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Intégration économique africaine : La preuve par neuf de la puissance du privé

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Bonne nouvelle pour les panafricanistes de tous bords que le rapport de Boston Consulting Group (BCG) qui jette un regard rassurant sur l’avenir économique du continent africain  vu sous l’angle de ce qu’on ne développe pas un pays mais un pays se développe. Ce rapport rendu public le 04 avril 2018 a des raisons d’arracher quelque sourire aux éditorialistes africains  par l’autorité de ses chiffres et les domaines qui donnent de l’espérance. L’étude montre que les périodes de 2006-2007 et 2015-2016, ont connu un rebond d’investissements directs  qui viennent de plusieurs pays africains. Ainsi on est passé de  3,7 milliards de dollars à 10 milliards de dollars. Ces chiffres prouvent une fois encore que l’avenir de l’intégration passe par le privé (I) qui n’attend qu’un pragmatisme flamboyant de la diplomatie économique(II).

I. L’avenir de l’intégration africaine  par le privé

Loin des discours souvent ennuyeux de politiques à double langage, le privé sur le continent s’effraie un chemin pour réaliser l’impossible. Le rapport publié le 4 avril 2018  par  Boston Consulting Group (BCG) est un document décisif qui devrait éclairer les politiques de ce qu’ils sont en retard sur l’attente des acteurs économiques du continent. Tenez ! Au cours des périodes 2006-2007 et 2015-2016, l’étude nous informe que : « La moyenne annuelle des exportations intra-africaines a augmenté de 41 milliards de dollars à 65 milliards de dollars par an. Le nombre annuel moyen de touristes africains (Africains voyageant en Afrique) est, quant à lui, passé de 19 millions à 30 millions ». Le potentiel est là. Les opérateurs économiques africains travaillent sans bruits. Le bruit ne fait pas du bien. C’est le message essentiel. C’est-à-dire que les acteurs de l’économie africaine croient en l’Afrique et travaillent pour sans qu’ils aient besoin de négocier d’hypothétiques décrets de complaisance. La cerise sur le gâteau c’est que le rapport en question met en lettres feu les plus grandes entreprises du continent en pointant le curseur sur les champs géographiques d’activité. C’est ainsi par exemple que les 30 plus grandes entreprises africaines ont actuellement des activités dans 16 pays africains, contre une moyenne de seulement 8 pays en 2008. On faisant une projection, toutes choses égales par ailleurs on peut estimer que chacune des grandes entreprises élargit ses tentacules dans un autre pays africain chaque année. Les compagnies aériennes ne sont pas du reste. On cite conformément à la loi de l’offre et de la demande, Ethiopian Airways qui dessert  36 pays du continent en 2016 contre 24 en 2006,  Royal Air Maroc quant à lui atterrit à  30  aéroports africains  contre 15 en  2006.  Pas d’intégration africaine sans les finances. Les banques ne sont pas du reste. C’est le Maroc qui retient le plus d’attention avec trois banques qui ont été le ferment des exportations du royaume chérifien vers l’Afrique de l’Ouest.  Si Bolloré a quelques difficultés dans le domaine du rail en Afrique de l’Ouest ; il reste un acteur majeur qui a favorisé le commerce intra-africain. Il n’est pas le  seul. A lui, il convient d’ajouter d’autres géants très sérieux dans la logistique et le transport comme    Maersk,  Barloworld et Imperial Logistics International. BCG  évoque des chiffres à lire avec des lunettes : Ils (Maersk,  Barloworld, Boloré et Imperial Logistics International ) ont contribué à accroître de  120% les chiffres  du commerce intra-africain, qui est passé 30 à 64 milliards de dollars.  BCG a fait une statistique qui devrait faire réfléchir les Ministres de l’Uemoa.  Les pionniers panafricains de l’intégration économique sont répartis comme suit : Afrique du Sud (32 entreprises), le Maroc (10), le Kenya (6), le Nigeria (6), l’Egypte (4), Côte d’Ivoire (2) Maurice (2), Tanzanie (2), Tunisie (2).

II. La diplomatie économique flamboyante

Comment accompagner l’essor du privé en mettant la diplomatie au service du rayonnement économique et financier des entreprises privées africaines ? La problématique est saisissante et donne une nouvelle tournure à ce qu’il convient d’appeler la diplomatie économique flamboyante de l’Afrique. Ce qu’on attend des diplomates c’est moins d’ajuster leurs cravates autour de longues discussions interminables et de cocktail dinatoire que de produire des notes verbales d’utilité économique. Les défis du continent sont immenses. Tout le monde en est conscient. Mais personne ne veut poser de pas décisifs. Le privé indique le chemin. Il convient de l’accompagner. Au-lieu de détruire le privé par un harcèlement fiscal, il convient d’adopter une politique économique  et financière qui promeut l’initiative privée. Par exemple, il faut sortir des petits jeux de déstabilisation des concurrents  pour engager les vrais débats.

A titre d’illustration, le rapport du BCG montre  que , la distance moyenne entre les villes africaines qui abritent une population supérieure à 4 millions d’habitants est de 4100 km, contre 1300 en Europe, 2200 en Amérique du Nord, 3400 en Amérique du Sud, et 3700 en Asie de l’Est. Pire, le coût moyen d’expédition et de distribution de biens en Afrique est égal à 320% de leur valeur, contre 200% en Amérique du Sud et 140% en Asie de l’Est et en Amérique du Nord. Ainsi, expédier une voiture de Paris vers  Lagos coûte moins cher qu'entre Accra et Lagos. En plus, c’est que  la majeure partie de l'Europe s'est regroupée en un seul marché commun. Pendant ce temps, l'Afrique compte 16 zones commerciales, soit beaucoup plus que l'Amérique du Sud (6) et l'Asie de l'Est (1). C’est sur ces  problèmes qu’on souhaiterait plus d’attentions et de réflexions pratiques de ceux qui ont la charge  de conduire la  diplomatie qu’on souhaite économiquement flamboyante.

TAUYE DE SAINT HERBERT HOUNGNIBO
EDITORIALISTE
EXPERT EN DROIT INTERNATIONAL ET INSTITUTIONS DIPLOMATIQUES

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Crise de cybercriminalité entre le Bénin et le Togo : Un manquement au devoir diplomatique bilatéral

Aurelien-Agenonci-et-robert-dussey

Depuis quelques jours, les nouveaux médias des deux pays font état d’une rocambolesque affaire de vindicte populaire au sujet de jeunes gens soupçonnés de cybercriminalité  à travers l’accoutrement : pantalon jean descendu au niveau des fesses avec un ordinateur portatif. De quoi parle-t-on ? De cybercriminalité. A titre de définition, la cybercriminalité est un concept  qui pourrait rassembler  plusieurs infractions ayant pour cadre un espace virtuel tel qu'un réseau informatique, au moyen d'outils informatiques.

Le  terme est longtemps attaché  à  l’arnaque des Nigérians.  Mais de nos jours, avec l’internet le phénomène s’est perfectionné.

Au Bénin, la rumeur se fait fantaisiste et les réseaux sociaux multiplient les images de très faible authenticité de scènes macabres d’individus soupçonnés de cybercriminalité et  calcinés par le feu de population en colère. A Cotonou, il se dit que les victimes du tribunal de la vindicte populaire des  feux  seraient de nationalité béninoise. Le démenti formel du Directeur Général de la Police Républicaine du Bénin, sur une télévision de la place ce dimanche 08 avril 2018 ne saurait occulter un manquement au devoir diplomatique bilatéral (1)des deux (02) pays qui aurait pu par l’entremise des ministres des affaires étrangères dégonfler la crise  en temps réel (2)

1. Un manquement au devoir diplomatique bilatéral

Voilà bientôt plus d’une semaine que la rumeur s’enfle, que les nouvelles plates-formes de communication font état de choses graves sur les droits humains dans le Togo voisin. Que cela soit avéré ou non, il y a comme une obligation non assumée  d’informer les béninois de ce qui se passe au Togo. Ce n’est pas le rôle d’un policier fut-il républicain comme le Directeur Général de la  Police Républicaine du Bénin. C’est le travail du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération. Encore qu’il s’agit d’informer et d’apaiser les populations, en fait les mêmes de part et d’autre des frontières artificielles.  Les reproches sont aussi valables pour le Togo et sa diplomatie. Ni le Bénin ni le Togo n’ont  pris la mesure de la rumeur sur les droits humains. Et pourtant, les deux pays  appartiennent au Conseil de l’Entente, à l’Uemoa, à la Cedeao. C’est une faute. Et pour cause. Le texte capital  qui régit les appréhensions se rapportant aux devoirs diplomatiques  reste   la Convention de Vienne de 1961.

On ne dira jamais assez, la  fonction principale  de l’agent diplomatique est de représenter l’État qui l’accrédite. Il est le porte-parole de son gouvernement. Il doit aussi protéger dans l’État accréditaire les intérêts de l’État accréditant et ceux des ressortissants de cet État sur le territoire étranger en exerçant ce qu’on appelle la protection diplomatique. Son devoir consiste donc à négocier avec l’État accréditaire et à informer l’État accréditant sur la situation économique, politique et sociale de l’État accréditaire et sur l’opinion de ce dernier quant aux principaux problèmes internationaux. On parle de diplomate adhoc ou spécial. Comme on peut le constater, le devoir d’information  a été mis en berne. Ce qui fait qu’aucun son diplomatique officiel n’a été enregistré.  Et pourtant c’est un devoir.   Cette situation mérite bien d’être dégonflée aux moyens de mesures diplomatique. La diplomatie est la solution aux crisses inutiles et artificielles.

II. Dégonfler la crise en  temps réel.

Avant d’être un problème diplomatique, la crise de vindicte populaire liée à la traque de présumés cybercrimels venant du Bénin est un problème de droits humains. De ce fait, il appartient à la justice du pays sur le territoire duquel, il y a eu de tels actes supposés d’ouvrir les enquêtes diligentes. Dans le cas d’espèce, il appartient aux services compétents du TOGO d’apporter les informations fiables en la matière. Ne pas le faire de façon officielle, c’est manquer au devoir. Il eût fallu communiquer en temps réel pour ne pas faire le lit aux spécialistes des querelles et des fantasmes préjudiciables à la quiétude des populations du Bénin et du Togo.

Les missions diplomatiques se doivent de produire les informations fiables pour permettre aux ministres des affaires étrangères, de se concerter rapidement pour un point de presse conjoint dont le but est de clarifier, noter et apaiser. Ce ne sont pas des policiers qui vont faire le travail diplomatique.  Le mécanisme d’alerte précoce des crises est déjà l’orange. Il suffit de parcourir les articles et commentaires des groupes sociaux présents sur le net pour s’apercevoir des conséquences de la négligence diplomatiques. Les violences commencent par les mots et peuvent être contenus par les mots. En absence de mots, les maux s’expriment par des comportements  désobligeants. C’est pourquoi, un déplacement du Ministre des Affaires Etrangères du Bénin au Togo est nécessaire. Un point de presse conjoint entre les Ministres des Affaires Etrangères des deux pays, entourés des responsables de sécurité des deux Nations, est un début remarquable d’apaisement. Il n’est pas tard pour bien faire.


TAUYE DE SAINT HERBERT HOUNGNIBO.
EDITORIALISTE
EXPERT EN DROIT INTERNATIONAL ET INSTITUTIONS DIPLOMATIQUES
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Brésil : Un mandat de dépôt émis contre l'ex-président Lula

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Une militante de l'ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva colle une affiche avec l'inscription «Pas de prison pour Lula»,

Le juge Sergio Moro a émis ce jeudi 5 avril un mandat de dépôt contre Luiz Inacio Lula da Silva. L'ex-président brésilien a désormais moins de 24 heures pour se présenter aux autorités afin de purger une peine de 12 ans et un mois de prison pour corruption.

Lula est donc désormais aux portes de la prison. « Au vu de la fonction qu'il a occupée, il aura la possibilité de se présenter volontairement à la police fédérale de Curitiba (Sud) jusqu'à 17h00(locales) le 6 avril », a indiqué ce jeudi le juge Moro dans le mandat de dépôt que l'AFP a pu consulter. Le magistrat n'a autorisé « l'usage de menottes sous aucun prétexte » lors de l'arrestation.
Juge emblématique de la lutte anticorruption au Brésil, Sergio Moro avait condamné Lula en première instance en juillet, un jugement confirmé en appel à la mi-janvier. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Cour suprême du Brésil avait rejeté une demande d'habeas corpus qui aurait permis à l'ex-président (2003-2010) de rester en liberté jusqu'à l'épuisement de tous les recours.
Plusieurs procédures en cours

Lula, 72 ans, a été condamné pour avoir reçu un luxueux appartement en bord de mer de la part d'une entreprise de bâtiment en échange de faveurs dans l'obtention de marchés publics.

L'icône de la gauche, qui est également sous le coup de six autres procédures judiciaires, nie farouchement, invoquant l'absence de preuves et dénonçant un complot visant à l'empêcher de se présenter à la présidentielle d'octobre, pour laquelle il était donné favori.
Tensions

Dès qu’il a appris la nouvelle, Lula a immédiatement quitté le siège de son Institut en direction du syndicat des métallurgistes, dans la banlieue de Sao Paulo, rapporte notre correspondant sur place Martin Bernard. Des élus du Parti des travailleurs ont été pris à partie par des manifestants anti-Lula et quelques échauffourées ont alors éclaté dans le quartier.

Des partisans de Lula ont commencé à converger en début de soirée en direction du syndicat, à l’appel du Parti des travailleurs, qui a déclaré une « mobilisation générale ». C’est là que Lula doit arrêter sa stratégie, en compagnie de Dilma Rousseff et d’autres leaders de la gauche brésilienne.

Le juge anti-corruption Sergio Moro lui a ordonné de se présenter à la police fédérale à Curitiba, dans le sud du Brésil, ce vendredi à 17h heure locale (20h en temps universel). Mais le Parti des travailleurs a estimé que la décision d’envoyer Lula en prison était un acte de violence et l’on ne sait toujours pas si l’ancien président va accepter de se livrer aux autorités.

rfi.fr

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Présidentielle en Sierra Leone : Battu, le dauphin du pouvoir force le destin

Samura-Kamara

Le second tour de la présidentielle en Sierra Léone a connu son épilogue avec la proclamation par la commission électorale de l’élection de Julius Maada Bio, le leader de l’opposition comme Président de la Sierra Léone avec  51,81 % des voix, contre 48,19 % pour le dauphin du pouvoir en exercice pour le candidat du parti au pouvoir, Samura Kamara. Surpris par le verdict historique,  la mouvance présidentielle crie à la fraude et conteste les résultats. Il s’agit d’un cri de désespoir  (I) qui ne saurait occulter les grands enseignements de ce scrutin (II) pour la Sierra Léone et l’Afrique.

I. Un cri de désespoir.

4 avril 2018.  La commission électorale annonce la victoire de Julius Maada Bio. Le dauphin du pouvoir Samura  Kamara, 48,19 %   conteste sans grande conviction les résultats sous prétexte qu’ils  ne sont l’image de l’expression du peuple réel.  Il a déclaré à ses partisans qu’il entend pourvoir  contester  les résultats devant les juridictions compétentes. Motifs de ces contestations, l’opposition aurait bourré les urnes et procédé  à des votes surnuméraires. Pire, la mouvance accuse l’opposition d’avoir procédé à des irrégularités. Plus rien ne peut  plus étonner dans élections africaines. La mouvance accuse l’opposition d’avoir eu plus de moyens qu’elle pour battre campagne et d’avoir organisé la fraude. Ce n’est pas un film. C’est bien le fondement de la contestation de la mouvance au pouvoir en Sierra Léone. La méthode de contestation n’a pas changé comme partout en Afrique quand le pouvoir en place est en perte de vitesse. Ainsi les  partisans du candidat malheureux Kamara, crient au vol et à des mains invisibles de puissance étrangère. C’est un argument vain car les forces étrangères ne sont pas venues mettre les bulletins dans les urnes. Un tel argument du pouvoir sierra-léonais est une argutie. Le pouvoir qui a tous les moyens d’influence ne saurait se contenter de justifications tout aussi fragiles qu’une coquille d’œuf. Cette défaite  n’est pas  seulement celle de M. Kamara ; elle est aussi celle de du Congrès de tout le peuple (APC).

Mais le premier tour avait déjà annoncé les couleurs de ce que l’enjeu de l’élection était un référendum par rapport à la gestion du pouvoir. Les résultats de l’élection ont été retentissants au premier tour du 7 mars 2018. L’opposant Julius Maada Bio  a devancé de 15 000 voix Kamara,  

le dauphin de  Ernest Bai Koroma, le Chef de l’Etat sortant. Le bilan du régime au pouvoir a été sanctionné par le peuple. C’est si simple que ça. L’APC, le parti au pouvoir  devrait tirer les enseignements qui s’imposent.

II. Les grands enseignements de ce scrutin.

Le grand retour de l’opposition conduite par Julius Maada Bio est le reflet de quatre grandes insatisfactions.

La première est la performance économique du régime. Le  pays possède un réel potentiel miner comme l’or, le fer, la  bauxite, le diamant. La  gestion des minerais est faite au détriment du pays. Le nouveau Président a annoncé lors de la campagne présidentielle qu’il procédera à la relecture de tous les contrats miniers.

La deuxième est la gestion quasi clanique du pouvoir d’Etat qui  a fait preuve de peu d’ouverture vers les zones de résistance  pour allier le plus grand nombre autour des objectifs de redressement du pays.

La troisième est la qualité politique du dauphin. M. Kamara , 66 ans est un illustre inconnu du public. Il est perçu comme quelqu’un aux ordres et sans point de vue. Donc un prolongement continuité d’Ernest BaïKoroma. Ces genres de Dauphin, le peuple s’en méfie. Une distance claire même artificielle aurait donné de l’espoir à ceux qui ne voudraient plus la gouvernance de  Koroma par procuration.

La quatrième est le conflit générationnel. On aperçoit bien que le nouvel élu appartient à une génération autre que celle de Koroma. C’est une autre génération qui a pris le pouvoir par les urnes.

Âgé  de 53 ans, Julius Maada Bio est un ancien putschiste. En 1992,  avec de jeunes brillants officiers  il a joué un rôle clé dans le renversement, sans un coup de feu, de Joseph SaiduMomoh.  En janvier 1996, Julius Maada Bio, alors vice-président, organise ce qu’il appelle d’un coup d’Etat  « démocratique ». Il rendra le pouvoir en mars 1996   à un ex fonctionnaire des Nations unies, Ahmad TejanKabbah.  Ce qui est intéressant dans le parcours du nouvel élu, c’est qu’il connaît ses limites. Ainsi, il est allé  à Washington, aux Etats-Unis, pour  étudier sérieusement  les relations internationales. De retour en Sierra Léone  en 2005, il a été plébiscité au sein du  Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP).  

TAUYE DE SAINT HERBERT HOUNGNIBO.
EDITORIALISTE
EXPERT EN DROIT INTERNATIONAL ET INSTITUTIONS DIPLOMATIQUES

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Marketing : Instagram, nouvelle destination favorite des budgets publicitaires ?

instagram

Après le changement d’algorithme de Facebook et, plus récemment, le scandale Cambridge Analytica, il semble que les annonceurs se dirigent de plus en plus vers Instagram. Récemment, les analystes de Socialbakers se sont intéressés aux destinations des budgets publicitaires des marques sur les réseaux sociaux. Le cabinet a analysé 10 000 pages de marque sur Facebook, Instagram et Twitter à l’international.

D’après les données recueillies par Socialbakers, on observe « un énorme transfert de budgets marketing vers Instagram, suite aux changements de l’algorithme régissant le fil d’actualité sur Facebook, au lancement des Stories Instagram et à la popularité croissante des influenceurs ».

En effet, si pour le moment Facebook reste supérieur en matière de revenus publicitaires, le pourcentage de budgets publicitaires captés par Instagram est en train d’augmenter à une très grande vitesse.

Selon Socialbakers, la part des revenus publicitaires du réseau social a augmenté de 15%, en un an, et si cette tendance se poursuit sur les six à neuf mois à venir, la plus grande partie des annonces publicitaires seront sur Instagram.

Source : agence ecofin

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Agence de communication : De nouvelles recrues chez Harmonies Media Group

medias

La plus grande agence media d’Afrique francophone renforce ses équipes pour faire face à sa croissance soutenue et à sa stratégie 2021. En effet, en Côte d'Ivoire,  Marie Sandrine Dodo prend la direction de l’agence Harmonies OMD, et Dieudonné Dogo celle de l’agence PhoenixPHD, les deux entités affiliées à Omnicom Media Group. En outre, Yslain Affoyon prend la direction de l’agence Phoenix au Bénin

Marie-Sandrine totalise plus de 7 ans dans le domaine de la publicité ayant accumulé des postes en tant qu’assistante communication et marketing pour diverses entreprises en Grande-Bretagne, puis en tant que commerciale pour la régie de Canal+ à Abidjan, et enfin en tant que Responsable Media en agence communication. Marie-Sandrine détient par ailleurs un MSc en Marketing de BPP Business School à Londres. Précédemment chez McCann Abidjan, Marie-Sandrine a rejoint ses nouvelles fonctions depuis le 19 Mars.

Publicitaire de formation, Yslain a cumulé des années dans différents types d’agence conseil, BTL et production audiovisuelle. Son travail lui a permis de se familiariser avec de grandes multinationales comme DIAGEO, Moov filiale de Maroc Telecom ou encore John Walkden, par la conception et l’implémentation de campagnes media. Parti d’AG Partners, filiale de Publicis One, il s’occupera chez Phoenix de la gestion de nombreux clients internationaux à travers un portefeuille dynamique et en collaboration avec Phoenix PHD.

Dieudonné est un passionné de la Communication qui totalise 10 ans en agence conseil. Titulaire d’une Maîtrise en Sciences de la Communication et du Langage de l’Université de Bouaké, Dieudonné aura été journaliste à Fraternité Matin avant de rejoindre le monde des agences. Sa carrière chez Océan Ogilvy, l’a propulsé aux différentes fonctions du département media. Il aura également réussi à s’expatrier en Guinée Conakry, avant de revenir en Côte d’Ivoire. Avant Phoenix PHD, Dieudonné exerçait en tant que responsable media chez Vitamines Abidjan.

L’arrivée de ses 3 ressources hautement qualifiées, témoigne de la volonté de Harmonies Media Group d’assurer son leadership dans la région en promouvant les pratiques professionnelles d’agence media et en se dotant des personnes pour piloter au niveau local sa stratégie d’expansion géographique et de planification basée sur les données.

Source : agence ecofin

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En 2018/2019 : Les prix du coton pourraient atteindre leur plus haut niveau depuis 5 ans

coton

En 2018/2019, les prix du coton marqueront un nouveau record en se chiffrant à leur plus haut niveau depuis près de 5 ans, a annoncé le Comité consultatif international sur le coton (ICAC).

D’après les informations publiées par le site Agrimoney, l’indice A de Cotlook, qui mesure les cours de la fibre, pourrait se situer autour de 84 centimes la livre, une performance jamais observée depuis la saison 2013/2014.

Cette envolée tient à une contraction des stocks mondiaux de coton, de 220 000 tonnes à 17,9 millions de tonnes, la prochaine saison.    

De son côté, la production devrait en revanche maintenir le cap, en affichant une hausse de 320 000 tonnes à 25,3 millions de tonnes en 2018/2019, malgré la baisse attendue des superficies ensemencées en Inde, liée à des dommages parasitaires.

Selon l’ICAC, la demande sera toujours vigoureuse, en 2018/2019, en progression de plus de 1,1 million de tonnes contre 880 000 tonnes en 2017/2018.

agenceecofin

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Foncier et accès aux Tic : Le Togo décroche un programme de seuil de 35 millions $ du MCC

Jonathan-Nash

Après avoir été retardé en décembre 2017, en raison de la crise politique, le programme de seuil du Togo vient enfin d’être approuvé par le conseil d’administration du Millenium Challenge Corporation (MCC).  

« Je suis ravi d'annoncer que le conseil d'administration du MCC a approuvé l'octroi d'un programme de seuil au Togo », a annoncé Jonathan Nash (photo), le directeur général par intérim du MCC, dans un communiqué de l'agence américaine.

Préalablement donc à l'approbation du programme MCC, qui devrait démarrer avant la fin de cette année, les autorités togolaises ont dû conduire, avec l'aide des USA, des réformes politiques et  institutionnelles que le MCC se dit prêt à accompagner davantage.

Ce programme adossé à une enveloppe de 35 millions de dollars (18,7 milliards FCFA) est destiné à stimuler la croissance économique et réduire la pauvreté dans le pays. Il se dote ainsi de la mission de soutenir deux secteurs clés de l’économie togolaise : le foncier et l’accès aux technologies de l’information et de la communication (TIC).

Concrètement, dans le secteur des TIC, le programme vise à améliorer l'accès des populations à des services TIC de qualité et abordables, tout en encourageant les investissements privés pour un développement plus inclusif. En ce qui concerne le foncier, le Treshold veut favoriser la formalisation de l’accès à la terre, en légitimant les droits fonciers coutumiers et en élargissant l’accès inclusif dans le secteur, entre autres. Et ce, grâce au nouveau code foncier actuellement au parlement.

Toutefois, le MCC gardera un œil sur le Togo, en ce qui concerne les droits de l’Homme et les libertés d'expression et d'association.  
Plus petit programme de subvention du MCC, le Threshold est conçu pour les pays qui ont démontré leur engagement à améliorer leur performance en matière de politique, mais ne respectent pas encore les critères d'éligibilité stricts pour des investissements plus importants.   

agenceecofin

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50 ans de la mort de Martin Luther King : Entre rage et désespoir !

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50 ans après la disparition du pasteur Martin Luther King, Memphis se souvient… Les pleurs, la colère et la détermination de poursuivre le combat continuent de hanter l’esprit des acteurs et témoins cette époque troublée. Comme pour contrer les dérives racistes du XXIe siècle, des voix s’élèvent et racontent une histoire qui semble tristement se répéter.

Qu’ils soient enseignants, historiens, auteurs ou musiciens, ils conservent tous cet engagement citoyen qui rythme leur quotidien. La date du 4 avril 1968 n’est pas si loin pour ces hommes et ces femmes attachés à l’égalité raciale. Ils ont tous en mémoire des images terrifiantes, des déclarations insultantes, des exactions violentes, mais ils ont fait face et se font un devoir de conter leur courageuse épopée pour que l’avenir de leurs enfants soit assuré.

Bertha Looney est aujourd’hui enseignante au Southwest Tennessee Community College de Memphis. À 76 ans, elle tient à rester en contact avec la jeune génération qui lui donne foi en une paix sociale future. Elle sait combien les temps ont changé, combien les conditions de vie ont évolué, mais elle reste vigilante, car sa propre expérience révèle la fracture entre Blancs et Noirs aux États-Unis. Elle fit partie des « Memphis State Eight », ces huit premiers adolescents noirs autorisés à entrer à l’université du Tennessee en vertu d’une loi fédérale de 1954.

Malgré l’opposition farouche des autorités locales et l’hostilité de 5 000 étudiants blancs, elle fit ses premiers pas sur le campus en 1959. Bien qu’elle ne se considère pas comme une pionnière du mouvement des droits civiques, elle a progressivement acquis une réputation de femme téméraire. Elle participa même aux marches non violentes initiées par Martin Luther King qu’elle rencontra la veille de son assassinat.

Manifester paisiblement, quitte à affronter les chiens policiers, était une posture que ne partageaient pas tous les militants africains américains au cœur des années 1960. Le meurtre du pasteur King fit basculer la fronde de la communauté noire en une rébellion massive. Certains activistes prônèrent la manière forte et défièrent l’administration américaine.

Calvin Taylor était un jeune homme de 20 ans en 1968. Il commençait à trouver le temps long en observant ses aînés défiler dans les rues sans obtenir satisfaction. Il décida alors de se rapprocher des « Invaders », un groupuscule de jeunes effrontés bien décidés à suivre les préceptes du « Black Power » et des « Black Panthers ». Bien qu’il ne partageait la philosophie « attentiste » de Martin Luther King, il reconnaît aujourd’hui que le 4 avril 1968 représenta le tournant décisif du mouvement de contestation des Noirs d’Amérique. Il fut d’ailleurs l’un des premiers informés de la mort du pasteur, et pour cause…

Les « Invaders » ont-ils durablement incliné les choix politiques des Etats ségrégationnistes ? Il est aujourd’hui difficile de l’affirmer. Calvin Taylor et ses colistiers (Charles Cabbage, Coby Smith, John B. Smith, etc.) ont, en tout cas, suscité des vocations ou, tout au moins, donné de l’élan aux résistants de l’époque.

Memphis a été un carrefour sonore majeur au milieu des années 1960 quand les chanteurs donnaient de la voix pour soutenir les combattants de la liberté. Le producteur, parolier et entrepreneur américain, David Porter, fut un membre éminent de Stax Records, l’un des labels où Blancs et Noirs œuvraient ensemble pour le bien commun. Il n’a pas oublié l’effroi que suscita la mort de Martin Luther King au sein de sa « famille » de musiciens et l’impérieuse nécessité de réagir.

Subrepticement, les piliers du label Stax ont épousé les soubresauts d’une société en pleine ébullition. Le documentariste et auteur américain, Robert Gordon, a longuement étudié l’interaction entre les événements historiques et l’inventivité des artistes. Il a ainsi décelé le sens caché de certaines mélodies, la politisation des compositions, et l’émoi perceptible des instrumentistes et interprètes de ce patrimoine musical inestimable.

Stax Records est une exception dans l’industrie du disque américaine. Une oasis de fraternité entre personnalités unies par une passion commune : la musique ! La couleur de peau n’était pas la préoccupation de tous ces créateurs animés par un enthousiasme collégial. Tim Sampson est l’un des heureux gardiens du temple aujourd’hui à Memphis. Il connaît l’histoire de ce label par cœur et s’en fait l’écho avec chaleur et conviction.

Il veille d’ailleurs, à travers la StaxAcademy, à ce que le message d’apaisement et de tolérance de ses aînés irrigue les consciences et interpelle les jeunes talents. Sa profession de foi repose sur sa parfaite connaissance de l’aventure Stax qui aurait pu vaciller ce fameux 4 avril 1968.

Toni Green n’avait que 16 ans lorsque le soulèvement du peuple noir devenait réalité. Déjà forte tête, elle avait de la sympathie pour les « Invaders » et conduisit une révolte lycéenne malgré les intimidations d’un chef d’établissement totalement sourd aux aspirations de la jeunesse.

Devenue une chanteuse reconnue et respectée, Toni Green n’a rien perdu de sa verve militante et fait toujours entendre son discours protestataire quand elle le juge utile. Elle sait que la musique lui donne cet espace d’expression salvateur qui accompagne souvent les enjeux sociétaux.

Finalement, si les grands orateurs d’antan ont été réduits au silence, leurs contemporains ont repris le flambeau et perpétué l’intention originelle à travers leurs écrits, leurs chansons, leur dévotion, leur spiritualité, leur générosité. Les mots de Martin Luther King résonnent encore et toujours avec une force décuplée par ces milliers de porte-voix célèbres ou anonymes qui, chaque jour, font allégeance à des valeurs universelles : la solidarité, l’unité et la bienveillance

Sacramento célèbre Luther King et réclame justice pour Clarke

Les Etats-Unis se souviennent aujourd’hui de Martin Luther King. Ce mercredi marque le cinquantième anniversaire de la mort de cette figure historique des droits civiques. Le pasteur noir a été assassiné le 4 avril 1968. Partout dans le pays des commémorations sont organisées en sa mémoire. Notamment en Californie où ces commémorations font écho à la question sensible des violences policières contre les Noirs. Aujourd’hui à Sacramento des manifestants vont demander une fois de plus justice pour la mort d’un jeune Noir tué dans son jardin par la police.

De notre correspondant en Californie,

Dans la capitale californienne, les hommages à Martin Luther King vont se joindre à ceux destinés à Stephon Clarke, ce père de famille noir de 22 ans tué par la police. Une nouvelle manifestation à l'appel du mouvement Black LivesMatter qui rappelle qu’aujourd’hui marque à la fois le cinquantenaire de la mort de Martin Luther King, mais aussi celle, il y a pile deux semaines, de Stephon Clarke.

La liste des Noirs tués par la police est trop longue, écrit Black LivesMatter sur Twitter. A 22 ans, Stephon Clarke est le dernier en date. Ce père de deux enfants a été abattu dans son jardin alors qu’il n’était pas armé. Les deux agents ont en fait confondu son téléphone portable avec une arme à feu et ont tiré sur lui à 20 reprises. Depuis, chaque jour des centaines de manifestants demandent que ces deux policiers soient poursuivis par la justice.

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