TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

Banniere web 728x90px-01

A+ A A-

Après avoir compté ses morts, Gaza essaie de soigner ses plaies

gaza-reconstruction

Les combats ont cessé dans la bande de Gaza. Depuis 48h, un cessez-le-feu est en vigueur. Une trêve qui doit permettre à l'armée israélienne et au Hamas de négocier les conditions d'une paix durable. A Gaza, les Palestiniens profitent de ce moment de répit pour tenter de reprendre le cours de leur vie normale après des semaines d'une violence inouïe. L'offensive israélienne a fait 1900 morts dont 400 enfants.

Des milliers de maisons détruites, des rues entières rayées de la carte... Les bombardements de l'armée israélienne ont ravagé la bande de Gaza. Selon le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies, l'Otcha, un demi-million de Palestiniens ont été déplacés depuis le début du conflit. 100 000 n'ont plus de maison après les bombardements de l'armée israélienne.

« Les Palestiniens commencent maintenant à sortir de leurs abris et à constater les dégâts de la guerre, explique Katleen Mass, directrice de l'Otcha à Gaza. Ils sont frappés par l’ampleur des destructions et des pertes. Ca prendra des semaines et des mois entiers pour réparer tout ce qui a été détruit, en particulier les maisons des gens. Beaucoup ont perdu leur logement et il est très difficile d’obtenir des matériaux de construction à Gaza à cause du blocus imposé par Israël. »

Katleen Mass estime que l'on peut s’attendre à ce que les Palestiniens doivent vivre en dehors de leurs propres maisons pendant des mois, voire des années. « La plupart des personnes qui se sont réfugiés dans les écoles et les abris de l’ONU ont peur d’en sortir, poursuit-elle. D’abord parce que le cessez-le-feu est toujours très fragile, ensuite parce qu’ils n’ont nulle part où aller. »

La reconstruction de Gaza se chiffrerait à plusieurs milliards de dollars selon les autorités palestiniennes. Dans l'immédiat, les Nations unies indiquent avoir besoin de 400 millions de dollars pour venir en aide aux habitants de Gaza.

Une enfance traumatisée

Plus de 400 enfants ont été tués, insiste Catherine Weibel, porte-parole de l'Unicef à Jérusalem. « Nous avons 400 000 enfants qui sont en état de choc, s'inquiète-t-elle. Ils ont besoin d'un soutien psychologique. »

Avec un quart de la population dans des abris, dont une grande partie d'enfants vivants dans des conditions d'hygiène déplorables, l'organisation internationale fait un appel aux dons pour aider les plus jeunes à boire, à manger et à se vétir. « Les besoins sont vraiment immenses », déplore Catherine Weibel.

Tant bien que mal, le retour à la normale

« Au moment où le cessez-le-feu a commencé, les médecins palestiniens ont quitté les hopitaux et sont rentrés chez eux, raconte Nicolas Palarus, coordinateur de projet pour Médecins sans frontières. Le staff hospitalier est resté quatre semaines sur place sans rentrer. Ils en ont profité pour sortir et voir leurs familles. » Beaucoup de médecins étrangers commencent à entrer sur Gaza. L'ONG parvient également à faire entrer des médicaments et du matériel médical.

« Il n'y a plus d'urgence comme il y a eu pendant la guerre, estime Nicolas Palarus. Là, c'est très calme. C'est une drôle de situation. Je ne sais pas comment la décrire... entre l'espoir et la peur. La population reste inquiète. Elle espère que c'est terminé mais elle a du mal à le croire. »

En savoir plus...

Cambodge: prison à perpétuité pour les chefs khmers rouges

cambodge-kmers-rouges

C’était un verdict très attendu, celui du premier procès des deux plus hauts dirigeants khmers rouges encore vivants : Khieu Samphan, ancien président du Kampuchea démocratique, et Nuon Chea, l'idéologue du régime, ont été condamnés à une peine de prison à perpétuité pour crimes contre l'humanité par un tribunal de Phnom Penh. Les deux hommes ont annoncé qu'ils feraient appel.
 

L'audience de lecture du jugement a duré de longues heures avant l’énoncé d’un verdict attendu, et en présence des deux accusés. La réclusion à perpétuité est la peine maximale prévue, la peine capitale ayant été exclue d'emblée dans les statuts du tribunal.

Nuon Chea, l'idéologue du régime khmer rouge, caché derrière ses traditionnelles lunettes noires, et Khieu Samphan, ancien chef de l'Etat du Kampuchéa démocratique, niaient tous deux toute responsabilité dans le génocide commis par le régime khmer rouge. Entre 1975 et 1979, près de deux millions de personnes, soit près du quart de la population, ont disparu, victimes de torture, d’exécutions sommaires, morts de faim ou d’épuisement.

Les deux hommes, tous deux octogénaires, ont été arrêté en 2007. Ils sont jugés pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Leur procès s'est ouvert symboliquement en juin 2011 devant un tribunal cambodgien parrainé par les Nations unies. Quatre responsables du régime khmer ont comparu dans un premier temps mais il ne restait plus ce jeudi sur le banc des accusés que les deux hommes. Ieng Thirith, ministre des Affaires sociales, seule femme à comparaître, a été libérée en 2012 pour démence. Son mari, Ieng Sary, ancien ministre des Affaires étrangères, est, lui, décédé l'an dernier.

Une procédure découpée

En raison du grand âge des inculpés et de la lourdeur des charges, la procédure a été découpée pour permettre l'obtention d'un verdict avant leur disparition. Ce premier jugement concerne, précise notre correspondante à Phnom Penh, Stéphanie Gée, l’évacuation de Phnom Penh et les déplacements forcés des populations, ordonnés sans préavis, dans un climat de terreur, tout en invoquant des prétextes fallacieux, comme de protéger la population des bombardements américains, mais en fait qui visaient notamment à contrôler la population, à neutraliser les ennemis du régime. Ce procès portait aussi sur l’élimination des membres de l’ancien régime, la République de Lon Nol. Nuon Chea et Khieu Samphan ont été jugés en leur qualité de supérieurs hiérarchiques, sous la responsabilité de l’entreprise criminelle commune.

La cour a rappelé que la réalisation par tous les moyens possibles d’une révolution socialiste, en faveur d’un grand bond en avant s’était traduite dans sa mise en œuvre par d’innombrables crimes contre l’humanité commis contre la population civile du Cambodge. A noter parmi les réparations retenues pour les parties civiles, l’instauration d’une Journée de la mémoire.

Les deux condamnés ont fait appel du verdict

Les avocats de Nuon Chea et Khieu Shampan ont immédiat annoncé leur intention de faire appel au prétexte que le verdict était « injuste » et la peine « trop lourde ».

En savoir plus...

A la Une: sommet USA-Afrique, US à fric contre Françafrique ?

usa-afrique

Le sommet USA Afrique s'est achevé hier à Washington. Le quotidien algérien La Liberté, se félicite que les dirigeants africains aient été « épinglés à Washington ». Joe Biden et John Kerry, respectivement vice-président et secrétaire d’État, ont recommandé à leurs invités de ne pas modifier les constitutions de leur pays pour se maintenir au pouvoir au détriment de l’alternance. M. Kerry a cité l'exemple de Nelson Mandela, ancien président sud-africain, qui s’est retiré de la vie politique après un seul mandat présidentiel. John Kerry a affirmé que la plupart des peuples d'Afrique étaient favorables à une limitation à deux mandats pour leurs dirigeants. « Des institutions fortes étaient préférables à des hommes forts, (...) le respect pour la démocratie, ce ne sont pas des valeurs américaines, ce sont des valeurs universelles », a martelé le secrétaire d'Etat américain. Un discours qui a séduit semble-t-il la presse, et notamment le quotidien algérien La Liberté.

Pour une poignée de dollars

Et de son côté, Barack Obama a fait des propositions concrètes selon Fasozine. « Il n’y est pas allé du dos de la cuillère pour évoquer l’offensive américaine en Afrique ». En annonçant près de 33 milliards de dollars pour le continent, sous formes d’aides publiques ou d’investissements privés, le quotidien burkinabè estime que le président américain fait un geste fort en direction des Africains. Le président américain a même étonné Fasozine par son message proche des Africains : « N’importe qui devrait pouvoir commencer un business ou exporter des biens, a dit Obama, sans avoir à payer un pot-de-vin ou embaucher le cousin de quelqu’un. »

Le quotidien burkinabè constate encore que le président Compaoré a été très actif durant ce sommet. En se prononçant sur le thème « Investir dans le futur de l’Afrique », le président du Faso, Blaise Compaoré, a indiqué que le continent possède des atouts. « Il reste à investir dans la réalisation des infrastructures, a t-il dit, afin d’élargir les bases productives du continent, dans l’agriculture et l’environnement, de même que dans la formation du capital humain, notamment dans l’éducation et la formation professionnelle, afin de donner à l’Afrique des ressources humaines qualifiées dont elle a besoin. »

Bégueule contre forte tête

Certains journaux trouvent quand même que ce n'est pas assez. C'est le cas, de Guinée Conakry Info, qui dès le début du sommet n'a pas caché son scepticisme. « Très prudent et sachant qu’il est plutôt dans une logique de séduction, lit-on, le président américain n’a pas été particulièrement provocateur. (...) En face, les autorités américaines se sont heurtées à des présidents africains pas du tout impressionnés. Selon Guinée Conakry Info, de Joseph Kabila à Blaise Compaoré, en passant par Denis Sassou Nguesso, les candidats au pouvoir éternel ont tenu à dire à Barack Obama et aux autres, que ce ne sont pas à eux de leur dicter la marche à suivre. »

Et le site d'information en ligne donne quelques exemples. « Les valeurs qu'Obama recommande aux Africains sont universelles ? Faux rétorque Blaise Compaoré, car pour le chef de l’Etat burkinabé, Il n’y a pas d’expérience unique à partager pour le monde. » Particulièrement sûr de lui, toujours selon Guinée Conakry Info, Blaise Compaoré affirme même : « Il n’y a pas d’institutions fortes, s’il n’y a pas bien sûr d’hommes forts. »

De la parole aux actes

Si on a parlé de respect des institutions, plus concrètement de limitation des mandats, au sommet Etats-Unis-Afrique, certains semblent vouloir concrétiser les paroles en actes. En Algérie, nous apprend El Watan, le parti Jil Djadid appelle à la mise en œuvre de l’article 88 de la Constitution pour destituer le président Bouteflika. « Il y a vacance du pouvoir, lorsque le Président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions ». « Bouteflika, après avoir imposé le 4eme mandat en usant de la force et de la ruse, a confié le pouvoir à des personnes non qualifiées constitutionnellement. » lit-on dans El Watan.

Bonne chance Goodluck !

Au Nigeria, le président Goodluck Jonathan semble vouloir reprendre la main sur le dossier Boko Haram. Très critiqué dans sa méthode, alors qu'Amnesty International a accusé cette semaine l'armée nigériane de massives violations des droits de l’Homme dans sa lutte contre la secte islamiste, le président Goodluck Jonathan se devait de conforter son autorité, à en croire le journal Vanguard. Il a fait plusieurs déclarations ces derniers jours en appelant à plus d'aide internationale pour combattre la secte islamiste. Mais surtout, il a confirmé savoir où se trouvaient les deux jeunes filles capturées dans une école à Chibok, il y a 3 mois. Le président nigérian a insisté sur le fait qu'une opération militaire pour les libérer était délicate, car elle pouvait mettre en péril leur vie. Il y a un précédent : en février 2013, une opération du même type pour libérer des otages avait tourné au carnage.

Selon Vanguard, actuellement, les services de sécurité nigérians seraient en discussion avec des intermédiaires de la secte pour la convaincre de les libérer. Reste que la pression est de plus en plus forte sur les autorités pour les forcer à agir vite.

En savoir plus...

Irak: le controversé al-Maliki s’accroche au poste de Premier ministre

al-maliki

En Irak, la nouvelle avancée fulgurante des combattants de l’EI, face aux Kurdes depuis une semaine est en partie le résultat de la crise politique sans précédent que connaît le pays. Sans Premier ministre quatre mois après les législatives, le Premier ministre sortant, Nouri al-Maliki ne veut pas quitter son poste malgré les vives critiques qu'il suscite. Aujourd'hui, il a jugé toute tentative de l'écarter comme étant «anticonstitutionnelle».

Le mois dernier, les députés irakiens avaient surmonté leurs divisions pour élire les présidents de la République et du Parlement. Mais le choix d'un Premier ministre, qui selon la Constitution irakienne doit être choisi parmi le bloc qui a gagné les élections pose problème.

C'est donc Nouri al-Maliki, à la tête du bloc de « l'Etat de droit », bloc à majorité chiite qui devrait être reconduit. Mais les critiques fusent de toutes parts contre sa politique jugée sectaire et qui lui a mis à dos à la fois les sunnites et les Kurdes.

Même ses anciens alliés chiites, dont les autorités religieuses en Irak comme en Iran évoquent son départ. Le chef du clergé chiite irakien, l'ayatollah Ali Sistani, d'habitude discret, a dans une allusion claire appelé les dirigeants irakiens à ne pas s'accrocher à leurs postes.

De son côté, Nouri al-Maliki s'accroche à l'argument de la Constitution. « Toute démarche constitutionnelle doit respecter la volonté du peuple qui est la source de tous les pouvoirs. Cela exige le respect des engagements constitutionnels, loin des intérêts particuliers et de toutes interférences. Nous refusons toute ingérence dans nos problèmes, qu’elle vienne de l’intérieur ou d’un état étranger, affirme-t-il. Par conséquent, les responsables irakiens doivent se porter garants de la Constitution et ne pas céder face aux critiques. Toute rupture dans le processus constitutionnel ouvrira les portes de l'enfer sur l'Irak. » Nouri al-Maliki sait aussi que peu de candidats se bousculent pour le remplacer.

En savoir plus...

Obama annonce de nouvelles aides américaines pour la sécurité en Afrique

obama
Lors d'une décevante conférence de presse de clôture du sommet États-Unis-Afrique, le président américain a annoncé un renforcement de son aide à plusieurs pays confrontés aux groupes terroristes. Il a aussi annoncé un soutien financier pour la mise en place d'une force africaine de réaction rapide aux crises.
Il est arrivé avec près d'une heure et demi de retard... pour évoquer de nombreux sujets qui n'intéressaient pas directement le continent. Pour sa conférence de presse de clôture de ce premier sommet États-Unis-Afrique, Barack Obama a déçu. Questionné par des journalistes américains - préalablement sélectionnés par la Maison Blanche - sur la politique intérieure, la crise en Ukraine ou encore le conflit à Gaza, il n'a que trop peu parlé des conclusions de ses réunions avec ses homologues africains, qui venaient de s'achever.
S'il n'en a pas dit beaucoup, le président américain a tout de même fait quelques annonces. Les deux plus importantes concernent la politique de coopération sécuritaire des États-Unis en Afrique. La première est le lancement d'une nouvelle "Initiative pour la sécurité et la gouvernance", qui ciblera six pays : la Tunisie, le Mali, le Niger, le Ghana, le Nigeria, et le Kenya. Dotée d'une enveloppe de 65 millions de dollars sur la première année, celle-ci aura pour but de former et renforcer les forces armées nationales face à la menace des groupes terroristes présents sur leur territoire.
... suite de l'article sur Jeune Afrique

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !