dernier, Ndlr) sur le terrain lors du défilé militaire », a-t-il indiqué. Le président Yayi Boni, faut-il rappeler a promis d’engager 800 hommes contre Boko Haram.

Allégresse SASSE

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Après une brillante saison avec Blackburn Rovers : Rudy Gestede rejoint Aston Villa

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« Il y a plusieurs offres qui sont arrivées sur le bureau de Blackburn. Maintenant, les négociations sont en cours et j’espère avoir la chance de pouvoir jouer en Première League la saison prochaine », avait affirmé Rudy Gestede aux confrères de bjfoot. Désormais, c’est chose effective. L’international béninois va évoluer la saison prochaine dans le championnat le plus relevé du monde. Il a rejoint la formation d’Aston Villa alors qu’Emmanuel Adebayor, le Togolais semblait être l’attaquant le mieux placé pour y débarquer dans la foulée après la signature du Ghanéen Jordan Ayew. Selon les informations, le club des Blackburn Rovers ne voulait pas lâcher l’attaquant béninois. Mais son envie de découvrir à nouveau l’élite aurait convaincu ses dirigeants qui ont finalement décidé de négocier avec leurs homologues de Villa Park. Aux dires de Sky Sports, un accord entre Blackburn Rovers  et Aston Villa Fc aurait été trouvé à hauteur de 6 millions de livres, soit un peu plus de 8.5 millions d’euros. Rudy Gestede, après les derniers détails de son transfert passera la visite médicale le vendredi 31 août 2015. Ainsi, après une saison réussie (22 buts marqués) avec les Rovers l’année écoulée en Championship(deuxième division anglaise), l’ancien messin qui était sujet à plusieurs convoitises dépose au finish ses valises à Aston Villa pour un nouveau défi.

A.F.S.

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Côte d’Ivoire : Un directeur de publication en prison

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Plusieurs syndicats de journalistes ivoiriens et Reporters sans frontières demandent la libération du directeur de publication du quotidien Aujourd’hui. Entendu une première fois mardi, Joseph Gnanhoua Titi a été interpellé le lendemain et incarcéré à la Maca, la prison centrale d’Abidjan, pour « outrage au chef de l’Etat » Alassane Ouattara et diffusion de fausse nouvelle après un article publié en Une le 21 juillet. Pour Cléa Kahn-Sriber, responsable du bureau Afrique de RSF, cette détention contrevient à l’abolition du délit de presse qui date de 2004.

M. Joseph Gnanhoua Titi se voit reprocher d’avoir accusé le président Alassane Ouattara de transfert illicite de fonds, blanchiment et détournement de l’aide au développement, citant un rapport qu’il attribue à la DGSE française [Direction générale de la sécurité extérieure, NDLR].

Le directeur de publication de Aujourd’hui devrait être présenté à un juge ce vendredi.

rfi.fr

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Boko Haram : La force mixte multinationale presque en ordre de bataille

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Avec la nomination jeudi d’un général nigérian, Illya Abbah, à sa tête, la force mixte multinationale commence à prendre forme. L’état-major basé à Ndjamena sera opérationnel ce week-end, tandis que la force elle-même a encore besoin d’une à deux semaines pour se mettre en place. Cette force comptera 8 500 hommes, dont 2 000 éléments de police et de gendarmerie. Elle aura pour but de neutraliser les jihadistes de Boko Haram.

Un général nigérian, un chef d’état-major tchadien, un commandant opérationnel camerounais : l’état-major de la force mixte multinationale, aussi appelée force d’intervention conjointe multinationale, est désormais complet. L’architecture globale est en place. Le concept opérationnel et les règles d’engagement ont été adoptés il y a déjà quelques mois.

Tout comme la carte des secteurs. Car la zone d’action de la force qui inclut l’Etat de Borno au Nigeria, une partie des départements limitrophes du Cameroun, le pourtour du lac Tchad et la zone frontalière avec le Niger, est divisée en secteurs. Chaque secteur sera doté d’un commandant. Ce commandant fera la coordination entre les actions menées par les armées nationales et celles qu’entreprendra la force mixte.

Celle-ci, forte de 6 500 soldats et 2 000 policiers et gendarmes s’appuie sur une philosophie de mutualisation. C’est-à-dire que dans chaque secteur, la force comprendra des unités issues des différents pays, assure un officier camerounais. Ces unités mixtes pourront agir sur l’ensemble de la zone sous mandat de la force mixte. Les unités qui composeront la force mixte sont déjà en partie sur le terrain. Reste maintenant à les rendre opérationnelles, ce qui, de source militaire, devrait prendre encore une ou deux semaines.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé cette semaine la communauté internationale à soutenir financièrement le Nigeria, le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Bénin, pays contributeurs à cette force chargée de combattre le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Boko Haram).

rfi.fr

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Présidence de la Fifa : Platini officiellement candidat

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Sa décision était attendue depuis près de deux mois. Elle est désormais connue. Michel Platini a décidé de se porter candidat à la présidence de la Fifa…

Michel Platini a officiellement annoncé sa candidature à la présidence de la Fifa. Après avoir renoncé lors des dernières élections en mai, le président de l’Uefa a décidé de se jeter à l’eau pour succéder à Sepp Blatter le 26 février prochain.

«Il faut forcer son destin»

«C’est une décision très personnelle, mûrement réfléchie, dans laquelle se mêlent les considérations propres à l’avenir du football et celles qui tiennent à mon propre parcours. C’est aussi la conséquence des chaleureux témoignages d’estime, de soutien et d’encouragement que nombre d’entre vous m’ont prodigués», a expliqué Platini dans une lettre envoyée aux 209 présidents et secrétaires généraux des associations membres de la Fifa qui seront amenés à voter. «Il est des moments dans la vie où il faut forcer son destin. Je suis à l’un de ces instants décisifs, à la jonction du cours de ma vie et des événements qui dessinent l’avenir de la Fifa», a-t-il ajouté. Platini a désormais sept mois pour obtenir un maximum de soutien. Vu de France, sa victoire parait largement accessible. Tout dépendra peut-être de l’identité de ses adversaires.

Sept mois pour convaincre au-delà de l’Europe

Et aussi de sa capacité à convaincre au-delà de l’Europe qui semble déjà acquise à sa cause. Convaincre les dirigeants africains et asiatiques notamment, qui votaient jusque-là majoritairement pour Blatter, sera une autre paire de manche. Surtout si le Suisse décidait de mener une campagne anti-Platini dans l’ombre...

Source : maxifoot.fr

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Conférence internationale sur le financement du développement/Addis Abeba 2015 : Gustave Assah fait le point des grandes décisions prises

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La troisième Conférence internationale sur le financement du développement organisée par Action 2015, s’est tenue à Addis-Abeba, du 13 au 16 Juillet 2015. Au cours de cette conférence, plusieurs décisions ont été prises. Gustave Assah, président de Social watch, l’un des participants, nous donne ici de plus amples éclaircissements.

«Elle a été l’occasion d’obtenir le système financier et les engagements ambitieux nécessaires pour mettre fin à la pauvreté, aux inégalités et aux changements climatiques», a fait savoir d’entrée, Gustave Assah. Selon le président de Social watch, cette conférence sur le financement du développement, offre l’opportunité de transformer les objectifs de développement et les accords sur le climat en cours de négociation à l’Organisation des Nations-Unies(Onu). Et pour y parvenir, trois axes ont été définis : Amplifier la pression politique sur les décideurs afin d’obtenir les financements nécessaires à la réalisation d’accords ambitieux sur la pauvreté, les inégalités et le changement climatique ; renforcer le mouvement, grâce à la conférence ; amplifier la sensibilisation du public ainsi que l’engagement quant aux objectifs du développement durable et les Sommets sur le climat de 2015. Ce qui favorisera entre autres, la reconnaissance et l'intégration des flux financiers illicites, le financement pour les services sociaux et les infrastructures, les améliorations apportées au Comité d'impôt et aux mécanismes de transfert de technologie. Soulignons qu’à cette conférence, les Organisations de la société civile(Osc) ont joué un grand rôle. «La société civile a fortement opté pour une autorité fiscale intergouvernementale et pour plus de transparence concernant l'information sur la fiscalité», a confié Gustave Assah. Pour finir, cet acteur de la société civile, participant béninois à cette conférence d’Addis Abeba, estime que la forte pression pour une plus grande implication du secteur public dans le financement du développement doit être accompagnée de transparence, de redevabilité et des garanties.

 Sabine KiKPADe (Stag)

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Démocratie : La leçon de Barack Obama à ses pairs africains

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Le président américain a bouclé hier une tournée de cinq (05) jours en Afrique.  Dans son discours d’au revoir tenu au siège de l’Union africaine (Ua) à Addis-Abeba, Barack Obama a réexpliqué à ses homologues du continent noir, le sens de la démocratie.

Barack Obama a choisi le siège de l’Ua pour rappeler aux présidents africains les implications de la démocratie. Comme à l’accoutumée, il s’est confié sans langue de bois. Il a exprimé ce qu’il pense et ce conformément  aux valeurs  soutenues et promues par la diplomatie américaine.  « Je dois être honnête avec vous. Je ne comprends pas cette attitude. Je suis dans mon second mandat. Cela a été un extraordinaire privilège pour moi de servir en tant que président des Etats-Unis, mais notre Constitution dit que je ne peux concourir pour un troisième mandat. Lorsqu'un dirigeant essaie de changer les règles du jeu en cours de route pour rester au pouvoir cela risque de créer de l’instabilité et des conflits, comme on l’a vu au Burundi. Et c’est souvent le premier pas vers la paralysie», a déclaré Barack Obama hier.  « Les progrès démocratiques en Afrique sont en danger quand des dirigeants refusent de quitter le pouvoir à l'issue de leur mandat […] Personne ne devrait être président à vie… La loi est la loi, et personne n'est au-dessus, pas même les présidents», a-t-il poursuivi.  Pour le président américain, dans une démocratie, la loi est sacrée et aucun dirigeant ne  peut de façon opportuniste la changer quand il le veut.  « Parfois, on entend un chef d'Etat qui dit : je suis le seul à pouvoir empêcher cette nation d'éclater. Si c’est vrai, cela signifie qu’il a échoué à construire une véritable nation », a-t-il indiqué. Pour lui, il n’existe donc pas de leader indispensable pour le peuple. Le dirigeant est juste au service du peuple et doit s’effacer quand il finit son mandat ou lorsque le peuple lui retire sa confiance. A travers son intervention, on comprend également que dans un Etat, les buts de la démocratie sont dévoyés lorsque des dirigeants s’amusent à  contourner les normes et à fragiliser les institutions établies.  

Barack Obama a invité l'Ua à condamner « les coups d'État et les changements illégitimes de pouvoir" mais aussi faire en sorte que les dirigeants africains «respectent les limitations du nombre de mandats et leurs Constitutions".

Le discours du président américain intervient dans un contexte où les  Constitutions africaines sont à l’épreuve des hommes forts ; des présidents qui s’accrochent au pouvoir. Au Burundi, Pierre Nkurunziza a décidé de se succéder à lui-même au mépris de la loi fondamentale. Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville  compte bien faire modifier la Constitution pour poursuivre son aventure à la tête de son Etat après juillet 2016.  Joseph Kabila de la République démocratique du Congo caresse aussi le rêve de prolonger son règne au-delà de décembre 2016. Le président rwandais a déjà lancé, lui, la procédure pour la révision de la Constitution de son Etat. Pour Paul Kagamé, aujourd’hui après lui, le Rwanda ne pourra bien se porter.

Allégresse SASSE

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Barack OBAMA honore la démocratie béninoise

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Pour marquer la clôture de sa tournée en Afrique, le Président des Etats-Unis Barack a prononcé un discours devant l’Union africaine, le premier prononcé par un président américain devant l’assemblée de l’organisation panafricaine. Le Bénin du Président Yayi Boni a été cité comme un pays démocratique. Un hommage bien mérité pour le Bénin et son Chef le Docteur Boni YAYI.  Dans un discours très applaudi, Barack OBAMA  a indiqué que la démocratie prend de plus en plus racine en Afrique dans des pays comme le Bénin entre autres pays cités par le Chef de l’exécutif américain. Ainsi, les progrès de l’Afrique dépendront aussi de la démocratie, parce que les Africains, comme tout le monde, méritent la dignité de pouvoir contrôler leurs propres vies, à l’en croire.  Le Bénin dirigé par le Docteur Boni YAYI démocratiquement élu et réélu est l’un des tout premiers pays africain à lancer le renouveau démocratique sur le continent. A travers l’historique conférence des forces vives de la Nation, le Bénin a montré la voie à l’Afrique toute entière avec des alternances au sommet de l’Etat et une vitalité démocratique rare en Afrique. Plusieurs autres sujets ont été également  abordés par le Chef de l’exécutif américain dont notamment ceux relatifs à la sécurité, la lutte contre la corruption, le terrorisme et le développement de l’Afrique.

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