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Reportage : Confessions d’un publireporter en Afrique

publireporter

Nous venions de faire cinq heures de piste boueuse à bord d’un vieux 4X4 sans air conditionné à travers la forêt tropicale du sud du Cameroun. J’étais serré dans un costume dont le col épongeait à peine ma transpiration. Ma collègue, dont je n’avais fait connaissance que vingt-quatre heures auparavant, était une très belle blonde, elle aussi engoncée dans un tailleur impeccable. Son front et son décolleté ruisselaient à grosses gouttes. En face de nous, derrière son bureau presque entièrement couvert de piles de papier, était assis le directeur - belge ou italien, je ne me souviens plus - de cette gigantesque plantation de caoutchouc. Ma collègue le pressait de compliments, agitant ses contrats publicitaires et son stylo. Quelques semaines auparavant, j’étais encore assistant de production à Paris. Puis, d’un coup ou presque, je m’étais retrouvé employé par une grosse société de publireportages basée à Madrid, et voilà que je vendais des espaces publicitaires au coeur de la jungle camerounaise.

Monde parallèle

C’était il y a plus de dix ans. Pourtant, pas un mois ne passe sans que je doive expliquer cette industrie du publi- reportage, comment elle fonctionne et ce que j’y ai vécu. Moi-même, avant de pénétrer dans ce monde parallèle au début des années 2000, je n’en savais rien. Car le publireportage est un mot que n’utilisent jamais les principaux intéressés. Lorsque j’ai suivi, en compagnie d’une quinzaine d’autres jeunes gens, une formation éclair de deux semaines à Madrid, on ne nous parlait que « supplements », en anglais, sans accent. Un « supplement », c’est-à-dire un publireportage, est ce livret de quelques pages que vous pouvez voir agrafé ou encarté au milieu de certains magazines et quotidiens internationaux, rédigé avec une police de caractères qui la différencie du reste du contenu. Le plus souvent, un « supplement » concerne un pays en voie de développement, un pays pauvre dont nous devions soustraire pas mal d’argent. Au terme de ces deux semaines de jeux de rôle et de tentatives maladroites de théorisation du business-model, j’avais été jugé prêt pour l’emploi. Trois jours plus tard, j’atterrissais à Douala, au Cameroun. L’aéroport était sens dessus dessous et la ville coupée en deux le long du tracé que devait emprunter ce jour-là le cortège du président Paul Biya. La charmante collègue qui m’attendait pour entamer cette première mission correspondait parfaitement aux exigences décrites dans les leçons que j’avais suivies. Car le premier - et presque unique - secret qu’on nous avait appris durant notre stage madrilène, c’est que le succès de cette industrie repose essentiellement sur les émotions, c’est-à-dire sur le désir du client et notre capacité à le susciter.

Dans une villa cossue

De fait, une jeune et belle femme blonde a des chances d’éveiller le désir, et par conséquent d’oeuvrer au succès commercial de la mission. L’autre exigence était de ne jamais nous présenter comme journalistes du magazine X, mais comme employés de la société Y, agente exclusive dudit magazine. Les magazines internationaux, à l’époque en tout cas, étaient suffisamment jaloux de leur réputation pour faire mine de ne pas nous connaître - tout en prenant l’argent que nous leur apportions. J’ai donc eu pour première mission de produire un « supplement » sur le Cameroun et ses possibilités d’investissement, à insérer dans un magazine américain prestigieux. Le client était le gouvernement camerounais, toujours friand de publireportage, et les entreprises camerounaises. Durant des semaines, nous avons ainsi enchaîné des dizaines de rendez-vous, de dîners ou d’apéritifs auprès de ministres, de directeurs d’agences d’Etat et d’entreprises privées ou publiques. Logés dans une villa cossue du quartier de Bastos, à Yaoundé, avec deux chauffeurs pour notre Mercedes 320, un cuisinier et une femme de ménage à notre service, nous avons sillonné le pays. Le but était de vendre à ces clients des espaces publicitaires dans le « supplement » que nous préparions, des espaces qui se négociaient entre 15 000 dollars pour un huitième de page et 140 000 dollars pour une double page. En contrepartie, une description très avantageuse de l’entreprise et/ou de son dirigeant était garantie dans le « supplement ». Suivant la somme investie, le client se voyait même offrir la possibilité de voir sa photo publiée en couleurs. Dans ces sphères du pouvoir encore très masculines, la présence de ma collègue, désirable et flatteuse, n’était donc pas accessoire : combinée avec la perspective de voir son nom dans un magazine prestigieux, elle avait pour fonction de pousser le client à l’achat par sa seule présence et son sourire.

Chances de séduction

J’avais pour ma part une autre fonction. Il m’était demandé d’être habillé d’un complet sobre et de ne pas trop sourire, de rester en mode mineur. J’étais présenté comme « journaliste », avec carte de visite et bloc-notes pour plus de réalisme, même si je n’avais jamais fait d’école de journalisme ni signé d’article dans de grands médias. Je devais poser des questions complexes sans embarrasser le client et ne jamais couper la parole à ma collègue. Mon rôle consistait donc à rassurer le client sur le sérieux de notre publication. Mais surtout, je devais représenter le mâle dominé par ma collègue et par conséquent incapable de concurrencer notre client sur ses chances de séduction, aussi irréalistes soient-elles. Tout fonctionne à l’émotion, nous avait-on répété à Madrid. Dans les bureaux d’une usine de caoutchouc au coeur de la forêt, dans des bureaux ministériels à Yaoundé ou dans une entreprise d’export à Douala, nous avons ainsi répété des dizaines de fois le même scénario. Première partie : la fille présente le projet, fait l’éloge du client, sourit et s’enthousiasme de tout. Deuxième partie : le garçon fait une interview morne et technique, qui permet au client de briller par ses connaissances. Troisième partie : la fille sort les contrats publicitaires et fait sa proposition commerciale en commençant par l’option la plus chère. Une ou deux fois sur dix, ce petit manège fonctionnait. Nous avons quitté le Cameroun au bout de trois mois, avec près de 400 000 dollars d’espaces publicitaires vendus. Au-delà de la séduction physique, le succès de notre mission reposait aussi sur notre capacité à susciter un mimétisme très néocolonialiste. Le nom d’un magazine prestigieux, les tailleurs sur mesure, le maquillage sophistiqué, l’usage du français ou de l’anglais, les apéritifs au champagne, tout cela devait donner l’illusion de Londres ou de Paris. Yaoundé et Douala n’étaient que d’infortunés décors de second plan.

Reportage au style fleuri

En plus des contrats publicitaires, nous devions envoyer au bureau de Madrid une certaine quantité d’informations sur le pays, sur les personnes que nous avions rencontrées et sur leurs entreprises. Cela devait permettre à d’autres employés, que je n’ai jamais rencontrés, de rédiger un reportage au style fleuri, ponctué de platitudes et souvent constellé d’erreurs factuelles. Les lecteurs du prestigieux magazine américain dans lequel il serait publié apprendraient alors que, sur la terre entière, il n’existe pas de paradis des affaires plus prometteur que le Cameroun. De Yaoundé, je ne garde hélas que très peu de souvenirs, si ce n’est celui de m’être fait braquer avec des amis par six hommes armés de revolvers et de fusils au restaurant « La forêt dense », au terme d’un délicieux dîner de ragoût de crocodile. Il m’arrive d’interpréter cet épisode terrifiant comme une forme de vengeance contre tout ce que mon métier comportait de mensonges et de prédation. Le publireportage continue de prospérer. Aux États-Unis, les quotidiens les plus réputés, pressés de trouver de l’argent, se mettent désormais à les produire eux-mêmes. C’est-à-dire à se faire directement payer par des entreprises pour écrire des articles avantageux. On appelle cela le « native advertising ». Ainsi, la frontière entre contenu sponsorisé et contenu classique, éthique et réaliste, s’efface peu à peu. La petite bactérie qui parasitait le noble animal est en train de le tuer. De mon côté, j’ai poursuivi mes missions au Maroc, aux Philippines, en Egypte, en Turquie, au Qatar et en Serbie. Je gagnais bien ma vie et j’ai vu du pays. Mais j’ai définitivement quitté le monde du publireportage, sans regrets.

 lemonde.fr

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France : Comment s'est déroulée l'attaque contre « Charlie Hebdo »

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La rédaction de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a été attaquée, mercredi 7 janvier, à l'arme automatique. Douze personnes, dont huit journalistes et deux policiers, ont été tuées dans l'attaque, et onze personnes ont été blessées, dont quatre grièvement, selon le procureur de Paris. Ce dernier a esquissé mercredi soir lors d'une conférence de presse le déroulé de l'attaque qui a décimé la rédaction du journal.

L'attaque

Il est 10 heures, ce 7 janvier 2015. Comme chaque mercredi matin, la rédaction du journal Charlie Hebdo se réunit pour sa conférence de presse hebdomadaire au siège du journal, 10, rue Nicolas-Appert, dans le 11e arrondissement de Paris, près du métro Richard- Lenoir.

Vers 11 h 20, au moins deux hommes cagoulés, vêtus de noir et armés chacun d'une kalachnikov se présentent dans un premier temps au numéro 6 de la rue Nicolas-Appert, où se trouvent les archives de Charlie Hebdo. Ils hurlent « C'est ici Charlie Hebdo ? ». Constatant qu'ils sont à la mauvaise adresse, les deux hommes repartent et se dirigent alors vers le numéro 10 de la rue, où se trouve le siège de l'hebdomadaire satirique.
Une fois dans l'immeuble, ils demandent aux deux hommes d'entretien à l'accueil où se trouvent les locaux de Charlie Hebdo. Un agresseur ouvre le feu et tue l'un de ces deux hommes, Frédéric Boisseau, 42 ans, collaborateur de Sodexo en France depuis 15 ans.

Ils montent au deuxième étage, se dirigent vers la salle de rédaction où se trouvait réunie toute l'équipe de rédaction du journal. Les deux hommes ouvrent le feu en criant, selon un témoin, « allahou Akbar ». Les terroristes, toujours selon le témoin, disaient vouloir « venger le prophète. »

La dessinatrice Coco, qui travaille pour l'hebdomadaire, raconte qu'elle était « allée chercher [sa] fille à la garderie ». « En arrivant devant la porte de l'immeuble du journal, deux hommes cagoulés et armés nous ont brutalement menacées. Ils voulaient entrer, monter. J'ai tapé le code. » Elle précise que les hommes « parlaient parfaitement le français » et « se revendiquaient d'Al-Qaida ».

Toujours selon ce témoin, les deux hommes ont « tiré sur Wolinski, Cabu. Ça a duré cinq minutes ». « Je m'étais réfugiée sous un bureau »... Parmi les personnes touchées, le policier chargé de la protection du dessinateur Charb, « qui n'a pas eu le temps de riposter », selon une source policière à l'AFP.

Vers 11 h 30, un appel police secours fait état de tirs au siège de Charlie Hebdo. Des policiers sont dépêchés immédiatement sur place. Les témoins à l'extérieur disent avoir entendu une trentaine de coups de feu.

La fuite

Les assaillants sont ensuite sortis de l'immeuble « par l'allée verte », selon le procureur. Une vidéo prise par un journaliste de l'agence Premières Lignes, réfugié sur le toit, montre que les hommes ont crié « Allahou Akbar » (« Dieu est grand »), en continuant à tirer. C'est à ce moment-là, avant de prendre la fuite dans leur voiture stationnée dans la rue, qu'ils auraient crié, selon des images amateurs diffusées par BFMTV : « On a vengé le prophète Mohammed. »

En quittant le bâtiment, les assaillants se sont trouvés face à une patrouille de police, entraînant une fusillade, qui ne fait pas de blessés. Deux autres policiers, circulant à vélo dans la zone, ont tenté ensuite d'intervenir boulevard Richard-Lenoir. C'est lors de cette troisième fusillade qu'Ahmed Merabe, un policier du commissariat du 11e arrondissement de 42 ans, est touché par un tir. Les deux assaillants l'ont ensuite froidement abattu, selon le procureur de la République de Paris.

Selon un témoin, ils sont alors trois à prendre la fuite à bord de la voiture. Ils se dirigent vers le nord. Les assaillants reprennent alors leur fuite passant place du Colonel-Fabien, en direction de la porte de Pantin. Ils percutent un véhicule Volkswagen, blessant sa conductrice. Ils abandonnent alors leur voiture rue de Meaux, près du parc des Buttes-Chaumont, situé dans le 19e arrondissement.

Ils braquent alors le conducteur d'une Clio, s'emparent de la voiture et prennent la fuite à bord de la Clio. On perd leur trace porte de Pantin. Ils sont actuellement en fuite et activement recherchés par plus de 3 000 policiers. De sources policières obtenues par Le Monde, les trois suspects ont été identifiés. Dans la nuit, un avis de recherche a été lancé. La police recherche deux frères de 32 et 34 ans et un troisième homme âgé de 18 ans. L'un des frères avait été condamné en 2008 pour avoir participé à une filière d'envoi de combattants en Irak.

Une enquête a été ouverte pour assassinat, tentative d'assassinat, vol à main armée en bande organisée, et association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes, a annoncé le procureur de Paris François Molins. Elle a été confiée à trois services de police : la section antiterroriste de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris (le 36 quai des Orfèvres), la sous-direction antiterroriste à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Un des suspects s'est livré à la police, deux frères recherchés

Une source policière, contactée par Le Monde a affirmé, concernant le suspect qui était recherché par la police et s'est rendu de lui-même au commissariat de Charleville- Mézières, qu'"aucune charge" n'avait été retenu contre lui, et que "dans son cas, il ne s'agit que de simples vérifications."

lemonde.fr

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Maroc : Le ministre des Sports démis de ses fonctions

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Le ministre marocain des Sports, Mohamed Ouzzine, a été démis de ses fonctions, à la suite d'une enquête sur les conditions de jeu désastreuses lors du Mondial des clubs organisé au Maroc (10 au 20 décembre 2014). A la lumière des résultats de cette enquête, le roi Mohammed VI a «décidé de mettre fin aux fonctions du ministre de la Jeunesse et des Sports», selon un communiqué du cabinet royal cité par l'agence MAP. Le 13 décembre dernier, les rencontres Cruz Azul (MEX) - Sydney FC (AUS) et Auckland City (NZL) - Sétif (ALG) s’étaient jouées sous une pluie battante et sur une pelouse totalement détrempée malgré les tentatives désespérées des jardiniers, seaux et raclettes en mains, pour l'éponger, laissant entrevoir un problème de drainage. En réaction, la FIFA avait été contrainte de délocaliser en urgence à Marrakech (sud) la demi-finale entre le Real Madrid et Cruz Azul, prévue trois jours plus tard. Une péripétie qui avait suscité une vive polémique. Les médias du royaume avaient évoqué une «honte» nationale et réclamé des comptes, alors que les travaux de réfection du stade de Rabat pour abriter la compétition avaient été évalués à quelque 20 millions d'euros.

lequipe.fr

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Centrafrique : La transition officiellement prolongée de six mois

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Le président congolais et médiateur dans la crise centrafricaine Denis Sassou Nguesso vient de donner son feu vert  pour un prolongement de six mois de la transition, censée initialement s'achever en février.
Dans une lettre adressée  à Catherine Samba-Panza (présidente de la transition), Mahamat Kamoun (Premier ministre) et Alexandre N'Guendet (president du Conseil national de transition), le président congolais a précisé que «l'échéance électorale de février 2015 n'étant plus tenable, constat fait également par le Groupe International de contact sur la République centrafricaine le 11 novembre 2014, il y a lieu de procéder à une extension de six mois de la Transition. En d'autres termes jusqu'au mois d'août 2015».
Denis Sassou Nguesso répond ainsi à la demande formulée fin novembre par les autorités centrafricaines.
Prévues en février, les élections générales censées mettre fin à la période de transition avaient déjà été reportées à une date ultérieure en novembre dernier.  
La charte de transition - qui organise à l'heure actuelle les pouvoirs en Centrafrique - stipule dans son article 102 que la durée de la transition peut être portée de 18 à 24 mois sur «avis conforme du médiateur».

Agenceecofin

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Pourquoi Stephen Keshi décline l’offre

keshi

Approché par la fédération équato-guinéenne pour diriger le Nzalang Nacional lors de la CAN (17 janvier-8 février), le Nigérian Stephen Keshi a décliné la proposition. Il explique pourquoi à «Jeune Afrique».
Éliminé avec le Nigeria lors des qualifications pour la CAN 2015, Stephen Keshi ne disputera pas avec la compétition phare du continent avec la Guinée Équatoriale, le pays organisateur. Joint par Jeune Afrique lundi après-midi, le Nigérian a expliqué avoir refusé l’offre de la fédération équato guinéenne, qui n’a pas renouvelé le contrat de l’Espagnol Andoni Goicoetxea le 31 décembre dernier.
«Je me suis rendu à Malabo en décembre dernier, mais pour discuter d’un contrat de deux ans prenant effet après la CAN. Il y a quelques jours, la fédération m’a contacté pour savoir si le poste m’intéressait. Mais à une dizaine de jours du premier match (le 17 janvier face au Congo), c’est trop court, je ne connais pas l’équipe, ni les joueurs.»
Le champion d’Afrique 2013, qui a admis que l’offre financière formulée par la Guinée Équatoriale «était intéressante» a surtout évalué le risque sportif, puisqu’un éventuel échec aurait pu nuire à sa réputation. «Bien sûr que j’y ai pensé… Pour préparer une CAN, il faut au minimum un mois.» La Guinée équatoriale a confié la sélection à l’Argentin Esteban Becker, qui dirigeait l’équipe féminine depuis 2012.

Source :jeuneafrique.com

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CAN-2015 : Becker nommé sélectionneur de la Guinée Equatoriale

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A 10 jours du début de la CAN 2015 organisée sur son sol, la Guinée Equatoriale vient de nommer un nouvel entraîneur, en l’occurrence, l’Argentin Esteban Becker, a annoncé ce mardi la Confédération africaine de football (CAF).
Après le limogeage de l’Espagnol Andoni Goikoetxea, le 31 décembre dernier, l’Argentin Esteban Becker, champion d’Afrique en 2012 à la tête de l’équipe nationale féminine, prend les rênes de l’équipe masculine.
La Guinée équatoriale avait été exclue en tour préliminaire pour avoir aligné un joueur non qualifié, mais a été repêchée au détriment du Maroc en tant que pays organisateur en reprenant l’organisation de la CAN 2015.
Ce sera la deuxième participation à une CAN du Nzalang Nacional après une première expérience en 2012. La préparation avait aussi été perturbée à l’époque puisque le sélectionneur français Henri Michel avait été remplacé par le Brésilien Gilson Paulo à 20 jours du début de la compétition. La Guinée équatoriale avait atteint les quarts de finale de l’épreuve.

Source : burkina24.com

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Mali : Le président Kéita promet une université internationale à Tombouctou

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« Pour marquer dans du marbre mon ambition pour le Mali et matérialiser le rêve que je nourris pour sa jeunesse, j’ai décidé de lui offrir l’Université internationale de Tombouctou » déclaré Ibrahim Boubacar Keïta au cours de ses traditionnels voeux à la Nation.

Baptisée UNI-T, l’Université internationale de Tombouctou sera, selon le chef de l’Etat, « érigé sur les sables mythiques de la Cité mystérieuse, dans le voisinage immédiat des 333 saints Promettant à ses concitoyens « un joyau architectural », IBK voit dans ce projet « le remède contre l’obscurantisme, l’endroit où les étudiants du monde entier, dans un univers multilingue, viendront recevoir ce que nous sommes et donner ce qu’ils sont. »

Ville-musée regorgeant de centaines de milliers de manuscrits anciens, Tombouctou a abrité, à son apogée au XVème siècle, une université et près de 185 écoles coraniques qui dispensaient diverses matières (théologie droit, astrologie etc.) à plus de 25 000 apprenants de tous âges et de tous horizons, rappelle l’Agence de Presse Africaine.

Sélection : agence ecofin

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Année 2014 : Les 5 événements économiques les plus importants

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L’équipe de l’agence Ecofin a sélectionné les événements économiques qui ont, de son point de vue, le plus marqué l’année 2014. Chacun a voté et, au décompte des points, 5 informations majeures se sont détachées.

1) La chute des cours du pétrole
Le bonheur des uns va faire le malheur des autres. La baisse des cours du pétrole devrait faire gagner quelques points de croissance à l’économie mondiale, selon le FMI. Toutefois, pour les pays producteurs, la pilule est amère, et ceux qui ont trop tardé à diversifier leur économie vont devoir réviser en toute urgence leur business model. Tout du moins si l’on en croit le ministre saoudien du pétrole Ali al-Naimi qui assure que le prix du baril ne remontra plus jamais à 100 dollars. L’OPEP veut maintenir le prix du baril en dessous du seuil de rentabilité du pétrole de schiste. Il sera donc prudent, pour les pays qui comptaient sur les hydrocarbures non-conventionnels pour assurer leur avenir, de réfléchir à un plan B.

2) Le Nigeria devient la première puissance économique du continent
L’actualisation du mode de calcul du PIB a permis au Nigeria de dépasser l’économie sud-africaine et de se hisser sur la première marche du podium africain. Le ralentissement de la croissance en Afrique du Sud devrait contribuer à renforcer le leadership continental d’un Nigeria de plus en plus entreprenant, en dépit des actes effroyables de Boko Haram, des tensions politiques à l’approche des élections présidentielles et de la baisse brutale des recettes pétrolières. Rien ne semble en mesure d’arrêter la marche de ce futur géant qui vient d’annoncer la création de 3,5 millions d’emplois dans l’agriculture en 2015.

3) Les conséquences économiques
C’est en grande partie grâce aux nouvelles technologies que l’épidémie Ebola a été, jusqu’à ce jour, contenue à trois pays d’Afrique de l’Ouest. Le Nigéria, notamment, est ainsi parvenu à éradiquer ses foyers d’infection en quelques semaines. Le pire a également été évité au Sénégal et au Mali. Reste que pour la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria, trois pays dont les infrastructures de santé sont dramatiquement sous-développées, les conséquences sont tragiques avec plus de 20 000 personnes infectées et bientôt 8000 morts.

4) Le succès des eurobonds africains sur le marché international des capitaux
En 2014, les gouvernements et entreprises d’Afrique subsaharienne auront levé plus de 17 milliards de dollars sur le marché international des capitaux. C’est une progression de plus d’un tiers en une année. Les gouvernements ont levé près de 12 milliards : 2 milliards de dollars pour le Kenya, 750 millions pour la Côte d’Ivoire, 1,67 milliard pour l’Afrique du Sud, 2 milliards pour l’Ethiopie, sans parler des sukuks (500 millions de dollars pour l’Afrique du Sud, 200 millions pour le Sénégal…)
Les entreprises ne sont pas en reste avec près de 5 milliards de dollars levés cette année dont First Bank of Nigeria pour 450 millions ou encore Ecobank pour 250 millions. Il semblerait que l’Afrique ne fasse plus peur aux capitaux...

5) Le retour de l’agriculture parmi les priorités africaines
En 2015, le Nigéria veut booster son agriculture pour soigner sa dépendance au pétrole. La RD Congo prend également conscience de son immense potentiel agricole et en fait une priorité. Les Etats africains, dans leur ensemble, veulent cesser d’importer massivement la nourriture, notamment le riz, et font de l’autosuffisance alimentaire l’alpha et l’oméga de leurs programmes économiques. Les jeunes sont invités à s’intéresser à la terre. Les patrons camerounais du GICAM lancent le mouvement « Un patron, une plantation ». L’idée est reprise par leurs confrères ivoiriens. Les TIC s’emparent des problèmes du secteur et les transforment en solutions. Partout, l’Afrique passe au vert.

Sélection : agence ecofin

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Affaire Issa Lohé Konaté : La Cour africaine des droits de l’homme condamne le Burkina

justice

On se souvient de cette affaire qui avait fait beaucoup de bruits au Burkina Faso. En effet, accusé de diffamation par le Procureur du Faso, Placide Nikiéma, le directeur de publication de l’Ouragan, Issa Lohé Konaté avait été condamné par la Justice à 12 mois de prison et à une amende de quatre millions de francs CFA. Amenée devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, l’affaire a connu son dénouement. L’Etat burkinabè est condamné à dédommager le journaliste pour avoir violé l’article 9 de la Charte africaine, l’article 19 du Pacte et l’article 44 du Traité révisé de la CEDEAO. Nous vous proposons ici, le rapport fait par l’Union panafricaine des Avocats (UPA) qui a suivi le dossier de bout en bout. Lisez !

L’UPA a le très grand plaisir d’annoncer la décision de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (Cour africaine) portant sur la requête 04/2013 : Konaté c. Burkina Faso (l’affaire Konaté) qui a été rendue le 5 décembre 2014.
En 2012, Issa Lohé Konaté, directeur de l’hebdomadaire L’Ouragan, basé au Burkina Faso, a été arrêté, jugé et condamné pour diffamation contre le Procureur du Burkina Faso, M. Placide Nikiéma, à une peine de 12 mois de prison et une amende de 4 000 000 francs CFA (6 000 Euros ). Il avait été arrêté suite à la publication de deux articles questionnant le comportement d’un procureur de la République. Les articles ont soulevé des questions sur des allégations d’abus de pouvoir par le bureau du procureur, en particulier dans le traitement d’une affaire très médiatisée relative à la contrefaçon et au trafic de faux billets de banque.
Dans sa requête à la Cour africaine en date du 17 Juin 2013, M. Konaté, représenté par Maître Nani Jansen de Media Legal Defence Initiative (MLDI), a allégué une violation de l’article 9 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (Charte africaine), de l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et de l’article 66 du traité révisé de la CEDEAO. Le requérant a demandé à la Cour de : déclarer que l’emprisonnement pour diffamation viole le droit à la liberté d’expression ; constater que les lois sur la diffamation criminelle ne devraient être utilisées que dans des circonstances restreintes ; ordonner au Burkina Faso de modifier ses lois nationales qui restreignent la liberté d’expression et d’indemniser le requérant en réparation de toutes les pertes encourues, y compris la perte de revenu.
En mars 2014, 18 organisations de la société civile et organisations non-gouvernementales, dont l’UPA sont intervenues en qualité d’amici curiae (amis de la cour) dans l’affaire Konaté à la Cour africaine à Arusha (Tanzanie), pour répondre aux préoccupations croissantes concernant l’utilisation des lois sur la diffamation criminelle pour censurer les journalistes et autres professionnels en Afrique. Le groupe représenté par le directeur exécutif de l’UPA, Me Donald Deya, et Me Simon Delaney de Delaney Attorneys, a fait valoir que les lois contre la diffamation et les injures criminelles sont incompatibles avec la liberté d’expression et compromettent gravement les droits démocratiques des médias et des citoyens concernés à exiger de leurs gouvernements qu’ils s’expliquent. Les gouvernements utilisent souvent ces lois pour faire taire les voix critiques et priver le public d’informations sur les mauvaises conduites des autorités. Le déni systématique de la liberté d’expression mène les pays sur une pente glissante vers l’impunité et l’autoritarisme. Il existe un lien clair entre la censure et la mauvaise gouvernance. Une société démocratique ne peut fonctionner sans un engagement actif pour la liberté d’expression. Les lois sur la diffamation criminelle du Burkina Faso, tout comme celles de nombreux pays africains, sont les vestiges du colonialisme. Ces lois sont incompatibles avec une Afrique démocratique indépendante. Environ 95% des pays dans le monde sont dotés de lois sur la diffamation. En 2013, 211 journalistes ont été emprisonnés pour avoir fait leur travail. Les pays africains sont ceux qui utilisent le plus ces lois incriminant la diffamation pour condamner à une amende et emprisonner des journalistes.
La requête a été jugée recevable et la Cour a procédé à son examen sur le fond. Elle a déclaré :
• À l’unanimité, que l’État défendeur a violé l’article 9 de la Charte africaine, l’article 19 du Pacte et l’article 44 du Traité révisé de la CEDEAO ;
• Les violations de la liberté d’expression ne peuvent être sanctionnées par un emprisonnement. Avec 6 voix pour et 4 contre, la Cour a déclaré que les sanctions existantes non privatives de liberté n’ont pas violé l’article 9 de la Charte africaine, l’article 19 du PIDCP, l’article 66 du traité révisé de la CEDEAO. Toutefois, les sanctions doivent être non seulement civiles mais également proportionnées à la violation sinon elles sont incompatibles avec la Charte ;
• À l’unanimité, que chaque partie supporte ses frais de procédure ;
• Les restrictions doivent viser un but légitime, toutes les peines prononcées par la Haute Cour et la Cour d’appel étaient disproportionnées au crime allégué.
La Cour a ordonné :
• Que l’État défendeur abroge les peines privatives de liberté, et adopte une loi qui réponde aux critères de proportionnalité et de nécessité, dans un délai raisonnable n’excédant pas deux ans.
• Que l’État défendeur indemnise le requérant pour les pertes subies. Celui-ci n’ayant pas indiqué clairement le montant requis dans sa requête, ordonne au requérant de soumettre un mémoire sur les réparations dans les 30 jours à compter de la date du prononcé de l’arrêt. L’État défendeur doit déposer son Mémoire en réponse sur les réparations dans les 30 jours après réception du mémoire du Requérant.
L’UPA salue cette décision historique qui changera le panorama de la liberté d’expression sur le continent africain.

Source : http://www.lefaso.net/spip. php?article62206

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