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Polémique autour de la nationalité d’Ali Bongo Ondimba : L’Ong Mlppt apporte un soutien ferme au président gabonais

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Des esprits tordus tentent de faire des misères à l’actuel Chef de l’Etat gabonais par rapport à sa nationalité. Ils ont voulu jeter du discrédit sur Ali Bongo Ondimba en le qualifiant de Nigérian. Mais plusieurs associations qui n’ignorent rien de l’histoire du président bâtisseur prennent sa défense. Au nombre de celles-ci, il existe le Mouvement de lutte pour la paix entre les peuples et les tribus (Mlppt), une Ong dirigée par le Béninois Paulin Gbodogbé engagée aux côtés d’Ali Bongo Ondimba. Pour ce mouvement, le président gabonais est indiscutablement le fils de son défunt père.

A Libreville, l’affaire fait grand bruit. La nationalité du président gabonais. Après les affirmations faites par le journaliste français, Pierre Péan dans son livre Nouvelles affaires africaines sur la nationalité d’Ali Bongo Ondimba, l’Opposition gabonaise s’est emparée  de la polémique. Elle soutient tout comme Pierre Péan que le successeur d’Omar Bongo Ondimba n’est pas Gabonais mais Nigérian. «Faux», rembarre le président Coordonnateur du Mlppt, Paulin Gbodogbé à Cotonou.  Dans un document qui est parvenu à notre rédaction, son Ong dément en effet les « rumeurs » colportées et servies par des politiciens aigris, en mal de popularité contre un Chef d’Etat ayant pour souci le développement de son pays.  Pour le Mlppt, cet argument est simplement un subterfuge utilisé par les détracteurs d’Ali Bongo Ondimba vivant à Libreville mais aussi installés à Paris pour détruire son image. « C’est un acharnement contre la dignité et l’honneur de l’ancien doyen des Chefs d’Etat africain», précisera Paulin Gbodogbé avant d’affirmer que rien ne peut mettre en doute la filiation existant entre Ali Bongo Ondimba et "Bongo père".  Le Mlppt  affirme par ailleurs disposer  de « quelques photos intimes du regretté président Omar Bongo Ondimba avec ses enfants parmi lesquels son fils, le président Ali  Bongo». L’Ong qui confie, en plus, disposer d’autres preuves attestant de la nationalité gabonaise incontestable d’Ali Bongo Ondimba révèle que « tous ceux qui attaquent la famille Bongo, attaquent aussi sa Majesté le Roi Mohamed VI, compagnon d’enfance du président Ali Ben Bongo pour ne citer que le souverain chérifien qui a partagé l’enfance et la jeunesse du président gabonais». « La famille du regretté Omar Bongo Ondimba n’appartient pas aux seuls Gabonais, elle appartient aussi à toute l’Afrique reconnaissante, car le regretté président  Omar Bongo Ondimba de son vivant avait ouvert son pays à tout Africain qui y a vécu… Il ne mérite pas les diffamations odieuses que certains s’amusent à lancer contre ses enfants», a également écrit le Mlppt pour rabattre le caquet aux ennemis de la famille Bongo Ondimba.

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Mike MAHOUNA

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Noël De Poukn, Président du Conseil d’Administration du Groupe Zénith Sarl, : « Le rêve du frère, l’accomplissement du père»

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« La trace d’un rêve n’est pas moins réelle que celle d’un pas », disait Georges Duby. A cette suite, on pourrait facilement affirmer que le rêve de notre premier Manager à l’affiche de l’année qui nous vient du Togo voisin, s’est réalisé dans le sillage de celui de son frère, journaliste au journal La Colombe et malheureusement décédé avant que ce rêve ne puisse voir le jour. Un rêve qui aura creusé des sillons si profonds dans son esprit et dans son cœur, qu’il ne manquait qu’à les remplir de détermination, de dévouement, et aussi de patience pour le rendre possible et tangible. C’est ce à quoi s’est patiemment employé, Noël De Poukn, jeune entrepreneur de 40 ans. Le groupe Zenith Sarl dont il est le Président du Conseil d’administration a pignon sur rue à Lomé et règne en maître dans un marché de la communication et du marketing pleinement atomisé, où seuls les battants deviennent des gagnants. En vrai métronome il dirige sereinement une équipe d’une cinquantaine de jeunes « aux dents longues », constitués principalement d’amis rencontrés « sur les bancs » du lycée et de l’université. Son entreprise possède aujourd’hui la plus grande régie publicitaire sur laquelle s’appuient de nombreux annonceurs pour la réussite de leurs différentes campagnes d’affichage. Le Groupe Zenith Sarl, c’est également la réalisation de forage, la location de voitures, et d’autres projets encore qu’il se garde bien de dévoiler pour le moment. C’est que Monsieur De Poukn est un homme prudent, à la parole rare mais à l’action prompte. « C’est mon caractère. Dans la vie on a souvent des gens qui parlent sans jamais rien faire et ceux qui préfèrent les actes à la parole vaine et je crois que je suis de ces personnes-là ». Enseignant, fonctionnaire et entrepreneur en plein accomplissement, notre manager assume sa polyvalence et s’offre le plaisir d’ajouter à sa panoplie d’activités, la politique. Il met toute son énergie, son temps disponible et ses ressources au service d’un homme qu’il considère comme la véritable incarnation de la jeunesse, le Président Faure Essozimna Gnassingbé. Monsieur de Poukn ne s’en cache pas, il soutient le Président Faure Gnassingbé. Il a créé une association qui porte littéralement le nom de ce dernier : Nouvelle Jeunesse pour le Soutien au Président Faure (NJSPF). La politique, il ne pourra s’empêcher d’en faire se défend-il à peine. Son père, grand rassembleur et leader politique, en son temps, fut député à l’Assemblée nationale, sous la bannière du Rassemblement du peuple togolais (Rpt). Un détail qui permet de mieux appréhender le parcours de ce jeune homme et d’y voir davantage de cohérence et peut-être même d’y lire un certain signe du destin. « Je crois que politiquement, je suis son fruit » admet-il sans cacher cette pointe de fierté du fils aimant et reconnaissant qui se dit en lui-même avoir réussi à prendre la relève. Je vous invite à travers ces quelques lignes, à la connaissance d’un jeune homme travailleur, un manager qui sait que l’humilité est la marque des grands et  avec une pointe d’humour. Bonne lecture.

Par Djamila Idrissou Souler, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Comment se porte le monde de la communication aujourd’hui au Togo ?

Au Togo, je crois que la communication est plurielle, diversifiée mais encore embryonnaire. Elle a été favorisée ces dernières années par la liberté d’expression, la liberté et la facilité de création des entreprises. Elle est beaucoup influencée par l’Occident, et les décideurs comprennent de plus en plus que la communication est devenue le maître-mot de la vie courante de nos entreprises.

Le Togo est un petit marché, est ce que les entreprises arrivent à communiquer vraiment?

Il y a beaucoup d’agences de communication. Honnêtement, le marché est serré, vraiment émietté et segmenté.  Mais on ne baisse pas les bras. Quand vous êtes dans une arène, vous risquez d’être envoyé au tapis (rire). Les prospections d’aujourd’hui sont les ventes de demain et nous savons que le meilleur reste à venir.

Comment arrivez-vous à tirer votre épingle du jeu ?

Notre première arme c’est la fidélisation de nos clients. Le marché est tellement serré que quand on arrive à capter un client dans notre filet, on fait tout pour ne jamais le perdre. Et puis, nous créons régulièrement de nouveaux services adaptés pour répondre aux besoins de l’heure.

Quelle est l’arme secrète de Zénith communication ? Sans chercher à la divulguer!

L’arme secrète de Zénith, c’est simplement la jeunesse et le dévouement de son personnel. Par ailleurs, nous travaillons tous dans une ambiance familiale et cela apporte vraiment un plus à la société. Parce qu’il y a une belle atmosphère qui règne au sein du groupe et chacun fait son travail dans l’allégresse et cela fait avancer les choses. C’est vrai on est très fraternisé.

Comment avez-vous fait pour en arriver à bâtir une entreprise de cette taille-là, qui a pratiquement le monopole du secteur de la régie publicitaire au Togo ?

Drôle de coïncidence, parce que cette question vient de m’être posée ce matin par un de mes étudiants. Il m’a dit ceci : «Monsieur, vous voyez comment la vie est difficile et si après le Bts, ou la licence on veut devenir imprimeur par exemple mais on n’a pas un parent pour nous aider, les banques refusent de prêter. Comment peut-on y arriver ? » J’ai beaucoup apprécié sa question, qui est pour moi symptomatique d’un étudiant qui se soucie de son avenir. Il est en 2e année de communication d’entreprise, mais il réfléchit déjà, il anticipe. C’est déjà un pas de réussite parce que tout part de nos mentalités, tout part de la créativité et tout part de celui qui sait anticiper le lendemain. Je lui ai répondu «si tu veux être imprimeur, au Togo pour créer une société, les formalités ont été bien simplifiées pour favoriser la libre entreprise. Cela ne coûte pratiquement rien et tu pourras facilement avoir au moins les 50.000 ou 60.000 Fcfa pour créer ta société. Et tu peux commencer par la sous-traitance. Il suffit que tu viennes peut-être dans une direction (je lui ai même donné le nom d’une direction).  Tu vas par exemple à Togo Telecom et tu t’adresses à celui qui s’occupe de la logistique. Tu te présentes en tant qu’imprimeur détenteur d’une carte d’opérateur économique qui vient proposer ses services. L’imprimerie, c’est quoi, c’est la reproduction en nombre. Si on te donne par exemple un bordereau à multiplier en 20 ou 30 000 exemplaires, tu le prends. Et c’est comme ça qu’on démarre une entreprise pour aller vers les sommets de la réussite. »

Est-ce aussi facile que de le dire ? N’est-ce pas qu’il faut connaître quelqu’un, qui connaît quelqu’un ? Vous connaissez le refrain…

Il faut connaître Dieu aussi et quand tu viens, la personne peut s’ouvrir à toi, il faut oser. Tu vas sous-traiter et si tu as vraiment deux ou trois marchés, par trimestre, je crois qu’en deux ans, tu peux t’acheter au moins une première machine d’imprimerie à une couleur.

Pas une voiture, pas une maison ?

Non pas du tout, il faut chercher à s’installer. Cela n’est qu’un exemple. C’est une façon de leur dire qu’il faut d’abord apprendre à se prendre en compte soi-même. Il faut oser et ne pas se mettre des barrières inutiles alors que cela n’existe pas. Il faut toujours forcer et cela va s’ouvrir. Car souvent, ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas mais c’est justement parce que nous n’osons pas que les choses paraissent difficiles.

Est-ce ainsi que vous avez procédé ?

Je n’ai pas fait mieux que cela.

De combien êtes-vous partis pour créer votre Groupe ?

Au fait, pour moi c’est un peu historique dans la mesure où moi, j’ai hérité ce métier de mon défunt frère aîné qui était un journaliste de la presse privée. Il était le Directeur de publication du journal La Colombe et avec lui, je partageais tout. Donc quand bien même j’étais encore fonctionnaire de l’administration, je me donnais à cœur joie à la rédaction des articles parce que c’est mon domaine. Mon frère aîné avait ce projet d’agence de communication. Mais, malheureusement, il n’a pas pu le concrétiser, parce qu’il a perdu la vie dans un tragique accident. C’était en 2009. Il est donc parti, mais ses idées devaient demeurer et c’est sur cette ancienne corde que j’avais donc décidé de tisser la nouvelle. Presque six années plus tard, cela a donné ce que vous pouvez constater aujourd’hui.

C’est donc un peu comme un hommage que vous lui rendez ?

Un hommage tout à fait mérité !


Est-ce que par exemple, vous avez bénéficié de l’aide de vos parents, ou de tierce personne pour monter votre entreprise ?

Leur  contribution, se résume au fait que ce sont eux qui se sont occupé de nos études. Heureusement, nos parents sont des propriétaires terriens dans la région, ils ont de temps en temps, eu à vendre des parcelles pour nous aider. Notre père était par ailleurs un forestier et avait beaucoup d’hectares de reboisement. Et à chaque fois qu’il y avait un besoin, il n’hésitait pas à faire la coupe de ses tecks et les vendre pour nous soutenir. Cela a été vraiment un plus pour nous dans la famille.

Sur la liste des différentes activités de votre groupe, je vois mentionner forage. Qu’est-ce que l’événementiel, la communication et le markéting ont à voir avec le forage ?

Effectivement nous sommes partis de la communication, le markéting et l’événementiel. Mais je vous le disais au début, Zénith, c’est le cercle de la créativité. Nous avons constaté que la population togolaise en générale et celle rurale en particulier était en manque d’eau potable. Quelle pouvait être notre contribution ? C’est dans cette optique que nous nous sommes dit que la meilleure manière de donner de l’eau potable à la population c’est la création des forages. Nous nous sommes demandé pourquoi ne pas créer cette branche ? Et c’est à partir de la création de cette branche que nous avons laissé l’appellation de Zénith seul, pour devenir Groupe Zénith. Nous sommes en train de faire les premiers pas.

Combien de puits avez-vous déjà creusés ?

Nous sommes très jeunes dans ce domaine, nous n’en avons pas encore creusé une vingtaine. Dison au moins dix. Dans Lomé on en a fait un seul en attendant. Dans les villages il n’y a pas de problème. Mais rassurez-vous, je crois que nous sommes à la merci des demandes.

De nombreuses personnes louent votre générosité et votre sens d’altruisme. Vos œuvres caritatives à travers votre Association, sont reconnues dans le pays.

Vous savez, on ne vit pas seul dans la vie. Ma foi chrétienne aussi me l’apprend. Parce que Dieu veut qu’on partage le peu qu’on a avec ses semblables. Quand tu donnes du pain à une personne, c’est à tout un peuple tu le fais. Et quand on fait de ses rêves une réalité, ce n’est pas que pour nous. Il faut respecter les règles de la vie. C’est une œuvre sociale parce qu’on ne le fait pas en attente d’une gratification quelconque. On le fait parce que c’est nécessaire. Même si les gens pensent que c’est pour une raison précise derrière, il ne faut même pas y penser.

Et vous êtes un grand mécène culturel aussi et vous aidez beaucoup d’artistes chanteurs… on m’a dit qu’ils sont rares ces dossiers de sponsoring que vous n’acceptez pas ici.

Oui, nous-nous sommes dit qu’il faut aider surtout les jeunes au Togo. Personne ne s’en soucie, mais les artistes ont des difficultés.  Ils rasent les murs comme des albatros aux ailes coupées. Nous à Zénith, nos recettes sont partagées et on a donné une place importante à ces soutiens surtout aux artistes qu’ils soient du Nord ou du Sud, de l’Est  comme de l’Ouest. Quand Ils ont besoin de nous, nous répondons au même titre que les autres.


Vous soutenez le Président Faure, est-ce qu’on ne dira pas que ce sont des raisons politiques qui sont derrière tout cela ? C’est parce que vous avez des ambitions politiques que vous le faites ?

Non, mais les gens sont libres de croire ce qu’ils veulent. Cependant, je crois que la réalité ne se cache pas. Quand tu soutiens quelqu’un ton attitude le démontre. N’ayons jamais peur du qu’en-dira-t-on. Un proverbe africain le dit si bien : « si tu as peur des yeux de la grenouille, tu mangeras une pâte sans sauce». Je ne fais pas de la politique politicienne mais de la politique de développement. Je soutien la politique de développement et de reconstruction du pays à travers l’union et la fraternité, et je crois que tout citoyen aimant son pays devrait défendre ces valeurs.  

Mais est-ce que ces actes de générosité et ce soutien dont vous faites montre n’ont pas pour but d’obtenir une aide pour votre entreprise ? Pour avoir des marchés juteux de la Présidence.

Je n’ai jamais eu de marchés de la présidence. Je n’ai jamais moi-même eu le temps d’aller négocier un marché parce que j’ai mes lieutenants qui le font, et moi ils ne font que me rendre  compte des marchés pour voir si cela a marché ou non. Nous-nous battons avec les concurrents et quand cela marche c’est tant mieux, dans le cas contraire, on se ravise. La plupart des grands marchés font l’objet d’un appel d’offre transparent et public qui ne laisse pas la place à cette forme de corruption.

Alors, à contrario est-ce que le fait d’afficher sans ambages votre soutien à Faure Gnassingbé ne dessert pas aussi votre entreprise ?

Vous savez, ce sont là des mentalités africaines. Cela ne manque pas et c’est regrettable. Mes éléments me l’ont toujours rapporté et je leur ai toujours dit de ne pas considérer cela. Quelqu’un qui agit ainsi, c’est de la mauvaise foi. Dans la mesure où si tu veux une prestation et tu sais que c’est telle agence qui peut te donner un résultat concluant, je crois qu’il ne faut pas tenir compte de certaines considérations. Moi je pense que je ma bats même contre cela et là où il ne faut même pas avoir une casquette politique, on ne le fait pas. Celui que je soutiens politiquement a fait de cette philosophie son leitmotiv et je ne sais pourquoi je
m’en écarterais.

Le nom de l’association c’est le nom de Faure Gnanssigbe. Et vos œuvres caritatives portent ce nom-là! Vous aviez besoin de mettre autant en exergue le nom du Président. Pourquoi pas une association neutre?

C’est une association avec le Président Faure parce que nous soutenons sa politique et qu’il est un modèle pour nous. C’est la première ligne droite de notre association. Mais au-delà de cela, il y a des œuvres caritatives et sociales qui en ce moment ne demandent pas qui est  pour ou contre le Président Faure. Cela n’a rien à voir avec centaines œuvres que nous faisons. Par exemple, nous avons récemment lancé sur toute  l’étendue du territoire national, une campagne foraine d’établissement d’acte de nationalité aux élèves de terminale, qui n’en avaient pas. Mais nous avons demandé aux responsables des établissements, de nous faire des listes des élèves qui n’avaient pas cette pièce. On n’a pas demandé la liste des élèves qui soutiennent le Président Faure, même cela était sous le couvert de l’association soutenant le Président. C’est donc les actes que nous posons qu’il faut considérer.


Vous êtes aussi Président d’un club de football…

Oui, je suis un fou du football, depuis l’enfance, non seulement j’aimais le football, mais pour l’histoire c’est que depuis le collège on m’appelle Petit Pelé.

Un bon attaquant donc !

Ah oui ! J’étais un bon attaquant, et j’ai toujours aimé ce sport et jusqu’à aujourd’hui. Je suis d’ailleurs le Président d’honneur d’une équipe de première division, de la ville Dapaong qui a même occupé le 4e  rang lors du dernier championnat d’élite du Togo. Le football c’est vraiment mon sport préféré. Le groupe Zénith une équipe qui s’entraine sans relâche et ce serait un plaisir de défaire l’équipe de Matin Libre si vous en avez une (rire)

Les clubs de football sont des entreprises qu’il faut réussir à faire tourner. Vous avez des sponsors?

En Afrique, quand on dit que quelqu’un est un manager, il faut comprendre que cela doit faire souffrir sa poche.

Donc, vous souffrez ?

Non je parle en  général, moi je ne souffre pas parce que je le fais avec bon cœur et je fais ce que je peux. Et  je ne fais pas seul parce que quand cela me dépasse, j’appelle au secours les autres aînés de la région. Le football, c’est une affaire collégiale on ne peut pas le faire tout seul. Un seul doigt ne peut lécher une assiette n’est-ce pas ? C’est ensemble que nous pouvons relever les défis qui s’offrent à nous.

Comment s’organisent vos journées ?

Non je n’enseigne pas tous les jours, j’ai à peine six heures par semaine. Sinon les journées où j’ai cours, j’y vais d’abord et je viens au service ici après et j’y reste toute la journée. Je rentre à midi, et je reviens dans l’après-midi.

Vous êtes le Pca de Zenith mais en même temps vous êtes Ape au service des impôts. J’ai dû mal à comprendre comment vous concilier les deux. En outre, on ne dira pas que vous restez dans la fonction publique pour le salaire que vous percevez ou pour le plaisir d’être un exécutant. Pourquoi ne démissionnez-vous pas ?

Pour moi c’est important de ne pas démissionner. Le salaire que je perçois m’intéresse parce que je sais que c’est quelque chose que je mérite à la sueur de mon front. L’argent que je gagne en étant fonctionnaire est même celui que je dépense avec plus de plaisir que les autres. Je suis quelqu’un qui aime travailler. Je n’aime pas la sédentarité, j’aime faire beaucoup de choses à la fois. C’est pour cela que j’ai accepté de travailler dans la fonction publique.

Êtes-vous inquiet ? Avez-vous peur du lendemain ?

Je n’ai pas peur du lendemain, je suis très optimiste. Mais je vois mon optimisme encore plus grand dans la fonction publique.


Quel est votre idéal en tant que grand manager ? Comment menez-vous votre vie ?

Honnêtement parlant, Je crois que je suis homme comme tous les autres, je n’aime pas trop me démarquer de façon particulière.  Sur le pan philosophique, chacun a un comportement dans la société, mais moi j’aime le conformisme, j’aime poser les actes qu’il faut dans la normale pour ne pas enfreindre à certaines règles divines comme sociales. Ce que j’aime le plus, c’est le succès. J’ai horreur des échecs et quand j’ai des ambitions, une visée, je ne me presse pas, je prends un peu mon temps et avec la grâce de Dieu, j’y arrive toujours.

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Profil de notre manager


 

Noel Mantode De Poukn est né en 1976 à Dapaong. Après un Bts en communication des entreprises, il passe en 2003 un concours de recrutement dans la fonction publique. Cela ne l’empêchera pas de continuer ses études pour enfin obtenir en 2010, son Master II en management des entreprises à l’Institut Africain d’Administration des Etudes Commerciales. Depuis 2006, il est Chef matériel à la Direction Générale des Impôts. Il est le Président de plusieurs associations de jeunesse. Il est professeur de production graphique au Cifop et à Adonaï et enseignant de médias et hors médias au CIB-INTA. Il est enseignant de  production graphique, de médias et hors médias dans de grandes universités privées du Togo. Noel De Poukn est marié et père de 4 enfants.

D.I.S

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20e session du Cos-coton : Trouver des stratégies pour une compétitivité du coton africain

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La salle bleue du Palais des congrès de Cotonou a accueilli mercredi 11 mars 2015, la 20e session du Comité d’orientation et de suivi du partenariat Union européenne –Afrique sur le coton (Cos-coton). Cette rencontre marquant le 10e anniversaire du Cos-coton, permettra aux participants d’échanger sur les nouvelles stratégies pour la compétitivité du coton africain.

La rencontre de Cotonou vise à évaluer le chemin parcouru depuis la création du Cos-coton afin d’adopter de nouvelles stratégies pour impulser une dynamique nouvelle au développement des filières cotonnières africaines. « Notre rencontre se veut, à plusieurs égards, un tournant dans la vie du Cos-coton » a déclaré la ministre du Commerce, François Abraoua Assogba, parce que, poursuit le ministre, elle permettra la mise en place de nouvelles stratégies susceptibles de  répondre aux nombreux défis auxquels  demeurent confrontées, les filières cotonnières africaines.  Elle a en outre exprimé sa gratitude à tous ceux qui ont permis l’émergence de ce cadre d’échange et de discussion qu’est le cos-coton.  Pour le représentant du Président de la commission de l’Union européenne, le coton revêt une importance particulière dans les relations Acp-Ue. Et c’est ce qui justifie la mise en route d’un programme financé à hauteur de 11 millions d’euros. La rencontre de Cotonou permettra  donc  à l’en croire, de faire le point sur le cadre d’action et des stratégies pour le développement du coton, en vue de redéfinir le secteur en fonction des exigences actuelles.
Le représentant du Secrétaire général du groupe Acp a pour sa part, placé le coton au cœur  des préoccupations du groupe.  Aux nombreux défis plombant le secteur, Yao K. Adingra propose le renforcement de la coordination et la cohérence des actions aussi bien au niveau des partenaires de l’Union africaine, que du Nepad et autres communautés régionales.
« La production du coton constitue une des principales sources de croissance des économies de nos pays (plus de 60% de nos recettes d'exportation) et une importante source d'emplois et de devises » a affirmé le ministre des Affaires étrangères représentant le chef de l’Etat. Mais  malheureusement reconnaît-il, le secteur est confronté aux  défis de la productivité, de  la commercialisation, de la transformation locale, de la protection de l’environnement et celui de la sécurité alimentaire. ¨Face à ces défis, la mise en place du partenariat Ue-Afrique sur le coton en 2004 à Paris a  été une décision salutaire reconnaît-le ministre. Mais 10 ans après sa mise en route, plusieurs questions demeurent.  Il conviendrait donc à en croire le ministre, d'envisager la création d'un cadre de concertation et de partenariat entre les différents acteurs. L'exemple du Cos-coton est, à cet effet, à saluer et à pérenniser. Dans ce cadre, la Feuille de route panafricaine sur le coton vient à point pour  créer des conditions propices à la mise en œuvre d'une stratégie panafricaine pour relever les défis du secteur coton en Afrique. Tout en exprimant sa reconnaissance à l’Ue au nom du Chef de l’Etat, Arifari Bako a lancé un appel au  partenaire européen afin que la question des produits de base en général et celle du coton en particulier soit prise en compte dans l’exercice de programmation du 11è Fonds européen de développement (Fed) en cours de programmation.
 
Thomas AZANMASSO (Stag.)

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Fespaco 2015 : Le palmarès officiel complet

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La 24ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) a fermé ses portes depuis le samedi 07 mars dernier. Une vingtaine de prix ont été décernés à la fin de cette biennale. Une biennale à laquelle six réalisations béninoises ont participé.  Au finish, aucun film, à en croire le palmarès officiel publié sur le site www.fespaco.bf, n’a été primé au cours de ce festival. Mais  faux, rétorquent certaines personnes qui affirment que le Bénin a bel et bien eu un prix. Où ont pu bien passer le nom du réalisateur et le titre de ce film primé ? Dans quelle catégorie a-t-on eu ce film ?  A-t-il été réalisé par un cinéaste qui a candidaté depuis le Bénin et qui a voulu rendre hommage à sa propre nationalité ? Nous continuons nos recherches pour en savoir un peu plus.

Mike MAHOUNAN

   Section Long-Métrage

-     Etalon d'Or de Yennenga : "Fièvres" d’Hicham Ayouch (Maroc)
-     Etalon d'argent de Yennenga : "Fadhma N’Soumer" de Belkacem Hadjadj (Algérie)
-     Etalon de bronze de Yennenga : "L’œil du cyclone" de Sékou Traoré (Burkina Faso)
-     Prix de la meilleure interprétation féminine : Maimouna Ndiaye dans "L’œil du cyclone" de Sékou Traoré (Burkina Faso)
-     Prix de la meilleure interprétation masculine : Fargass Assande dans "L’œil du cyclone" de Sékou Traoré (Burkina Faso)
-     Prix Paul Robeson (Meilleur film de la diaspora): "Morbayassa, le serment de Koumba" de Cheik Fantamady Camara (Guinée-Conakry)
-     Prix Oumarou Ganda (meilleure première œuvre): "L’œil du cyclone" de Sékou Traoré (Burkina Faso)
-     Prix du meilleur scénario : Marcel Beaulieu pour "Fadhma N’Soumer" de Belkacem Hadjadj (Algérie)
-     Prix de la meilleure image : Ali Benjelloun pour "C’est eux les chiens" de Hicham Lasri (Maroc)
-     Prix du meilleur son : Phillipe Grivel et Dominique Vieillard pour "Fadhma N’Soumer" de Belkacem Hadjadj
-     Prix de la meilleure musique : Amine Bouhafa pour "Timbuktu" d’Abderrahmane Sissako (Mauritanie)
-     Prix du meilleur décor : Sébastien Birchler pour "Timbuktu" d’Abderrahmane Sissako (Mauritanie)
-     Prix du meilleur montage : Isabele Devinck pour "Fadhma N’Soumer" de Belkacem Hadjadj (Algérie)
-     Prix de la meilleure affiche : "Cellule 512" de Missa Hébié (Burkina Faso)

   Prix des Ecoles africaines de cinéma

- Prix du meilleur film fiction : "Sagar" de Pape Abdoulaye Seck (Ecole supérieure des arts audiovisuels, Maroc)
-     Prix du meilleur film documentaire : "Je danse, donc je suis" d'Aïssata Ouarma (Institut supérieur de l’image et du son, Burkina Faso)
-     Prix spécial du jury : "The Traveller" de Peter Sedufia (NAFTI, Ghana)

   Section court-métrage

-     Poulain d’or : "De l’eau et du sang" d’Abdelilah Eljaouhary (Maroc)
-     Poulain d’argent : "Madame Esther" de Luck Razanajoana (Madagascar)
-     Poulain de bronze : "Zakaria" de Leyla Bouzid (Tunisie)

   Section documentaire

- Premier prix : "Miners Shot Down" de Rehad Desai (Afrique du Sud)
- Deuxième prix : "Devoir de mémoire" de Mahmadou Cissé (Mali)
- Troisième prix : "Tango Negro, les origines africaines du tango" de Dom Pedro (Angola)

   Section série télévisuelle

-     Prix de la meilleure série : "Chroniques africaines" de Marie-Christine Amon (Côte d’Ivoire)
-     Prix spécial du jury : "Eh les hommes, Eh les femmes" d’Apolline Traoré (Burkina Faso)  

   Prix des institutions

-     Prix spécial de l’intégration de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) : "L’œil du cyclone" de Sékou Traoré (Burkina Faso)
-     Prix CEDEAO de la meilleure réalisatrice ouest-africaine : "Des étoiles" de Dyana Gaye
-     Prix de l’Union européenne : "Avant le printemps" d’Ahmed Atef (Egypte)
-     Prix du Conseil de l’Entente : "Run" de Philippe Lacôte (Côte d’Ivoire).

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20e session du Cos Ue-Afrique sur le coton : La filière coton au cœur des débats à Cotonou ce jour

agriculture

En prélude à  la 20e session du comité d’orientation et de suivi du partenariat entre l’Union européenne et l’Afrique sur le coton (Cos-coton)  qui se tient  ce mercredi 11 mars 2015 au Palais des congrès de Cotonou, le ministère des Affaires étrangères , de l’intégration africaine et des béninois de l’extérieur a organisé un point de presse hier mardi, pour une large information sur la rencontre. En lieu et place du ministre des Affaires étrangères, Nassirou Bako-Arifari, c’est sa  collègue de l’industrie, du  commerce et des petites et moyennes entreprises, Françoise Abraoua Assogba, qui était face aux professionnels des medias.

La 20e  session du Cos-coton est précédée de la 3e réunion du comité de pilotage du Programme d’appui à la consolidation du cadre d’Action pour le partenariat Ue-Afrique sur le coton. Elle  connaîtra la participation de toutes les parties prenantes du partenariat Ue-Afrique sur le coton, des acteurs des filières cotonnières en Afrique ainsi que des partenaires techniques et financiers œuvrant  pour le développement du secteur du coton africain. Cette 20e session marquant la célébration du 10e anniversaire dudit partenariat, permettra aux participants, d’engager une profonde réflexion sur les enjeux et les perspectives pour le coton africain, dix ans après la mise en place du partenariat. La rencontre de Cotonou permettra également aux acteurs du secteur du coton en Afrique, de procéder à la validation de la Feuille de route panafricaine sur le coton (Frpc). La 20e session du Cos-coton sera enfin  l’occasion pour les participants, d’obtenir de l’Union européenne et des partenaires techniques et financiers, un engament politique en vue de la poursuite du partenariat et des appuis au secteur du coton africain, dans un souci de consolidation des acquis obtenus ces dernières années.

Le partenariat Ue-Afrique sur le coton

Le partenariat entre l’Union européenne et l’Afrique sur le coton a été établi en juillet 2004 au Forum de Paris, pour répondre aux défis majeurs auxquels font face les filières cotonnières africaines.  Il vise à contribuer à la lutte contre  la pauvreté dans les zones cotonnières africaines par l’amélioration de la compétitivité, de la valeur ajoutée, de façon à optimiser l’impact  sur le revenu des producteurs grâce à la mobilisation des partenaires. Dès 2004, ce partenariat a mobilisé un financement de  près de 570 millions d’euros alloués aux filières cotonnières dont 70% proviennent de l’Union européenne. Le Bénin a bénéficié dans ce cadre, d’un montant total de 50 000 000 d’euros, soit 32milliards 800 millions de Fcfa. Tour à tour le Secrétaire général adjoint, porte parle du Maeiafbe, l’ambassadeur Simplice Gnanguessi, le représentant  du secrétaire général du groupe Acp, Yao K. Adingra, et l’ambassadeur du Bénin près l’Ue, Charles Todjinou ont apporté des éclaircissements sur les mesures prises  pour surmonter les défis du coton africain. La ministre du commerce a quant à elle rassuré les uns et les autres par rapport aux préparatifs de la rencontre.

Thomas AZANMASSO (Stag.)

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24ème édition du Fespaco : Le Bénin rentre sans trophée

fespaco

« Coeurs errants », « Courses pour la vie » et toutes les autres réalisations béninoises présentes à la 24ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), n’auront pas convaincu les membres des différents jurys. Ils n’ont pu alors primer ne serait-ce qu’un seul film béninois. Et pourtant, les espoirs étaient permis. Partis dans la capitale burkinabé avec six films de différentes catégories dont notamment une série télévisuelle « fabriquée » par la crème de la production c i n é m a t o g r a p h i q u e béninoise, les ambassadeurs du septième art béninois espéraient rentrer au bercail avec des gains dans leur cagnotte. Comme à « Clap Ivoire » ou d’autres festivals où le Bénin s’est tiré d’affaire par le passé. Mais rien n’y fit. Qu’est-ce qui a pu bien se passer ? On se le demande avec le soin pris dans la réalisation de ces différents films retenus. Le vin est à présent tiré et il ne reste qu’à le boire. Il revient désormais aux cinéastes béninois de se remettre en cause.

Difficiles conditions de voyage

Embarquées dans un bus, c’est avalant les centaines de kilomètres que des membres de la délégation béninoise constituée de la Direction de la cinématographie du Bénin ont rallié Ouagadougou. Si voyager par voie de terre n’est pas une tragédie, il est cependant un fait à déplorer. Car, les représentants du Bénin au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou devraient être considérés comme des ambassadeurs de notre pays. Et, ils l’étaient avec des films sélectionnés dans différentes catégories. Mieux, le conseil des ministres en ses sessions des 18, 20 et 26 février 2015 a autorisé la participation du Bénin à la manifestation. C’est dire que des moyens ont été mis à la disposition de la Direction de la cinématographie pour offrir de décentes conditions de voyage aux festivaliers. Mais rien n’y fit. La raison saute à l’oeil : la présence à Ouagadougou dans cette délégation de gens qui n’avaient rien à y faire. Pour faire le plein, le Directeur de la cinématographie et ses collaborateurs ont misé sur le nombre. Un nombre embarqué dans un bus pour le pèlerinage ouagalais.

Revoir les choses à l’avenir...

Qui doit être de la délégation du Bénin au Fespaco ? Comment certains se sont-ils retrouvés dans cette délégation a priori supposée être celle des professionnels du 7ème art ? Autant de questions qui font penser que le tir doit être corrigé. La prochaine édition de la biennale de Ouaga du septième art, c’est en 2017 et des pratiques d’impréparation ou de mauvaise gestion ne devraient plus s’observer.

Mike MAHOUNA

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Ouagadougou : Quand le Fespaco monte un scénario contre Ebola

FESPACO-Ebola

Deux faits majeurs ont retenu l’attention des festivaliers présents à la 24ème édition du festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). Le comité d’organisation de la biennale a mis un point d’honneur à s’occuper de l’aspect sécuritaire, en raison des renseignements fournis par les chancelleries du Burkina à l’extérieur. Les mesures sanitaires ont été également prises.

« Fespacom… » avait titré il y a quelques semaines, un magazine panafricain pour montrer que le Fespaco n’entendait pas se comporter comme les autres événementiels à travers le continent. Et même au Burkina où littéralement « la souris a traîné sa queue » sur le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (Siao). La menace de la propagation du virus Ebola avait en effet bon dos. Organisant contre  vents  et marées cette 24ème édition, l’équipe dirigée par le Délégué général Ardiouma Soma  s’est préoccupé de la  santé  des festivaliers et de tous  ceux qui  ont fréquenté les différents lieux dédiés aux manifestations. Ainsi  a-t-on remarqué aussi bien à l’entrée du siège du festival, qu’à celle du Palais  des sports qui  a  abrité la  cérémonie d’ouverture, ou encore aux entrées des différentes  salles de spectacles, des agents de santé qui servaient obligatoirement des solutions hydro-alcooliques. Avant de franchir la porte des différentes enceintes en effet, il fallait se frotter les mains avec cette panacée trouvée pour éloigner du  Burkina, le risque éventuel de contamination à Ebola.
Une leçon qui doit faire école

L’exemple donné par le Burkina à travers les mesures sanitaires prises dans le cadre  de la 24ème édition du Fespaco devrait être triché par  les organisateurs d’autres manifestations sur le continent. On se rappelle que la  direction provisoire du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) a  frôlé l’annulation pour la même cause relative à  Ebola. Alors que le festival a été  finalement organisé, on n’ pas  en mémoire que  de pareilles mesures ont été prises. Le cas burkinabé aurait  pu être imité  par le Maroc qui a décliné dans les dernières minutes, l’organisation de la  Can 2015.   

Il faut tirer  alors  un coup de  chapeau au Comité d’organisation du Fespaco qui a sorti la grande artillerie pour barrer la route à  Ebola.
           
YPL, Envoyé spécial à Ouagadougou

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En marge du Fespaco 2015 : Le Codesria réfléchit sur le cinéma africain

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Ouagadougou a  accueilli les samedi 28 février et  dimanche 1er mars derniers, un  colloque organisé par le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria). Scientifiques, enseignants, étudiants de cinéma et journalistes ont participé à cette rencontre qui rentre dans le  cadre de la 24ème édition du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou.   

« De la scène à l’écran : interface entre théâtre et film »…Le thème des assises de Ouagadougou organisées par le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria) a cadré avec l’événement qui met actuellement Ouagadougou sous les feux de la rampe. Venus de divers horizons, les participants ont échangé autour de plusieurs thèmes. Les communications de la première journée ont évoqué le pont existant entre le théâtre et le cinéma en Afrique. Dans sa présentation, Jahman Anikulapo du Nigéria a évoqué des noms comme Wolé Soyinka, Dany Kouyaté ou Djibril Diop Mambety qui ont su passer du quatrième au septième arts soit à travers l’adaptation de leurs œuvres à l’écran, soit en tant que comédiens devenus acteurs.

Le Professeur Aboubakar Sanogo a quant à lui, parlé du cas de Med Hondo qui est une figure  majeure du cinéma africain. Selon le communicateur, le franco-mauritanien est une personnalité importante comme Ousmane Sembène dans l’arène cinématographique. Celui qui double pour la plupart du temps  les voix d’Eddy Murphy, de Denzel Washington et autres, aura aussi pris par le théâtre pour aboutir au cinéma.

D’autres thèmes présentés par d’éminentes personnalités du monde cinématographique, ot aussiq meublé le cours de cette assise du Codesria où une forte présence des étudiants en cinéma de l’université de Lagon à Accra, a été remarquée.

Yves-Patrick LOKO, Envoyé spécial à Ouagadougou

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Séminaire des journalistes sportifs africains : La presse béninoise présente à Kigali

presse-kigali

La presse sportive béninoise ne sera pas en marge du Séminaire des journalistes sportifs africains qui aura lieu à Kigali les 11 et 12 mars 2015 dans le cadre de la 9è édition de la Convention internationale de sport en Afrique (Cisa 2015). A ce rendez-vous international d’acquisition de nouvelles connaissances dans le domaine du sport, on remarquera la présence effective des journalistes béninois. Hugues Aristode Sagbo, représentant le Réseau des journalistes de sport au Bénin (Rjsb) et  Euphrasie Capo-Chichi, présidente de l’Union des femmes reporters sportifs d’Afrique (Ufresa) vont honorer la presse béninoise à ce séminaire qui sera à sa 4è édition. Par leur apport personnel, les deux béninois vont certainement laisser une bonne image de ce qui se fait au Bénin en matière de sport. Pour ce séminaire, les thèmes inscrits au programme porteront entre autres sur les techniques pour rentabiliser un organe de presse sportif, l'éthique et la déontologie du journaliste sportif et la Couverture d'une grande manifestation omnisport. Aussi, apprend-t-on que le président du Comité national olympique et sportif béninois (Cnosb) sera présent à Kigali pour prendre part à la Cisa. Le Comité d’organisation dirigé par Diamil Faye met déjà les bouchées doubles pour réserver un accueil chaleureux à la cinquantaine de participants attendus et provenant d’une quinzaine de pays.

Abdul Fataï SANNI

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