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2e édition du Mondial des Communautés : Le Bénin décroche son billet pour la finale

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Depuis le week-end écoulé, les deux équipes finalistes de la 2eédition du Mondial des Communautés sont connues. Il s’agit de la République Centrafricaine (Rca) et du Bénin. Elles ont décroché leur billet respectif en s’imposant devant le Cameroun (1-0) et le Liban (7-1).

Le Cameroun, vainqueur de la première édition du mondial des communautés ne défendra pas son titre. Pour cause, il a été éliminé en demi-finale par l’équipe de la Centrafrique (1-0). Même si la tâche n’a pas été facile, les Centrafricains ont pu réaliser l’exploit en écartant l’équipe championne en titre. De son côté, la qualification a été plutôt simple et facile pour le Bénin. En effet, face au Liban, les Béninois ont imposé leur suprématie et gagnent logiquement. 7-1, c’est par ce fleuve score que le Bénin s’est imposé, décrochant sa qualification pour la finale. Faut-il le rappeler, le Mondial des Communautés est organisé par l’Initiative Panafricaine de Développement (IPaD)et a pour objectif de réunir le monde autour du sport suivant la thématique de l'emploi des jeunes. «(…) le mondial des communautés est un creuset de promotion touristique, de promotion culturelle et sportive», a souligné FerréoleAdoukonou, promoteur de ladite compétition et coordonnateur de la plateforme de l'IPaD.

Résultats des ½ finales

Cameroun # Centrafrique 1-0
Bénin # Liban 7-1

Affiche du classement
Cameroun # Liban

Affiche de la finale
Bénin # Centrafrique

A.F.S.

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Naturalisation française pour fait héroïque : Au-delà de Mamoudou Gassama !

Emmanuel-Macron-et-Mamadou-Gassama

Un malien sans papiers est célébré pour avoir sauvé un enfant de 4 ans en escaladant un immeuble de quatre (04) étages. Le fait est extraordinaire. On peut bien comprendre l’émotion générale de l’opinion. Après l’euphorie, place à la réflexion prospective. La naturalisation pour fait héroïque (1) ne saurait occulter le fléau  de  l’immigration clandestine (2).  
1. La naturalisation pour fait héroïque

Le 26 mai 2018, une nouvelle page s’ouvre dans la vie du sans papiers  Mamoudou Gassama, un Malien de 22 ans, venu en France clandestinement a été  régularisé  pour avoir posé un acte héroïque de sauvetage d’un enfant de quatre ans. C’est donc un acte à saluer celui de sauver une vie. Une vie est plus importante que tout. L’honneur et l’attention accordés à M. Mamoudou Gassama prouvent que la France est une Nation qui promeut la vie et encourage tous les actes qui concourent à l’humanité, au courage et à l’audace. Le message de l’Elysée ne souffre d’aucune ambiguïté. Il s’agit d’un encouragement à l’amour de la vie. Celui qui sauve une vie est digne d’appartenir à la France. Ce faisant, la France tient à montrer qu’elle est un pays des Droits de l’Homme. Le droit de vivre est un droit sacré. Tout homme qui pose un acte de bravoure est appelé à recevoir les compliments de la République.  C’est un instant exceptionnel de la vie de la République.  De ce point de vue, il est important de souligner le sens pédagogique du Chef de l’Etat de France. C’est en réponse au statut de l’intéressé que le Président de la République a procédé à sa naturalisation. Il est devenu Français. La France, on peut bien le constater, c’est l’immigration choisie. Choisie en ce sens, que M. Mamoudou Gassama  est d’une grande utilité. La preuve en est que le jeune malien pourra intégrer un corps spécialisé, celui des sapeurs pompiers.   Comme quoi, le pays de Macron court après les  cerveaux de touts les domaines . C’est aussi du réalisme. La France voudrait bien accueillir les habiletés qui pourraient l’aider à monter toujours plus haut dans le concert des Nations. Pour Gassama , la peur du policier, c’est fini. C’est fini aussi la précarité du changement fréquent de lieu de refuge. Mais en est-il de même pour les autres migrants vivant dans la clandestinité.

2. Le fléau de l’immigration clandestine

La ruée des jeunes africains au sud du Sahara vers la France est un problème qu’il convient de circonscrire dans un polygone à trois côtés.

Premièrement, les pouvoirs publics de leurs pays  d’origine ont failli dans leur politique d’encadrement de la jeunesse et de la promotion de l’emploi. Si les conditions sont réunies pour l’épanouissement des jeunes, ils ne prendront pas les embarcations pour aller se donner en « esclavage moderne ». C’est donc la faillite des pouvoirs publics de leurs pays d’origine enchaînés dans la corruption sans fin et la gouvernance approximative.
Deuxièmement, l’absence réelle d’infrastructures pour l’éducation nationale.

Troisième, la qualité de la vie en Afrique au Sud du Sahara.

Au regard de tous ces éléments, on peut expliquer l’immigration à tout prix des jeunes africains vers la France. Ce n’est pas exhaustif, les causes ci-dessus énumérées. Il n’en demeure pas moins que l’essentiel est dans ce triangle qui pousse à l’immigration clandestine.

La France mène actuellement une politique globale de répression de l’immigration. La gestion de la crise migration soulève bien des passions. Et pourtant, il s’agit d’une question à régler. Nous sommes  tous des fils d’immigrés si on doit être rigoureux par rapport à l’Histoire. La France a choisi la résolution spectaculaire du fléau. Par exemple, en  janvier 2015, un Malien, encore un Malien,  Lassana Bathily, qui s’était illustré lors de l’attentat du magasin Hyper Cacher à Paris  avait été naturalisé par le président François Hollande. La régularisation par  l’héroïsme !  Et pourtant, il est de notoriété publique que l’orientation du Gouvernement est un choix répressif  en matière d’immigration.

La solution, ce n’est pas d’opérer un tri. C’est de chercher à régler le flux migratoire par la diplomatie économique qui consiste à « discipliner » les pouvoirs publics des pays concernés. Par exemple,  la saisine des biens mal acquis et le suivi des investissements. Ce n’est pas en élevant la nationalité Française comme une fin en soi chez les jeunes africains qu’on montrera de ne pas prendre les embarcations de fortune. Erreur. Il est temps de prendre le mal par la racine.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Droit International et Institutions Diplomatiques.

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Conséquence du drame du lac Toho à Athiémé : Le Togo ferme les portes aux poissons du Bénin

poissons-morts

Les autorités togolaises entendent bien prendre des dispositions subséquentes pour protéger les populations togolaises contre une intoxication alimentaire. Ainsi, suite à l’empoisonnement du lac Tohodans la commune d’Athiémé et qui a entraîné  la mort de milliers de poissons, les autorités togolaises, dans un communiqué conjoint en date du 24 mai 2018, signé du ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche et du ministre de la santé et de la protection sociale, ont annoncé des mesures conservatoires pour contrôler la commercialisation de poissons en provenance du Bénin. " Toute cargaison de poissons en provenance du Bénin à destination du Togo, non accompagnés de certificat sanitaire sera purement et simplement saisie et détruite" lit-on dans le communiqué. Invitant les populations à la vigilance et à l’application scrupuleuse des dispositions prises en la matière, les autorités togolaises souhaitent que " toute intoxication consécutive à la consommation de poissons soit immédiatement signalée au centre de santé le plus proche".Le communiqué met l’accent sur l’information qui fait état d’un empoisonnement des poissons du lac par un produit inconnu. Cette situation inattendue, jamais enregistré, rappellent les autorités, peut être cause d’intoxication alimentaire collective grave des populations. C’est donc pour assurer la protection des populations frontalières que les dispositions ont été prises " pour intensifier des contrôles aux frontières par des services compétents en vue d’empêcher les poissons suspects sur notre territoire", précise le communiqué des ministres togolais.

A.B.

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Organisation Internationale de la Francophonie : Macron marche sur la déclaration de Bamako

Emmanuel-Macron

Paris soutient officiellement la candidature de Louise Mushikiwabo, la chef de la diplomatie rwandaise à la tête de l'Organisation de la francophonie.  La décision paraît surprenante. Et pourtant elle est l’issue d’un rapport de forces à l’avantage du Rwanda. La France de Macron n’a pas dérogé à la règle gaulliste qui voudrait que la France n’ait point d’amis mais des intérêts.  Le choix du Rwanda est stratégique pour la France (1) tout en étant une violation de la déclaration de Bamako(2)

1. Un choix stratégique pour la France

La France tient et s’organise pour porter Louise Mushikiwabo, la chef de la diplomatie rwandaise  à la tête de la Francophonie. Le Rwanda et la France, c’est une longue histoire faite de beaucoup de malentendus. Ce n’est pas par mansuétude que la France opère ce changement radical et spectaculaire. Le Rwanda a modifié les rapports de force par la santé de son économie et son leadership de plus en plus conquérant dans la région des montagnes. Que recherche la France en portant la candidature du Rwanda sans crier gare alors qu’on sait bien que Paul Kagamé lui a tourné le dos par la langue et les options de développement ? C’est un pas vers le compromis. Et pour cause, la pomme de discorde est la guerre civile    rwandaise au cours de laquelle l’Etat français a soutenu le gouvernement  de  Juvenal Habyarimana contre la rébellion menée par le rebelle  Paul Kagame. Pour Kigali, Paris est responsable du génocide de 1994. Paris  continue de soutenir que ce sont les rebelles menés par Paul Kagamé  qui ont abattu   l'avion du président Habyarimana. La procédure judicaire lancée en France est comme un couperet sur la tête du dirigeant rwandais.  Face à la menace judicaire, Paul Kagamé oppose la politique. C’est ainsi par exemple qu’on note entre autres que Kigali a rompu la relation diplomatique et fermé l'ambassade de France. Aussi, procède-t-il  au saccage de l’Institut Français avant de renoncer à l’enseignement du Français à l’école primaire. Emmanuel Macron se veut  dans le concret. L’Elysée parle de pragmatisme. Autrement dit, il s’agit de la diplomatie économique. Ce choix peut s’expliquer par le  fait que le Président du Rwanda est monté en grade  sur le continent.  Paul Kagame est le président en exercice de l'Union africaine. Il est aussi une clé dans la région des grands lacs. Et surtout, des indicateurs montrent la force de son économie numérique.  Les enjeux de la région des Grands Lacs ont –ils obscurci l’horizon pour la déclaration de Bamako ?

2. Violation de la déclaration de Bamako

La déclamation de Bamako de Septembre 2000 revêt une importance majeure pour la Communauté francophone. En effet, par l’adoption de la Déclaration de Bamako, la  Francophonie s’est doté d’un texte normatif sur la démocratie. La déclaration de Bamako est  tout aussi importante que visionnaire quand elle affirme avec force et conviction que «  la Francophonie réitère non seulement sa conviction que Francophonie et démocratie sont indissociables, mais de plus exprime clairement (…) son rejet des prises du pouvoir par la force, en se donnant les moyens de réagir vigoureusement à toute interruption du processus démocratique et aux violations graves des droits de l’Homme dans l’espace francophone ».  Le Burundi et le Congo ont  été recalés dans un passé récent à cause du peu de démocratie qui règne dans leur pays. C’est un revirement préjudiciable à la Francophonie ce choix de la France.  Comme si le capital tient le droit en respect. Ce qui est un recul qui liasse croire que les Droits de l’Homme ne sont pas importants. Le Rwanda est un pays constamment cité dans les rapports de violation des droits de l’Homme.  C’est un précédent grave. Paul Kagame vient de faire changer la a Constitution de son pays  pour briguer un  troisième mandat.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Doit International et Institutions Diplomatiques.

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Échos d'un international béninois : Jodel Dossou signe en deuxième division suisse

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L'international béninois Jodel Dossou quitte le championnat autrichien pour celui de suisse. En effet, l'ancien joueur de Tonnerre de Bohicon et des Requins de l'Atlantique au Bénin a fait ses adieux au club autrichien de deuxième division Austria Lustenau. Il évoluera désormais dans le championnat suisse avec le club Fc Vaduz qui a été relégué en deuxième division. L'international béninois a paraphé un contrat de deux ans. Il aura donc pour objectif de faire remonter son nouveau club dans l'élite suisse. Un nouveau challenge donc pour l'ailier béninois qui doit prouver à Ospelt Ruth, présidente du Fc Vaduz qu'elle ne s'est pas trompée  sur son choix. Faut-il le préciser, ce recrutement a été effectif grâce aux conseils de Guy Martial Appiah et sa structure Holding/AGM Football Management.

Fatai Sanni

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Annulation du sommet Trump - Kim : Kim Jong-Un piégé et humilié

Donald-Trump-et-KimJong-Un

Donal Trump continue de faire son numéro. Contre toute attente, comme s’il avait visité le plus stratège  de l’Asie, Sun Tzu, le locataire de la maison Blanche, s’illustre par un courrier qui annule le sommet annoncé historique entre Washington et Pyongyang  à Singapour, le 12 juin 2018. Trump  dénonce  la « colère » et « l’hostilité » de la Corée du Nord. Washington  sur un ton menaçant n’exclut pas de faire la guerre. La lettre d’annulation de la rencontre est un piège (1) et une humiliation (2) pour Kim Jong-Un.

1. Comment Kim a été piégé ?

En prélude à cette rencontre historique du 12 juin 2018,  Pyongyang a donné la preuve de sa bonne foi en procédant à la libération de  prisonniers Américains.   

Le président américain  en ce moment avait affirmé que la libération aurait pour effet une stimulation pour la paix entre les pays. Pour mieux comprendre le piège, il est important de connaître l’identité des prisonniers en question. D’abord, Kim Dong-chul est le premier à avoir été arrêté, en octobre 2015. Il est un homme  d’affaires et pasteur évangélique, originaire de Corée du Sud.   Il a été accusé par les autorités nord-coréennes d’espionnage au bénéfice de la Corée du Sud. Les autorités nord-coréennes auraient trouvé sur lui une  clé USB contenant des documents relatifs au nucléaire  nord-coréen. Il a été condamné en avril 2016 à  une peine lourde de dix ans de travaux forcés. Il a aussi confessé ses  activités de renseignement.

Kim Sang-duk et Kim Hak-song, les deux autres hommes libérés sont considérés comme des pro-américains en activité d’espionnage technologique.   Il l n’y a plus aujourd’hui de prisonniers américains en Corée du Nord. L’objectif est donc atteint pour Trump qui connaît bien le point faible de son électorat, le nationalisme médiatique.

Après avoir atteint son objectif politique, Trump prend au dépourvu Kim hier par un courrier  de fermeté. "J'estime qu'il n'est pas opportun, à ce stade, de maintenir cette rencontre prévue depuis longtemps" c’est ainsi que Trump  a  formulé l’annulation de la rencontre  avant de dénoncer   "la colère" et "l'hostilité" du régime de Pyongyang.  Ce n’est pas tout. Trump menace Kim  en des termes clairs et fermes : « "Nos sanctions très fortes et la campagne de pression maximale menée continueront comme avant […] Et l'armée américaine se tient prête si nécessaire…"  Le piège est bien tendu et la proie Kim est bien prise. Ce  n’est pas assez, Trump tente d’humilier Kim en le présentant comme un Président faible devant son peuple.

2. Comme Kim a été humilié

Trump joue sur la sensibilité de l’opinion nord-coréenne. En annulant l’historique rencontre manquée, Washington tente d’épingler les lacunes de la diplomatie nord-coréenne qui vend la peau du loup sans l’avoir tué. La libération de prisonniers américains,  le démantèlement d’une base nucléaire, ne sont pas des preuves suffisantes pour Trump.  Le mot d’ordre est clair, il faut dénucléariser tout !  En modifiant le rapport de forces, Trump montre à la Corée du Nord qu’elle une « Nation » qui  est à son talon. Plus qu’une humiliation, c’est une provocation. La provocation est au paroxysme comme par exemple, ce passage du courrier de l’annulation : « "Vous évoquez votre arsenal nucléaire, mais le nôtre est si massif et puissant que je prie Dieu que nous n'ayons jamais à en faire usage." Cela s’appelle une mise en garde.  C’est bien une atteinte à l’orgueil du peuple nord-coréen.  Mais , au-delà de la mise en  garde , il s’agit d’une fin de non recevoir pour les demandes de Kim   Jong-un ; lesquelles demandes sont entre autres, la  révision des accords de défense entre les Etats-Unis et la Corée du Sud,  la suppression du "parapluie nucléaire" américain sous lequel se refugient  la Corée du Sud et le Japon, le  retrait des troupes américaines, présentes en nombre impressionnant en Corée du Sud.

John Bolton,  le nouveau conseiller à la sécurité de Trump a comparé la Corée du Nord à la Lybie. Le parallèle est saisissant. Sous  George Bush, Kadhafi avait démantelé son petit  programme nucléaire, a détruit ses stocks d’armes dangereuses, a livré les auteurs de  l’attentat terroriste de Lockerbie de  1986.  La provocation est à son comble  avec la prophétie funéraire   du  vice-président américain Mike Pence  qui projette une  fin de Kim semblable à celle de  Mouammar Kadhafi, tué lors du soulèvement de son pays après avoir renoncé à l'arme atomique.

Kim ne se laissera pas faire aussi facilement. En  revigorant l’axe Pyongyang-Pékin, Kim entend laver l’affront autrement. D’ailleurs, la vice-ministre nord-coréenne des Affaires étrangères Cheo Son Hui a répliqué  à Mike Pence en des termes violents : "Je ne peux pas cacher ma surprise devant de telles remarques idiotes et stupides venant de la bouche du vice-président américain."

Il convient de conclure en s’interrogeant : la péninsule  sera-t-elle le point de départ d’une nouvelle guerre aux conséquences incalculables ?

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Droit international et
Institutions Diplomatiques.

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Journée Internationale de la biodiversité : La mort est tuée par la nature !

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Le  22 mai, c’est la journée mondiale de la biodiversité !  Organisée chaque année le 22 mai partout dans le monde, la journée internationale de la biodiversité a pour thème cette année : «  Célébrer 25 ans d’action en faveur de la biodiversité ».  Un quart de siècle en faveur de la biodiversité c’est faire le bilan. Un bilan qui n’est possible que si on sait ce qu’est la  diversité biologique (1) et l’effort à consentir  pour la préserver (2).

1.    Ce qu’est la diversité biologique

La définition qui fait l’unanimité en Sciences de la Vie et de la Terre est bien celle-ci : «  La biodiversité, mot composé des mots bio (du grec βίος « vie ») et « diversité », est la diversité de la vie sur la Terre. Elle s'apprécie en considérant la diversité des écosystèmes, des espèces et des gènes dans l'espace et dans le temps, ainsi que les interactions au sein de ces niveaux d'organisation et entre eux. ». De cette définition on retient trois choses essentielles. D’abord, la pluralité de la vie sur terre. Ensuite la singularité des composantes de la vie à travers les gênes et enfin, l’habitat de chaque espèce.  Il apparaît donc de la diversité de la nature que nous tirons notre  équilibre et notre raison d’être. C’est dans la diversité biologique que nous puisons les éléments du progrès de l’humanité en matière de santé, et d’amélioration de l’intelligence. Par exemple, les architectes en observant avec attention le mode de fonctionnement de certains invertébrés dans la construction de leurs habitats, parviennent à dégager des principes de construction solides.

La diversité biologique ainsi comprise a fait l’objet d’une  Convention. Il s’agit de la Convention  sur la diversité biologique (CDB) .  C’est  un  traité international adopté lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992 avec pour buts de conserver la biodiversité, d’utiliser durablement ses éléments et de partager de façon juste et équitable les avantages découlant de l’exploitation des ressources génériques. On peut dire qu’en Afrique la  convention n'a eu qu'une portée contraignante limitée contrairement  à l’Union Européenne qui met un point  d’honneur à la mise en œuvre du principe de précaution.    

Entrée en vigueur en 1993, la Convention sur la diversité biologique (CBD) a été ratifiée jusqu’à présent par 196 états.  

2.    L’effort à consentir pour la biodiversité

L’année 2018 marque le 25ème anniversaire de l'entrée en vigueur de la Convention sur la diversité biologique. Appliquée par un certain nombre d'états signataires, elle a également été mise à mal par nombre d'autre. Plutôt préoccupés par leur développement économique unilatéral. Et c’est l’Afrique qui est devenue la proie facile de l’industrialisation mal comprise. Beaucoup d’écosystèmes ont été détruits pour l’implantation de champs de coton, pour l’installation des usines  sans études environnementales sérieuses. Le politique est sur le banc des accusés. Si celui-ci définit et conduit la politique de la Nation, il se doit d’être entouré par les personnes avisées. Aussi faudrait-il qu’il comprenne ce qu’est la biodiversité et son importance. D’où la mobilisation de tous pour sauver l’humanité. Car à partir d’espèces précises, de gênes on peut guérir l’humanité de ses maux.

Le Bénin et les pays du Golfe de Guinée doivent continuer les efforts de conservation de la flore et de la faune avec une attention particulière sur la valorisation de tout ce que regorge  l’espace communautaire. Il est vrai que de Cotonou à Accra, d’Ouagadougou à Niamey, d’Abuja à Bamako, des efforts sont faits en matière de  valorisation et des innovations en gestion durable de la biodiversité. Mais ceci est faible. Voilà pourquoi, il convient de se tourner vers  les chercheurs, les Organisations Non Gouvernementales et les Phytothérapeutes pour parvenir à un changement transformationnel qui protège la biodiversité et assure qu'elle continue à fournir les bases du bien-être humain.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Droit International et Institutions Diplomatiques

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Eliminatoires Can U20 / Bénin # Gambie : Les Ecureuils juniors décrochent leur billet pour le dernier tour

ecureuils-juniors

(Samson Akinyoola, homme du match : vers le pas de Omotoyossi ?)
Battus en déplacement à Banjul pour le compte de la manche Aller du second tour des éliminatoires de la Can U20 (1-2), les Ecureuils juniors du Bénin en match retour, ont renversé la valeur une semaine plus tard en s’imposant face aux jeunes scorpionsde la Gambie (2-0). Un résultat acquis grâce au public béninois qui a joué véritablement le rôle du 12e homme  en accompagnant son équipe à la qualification. C’était dimanche 20 mai 2018 au stade René Pleven de Cotonou 2.

La victoire était impérative pour le Bénin afin de continuer l’aventure. C’est donc chose effective. Ceci, grâce à un seul joueur qui a été tout simplement réaliste devant les buts gambiens. Il s’agit de Samson Akinyoola qui a réalisé le doublé (14e et 49e), permettant à son équipe de s’imposer au sifflet final de la rencontre (2-0). Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. Vu le temps de préparation de l’équipe béninoise, les résultants inquiétants lors des matches amicaux de préparation et surtout que la Gambie sortait d’une compétition de l’Ufoa où elle a été vainqueur devant le Libéria. Mais face à tous ces paramètres, la volonté et l’envie d’aller décrocher la qualification pour le dernier tour des éliminatoires ont amené les jeunes Ecureuils du Bénin à se surpasser. Un état d’esprit qui a d’ailleurs marché aux jeunes Ecureuils grâce à deux buts marqués en début de chaque mi-temps. Du réalisme, c’est ce qu’on en demande aux attaquants et Samson Akinyoola, avec un ‘’sang olympique’’ a prouvé qu’il a un avenir radieux s’il continue le travail et corrige de façon personnelle, quelques déchets techniques.   

Note des joueurs : l’équipe béninoise s’est améliorée mais…

Certes, l’essentiel a été fait avec la qualification. Mais beaucoup de choses restent à parfaire dans le jeu des Béninois. Ligne par ligne, il a des choses à corriger au plus vite avant les deux matches à venir face au Ghana (qui a validé son billet face à l’Algérie 2-0). Dans les buts, même si le gardien Abiola Katchon (5/10) a fait deux arrêts importants pour garder sa cage inviolée, il n’a pas été toutefois rassurant. Rachad Chitou (entraîneur des gardiens de but) n’a pas cessé de le rappeler à l’ordre à chaque fois. Dans l’axe de la défense, le duo Joël Aubin Vidékon (7/10) et Charlemagne Azongnitondé (6/10) a fait le boulot mais a parfois péché dans la précipitation. L’axe n’a pas commis les mêmes erreurs qu’aller et donc, doit continuer à parfaire le travail. Peu rassurant en début de match, Youssouf Assogba(6/10) a finalement offert une passe parfaite du premier but pour se mettre en confiance. Les deux latéraux ont fait le job même si le latéral gauche Gourou Samadou (5/10) semble un peu absent sur le plan offensif et parfois fébrile dans l’animation défensive. Bref, la défense aura joué son rôle même si le coach Valère Houandinou va corriger quelques détails car on a remarqué qu’enfin de partie, les joueurs ne mettaient plus en application ses consignes. Parfois absents sur les seconds ballons, les milieux de terrain béninois n’ont pas réellement fait le jeu. Le coach doit les recadrer les fois à venir pour que les mêmes erreurs ne se répètent pas. Toutefois, on ne peut fermer l’œil sur le travail individuel fait par Rodrigue Kossi (7/10), qui juste devant la défense aura ratissé assez de balles. Il a, à ses côtés, un certain Ibrahim Ogoulola (6/10) qui empêchait les gambiens de jouer en avant. Dieudonné Noumonvi (6,5/10), gardait le ballon dans les pays et mettait du rythme en milieu de terrain. Par contre, Charbel Gomez (4,5/10) sur qui le jeu devrait se reposer a été totalement absent dans l’animation offensive. Des pertes de balles, des contrôles non réussis, des passes à l’adversaire. Bref, il a été l’ombre de lui-même. Cependant, dans le dernier quart d’heure où la Gambie menaçait pour au moins marquer un seul but, il a apporté du soutien défensif à son équipe. En attaque, il a été énorme. A l’image d’un certain Razack Omotoyossi, Samson Akinyoola pèse sur la défense adverse. Il a été le bourreau de la défense gambienne. Balle au pied, un contre un, vitesse, puissance…bref, il a été tout simplement l’homme du match. C’est à juste titre que Samson Akinyoola (8/10) a été ovationné dès sa sortie. Il doit toutefois continuer le travail pour être grand joueur. A côté de Samson Akinyoola, il y avait Odo Chabi Bio (7,5/10), technique et gardait aussi le ballon. Il donnait de la vivacité à l’animation offensive. Les deux attaquants étaient complémentaires jusqu’à sa sortie sur blessure alors qu’il offrait la balle (du 2-0) à Samson Akinyoola.     

Et le public joua sa partition…

Ce succès est également à mettre à l’actif du public qui aura joué le rôle du 12e homme. La guerre psychologique a commencé dès que les Gambiens sont montés sur l’aire de jeu. Le 12ème joueur aura poussé son équipe du début jusqu’à la fin. Chants, danses, tout était mis à contribution pour la victoire finale. Ce que l’entraîneur gambien a d’ailleurs reconnu. «Vous avez le 12e joueur aujourd’hui qui a joué un rôle important dans la qualification. Les supporters ont été importants dans ce match», a avoué en conférence de presse le sélectionneur gambien.

Réalisation : Abdul Fataï SANNI

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Imagerie du rachis : Les scientifiques du Bénin et du Togo ensemble pour relever les défis sanitaires

scientifiques

La salle de l’unité de pharmacie de la Faculté des sciences de la santé a abrité, samedi 18 mai 2018, la 3ème journée de la Société bénino-togolaise de radiologie et d’imagerie médicale (Sbtrim) et la 1ère journée de la Société béninoise d’imagerie médicale (Sbim). Deux journées conjointes meublées de conférences axées sur le thème «imagerie du rachis», et qui, au terme, devront permettre, aux dires de la présidente du comité scientifique, Vicentia Boco, d’aborder les pathologies du rachis en général et leurs différents aspects en particulier. Elles donnent aussi l’occasion à la jeune génération d’acquérir des connaissances qui ne s’enseignent pas forcément dans les livres.

Pour elle, en effet, l’évènement marque un nouveau départ dans le département de l’imagerie médicale au Bénin. A l’entendre, après une longue léthargie, cette journée qui s’inscrit dans un projet de rencontres et d’échanges scientifiques réguliers permettra à toute la communauté du corps médical d’échanger sur des sujets d’intérêt commun, mais  également leur donne l’occasion de réfléchir aux solutions possibles pour répondreaux «nombreux» défis sanitaires des deux pays. «Parmi ceux-ci, nous reconnaissons tous que les pathologies du rachis constituent un problème fréquent, récurrent, et souvent désespérant pour les patients…et aussi pour le médecin chargé deles  prendre en charge face aux difficultés rencontrées par les patients», a-t-elle signifié. L’imagerie médicale, peut-elle donc poursuivre, joue un rôle important dans la prise en charge de ces pathologies. Et de faire observer que, ceci justifie largement le choix fait du thème retenu. Des idées partagées par Koussema Agoda, président du Strim et Delphin Mehinto, Doyen de la Fss. Procédant à l’ouverture officielle de la journée, ce dernier à fait comprendre que l’imagerie médicale est un domaine important au carrefourde la médecine. Tout en déplorant l’insuffisance du plateau technique parfois vétuste, il  a confié que le thème est fédérateur. Delphin Mehinto va de ce fait inviter les participants à l’humilité afin de changer de pratique pour une imagerie  médicale au service de la population.

Cyrience KOUGNANDE

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